Vos histoires de mer (2)

L'idée est de raconter une histoire, étonnante, surprenante, drôle, qui vous est arrivée en navigation ou en escale.
Les règles : Gentillesse, tolérance, bon enfant, retour sur les histoires racontées.
Pas de nouvelle histoire avant la fin de la discussion sur l'histoire en cours.
Prenez votre temps, on risque d'être plus longtemps que prévu derrière nos écrans.

L'équipage
06 mai 2020
06 mai 202006 mai 2020

En 1994, j'avais été embauché par une SSII pour mener une équipe de cadres de la boite sur un JOD 35 pour toute la saison de course. Spi ouest France, GP du Crouesty, Obelix Trophy, puis tour de France. Nous avions fait tous les entrainements d'hiver à La trinité et au Crouesty.
Nous étions deux salariés, A… P….., en préparation Olympique, GV de Marc Bouet en Soling (il est mort d'un cancer bien jeune peu après) et moi.
Le barreur, fils du patron, avait fait toute la filière dériveur, optimist, 420, 470 et avait un toucher de barre exceptionnel. Quant au N°1, ingénieur informatique, il était le parfait N°1, râblé, agile, musclé, il semblait rivé au pont lors des manœuvres sur la plage avant. Les wincheurs et piano variaient ; Nous visions d'être dans les 5.
Cette année là, le Spi Ouest fut dantesque.
Le premier jour, avec 35 nœuds établis, les petits CHS, class8 ou J24 souffrirent. Démâtages et avaries se succédaient.
Nous terminions la journée 4 au général, avec devant nous les grands : Citroën avec Pajot et les équipages s’entraînant pour la coupe de l'America ….
Le lendemain, la météo était pire. Les petits ne sont pas envoyés. Seuls les JOD35 et les gros CHS sortent, tous sur le même rond.
Au bout du chenal, au moment d'établir les voiles, nous nous apercevons de notre erreur. Le Solent avait été emmené à la maison hier soir pour sécher et je n'avais pas pensé à le reprendre ce matin. Il ne nous restait plus que l'inter ou le tourmentin. Nous envoyons, bien honteux, le tourmentin. (sur la couverture du supplément de voile et voiliers, nous sommes les seuls sous tourmentin fr.shopping.rakuten.com[...]if.html ) Tous les autres portaient le solent. Je pensais déjà à le retrouver à l'eau au retour ce soir, puisque j’étais responsable de cette erreur.
Les rafales sont montées à 55 N ce jour là. GV en drapeau,tourmentin plat, nous progressions à l'aise devant tous les autres bateaux sous solent, vautrés et dérapant…
A la première bouée au vent, nous étions 1ers, loin devant les suivants.

06 mai 2020

HISTOIRE VRAIE, VÉCUE, PROMIS, JURÉ !

J'étais appuyé sur le comptoir de la capitainerie de Vannes, en train de remplir ma fiche de passage. La jeune secrétaire avait branché près d'elle un ventilateur et le souffle des pales faisait voltiger ses mèches brunes. Elle avait chaud. Moi aussi. Elle était mignonne à croquer. J'ai emprunté un stylo-bille posé sur une espèce de livre d'or et me demandais à quoi pouvait bien leur servir de connaître mon tirant d'eau puisque j'étais arrivé jusqu'ici sans rien toucher.
Un gros type en short, tenant un caniche dans ses bras, s'impatientait déjà.
– Alors, ça vient ?

En souriant j'ai tendu ma fiche à la fille et le stylo-bille au gros type. Il s'est penché sur le comptoir en soufflant comme une baleine et s'est mis à écrire avec l'application d'un écolier pendant la dictée.
J'ai rejoins mon bateau (Saroyan) et quelques minutes plus tard j'ai vu le gros type monter sur le sien. Il lui allait comme un gant. Un machin à moteur tout en plastique, blanc comme des sanitaires, avec une timonerie intérieure et une autre, cinq mètres au-dessus de l'eau. Une horreur. Plus haut que large. Le fruit honteux des amours illégitimes entre un bidet et un porte-avions. J'ai vu ensuite sa femme sortir de la cabine, bien assortie au bonhomme et au bateau. Un quintal de viande en bermuda et tee-shirt rose avec un chapeau de paille sur la tête, les coups de soleils dissimulés sous une épaisse couche de crème blanche. Elle ressemblait à un énorme chamallow, aussi ronde, aussi molle. Un torchon dans une main et une cuillère en

bois dans l'autre, je l'ai entendu crier au gros type :
- T'étais où ? T'as vu l'heure ? On mange ! Et essuie tes pieds !

Le lendemain l'ouverture du pont tournant était matinale.
Le couple infernal s'engueulait déjà. J'ai dégagé Saroyan du ponton et me suis dirigé vers l'écluse, le dos appuyé contre le balcon arrière, la barre franche entre les genoux. J'aime beaucoup ce moment-là et j'avance toujours le plus lentement possible pour faire durer le plaisir.
En marche arrière, le gros type a mis les gaz à fond pour sortir devant moi et resquiller une place. Sa manœuvre fut si brutale que le chamallow a perdu l'équilibre et est passé par-dessus bord.
Le plouf fut hollywoodien, les cris ceux d'une truie qu'on égorge. Pour cause de dragage du port, il y avait des barrages flottants retenant toutes les saloperies et elle est tombée dedans. Elle a refait surface avec un sac en plastique sur la tête (merci Super U), grise, noire, boueuse, plus rose du tout. Elle s'est agrippée à un des boudins du barrage flottant.
Dans le même temps Saroyan est passé de justesse puis toujours au ralenti, a continué sa route vers la Rabine et le pont de Kérino.
Après Roguédas, j'ai contourné l'île d'Arz par le Nord et fais un tour vers la rivière de Noyalo puis je suis revenu sur mes pas.
Les Logoden. La Pointe d'Arradon. L'île d'Irus laissée à tribord. Passage devant les Réchauds. Un bien vilain nom pour un si bel endroit. Heureusement, aussitôt après, c'est le Bois d'Amour.
Sur la radio du bord Brassens chantait "Le Moyenâgeux". Le cher bonhomme aurait aimé vivre entre quatorze et quinze cent :

Ma dernière parole soit, quelques vers de Maistre François
Et que j'emporte entre les dents, un flocon des neiges d'antan

Moi, c'est le début du 20ème siècle qui m'aurait bien plu. Naviguer dans le Solent par un bel après-midi d'été. Contourner l'île de Wight. Faire un signe de la main à Beken sortant des brumes de Cowes. Une époque où il y avait plus de plans Fife sur l'eau que d'automobiles en Aveyron. Mon équipière aurait porté une jupe étroite, longue et noire, un corsage blanc avec des dentelles, une ombrelle. Mon blazer n'aurait pas eu un seul faux pli. Et puis, bien sûr, nous aurions traversé le Channel pour venir naviguer en baie de Quiberon et dans le Golfe du Morbihan, bord à bord avec Maïta, à saluer le phare de Port-Navalo…
Un long coup de klaxon, digne d'un pétrolier géant, me sort de mes rêveries. Je me retourne et vois les deux affreux et leur bidet flottant. Ils me rattrapaient très doucement, sans bruit, lui perché tout en haut comme un coq prétentieux, elle en bas, raide de trouille, cramponnée à deux mains au bastingage. Maintenant toute de blanc vêtue, avec sa crème sur la figure, on l'aurait cru tombée dans la farine. Et pourtant…! Lorsqu'elle fut assez près pour m'entendre
je lui demandais en souriant :
- Elle était bonne ce matin ?
Elle m'a regardé comme si j'étais une misérable crotte de chien posée sur le gazon synthétique de son vilain rafiot. En haussant les épaules elle m'a répondu :
- Pauv' con !
Cette fois, c'est sûr, je suis bien revenu dans mon siècle.
Oh Solent !… Oh Beken !… Oh ombrelle !… Oh dentelles !…

06 mai 2020

"Le fruit honteux des amours illégitimes entre un bidet et un porte-avions"

Ça a fait ma journée.

Merci.

😉

06 mai 2020

La crotte de chien sur la moquette 😂

12 mai 2020

Très bon récit à mourir de rire !!!

Et super bien écrit, bravo !

15 mai 2020

Un délice à lire ! Merci pour ce moment talentueusement raconté, Saroyan !

06 mai 2020

-
;-))). J'ai souvenir d'une très belle petite secrétaire à Vannes. Super, ton histoire, Saroyan. J'en veux des comme ça.

On a tous le souvenir d'une petite secrétaire ...

Ah ! Sovereign marina ...

06 mai 2020

Magnifique, Saroyan, j'adore !

06 mai 2020

Oui ,super anecdote, mais reparle nous de cette jeune fille 😭😭😭

06 mai 2020

Une galerne !!!

Juillet 2009, ma compagne et moi louons un avion de chasse chez Rivages, un SF 3200... Comme on est en mode vacances, on y va cool.
Belle descente LR-Bilbao, petite pause sympa dans la marina hyper luxe du RCMA avec sieste au bord de la piscine, le bonheur.
Puis vers le 20 juillet (20/21/22 ?) on part au matin pour Santander.
La baie de Bilabao est longue, on a bien sûr regardé la météo au bureau le matin, un petite temps annoncé et ressenti. Grand voile haute et génois déroulé (quoi ??? Génois déroulé ??? Ben oui, on avait discuté avec Françoise de chez Rivages, c'était aussi une envie des propriétaires et nous on était en vacances, donc aller dans la piaule changer la voile à l'avant bof... Donc le 1er SF3200 à être équipé d'un enrouleur sûrement...).
On pointe le bout de l'étrave hors de la baie et ça souffle quand même pas mal... On roule du génois (ah le bonheur !) et ... on prend un ris dans la foulée.
Quelque minutes se passent, ça monte encore, bon, génois, ris et dans la foulée, génois (a plus ! tout est roulé !) et 3ème ris ! Et tout ça encore en tee-shirt ! En bas, je ne me souviens plus si c'était short ou pantalon... Mais le tee-shirt, ça oui ! Trempé par les embruns même !
Toute petite discussion "moi, je ne rentre pas dans un port avec ce vent" (oui, le SF avait la réputation d'être une savonnette... Léger, bi-safran, pas forcément très motorisé...). "on a à manger, à boire, on peut tirer plein nord, y a rien avant... la Bretagne ou l'Irlande (ndlr : discussion véridique !), qu'est ce que tu en penses ?", la dame n'était pas farouche (monitrice fédérale) "ok" !
Nous voila, l'une dans la cabine, l'autre assis sur les marches à jeter un oeil aux éléments de temps en temps. Le brave pilote se débrouillait très bien sur cette mer archi plate, zébrée par les embruns ! La moindre velléité de vaguelettes était couchée par le vent et emportée ! C'était superbe. Le bateau avançait tranquille. On a même du manger à un moment tellement ça se passait bien...
Puis le vent s'est calmé (1 ou 2 heures après ? ça, je ne m'en souviens plus) et incroyable : on a rejoint Santander au MOTEUR !!! Calme plat !!!

Je n'ai plus de souvenir précis du vent que l'on a eu en mer et j'ai peur de me transformer en marseillais (no offense !). En rentrant de ces vacances, j'avais été lire un peu sur ce phénomène météo... Ah ouais, quand même... Bon, ça m'a fait réaliser encore plus que le SF 3200 était un superbe bateau (tiens, j'en ai acheté un d'ailleurs ;-) ).

06 mai 202006 mai 2020

Puisque les histoires un peu osées ont un certain succès …. Tout jeune, j'avais été embarqué par une couple d'américains wasp (le P était assez prononcé) pour les accompagner jusque dans les grand lacs. Ils avaient acheté un beau First 42 tout neuf et depuis St Gilles l'emmenaient d'abord dans la caraïbe.
On descendit directement à Las Palmas ou jeune célibataire, après 10 jours de mer, je rencontrais le soir même dans un bar une jeune fille avenante qui ne se fit pas beaucoup prier pour m'accompagner dans ma couchette.
Cette jeune fille était sourde et muette. Sourde oui, mais muette dans le sens qu'elle n'articulait pas et ne savait pas « parler ». mais l'inconvénient est qu'elle ne s'entendait pas non plus ni gémir, ni crier.
J'ai été viré du bateau au matin.

06 mai 2020
09 mai 2020

elle devait être aveugle aussi ?
alain

12 mai 2020

Trop fort !
;-)

06 mai 2020

Il y a une petite vingtaine d'années, mon premier voilier était basé sur corps mort devant le port de Plouer sur Rance. Au retour d'une balade sur l'eau, je grimpe dans l'annexe rigide pour rejoindre la cale, à la rame. Face au vent et au courant, j'avais bien du mal à progresser... Le courant me poussait irrésistiblement vers la grève. À un moment, fatiguée de lutter, j'ai eu l'idée de me laisser porter pour mettre pied à terre et tirer mon annexe jusqu'à la cale comme un chien en laisse. Le niveau était bas... Je descends de l'annexe (vous la voyez venir ?) pour me retrouver dans la vase jusqu'à mi-cuisse ! J'ai eu bien du mal à remonter dans l'annexe, à m'éloigner et à rallier la cale, fourbue et crottée. Les deux pêcheurs plantés sur la cale ont dû bien se marrer. Bon, j'ai quand même perdu une paire de Dockside dans l'histoire ;-)

06 mai 2020

Bonjour saroyan.
Magnifique avec ma femme on a pleuré de rire .
Et c si bien raconté.
Merci ..
Gigi

07 mai 2020

" Salut et Fraternité "

Nous quittons Le Crouesty deux heures après la basse mer pour entrer dans le Golfe avec le flot. Le temps est magnifique, la brise légère et Saroyan glisse bien à plat, ce qui est le rêve pour Odile, ennemie jurée de la gîte. Nous laissons le Grand Mouton et Grégan à tribord et pénétrons dans la rivière d’Auray. Elle s’élargit après les Sept Îles puis se rétrécit à nouveau à la Pointe Espagnole. Le vent mollit, et devant la Sud du Banc de la Sarcelle, je note l’heure et la pression du baromètre qui ne cesse de monter, 1030 contre 1028 au moment du café matinal.
J’engage Saroyan dans la rivière du Bono pour voir de plus près ce merveilleux petit port et le vieux pont où nos passerons à pied tout à l’heure. Le vent, déjà faible, tombe complètement dans cette zone très abritée. C’est au moteur que nous faisons demi-tour et rejoignons Saint-Goustan.
Des coffres sont alignés au milieu de la rivière et à cet endroit, on s’amarre avant/arrière. Là, mon bel étrésillon tout neuf fait merveille car c’est d’une pichenette que le bout est passé dans l’anneau du flotteur. Merci à l’Almanach du Marin Breton.
Nous débarquons sac au dos et laissons seule notre annexe avec un pincement au cœur. Le GR 34 traverse un lycée agricole puis un sentier nous conduit à Sainte-Avoye, petite chapelle du XVIe siècle. Le guide du Routard précise que si c’est fermé, il faut prendre la clé à la maison blanche, à droite en arrivant ! Après deux bonnes heures de marche, nous passons enfin sur le vieux pont du Bono. Ses planches vibrent sous nos pas.
Nous nous arrêtons au milieu pour contempler cet endroit unique puis contournons le port et pique-niquons devant la cabane d’un ostréiculteur. Un carré d’herbe, vert comme un golf écossais, nous invite à la sieste.
Au milieu de la rivière, le forban N. D. de Béquerel tire sur sa chaîne.
Nous montons vers le cimetière, sur les hauteurs du bourg. La grille surchauffée grince en s’ouvrant. Nous cherchons la tombe de Bernard Moitessier et faisons toutes les allées, en vain. J’ai dû me tromper ou peut-être y a-t-il un autre cimetière. Puis nous nous arrêtons, stupéfaits. Sous un petit palmier, un bric-à-brac incroyable : des bouquets de fleurs fanées, des photos, des poulies, un winch, des colliers de coquillages.
Et une pierre sombre et plate plantée debout dans la terre. Gravés dessus deux dates, 1925-1994, un soleil à l’horizon, une goélette blanche, l’oiseau des mers du Sud aux yeux immenses. Joshua aussi, portant toute sa toile. En haut de la pierre, le plus beau texte qu’on puisse écrire avec si peu de mots : " Salut et Fraternité ".
J ’ai du mal à réaliser. La Longue Route s’arrête ici. Odile prend ma main. Les yeux piquent un peu. Beaucoup. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi, silencieux. Puis nous sommes repartis et avons fait le chemin du retour. Saroyan nous attendait, encore plus beau dans la lumière du soleil déclinant.
Sur mon livre de bord j’ai noté la pression du baromètre toujours en hausse, 1035, et dans la colonne de droite : " Randonnée jusqu’au Bono. Tombe de Bernard Moitessier. Grosse émotion ".

Michel MARTIN

"La Longue Route" de Bernard Moitessier éditions Arthaud 1971

07 mai 2020

Saroyan, je suis content d'avoir lancé ce fil. Grâce à lui, j'ai pu découvrir ta prose. Merci à toi.

07 mai 2020

Merci Saroyan pour ce moment d'émotion

07 mai 2020

merci Saroyan. pour les anecdotes d'abord (celle du bidet-porte avion est savoureuse!), et pour la qualité de l'écriture! on en veut d'autres!

07 mai 2020

Il m'arrive, hors saison, quand les moniteurs croisière de l'école sont en vacances d'encadrer des stages sur le Selection du club de voile.
Ce mois d'Octobre, ils étaient 5 stagiaires. Tous niveaux. J'en connaissais certains. Le but de croisière de cette semaine était de naviguer autour des iles de Bretagne sud, Houat Hoedic, Belle Ile, Groix, peut être les Glenan.
A l'embarquement, après le briefing, on tire au sort les couchettes. Deux dans la cabine arrière, deux dans le carré et jetais avec une stagiaire dans la couchette avant ; reliée, certes, mais dans nos duvet, cette situation ne lui posait pas de problème, ni a moi.
C’était une femme d'un cinquantaine d'années. Passionnées de voile, elle n’était jamais montée sur un bateau. Elle vivait avec le cours des Glenans sous le bras et se référait à sa bible en permanence ; Comme ses lacunes en compréhension des termes marins étaient importantes, elle était très demandeuse d'explications et posait des questions sur tout. Ce n’était pas toujours facile d'y répondre. Essayez d'expliquer ce qu'est « une fameuse » à quelqu'un qui ne connaît ni le terme « empannage », ni « babord/tribord amure », ni « bras/écoute »…. Enfin, j'y mettais toute ma pédagogie, mais chaque explication engendrait généralement une nouvelle question.
Ce soir là, nous étions couchés depuis une dizaine de minutes, les souffles dans les duvets commençaient à se régulariser lorsque ma voisine m’interpella :
- « Tu dors ? Je peux te poser une question ? »
dans le bateau, tous les souffles s'arrêtèrent. Chacun attendait la question .
- « Je t'écoute » (dans la nuit, elle ne voit pas que je lève subrepticement les yeux au ciel).

  • « Voilà, : C'est quoi une abatée subite » ?

J’entendis 4 rires étouffés dans les couchettes.

Dès le lever, j’eus droit aux sarcasmes : «  tu sais, à ton âge, ça peut arriver » ou « Il existe des petites pilules roses pour ce que tu as », ou « je connais quelqu'un , rue St Denis spécialisées dans ces problèmes »….

Mon amour propre et le respect du à un capitaine de navire prirent un certain coup ce jour là.

08 mai 2020

Si t avais commencé ton fil avec celle là, nul doute qu il aurait pas mis 24 heures à décoller

😁😁😁

En tout cas merci pour les tranches de rire. 😉

09 mai 2020

ED850
"...Essayez d'expliquer ce qu'est « une fameuse »..."
Flûte, je ne connaît pas ce qu'est « une fameuse »".
Peux-tu me dire.
Le reste, j'ai eu aussi, avec bonheur.
Bien Amicalement,
Fred
TONF NO

Je crois que c'est envoyer un spi avant d'affaler le précédent par ex pour passer d'un spi de brise à un spi léger

10 mai 2020

Non, ça c'est du "peeling"

voileuxassoc.free.fr[...]res.pdf

Fameuse: Affalage du spi et empannage en même temps

10 mai 2020

une fameuse est une manoeuvre d'affalage de spi en course;
Quand tu cours entre des bouées, le parcours se fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Tu enroules donc la boée sous le vent de droite à gauche.
La "fameuse" est utilisée quand beaucoup de bateaux se présentent en même temps à la bouée sous le vent. Elle permets d'y arriver tribord amure, donc prioritaire.
La difficulté est que tout se fait en même temps. Il faut donc un équipage bien coordonné. c'est une manœuvre répétée en entrainement.
Tu arrives tribord, donc tangon à tribord. Tu montes ton foc/génois normalement, donc à bâbord.
Lorsque tu lances la manœuvre, le N°1 à l'avant décroche le spi du tangon, le piano largue la balancine de tangon qui vient se poser sur le pont. Ensuite, en même temps, Le wincheur bâbord largue l'écoute de spi et l'écoute de génois et va se positionner au vent qui est en train de devenir sous le vent (l'empannage set en cours). Le wincheur tribord commence à reprendre du génois au fur et à mesure que le bateau remonte vers le vent en passant la bouée. Le wincheur anciennement bâbord rentre le spi. pendant ce temps, le GV a bordé, le piano a reglé, le tacticien a repris le pataras et le bateau sort devant tous les autres, bien réglé au près bâbord amure. ;-)

10 mai 202016 juin 2020

Oui, Ed, et pour ceux qui hésiteraient à cliquer sur le lien que j'ai mis, en voici un extrait :

08 mai 2020

C'etait en avril. Nous étions allé chercher un bateau à Almérimar (sud Espagne, coté méditerranée) pour le ramener à La Rochelle. Nous avions embouqué Gibraltar sous spi en marchant fort, mais au milieu du détroit, le vent avait forci et ce matin, toujours portants, nous n’étions plus que sous 2 ris et petit foc. La mer grossissait, les vagues commençaient à déferler. L'aube allait pointer et je restais près de la barre pour assister le pilote electrique s'il peinait.
Regardant vers l'avant je vis à la limite de mon champ de vision, par bâbord, un flash, puis un autre.
Quoi, un courant inconnu nous aurait déporté vers la côte espagnole ? Est-ce Tarifa ?
Non, nous étions bien au large, bien dégagés .
On est donc allé voir.
Passer du vent arrière au travers par 40 nœuds établis, c'est dur. Les 30 nœuds de vents apparents se transforment en 45. Les vagues qui passaient sous l'arrière du bateau frappent maintenant sur le coté. De rouler gentiment, on se retrouve gité avec des mouvement durs. Le bateau souffre.
C’était deux gars dans un zodiac. On a réussi à les remonter. Deux espagnols, vacanciers, partis pêcher devant tarifa l'avant veille et dont le moteur n(avait jamais voulu redémarrer.. Ils étaient en hypothermie et on fit tourner notre diesel pour les mettre sous la douche chaude.
Le soir, on les déposait à Cadix. Ils ont appelé leur famille, nous ont dit « merci » et sont partis….

08 mai 2020

Bravo. Ce devait être un grand, un énorme "merci". Et aussi un gros "ouf!". MM

08 mai 2020

beh non, justement. On s'attendait à plus et c'est le pourquoi de l'histoire. Ils ne dirent qu'un tout petit merci, pas même un pot dans un bar.

08 mai 2020

A la Marina baie des Anges le mistral souffle vers le large.
Petite brise sur la plage, brise à 50 m du bord, jolie brise à 100 m et baston plus loin.
Sur un 14 m nous longeons la plage pour revenir au port.
Cela souffle bien.
Je veille les planchistes de fin juin, surveillant surtout ceux qui mettent de plus en plus de temps à se rehisser sur la planche et à redémarrer, tout en dérivant vers le large.
Au final il y en a eu 6 à bord, certains en simple maillot de bain, avec le matos dans la cabine car sur le pont cela aurait été galère à arrimer correctement.
+ un pédalo en remorque, les deux pédaleurs étant embarqués.
Il a fallu être "un peu" dirigiste pour faire comprendre qu'on déposerait tout le monde au port et pas aux différents points de départ sur la plage.
Tout le monde débarque. On a eu le droit à une remarque car une planche avait un poc, et un seul merci.

La SNSM est aussi coutumière de l'absence de remerciements.

08 mai 2020

"On a eu le droit à une remarque car une planche avait un poc"

😂

08 mai 2020

Il y a quelques temps (presque 40 ans) mon père sauvait les planchistes avec son zodiac.
Et moi je ramenais les planches.

J'ai du essayer tous les modèles de l'époque.

08 mai 202008 mai 2020

Toujours en Mousquetaire

En venant de Saint Vaast pour Cherbourg on aperçoit au large de Pierres Noires un ZODIAC avec deux personnes à bord qui font des signes.
On les embarque.
Un couple d'anglais.
Ils nous disent que leur bateau est amarré à Cherbourg (du temps où la marina était devant les douanes.)
On discute, je leur parle du petit port d'échouage à Serk (creux harbour)
Ils écoutent poliment ...
Arrivés au port ils nous indiquent leur bateau ....
Un yacht à moteur de pas loin de trente mètres amarré sur la tonne
J'amarre le mousquetaire le long du tableau arrière, on ne dépasse pas ni d'un côté ni de l'autre.
Les barres de flèches sont à peine plus haut que le pont arrière .

Ils ont dû bien sourire intérieurement à ma description du mouillage à port creux ! Ils auraient tout juste pu rentrer l'avant.
On a eu droit à un thé avec d'excellents scones servis par un personnel charmant.

08 mai 2020

"Un avis"?, C'est quoi?

Désolé pas un avis mais un ZODIAC
j'ai du mal à relire sur le smarphone

08 mai 202008 mai 2020

J'espère que tu as mis le petit doigt en l'air en tenant ta cup of tea ;-)

08 mai 2020

Il y a très longtemps, dimanche de paques: on sort de Perros-Guirec avec le sangria d'un copain.
la météo annonçait du nordet 4 à 5;vent qui est bien sur monté à près de 30 noeuds (classique en manche). On tire des bords avec 2 ris sans problèmes.
Et on croise un kelt 9 mètres de location qui rentre à Perros au moteur plein vent arrière/ je précise qu'on était à 4 miles de perros.
Il se trouve que j'ai ensuite loué le Kelt 9 m en juillet.Par curiosité, je regarde le livre de bord à la date du dimanche de paques. je me souviens encore de ce qui était écrit:
"vent force 9 à 10. par sécurité, on affale les voiles et on continue au moteur".

Chacun a sa notion de la force du vent

09 mai 2020

C’était en Grèce, à Rhodes. J’étais en train de faire des course dans une petite épicerie locale, pleine d'odeurs d'épices, ou on peu autant acheter un poulet congelé, des tomates et de la feta qu'une lampe à pétrole ou un tuyau d'arrosage.

Rentre un touriste américain, typique, chemise à fleur, short rose, chaussure noires et chapeau texan .

Il avise l’épicier et montre les oeufs, en disant « Eggs » (œufs en anglais). Le brave commerçant grec comprend « exa » (six en grec) et lui prépare donc 6 œufs dans un journal.

Mais l'anglo saxon ne voulait pas six œufs, mais douze et dit au vendeur, avec son accent texan « ney», (donc non), ce qui traduit en grec (nai) signifie « oui »
Le commerçant est donc conforté dans son offre et se dirige pesamment vers son comptoir.

Mais l'américain s'obstine, il ne veut pas six (exa) œufs (eggs) et répète « Ney, ney ney » que le grec comprend « oui, oui, oui »

L’incompréhension fut totale et on n’évitât le pugilat qu'en retenant les protagonistes.

09 mai 2020

avec le dériveur intégral on était posé pour la nuit sur le sable de l'anse de Kérel (Belle -Ile) à marée descendante , le soleil venait juste de se cacher derrière la falaise ouest, je prenais le frais dans l'ouverture du capot avant d'aller dormir quand j'ai entendu quelqu'un marcher sur le sable. Je vois alors passer une belle fille à poil qui manifestement va se baigner, l'eau n'est pas loin. Bien roulée la nana, bien bronzée, beaux seins, beau cul environ 18 ans ! mais j'entends un autre bruit de pas, les parents sans doute qui viennent surveiller leur progéniture en apportant la serviette pour la sécher. Ne craignez-rien m'sieurs dames, je suis avec ma femme !

Une autre fois le DI était presque au fond de l'anse de Figari, là où les quillards ne peuvent venir par manque de fond quand j'ai vu arriver un troupeau de chèvres suivi d'un groupe de chiens eux-mêmes suivis d'une jeune nana d'une vingtaine d'années qui devait surveiller tout ça. Elle était elle aussi à poil et est allée se baigner avant de voir qu'il y avait là un bateau habité avec un bonhomme à bord. J'ai tourné la tête et je suis allé chercher ma femme au port au nom délicieux de Pianottoli Caldarello (j'adore !) . A mon retour il n'y avait plus personne. dommage!

Vous me direz que c'est bien ordinaire et que des histoires comme ça il y en a des centaines. Oui mais ça ne m'arrive pas souvent et c'est quand même très agréable.

09 mai 2020

il restait les chèvres? ,si tu as des bottes à bord c'est bon .pôvres bêtes
alain

09 mai 2020

C'est chouette, les dériveurs, quand même ;-)

09 mai 202009 mai 2020

surtout y a vraiment pas d'eau au fond de FIGARI;
J'y ai vu des cannadaires écoper il passaient à 3m au dessus des mats, beau

09 mai 2020

Ecluse d'arzal en été
devant moi un bateau allemand avec une annexe en remorque, j'explique au capitaine que ce n'est pas conseillé, il me tourne le dos en haussant les épaules, pfff
Sortie d'écluse, la chose en remorque , mélange de tableau de DALi et de sculpture de CESAR, il se retourne, me regarde et hoche de la tête;
Y refera plus!!!

09 mai 2020

Bonsoir,
Souvent on raconte ses exploits ou les bêtises des autres et bien là, je vais vous raconter une de mes bêtises

Après une journée de navigation au moteur, on se dit, "ras le bol pour aujourd'hui, on est à une heure de la pleine mer, nous pouvons rejoindre le port voisin dont l'écluse est à une heure de nav'". Nous nous engageons dans la rivière, mon fils à la barre, tout ce passe bien. Pendant ce temps là je prends un café dans le carré en lui demandant régulièrement si tout va bien. Arrivé au 2/3 du trajet je lui dis"je reprends la barre, le reste du parcours est un peu plus technique". Je reprends donc la barre avec fierté, en lui disant "c'est bien mais là il faut de l’expérience ! " Nous continuons notre route, quand 10 minutes après le bateau stoppe. Marche avant, marche arrière, rien n'y fait ! Nous sommes tanqués !!! Je descends de mon pied d'estale, ne comprenant pas ce qui m'arrive. J'appelle à la VHF l'écluse en leur prévenant que je suis dans la vase, ils me répondent qu'il y a eu de grosses conditions météo la veille et que le banc a peut-être bougé, mais restent très septiques. A la suite de mon message, j'entends l'éclusier qui annonce aux autres bateaux derrière moi avec un tirant d'eau de plus de 2 mètres de se mettre au pas, en leur indiquant qu'un bateau est envasé et qu'il essaie de trouver une solution et j'entends dans sa voix qu'il est très septique sur ma situation. 5 minutes après j’entends un bruit de moteur. Un voilier d'au moins 40 pieds arrive, passe à côté de moi comme une lettre à la poste, sous mes yeux effarés. Je viens juste de comprendre que j'avais inversé les rouges et les vertes. Je rappelle l'éclusier en lui disant que je suis un crétin et que je viens de faire une grosse erreur. Il me répond très joyeusement "Oui je sais, ça tombe bien, notre bar est vide !!!". La honte monte en moi mais il faut surtout que je me dégage de là ! Un petit plan cornu arrive et me dit : "t’inquiète, je vais te sortir de là", je lui passe une aussière, il essaie une fois, deux fois, sans succès. Il revient vers moi et me dit : "tu mets ton moteur à fond, je mets le mien à fond, et là c'est la bonne !". Chose étant dite, je mets les gaz, il commence à mettre les gaz également, avec le courant, son bateau commence à se mettre de travers et j'entends un gros BOUM. Mon bateau avance, je suis sauvé ! Mais, en récupérant ma remorque, je me rends compte que dans la manœuvre, la remorque lui a arraché un chandelier. Je m'excuse mille fois, il me dit "t’inquiète c'est un bateau en bois, c'est juste les vis, on réparera au port". Arrivé dans l'écluse, ça a été ma fête ! Je me suis fait chambré de tous les côtés. Je ne vous raconte pas les 30 minutes les plus longues de ma vie ! Une fois sortit de l’écluse, je me mets au ponton à côté de mon sauveur, en lui expliquant que je prenais bien sûr tout à ma charge. En fait c'est vrai qu'il n'y avait pas grand chose, nous arrivons à faire une réparation correcte et je l'invite à venir manger avec nous. Nous avons passé une très très bonne soirée d'ailleurs, en nous disant "demain, nous partons ensemble et nous ferons un bout de chemin ensemble". Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, je me représente à l'écluse avec mon sauveur, re-chambrage de l'éclusier, qui dit à mon fils : "Tu dis à ton papa que pour le balisage, il fait comme hier et que dans ce sens là, ça devrait être bon". Et moi j'ai qu'une hâte, c'est de me barrer de là !!! Ma fierté, qui en avait déjà prit un coup, était définitivement écrasée, et pour un bon moment ! Ça fait 3 ans et je me fais encore chambrer !

09 mai 2020

;-)). Tu peux répondre que tu arrivais direct des US (balisage inversé).

10 mai 202016 juin 2020

Excellent, et sans grave conséquence, à part le cambrage régulier !
Avec l'équipière (de la galerne au-dessus), on revenait de Gijon et on décide pour une fois de rentrer à Port-Médoc. On avait eu du sale temps sur le trajet, pas trop dormi, mal en tout cas, et on se présente dans la 2ème nuit de nav dans la Gironde, tout allait merveilleusement bien, on (enfin je, il faut bien assumer !) l'entrée sur le bloc, ramené dans le cockpit. C'est nuit noire ou pas loin...
On avance doucement, ah c'est bon, je repère les feux rouge et vert de l'entrée du bassin. Avant lente car on y voit goutte.
Et tout d'un coup, éclair de génie de la salvatrice : "mais elles sont inversées les bouées !!!". Ah oui, c'est vrai il y a un sens... Sans cela, l'arrivée aurait été un peu brutale ! Merci encore... Et là, j'étais bien réveillé pour un moment !!!

10 mai 2020

Ah oui, l'erreur est vraiment possible là; Nos tablettes devant la barre sont une sacrée évolution, quand même.

10 mai 2020

J'ai fait quasiment la même que nino29. Un jour j'ai voulu faire le tour de l''Ile Aux Moines en partant du Crouesty. Je rentre dans le golfe et je commence mon tour en sens horaire. Je respecte bien le balisage of course, et arrivé sur la partie nord, je continue à suivre l'ile vers le sud-sud est. Mais machinalement je continue a suivre le balisage et à laisser les vertes à tribord.. Quelle connerie, maintenant je ne suis plus en sens "rentrant" vers Vannes mais "sortant", donc les vertes faut les laisser à babord... En regardant le sondeur j'ai vu les fonds remonter plein balle, ben oui, le balise verte Pirenn est justement à cet endroit pour éviter une roche découverte qu'à marée basse.. J'ai compris mais trop tard et je suis passé dessus tout juste sans toucher grâce à la hauteur de marée.. Bon sang ce genre d'erreur peut bien plus mal se terminer coté matériel, c'est une bête erreur de débutant, mais pourtant à chaque fois que je l'ai raconté à un marin confirmé, ils m'en ont sortis des 10 fois pires vécues par des marins mêmes expérimentés..

10 mai 202010 mai 2020

C'est un coup à se prendre un gamelle sur le réchauds, cette balise fait des ravages en été.

14 mai 2020

il y en a beaucoup qui s'échouent à cet endroit là en allant comme toi ! Ca a failli m'arriver mais quad j'ai vu le bateau devant moi sur béquilles j'ai compris... presque trop tard.

15 mai 2020

La seule fois ou j'ai vécu un talonnage, c'était le même genre de connerie pendant un stage glénans.
On est partis de Port Manech direction Groix, donc pour faire court on vise le danger isolé "Les Verres" mais en le laissant sur babord. Grosse connerie car personne n'a tracé la COG sur la carte (5 stagiaires et un mono), et si on l'avait fait il était clair que ca passe à la verticale de 2 rochers affleurants. Bref, pendant que je gréais le spi, on entend un gros "clong" et le bateau est stoppé net. On a rebondi au moins 4 ou 5 fois dessus avec la hauteur d'eau de marée et on a été dégagé naturellement par le courant. Bilan varangue pété et contre moule fissuré...
Bref la grosse bourde dans toute son horreur... qui aura eu au moins le mérite de me marquer l'esprit et maintenant je ne fais plus du rase caillou, et si je m'approche de la cote je prend ceinture et bretelles et je m'assure de la trajectoire par des relèvements de sécu à l'ancienne, car le GPS en dessous de 50 m de distance, ce n'est pas une sécurité suffisante.

10 mai 2020

une bouteille à la mer, Éric si tu te reconnais avec ton canote en bois qui avait fait le tour de Bretagne en passant par tous les Abers ... ça me ferait plaisir d’avoir de tes nouvelles...

09 mai 2020

Il y a très longtemps, on arrive à St peter Guernesey depuis notre bretagne sud avec le petit bateau de l'école de voile. On se met à couple d'un beau bateau avec famille bcbg qui regardait d'un oeil un peu inquiet notre petit bateau plein de jeunes chevelus.
Le soir, on va au pub (obligatoire à Guernesey). La voisine nous dit sur un ton un peu inquiet" ne faites pas de bruit en rentrant".
Au pub, on rencontre 3 pécheurs de Douarnenez (presque des voisins) qui livraient ou venaient chercher des araignées. A la sortie du pub, on les invite à boire un coup à bord. Eux ravis, c'était la première fois qu'ils allaient monter sur un "yakt".
Moi, en tant que chef de bord, je leur explique qu'il faut enjamber le bateau voisin sans faire de bruit et passer devant son mat.
Un des pêcheurs qui avait un peu abusé des boissons locales passe par le cokpit et s'affale de tout son long. Comme il faisait très chaud, les voisins avaient laissé le panneau de descente ouverte. Et notre brave pêcheur est carrément tombé dans la cabine" pardon madame je ne fais que passer".

Bon, le lendemain, les voisins faisaient un peu la gueule.

09 mai 2020
09 mai 2020

Tu parles .... Je les comprend un peu.

Grève de la Ville à Serk :
Fort roulis comme souvent.
l'annexe est amarrée au balcon arrière avec son amarre toute neuve, bien souple.

Au petit matin : plus d'annexe !
Par ce vent d'ouest elle doit être loin !

On se met en route pour Cherbourg. Au bout d'une heure je décide de prévenir le cross pour qu'il n'y ait pas d'alerte et recherches dans le cas de découverte de cette annexe vide.

Un peu plus tard le cross me rappelle ils ont entendu un anglais qui ayant entendu notre précédente conversation signale qu'ils ont trouvé l'annexe mais ensuite le contact a été perdu.

Un quart d'heure plus tard le cross me rappelle ils ont réussi à contacter le bateau anglais par l'intermédiaire des coast Gard de Guernsey !

Mon annexe a été trouvée au pied de la falaise à Serk (effet du rotor de vent en pied de falaise) et amarrée sur une bouée à la Grève de la Ville.
Demi-tour !

On récupère la fugitive et on va à guernsey pour déposer une bonne bouteille dans le cockpit du sauveur.

Quant au Cross je n'aurais jamais imaginé qu'ils passent du temps à cela !

10 mai 2020

les anglais sont formidables. je pense qu'un bateau français se serait dit "chouette, une annexe gratos". Les honesty box pourraient-elles exister en France? (pour ceux qui ne connaissent pas, la majorité des ports et mouillages sur bouée au royaume unis n'ont pas de gardien. On place l'argent dans une "honesty box". Il n'y a pas de contrôle, mais pas un anglais aurait l'idée de resquiller.

mais pas un anglais aurait l'idée de resquiller.

Et pas un français n'aurait l'idée de payer !

À Cana petite île écossaise il y a une épicerie où on se sert et pour payer on ouvre la caisse pour pouvoir se rendre la monnaie !

10 mai 2020

Merci Hubert pour cette savoureuse histoire. MM

10 mai 202016 juin 2020

Bonjour. En voici une autre bien différente et vécue. C'est un pdf et rares sont les personnes qui en on eu connaissance.


10 mai 2020

Arrivée à St Hélier de nuit début des années 70. Je repère le feu rouge du môle, cherche le vert et dit au barreur de prendre l’alignement des deux. Quelques instant après le barreur me demande que faire car le feu vert vient de passer à l’orange puis au rouge...

10 mai 2020

;-))), dans le même genre :
Au début des années 90, afin de réglementer la pratique du convoyage de bateaux de plaisance, fut créé le BPPV Brevet de Patron Pour la Plaisance à la Voile, remplacé depuis par de « Capitaine 200 + spécialité voile ».
Ce brevet devenait obligatoire pour la pratique du convoyage contre rémunération.
Cette première session d'examen ou je m’étais inscrit était dérogatoire. Elle était spécialement organisée pour les coureurs et les marins pouvant prouver de nombreuses navigations sur plusieurs années .
J'avais dû fournir copie de mes journaux de bord, clearances de différents pays, visas…. Et toutes les pièces permettant de montrer ces navigations.
L'examen se passait à Ouistreham, j'avais donc fait plusieurs heures de voiture depuis le port de Vannes ou nous résidions. Il y avait là tous les coureurs au large, Philippe Poupon, Florence Arthaud et plusieurs autres.
Nous passions devant un examinateur à tour de rôle. Il était prévu qu'il nous fasse préciser des points sur le CV nautique et qu'il nous pose une ou plusieurs questions ayant trait à la navigation.
Pour tous, au vu de nos CV, il nous semblait que cet examen ne pouvait être qu'une formalité.
L'examinateur semblait être dans les mêmes dispositions, puisque les passages s’enchaînaient à grande vitesse. Peut être 5 minutes par candidat .
Quand ce fut mon tour, je me présentais, l'examinateur avait toutes les pièces de mon dossier et me posa une seule et unique question :
« Vous vous pressentez devant un port, de nuit et vous voyez un feu fixe blanc. Qu'est ce que ça peut être ? »
« ??? Euh, un lampadaire ? » 
«  Oui, ça peut être un lampadaire, c'est vrai... »
Je fus donc reçu et obtins, comme tous les autres candidats ce jour là, mon Brevet de Patron pour la Plaisance à la Voile »

10 mai 2020

C'est ainsi qu' j'ai failli passer entre kronenbourg et heineken.

10 mai 202016 juin 2020

Rendons à César, ou plutôt à Mike Peton ce qui lui appartient :

10 mai 2020

Ca m'est arrivé au début des années 90 à l'entrée de port Joinville.

Un vrai sapin de Noël entre les enseignes , le manège , l'éclairage public et les feux d'entrée.(et force 6 , mer formée en prime)

On voyait deux verts et deux rouges.

Je n'ai pas choisi les bons , nous avons viré quasiment à toucher le môle.

10 mai 2020

Le top pour mes navs fut l'entrée dans la ria de Santander ! Va repérer les lumières des bouées qui indiquent dans le chenal sur un fond lumineux de partout !!!

Il est clair que quand on ne connait pas, les tablettes ou écrans divers ont facilité énormément les approches mal foutues...

10 mai 2020

Embouquage (néologisme personnel du verbe embouquer) du chenal d'entrée dans le lagon de Mururoa sur un RoRo de la CGM.
C'est un gros navire et la passe est étroite.
Sur l'aileron babord de passerelle, nous étions dans le secteur rouge de l'alignement; donc pas bon.
Sur l'aileron tribord de passerelle, nous étions dans le secteur vert de l'alignement; donc pas bon.
Pour être dans le bon secteur (blanc) il fallait être sur le siège du commandant à la passerelle.
On finit par s'habituer.

10 mai 2020

L’été dernier, nous rentrons de nuit à St Malo en provenance du Cotentin. Marée montante, encore peu d’eau, je cherche parmi les feux de la côte ceux de la bouée du Bunel (3,8 souligné, Q9). Impossible de la repérer au milieu de tous les lampadaires de la côte. J’ai fini par prendre son azimut sur la cartographie et le compas de relèvement. Nous allions droit sur le caillou. Heureusement, repérée grâce au mini Morin... nous l’évitons et rejoignons le chenal ! L’Amirale me dit : je pensais que tu connaissais suffisamment pour rentrer les yeux fermés ! Ben oui, justement, je connais et heureusement... 😇⛵️

10 mai 2020

Une histoire qui date d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre. A l'époque ou on faisait le point avec un mini morin et ou on traçait un cercle d'estime sur la carte.
Histoire qu'on se racontait dans mon école de voile; mais je ne suis pas certain qu'elle soit vraie.
le chef de bord était un local, marin pécheur à temps partiel qui connaissait son coin de côte par coeur. Il est réveillé pendant un quart de nuit par des stagiaires un peu perdus devant tous les feux et phares.
Lui, bien sur, a vu de suite ou ils étaient (à peu près). Il prend une bouteille qui traine, fait semblant de faire un point avec en relevant 3 phares et pose la bouteille sur la table en disant:"on est dans ce cercle. Vous continuez sur le cap et vous me reveillez dans 1h30".

10 mai 2020

A propos de point, on rentrait de Belle ile vers l'Herbaudière, calme plat, au moteur, avec des stagiaires. Avant d'arriver, tous ensemble, on fait le point avec le mini morin sur Le Pilier et le Grand Sécé. On positionne le bateau sur la carte et notre position montre qu'il fallait aller tourner le Grand Sécé.
Une stagiaire était à la barre et continue au cap initial directement vers l'Herbaudière.
Je lui fais remarquer ce qu'on vient de montrer et qu'il y avait des cailloux entre nous et le port.
Elle m'a répondu :
"ça ne fait rien, on est au moteur".

10 mai 2020

Dans le même coin, nous avions eu beaucoup de mal à distinguer la Martroger des lumières de la côte ...

10 mai 202010 mai 2020

Allez, une petite histoire pour le soir. demain, c'est le grand jour, on va revoir notre copain bateau;-)

A cette époque, hurghada n’était pas ce grand centre touristique de plongée que c'est devenu. Non, c’était une petite garnison surarmée ou quelques centaines de militaires égyptiens attendaient, comme dans le désert des tartares, l'invasion éventuelle de hordes de sionistes belliqueux.
Dans le petit port, l'arrière au quai, nous étions surveillés par un pioupiou suspicieux. Il vivait là, dans sa guérite, sous le soleil et la poussière levée par ce vent du nord permanent qui caractérise cette partie sud du golfe de Suez vers le détroit de Jubal.
Son pantalon descendait en plis sur des godillots poussiéreux et la veste kaki s'auréolait de nombreuses taches innommables. Son fusil lui servait surtout à y attacher une ligne qu'il laissait traîner au long du quai pour attraper le poisson qui améliorera son ordinaire.
Pour descendre à terre, il fallait lui montrer notre « shore live pass ». laisser passer délivré par les autorités militaires. Il le demandait à chaque passage. Si nous descendions 10 fois, il le demandait 10 fois, vérifiait le recto, le verso, consciencieusement puis au bout de plus d'une minute, nous le rendait en disant « OK » .
Au bout de quelques jours, cette procédure commençât à « nous les briser menu »
Il me restait dans un fond de placard quelques revues osées (en allemand, mais les images se comprenaient même sans sous-titres) souvenir d'un charter de touristes teutons que nous avions fait à Tahiti.
Je descendis du bateau donnais une revue en faisant comprendre au brave militaire que dorénavant, la présentation du « shore live pass » serait remplacée par un coup de sifflet bref.
2 jours après, sans doute la relève, il fut remplacé par un clone. Même pantalon plissé, mêmes godillots crasseux, même moustache fournie. Le nouveau repris sa pêche au fusil et sa vérification : « shore live pass ? » - « OK »
Le lendemain, lorsque je descendis, d'un air complice, il me glissa un papier dans la main.
Sur ce papier était écrit d'une écriture enfantine et appliquée : « Give me sex magazine, please »

11 mai 2020

La petite histoire du soir?

Nous étions à Simy, petit île Grecque à quelques encablures de la Turquie. C’était au mois de Juin, le meltem n’était pas encore là et les bises du nord de l'hiver avaient disparu. Les rues étaient fleuries entre les maisons repeintes depuis peu à la chaux. L'air était doux et calme.
Je prenais mon café dans le cockpit, le quai derrière moi était encore désert.
C'est alors qu'arriva LE pêcheur. Au dessus de ses chaussures en cuir et ses chaussettes kaki, il portait un short militaire tenu par une ceinture en cuir réglementaire. Un veste saharienne aux poches multiples contraignait difficilement un ventre proéminent. Un chapeau avec protection nucale et jugulaire couronnait une face couperosée et moustachue. On aurait dit Tartarin de Tarascon en pêcheur.
Il portait un énorme sac d’où il tira une chaise pliable « spécial pêche », 6 cannes à pêche dernier cris, aux chromes rutilants, montées de moulinets « penn sénator » aptes au « gros ». Des bouchons multicolores et un parasol de plusieurs mètres carrés.
Après avoir tout monté, il installa toutes ses lignes, chacune avec une alarme adéquate, tout le long du quai.
Il resta là, les yeux allant d'une ligne à l'autre, absorbé, les bruits du quai ne le perturbaient pas.
Dans la matinée, on rangea un peu le bateau, on alla au marché, préparâmes les « barbounias » pour midi, bref, on s'occupa. Tartarin ne cillai pas. En rentrant du marché, peu avant midi, glissant subrepticement un œil, je vis que sa musette « spéciale pêche » était toujours vide.
A midi, on entendit une sonnerie et arrivèrent un groupe de petits garçons à la sortie de l'école . Ils tirèrent de leurs poches des lignes, aux hameçons rouillés, y enfilèrent des insectes glanés ça et là, tout en s’interpellant joyeusement d'un bout du quai à l'autre. Le premier poisson sorti le fut en quelques secondes. Et pendant la demi heure qui suivit chacun des petits remplit un sac. C’était peut être leur repas de midi ;
Tartarin rangea ses lignes rutilantes, ses moulinets, sa chaise « spécial pêche », son parasol et partit dignement .
Le lendemain matin, à 7h, quand je sortis dans le cockpit prendre mon café, il était là, les yeux fixé à ses bouchons, l'air extasié.

11 mai 2020

Un féru de technologie, peut-être? Joli texte et belle description du Tartarin, ça fait penser à l'Oncle Jules de Pagnol.

Au fait, "barbounias", je ne connais qu'un resto à N-Y, dans Manhattan, mais ça doit être aussi autre chose, peux-tu expliquer ?

11 mai 2020

Le barbounia (je ne sais pas si l'orthographe est la bonne), c'est le nom grec du rouget. c'est avec "la salata"(tomates, oignons feta) le plat des iles de la mer Egée. A manger en buvant du Rétsiné (vin blanc au gout de résine de pin)

11 mai 2020

On part de Cherbourg pour l'Angleterre un soir de novembre une équipiere pas bien en forme dans le cockpit elle ne voulait pas descendre je lui dit couvre toi la nuit va être fraîche elle descend et remonte avec un duvet la pluie arrive
Je lui dit tu vas mouiller ton duvet elle me répond je m'en fout c'est pas le mien
c'était le mien!

11 mai 2020

;-))))

12 mai 2020
12 mai 2020

Encore un souvenir d'ado : « qu'est ce que l'humilité ».

Cette année là, nous avions attendu la fin de la saison des cyclone dans le pacifique W à Mooréa, dans la baie de Cook . Régulièrement, nous allions faire des courses à Papeete, distant d'une quinzaine de miles.
Cette fois-ci, nous avions emmené un copain dont le bateau était désarmé.
2 jours plus tard, après avoir bien chargé le bateau de tout le nécessaire, nous repartons sur Mooréa ;
Mooréa est séparé de Tahiti par un canal d'une dizaine de miles, ouvert au sud et ou le maramu, alizée renforcé par les dépressions du pacifique sud, s'engouffre et lève une mer hachée. Ce jour là, le maramu soufflait dans les 35 nœuds, les moutons défilaient devant la passe, mais bon, on le prenait en travers, le bateau est robuste et on a dit qu'on partait, on y va.
Petit foc et artimon, nous voilà en route.
Dès la passe franchie, le pont fut trempé, les embruns volaient dans le soleil et je voyais bien que mon papa n’était pas content. Il faisait ce que je fais maintenant, ce qui énerve ma femme qui me dit « tu fais comme ton père » : il gonflait une de ses joues, une seule…. Je comprenais qu'il n'avait qu'une envie, de faire demi tour, mais devant le copain, il n'osait pas. On a sa fierté, quand même!!
Au bout d'une dizaine de minutes le copain dit « C'est un peu fort, là, vous ne croyez pas qu'on pourrait attendre demain ? »
On fit demi tour, tous soulagés, et on rentra s' amarrer au quai des yachts, d’où nous étions parti.
Le copain s'appelait Bernard Moitessier.

12 mai 2020

Jolie histoire. Mais des miles ou des milles... ? ? ?... ! ! !

12 mai 2020

T'as raison, c'est nautical mile en anglais, mais mille nautique en français.fr.wikipedia.org[...]e_marin

12 mai 2020

La Rochelle, vieux bassin. Du temps ou les Minimes n'étaient même pas encore pensés.
Pour ceux qui n'ont que vingt ans, ce bassin asséchait à marée basse et les bateaux s'enfonçaient dans la vase très molle jusqu'à environ 20 cm de la flottaison.
Au retour du flot, les voiliers s’extirpaient de la vase avec des bruits de succions infâmes.

En 1974, en école de croisière, le dernier voiliers du groupe était un peu à la bourre.
La vase se rappelle à son équipage à 5 m du ponton.
Ni une, ni deux, du ponton nous disons à l'équipage de nous lancer une amarre et que nous allions haler l'Arpège jusqu'à nous.
L'équipier prend l'amarre, la prépare, mais pas suffisamment bien. L'extrémité tombe à moins d'un mètre du ponton, trop loin pour l’attraper, mais suffisamment proche pour bien nous éclabousser de vase.
La piste à terre a été faite sans les pauvres malheureux consignés si près de la terre.

12 mai 2020

Ah, le confinement....

12 mai 2020

Si ça vous manque, on peut le faire à Lorient centre... on se sent con avec les bateaux bus qui vous passent autour...

12 mai 2020

Dans la nuit du 2 janvier 2004 nous naviguions en direction de la Corse quand nous avons vu tout a coup un arbre de noël plein de guirlandes s'allumer devant nous. C'était sympa de la part du cargo qui passait de nous faire ce gentil clin d'oeil ! Le problème c'est que tout illuminé comme ça on ne voyait pas ses feux de navigation et donc dans quel sens il allait.

13 mai 2020

Une petite histoire avant d'aller ouvrir les huitres. Histoire de famille.

Partis de St Raphaël quelques jours plus tôt, nous arrivions sur la Grèce pour embouquer le golfe de Corinthe puis le canal du même nom. Nous approchions du passage entre Zantes et Cephalonie.
C’était en fin de nuit, je terminais mon quart, et mon oncle, habitué à naviguer sur son Edel 3, sort de la cabine arrière de l'A…… Encore endormi, se tourne vers l'arrière et me demande si ça allait.
« Pas de problème, on voit le phare de Zante la bas ». Je lui montre.
« Ah ? Mais c'est anormal, on ne devrait pas le voir là, mais de ce côté ». Et il me montre l'opposé.
« Et le phare de Céphalonie ? » « Oui, là bas », je lui répond.
« Mais c'est impossible, » Il était tout alarmé, se penche par dessus bord et regarde l'eau.
Il eut alors cette phrase qui fait partie maintenant des grands classiques familiaux et qui pourrait être gravée sur sa tombe le jours ou… :
« Le courant nous dépasse »
Il comprend alors son erreur.
Sortant de la cabine arrière de l'A….., cabine qu'il n'avait pas sur son bateau, il pensait sortir du carré. Il s’était donc retourné et regardait l'arrière en croyant regarder l'avant. Les phares étaient donc inversés et « le courant nous dépassait ».
Depuis, je pense qu'il a réentendu cette histoire à chaque repas de famille.

ce qui est terrible c'est qu'il n'y a jamais prescription pour ce genre d'histoire !
même si m'intéressé oublie, il y a toujours quelqu'un pour lui rafraîchir la mémoire !

13 mai 202013 mai 2020

Parler d'huitres me rappelle notre arrivée à Arcachon une nuit.

Nous avons quitté Royan sous un ciel bleu d'août pour longer (de loin) la côte vers Arcachon. Jolie brise, mer plate, beau temps. Vers le soir du deuxième jour nous arrivons devant la passe, et on vire à tribord pour entrer dans le chenal. Toc! Un hauban sous le vent tombe sur le pont. Aoh? On l'avait expertisé avec une teinture chimique avant de partir des États-Unis. Tant pis. Très vite on prend une drisse pour mettre à sa place, et on continue avec le vent qui diminue avec le coucher du soleil. Nous avançons de plus en plus lentement avec le courant qui tourne contre nous. Le grand phare du cap Ferret s'allume. On démarre le moteur mais nous avançons de moins en moins. Il commence à se faire tard: nuit noire, et éblouis par le phare on ne voit plus rien. Fatigués, le capitaine décide qu'il vaut mieux nous mouiller et continuer au matin. Il nous met juste à l'ouest du chenal et nous jetons deux ancres - style Bahamien, comme est son habitude.

Le lendemain matin nous nous sommes réveillés pour trouver que si nous avions continué 10m plus loin, ou n'avait pas mis les deux ancres, on aurait heurté la palissade d'un parc à huitres - toute noire dans la lumière du jour et tout à fait invisible dans la nuit. Ouf! Deux coups manqués de justesse.

Nous avons remonté les ancres et continué à Arcachon. Notre capitaine est parti parler au capitaine du port, puis est revenu avec un panier d'huitres en revanche pour la trouille du matin. Après, parce que je parlais français, c'était à moi d'aller trouver l'accastilleur pour remplacer l'hauban. 3/8" n'existe pas en mm, alors il faut traduire un peu beaucoup. Mais les huitres étaient délicieuses.

14 mai 2020

Tu vis dans le Maine? Il y a aussi des Huitres par là bas, non?
Les passes du bassin d'Arcachon sont réputées délicates d'entrée. Mais pour de bonne huitres avec un petit Entre Deux Mer blanc bien frais, qu'est ce qu'on ne ferait pas? ;-)

14 mai 2020

Nous sommes à Connecticut sur le Long Island Sound. Le Maine est mieux connu pour les homards, les moules, et les myes. Leur ostériculture vaut environ $7 million par an, tandis que les homards leur rendent $500 million. Par contre à Connecticut il y a 45 ostréiculteurs qui travaillent sur les parcs qui s'étendent sur 28000 hectares. Ils font $18 million d'affaires par an. Une grande partie des huitres ici vont à l'Oyster Bar du Grand Central Terminal à New York et aux autres restaurants là bas.
www.newsday.com[...]1479606

14 mai 2020

On croit toujours qu'on est les seuls à aimer les huitres, le camembert, les escargots et les cuisses de grenouilles, mais non, il y a des gourmets partout ;-)

14 mai 202014 mai 2020

Je crois que les locaux les mangent plutôt cuites ?
J'ai acheté une fois des boîtes de conserve d'huîtres américaines, (à Panama) dégueu...

Bah on peut même pas lire le lien mis par PaulK, parce qu'on est en Europe !!! c'est la guerre ou quoi ?

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14 mai 2020

C’est à Nouvelle Orléans où les huitres cuites sont de rigueur: www.galatoires.com[...]ng-room

Essayons ce lien à la place de l’autre:

15 mai 2020

J'ai téléchargé et recompressé la vidéo liée par PaulK. Pensez que les restrictions géographiques résistent rarement à un VPN.

Il est ici:

dl.free.fr[...]BCbYQR6

15 mai 2020

Merci.
Leur façon de traiter les huîtres me semble assez différente de la nôtre...

15 mai 2020

Exact. L’état loue les terrains sur le plan d’eau aux ostréiculteurs, qui sèment les coquilles d’huitres (où s’attachent les huitres juveniles) et ensuite les germes d’huitres pardessus. Ils laissent ça pendant un certain temps pour les laisser grandir, puis les ramasse (à la drague ou par “pompe aspirateur” pour les remettre sur un autre terrain pour grossir. Finalement ils récoltent les grandes huitres comme vous pouvez voir dans la vidéo. Notre ville sème les huitres dans les eaux des plages également, et on peut obtenir un permis pour les récolter, bottés et gantés contre les coquilles dures et aiguisées. Très bonnes, les Blue Points.

15 mai 2020

Elles ne sont jamais affinées, on les consomme crues directement comme ça ?
ça fait pas très envie !

15 mai 2020

Je pense que les ostréiculteurs ici font une sorte d’affinage en changeant le terrain où poussent leurs huitres. Peut-être sur un terrain plus sableux qu’ailleurs quand ils s’apprêtent à les récolter. Pour les huitres pris de la plage avec un permis individuel, non. On les prend comme on les trouve. Elles sont bonnes et grandes, cependant, ces huitres “sauvages”.

15 mai 202016 juin 2020

Ah oui, c'est de la transhumance plutôt !
ça ferait rigoler nos ostréiculteurs...
Moi qui suis amateur, rien de meilleur qu'une "fine de claire", mais certaines "leucate" sont pas mal du tout !

14 mai 2020

Ta palissade de parc à huître me fait remémorer ma première sortie hors du canal de Marans, avec un bateau que je ne connaissais pas vraiment (en fait pas du tout), une zone inconnue, un passage d'écluse jamais fait, en solitaire, descendre la Seudre est une expédition avec ses bancs de vase qui bougent, un moteur qui claque (gromono Yanmar) et dont je n'ai pas l'habitude, croiser les plates qui avancent à vive allure sans se soucier des petits bateaux n'est pas réconfortant mais j'arrive dans la baie de l'Aiguillon, je me promène dans le Perthuis Breton, apprenant le bateau et le traceur, bref, l'aventure.
Comme il y a un passage d'écluse, obligation d'attendre la marée suivante pour remonter à Marans. Le soir, je choisis mon endroit, examine la carte, les fonds, le vent et les prévisions météo qui annoncent une petite dépression et mouille à la main en respectant la règle de 5 fois le fond. 40 mètres de chaîne à l'eau, sans guindeau et tant qu'à faire, trente mètres de câblot, ça tiendra bien. Je prends mes amers par une nuit sans lune.
Fatigué par les émotions, je mange un morceau, m'affale dans la bannette, heureux en mettant le réveil pour me réveiller toutes les deux heures afin de voir si je ne bouge pas.
Dans la nuit, j'entends des bruis de ressac qui s'amplifient, le vent qui monte mais ne vois rien visuellement à cause de la nuit noire ni sur le traceur que j'ai laissé tourner pour voir mon évitement autour de l'ancre (plate de 16 kilos) dont je n'ai pas trop confiance, et c'est mon premier mouillage depuis très longtemps...
Au matin, j'ai compris pourquoi ce bruit de ressac, l'arrière du bateau était à deux mètre des pieux de moule de bouchot...
Remonter le mouillage et l'ancre à la main arc-bouté à l'avant du bateau à aussi été une belle épreuve physique, l'ancre était apparemment bien enfoncée dans la vase.
Je suis rentré fourbu, mais ce fut une très belle expérience que j'ai recommencé souvent après.

14 mai 2020

Comme skipper de voiliers de charter, à Rhodes, nous étions les rois. Nous accueillions nos clients le Dimanche, partions le lundi vers Marmaris ou nous faisions notre entrée en Turquie, naviguions entre Marmaris et Fethiyé toute la semaine pour rentrer sur Rhodes le Vendredi ou le samedi ou nous remettions nos clients dans l'avion.
Le samedi soir c’était la fête. Les hôtesses changeaient souvent de bateau cette nuit là. « Nous étions jeunes -bronzés- et larges d'épaule ».

Parfois, en passant à Marmaris, nous étions sollicités pour ramener vers l'Europe des substances interdites dont la Turquie et les pays plus à l'Est étaient producteurs. Peu de bateaux répondaient, nous avions tous vu Midnight express.

C’étaient de beaux bateaux, des classiques aux vernis impeccables et chromes rutilants, d'anciens bateaux de la Witbread, des voiliers de grandes croisières entre 15 et 25 m….
Il y avait aussi un gros « taïwan » aux décorations de teck omniprésentes, mais lui était dans un état déplorable. Voile rapiécées de partout, winchs manquants, peinture de coque se détachant, vernis pelés. Il faisait peine à voir.

Un dimanche matin, on vit l'équipage entier rentrer au bateau en courant, larguer -je dis bien larguer, sans la remonter- la chaîne à l'avant, couper les bouts à l'arrière, balancer la passerelle sur le quai et partir au maxi de la vitesse du moteur.
Ils étaient à peine dans l'entrée du port que 3 camions militaires, encadrés par des voitures de police, gyrophares en route et sirène hurlantes débarquèrent sur le quai.
J'ai revu le voilier un an après dans la Caraïbe. Rutilant dans sa peinture neuve, ses winches superbes, ses voiles blanches immaculées. Un beau bateau !

14 mai 2020

Allo tonton ?

Pourquoi tu tousses ?..

:o)

le beau temps...

Après la pluie...

  • 4.5 (51)

le beau temps...

mars 2021