une bien belle image, signaux AIS dans le monde

Salut a tous,
Prise sur Marinetraffic, la concentration des signaux AIS ( en partie prise par satellites ).

L'équipage
27 déc. 2014
27 déc. 2014

Pas grand monde pour aller vers le groenland

27 déc. 2014

Oui, très sympa cette image.

27 déc. 201416 juin 2020

c'est vrai que c'est pas mal les infos données par l'AIS le tout est de ne pas se trouver sur..... le trajet :heu:

27 déc. 201416 juin 2020

Ce sont les traces obtenues par LRIT : Long Range Identification and Tracking ou en mauvais français "identification et suivi à longue portée" (si vous avez mieux ...).
Système initié en 2006 par l'OMI et rendu obligatoire dès 2009 pour les navires à passagers, puis, peu à peu, tous les navires > 300 tonneaux devront en être équipé en 2018.
C'est une réglementation totalement en lien avec les attentats du 11 septembre.

4 émissions quotidiennes minimum pour chaque navire.
Le signal est capté par les satellites des réseaux Immarsat (11 au nombre à 35 780 km d'altitude) et Iridium (66 au nombre à 780 km d'alt) puis transmis à une station terrestre de réception. (le globe n'est pas entièrement couvert, d'où l'absence de traces au Groenland).
Toutes les stations terrestres réceptrices ont obligation de communiquer entre elles.

L'exception européenne : tous les pays membres de l'OMI ont obligation d'avoir un centre de recueil des données transmises sauf en Europe pour laquelle tous les membres de l'UE (plus la Norvège et l'Islande) ont un centre unique basé à Lisbonne, au sein de l'Agence Européenne de Sécurité Maritime (AESM ou EMSA in english).

Différences entre AIS et LRIT :
- les données AIS sont publiques alors que celles de LRIT sont confidentielles et appartiennent aux états.
- l'AIS est un système d'évitement de collisions mandaté par l'OMI alors que LRIT est un système de "déclaration" rendu obligatoire par l'OMI.
- l'AIS ne communique pas de données précises à l'échelle mondiale. Les données communiquées par LRIT sont disponibles à l'échelle mondiale et permet aux autorités d'avoir accès aux données complètes de chaque navire (type de transport, de cargaison, volumes, origines et destinations précises) à l'échelle mondiale et à tout moment.
L'exemple de SPI33 est révélateur. Tu peux jouer au con sur AIS.
Sur LRIT, c'est une autre affaire.
LRIT est l'outil de référence pour les centres d'observation maritime (COM) tenus par la royale en France (Brest et Toulon).
Un navire repéré aux radars qui n'émet pas est forcément suspect. Comité d'accueil en règle.
A partir d'un clic, les autorités du port ou de contrôle (transit) dans les COM ont immédiatement accès à l'historique des voyages, des contrôles et des infractions éventuellement commises par le navire.

Photo 1 : articulation LRIT
Photo 2 : la mer vue de l'espace (source Le Marin)
Photo 3 : légende se rapportant à la photo 2 (source Le Marin)

27 déc. 201416 juin 2020

En complément :
Jusqu’en 2011, un routeur installé aux Etats-Unis était entre les mains des garde-côtes américains : IDE (International Data Exchange), véritable poste d’aiguillage international des données LRIT.
Signe des temps, cet IDE est aujourd’hui au sein de l’AESM ce qui fait de l’agence européenne le maillon incontournable de ce système au service de la communauté maritime internationale.
(L’IDE, c’est ce grand rectangle bleu qu’on voit sur le schéma de l’architecture LRIT.)
fr.slideshare.net[...]25-2009

29 déc. 2014

Les satellites et la mer : un peu d'histoire.

1979 : l'organisation internationale Immarsat crée le 1er réseau de télécommunications maritimes depuis l'espace et permet en cas de détresse de déclencher un processus d'alertes.

1982 : La France, le Canada, l'URSS et les US donnent le coup d'envoi du premier système satellitaire dédié aux opérations de recherche et de sauvetage : c'est Cospas-Sarsat.

Fin XXème : arrivée progressive à bord des navires des systèmes GNSS, GPS (US), Glonass (russe), Beidou (Chine) et Galiléo (en cours de dév, Europe).

1999 : Immarsat entre à la bourse de Londres et, du coup, lève des fonds pour créer une nouvelle génération de satellites plus performants. Les américains Iridium et Globalstar et l'émiratis Thuraya emboîtent le pas.

2006 : Suite aux attentats du 11/09/2001, LRIT, système d'identification et de suivi des navires est rendu obligatoire à bord de tous les navires > 300 tonneaux en 2018.

CLS, dont le siège est à toulouse, est une filiale du CNES, d'Ifremer et d'Ardian. il traite les informations envoyées au titre de LRIT qui arrivent sur leurs écrans et qui concernent 1/3 de la flotte de commerce mondiale : 80 instruments de mesure implantés sur 40 sats, satellites radar, ... pour étude des comportements erratiques de navires avec alertes automatiques (trop lents, trop rapides, changements de cap soudains), surveillance de la ZEE (pêche illégale dans l'Océan Indien ou dans le Pacifique ==> fraude en nette régression suite à l'arrestation de quelques bateaux).

D'autre part, 70 pays sont abonnés à CLS pour la pêche : suivi des flottes de pêche, temps de pêche et engins utilisés, traçabilité des captures, logbooks, etc .....

D'autres données qui arrivent à CLS servent à l'observation des océans : salinité, température, couleur de l'eau, modélisation du comportement de certaines espèces, ....

Et ce n'est que le début .....

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