Vos histoires de mer

L'idée est de raconter une histoire, étonnante, surprenante, drôle, qui vous est arrivée en navigation ou en escale.
Les règles : Gentillesse, tolérance, bon enfant, retour sur les histoires racontées.
Pas de nouvelle histoire avant la fin de la discussion sur l'histoire en cours.
Prenez votre temps, on risque d'être plus longtemps que prévu derrière nos écrans.

L'équipage
01 mai 2020
01 mai 202001 mai 2020

Dans les années 80, j'ai passé quelque temps à travailler en France. Je m’étais acheté, avec mes premiers salaires, un petit shellfish. C’était un bon petit bateau simple, coque solide mais aux aménagements spartiates. CNSO n’était pas réputé pour faire du haut de gamme à ce niveau. Je n'avais pas de moteur et j'avais fait souder des embouts de manivelles de winch sur deux dames de nage, ce qui me permettait de rentrer tranquillement dans les ports à la rame. J'avais un petit panneau solaire branché directement sur une petite batterie qui me permettait d'avoir le musique et une VHF. Cet été là, donc, j’étais allé le passer aux Açores.
L'histoire que je raconte se passe au retour.
Fin Août, comme souvent à cette période, le temps était maussade, nuageux et m'approchant de la ligne Finistère-Ouessant, je n'avais pas pu faire de point depuis plusieurs jours ; Je n'avais donc pas de position précise.
A l'horizon, venant du sud apparaît un Tanker, un gros, vous savez, ceux qui semblent de travers quand on les voit de face tellement ils sont larges . Il s'approche et va me passer juste devant.
Je prend ma VHF et appelle :
- This is French sailing boat A….., I call the tanker just beside me, do you copy, Over.
2 ou 3 appels
- Yes A…. This is the tanker E….. V……. good morning sirrrrrr, what do you vant (accent grec ou arabe à la Yasser Arafat prononcé).
- Well, good morning sir, can you give me my position, please ?
- Yes sirrrrr, vait a minute….
5 minute plus tard
- A…. for the tanker E. ….. V….
- Yes sir, I can hear you
- well, sirrrr, you arrrre ….. in the middle of the bay of biscaye (au milieu du golfe de Gascogne)
- «  ????? » Thank you very much sir, but…. Can you give me a position more ….. précise ?
- Yes sirrrrr, vait a minute….
5 minute plus tard
- A…. for the tanker E. ….. V….
- Yes sir, I can hear you
- well, sirrrr, you arrrre ….. in the Very middle of the bay of biscaye (en plein milieu du golfe de Gascogne).
J'ai donc bien remercié et discuté un peu. Ils arrivaient d'Alaska, trop gros pour Panama, ils étaient passés par Magellan et ils naviguaient au radar. Oui, quand le radar choppait une côte, ils comparaient avec leur carte et savaient ou ils étaient. Le reste du temps, c'etait à l'estime.

01 mai 2020

J'ai bien vu un cargo Egyptien rentrer dans la Manche avec la carte de Gibraltar.

Rien ne marchait sur ce canot.

01 mai 2020

Ton histoire n'a pas trouvé ses lecteurs, on dirait, c'est très ingrat l'édition ! ;-)
Je me moque pas, c'est pour faire remonter ton fil...

Tu devrais la terminer... tu es arrivé où en définitive ?

01 mai 2020

Suis bien rentré -). j'aurais bien voulu lire des histoires qui me fassent rire.Je suis sur que tout le monde a bien des anecdotes sympas à partager.

01 mai 2020

Petite anecdote aussi anodine qu insolite, pour encourager ton fil propice à la legereté!

Lors de ma première navigation solo, je suis passé à 10 cm d'une collision avec un arbre.

Lui était tranquillement planté sur la rive de la Vilaine, et moi, victime de mon premier manque à virer... ...je n ai dû mon salut qu à la mise en route en catastrophe du moteur.

C est à ce moment là que j ai compris que le chemin vers l autonomie allait être long!

01 mai 2020

-) ca me fait penser à une vidéo de copains qui sont confinés aux Orcades :

(leur 1ère nav, "c'est comment qu'on vire"?)

Très sympa ce film merci !

01 mai 2020

Toutes les vidéos de La Désirade sont chouettes. Ils ne se prennent pas la tête et sont plein d'humilité.

01 mai 2020

Retour d'Irlande sur un Armagnac de location l'année de la canicule en 1976. Il avait plu une heure tous les jours en Irlande.
Arrivée prévue sur Perros-Guirec.
Estime religieusement tenue pendant 48 heures.
On s'approche, mais le phare n'est pas celui des Sept-Iles. Héaut de Bréhat ? Non, cela ne ressemble pas. Pas non plus celui de l'ile de Batz. Heureusement, il y avait l'atlas de vue des côtes et c'était l'ile Vierge.
Grosse question, comment avions nous pu dériver de 10° ? Sur 250 nm cela faisait 50 nm à l'arrivée.
Il y avait un compas de cloison de chaque coté de la descente et a coté de celui de tribord, le loueur avait installé un speedo juste avant notre départ ce qui entrainait cette erreur de cap seulement sur un bord. Autrement, on aurait bien pu rater l'Irlande à l'aller !

01 mai 2020

juste vite fait, ça me fait penser à mon premier quart de nuit, parti de Séte pour une transat, j'avais 17 ans et sans expérience autre que le dériveur..

C'était trop beau et magique, du coup j'ai bien tenu mon cap; en suivant la lune !

C'est en s'interrogeant le lendemain sur la dérive inexpliquée qu'on a compris. Le capitaine me la ressort encore parfois....

01 mai 2020

:-) On a longtemps navigué avec notre GPS, Gros Pif Sensible. On appelait ça "le sens marin" -)

01 mai 2020

Loctudy, comme chaque été, on passe nos vacances là-bas, camping des mouettes (quelle recherche toponymique !) à 2 pas de la plage, le Cap Corse familial est au mouillage.
J'ai 15/16 ans, on part à 2 (équipière inexpérimentée bien sûr !), l'après midi est magnifique, petit temps, grand soleil. Maillot de bain.......

Nous voila partis, passant entre Karek Hir et Men Du. Tout se passe bien jusqu'à ....... l'arrivée d'une brume de chaleur blanchâtre, lumineuse, mais très opaque...

Oups, c'était pas prévu...

Bon, évidement, pas d'estime, le regard porté ailleurs que sur la carte, pas de GPS, encore moins de goniomètre (bateau sans batterie, une autre époque !).
Le oups se transforme en gloups... Mais un gloups intérieur (ah l'ignorance de l'équipière...). "non, mais pas de soucis, je connais le coin !", ben oui, évidemment, je suis déjà passé à côté de cette vaguelette, il faut ensuite en compter 3215, prendre à droite, etc...
Bon, on va essayer de rentrer. Une boussole quand même.
On avance, on avance...

Et puis, tiens mais c'est le bateau qui est au mouillage à côté du Cap Corse habituellement, ah mais c'est la bouée du corps-mort avec l'annexe...

J'ai vraiment soufflé, ne réalisant pas trop à l'époque la chance inouïe que j'avais eue ! Hélas l'équipière n'a jamais non plus réalisé la chance qu'elle avait d'être avec un tel capitaine !!!

Les parents n'ont pas non plus trop réalisé (peut-être moins de brume à terre, je ne me souviens plus), me laissant encore d'autres fois le bateau seul... Là encore une autre époque (en CM1, ils me laissaient partir à vélo à l'école primaire, distante de 4 km, et en passant par une route assez utilisée...).

le regard porté ailleurs que sur la carte

Une façon comme une autre de naviguer à vue ...
Peut-être même à sec de toile ?
😄

01 mai 2020

Eh non, tout le monde avait su resté très chaste... ah ah !

01 mai 2020

C'est la version marine du coup de la panne ;-)

01 mai 2020

Dans les années 80, je faisais du stop pour embarquer au départ de la Trinité. Cette année là, deux gars sur un 9 mètres vont sur Sein. Ils m’embarquent.
Escale en baie d’Audierne, à couple d’un petit chalutier.
Les pécheurs sont intéressés par le bateau, viennent prendre l’apéro… repartent, et demandent si nous avons un seau à leur prêter : bien sur ;

5 minutes plus tard, retour du seau, rempli de pinces de crabe ;) Cadeau…

Le retour de Sein s'est fait de nuit, sans GPS, sans survie... mais avec l'accord éclairé de chaque membre d'équipage
Le matin le patron demande à chaque équipier comment il a navigué, par rapport au cap...
Il fait son estime. On était à 5 miles de Groix, comme prévu.

01 mai 2020

Déjà de bien beaux récits ici :
www.hisse-et-oh.com[...]aconter

01 mai 2020

Oui, mais là, on est sur une autre démarche : un partage totalement gratuit qui a priori (je dis bien a priori...) ne sera pas merchandisé... ;-)

01 mai 202001 mai 2020

Hello,

Une histoire assez récente que j'ai déjà raconté je crois mais pas grave.

Début Juillet 2016, nous partons de Toulon en direction d'Asinara (Sardaigne). A peine sortis de la rade de Toulon, nous tombons dans un épais brouillard qui visiblement emboucane une bonne partie de la région (c'est un phénomène connu par ici, mais assez rare tout de même)
Depuis le cockpit, on voit a peine plus loin que l'étrave.
Nous avançons très doucement sous voile en silence sur une mer totalement plate. Les oreilles grandes ouvertes pour tenter d'entendre l’environnement. J'ai un AIS à bord mais pas de radar.
Je me positionne à l'étrave avec la corne de brume, je réponds aux coups de corne d'un bateau passant devant nous mais totalement invisible. Quelques minutes après, un voilier sort de la brume et nous croise à quelques metres. Le skipper nous salut avec un sourire en nous disant "On ne voit rien hein!"

En veille sur le 16, nous entendons une conversation entre un bateau et le port de la Ciotat.

  • Le bateau : Allo le port de la Ciotat?
  • Le Port : La station qui appelle le port de la Ciotat que voulez vous?
  • Le bateau : Bonjour, je suis pris dans la brume je ne vois rien je veux rentrer au port, pouvez vous m'indiquer un cap svp?
  • Le port : La station qui appelle le port, oui bein sur nous allons vous donner un cap, ou êtes vous?
  • Le Bateau : Je suis vers le large, je ne vois rien, donnez moi un cap pour rentrer au port SVP?
  • Le port : Oui, bien sur nous allons vous donner le cap à suivre, quelles est votre position.
    • Le bateau : Ma position? : Je suis au large, je veux juste rentrer au port, donnez moi juste un cap.
  • Le Port : Oui, pas de soucis, mais donnez moi vos coordonnée d'abord
  • Le Bateau: Mais je vous dis QU'ON NE VOIS RIEN. Donnez moi juste le cap pour rentrer, qu'on en finisse.
  • Le port: Monsieur, je veux bien vous donner un cap, mais enfin, comment puis-je faire si je ne sais pas ou vous êtes exactement?
  • Le Bateau, MAIS ENFIN JE VEUX JUSTE LE CAP POUR RENTRER AU PORT DE LA CIOTAT, c'est quand même pas compliqué !
  • Le Port : Bon, d'accord monsieur. Avez vous un GPS?
  • LE Bateau : Oui j'en ai un.
  • Le Port : OK, pouvez vous me lire ce qu'il y a à l'écran SVP, Les chiffres avec un N et un E à la fin...
  • Le bateau : Bon, ok, c'est ... XX.YY.ZZ N ...
  • Le Port : Un instant SVP
  • Le Port : Voila monsieur, suivez le XXX et vous arriverez dans la baie devant le port, rappelez nous quand vous serez dans l'entrée.
  • Le bateau : Merci!

C'est approximatif, je raconte de mémoire, mais c'était bien ça... ça à durer plusieurs minutes.
On a bien rigolé!

On est sorti de cette brume comme on y était rentré et on à fait une traversée tranquille jusqu'à Asinara.

01 mai 2020

Dans les fabuleux de la VHF, l'été d'il y a deux an, lors d'une balade, quelqu'un appel Port Haliguen sur le 16. Pas de réponse. Il insiste, toujours pas. A force d'insister il se fait reprendre par un semaphoriste, qui poliment lui explique qu'on appelle les capitaineries sur le 9. Petit moment, puis de nouveau il revient à l'assaut, Réessaye, insiste. Le sémaphore le reprend à nouveau. Le gars monte d'un cran, explique au semaphoriste que c'est inadmissible que le port lui réponde pas, etc, etc... je ne me souviens plus du détail de l'altercation, mais a un moment le gars qu'il ne sait toujours pas si il aura une place à port Haliguen ou s'il se déroute sur Lorient et il en est déjà à Pen Men.
Tu parles qu'ils l'entendaient pas à Port Haliguen depuis Pen Men...

En 1971
On quitte l'Aber Ildut pour les Scilies mais un brouillard intense nous prend en debut de nuit, pas question de traverser la route des cargos on se rabat sur Guernesey où on arrive 48 h plus tard avec toujours la même purée de pois.
Le lendemain sous le vent de l'île la visi est meilleure, de la marina on distingue la jetée.
Départ pour Cherbourg.
Dehors le brouillard est toujours là.
On arrive de nuit au fort de l'ouest dont on verra le phare en levant la tête bien haut ... à droite toute et on passe à l'intérieur de la bouée rouge.
Dans la rade pas mal de plaisanciers au mouillage, perdus et attendant le jour.
A l'approche de la marina toute neuve on entend corner.
"Êtes vous à l'ancre ?"
Pas de réponse...
"Are you on the anchor ?"
Et on entend rigoler.
On s'approche, toujours la corne qui sonne.
Et on decouvre le coin nw de la jetée de la gare maritime avec des pêcheurs à la ligne hilares et ...une corne de brume dont je n'avais pas noté la présence.

Pour les copains j'etais devenu le gars qui demande aux corne de brume si elles sont à l'ancre.

02 mai 2020

Ah la VHF en été; Je pense qu'il y a beaucoup d'histoires. Pour répondre aux postes précédents, non, pas de caractère mercantile, ici. C'est toujours désagréable de se sentir utilisé, du genre :
Notre voilier, au cours de ses 50 ans de navigation, a fait plusieur allers/retours sur la Caraïbe. Cette foi, nous faisions la traversée entre Dakar et Fort de France en équipage. Nous étions 5 bonshommes adultes, parents, cousins, amis, bien décidé à se faire plaisir et à mener le bateau en « torchant de la toile ». Quelques jours avant le départ, un jeune appelé de la base navale de Dakar, juste démobilisé nous demande de l'embarquer. L'air sympathique, bien noté par ses supérieurs, nous l'embarquons. Quand il y en a pour 5, il y en a pour 6.
La traversées fut ventée, agréable et rapide et 16 jours après, avec des journées à plus de 200 miles, nous mouillions baie des Flamands.
Quelque mois après, paraît à la NRF, avec articles élogieux dans « Le Monde » et plusieurs hebdomadaires, un livre signé de ce jeune homme, relatant la traversée de l'Atlantique par un jeune africain, romantique et rêveur, embarqué sur un voilier de bourgeois beaufisants blancs, alcooliques et grossiers, aimant le foot et le pastis et incapables de s'extasier devant la beauté des couchers de soleil tropicaux ; Régulièrement, des parallèles entre la traite des noirs au 18ème et sa traversée apparaissent dans le livre.
Il va sans dire que nous ne lui avons pas demandé de dédicace.

02 mai 2020

J'ai bien rigolé, Hubert, ça m'a fait penser à cette vidée Joke qui tournait :

03 mai 2020

Oui, mais ça, c'est pas une vraie histoire.
Drôle, mais inventé.

03 mai 202003 mai 2020

Oui, Joke/fake

03 mai 2020

Ah, pardon, j'ai vu la vidéo, mais pas la phrase au dessus... 😀

02 mai 2020

aux environs de 1990 (je ne me souviens plus exactement de l'année, on finissait notre tour de Bretagne sur un Dufour T7) en passant la pointe du Raz dans le sens de la descente on reçoit un may day du sémaphore au dessus concernant un bateau de pêche en feu. On regarde oui c'est bien celui que je voyais un peu fumer tout à l'heure ! On prévient le sémaphore qu'on y va. Je commence par rouler les voiles, les flammes sont hautes sur le bateau en feu, pas la peine de risquer l'incendie nous aussi. On est tout près du Trouz Yar, on voit des roches émerger du courant un peu partout, le bateau en feu dérive vers ce passage. Je suis avec ma femme et on n'est pas très rassuré, le feu, le courant, les rochers partout... Alors qu'on allait s'y engager arrive alors un zodiac sans doute de la SNSM venant de la baie des trépassés. C'est lui qui fait le boulot ! BRAVO !
OUF ! les flammes étaient très impressionnantes je ne sais pas si on aurait pu aborder le bateau en feu pour sauver le pêcheur. Maintenant il faut penser à nous car je ne connais pas ce passage à l'intérieur de la pointe du Raz.
Finalement tout se passe bien et heureusement car sur notre T7 nous n'avions qu'un 5 CV, et ça aurait été court pour manoeuvrer dans le courant.

02 mai 2020

Je me souviens d'un article dans voile et voiliers de quelqu'un qui s'était fait l'intérieur de la Vieille en Delher 34 ..... et des réparations sur sa quille ensuite -)

02 mai 202002 mai 2020

L'été derniers nous arrivions a Benodet apres 48 h de mer ,on ce met au ponton tous va bien ,1h après on entend de la misic de plus en plus fotre , un cata de 15 m arrive avec plein de jeunes cadres dynamique sur le ponton lourd a côté de nous , ils ont quelque gramme deja ☺ 2 h passent de pire en pire je vais voir le capitaine il ne c'est plus comment faire il me dit la situation et hort de contrôle les larme aux yeux , je dit a ma femme on dégage on va a pors meillou la au moins on sera tranquille , je remonte l'odet a contre courant une galère 😡 on arrive enfin Jolie coin calme je me suis dit Tabarly a eu raison de ce faire escale ici ... mais 3 h plus tard il y avait une rave party sauvage sur place , quand ca veu pas ca veu pas 😂😂😂

02 mai 2020

Un gars rencontré sur son bateau à Panama, mercenaire de profession, me disait ne jamais naviguer sans bazouka. (Tu tires d'abord, tu discutes après). Il avait peut-être raison ;-)

02 mai 2020

lors de l'une de mes premières nav sur un petit Daimio, après avoir demandé une place au port le plus "professionnellement" possible (c'était ma toute première fois), je repose la vhf et dis : "on leur dit pas qu'on a mis la journée pour faire 10 miles, c'est trop la honte ! bob l'éponge et patrick l'étoile de mer qui essayent de naviguer, trop naze, tiens ça me rappelle une blague, etc... ahaha..." quand on est arrivés au port, les pontonniers hilares :

"Bravo et bienvenue à Bob et Patrick ! ...vous pouvez couper la VHF maintenant" !

oooops, le bouton d'émission de la vhf portable était resté appuyé quand je l'ai rangé dans son support !!! honte totale

02 mai 2020

J'adore...

02 mai 2020

Ouarfff !

Celle-là, elle est énorme ! :o))

Bonjour,
Il y a 4 ans, nous décidions de remonter la Bretagne vers le nord pour nos vacances d’été. Météo clémente, il faut en profiter.
En regardant la carte, je m’aperçois qu’il est possible de passer dans les roches de Portsall pour gagner du temps.
Et hop nous nous engageons dans ce passage...
C’est la première fois de ma vie de marin où j’ai serré autant les fesses. Les roches étaient à portée de main et moi Les yeux rivés à ma tablette. Le moindre problème et c’était la catastrophe.
Je me suis juré de ne jamais recommencer ce genre de bêtise.
Vouloir gagner du temps n’est pas toujours la bonne option. Et même au bout de tant d’années de navigation on peut prendre des options inconsidérées.
Même aujourd’hui, je n’en suis pas fier.
Bon confinement,
Patrice

03 mai 202003 mai 2020

Oui même nous on ce fait peur par moment, pourtant c’est notre terrain de jeu , souvent pour gagner du temps je passe par la malouine pour aller à l’aber wrac’h toujours aussi impressionnant pour moi ! là moindre panne et on fini au cailloux ...

03 mai 202016 juin 2020

"dans les roches de Portsall", la flotte de 90 voiliers du Tourduf y passe au louvoyage et en ressort en laissant le Four au sud, ce n'est tout de même pas si difficile.

Et "sans serrer les fesses".

03 mai 202003 mai 2020

c'est bien pour toi

pour les autres les moins bon comme moi , le rase cailloux il y a des risque toujours être vigilant , quand vous avez un doute il y a pas de doute n'y aller pas , demain je ferai des photos de quelques bateaux avec un bout de quille en moins ou pire , tu les ans il y a des gens du coin qui ce fout avoir ...

juste pour finir , je fait parti des personnes qui viennent remorquer ou récupéré les malchanceux dans leurs bib , je peut te dire qu'il a pas beaucoup de débutant pour la simple est bonne raison les débutant en général évite ces zone ...

À viking,
Bien sûr tu as raison. Comme souvent d’ailleurs dans tes interventions péremptoires.
Mais ça ne serait pas les premiers coureurs à laisser un bout de quille ou plus en voulant gagner du temps.
Pour la casse matérielle, c’est pas très grave pour eux, car ce n’est pas leur bateau.
Quand j’ai pris cette option, je n’avais pas réalisé sa dangerosité. Ça c’est bien passé, tant mieux pour moi.
Je considère qu’il est beaucoup plus prudent d’en faire le tour. Humblement.
Bonne journée,
Patrice

04 mai 2020

Ar Men: Dans le Tourduf, la trés grande majorité est propriétaire de son bateau. Cette année là, il n'y a eu aucun talonnage entre l'Aber Wrach et Aber Ildut.

Un talonnage s'est produit 2/3 jours après sur la Basse Jaune.

En 2012, 4 voiliers successifs se sont "payés" les Pourceaux dans le Four.

" Nous sommes 3ièmes à la 1ère bouée « les Pourceaux. Elle balise un caillou que 4 voiliers touchent à pleine vitesse dont l’A 35 « Ame Haslé » et le Sun Fast 3200. L’A 40 et un First 31.7 abandonnent. "

Quand j'emprunte ce genre de chenal c'est après une longue préparation : hauteurs d'eau alignements à suivre alignents de garde et je n'envisage pas de talonner contrairement au coureurs pour qui talonner fait partie du jeu, voir le passage à Aurigny par ex pour le figaro

04 mai 2020

DESOLE, mais *talonner ne fait pas partie du jeu pour des régatiers. *

D'ailleurs, te souviens tu de nombreux talonnages des** 105 voiliers du Tour des Ports de la Manche** ? De mémoire,** UN il y a 10 ans. **

Pourtant, chaque année, celui-ci passe par *le chenal Violet, souvent par le Swinge et l'intérieur de Corbière. *

Le singe ou le chenal violet ne sont pas des endroits compliqués

N'y a t il pas eu un naufrage près de la pointe NE de serk au tour des ports je crois ?

04 mai 2020

Le singe ou le chenal violet ne sont pas des endroits compliqués, je le pense aussi mais le chenal méridional de Portsall non plus, il est juste plus long. *Seule la traversée des Minquiers m'apparait plus risquée. *

Effectivement, il y a eu un naufrage près de la pointe NE de Serk il y a 10 ans, mais c'est le seul talonnage que j'ai en mémoire et cinq au Tourduf depuis une dizaine d'années. Même si j'en oublie sans doute .

Cela fait peu.

04 mai 2020

autres lieux même configuration c'est parce qu'on ne voit pas les cailloux qu'ils ne sont pas là , quelques minutes d’inattention , la sanction tombe !!! pourtant la météo est clémente ...
je pense qu'ils doivent savoir un peu naviguer , ne les traite pas de nul trop vite , ça peut arriver a tout le monde ...
je le dis et redis ,faire très attention dans ces zones,c'est faisable mais la moindre erreur se paie cash en général !!!

04 mai 202004 mai 2020

merci Hubert j'en ai eu des frissons
je me suis permis de prendre un extrait du témoignage qui en dit long

""" Pour l’heure, c’est nous qui devons tirer des leçons Bien sûr on pourra trouver autant d’explications et d’avis que de commentateurs sur cette fortune de mer. Moi-même, j’ai bien essayé de me trouver des excuses. En tout cas les enseignements à tirer d’une telle (mes)aventure sont nombreux.

Je retiendrai simplement ce qui est revenu le plus souvent dans nos discussions. Une fortune de mer c’est la ruine : financière, certes, mais aussi par rapport à l’investissement dans un projet qui a mobilisé une vingtaine de personnes. Ça c’est un constat… « Quand on fait du rallye, si on respecte le code de la route, on ne risque pas de gagner ». Il reste cependant à mieux estimer une prise de risque acceptable. Ça c’est une excuse… Rien ne vaut l’expérience et nous en manquions sans doute encore. Mais dans 10 ans je pense que je dirai la même chose. Ça c’est l’avenir Techniquement, dans les coins « mal » pavés » au moins, il faudrait en permanence un équipier à la navigation. Ça c’est ce que je ferai… La sécurité à bord, on ne lésine pas avec. Ça c’est une certitude… Partager avec d’autres sur ces expériences, c’est irremplaçable. Ça c’est la mémoire… """

03 mai 202016 juin 2020

une partie de mes aventures sur l'eau au Panama

Vas-y raconte !

03 mai 2020

C'est la découverte d'un ancien cable sous marin ultra secret qui servait a détecter les sous-marins Japonais qui aurait eu l'intention de faire sauter les écluses du canal de panama...

03 mai 2020

"L'idée est de raconter une histoire, étonnante, surprenante, drôle, qui vous est arrivée en navigation ou en escale.
Les règles : Gentillesse, tolérance, bon enfant, retour sur les histoires racontées."

03 mai 2020

Depuis plus d'un an, mon ami Jeannot me parlait des fameux Friday Nights à Sainte Lucie.
Nous remettions sans cesse cette escapade pour causes de boulot, météo, bref un tas de raisons plus ou moins valables.
Pourtant un vendredi matin, la décision fut prise. Départ prévu en milieu d'après-midi.
Bon repas aux Anses d'Arlets, puis nous rejoignons son voilier au mouillage, un magnifique Sun Magic et nous voilà partis.
Enfin, je vais connaitre la super ambiance d'un Friday Night.
Nous arrivons de nuit, mouillons en face de Rodnay Bay assez proche de la côte. Pas un bruit ... Tiens c'est bizarre me dit Jeannot, il doit être trop tôt. On se fait l'apéro. Vers 21h, toujours pas de bruit, nous relevons l'ancre pour aller mouiller face à Gros Ilet où "Là, c'est sur, il y aura du monde". Nous mouillons de nouveau et effectivement, nous entendons clairement un bruit de sono. Jeannot est soulagé. "Tu vas voir, c'est vraiment sympa" Nous prenons l'annexe, accostons et nous dirigeons à l'oreille vers la sono.
Et là, nous tombons sur une manifestation religieuse avec chants d'églises et pasteurs haranguant la foule.
M...e, c'est vendredi saint aujourd'hui ! Le seul vendredi de l'année sans fête dans les rues de Gros Ilet
L'allusion à cette sortie tourna au running gag entre nous.

Nous n'avons pas eu l'occasion d'y retourner et ne pourrons pas le faire, mon ami Jeannot est décédé sans avoir pu profiter bien longtemps de sa retraite.

03 mai 2020

A propos de vendredi saint: je naviguais en Grèce au mois d'avril. Et le soir du vendredi saint, mes 2 équipiers (qui partaient le lendemain) ont voulu m'inviter au restaurant.
C'est gentil de leur part; mais Paques en Grèce c'est comme Noel chez nous. Imaginez une bande de touristes qui cherchent un resto en France le 24 décembre au soir.
j'ai essayé de leur expliquer qu'on ne trouverait aucun resto ouvert. Ils ont insisté et trouvé un resto qui a accepté de nous servir:
pas de plat à base de viande (c'est le carème). ET le restaurateur nous a mis à la porte à 20h30.On s'est consolé en allant voir la procession devant l'église

03 mai 2020

La chute refroidit!!!

03 mai 2020

Désolé pour la chute, mais je ne pouvais pas parler de mon pote sans évoquer cette triste fin. Il avait tout programmé, sauf ça. Il aurait pu arrêter plus tôt de bosser sans se mettre en péril financièrement, il ne l'a pas fait ...
La morale est surement : Ne pas remettre au lendemain ce que l'on peut faire le jour même

03 mai 2020

En souvenir de ton copain, tu devrais y aller... c'est pas triste !

03 mai 202003 mai 2020

Toujours en mousquetaire

En 1971 il fallait arborer le pavillon jaune pour entrer en Angleterre même en venant des anglos.

Donc partis de guernesey en Mousquetaire pour aller à plymouth on est un peu en retard et le début de flot nous fait choisir la Yealm River un peu à l'Est.

Mais en l'absence de bureau de douane il faut téléphoner à la douane de plymouth pour régulariser.

Réponse  : "on sera là dans une heure"

Et en effet on voit arriver deux douaniers, dont l'un un peu rougeaud ...

Je les ai embarqués avec la petite annexe deux places.

J'avais amené les papiers, mais ils voulaient absolument venir à bord, je ne savais pas encore pourquoi.

Ils rentrent dans la cabine exigüe du mousquetaire car dehors il crachine.

"Vous n'avez rien à  déclarer ?"

"Non"

"Pas même une bouteille de vin ?"

"Ben si, on en a une" (rien qu'une d'ailleurs, que mon père avait laissée)

Un ange passe ...

"Voulez vous la voir ?"

"Yes" répondit le rougeaud

On sort la bouteille ...

Un autre ange passe

"Voulez-vous goûter "

Et là le troisième ange n'a pas eu le temps de passer

"YES" répondit le rougeaud.

On allonge l'avant-bras pour attraper le tire bouchon (pas la place d'allonger le bras entier) les doigts farfouillent dans l'équipet à couverts : catastrophe ! Pas de tire bouchon !

Bon avec une vis et une pince cela devrait marcher.

Le rougeaud observe l'opération avec attention.

Je n'y arrive pas.

Je décide alors de faire entrer le bouchon dans la bouteille ce qui, comme chacun le sait, comprime fortement la petite poche d'air sous le bouchon, ce qui ici a une certaine importance.

Le rougeaud est de plus en plus près de la bouteille pour observer la manoeuvre. 

C'est alors que le bouchon plonge brutalement et la pression propulse une bonne giclée sur la veste d'uniforme du rougeaud. 

Lui reste rougeaud mais la plastron de sa veste tourne au violet.

Mon copain et moi sommes verts.

Mais tout finira bien, les deux douaniers se partageant la bouteille en parts inégales (on a alors compris pourquoi le rougeaud était rougeaud).

Avec le brexit on pourra faire un remake de cette histoire !

Modalité  : un Opinel, oui, mais avec tire bouchon

03 mai 2020

Bien d'accord avec toi, Pirate; Carpe diem. Ah, Hubert, je me suis bien marré avec tes douaniers -)

03 mai 2020

A propos de tire-bouchon,Il y a longtemps, en arrivant en Irlande, je veux ouvrir une bouteille pour feter la traversée.
ET je m'aperçois qu'on avait oublié le tire bouchon. Et j'ai du demander aux voisins irlandais qui m'ont gentiment chambré " a frenchman without his corkscrew. Uncredible"

07 août 2020

Personne ne connaît le truc de la chaussure pour faire sortir un bouchon? Quel manque d'érudition!

03 mai 2020

Maintenant, les anglos saxon n'ont plus que des bouteilles à bouchons vissés. Un pêcheur qui nous avait donné une vingtaine de belles coquilles St jacques et à qui j'avais donné une bouteille de muscadet m'a dit qu'il n'avait plus vu de bouchon comme ça depuis des années.

03 mai 2020

Il est possible de déboucher une bouteille avec un simple couteau (solide).
On plante la lame, on tourne et ... avec un peu de chance, le bouchon viens. Avec moins de chance la lame pête. Attention à bien se protéger les mains.

J'ai fais ça de temps en temps dans ma jeunesse, mais je ne recommencerais peut être pas...

03 mai 2020

Ça ne fait pas partie du matériel de sécurité obligatoire le tire-bouchon ?

03 mai 2020

Le tournevis Breton?

Ben si.

C'est comme le démanilleur Belge.

03 mai 2020

C'est bien ce qu'il me semblait!
Il y a vraiment des inconscients...

03 mai 2020

Avec mon vieux truc de l'époque (1929) j'ai porté assistance au cata de Loizeaux "Roger et Gallet".

Ils n'avaient rien pour déboucher une bouteille.

Sauvetage réalisé au péril de ma vie au ponton.

03 mai 2020

Si, bien sur, ça fait partie du matériel de première nécessité !
Mais bon, des fois on navigue hors la loi (malgré soit si on l'a oublié ou perdu) alors il faut bien se débrouiller 😉

03 mai 2020

Sinon avec trois clous.

03 mai 2020

Aller une petite histoire pour rester dans le sujet.
Je l'ai sans doute déjà raconté, mais bon.

C'était avec mon Biloup à l'époque.

Arrivée dans la rade de Toulon, de nuit après une traversée calme depuis la Corse.
Je passe la digue par la grande passe, il est 2 ou 3h du matin, tout mon équipage (ma femme et ma fille) dort à l'intérieur, j'avance doucement sur un plan d'eau totalement plat et sans un brin de vent. Je profite de ce calme à la barre, mais je baille, il est temps d'arriver, je piquerais bien un petit somme.

J'approche du port, au moteur, régime à peine plus que le ralenti, il est temps de sortir les pares bats. Je sors les pares bat du coffre, j'enclenche le pilote et vais sur les passe avant pour les poser.
La tête dans le gaz et dans mes pare bats je perds un instant la vue vers l'avant.
A un moment, une forte odeur de gasoil (ou quelque chose du genre) me prends le nez , je lève la tête et ... merde! je fonce tout droit vers un grand bateau gris, je ne suis qu'a une encablure de la barrière de bouée qui ferme son emplacement... je fonce vers le cockpit en trois secondes je suis à la barre et vire de justesse devant le mastodonte... que c'est il passé? Je comprends vite que le pilote n'est pas enclenché et que dans mon demi sommeil j'ai du appuyer sur standby au lieu de auto...

IL s'en est fallut de peu que je ne soit reçu par les commandos qui patrouillent toujours le long des appontements de la marine nationale.

Pour le coup, je suis bien réveillé et termine la manœuvre dans le calme.

Comme quoi, il faut TOUJOURS rester vigilant tant que le bateau n'est pas amarré 😐😋

03 mai 2020

A propos de bateau militaire: il y a déja quelques années, marina Garnier aux Sables.
Un bateau militaire arrive au ponton en fin de matinée et s'amarre sur le ponton extérieur.
Ils sont resté jusqu'à 17h avec le moteur en marche et les gaz d'échappement. J'étais un peu loin , mais le voilier à 3 mètres sous leur vent a fortement apprécié.
Plus ça allait, plus on entendait du bruit à l'intérieur de leur bateau et ça a fini par forces chansons.
A 17h, ils sortent et s'amusent à jeter un de leurs collègues à la mer. Au mois d'avril et sans brassière

03 mai 2020

Allez, on décompresse ici avec des histoires plutôt sympas...

en 1970 on rentrait de Guernesey de nuit et en approche de la prtite rade de Cherbourg plus de vent et British seagull récalcitrant.
Pas grave on va finir à la godille.
on tourne au plus court près du bout de la jetée du Homet, vous savez cette jetée ou une pancarte lisible au mieux à 20 m où il est écrit "interdiction d'approcher à moins de 100 m)
tient, c'est quoi ce gros truc noir à droite perpendiculaire au bout de la digue ?
"tais toi et godille !"
"tiens t'as vu, à gauche on dirait un pécheur qui traîne un filet ?"
"tais toi et godille"

quand soudain : gros projecteur, haut parleur nous intimant séchement de nous écarter au plus vite "vous êtes à côté d'un sous marin nucléaire ! (le Redoutable) dégagez !
en fait ils traînaient des micros de surveillance mais ne nous avait pas détectés (en plus nos feux à piles étaient vraiment faibles...)
le silence de la godille !

il n'y a pas eu de suite
peut-être n'avaient-t-ils pas trop envie d'avoir à expiquer qu'on avait déjoué leur surveillance (bien involontairement)

03 mai 202003 mai 2020

Bonjour,
Port Gardian, 19h30, nous sommes à l'apéro, et on voit arriver un petit bateau en vrac, voile en lambeaux, gênois pas mieux et un gars et une fille que je te dis pas la gueule...
Nous allons les aider à s'amarrer, et pris de pitié, nous les invitons.
En fait, ils étaient italiens, ça tombait bien, mon épouse aussi, donc pour la traduction, ça l'a fait, et ils nous racontent leur mésaventure: ils avaient fait un tour, chavirage complet et le bateau était revenu dans le bon sens, mais bien sûr avec un bordel innommable à bord.
Bon, on est pas des sauvages, après le ti'punch, ils sont restés manger, on s'est serrés un peu.
Le lendemain, avant notre départ, le jeune vient nous voir avec une bouteille de vin de chez eux en s'excusant de ne pas avoir mieux pour nous remercier, et nous enjoint de la boire en pensant à eux.
Cette bouteille est restée dans un coffre quelques semaines, et un soir où nous étions à deux doigts de la sècheresse, je me souviens de son existence et je la sors. Nous étions dans le cockpit, je prends le tire-bouchons, et à peine avais-je commencé à tourner que la bouteille explose. Pas de bol, on aura jamais su le goût que pouvait avoir ce vin. En revanche, il y en avait partout, des éclats de verre itou, bref, la pagaille dans le cockpit, en se disant que finalement ça se passait bien, on aurait pu l'ouvrir à l'intérieur... Nous en avons déduit que le vin italien ne supportait pas l'agitation, et avait de la mémoire.

03 mai 2020

Bonjour,
Fin octobre 2019, j'ai passé Gibraltar une nuit de nouvelle lune. On m'a dit, t'inquiète, le seul danger, c'est les trafiquants qui passent tous feux éteints.

AU bout de 24h de nav, à 50 miles des côtes marocaines comme bien lu partout. On voit un truc noir à l'horizon. Au début on croit que c'est une balaine. Ca se rapproche et aux jumelles c'est un semi-rigide noire surpuissant avec un haut-pied en inox et un radar dessus à l'arrière.

Ils restent loin.
Puis nous croisent.
Puis changent de cap et nous suivent 10 minutes.
Puis changent de cap et foncent sur nous.

3 hommes à l'intérieur. 1 en casquette et deux autres avec un T-shirt enroulé autour de la tête qui ne laisse passer que les yeux. Comme dans les reportages sur les guerres arabes. Un quatrième sort d'une demi-tente igloo posé à l'avant.

De mon coté il y a deux filles en bikini et moi dans le cockpit, l'autre garçon dort en bas. A ce moment là je suis pas bien du tout. Et je ne fais rien pour cacher la méfiance dans mon regard. Je suis passé debout derrière la barre et j'ai enlevé le pilote auto.

à 10 mètres:
- "Bonjour".
- "Bonjour".
- "Vous avez du café?"
- "quoi?"
- "Coffee ? Café ? Vous avez du café?"
- une équipière : "Oh, Yes, we ..."
- moi : " ta gueule". "Non on a pas de café". "non non".

On se regarde.
Il s'en vont.

On faisait un jeu de société dans le cockpit. J'ai pas pu continuer à jouer. Je les ai regardés jusqu'à ce qu'ils disparaissent à l'horizon. Et j'ai balisé pendant 24h encore, à me demander si ils n'allaient pas revenir de nuit.

Je n'ai jamais su ce que c'était. Un mot de passe pour trafiquants? Des pirates qui approchent avec une phrase bidon pour jauger visuellement le potentiel d'une cible? Est ce qu'au moment où il m'a dit bonjour, le fait de baisser mon bras gauche pour débrayer la courroie du pilote lui a fait croire que j'avais ramassé un truc qu'il ne pouvait pas voir? J'ai eu plus peur ce jour là que la fois où j'ai perdu mon mouillage dans l'orage.

03 mai 2020

Oui, ça parait quand même drôle, ton histoire. Gros zod, 3 mecs... je comprend que tu te sois inquiété. On se sent parfois seuls sur l'eau. Si on part vers les agressions :

La veille d'arriver à Honiara, capitale des Iles salomon, sur Gauadalcanal, nous mouillons le soir à Rua Sura, une petite île tranquille. C'est très calme. Le soir, pas un bruit. Nous somme seuls dans un coin paradisiaque. Pas d'habitants visibles. Le silence.
Au milieu de la nuit, j’entends Tom, notre berger allemand commencer à grogner puis aboyer d'une manière furibarde. Je le sens pas affolé, mais vraiment dans un état près à se battre. Je me lève vite, prend la lampe. Autour de nous étaient une trentaine de pirogues montées chacune de 3 hommes. N’étant pas armé, j'ai crié « Go away or à take my gun » en montrant le bout de la gaffe. Ils sont partis silencieusement.
Le lendemain, en faisant mon entrée à Honiara, je dis à la police que nous venions de Rua sura. Ah ? Me réponds le fonctionnaire, il semble que plusieurs bateaux aient disparu dans, ces parages.
Merci Tom !

04 mai 2020

Nous étions en route de Wicklow à Dublin par une beau dimanche d’été: ciel bleu, vent F4 de l’ouest. À 8 miles de la côte les tours Martello et les champs verts avec les vaches ou moutons ici et là semblait comme un tapis. Quelle belle journée! Quel beau voyage! Il était 15h00 environ, et on pensait arriver au Royal Irish Yacht Club à Dun Laoghaire vers 17h00 pour un apéro. Chouette! Tout d’un coup on aperçoit une nuage complètement noir qui arrive sur nous de l’ouest à une vitesse incroyable. Le vent monte à 50 noeuds et la pluie est aveuglante. On démarre le moteur et court pour affaler les voiles, bien sûr, et au bout de quelques minutes la pluie cesse. Le vent, cependant, continuait à souffler. Nous avançons quand-même parce que le vent n’a pas eu le temps pour faire monter les vagues. Cependant, quinze minutes plus tard, qu’est-ce que c’est que ça qui nous croise devant, poussé par le vent vers l’Angleterre? Un papa, à bout de souffle, qui rame avec toutes ses forces contre le vent, deux gosses froids et effrayés sur la siège derrière et leurs cannes à pêche dans un petit canot de 3m. On les a rattrapé, réchauffé, et après un peu de soupe on les a laissé sur le quai au yacht club avec leur canot, sain et sauf, sinon pas sec. Ils étaient sortis près de la côte pour pêcher un gros pour le dîner et le vent a dû les a pousser plusieurs miles dans l’éspace d’une trentaine de minutes, malgré les efforts du papa. L’apéro avait un bon goût ce soir là.

04 mai 2020

Une erreur de jugement comme on en fait pas mal en bateau.
Est de la Sardaigne, jolie anse bien calme et quelques bateaux.
En arrivant de grosses bouées rondes et jaunes pour le mouillage de gros bateaux, puis derrière près de la plage quelques voiliers au mouillage.
On mouille clic clic clic .Après une nuit fort paisible, nous repartons daredare et joyeux.
A la sortie de la crique se trouve encore une bouée ronde et jaune, je vais passer à côté.
Arrivé à 50 m de la dite bouée, je remarque des têtes de roches qui montent vers moi à une vitesse folle...oh ! Mer..
Vous savez quoi ? c'était pas une bouée d'amarrage de gros bateaux mais une Cardinale !!
Ah ces Italiens !

04 mai 2020

Heuuu...
Dis, c'était où en Sardaigne, que j'y mette pas bêtement ma quille, sur les sous-marins amarrés à ton mouillage cardinal ?

04 mai 202016 juin 2020

Golfo Pevero en dessous de Porto Cervo.
Mon GPS en a gardé la mémoire :

04 mai 2020

Sniff. Ta carte devait bien indiquer et la cardinale et les roches ?

04 mai 2020

La carte indiquait un danger isolé (noir rouge noir) celle ci était jaune et semblable aux autres, mais c'est vrai manque d'attention, pan sur le bec !

04 mai 202016 juin 2020

La carte

04 mai 2020

Non rassurés toi c'est pas pan sur le bec mais il me semble utile de le préciser pour ceux qui débutent et qui lisent le post. J'ai un peu de mal avec les emoticons pour pré ciser l'intention... Sorry

04 mai 2020

Pas mal d'années de ça dans les anglo-normandes. Depuis plusieurs jours, la météo disait vent NE 3 à 4 avec risques d'orages. A force, au bout de plusieurs jours, on ne faisait plus attention aux risques d'orages.
On arrive devant l'entrée sud du sound de Chausey. pas de vent, donc moteur et grand voile. Tout d'un coup un gros nuage noir sur la cote, une méchante houle de sud qui se lève. j'affale la grand-voile et nous voici sous une pluie torrentielle et des vents assez costauds. Aucune visi, on étale au moteur sans rien voir; j'étais content de voir mon gps tout neuf qui disait qu'on avançait à 1 noeud dans la bonne direction (plein sud pour se dégager des cailloux).

Bon, ça dure une demie heure (qui m'a parue très longue). Le beau temps revient.
On rentre dans le sound. Juste à l'entrée, 2 gars en zodiac nous font signe:"On est en panne de moteur. Vous pouvez nous remorquer?". J'ai failli leur faire remarquer qu'ils n'avaient pas de brassière mais bon.
On rentre dans le sound et on voit tous les pecheurs hilares sur leurs bateaux.
On a compris qu'on avait remorqué les gendarmes maritimes. Je trouvais bien qu'ils avaient des têtes pas tibulaires mais presque

toujours en Mousquetaire
Pâques 1970 ou 11
on était bloqués à Aurigny depuis cinq jours vent 8 à 9 de Nord Est bine continu
heureusement pour nous on était béquillés en haut de la plage derrière la vielle jetée au pied su Sea view, au sec 10 heures par marée.
le samedi soir la météo annoce faiblissant 4 à 5 avec quelques rafales.
A 6 h du matin mon copain et moi décollant dans un vent ayant réellement faiblit, ça caille.
deux ris tourmentin puis on dégage au nord.
mais bientôt le vent remonte il faut affaler le tourmentin ... assez au nord on vire et on appuie avec le british seagull.
la mer des jours précédents est toujours là on ne voit pas souvent l'usine atomique et ses cheminées.
une petite phrase du copain, toujours blagueur :" Hubert, ne sommes nous pas un peu téméraires ?"
oui je ne vous ai pas dit que le coefficient de marée était de 111
en approchant de Cherbourg on peut renvoyer le tourmentin

on arrive assez crevés en moins de 5 h et on va se coucher une heure.
vers 14 h on émerge et passe alors le grand régatier du coin avec sa cour.
Il nous interpelle : "alors les petits gars, on ne sort pas ? trop de vent ? nous on est sortis avec le muscadet en petite rade, c'est autre chose que le mousquetaire hein le muscadet! mais c'était dur on a failli sancir !"

au bout de quelques minutes alors qu'il reprenait son souffle entre deux phrases, j'ai glissé négligemment :
"oh ben nous on rentre d'Aurigny ..."

je me souviendrais toujours du grand silence qui suivi !
50 ans plus tard il nous arrive d'en rire !

05 mai 2020

Chaque année, après la fin de la saison, quand le Selection du club de voile a terminé ses sorties en école de croisière, les membres locaux du club se font une balade automnale. Soit vers l'Espagne, si le vent est dans le quartier nord de la rose, soit vers les scillys si c'est plutôt sud.. Cette année là, il y avait la postière, le poissonnier, la coiffeuse, un adjoint au Maire, …., nous étions 6. Cette mi novembre, un bel anticyclone avec une belle bise d'Est nous emmena en 35h à Ste mary's, Scilly.
Le lundi matin, le vent avait bien faibli et nous étions impatients d'aller marcher « en ville » et faire le tour de la « Garisson », la presque ile à coté de Hugh Town.
Le plan d'eau bien plat nous poussa à ne faire qu'un tour d'annexe. A 6 dans la petite angevinière prévue pour 3/4, c’était serré, mais le vent nous poussait.
Mais avec ce vent d'Est plus on s'éloignait du bateau, moins c’était plat et une centaine de mètres avant la digue, le retour levait un bon 20 cm de clapot dru. A 50 mètres, l'annexe se remplit. Les 20 derniers se firent à la nage.

Eh bien même avec son micro climat, le passage du gulf stream, son jardin tropical, l'eau est froide en Novembre aux scillys.

10 mai 2020

Faudrait ajouter cette histoire au fil "histoires de plouf”, non? :)

05 mai 2020

dans les années 80 ,j'avais un client qui avait une grosse vedette dans les 14m guycouach.
basée à porquerolles , quand il naviguait il y avait à bord son "infirmière" et un capitaine .un jour il était avec des copains ils décident d'aller à nice sans l"infirmière" ni les skipper .
et ils partent à 25nds on est vite rendu ,mais comme ils allaient un peu vite ils sont arrivés à san remo .
qu'à cela ne tienne ,on y reste pour la nuit et la fête continue ,le lendemain ils font demi tour et arrivent à nice ,l'idée leur vient d'aller en corse mais comme personne à bord ne sait naviguer ils vont voir le commandant du ferry et lui demandent s'ils peuvent le suivre ,ok on reste en liaison vhf et on vous verra au radar .
et ils partent ...
en arrivant sur la corse il y a de la brume et ils perdent le ferry de vue ,donc ils accélèrent ,la vhf leur dit qu'ils viennent de les perdre au radar ,ils continuent à un moment devant la vedette le cul du ferry .finalement ils sont arrivés à bastia et au retour ils ont retrouvé le continent .
c'est le propriétaire qui me l'a racontée .
alain

05 mai 2020

Aux Antilles, il y a beaucoup d'hommes relativement âgés qui naviguent avec leur nièce.