V&V ca nous est arrivé [naufrage d'un bateau]

Salut à tous,

Avez vous lue le dernier V&V ? dedans il y a un article sur le naufrage d'un bateau.

C'est dramatique, mais qu'en pensez vous?

Je sais pas si j'ai le droit de mettre une copie d'écran de l'article sur le forum?

A+

L'équipage
18 déc. 2013
18 déc. 2013

probablement pas

18 déc. 2013

Mais vont-ils faire un procès ou considérer que c'est de la pub!?

19 déc. 2013

Salut,

ben, pour ceux qui, comme moi, n'ont pas le V et V sous la main, ce serait sympa que tu nous racontes l'histoire de ce naufrage !

19 déc. 2013

V&V ca fait un moment que je ne le lis plus, et j'ai pas envie de lire a nouveau quelques articles de cette revue.
Tout comme Max sea dont je suis inondé de courriels publicitaire.
C'est deux noms que j'ai rayé.

19 déc. 201316 juin 2020

Je risque un procès ! au mieux je suis hors la loi hadopi :)

Je vous invite a acheter le v&v en question :)

Edit : la première photo n'est pas lisible j'en remet une couche

19 déc. 2013

C'est illisible de toute façon, même en zoomant. On ne comprend que les titres.
:jelaferme:

19 déc. 2013

Comme c'est illisible, on laisse, ça fait de la pub gratuite pour V&V ! Mais ce n'est pas Hadopi que tu bouscules, c'est le droit d'auteur (un droit plus que centenaire). La maquette d'un journal est soumise au droit d'auteur, tout comme les textes et les photos. Donc le bon réflexe avant de mettre un doc en ligne, c'est de vérifier qu'il n'est soumis à aucun droit limitant sa diffusion. Ou alors de mettre un lien vers le site, ou encore de dire où on peut se procurer le doc en question...

19 déc. 2013

TOM 2 Paname, tu peux faire un résumer ?

19 déc. 2013

C'est pas le département, c'est l e nombre de pied de mon bateau!! ;)

Non ... c'est bien le département mais depuis j'ai fais -1.

En résumé ;

Un couple de jeune retraité sont partis d'Australie pour traversée vers la NZ avec un superbe bateau en Alu très marin de 13m.

Ils sont partis un peu tôt dans la saison et on pris un coup de vent. A partir de là ils ont accumulés les avaries : bimini arraché, survi arraché, génois déchirés.... Ils n'ont pas réussi à enrouler le génois qui, en battant s'est arraché. Ils on ensuite mis a la cap avec la trinquette et la GV à trois ris pour aller dormir.

Pendant la nuit avec des rafales a 50nds + les déferlantes ont arrachées deux panneaux de pont. Le bateau s'est ensuite remplie d'eau jusqu'au naufrage.

C'est triste pour eux vraiment.

19 déc. 2013

Si "les déferlantes ont arrachées deux panneaux de pont", il est difficile de prétendre qu'il s'agit d'un voilier marin...

19 déc. 2013

Si on a l'info, c'est qu'ils sont revenus à terre ? Pour les capots, si tu les fermes mal ? le bimini passe encore, mais la survie ? T'es sur que c'était des 'jeunes ' retraités ?

19 déc. 2013

Faut dire que, la Mer de Tasmanie, ce n'est pas vraiment un coin "aimable"

19 déc. 2013

"Voilier alu de 14,30m construit par les chantiers navals de Dunkerque et présenté au salon nautique de 1996.
Plan Georges Auzépy-Brenneur.
Largeur 4,15, déplacement 12T, lest 3,5T"

Je ne connais pas ce type de voilier, mais il apparait comme un très beau voilier en photo.
... Sauf sur les photos des sauveteurs australiens :-(

Je trouve qu'il y a quelques articles très intéressants dans ce numéro (histoires vécues)

19 déc. 2013

66 ans et hélitreuillés de justesse avant la fin d'autonomie de carburant de l'hélico sur zone.

Ce couple a l'air d'avoir le moral; courageux dans la panade et pas dégoutés de la voile pour autant
:-)

19 déc. 2013

j'ai lu cet article;

étonnant que les capots des panneaux sur le pont avant aient été arrachés, même avec bcp de mer (le début de leurs vrais ennuis: remplissage des panneaux avant, avec voie d'eau sérieuse, car panneaux pas étanches, - étonnant aussi- , puis le bateau a -vite-coulé par l'avant...).

De mémoire, la survie était logée ds un des panneaux avant en plus.

Etonnant pour un 14m alu de grand voyage, censé bien mieux résister (même s'il y a eu à priori des rafales à 50nds et sûrement une sacrée houle), et ne donne vraiment pas envie d'avoir des panneaux sur son pont avant (bateau pas vieux, de 96 je crois).

19 déc. 2013

Bonsoir,
J'ai acheté V&V pour lire cet article.
Si beaucoup de points ayant entrainé ce naufrage peuvent porter à polémiques, ce n'est pas mon but.
Je me pose surtout la question de la résistance de nos panneaux ouvrants.
Les miens (lewmar je crois) sont fermés par des poignées plastique : quelle résistance de ces fermetures? quelle durée de vie pour ces pognées? les axes d'ouverture doivent faire 4 ou 5mm, est-ce suffisant?.
Est-ce que mes panneaux résisteraient à des déferlantes?
On croit souvent être en sécurité car on a du matériel marine, mais qu'en est-il réellement?
Sur la photo de ce bateau avant le naufrage, les panneaux avaient l'air nickel !
Pour moi, un bateau ne doit pas couler s'il n'y a pas d'entrée d'eau significative : trou dans la coque ou perte d'un hublot ou capot ou porte descente.
Je crois qu'on a tous à gagner à se poser des questions sur la fiabilité de nos bateaux et de leurs équipements certifiés CE et marine.
Jacques

20 déc. 2013

C'est exactement sur ce point que je voulais discuter, je me pose des questions sur la résistance des panneaux.

19 déc. 2013

Le risque, c'est une surpression intérieure.

20 déc. 2013

:-D :-D :-D :pouce:
De bon matin, ça fait du bien.... Et j'attends vivement l'explication !

20 déc. 2013

Tu peux expliquer stp? Dans quel cas peut il y avoir surpression interieure sur le panneau de pont de la cabine avant? No comprendo. Merci

20 déc. 2013

Sur un bateau de 10 ans un axe (en plastique !)a cassé la veille d'une traversée du golfe de gascogne sur un panneau peu utilisé (il a pris du jeu quand je l'ai ouvert et j'ai forcé). En manipulant énergiquement le 2° pour le tester même punition et j'ai changé les deux. C'était visiblement une usure du matériau et il n'y avait eu aucun signe avant-coureur.

20 déc. 2013

Fut un temps ou il était de bon ton de munir les ouvertures de "contre-hublots" / "contre-plaques".....

20 déc. 2013

En tout état de cause, un panneau de pont dans le triangle avant n'offre qu'une faible résistance face au déferlante; grosso modo, son épaisseur au-dessus du pont? Ok, son étanchéité peut être défaillante, mais des infiltrations n'ont jamais coulé un bateau.

Quel paquet de mer s'écrasant sur le pont peut exploser/arracher un panneau, suffisamment solide pour que l'on marche dessus, se prenne un coup de tangon,etc ?

On a une tendance naturelle a mettre l'étrave face aux déferlantes car on suppose que l'avant est mieux défendu; cette histoire ébranle qq convictions...

Je connais un écume de mer dont le panneau avant à été cassé par le tangon ...
C,était vers 1980, le panneau n'était pas si vieux ...

20 déc. 2013

J'ai navigué il y a environ 35 ans à bord de Wildrocket à Joël Charpentier, goëlette de 20m en acier, construit pour la Transat en solitaire anglaise de 72, je crois, puis 76. Il courut ensuite la Route du Rhum en 78, terminant 5è et premier de sa catégorie. A l'époque, couraient des bateaux en acier de plus de 20 tonnes!
L'architecte avait prévu des soutes à voiles à lavant, accessibles par des capots découpés dans le pont, donc aucune saillie.
Lors de sa première transat, il dut abandonner, les capots ayant été littéralement arrachés par les vagues et le bateau se remplissait d'eau. Il ne faut pas oublier que cette transat par la route nord (c'était avant les multicoques qui passent par la route sud) se passait au près d'un bout à l'autre.
Après ces ennuis, Joël avait condamné les fameux capots et il fallait traîner les sacs à travers le carré.

20 déc. 2013

Pour info, il s'agit du même architecte.

20 déc. 2013

Tribal ?? C'est combien une colonne d'eau, avec vitesse (l'eau tombe au moment ou le bateau remonte) sur un panneau 1/2 m2, ton poids doit être bien ridicule, non compté la répétition. Pour la surpression intérieure, je sais pas, des mouvements d'eau, car un panneau est calculé pour supporter un poids, pas pour faire un effort opposé (juste le collage du joint), sinon notre fameuse carène liquide, qui est redoutable (c'est quoi déjà, le carré du poids ?, j'ai pas mes cours sous les yeux). Par exemple, sur le capot avant de mon boat (bateau de 1982), les pattes des charnières lachent et c pas très épais, ni très costaud et en latéral, un paquet d'eau aussi ça a un peu de force (avec notre ami 'répét').
Et le Bremen (pont avant déchiré/explosé), et dans le VG, avec de l'eau, explosion des cloisons, etc..

20 déc. 2013

c'est la question que je pose.

20 déc. 2013

mais ce qui est assez incroyable je trouve, c'est le fait que ce bateau de 14m, ait coulé (à priori) uniquement suite au remplissage des panneaux avants;

Un défaut de conception donc (/emplacement, et volume des panneaux, pb d'étanchéité, manque de mousses ?). Et la survie était bien logée dans un des 2 panneaux, et a été embarquée...la double peine.

20 déc. 2013

pas si étonnant que ça!
en mer rouge j'avais "oublié" d'étanchéifier le trou de chaîne d'ancre qui donnait dans la soute à voile!
je faisais un bon prés, avec vague par dessus, sans que personne ne se doute de rien, on s'est retrouvé le bateau plein l'eau qui dépassait les planchers, avec pourtant des cales profondes!
alors un panneau manquant si personne n'obstrue immédiatement cette voie...

20 déc. 2013

Une baille à mouillage doit évacuer l'eau directement à l'extérieur du bateau, sinon pb effectivement. Encore une histoire de conception.

20 déc. 2013

oui evidemment en fait c'était un bricolage rajouté par un copain d'ou mon oubli de le boucher, il ne voulait pas utiliser la baille à mouillage car l'angle de rentrer de la chaîne ne lui convenait pas...MDR

21 déc. 2013

la pompe de cale ?
c est a ca qu elle sert non
sur un ancien voilier il y avait un entree d eau avec la baille a mouillage et l eau passait dans les fonds et bien sur la premiere fois cest quand les planchers on commencer a floter qu on s en est apercu ( pompe en panne)
mais la pompe une foi change elle faisait son boulot
si la pompe etait coupe on faisait dans les pires conditions 40 litres au quart d heure et on a j amais coule
je trouve etrange
une soute a voile ca doit etre au moins autant etanche que ma foutu baille non

20 déc. 2013

dans la cale?
Et pourquoi pas les habituels nables de chaque côté de l'étrave? ça paraît si simple?

20 déc. 2013

C'est une bonne explication ;-) comme tu. As pu le deviné je ne connais pas le Dufour. J'ai eu un bateau ou la ligne de mouillage était à fond de cale mais l'ancre à poste. Pas de capot, pas d'entrée d'eau

29 déc. 2013

idem sur les chassirons!
:blabla:

20 déc. 2013

mais l'angle de rentré de la flotte était nickel ;-)

29 déc. 2013

La pompe de cale est une pompe d'assèchement, de faible débit - au mieux quelques dizaines de litres/minute - (en tout cas sur notre bateau).
En cas d'entrée d'eau importante, notamment suite à une avarie, il faudrait une pompe d'épuisement dont le débit serait supérieur au débit d'entrée d'eau. A ma connaissance, il n'y en a pas sur des unités telles que les nôtres.

20 déc. 2013

sur le dufour 35 c'est de série l’évacuation de la bail vers le fond de cale.

20 déc. 2013

Le puit de chaines est aussi profond que la coque, les nables serait alors sous la flottaison ;)

La bail a mouillage est du coup plus étanche que sur une bail a mouillage classique et c'est rare de voir l'eau de mer passé par là.

Mais quand même avec des déferlantes et de la gite ça peut devenir TRES désagréable.

20 déc. 2013

Bonjour,
Je rectifie mon message d'hier soir:
J'ai relu cet article ce matin, apparemment, de ce que je vois et comprends, ce ne sont pas les panneaux de pont style lewmar qui sont partis, mais plus surement les panneaux recouverts de teck fabriqués par le chantier (plus en avant). les panneaux standards sont apparemment toujours là sur la photo juste avant le naufrage, mais peut-être sans les aérateurs fixés dessus.
Les panneaux sur la photo "avant" sont vraiment à plat pont et l'hypothèse la plus probable est qu'il se sont ouverts, et alors là la prise au vagues a fait le reste.
Ce n'est pas pour ça que je ne vais pas vérifier consciencieusement les miens.
Bonnes navs.
Jacques

20 déc. 201320 déc. 2013

Cette histoire m'a un peu interpellé (des hublots ouvrant de pont qui s'arrachent???) alors j'ai acheté le V&V pour voir...
Petit résumé:
Ils partent d'Australie (mer de Tasman) en direction de la NZ.
Au bout de trois jours le temps se dégrade, mais ils sont portant (largue) et bien arisé (deux ris trinquette). 30nds de vent, mais du mal à tenir les vagues de 3/4 Ar pour cause de voilier instable du a ces "formes arrières" (??).
Le couple (66ans) commence à avoir du mal physiquement. Je cites: "Nous avons barré toute la journée au largue, sous deux ris trinquette, en gardant la houle 3/4 arr. Parfois nous nous sommes retrouvés face à des montagnes liquides: nous avions interêt à bien prendre les vagues! C'etait dur, plusieurs déferlantes ont remplis le cockpit" [...] " l'écoute de GV à (fait) 22mm de diamètre et la prise de ris se fait en pied de mât".
La nuit arrivant, fatigués?, ils prennent la cape courante préférant cela à devoir barrer de nuit.
le lendemain, plutôt que de continuer au portant, ils decident de faire route au vent de travers pour remonter vers l'Australie. Dans l'aprés midi le vent remonte à 25/30nds et lors de l'enroulement du GE, celui-ci s'enroule mal, mais ils refusent d'aller à l'avant pour arranger cela car la mer se creuse. Le GE finira en lambeaux.
Le soir, le vent semble encore monter, ayant "peur d'empanner" ou "de faire une bêtise" (je cite) ils amarrent la barre et se réfugient à l'intérieur.
Durant cette période le vent monte à 50nds et il y a des creux de 6m.
Le lendemain le gros est passé mais il reste du vent; la mer se calme doucement. Au matin: bilan: le rail de trinquette arraché, bimini tordu, antenne vhf et anémo en TDMât arraché, mais surtout les capots avants arrachés et tout le contenu est parti dont le Bib. Ces capots sont ceux de la soute avant et d'une soute à Bib, pas les capots ouvrant vitrés. La soute est pleine d'eau (2.50m par 1.50m) ce qui représente plus de 4 tonnes d'eau (sic). Sur la photo, je les ai entouré en rouge.
Le bateau à ensuite coulé, l'eau envahissant la partie "habitable" par les passages des gaines d'éléctricité et de ventilation après avoir parcourus 40 milles ainsi.
Le reste est l'histoire du sauvetage.

20 déc. 2013

Bonsoir,
D'accord avec toi pour les panneaux incriminés, c'est pour ça que j'ai fait un rectificatif de mon message d'hier soir après une lecture trop rapide de l'article.
Jacques

22 déc. 2013

La trinquette était sur enrouleur ?
C'est elle qui est partie en lambeau?

22 déc. 201322 déc. 2013

Non, c'est le génois.
Oui sur enrouleur.
Enroulé dans du vent fort, en faseillant; résultat: trop sérré, drosse en butée alors que la chute est encore déroulée. Un grand classique. La parade: enrouler vent arrière alors que le GE est abrité dérriére la GV.
Même sans GV, au vent AR il s'enroule moins sérré, pour peu que l'on ne le laisse pas faseiller. Ne pas hésiter à dérouler pour bien enrouler.
.
Il ne s'est pas déchiré car il aurait été utilisé dans un vent trop fort pour sa surface, mais bien parce qu'il a été mal enroulé et qu'ils ont fait le choix de ne pas intervenir dessus (pensant qu'il fallait aller à l'avant pour cela)

20 déc. 2013

ok. c'est clair. reste la question des infiltrations via les gaines : pas possible à aveugler? pas possible que les pompes compensent?

20 déc. 2013

Désolé, je ne comprends pas comment 4m3 d'eau peuvent suffire pour couler un voilier de 13m.

20 déc. 2013

d'après le récit, l'eau s'est aussi infiltrée en dessous, via les gaines notamment (panneaux-soutes avants pas étanches en résumé); le propriétaire indique d'ailleurs avoir utilisé les ou la pompe de cale, mais en vain. donc au final le volume d'eau devait être bien supérieur à celui correspondant aux panneaux.

c'est surtout ça qui me parait anormal au niveau conception: la non-étanchéité des panneaux avants, qui peuvent toujours se remplir (ne serait-ce que par oubli de les fermer d'ailleurs).
Parce que s'il n'y avait eu que les panneaux de remplis, le voilier n'aurait sûrement pas coulé.

20 déc. 2013

Raconté comme ça, on dirait qu'ils ont été dépassés par la situation, pris des décisions pas forcement cohérentes (?) et finalement baissé les bras...
NB les panneaux avant, mal fermés...?

20 déc. 201320 déc. 2013

@Tribal
Je pense bien que si. Mais au matin, alors que l'étrave était déjà sous l'eau, il était trop tard pour vider la soute... partant de là que faire? oui aller se baigner dedans pour boucher les entrées d'eau, mais ensuite?
.
Depuis que je suis sur ce forum (3 mois?) j'ai souvent lu des réflexions type "Pour éviter d'aller faire le zouave à l'avant..."
Je pense qu'il ont commencé à couler quand il n'a pas voulu aller assurer/enrouler le reste de GE... a partir de là (du moins c'est ce que laisse penser la tournure de l'article) ils ont commencer à baisser les bras. De même, une fois le vent qui remonte, ne pas partir en fuite sous peur d'empanner... et pourquoi ne pas l'avoir affalée?
Mais je ne veux pas les accabler. Pourtant ce qui me révolte c'est d'envoyer des secours (risques/couts) et de perdre un bateau pour une situation qui aurait facilement put être évitée (c'est mon avis).
De l'amateurisme. Oui, je suis dur.

20 déc. 2013

une fois remplis, je vois mal comment il aurait été possible de vider les soutes avant (à moins d'avoir assez de longueur de tuyaux pour utiliser la pompe de cale, mais à priori ce n'était pas le cas ..);

de même, comment étanchéifier les soutes avant de la cabine avant du bateau (peut-être la vraie cause du naufrage). Pas évident d'arriver à boucher tous les passages élec et aérateurs...

20 déc. 2013

Est-ce que les limites de la résistance humaine (physique, mentale) n'auraient pas été atteintes???

20 déc. 2013

C'est quand même un accident rare qui n'est pas près d'arriver au plaisancier moyen.
D'abord ça se passe dans un coin réputé pour très dur niveau mer.
Il s'agit d'un bateau lourd, rare et construit par un "petit chantier" (je sais que je vais faire hurler).
Il fallait évidemment du "lourd" pour aller par là avec ce programme. Mais lourd, implique des efforts très importants sur le matériel et l'équipage. Et l'équipage à 66 ans, n'a plus nécessairement la force de ses 20 ans.
Face à cela, quand ça commence à mal tourner, c'est irrécupérable. L'équipage ne sait plus faire face ni aux éléments ni aux efforts qu'implique un tel bateau lourd en déroute.
Personnellement, les bateaux de plus de 40 pieds me font peur car je ne me sens pas la force de les gérer si les choses commencent à tourner mal. Quand on a plus que ses 2 mains et l'âge de ses artères pour gérer une situation d'urgence, on est content d'avoir un petit bateau... mais cela implique aussi d'être moins ambitieux sur son programme.
Mais je respecte absolument les choix posés par ce couple enthousiaste et compétent. J'écris juste que, connaissant un peu mes limites, je ne ferai pas les mêmes.
.
J'écris que le bateau est rare et construit par un petit chantier. Certains y verraient un gage de qualité ; moi, pas vraiment. Je ne remets pas en cause la compétence des artisans qui l'ont construit mais, dans certains domaines, rien ne vaut les moyens, les R&D et les outils de l'industrie.
J'ai lu ici que certains auraient des doutes sur les capot Lewmar (ou autre). Or, d'une part, il ne sont pas en cause ici et d'autre part, le taux d'incident de sécurité avec des capots industriels bien installés est infiniment faible.
Ici, ce sont deux capots 'custom' flush deck qui ont été arrachés. On peut donc douter qu'ils remplissaient bien les critères catégoriels et qu'il y avait un soucis au niveau des charnières ou de la fermeture.

20 déc. 2013

Je trouve intéressant ce récit, et c'est très bien que des gens aient l'humilité de raconter leur mésaventures et des enseignements à en tirer, c'est tout l’intérêt de ces articles. J'espère juste qu'ils ne lirons pas certaines contributions écrites ici, sans quoi, ils pourraient regretter...

Lisez l'article, pour une fois qu'il est plutôt bien fait et complet.... Il y a dedans les réponses à la plupart de vos questions.:litjournal:

Qui connais les choix qu'il ferait dans une situation pareil ? Personne. :blabla:

20 déc. 2013

Souvent par flême on retarde une manœuvre. Dans la plus part des cas ça n'a pas forcément une grosse incidence on casse du matos, une voile. Mais dans d'autre cas ça peu avoir de grave conséquence.

Sinon pour les pompes avoir de quoi aller pomper un peu partout c'est pas mal. le puisard c'est bien mais en mer le bateau est rarement à l'horizontal si vous devez étaler une voie d'eau en faisant route.

vous n'avez jamais eté abrutis de fatigue en mer dans le mauvais temps ? :-)

20 déc. 2013

Si bien sur, mais des histoires comme ça sont aussi là pour nous rappeler qu'il faut savoir calmer le jeux a temps et parfois se sortir les doigt du Q et fournir l'effort pour se mettre en sécurité. C'est aussi le rôle du chef de bord de prendre un peu de hauteur de voir que son équipage commence a rentrer dans le rouge.

20 déc. 2013

pierre je fais des généralités, je me garde bien de faire tout commentaire dans ce cas précis, comme dans la plus part des cas (quand on était pas sur le bateau on ne peut pas savoir).
C'est juste un conseil que j’essaie d'appliquer a moi même, car il m'arrive aussi de faire le con pour aller surfer des vagues dans des endroit ou il ne faut pas perdre sa lucidité ou dans des condition sport. Qu'il faut parfois dire stop quand tout ton équipage te dit GO a fond mais que toi tu vois bien que la limite est là. Bref prendre de la hauteur pour analyser la situation et tenter de prendre la meilleur, ou parfois la moins mauvaise décision possible. J'ai déjà eu quelques merde mais rien de trop grave même si certaine aurait pu mal se terminer si tel ou tel facteur n'était pas là mais parfois il faut aussi un peu de chance.

20 déc. 2013

Bonsoir,
D'accord avec toi.
Donner des conseils et des leçons au chaud devant son clavier est facile.
Qui n'a jamais mal réagi ou pas réagi devant une situation inattendue et pas envisagée?
C'est pour ça que dans mon premier message, j'ai dit ne pas vouloir de polémiques.
Moi, pour ma part, je me rappelle de deux situations ou je n'ai pas été à la hauteur, (mais certainement d'autres qui n'ont pas porté à conséquences et que j'ai oublié).
1- Quand ma fille est tombée à l'eau, j'ai mis plusieurs secondes à réagir, tétanisé par l'accident, avant de lancer la bouée qui était à 50cm de moi (bien terminé heureusement).
2- Quand on a cassé une écoute de génois, on a démarré le moteur pour virer sans reprendre le mou de l'écoute : écoute dans l'hélice et moteur bloqué.
Je ne permettrais jamais de critiquer la réaction de quelqu'un face à une situation imprévue, car je ne sais pas si j'aurais été meilleur, et ce pourrait aussi un coup de chance, il en faut parfois!
Jacques

prendre de la hauteur içi c'est façile ,mais en situation ? si l'equipage c'est juste toi et ta compagne ,dans le tres gros mauvais temps je croirai plutot au facteur chance ,d'ailleurs dans les meme parages une dame est passé par la dans le mauvais temps avec son petit 28 pieds il y a une paire d'année(donna lange)alors chance ou supermarin ?

20 déc. 2013

tu sais bien que dans mon cas, il n'y a pas besoin d'être fatigué ou en mer dans le mauvais temps

20 déc. 2013

Sur un Océanis 44 CC , j'ai vécu la même chose ( remplissage de la baille à mouillage puis 600 infiltré) et cela en quelques heures seulement par un temps pas vraiment mauvais... Je l'ai déjà raconté ici.

22 déc. 2013

J'ai eu le même pb en plein golfe de GAScogne sur un 14m, et ai eu la meme analyse que ceux de VV.
J'ai fais demi tour et en final appelé à la vhf ayant un doute sur ma possibilité d'arriver à Bilbao.
Quant les planchers flottent, la vision n'est pas la meme, les pompes se bouchent tout de suite.

20 déc. 201320 déc. 2013

2 erreurs à mon sens : ètre partis d'Australie bien trop vite pour une question de visa périmé alors qu'ils étaient conscients que le temps était incertain . . . .
Ensuite : un coffre étanche de presque 4 mètre cubes => comme écris plus haut par certains, il suffisait de mettre deux tuyaux d'évacuation en fond de coffre vers l'exterieur pour vidanger l'eau qui rentrait accidentellement pour éviter le drame !

C'est ce qui a été fait dans la baille à mouillage de mon Ketch ( merci Mr Langevin d'y avoir pensé !)

C'est evidemment terrible pour ces personnes d'avoir perdu leur superbe voilier , mais je pense qu'à partir du moment ou ils ont accepté que le récit de leur malheur soit publié, ils sont evidemment d'accord pour qu'un débat s'instaure !

Sans pour autant leur jeter la pierre , car ces deux personnes sont bien meilleurs marins que moi ou que bien d'autres sur ce site , pour avoir osé partir de l'australie pour débuter un (presque) tour du monde

20 déc. 2013

En tous les cas quand on voit le nombre de problème que pause les bailles a mouillages et autre coffre, ça fait un truc à checker sur sont bateau ou quand on loue. C'est quand même un gros problème de conception et c'est hallucinant de voir des bateaux de série avec ça.

21 déc. 201316 juin 2020

Le mauvais temps c'est fatiguant d'abord, épuisant ensuite, mais c'est hélas dans ces conditions que se révèlent les pertinences de nos choix techniques et de leur adéquation à nos conditions personnelles (physique, psychologique...)
Naviguant dans le même région, après un demi tour du monde par le sud, au même âge en équipage à deux, cette tragique aventure est loin de me laisser indifférent.
J'ai repris point par point les défaillances techniques ayant contribué à ce naufrage (bien évidemment à partir de l'article de V&V), et les ai mis en perspective par rapport aux choix de mon propre voilier: celui ci est plus récent et d'une conception plus moderne (Hanse 430e de 2007); les ouvertures du pont sont trois panneaux ouvrant. La baille à mouillage est indépendante du reste du bateau et ses évacuations sont au dessus de la flottaison. Par contre deux points sont à améliorer, l'arrimage du mouillage et le verrouillage du panneau de baille à mouillage.
Le Bib est à l'arrière sur un support dédié type VOR70 avec largage hydrostatique.
Il n'y a aucun autre élément sur le pont, jusqu'au niveau de la capote.
Les prises de ris sont renvoyées au cockpit, une bosse par ris pour N°1 et 2°, deux bosses pour N°3.
Les deux pilotes automatiques ont jusqu'ici barré tant toutes les conditions, en particulier au portant, le bateau acceptant sans broncher les départs au surf. Nous avons par contre quand le vent a dépassé 40nds établis affalé la GV et continué sous foc seul (autovireur de 30m2)
Mon expérience a confirmé le choix fait en 2006: carène moderne, foc autovireur, tous les ris au cockpit et deux pilotes automatiques premier choix car c'est pour moi irremplaçable.
Côté sécurité, Wave finder pour MOB, Balise EPIRB avec GPS, transpondeur SART, combinaisons survie H&H, VHF flottantes, grab bag....J'ai noté la pochette pour les papiers plutôt que dans un bidon que les sauveteurs ne prendront pas.
En ce qui concerne "le départ un peu tôt en saison", je remarquerais que le départ "en saison" n'est en aucun cas une garantie de tranquillité, et que la, comme dans d'autres domaines il ne faut confondre statistique et probabilité!

21 déc. 201321 déc. 2013

une remarque : en cas de coup de vent, il ne faut pas laisser le mouillage dans la baille à mouillage mais lui prévoir une place dans le carré au plus proche du pied de mât et solidement arrimé bien sûr; durant la traversée, tu n'auras nul besoin du mouillage alors que le laisser dans le baille est un risque majeur;
cordialités maritimes
larent le hareng

21 déc. 2013

Meme si le principe du déplacement du mouillage peut s'expliquer...sur le papier, je ne suis pas vraiment convaincu qu'il soit réalisable en mer dans la vrai vie!
Déplacer 250Kg de ferraille sur 15m de distance sur un voilier en mouvement (pour ne pas dire plus...) puis les re-deplacer avant l'arrivée, me parait délicat à réaliser. Le faire avant de partir, c'est jouable depuis un port ou une marina, mais pas très réaliste quand on quitte un mouillage...
Pour tout dire cela me parait irréaliste et dangereux. Par ailleurs pourquoi déplacer le mouillage si les calculs et le dessin du bateau les ont pris en compte?
En 21000 milles depuis le départ, je n'ai jamais vu le bateau enfourner.

21 déc. 2013

Pourquoi enlever le mouillage de la baille ?
Simplement attacher l'ancre au davier ou mieux, la mettre avec la chaîne dans la baille et verrouiller le capot...

21 déc. 2013

pour centrer les poids...

21 déc. 2013

@ Jacques
mouiller lors d'une traversée est rare, surtout dans ce cas de figure...
rien ne t'empeche de ressortir ton mouillage à 20-10nm de ton arrivée.
le fait de centrer les poids n'est pas nouveau, moins de tangage, de poids sur l'avant, surtout pour une longue traversée....
même pour une régate du "dimanche à rase cailloux", ça se pratique souvent...
mais c'est vrai que déplacer les 250 kilos, c'est pas de la tarte !
et je ne pense pas que cela aurait évité leur naufrage, sauf s'il est avéré que le mouillage (ou autre) ai fait sauté les capots de pont lors d'un plantage ou d'un fort roulis.

22 déc. 2013

En traversée , ou veux tu mouiller ? Par +50m de fonds.... Je ne comprends pas....

21 déc. 2013

Réponse à laurent et stef.
Pour moi un bateau doit toujours être capable de mouiller en catastrophe.
Quand s'arrête une traversée?
Je me vois bien par force 7 ou 8 avec un peu de vagues (sans parler de tempête), ressortir la chaine et l'ancre, du carré par la porte de descente (pour ne pas ouvrir le panneau de la cabine avant si le temps est mauvais), réinstaller tout ça dans la baille à mouillage, refixer l'étalingure, repasser dans le guindeau, quand il ne faut pas refaire la jonction chaine/ancre.
Tout ça en urgence, s'il y a besoin!
Jacques

21 déc. 2013

Oui en régate c'est ce que je faisait, et on avait un petit grappin léger à portée de main dans le carré aussi au cas ou le courant et pas de vent nous pousseraient sur les cailloux.
Mais comment savoir quand tu pars sur une traversée même petite le temps qu'il fera à l'arrivée?
Je ne pense pas non plus que ça aurait changé grand chose pour leur naufrage, le problème vient plus surement de la préparation du bateau et de l'équipage (attention, j'ai dit pas de polémiques).
Moi je préfère à mon age être prêt à mouiller en catastrophe sans avoir à déplacer des kilos de ferraille en urgence, quitte à avoir un poids mal placé; mon ancre est par contre sécurisée par un bout, et ma baille à mouillage sera refaite comme je l'ai dit plus loin..
Bonnes navs.
Jacques

21 déc. 2013

si tu te couche ( pas au lit)
le poids de ta chaine suffit a defoncer le capot et c est la merd...
une fois apres un nuit musclee la chaine etait sortie d une dizaine de metre et heureusement c etait coince dans un chandelier et dans le guindeau
l ancre solidement attache n a pas bouge mais panneau de baille je le cherche encore!

21 déc. 2013

Bonsoir,
Le renfort de la baille de mouillage fait partie des travaux de cet hiver, car quand je vois sur mon bateau (attalia 9m), comment ça tient, ça fait peur.
Jacques

22 déc. 2013

salutatous
on parle de navigation hauturière, dans le cadre du fil initié à partir de ce qui est décrit dans l'article de V&V, et pas de navigation côtière voire semi-hauturière, et des digressions qui ont fait que le sujet à dévier sur la préparation d'un bateau;
dans le cadre d'une navigation hauturière donc, qui par définition dure "un certain temps" et pour laquelle les prévisions météorologiques ne sont certainement pas aussi fiables que l'on pourrait l'espérer, il est souhaitable, recommander, conseiller voire obligatoire de préparer son bateau et, notamment, en prévision d'un gros coup de vent voire d'une tempête;
et dans le cadre de cette préparation (donc au port et pas en mer ... ) il est plus qu'utile de ramener le mouillage au pied du mât dans le carré pour éviter qu'il ne défonce allègrement le panneau de la baille à mouillage voire la coque tout simplement; vous n'y croyez pas ? et pourtant cela arrive !;
quand à la blague de dire qu'il faut seulement attacher son ancre au davier, elle est émise par un marin qui n'a pas connu de tempête en mer (et il n'y a pas besoin d'un force 12 pour ça);
est-il utile de préciser que c'est le conseil enseigné dans toutes les formations "sécurité" auxquelles j'ai assisté que ce soit en formation fédérale ou marine marchande ? oui je le précise car la naïveté de certains intervenants nécessite cette précision;
cordialités maritimes
larent le hareng

22 déc. 2013

Entièrement d'accord pour ta remarque sur l'ancre accrochée au davier et donc extrêmement exposée. Par contre, on peut se poser la question du voilier justement conçu pour la navigation hauturière. On pourrait s'imaginer que la baille à mouillage, comme le reste, soit conçue et construite justement pour ce type de navigation.

22 déc. 2013

14 pouvreau ..ds le meme magazine un superbe tdm avec un 10 m cm epoxy de 4 t a 6.75 de moyenne

22 déc. 2013

oui mais la comparaison entre le cotre alu de 12 tonnes qui coule et le bateau rapide qui survole les éléments est assez cruelle. 4,5 tonnes et 2 40 de tirant d'eau quille relevable qu'ils n'ont jamais utilise.

22 déc. 2013

Je viens de lire leur tour du monde... Un peu trop express pour moi , certainement du fait de leur jeunesse.... Mais quel dommage !

22 déc. 2013

ca va faire du mal à la croyance franco française quant à l'alu..... pourtant j'adore le look "baroudeur" !
dans le style TDM et jeunesse je préfère Ty Punch et leur F30.... ;-)
je pense que tu as bien fait de revenir sur tes pas....

un petit bateau bouge plus ,mais il est plus façile a maitriser ,voir l'avis de papyboom sur son 31 pieds dont j'ai souvent lu les commentaires eclairés :-)

22 déc. 2013

Bonjour,
Je ne suis pas un marin mais juste un plaisancier occasionnel.
Effectivement, comme beaucoup d'entre nous, je n'ai jamais eu plus de force 9.
Par contre j'ai eu besoin de mouiller deux fois en catastrophe et j'étais bien content que le mouillage soit prêt à être envoyé.
Ta réflexion, par contre me fera revoir le stockage de mon mouillage.
Jacques

22 déc. 2013

Bonjour,pour moi un mouillage doit être dans la baille à ....mouillage.En principe la cloison de celle ci est solide,c'est d'ailleurs bien souvent sur celle ci que l'on fixe l'étais largable.Quand au capot il faut mettre une fixation adéquate et pourquoi pas l'assurer par un bout.Il me paraît difficile et dangereux de ramener tout un mouillage dans le carré,l'assurer pour qu'il ne bouge pas en toutes circonstances paraît illusoire.

22 déc. 201322 déc. 2013

Parfaitement d'accord avec le post de sabord.
Chaîne, au fond du puits à ... chaîne.
Ancre solidement sanglée dans baille à ... ancre.
Couvercle verrouillé.
.
200 kg de mouillage, rangé je ne sais où dans le carré, nécessiterait de concevoir une baille inamovible, très résistante et solidement fermée sur le dessus.
.
Bref, la même que l'originale.
Dans ce cas, autant prévoir dès la conception du bateau une baille digne de ce nom, au pieds de mât, où dans la pointe avant (ce qui était le cas de mon NQN) !

22 déc. 2013

En lisant la relation de ce naufrage, je crois que ce sont les facteurs psychologiques et non les insuffisances du matériel qui ont coulé ce bateau. Les manœuvres non anticipées, les changements de route, l’état de fatigue, les réactions sans doute inadéquates face à l’envahissement par l’eau … peuvent en tous cas le laisser penser.
Je vois bien les réactions que cela peut susciter que d’écrire cela. Je fais porter à l’équipage le poids d’un drame qu’il aurait sans doute pu éviter. Nous n’aimons pas cela.
Les journalistes, les revues de nautisme s’intéressent peu au facteur humain. Tout doit se passer comme si nous étions des surhommes. Lorsqu’un drame se produit, c’est parce que la mer est la plus forte ou que le bateau a failli.
Nous devons je crois nous regarder en face, certains l’ont fait dans ce fil. Partir sur la mer est notre liberté et les situations que nous y affrontons sont de notre seule responsabilité.

22 déc. 2013

Ce tank en alu est l’archétype du bateau de voyage a la française mais il fait 14 metres et 12 tonnes c'est drôlement physique. et yakafaukon bien sur un équipier TRES vigoureux aurait pu chercher des solutions, mettre une rallonge aux tuyaux des pompes etc mais dans les conditions de très mauvais temps c'était limite surhumain.
18 ans ça commence à compter pour des panneaux en bois.
par contre je ne m explique pas l absence d'EPIRB ??? ça a obligé les sauveteurs australiens a faire à nouveau des miracles pour sauver des français ds le coin
par ailleurs les problèmes de visa peuvent se régler, si les autorités d'un pays démocratiques font problèmes il faut foncer au consulat de France qui doit assister dans les démarches. pour des gens ages de 66 ans avec des moyens ça ne doit pas poser de problèmes.
sinon bien sur, triste épreuve bon courage à eux

22 déc. 2013

sûr qu'une EPIRB en hauturier, surtout ds ce coin là, est indispensable. Un iridium n'est pas du luxe non plus (peut-être en avaient-il un d'ailleurs, je ne sais plus). Mais le pb n° 1 reste pour moi la conception du bateau avec ces coffres avant, non étanches.

22 déc. 2013

peut être étaient ils étanches au debut ???

28 déc. 2013

Très intéressant cette discution sur la baille à mouillage et coffre avant.
D'autant plus que mon futur bateau a exactement la meme configuration!!
Je vais regarder ça de plus près.
Cela dit, la mer de Tasmanie c'ets pas pour tout de suite :-D

Sinon, une réflexions que je soumets à votre sagacité :
* au lieu de penser à déplacer le mouillage, n'est il pas plus simple de bien l'assurer dans la baille (sangles, filet, cables ou que sais-je)
Et de renforcer le capot bien sur.

29 déc. 2013

La réponse est oui, c'est ce que j'ai expliqué dans mon post au dessus.

Le puits est profond, étroit et totalement étanche.
La cloison qui le sépare du reste du bateau est en CP de 16, fortement stratifié.
Un tuyau fermé par une vanne en bas de la cloison (accessible depuis la soute à voiles) permet d'évacuer l'eau dans le puisard de quille, si besoin.
je n'ai jamais eu à le faire, malgré les coups de vent dans l'indien, au près...
je prends soin d'obturer l'entrée du puits par un chiffon enroulé autour de la chaîne.
L'ancre est sanglée dans la baille, qui se trouve au dessus du puits.
Quatre pontets de 8 mm boulonnés au fond de la baille, elle même en CP de 16, fortement stratifié.
la soute à voile, dont je parle plus haut est elle même séparée des toilettes par une cloison étanche.

29 déc. 2013

D'après ce que je peux voir sur les photos de V&V, le système de capots est, semble-t-il, identique à ceux de Wildrocket que j'avais évoqué précédemment. Selon un intervenant, les deux bateaux auraient été conçus par le même architecte. Ce serait donc la conception même de ces capots qui pourrait être en cause?

29 déc. 2013

La question du matériel de communication vient juste d'être évoquée, mais la lecture de l'article m'a laissé une interrogation (pourtant j'ai relu) : avec quoi ont-ils appelé les secours ? S'ils avaient un iridium ils auraient pu donner leur position, or on dit qu'en l'absence de balise ils ont été difficiles à repérer ( ou alors ils n'avaient pas non plus de GPS??). Ce n'est pas clair.
En tout cas qu'un bateau puisse couler sans voie d'eau, par simple remplissage de la baille à mouillage, je trouve ça sidérant. Parce que les manoeuvres faites par cet équipage, même un peu erratiques et avec de la casse, ne sont pour rien dans le fait qu'il ait coulé.
Il y avait vraiment un problème de conception de ce bateau.

29 déc. 2013

@ Olivier alors il faut rerelire ;-)

"Bernard et Dominique ont appelé les gardes cotes de l'état de nouvelle galle du sud par téléphone satellite iridium vers 11h15 leur mayday a été transmis au MRCC équivalent du CROSS"

Gil.

29 déc. 2013

Je comprends qu'ils ont donné leur position au moment de leur appel téléphonique, mais qu'elle avait forcement changé entre le repérage par l'avion et l'arrivée sur zone. Faute d'un émetteur permettant aux sauveteur de faire du "homing" il leur a fallu du temps pour les trouver. D'où l'intérêt d'un transpondeur SART ou éventuellement AIS.
Pour information quand nous avons été survolé par l'avion de surveillance néo-zélandais après notre départ de Minerva Reef en novembre dernier, celui ci nous a appelé sur VHF 16 en nommant le bateau avant même le passage de reconnaissance: information obtenue par notre transpondeur AIS

29 déc. 2013

Hem, merci :oups:
Donc la question de l'info sur la position reste posée...

29 déc. 2013

Ils avaient à bord une balise AIS.

gIL.

29 déc. 2013

pour revenir sur le mouillage dans ... la baille à mouillage; un mouillage de 250kg (c'est votre exemple) qui fait une chute de 10m de haut, et cela pendant 2 à 3 jours de tempête, quelle est l'épaisseur de coque qui va y résister ?;
et encore, des vagues de 10m, c'est petit; lors de la tempête qui a retardé le départ de la mini-transat, il a été mesuré des vagues de 17m de haut dans le golfe de gascogne (pas besoin d'aller en mer de tasmanie);
enfin, chacun navigue comme il veut ou comme il peut;
cordialités maritimes
larent le hareng

29 déc. 2013

Heureusement le mouillage ne tombe pas de 10m SUR la baille mais AVEC...ce qui fait physiquement et mécaniquement parlant, une différence certaine! :pouce:

29 déc. 201329 déc. 2013

à la condition que l'inertie du mouillage dans le mouvement du bateau ne le soulève pas du fond de la baille, et ça, ce n'est pas gagné d'avance;
et de toute façon, même si le mouillage reste collé et/ou attaché au fond de la baille, l'inertie (l'énergie cinétique) reste la même et je n'ai pas envie de tester la différence, en mer et en pleine tempête

29 déc. 2013

Le bateau suit la pente de la vague en étant freiné par la résistance de l'eau, et à l'arrivée le choc est un peu amorti car il s'enfonce dans l'eau. Même si ça secoue fort, les énergies en jeu sont beaucoup plus faibles que dans un contexte de chute libre.

26 fév. 2017

Déterrage de sujet ;-)

Pour info suite à la lecture du fil de discussion:
Une déferlante créée une pression de 1t/m2; Il faut du costaud pour résister, pont, panneaux ou capots.

Le Titanic a coulé car les cloisons étanches ne montaient pas au dessus du pont principal. Vu la longueur de la déchirure de la coque, l'eau a submergée ces cloisons les unes après les autres, jusqu'au piqué final. :-(

J'ai souvenir d'une course du Figaro durant laquelle cela avait bastonné au près.
Plusieurs abandons pour cause de coque défoncée par le mouillage pas suffisamment arrimé dans la baille. Les mouvements du mouillage n'était pas en harmonie avec ceux des voiliers.
Perso, sur First Évolution, vu l'épaisseur de la coque bien translucide, le mouillage était à l'intérieur, en face avant du pied de mat. En plus, c'est bon pour l'équilibre longitudinal du voilier.

V&V a récemment sorti un article similaire sur un voilier (catamaran de mémoire) qui a quasiment coulé. L'eau a profité de tous les percements faits dans les cloisons, initialement étanches, après la sortie du chantier pour passer tous les réseaux supplémentaires. Les traversées n'avaient pas été étanchées! :-(
Donc prudence quand vous percez des parois.

26 fév. 2017

Bonsoir
Il me semble que si l'on compare avec les fils actuels, pas de grisé, peu de polémique inutile...
Etait-ce mieux avant ?
:reflechi:

28 fév. 2017

Beaucoup d'interventions très intéressantes sur ce fil.
Il semblerait que la fatigue ait été déterminante et principalement due au fait qu'il fallait barrer car le bateau ne tenait pas le cap. Dans ce genre de circonstances un bateau à arrière large et safran suspendu aurait certainement tenu le cap sans tirer sur le pilote. Les bateaux modernes n'ont pas toutes les qualités mais ils ont au moins une : au portant, ils gardent facilement la cap, ils restent très agiles, et le pilote est très efficace. Mais je ne veux surtout pas raviver certaines polémiques.

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Mouillage a cap Lardier dans une eau digne des plus beaux lagons

Souvenir d'été

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novembre 2021