Vos échouages acrobatiques

Bonjour
Quand on fait des c.....ies, il est parfois bon d'en rire. Montrez nous ou racontez nous vos échouages hors des règles du "bien savoir mouiller.
Je commence. C'était à L'Aber Wrac'h, je ne voulais pas payer le port juste pour une nuit et j'ai décidé d'aller mouiller un peu plus haut sur les bords de la rivière. Malheureusement, depuis la dernière fois que je l'ai fait (il y a très longtemps), les riverains s'étaient essayés à l'élevage des huitres !!!!

L'équipage
28 déc. 2020
28 déc. 2020

Les ostréiculteurs qui ne balise pas leurs parcs, ont se croirait à Bréhat, plus UN SEUL endroit pour mouiller ou s'échouer en toute tranquillité

28 déc. 202028 déc. 2020

J'ai raconté dans "vos histoires de mer" un certain nombre d'échouages scabreux, mais pas ceux-ci.

Le premier, en arrivant à Ploumanac'h. Je ne voulais pas rentrer dans la souille, mais trouver un coin tranquille pour poser le bateau. Je suis donc sorti du chenal et parti sur tribord, face à une vaste esplanade de sable plat et dur. J'ai contourné les roches Run An Denved, petit plateau immergé, pour me diriger plein Sud vers la plage.
L'eau descendait très vite à cette heure de mi marée.

Je ne sais pour quelle obscure raison, j'ai trouvé qu'il n'y avait plus assez d'eau sous la quille, et au lieu de poser le bateau tout droit là où il le voudrait bien, j'ai voulu faire demi tour et ressortir. Sauf que le courant assez fort m'a mis en travers et que le bateau s'est arrêté sur le Run An Denved. Pas possible de l'en bouger, poussé par le jusant.

J'ai sauté à l'eau immédiatement pour voir ce qu'il y avait sous la quille. Une dalle plate sur la partie avant du lest, se prolongeant sur tribord, ce qui n'a permis de mettre la béquille tribord, qui était prête à poser, sur le pont.

La bâbord était 50 cm au dessus du sable, ce qui allait poser soucis une fois que le courant ne pousserait plus de bateau sur tribord. J'ai donc construit un petit Kern sous le patin, et porter un mouillage au Nord, depuis une drisse, en prévision du courant de flot, qui pourrait mettre à mal la fragile construction et faire tomber le bateau sur bâbord avant qu'il n'y ait assez d'eau.

Même chose sous l'arrière de saumon, mais le bateau n'en avait pas besoin.

29 déc. 2020

Là, on peut dire que tu as bien visé le tas de cailloux ! ça se joue à pas grand chose des fois.

28 déc. 2020

Le deuxième :

Le même été, quelques semaine plus tard, nous terminons notre virée par Chausey. Comme d'hab', nous posons à l'écart du chenal Nord dans le Sud Sud-Est de la petite fourche.
Les fonds sont un peu vaseux à cet endroit, mais c'est juste pour la nuit et ça nous permettra de dormir tranquille, car il y a un bon 5 dehors.

Et effectivement, nous dormons à points fermés... lorsque le bateau tombe d'un coup. Passé le moment de sidération et de désorientation, je saute sur le pont et constate que la béquille tribord s'est enfoncée d'un bon mètre.

La où le bateau s'est posé, le sol est pourtant assez dur, et je fais le tour tranquille en bottes, avec mon appareil. Mais l'eau qui se retire montre que la béquille a posé dans le lite d'un petit cours d'eau, comme il y en a plein sur le sable. Et le cours d'eau doit en fait être largement souterrain, car la surface a cédé.

J'ai eu peur pour la structure du bateau et la béquille, car malgré la gîte prononcée, la coque ne touchait pas le sable. C'est donc la béquille, tordue, qui a maintenu le bateau pendant plusieurs heures.

L'analyse des dégâts n'a strictement rien révélé sur la coque indestructible de ce bateau. La béquille, à peine tordue, a fait l'affaire comme elle était, les huit années d'aventures qui ont suivi.

28 déc. 2020

Une fois sur un mur de parc à huitres, un Arpège, si instable qu il se balançait si on allait à l avant, j ai fait une photo avec la pleine lune, le mur était assez haut, on a eu chaud 🙈👎😬

28 déc. 2020

Cela ne m'est arrivé qu'une seule fois.
En sortant du port du Croisic, qui comporte trois alignements successifs à respecter.
Vent portant, j'étais à la voile, poussé également par le jusant.
je suivais attentivement par l'arrière le premier alignement.il fait passer entre le quai et un plateau rocheux dont les têtes sont toujours émergeantes.
Quand à une centaine de mètres sur mon avant, venant perpendiculairement, un pêcheur à bord d'un petit canot me fait signe avec force gestes de serrer à tribord.
Le doute me prend. Je vérifie que je suis bien dans l'alignement.
Le type insiste, et instinctivement pour mon malheur je vais sur tribord.
Une minute ne s'est pas écoulée que je sens la quille de mon Samouraï racler le fond, puis le bateau s'immobiliser. Par chance le fond rocheux était plat.
J'ai passé la marée basse bloqué, sans être totalement échoué, heureusement, attendant le flot pour me dégager.
Quant à l'hospitalier
pêcheur breton, quand il a vu ce qui arrivait, il s'est empressé de regarder droit devant lui !
Je ne saurai jamais s'il l'avait fait exprès...

28 déc. 202031 déc. 2020

Un échouage qui aurait pu mal tourner, mais qui ne s’est pas trop mal terminé.

Au trou de la souris à Bréhat, il y a un seul bateau à l’ancre quand nous y arrivons. Nous tournicotons un petit peu pour choisir où mouiller. Voyant notre hésitation le voilier déjà installé nous indique où nous mettre. Nous mouillons selon son conseil. Pendant qu’on se met à l’aise, qu’on prépare l’apéritif et le dîner, un doute me tracasse. En prenant quelques relèvements, je m’aperçois que nous sommes en plein sur des cailloux. En maudissant le voisin, nous décidons d’aller échouer dans le fond de l’anse qui est sain selon la carte. Nous y allons, mouillons là où il faut. Quelques coups de sonde pour vérifier les fonds ; c’est ok, nous gréons les béquilles. Apéro et dîner sur le pont dans un site magnifique, coucher de soleil, petit whisky tourbé sous les étoiles, et dodo.

Je me lève au milieu de la nuit pour surveiller l’échouage et je fais un petit tour sur le pont. Cela a suffi à déséquilibrer le bateau qui commence à basculer doucement, la béquille bâbord s’enfonçant dans la vase qui avait paru ferme lors des sondages. Le bateau finit par se coucher complètement (10 t, 1.80 m de TE), accompagné des cris des dormeurs et des bruits d’avalanche à l’intérieur. Bon ! A près avoir remis de l’ordre et vérifié divers points, il n’y a plus qu’à attendre que l’eau revienne. En fait, la vase sur laquelle nous sommes posés est thixotrope, c’est-à-dire qu’elle est relativement ferme en temps normal, mais qu’elle devient fluide quand elle subit une pression ou qu’on la remue.

J’ignore si le bateau se redressera sans se remplir d’eau. Dans le doute, je calfeutre la porte de la descente avant. Nous désolarisons la béquille du bateau pour qu’elle ne gêne pas le redressement.
Nous passons le reste de la nuit sur le pont, à la contre gîte, pas trop en forme et plutôt inquiets de la suite. L’eau revient enfin avec le jour. Là bateau se redresse peu avant avant que le niveau de l’eau n’atteigne la descente. Nous récupérons difficilement la béquille qui est enfoncée profondément dans la vase en la hissant avec un palan de bastaque. Après avoir remis de l’ordre et vérifié les fonds, le moteur, les batteries, etc., nous préparons l’appareillage pour Guernsey. C’est alors que la pompe de cale émet ses trépidations caractéristiques de façon presque continue. Il devient clair que nous avons une petite voie d’eau. Et Il est évidemment impossible d’en trouver l’origine.

Dés l’ouverture, je téléphone au chantier de Paimpol pour avoir son avis sur la possibilité de traverser le golfe normand-breton dans ces conditions. Il me dit : ce n’est rien. C’est qu’un petit coup de calfat à mettre. N’hésite pas, vas y. Bon ! Je chronomètre le fonctionnement de la pompe : toutes les 10 minutes maintenant. Et nous partons, vaguement rassurés et un peu vaseux de la nuit passée sur le pont. Le rythme de la pompe décroît doucement, mais régulièrement au cours de la traversée, malgré les vagues qui sollicitent la structure du bateau. Cela nous rassure.

Arrivés à St Peter port sans que la situation ne s’aggrave, je reçois un coup de téléphone du chantier : ah ben t’es arrivé ! J’étais inquiet. Nous discutons un peu et concluons que la quille a été sollicitée en torsion lors du basculement et du redressement et que cela a probablement entrouvert des joints de bordés dans les fonds et que ça se remet en place progressivement.

La voie d’eau, même si elle a diminué, n’est quand même pas complètement résorbée. La pompe continue à se déclencher tous les quarts d’heure, puis toutes les 20 minutes. La suite de la croisière continue sans histoires, si ce n’est la pompe qui perturbe le sommeil à bord. Revenus à notre port d’attache et avant de quitter le bateau, j’installe une deuxième pompe après avoir demandé au port de shunter la tempo qui limite l’utilisation des bornes électriques.

Quelque temps après, le bateau est échoué sur la cale pour reprendre le calfatage du galbord et du ribord sur l’arrière tribord. Puis plus tard, dépose du moteur pour changer les bouts perdus qui assemblent les varangues à la quille sur l’arrière et pour resserrer tout ça. Ils avaient une petite faiblesse que de soupçonnais depuis quelque temps déjà, mais sans me décider à intervenir.
Voili voilà une petite mésaventure qui reste gravée dans le JdB et dans la mémoire des équipiers d’alors.

29 déc. 2020

@ ABANA : comment t'en es tu sorti ?

29 déc. 2020

J'avais très peur qu'en se déséchouant une des coques ne soit transpercée par des bouts de ferraille bien plantés bien droits vers le ciel (et mon bateau). L'mbase sail drive était logée dans un carré de fers à béton. Bref, la situation n'était guère reluisante même si, jusqu'à présent il n'y avait aucun dégât. J'ai amarré l'arrière du bateau de chaque côté, bien tendu le mouillage. Quand la mer est montée, je surveillait surtout l'embase. Heureusement il n'y avait pas de vent. Le batyeau est monté tranquillement sa

29 déc. 2020

Beug ! Sans rien toucher. J'ai eu beaucoup de chance pour le déséchouage, moins pour l'échouage. Quand il n'y a pas eu de bobos, on dit j'ai eu de la chance. Non, la chance aurait été de ne pas se foutre en sale position !

29 déc. 2020

En convoyage depuis Brest vers Morlaix pour le tourduf nous arrivons trop tard pour les écluses et décidons de passer la nuit à l'embouchure de la rivière de Morlaix. On prend donc une bouée en bordure de chenal entre le Dourduff et Locquénolé. Au milieu de la nuit tout le monde tombe de sa bannette (enfin ceux "d'en haut"). On sort pour comprendre que nous commençons à échouer (le bateau n'est pas fait pour, grrr). Il ne reste plus qu'à attendre qu'il se couche et on se recouche en essayant de se caler pour dormir. Un peu plus tard, il est devenu impossible de se caler car la gite est trop importante.
Nous avons compris à marée basse que la quille était posée sur le talus et la coque dans le chenal (probabilité ?). Le mat est à l'horizontal) dirigé vers le chenal. Heureusement le talus n'était pas trop haut.

29 déc. 2020

Un truc comme ça, ça pouvait se terminer par un bateau au fond !

30 déc. 202030 déc. 2020

Assez similaire, dans la rivière de Morlaix également ! Arrivés trop juste pour aller à Morlaix, on passe la nuit devant Carantec, on trouve un trou pour nos 2 m de tirant d'eau, les calculs sont corrects, nuit sans souci... Décollage tôt le matin pour profiter de la marée haute et aller enfin à Morlaix, on coupe un peu dans les derniers virages, hop ralentissement puis immobilisation du bateau dans un tas de vase!
On tente par tous les moyens de faire giter le bateau, voiles bordées, poids(équipier!) en bout du tangon, drisse reprise sur une bouée, peine perdue. La marée descend, la quille du bateau est enfoncée dans 2 m de vase. On découvre le bateau au bord du précipice du chenal, mal placé il y aurait également peut-être moyen de basculer et couler ?!!
A la montante, stress si le bateau ne va pas faire ventouse, finalement il reflotte sans trop de souci. Par contre toujours bloqué, la puissance moteur est insuffisante, heureusement un bateau à moteur passe par là et nous libère enfin après 12h, ouf! Les coeff étant au plus haut, il était important de partir de là car ensuite on partait sur un cycle de 12 jours si ce n'est plus... Bon finalement pas d'escale à Morlaix pour le bateau ;) (on y a été à pied) moralité : suivre les alignements dans les rivières même (surtout) à marée haute !...

29 déc. 202029 déc. 2020

celui-là avait fait l'animation aux bas sablons un dimanche après midi à Saint Malo
même pas une rayure sur l'antifouling

mais quand la mer est remontée je pensais pouvoir reculer au moteur vers le large mais le courant était trop fort juste eu le temps de remonter le hors bord et les deux safrans !

c'est arrivé à cause du moteur en panne on arrivait tout doucement vent arrière l'affichage lumineux indiquait 80 cm pour les 40 cm de tirant d'eau tout relevé mais l'achelle graduée visible au dernier moment indquait 30 cm : trop tard !

31 déc. 2020

Bien joli ton bateau, c'est quoi comme marque?

C'est un catamaran Iroquois longueur 9,20 m sur 4

31 déc. 2020

Super merci, je suis pas très cata mais celui ci est bien minions ;)

29 déc. 202029 déc. 2020

Ca m'est arrivé deux fois de me vautrer comme un cochon en quillard.
Une fois sur l'un des bancs de sable a l'entree du Pouldu en encadrement croisiere . On a sorti brosse de pont et eponges et on s'est relayé pour nettoyer les oeuvres vives . Il n'y avait pas besoin , c'etait juste histoire de sauver la face et faire genre " on a fait exprès " ...
Bref, faire passer notre echouement pour un echouage ...
( edit avant qu'on me tombe sur la couenne : je parle ici d'un temps où le brossage des carenes etait autorisé )

La deuxieme fois ( je devrais dire seconde, je touche du bois ! ) a Vannes le long du quai qui est juste en aval du pont de Kerino . Ce qui devait etre juste un " touch and go " pour recuperer un equipier a fini par etre une sale nuit vautré dans la vase : 1.80m de tirant d'eau quand c'est par terre, c'est vite invivable .
Le " petit plus " avait ete la visite des pompiers et de la police juste apres, sans aucun doute alertés par un passant qui ne trouvait pas notre position tres catholique .

Mais aucune casse dans les deux cas. Pourvu que ca dure !
:-)

30 déc. 2020

Une fois (entre autres, mais jamais grave) au mouillage dans une baie très protégée d'une petite île entre Chiloé et le continent. Restés qqs jours de plus que prévu dans cette zone au marnage très important, au petit matin, on a senti le bateau basculer doucement dès qu'on s'est levés... avec les conséquences qu'on devine vu qu'on était à l'arrêt tranquilles depuis plusieurs jours ! On s'est recouchés et on a attendu que ça remonte, avant de changer de place pour un endroit plus profond.

31 déc. 2020

c'était au début, mon 1er bateau de 6,2 m en DL (principe de précaution...)
en escale au port de Tréguier, voulant aller sur Perros, fort de mon inexpérience je veux prendre un raccourci, et quitter le chenal pour passer dans les cailloux...50 cm de tirant d'eau, mi marée descendante ça doit passer et au moteur, fastoche j'ai vu le passage sur la carte
devant moi une perche, un cylindre je crois
question ? je rentre ou je sors ?
je laisse à tribord et vois illico le caillou, assez plat et large que balise la perche...
trop tard, je suis dessus le bateau s'arrête
oups, je suis seul, comment faire ? ça va faire long d'attendre le flot et le bateau va pas tenir tt seul debout
j'enfile les bottes, je passe un bout autour de la taille, je mets moteur arrière moyen et je saute sur le caillou, vais à l'étrave et repousse le bateau jusqu'à ce qu'il soit libéré et saute rapidos dessus
tout s'est bien passé, j'ai repris le chenal et j'ai visité Perros
mais les raccourcis, j'évite, bien qu'aujourd'hui avec les traceurs dans la main, on a un peu plus de chance de ne pas se mettre dans cet état...quoique, 2 ou 3 fois planté ds la vase en allant à Vannes, trompé par ce foutu bateau à gauche de la dernière perche du chenal, que je crois à flot alors qu'il est déjà ds la vase...
pas de bobo, c'est déjà ça et ça réveille un peu le sens marin jusqu'à la prochaine bétise
JL.C

31 déc. 2020

Nous avions un T7 à l'époque, un dériveur intégral d'une trentaine de cm de tirant d'eau dérive relevée. Nous venions de passer le raz de sein sans problème quand tout à coup ma femme a été prise d'un violent mal de mer, le truc épouvantable qui vous donne envie de vous foutre à l'eau, on a appris ensuite que c'était la maladie de Mesnière, j'ai précipité le bateau vers le premier banc de sable venu, c'était à l'intérieur de l'Aber, derrière l'île de l'Aber dans l'est de Morgat. Je pose les deux pioches pour que le bateau ne bouge pas, je ferme les rideaux et avec les garçons nous allons nous assoir sur le banc de sable en attendant que ma femme aille mieux, Avec cette maladie il ne faut pas de bruit, pas de lumière et évidemment pas de mouvements. On a pu rejoindre le bateau à la nuit tombante vers 22h. Ma femme allait mieux.

Le lendemain big problème, j'avais échoué le bateau au plus haut d'une forte marée il ne flottait plus. Avec les gamins on a creusé le sable sous le bateau avec les pagaies et leurs pelles , le bateau flottait de justesse à la marée haute suivante. Si ça n'avait pas marché on en aurait eu pour plusieurs semaines.
Ben oui ! déséchouer un DI c'est l'horreur !

Votre réponse

Merci de contribuer aux réponses sur HISSE ET OH !

Merci de vérifier de bien répondre au sujet. Fournisser des détails sur votre réponse et partager votre expérience et vos recherches !

Mais éviter de …

  • Demander de l'aide ou de répondre à une autre question (utiliser les commentaires dans ce cas).
  • Porter un jugement et manquer de respect dans votre réponse.
  • Pour plus d'information, consulter la FAQ et la Charte de HISSE ET OH !

Déposer un fichier ici ou Cliquer pour envoyer

Bien fini ?

Après la pluie...

  • 4.5 (137)

Bien fini ?

mars 2021