uberisation nautique.

Que penser du phénomène UBER dans la plaisance !?.....

blog.globesailor.fr[...]opie-ou

L'équipage
01 août 2016
02 août 2016

Et toi qu'en penses-tu ?

02 août 2016

Et gradlon, qu'est ce qu'il en pense ?

02 août 2016

Rien !

02 août 2016

et hi , qu'est-ce qu'il en pense ? :mdr:

02 août 201602 août 2016

Voici ce que pense Gradlon :

A regarder large, voire grand large le phénomène d'ubérisation, on s'aperçoit que sa causalité est circulaire et pour une bonne part liée à la paupérisation des classes moyennes.
Etape N°1 : L'appauvrissement des travailleurs
C'est la conséquence du phénomène de recherche de compétitivité (c'est le mot qu'ils emploient) par les délocalisations dans les pays à bas coûts salariaux , la mise en concurrence des salariés par d'autres travailleurs moins couteux et moins exigeants, le développement du travail masqué, la précarisation du travail

Etape N°2 : Le sursaut collaboratif
Les classes laborieuses laminées réagissent en développant une économie du partage en dehors des circuits classiques, c'est-à-dire juridiquement normés et taxés. Tous les biens qu'elles possèdent et qui ont encore une valeur marchande, (voiture, appartement, bateau…) ou tous les services qu'elles peuvent rendre sont en quelque sorte "recommercialisés" à la marge. Ce mouvement est encouragé par la technologie internet. Des gens plus intelligents que d'autres profitent de cette situation pour créer des sites de mise en relation et en tirer profit. Cette ressource de compensation apporte un léger mieux aux classes laborieuses.

Etape N°3 : La mise au pas
Après avoir précarisé à outrance leurs salariés, les entreprises du secteur marchand se sentent menacées. Elles mettent en avant des réactions corporatistes (par exemple les taxis, les hôteliers, bientôt les loueurs officiels de bateaux) , pour tenter de juguler un phénomène dont l'ampleur menace leurs intérêts. L'état qui dans une espèce de course folle à la taxation pour compenser des ressources qui s'effondrent (trop d'impôt tue l'impôt dit-on), menace, règlemente, oblige à la transparence et taxe. Les assurances voient dans cette situation l'occasion de nouvelles primes juteuses et les juristes et autres avocaillons se lèchent les babines des conflits futurs qu'ils auront à gérer.

Conclusion provisoire : C'est mal parti pour les classes laborieuses et les plaisanciers moyenne gamme, mes frères.

A toi Erlannic

02 août 2016

etape N° 1

c'est vrai que posseder un bateau est un grand signe d'appauvrissement !!!

02 août 2016

L'analyse est intéressante, mais ce sont surtout les classes moyennes qui 1- sont laminées, et 2- développent et profitent de l'économie du partage... Quand aux entreprises des secteurs marchands, celles qui ne sont pas bien organisées hurlent au loup (les taxis), les autres, plus malignes, rachètent les startup du secteur pour concurrencer les plus grosses, comme la SNCF avec 123envoiture pour faire la nique à Blablacar.
L'économie de marché est gentiment en trains de s'emparer de l'économie du partage, et l'"uberisation", ce n'est rien d'autre que les conséquences de l'appropriation par cette économie de marché des bonnes ficelles de l'économie du partage.

Pour l'uberisation de la plaisance, je n'ai toujours aucun avis.

06 août 2016

Bonjour Gradlon, bonjour à toutes et à tous,
Cette approche économique est généraliste, écartons-nous de la location du bateau et voyons les conséquences du coup de main rémunéré entre voisins mis en place par la startup"Allovoisins".
Le coup de main peut être donné par un amateur éclairé dans la spécialité demandé, parfait, ou par un professionnel de la spécialité qui souhaite se faire un peu d'argent pendant ses heures de repos.
Là, c'est beaucoup moins bien pour les artisans locaux dont le propre patron de l’entrepris où travaille le professionnel.
En conclusion, les charges patronales deviennent excessives pour pouvoir financer la protection sociale et les caisses de retraites. Celles-ci n'augmentant plus mais la main d’œuvre artisanale elle augmentant sans cesse, les retraités trouvent des solutions économiques à leurs problèmes et élargissent leurs réseaux sociaux.
C'est, à mon avis, une réaction logique mais individualiste. Idem pour les locations des voitures personnelles.
Bien cordialement

02 août 2016

Exact Calypso2 , j'en connait pas qui deviennent plus riche quand ils ont un bateau mais plutôt le contraire

02 août 2016

Merci Gradlon, je suis en partie d'accord avec ton analyse . je comprends bien les personnes qui veulent rentabiliser les coûts d'un bateau ( de plus en plus élevés ) mais pour ma part je ne le ferais jamais car trop de risque d'avaries et comment savoir que le loueur est compétant (voir le pseudo skipper ) , à terme je pense aussi comme toi , que les assurances vont augmenter leurs tarifs . Si au moins ce phénomène désengorgeait les ports ...mais non , je pense aussi aux skipper Pro (ceux qui cotisent à l'ENIM) du coup se trouveraient dans une situation encore plus difficile .
En bref je préfère que ma passion pour la voile reste une liberté ...je suis un peu égoïste mais j'ai pas vraiment envie qu'il y ait encore plus de monde sur l'eau....

02 août 201602 août 2016

Il y a longtemps aux Antilles que ça marche. Ca s'appelle aussi du black. Les pros n'aiment pas trop même s'il leur reste des clients.
Le problème pour les usagers c'est qu'ils n'ont aucun service autour et sur un bateau ce ne sont pas les problèmes qui manquent. Donc des navigations un peu gâchées par une panne banale. Par exemple un moteur qui refuse de démarrer suite à une prise d'air, une voile déchirée ou coincée, un guindeau aux abonnés absents, un pilote en panne, etc....
Du coup les pros ont encore de beaux jours !
Après cela prêter son bateau c'est une aventure ! Les clients consomment du yatching, ils en veulent pour leur argent et n'ont que peu de scrupules à ménager l'embarcation. Donc c'est "j'utilise tout n'importe comment" , moteurs à fond, réductions de voilures tardives et à l'arrache, etc... et opération je masque les petites ou grosses bêtises que j'ai faite : talonnage, coup dans la coque, déchirures, mobilier endommagé, tissus tachés, etc...je récupère ma caution et basta. Bon courage !...

02 août 2016

Bien qu'ayant des velléités de récupérer le secteur du partage collaboratif à leur bénéfice (Ex de la SNCF concurrençant Blablacar), Il n'est pas sûr que les vieilles sociétés de l'économie traditionnelle y parviennent. D'une part, elles ont un temps de retard. C'est rédhibitoire dans le mouvement très rapide auquel nous assistons et d'autre part leur culture est un poids trop lourd à porter pour qu'elles soient agiles sur ces nouveaux marchés. Il se passera pour elles ce qui s'est passé avec les dinosaures.
Concernant la plaisance, le secteur est propice au développement du partage collaboratif. Les charges d'acquisition et de maintenance d'un bateau sont difficiles à amortir avec un simple usage de loisir. Les revenus des classes moyennes étant rabotés, si elles veulent continuer à acquérir des bateaux il faut bien qu'elles trouvent des solutions de partage des frais. Sauf à vouloir se saborder, le secteur des industries nautiques devrait à mon sens jouer un rôle moteur dans ces évolutions. La pire des attitudes serait de sur règlementer un secteur naissant et plein d'avenir.

02 août 2016

L'essor des sites de partage ou de mise en relation "en direct" n'est pas seulement dû à une organisation inappropriée des acteurs traditionnels. Il est aussi lié à une taxation abusive de l'Etat, à des lourdeurs administratives ou normatives, à un droit du travail paralysant, à des charges sociales démesurées et plus généralement à un système social devenu impayable, qui a dérivé depuis l'idée généreuse de solidarité, vers un parasitisme à grande échelle. J'arrête là, ça devient politique... Toujours est-il que je me demande comment ça va se terminer. :acheval:

02 août 2016

En effet, le principe de chasse au rabais et au meilleur prix est tellement devenu le sport à la mode que je n'ai même pas pris la peine d'en parler ! :heu:

02 août 2016

absolument ,au m^me titre que les syndicats majoritaire dans les entreprises concerné par les reformes

02 août 2016

Il y a une part de vrai. Mais le balancier repart dans l'autre sens. Attention à ce qu'il ne prenne pas trop d'élan.

02 août 201602 août 2016

@pieterv06
Un discours bien sophistiqué pour dire que les clients sautent sur l'occasion de réduire leurs dépenses et les prêteurs l'occasion de se faire un peu d'argent non déclaré.
Comment ça va se terminer, et bien par des hausses d'impôts pour compenser les pertes pardi ! Car il faudra toujours des enseignants, des policiers, des infirmières, de la sécurité sociale, des retraites, des indemnités de chômage, des aides au logement, etc...que personne bien sur ne voudra réduire, sauf éventuellement pour les autres.
C'est simple la vie , Non ?

02 août 2016

quel charges sociales ??? l'état c'est a dire nous on en est à payer les salariés qui sont employé dans les entreprises ...incroyable ...

02 août 2016

Tu es donc content des dernières dispositions «votées»?

04 août 2016

Vous oubliez aussi que les flottes de location ne proposent que des voiliers de plus de 10 mètres très récents et ceci à un tarif prohibitif !
(je le comprends au vu des tarifs des voiliers, prestations charges etc mais...)
heureusement qu'il y a des particuliers qui louent leurs petits voiliers pas cher.
Tout le monde ne peut pas se permettre des locs à 1500 euros la semaine !

Et l'argumentation "black-escrocs etc" est bien courte.
Un particulier en règle déclare tous ses revenus, y compris location voilier, maison de campagne etc...
Rien de nouveau, je ne comprends pas que tout cela fasse débat, la location de sa résidence secondaire se fait depuis des décennies !

02 août 2016

Tout à fait d'accord avec la seconde partie de ton post (du coup, grâce à toi, j'ai un avis sur l'uberisation de la plaisance ;-). Pour le reste, je ne pense pas que les dinosaures vont se mettre à jouer à la gerbille, mais que les gerbilles vont, soit encaisser un juteux prix de vente en abandonnant leurs dividendes potentiels aux dinosaures, soit devenir elles-même, tant bien que mal, des dinosaures. Pulsion de vie dans un sens, pulsion de mort dans l'autre. C'est le jeu de la vie depuis la nuit des temps. La réglementation fera comme d'habitude : elle oscillera entre ouverture de parapluie et caisse enregistreuse de taxes...

05 août 2016

"leur culture est un poids trop lourd à porter pour qu'elles soient agiles sur ces nouveaux marchés" , pertinente remarque qui m'a rappelé la fin d'une très grande entreprise : Kodak.. ce fut le cas d’école du loupé de stratégie..

Je suis bien d'accord avec ton analyse contextuelle, gradlon, sur l’appauvrissement des classes moyennes, avec ce manque de redistribution des richesses et profits générés, ou parlons de "diffusion" plutôt sinon ça fait trop "Kamarad" pour les trolls Heo..
J'ai encore le sentiment que la navigation à voile avec son art de vivre échappe en partie aux évolutions économique globales , oui on voit des super yacht en med (je rentre juste de Lipari) mais il reste encore des "petits" marins qui vivent de belles choses, j'espère que la navigation et la vie en mer avec ses exigences, feront que cela restera un peu un secteur à part et que l'on continuera de naviguer librement..

02 août 2016

L’uberisation nautique ?
C’est une blague ?
Une anecdote dans l’uberisation globale de toutes les activités humaines.

Un seul but inavoué : s’affranchir des règles économiques et sociales qui régissent nos sociétés.
Et ne comptez pas sur les pouvoirs politiques, ni en Europe ni aux US, pour essayer de contrer le mouvement de saccage lui aussi global.

Quand notre actuel minitre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, avec sa tronche de premier de la classe, harangue son auditoire en hurlant le plus sérieusement du monde "Réussissez et enrichissez-vous !", c’est que l’affaire est pliée.

Ils se laissent tous marabouter par la Silicon Valley, 7ème ( ?) économie mondiale.
Et aujourd’hui, rien n’est trop beau pour assurer le confort, le succès et la fortune des innovateurs du bit et ça semble convenir puisque ça ne soulève aucune polémique comme si c’était dans l’ordre des choses.

D'ailleurs, le mélange des genres se banalise.
Aux US, ça dépote et on va donc bientôt y venir aussi en Europe.

Quand l’actuel président US lançait sa campagne en 2011, il pleurnichait sur des villes entières tombées en ruine, sur des familles qui sombraient un peu plus chaque jour dans une misère à couper au couteau payant le prix fort de la désindustrialisation.

Le patron de cette campagne d’alors, qui oeuvrait au développement de ces thèmes sociaux très sensibles, s’est retrouvé en 2014 à la tête de …. Über ! Bravo les convictions !
Puis, un an plus tard, à celle de Google.

Et le porte-parole de la Maison Blanche (donc très concerné lui aussi par les promesses du Président) qui, après un passage à Cable News se retrouve à la tête d’Amazon où il est chargé des relations avec les médias et le monde politique !
On applaudit bien fort ce revirement.

Elle est où la procédure d'impeachment infligé à un président pour s’être laissé bercer dans la luxure avec une secrétaire ?

A croire qu’une turlutte c’est autrement plus grave que de laisser un pays s’enfoncer un peu plus chaque jour dans la précarisation de pans entiers de la population.
Que les pauvres aillent négocier avec les "predatory lenders" aux comptoirs des "check casher" (boutiques de crédits pour pauvres) qui fleurissent pour quémander quelques dollars pour assurer le loyer jusqu’à la prochaine paie.

Chez nous, le Crédit Municipal (Chez ma Tante), en comparaison, c’est du velours.

Et en Europe, on tousse à peine quand on apprend que le président de l’UE devient conseiller chez Goldman Sachs.
Ah oui, mais là, ce n’est pas le numérique !
Exact. C’est la finance mondiale, son larron.

Le monde n’est pas vendu aux as du numérique.
Il lui est bradé, donné, offert.

Alors, l’uberisation de la plaisance, un détail, une anecdote dans l’uberisation globale.
Et il n’y a aucune raison objective pour qu’elle soit épargnée.

02 août 201602 août 2016

Anecdote, anecdote. Est- ce que j'ai une gueule d'anecdote ? :tesur:

02 août 2016

:bravo:

06 août 2016

Excellent Yves ! comme beaucoup de tes interventions..
En même temps, la messe n'est pas complètement dite pour tous le monde..
Oui le petit citoyen salarié contribuable électeur et consommateur est déjà depuis longtemps la cible de grosses organisations privées à but (ultra) lucratif, mais ce faisant son appauvrissement entraîne des instabilités de sociétés qui ne sont plus profitables pour les profiteurs, et il est impossible de conditionner 6 milliards de cerveaux humains à être obéissants.. Gardons quand même une petite part d'optimisme, ces nouveaux systèmes de commerces peuvent aussi être en partie utilisés par des associations et structures à but social, comme Emmaüs l'a comprit :
www.label-emmaus.co[...]/

02 août 2016

Salut , je pense que le ministre parlait surtout pour lui et ses copains ;-)

02 août 2016

Tu veux dire que ce ministre a une gueule d'anecdote ?

03 août 2016

L'uberisation c'est au départ un service de bien meilleure qualité que ce dont on bénéficiait auparavant. Exemple les taxis qui dormaient tranquillement en écoutant les grosses têtes et oubliaient d'améliorer leur offre. Exemple blablacar une grande facilité pour trouver un moyen de transport bon marché. Exemple Rbnb qui globalise un grand nombre d'offres dans le monde. etc etc...Toutes ces évolutions incontournables sont devenus possibles grâce à internet et ce n'est que le début. Elles se sont développées rapidement parce le modèle économique était rentable. Aujourd'hui ces applications permettent de contourner certaines lois et taxes. Mais ce ne serait pas obligatoire si on le voulait. On pourrait obliger les chauffeurs uber à suivre une formation et les uns et les autres à payer les taxes habituelles. Ces services seraient peut être plus onéreux pour les clients et moins rentables mais ils seraient toujours compétitifs et continueraient à se développer inexorablement.
C'est la société qui évolue portée là, par les avancées technologiques.

03 août 2016

Je crois qu'on mélange deux notions : l'économie du partage et l'uberisation. L'ubérisation est une conséquence de l'économie du partage, et plus précisément, c'est la reprise à son compte par l'économie traditionnelle des avantages économiques indiscutables de l'économie du partage, mais dans une optique de pure rentabilité capitalistique, laquelle se fait de temps immémoriaux aux dépends d'une partie de la population (en général les salariés, mais aussi les états). Dans l'ubérisation, ce sont par exemple les chauffeurs d'Uber, qui sont victimes. Les taxis ne le sont que parce qu'ils sont incapables de remettre en question leur modèle économique, pas aidés d'ailleurs par le coût délirant de leur licence.
Mais l'économie du partage n'a pas pour but, contrairement à ce que dit Yves(.), de s'affranchir des règles en vigueur : elle cherche simplement à "économiser" (c'est à dire à faire rentrer dans l'économie générale) des objets et des services qui ne rencontrent pas tous leurs usagers potentiels, ce qui entraine un coût élevé d'achat, d'entretien et de stockage, alors qu'ils sont utilisés à un pourcentage dérisoire de leur potentiel. C'est l'exemple de la perceuse, qui perce 0,000000001% de son temps de vie potentiel, ou du véhicule, voiture, bateau et même avion personnel.
Cette économie-là, elle a des tas d'autres avantages prépondérants, comme la préservation des ressources naturelles, la lutte contre les spéculations outrancières, le lien social, la pollution, etc, etc.

Reste plus qu'à, non pas intégrer cette nouvelle économie au fonctionnement actuel de notre économie, mais le contraire : adapter les législations et les fiscalités pour en tirer le meilleur partie, et surtout protéger les initiatives locales de l'avidité des grandes entreprises qui s'emparent de tout, soit pour supprimer la libre concurrence (qu'elle passent pourtant leur temp à invoquer, mais seulement quand elle est à leur profit), soit pour en retirer du bénéf supplémenaire, ce qui est acceptable, à condition d'être encadré...

03 août 2016

Je n'évoquais que l'uberisation. Un terme impropre. En fait la nouvelle économie. Celle qui va se développer inexorablement et à une vitesse sans cesse croissante. Elle demande une adaptation de notre société mais si nous le voulons nous y arriverons. Aujourd'hui nous balbutions parce que nous sommes empêtrés dans nos habitudes et nos erreurs mais il n'y a pas de fatalité à être mauvais. Les usines partis en Chine vont petit à petit revenir en Europe mais elles seront robotisées et donc sans gros effectifs. C'est le développement de cette économie qui doit entre autres créer de l'emploi.
La vrai économie de partage, je prête ma perceuse, butera sur la nature humaine. Pourquoi des hommes achètent des voitures neuves alors qu'une voiture de 6/12 mois vaut 20% moins chère. Pourquoi des plaisanciers achètent un bateau pour s'en servir 15 jours par an. Je suis généreux les statistiques montrent que c'est bien moins. Alors qu'il est possible de louer un bateau et d'être tranquille le reste de l'année, qui plus est dans des lieux magnifiques. Pourquoi les citadins achètent des voitures dont ils ne savent que faire la plupart du temps alors qu'il est possible de louer. etc etc....la primeur, la possession et la disponibilité immédiate des choses seront pendant longtemps un frein à cette économie. Mais les enfant de nos enfants, eux peut être permettront de développer cette idéologie.

03 août 2016

Belle analyse, merci.

03 août 201603 août 2016

Encouragés par la faiblesse de nos ressources monétaires, nous évoluons lentement d'une économie de la propriété vers une économie de l'usage. Il y a juste un léger inconvénient : si plus personne n'achète, il n'y aura à terme plus rien à louer. Les pouvoirs publics ont jusqu'alors laissé faire pour compenser et évitent ainsi les contestations musclées liées à la baisse des revenus et à la majoration des prélèvements de toutes sortes. La marge de manoeuvre est maintenant épuisée. La suite va être passionnante...

03 août 2016

que de discours :

Nous évoluons tout simplement comme depuis la nuit des temps ..et nous nous adapterons comme toujours ...

  • Imaginez la revolution le jour on a utilisé l'electricité ...la vapeur, le feu grace au silex ...le conteneur ,la palette ( decouverte majeur du vingtieme siecle) ...on s'est toujours adapté

et ça continura tout bonnement ...

il faut etre optimiste, positif mais pas naif

03 août 2016

@calypso
Et oui c'est bien ça ! avec toutefois une petite différences c'est l'accélération du mouvements. Internet est arrivé en France en 1995. Que de chemin parcouru depuis !

03 août 201603 août 2016

et puis lorsque l'eau courante a été installé ,je n'avais plus d'excuse pour ne pas me laver :donc je me suis adapté (laver à l'eau froide biensur) .. Et ma mére qui se lamentait :une taxe de plus!!! maintenant il va falloir payer pour avoir de l'eau ,un comble! . et bien vous savez elle s'est aussi adapté !!!

et le pauvre quincailler ne vendait plus ses seaux !! il s'est adapté

03 août 201603 août 2016

mais bien sur ..

lorsque j'ai commencé à travailler j'avais une regle à calculer ,et je dessinais aux crayons sur papier calque et j'ai fini avec un ordinateur , et la photocopieuse ,extraordinaire , ... et le telephone du temps ou il fallait demander son numero au standard de la boite

et ça continu....et puis voilà !!

on a l'impression de vivre des choses extraordinaires. Pour moi l'extraordinaire ce fut l'arrivée de l'eau courante à la maison !!! fini les seaux puissès par mon pére au puits ça c'était formidable ...

03 août 2016

Au train ou vont les choses, je crains que l'adaptation de la société ne profite qu'à un (très) petit nombre.
Une dichotomie commence à s'installer entre quelques happy few et le reste de la population qui fera l'objet d'un traitement social qui finira par s'étendre aux classes moyennes.
Le film Soleil Vert m'a toujours paru prophétique.

03 août 201603 août 2016

un petit nombre !!! je voie tout le monde avec son truc collé aux oreilles toute la journée ,partout !! tout ces gens "profitent" non !!

regarde ici sur H&O plein de gens "branché" et on est avertie de la fin du monde et des malheurs futur ... c'est quand m^me une bonne chose ainsi l'on sait qu'il faut "profiter" du moment present car demain ,grand malheur !!!

quelle rigolade ...

03 août 2016

ouh là ! Faut pas tout mélanger !

03 août 2016

Serais-je dépressif? Sans doute quelque peu au vu de vos réactions et du fait que mes courtes vacances sont terminées.
Toutefois même si l'évolution de la société que je redoute (dont l'uberisation est un corollaire ) n'est pas pour tout de suite, je ne partage pas l'optimisme de Calypso.

03 août 2016

ce qui me chagrine c'est que notre société dans son ensemble ne sait pas encore prendre des decisions qui s'imposent à priori face à une evolution annoncée .nous nous adaptons toujours a posteriori donc dans la douleur cela on ne sait pas faire mais ça viendra dans 1 ou 2 siecles

03 août 2016

Ca ira beaucoup plus vite. Pour la transition énergétique par exemple, la loi a déjà mis en place tout ce qui permettra aux infrastructures de s'adapter, avec des objectifs de calendrier impératifs. C'est toujours lourd d'adapter tout ça aux évolutions rapides, mais ça bouge quand même.

04 août 2016

Ce passage d'une économie de possession à une économie de l'usage, tendance signalée plus haut, se manifeste dans la plaisance par quelques réussites. Par exemple Clickandboat pour la location de bateaux entre particuliers, ils revendiquent un portefeuille de 5.000 bateaux ce qui n'est pas du tout négligeable. Ou Vogavecmoi pour la composition des équipages et la mise sur pied de projets collectifs de croisière. Ces sites se financent par des cotisations pour leur intermédiation.
Ils n'ont chacun pas plus de quatre ou cinq ans et ont rencontré quelques problèmes liés à leur croissance, leur professionnalisation et les habitudes déjà prises sur le net.
Le premier a été de faire payer un service dans une culture dite "communautaire" mot valise bien commode pour dissimuler des comportements finalement très individualistes.
Le second est de rester sur une ligne de crête ou l'on est tout à la fois dans le professionnel et dans le partage "friendly".
Aussitôt les lignes de résistance à cette émergence d'acteurs nouveaux sont apparues dans une zone qu'il faut bien appeler grise : A partir de quel niveau de contribution bascule-t-on d'une activité ou il ne s'agit que de partager des frais à une activité commerciale dissimulée ?
Autrement dit à partir de quel moment un propriétaire de bateau devient-il entrepreneur et un équipier occasionnel un client ?
Les réponses se construiront avec le temps mais l'évolution est en marche.

04 août 2016

Gradlon pose la question qui est LA charnière, source de conflits et qui enflamme professionnels, pouvoirs publics etc:

"A partir de quel niveau de contribution bascule-t-on d'une activité ou il ne s'agit que de partager des frais à une activité commerciale dissimulée ?
Autrement dit à partir de quel moment un propriétaire de bateau devient-il entrepreneur et un équipier occasionnel un client ? "
:mdr:

Vous avez deux heures pour rendre vos copies !
:mdr:
...Sachant que d'autres cancres triment dessus depuis des années
:mdr:

05 août 2016

Si on s'en tient à la loi la réponse est simple : il y a déclaration obligatoire selon 2 régimes possibles dès le 1er euro encaissé. La question ne se pose donc pas.

05 août 2016

« Quid leges sine moribus, quid mores sine legibus ? » : « Que sont les lois sans les mœurs, que sont les mœurs sans les lois ? »
Horace

05 août 201616 juin 2020

Et ben.... j'aurais mieux fait de pas poser la question!....www.hisse-et-oh.com[...]788.png

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Décembre à Manly beach.  été australien

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