Un Cylcone qui s'appelait Luis

Un cyclone qui s’appelait Luis
Le 4 et 5 septembre 1995 Le cyclone Luis frappe St Martin .
Depuis plusieurs jours Luis est annoncé comme cyclone majeur mais sa trajectoire n’est pas encore certaine, le 2 et 3 septembre Luis a tendance a remonter légèrement ouest nord ouest et passerait au dessus de St Martin .
St Martin ou je suis mouillé dans le lagon c’est l’effervescence .Même si Luis est encore a plusieurs jours tout le monde est venu se réfugier dans le lagon. He oui le lagon est réputé être un bon trou a cyclone et St Martin a été épargné depuis de nombreuses années et est considéré sur Radio Ponton un peu comme une assurance contre les mauvais sors. Tous les jours arrive une armada de bateaux surtout dominée par des voiliers .Au matin du 5 septembre le Lagon est saturé de voiliers, plus quels que vieux caboteurs rouillés, bateaux pays et plusieurs grands yachts don celui du coureur automobile brésilien Nelson Piquet.
Je suis arrivé du Venezuela ou j’ai passé la saison des cyclones et remonter sur St Martin pour laisser le bateau au mouillage dans le lagon et me trouvé un avion pour le Québec Moi je suis la aussi comme tout le monde pour les bonnes raisons qui auréole St Martin. Mon expérience de navigateur dans les Antilles est des plus récente et j’ai tout a apprendre, j’apprend, et un peu prés tout ce que l’on me dit est parole vrais .Vu le bon millier de bateaux (et peu certainement plus) qui sont là je ne peu pas avoir fais le mauvais choix . Mon bateau un voyage 11.20 que j’ai acheté il y a un an et demi a la société de charter Star Voyage en Martinique est sur un bloc de béton de prés de 500 kilos avec une chaine de 40 mètres plus deux ancres sur des chaines de 40 mètres elles aussi .Je suis mouillé coté hollandais face a Port Plaisance sur un fond de sable légèrement vaseux dans 2 mètres 50 de fond.
Luis est a une journée et file plein ouest droit sur nous en se renforçant .Mon bateau est bien rangé ,grand voile enlevée ,l’annexe solidement attaché sur le pont ,les chaines reliées au pieds de mat ,le génois roulé serré ,les écoutes enlevées , enfin tout ce que je sais je le fait. Je n’ai aucune expérience d’un cyclone et pour moi je me l’imagine comme une belle grosse tempête en Bretagne . Sur la radio les autorités recommandent au gens de bateau de trouver un abri a terre .J’ai des amis Québécois qui sont en appartement pas très Loin de la marina de Simpson Bay .Je passe la soirée avec eux .
Luis arrive en après midi ,et c’est le début de l’enfer .Le vent hurle dans un bruit de quadriréacteur au décollage et cela toute la nuit jusqu’au début de matinée .
A l’appartement les murs tremblent ,par la baie vitrée on voit passer des choses incroyables des plus diverses au plus insolite ,feuilles, branches, tôles ,puis de plus en plus lourd ,portes ,fenêtres ,planches ,il pleut a n’en plus finir ,tout est sombre ,plus d’électricité, plus de radio ,plus d’eau .On a une peur du diable que les murs et le toit s’écroulent ou s’envolent . Nous avons mi des matelas devant les baies vitrées qui elles commencent a se gondoler puis une sort de ses glissières et atterri dans le jardin .C’est l’affolement complet on se refugie dans la salle de bain ou nous passerons toutes la nuit .Le vent , la pluie et une pluie de débris interdisent toutes approches des baies vitrées pour voir se qui se passe dehors . Nous entendons de temps en temps des bruits sourds contre les murs ,quand nous sortirons on s’apercevras que se sont des téléviseurs ,des frigidaires, portes, portes fenêtres comme la notre qui s’écrasaient contre les murs de l’immeuble .
Quand nous avons pu aller dehors vers les dix heures du matin ,la vision de la fin du monde nous aurait pas parue plus pire .
Je suis partis vers la marina de Simpson Bay pour aller voir du bout du quai mon bateau Plus rien ,tous les bateaux sont a la cote ou coulés ,des mats partout qui sorte de l’eau .J’ai perdu mon bateau mais aussi les rêves de cette existence que je voulais vivre avant que ma maladie me rattrape .Je ne peu même pas faire un tour sur le lagon car mon annexe était sur le bateau .Je retourne chez mes amis sans trop savoir quoi faire même plus la peine de réfléchir ,c’est le cahot complet autour de moi ,J’ai eu l’espoir jusqu’au bout du quai .Dans la marina que quels que bateaux sont encore a flots ,les quais de béton on cédés les bateaux se sont coulés mutuellement on en compteras même jusqu'à quatre l’un part dessus l’autre .
Je suis presque a la sortie de la marina quand mon regard est attiré par un bateau qui ressemble au mien ,je m’en approche hé oui c’est bien mon bateau ,il est la attaché a un quai . Ce n’ai pas possible ,il était au mouillage . Je monte abord ,c’est bien lui et il flotte. Je n’en crois pas mes yeux . Il est dans un état lamentable . Le génois est en lambeau ou du moins se qu’il en reste . l’annexe c’est envolée ,plus un balcon ,plus de chandeliers ni filière, plus de rail de fargue, plus de barre de flèche ,plus de portique et de panneaux solaire ,plus de davier d’étrave, les aussières du pieds de mat qui assuraient le mouillage sont coupées ,les taquets arrachés ,et surtout cet immense trou sur le bâbord arrière qui laisse la cabine arrière a ciel ouvert , le coffre aussi a disparu et le trou se poursuit jusqu'à la moitié du bateau .
A l’intérieure ,c’est le même désastre. Il y a un bon 80 cm d’eau et de vase noire et nauséabonde . Tout est trempé ,je retrouverais plus tard dans les vaigrage du plafond de la vase ,des vis , des carte de téléphone . Mon moteur H.B 8 cv a disparue ,je l’avais mi sous la table du carré . La table a cartes est a ciel ouvert elle aussi ,le tableau électrique est lui aussi plein de vase ,les cosses des batteries on fondues .
Je n’aurais jamais penser que devant un tel tableau j’aurai la joie de retrouver mon bateau . Pour moi d’avoir un bateau qui flotte me redonnais toutes mes espérances ,alors que ceux qui avaient coulés ou carrément disparus pour ces gens la c’était la pire des catastrophe . Un homme qui m’aperçoit a bord me dit que c’est lui qui a amarrer mon bateau car il jouait aux quilles dans la marina .
Je suis resté au quai de la marina ,car c’était un petit quai personnel pour la résidence qui juxtaposait la marina et sublime confort j’avais accès a la piscine et a son eau douce bien que verdâtre mais qui me permettais de me laver et surtout de commencer a nettoyer mon bateau. Mes amis mon aussi aidé a le remettre en état et au bout de 15 jours j’ai pu revenir y vivre a bord .Je disposais de deux cabine et d’une toilette . La gazinière remise en état fonctionnait, la récupération d’une batterie ma permis de remettre le moteur en route ,et de disposer d’un peu de froid avec le frigidaire . Ce confort m’a permis aussi de récupérer deux jeunes équipiers qui cherchaient un autre bateau car ceux sur lequel ils se trouvaient avait été jetés a la cote .On était trois on n’était pas seul et pour moi je découvrais ce beau mot … l’entraide .
St Martin était pour ainsi dire rayer de la carte .C’était monstrueux se qu’avait fait Luis .Les gens surtout les gens de bateaux étaient a terre( sans faire de jeux de mots) .Ils nous paressaient impossible de s’en relever. Impossible de sortir ,réparé ces centaines et centaines de bateaux échoués. Et ou s’approvisionné, pas ou peu de matériel ,pas d’eau , pas d’électricité, peu ou pas de radio, des rumeurs a n’en plus finir . Des morts au quatre coins de l’ile ,les premiers pillages coté hollandais ,puis l’armé, les hélicoptères qui font des va et vient avec leur gros sacs noirs au bout d’un filin ,les premières distribution de bouteilles d’eau. L’aéroport est fermé ,les propriétaires qui étaient partis ne peuvent plus revenir .La moitié des bateaux sont et resteront pendant plus d’un mois a l’abandon et même pour certain abandonner par leur propriétaire . Les experts ,les assurances ne peuvent se rendre sur place seul deux experts officient sur l’ile ,ils ont beau jeu ,les épaves se déclarent a la pelle . Je ferais moi-même l’acquisition d’une épave très peu endommagé pour remplacer mon voyage 11.20 qui pour moi est devenu irréparable .D’ailleurs je n’ai pas de connaissances dans l’application de la résine polyester , ce qui deviendra plus tard pour moi un jeu d’enfant tant j’en aurais fais et appris en aidant les autres .J’apprendrais aussi ,la mécanique ,l’électricité, la plomberie, les gréements ,les mats ,détordre les balcon ,les chandeliers ,poser des rails de fargue, les enrouleurs presque tous les modèles ,les guindeaux, déquillé ,renquillé ,les safran a toutes les sauces ,rabouter mats et bômes ,tout démonter ,tout remonter ,tout adapter ,tout transformer . Il ni a pas de matériel et le lagon est un immense cimetière de pièces détachées .
Hé oui il faut bien le dire ,on c’est servi sur les cadavres des autres .On est toujours sans nouvelles et sans aides depuis un mois . On a entendu dire que de l’aide il en arrivait de France mais rendu a St Martin il arrive au compte goutte. La Guadeloupe se sert grassement au passage . On nous abandonne , St Martin faisait la cigale et la fière avec son hors taxe et ses paquebots de luxe et bien maintenant qu’elle se démerde .Oui mais voila nous les sinistrés de passage on ne nous connais pas ,et puis c’est bien connu les mecs en bateau c’est plein de pognon . Un jour au café du port on parle que la croix rouge internationale va distribué quelque chose on ne sait pas trop quoi ni comment ,il faut seulement aller dans un hôtel sur la route de mulet bay d’avoir les papiers du bateau et une pièce d’identité. J’y suis allé ,dans le hall ,une table ,une chaise ,un homme tout simple ,un cahier a colonnes pour le nom prénom et nom du bateau avec sa nationalité .Je pose la question qu’es que l’on va avoir ,il ne le sait pas sans doute un peu d’argent un cheque sans doute .Encore un truc a la con pour faire bien ,je m’en retourne en y pensant plus .Quinze jours plus tard au café du port la nouvelle est arrivé ,les personnes ayant remplis leur demande d’aide vont recevoir un cheque .Ni une ni deux le lendemain , sur le pouce je me rends a l’hôtel. Le petit bonhomme tout simple est la avec sa même chaise et sa table ,son cahier a colonnes et deux carnets de cheque . Je luis présente ma pièce d’identité ,il me fait mon cheque et j’en reste baba …2500 francs .Incroyable ,si vite si efficace d’une simplicité a en avoir envi de fusiller tout les fonctionnaires de France et de Navarre et pas une aumône s’il vous plais ,un bon mois de salaire .Voila la seule aide que j’ai vu de mes propre yeux . Puis les services se sont rétablis ,l’eau ,l’électricité sont revenu progressivement ,le ravitaillement aussi et les prix se sont mis a flambés .
Les déboires avec le bateau que j’avais acheter a Sunsail sont arrivé eux aussi (voir l’histoire comment j’ai volé mon bateau )
Les épaves elles aussi mérites que l’on si attarde un peu .
Comme j’en parle plus haut beaucoup sont abandonné, soit irrécupérable ,soit qu’il soit possible de les identifiées ,beaucoup sont au fond de l’eau carrément écrabouillé . Certain pour ce faire de l’argent plongent, asseyent de récupérer du matériel ou de remettre a flot une coque .Un jour j’étais a la marina de Simpson Bay pour donner un coup de main a mes deux équipiers locataires ,(comme si je n’avais pas assez de travail sur le mien ), quand des cris et des pleurs venant d’un autre quai me fit courir vers une femme qui se tenait a genoux auprès d’un homme allongé sur le quai en combinaison de plongé. L’homme avait le visage violacé et ne respirait plus .J’aidais son compagnon a sortir de l’eau lui aussi très éprouvé ,il avait du ramener le corps de son compagnons et était complètement anéanti .Les pompiers sont arrivés et n’on rien pus faire ,L’homme était mort .Quand j’ai pu parler au second plongeur ,il m’a apprit qu’ils n’étaient pas professionnel et que lui et son compagnon s’étaient improvisés releveur d’épave pour ce faire de l’argent . Ils se sont fait piéger dans l’épave n’ayant pas su retrouvé la sortie a temps car ils avaient soulevé tellement de vases qu’ils en avaient perdu tous leurs reperds .Bien triste histoire ,Luis était déjà bien Loin dans le temps mais faisait encore des victimes
Des épaves en veux tu en voila et a pas chères . Les experts les déclarent presque en série. Ce serait presque ça : tu arrive au bureau du type avec ton davier d’étrave ou ta barre a roue sous le bras plus ton acte de francisation et hop encore une épave .Moi je n’ai pas déclarer mon bateau comme épave car je savais que si je voulais le revendre se serait beaucoup plus difficile surtout pour le nouveau propriétaire et la suite m’a donner raison .
Un jour que j’étais chez Sunsail ,j’y étais tous les jours a cause du bateau qu’ils m’avaient vendu et que je me suis fais saisir par les hollandais .Un représentant de chez Kirie était venu de France pour réparer ou pour rapatrier en France des bateaux pour les réparer dans leur chantier. Sunsail a dans sa flotte plusieurs bateau Kirie mais les bateaux sont un peu partout échoués au quatre coins du lagon .Moi je suis la je n’ai rien a faire ,j’ai une annexe aussi je me propose de lui faire visiter les bateaux car je sais a peu près ou ils se trouvent . Sitôt dit sitôt fais ,la secrétaire est contente de se débarrasser de moi ,vous pensez bien ,avoir un gus qui lui demande tous les jours a 9 heure depuis deux mois , alors des nouvelles de mon bateau et qui reste dans ses jambes pendant une bonne heure rien que pour les faire chier ,est heureuse de voir mes talons .
Nous visitons plusieurs unités, mon bonhomme prends des renseignements des photos . Il y a sur le petit ilot devant Simpson Bay un superbe Kirie feeling 546 ,il est échoué et repose sur le coté contre d’autre voiliers ,lui-même en supportant 5 ou 6 . Le pont est en bon état (en teck) quelques gnons sur les rails de fargue ,tout le gréement est a poste ,l’enrouleur de génois en bon état, quels que chandeliers et balcon de tordus, rien de bien grave a l’extérieur . Nous pénétrons a l’intérieur ,tout est en parfaite état ,seul bémol la cabine tribord ,coté ou le bateau est couché ,cette cabine est rempli d’un bon 80 cm d’eau noir et nauséabonde. Donc on en conclu qu’il y a un trou dans la coque .On passe coté hollandais pour aller au restaurant et rencontrer l’expert hollandais .A table forcement la discutions vient sur les épaves et sur le feeling 546 . L’expert me le propose a 40.000 $ .Je suis bien tenter mais je lui répond que je viens d’acheter a Sunsail un oceanis 390 .Il me dit le nom de mon bateau que je confirme et la je revoie encore sa tête faire une moue en disant que mon affaire était une drôle d’affaire . Plus tard je penserais que lui aussi savait que mon bateau était en litige et que Sunsail me l’avait quand même vendu. Enfin Je regrette aussi de ne pas avoir acheter le 546 car après avoir réfléchit ,il était évident que se bateau n’avait pas un gros trou pour la raison que l’eau était rentré mais pas ressorti vu quelle était noir et puante . Quand je l’ai revu déséchoué avec sa fêlure sur le coté ,je m’en suis un peu voulu .Sans rien y faire je l’aurai revendu 150.000 $
Les deux premier mois les épaves ne valaient vraiment rien ,puis comme ça se vendait bien elles se sont misent a avoir de la valeur et les prix ont grimpés . Puis il n’y a eu plus d’épaves a vendre et celles qui restaient se trouvaient sur les chantiers en stockage pour litige avec les assurances .
Mon bateau était a vendre vu que j’avais récupérer mon autre bateau l’oceanis 390 par un coup de force chez les Bataves . La petite annonce était a la capitainerie et un beau jour je reçois un appel de la capitaine me disant qu’une personne était la et était intéressé par mon bateau. Vite fait d’un coup d’annexe je vais chercher cette bonne pomme .Premier contact et bien c’est pas une pomme ,mais un gus qui si connait .Retour vers le bateau je me dit que ma poubelle c’est pas aujourd’hui que je vais m’en débarrasser, car depuis que j’ai l’autre bateau nous vivons a trois dans le nouveau et je pense sérieusement a laisser le voyage 11.20 a St Martin et le louer ,c’est pas se qui manque comme monde sans abri .
Arrive a bord le gars n’est pas si surpris que ça . Il est venu ici pour acheter des épaves et il en a pas trouvé ,sauf moi ,un beau bateau tout cassé mais avec tous ses papiers et ça sa l’intéresse . Il loue des bateaux en Bretagne , veux acheter des épaves ,les rapatrier en France les réparer ,les faire travailler a la location puis les revendre .Pour moi pas de problème ,mon bateau est a vendre ,reste le prix a négocier. J’ai acheté ce bateau 200.000 francs je le revendrais 160.000 dans l’état ,le dil sera de le convoyer jusqu'à Pointe a Pitre en Guadeloupe . Le remettre au transitaire pour l’expédier en France en échange du solde du paiement . Ben en voila d’une bonne affaire . Avec mon petit équipier on bouche le trou du coffre et de la cabine arrière tribord avec contre plaqué et mousse polyuréthane , on fait le plein de diesel car nous avons réparer le génois et la grand voile et pas question de giter coté tribord ,donc moteur jusqu’en Guadeloupe .Le voyage se passe bien jusqu'à la pointe de la Guadeloupe ou le moteur s’arrête faute de carburant . Pas grave la mer est belle et une petite brise de terre peu gonflée nos voiles sans faire giter le bateau. On arrivera a Pointe a Pitre vers les minuit seulement tirer par le génois et les derniers souffles d’air du mouillage . Mon petit équipier est a l’avant et quand je suis dans la zone des 4 mètres je lui crie c’est bon il y a 4 mètres jette l’ancre . On ramasse tout , je suis épuisé et file me coucher. Un quart d’heure ou une demi heure plus tard mon équipier me réveille pour me dire qu’un bateau nous donne des coups de projecteur .Je saute de ma couchette ,nous sommes au milieu du chenal et le ferry manœuvre en faisant hurler ses moteur pour essayer de se faufiler entre nous et le bord du chenal. Je saute sur le moteur enclenche la marche avant démarre ,le moteur tourne 5 ou 6 tours puis s’arrête ,juste un peu d’élan pour se mettre dans le bon sens . j’envoi le génois , et miracle le bateau avance tout doucement ,lentement il sort du chenal . Le ferry lui a déjà réussi a passé non sans nous avoir abreuvé d’injures et de méchants coups de projecteur . Un quart d’heure plus tard un cargo rentre a son tour , on l’a échapper belle par se que lui il n’aurait pas pu manœuvrer comme le ferry en jouant sur ses deux moteurs . Mon petit équipier m’a expliquer que comme je lui avais dit 4 mètres il a mi 4 mètre de chaines . Obéissant ,pas bête mais discipliné . Le lendemain on met le bateau a la marina ou il fait sensation . On nous pose des questions d’où l’on vient ou on va, qu’es qui nous est arrivé , comment ça peu marcher un truc pareil . On refile la bête au transitaire on prend notre argent et l’ont filent comme des voleurs a l’aéroport . Retour a ST Martin préparer le futur Coyote pour le refaire dans les chantiers de Trinidad . Mais avant il faut lui trouvé des papiers en règles ,vu qu’il est toujours sous le coup d’une saisie de la justice hollandaise .Pour 1500 $ il se fera immatriculer a St Kitts sans avoir a y mettre les pieds le tout fait et géré par un avocat .
Le bateau est bien retourner en France pour se faire réparer . Quand je suis retourné en France deux ans plus tard je suis allé en Bretagne pour voir si je voyais le bateau . Je l’ai retrouvé ,il était facile a reconnaitre ,un voyage 11.20 qui ne ressemble plus a un voyage 11.20 .C’était une fin de semaine et des gents étaient a bord . J’ai frappé ,une jeune femme et ses deux enfants étaient a bord . Je lui est dis que j’étais l’ancien propriétaire .Elle m’a tout de suite demander de lui raconter l’histoire de son bateau . Avant ne sachant pas quelles histoires avait pondu le vendeur je lui est posé quelles que questions et demandé si je pouvais visiter le bateau . J’ai inspecté tous les endroits que je connaissais bien et après avoir vu le travail remarquable qui avait été fais je lui est demandé si ils étaient satisfait de leur achat . Elle m’a répondu qu’ils étaient très satisfait du bateau et que le vendeur assurait bien l’après vente ,les moindres petits trucs de travers qu’ils découvraient étaient tout de suite réparés . Je me suis permis de lui demander combien ils l’avaient acheté ,sans en être gêné elle dit qu’ils l’avaient payer 470.000 francs et qu’ils trouvaient qu’ils avaient fait une bonne affaire .Alors Je lui est raconté l’histoire de mon bateau en minimisant quelques détails ,en enjolivant beaucoup d’autres .

Je crois sincèrement que Luis a été le plus puissant des ouragans. Quelles que histoires dont certaines que je n’ai pas vu de mes yeux . Une vidéo fut faite avec un collage de plusieurs vidéo amateur . Cette vidéo commence par un peu d’humour ,une chanson de Michel Fugain , Attention mesdames et messieurs dans un instant ca va commencer ,cinq ,quatre ,trois ,deux ,un . Première séance ,l’homme est a la barre et compense les rafales de Luis ,puis il est avec son gilet ,puis son harnais ,puis son masque de plongé ,puis son masque et son tuba ,puis la caméra essaye de sortir dehors ,trop tard un autre bateau lui rentre dedans ,fin . Une autre ,des noirs sont sur un bateau pays ,a un moment un noir essaye de monté sur le toit pour remettre quel que chose en place ,le bonhomme s’envole ,atterri une quinzaine de mètre derrière essaye de revenir au bateau a la nage puis disparait .
Il a été dit officiellement que le vent avait atteint les 250 kmh . Tout ceux qui on vécu Luis pense que le vent a atteint les 300Kmh . Certaines choses que j’ai vu ne m’en font pas douter. Quel force peu avoir un vent pour retourner un catamaran de 14 mètre un privilège de chez Jeantot un bateau qui doit faire dans les 10 tonne dans un lagon de 2 a 3 mètre de fond ,avec des vagues si courtes . Comment le vent a-t-il pu rendre tous les troncs d’arbre plus lisses que si on les avait passe au papier de verre , comment une tôle peu s’enroulée autour d’un poteau électrique puis se tortillée comme un papier autour d’un bonbon . Un gros cabin cruiser de plus de dix tonnes genre pêche au gros se retrouver sur la route a plus de 50 mètre du lagon . Le catamaran Feury Michon a un bon 250 mètre de la mer ,bon lui c’est normal il doit faire dans les 6 tonnes . Une porte de bois de 3 cm d’épaisseur arrachée de ses gonds , mettre 4 bateaux dans une marina l’un pardessus l’autre et des comme ca il peu y en avoir des centaines a raconter . Pour finir juste pour rire car je ne l’ai pas vu ,il parait que l’on a retrouvé dans leur cage des poules… a poiles . Que les chèvres étaient immangeable tellement leur chair était pleine d’épines de cactus Hé oui ça fait rire pourtant imaginer votre antenne VHF en résine de fibre de verre complètement dé-laminé ne restant que la chevelure des fibres de verre .
Bon vent bonne mer a toutes et a tous . Raymond et Danièle sur Coyote

L'équipage
03 déc. 2014
03 déc. 2014

Merci Raymond pour tes récits toujours aussi poignants.
Cela a dû être terrible à vivre.
J'avais lu en son temps le récit du passage de ce cyclone épouvantable que Jérômine Pasteur en avait fait (je ne souvient plus du titre du bouquin) et qui corrobore totalement le tien.

A chacun son cyclone.

04 déc. 2014

merci Raymond; c'est toujours un plaisir de te lire

04 déc. 2014

Relire le recit paru dans Voiles et Voilier

je crois le titre était "le jour ou les multicoques volaient" (au propre !!)
Les multicoques se sont envolés pour finir dans la mangrove!
Les deplacement lourd au moins , n'ont pas ce problème :tesur: :langue2:

04 déc. 2014

Non, "La nuit ou les bateaux volaient" c'était le passage du cyclone "Hugo" sur St Croix USVI et le bateau qui volait était un tri nommé "Exit" , superbe réalisation d"un plan Dick Newick par un australien. Je l'avait connu là-bas 2 ans avant.

04 déc. 2014

Merci de la précision , car comme j'ai benné toutes mes revues , c'était de mémoire (défaillante) que je citais , à tord cet article.

04 déc. 2014

pfu...
froid aux yeux... :litjournal: :-( :lavache: :lavache: :lavache:

04 déc. 2014

"mon bonhomme", c'est pas plutôt le représentant de kirié ?
moi c'est comme ça que je l'ai compris !

04 déc. 2014

Déjà pour un vent de 135nds sur une surface plane (coeff 1)cela fait quand même 300kgs de pression au M2...
Donc un multicoque si il prend le vent , c'est comme un enrouleur au pif (sans même parler de la trainée, juste la surface frontale) au moins 12 fois plus qu'un câble nu , et entre un tube et un génois enroulé c'est 288kg de poussée en plus !! (avec un coeff. 0,7)
Donc la première des précaution (après le mouillage) me semble être mettre à nue le bateau, avec de telle force de vent une annexe de face 270 kgs

04 déc. 2014

:pouce:

07 déc. 2014

Oui, mais j'ai toujours plaisir à relire
et celui-là ? Ca fait longtemps


MALCHANCE, LE SORT OU TOUT SIMPLEMENT UN VENDEUR MALHONNÊTE ?

Nous sommes à terre depuis un an et demi et la piqûre nous reprend. Danièle et moi pensons à acheter un autre bateau et repartir, non pas pour vagabonder mais bien plus pour avoir un pied-à-terre sur l’eau. Notre dernier voyage nous a emmenés en Polynésie et nous y avons vécu 3 ans, nouant des amitiés et des contacts. Nous voulons donc y retourner. Ce serait bien de faire comme les oies sauvages quand vient l’hiver, et de partir dans le sud, laissant derrière nous les rigueurs de l’hiver québécois. Faire six mois, six mois. Tout est bien réfléchi et nous voilà en quête d’un bateau confortable, facile à manœuvrer, et suffisamment grand pour recevoir famille et amis. Le dernier Coyote était un Océanis 440: on se décide pour un Océanis 50, pas trop vieux pour conserver une bonne cote à la revente. Mes recherches ciblent deux voiliers, l'un en Turquie, l’autre en Croatie. Je pars pour l’Europe (nous sommes en février). Première destination, la Turquie. La visite est décevante; le bateau est dans un état lamentable et usé jusqu'à la corde
..................
:heu:

04 déc. 2014

Bonjour Coyotte,

Où peut-on lire l'histoire "comment j’ai volé mon bateau" ?

04 déc. 2014

Non, non, je ne suis pas pressé.
Mais j'aime beaucoup le récit de tes aventures depuis "les cheveux" ...
Bon, celle là est un peu flippante, mais c'est prennant comme lecture.

J'attends noël, dans la belle famille, il me faudra quelques temps calmes
:oups:

06 déc. 2014

J'ai vécu Luis (et avant Hugo et bien d'autres encore) et ton récit est effectivement conforme, voire même en deçà de la réalité. Des vents de plus de 300 KM/h ont balayé la région et on rasé Anguilla. Je ne pense pas qu'on puisse imaginer ce que c'est si on ne l'a pas vécu.. Quelle désolation cette lagune de Simson bay ..

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