Sauvetage des touristes du Akademik-Shokalskiy

Bonjour
on a tous vu , je pense, les images du sauvetage par un helicoptere chinois et des touristes "s'éclatant" sur la glace.

Mais il y a une face cachée un peu moins drôle :

"Bloqués dans les glaces antarctiques depuis dix jours, les 52 passagers du navire russe Akademik-Shokalskiy ont été évacués par voie aérienne, jeudi 2 janvier, grâce à l'intervention de deux brise-glace, un chinois, le Xue-Long et un australien, l'Aurora-Australis.

Un hélicoptère embarqué sur le premier a effectué cinq rotations entre le bateau piégé dans les glaces et le navire australien, parvenant ainsi à transporter à son bord l'ensemble des scientifiques, des journalistes et des touristes participant à l'expédition avortée. Celle-ci, menée par le climatologue Chris Turney (université de Nouvelle-Galles du Sud, Australie), avait pour objectif de reproduire le voyage historique de Sir Douglas Mawson en Antarctique, en 1912. Elle a tourné court.
Parti en période favorable pour la navigation – c'est l'été dans l'hémisphère Sud –, le bateau avait été surpris par une tempête et poussé vers les glaces à environ 180 kilomètres à l'est de la base française Dumont-d'Urville. Le sauvetage sino-australien marque la fin d'une saga médiatique de plus d'une semaine et, vraisemblablement, le début d'un nouveau feuilleton.
D'abord, vingt-deux membres d'équipage demeurent sur le Shokalskiy, espérant voir bientôt les glaces libérer la coque de leur navire. Mais, surtout, l'expédition suscite une intense polémique dans la communauté scientifique. Car les opérations de secours mettent en péril plusieurs importants programmes de recherche conduits sur les différentes bases scientifiques du sixième continent.
La colère est notamment alimentée par la nature même de l'expédition lancée par Chris Turney. « C'est une expédition touristico-pseudo-scientifique, estime Yves Frenot, le directeur de l'Institut polaire français Paul-Emile-Victor (IPEV). C'est un peu “La croisière s'amuse”. »
« L'expédition a été présentée comme scientifique, alors qu'il y a surtout des touristes à bord, qui ont payé pour faire le voyage », renchérit le glaciologue Jérôme Chappellaz (Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement), qui était encore présent, le 2 janvier, sur la base antarctique de Casey, une station scientifique australienne. Cette base, comme toutes les installations scientifiques permanentes d'Antarctique, attend à cette période le ravitaillement nécessaire à la vie des chercheurs et à leurs activités.
Or le précieux chargement – plusieurs centaines de tonnes de vivres, de carburant et de matériel – n'a pu être complètement déchargé de l'Aurora-Australis, réquisitionné en urgence.
« A Casey, lorsque les collègues ont appris que l'“Australis” était réquisitionné, ça a été un peu la panique, témoigne M. Chappellaz. Ce qui a le plus choqué, c'est la manière dont les membres de l'expédition embarquée sur le “Shokalskiy” ont communiqué : sur les écrans, nous les voyions faire la fête, chanter, etc. Sans qu'à aucun moment, il soit question de ce qu'L'ambiance à bord du navire russe semble avoir été, de fait, assez festive. Les mésaventures de l'expédition ont fait l'objet d'une couverture en direct sur Twitter et ont été largement traitées par les médias traditionnels. Un hymne composé et interprété par des membres de l'expédition a même été retransmis sur écran géant à Times Square, au coeur de New York…ils mettaient en péril… »
Le sauvetage effectué, l'Aurora-Australis doit retourner jusqu'à la base australienne, où devront être débarqués les membres de l'expédition malheureuse, qui peuvent s'attendre à un accueil glacial. « Les impacts à court et long terme sur le programme de recherche australien sont importants, a déclaré le glaciologue Joe McConnell (Australian Antarctic Division) au New York Times. Je pense qu'il en va de même pour les programmes chinois et français, puisque leurs navires ont aussi été détournés. »
Le bateau chinois était toujours, le 2 janvier, également bloqué dans les glaces, piégé alors qu'il tentait de rejoindre le bâtiment russe. La science polaire chinoise, très active depuis quelques années, pourrait s'en ressentir fortement.
Les chercheurs français ont été plus chanceux. Réquisitionné le 25 décembre 2013, dès l'annonce des déboires du Shokalskiy, le navire polaire français l'Astrolabe, a été immobilisé près d'une semaine en bordure de la banquise.
« L'Astrolabe n'étant pas un brise-glace, il a été libéré de ses obligations assez rapidement, raconte Yves Frenot. Mais il faut bien voir que ces bateaux polaires ne sont actifs que trois mois dans l'année : une immobilisation de quelques semaines est rapidement très problématique en termes de logistique. » Le coût d'une journée d'utilisation de l'Astrolabe s'élève à 20 000 euros, sans compter les salaires. Il est le triple pour le brise-glace chinois et l'australien.
Deux semaines de prospection océanographique, prévues en janvier pour l'Astrolabe, au large de la base française de Dumont-d'Urville, ont déjà été aux trois quarts annulées, selon M. Frenot. « Il n'est pas normal que cette expédition, qui utilise la science comme prétexte à de l'aventuro-tourisme, mette en péril des programmes de recherche pluriannuels », proteste, de son côté, M. Chappellaz.
Le bilan scientifique du sauvetage de l'Akademik-Shokalskiy pourrait, au final, s'avérer bien plus lourd. « Nous espérons qu'une tempête viendra rapidement disloquer la glace et libérer le bateau russe, explique M. Frenot. Mais si cela ne vient pas, il est possible que l'Astrolabe soit à nouveau réquisitionné pour, cette fois, évacuer l'équipage. Or il reste encore trois voyages pour achever le ravitaillement des stations de Dumont-d'Urville et de Concordia. »
La situation est d'autant plus tendue que les conditions météorologiques depuis trois ans sont difficiles pour les ravitailleurs. En février 2010, l'immense langue de glace du glacier Mertz s'est rompue : la disparition de cette avancée glaciaire sur la mer favorise, depuis, l'accumulation de glaces dérivant au large de la station de Dumont-d'Urville. Et donc la formation d'une banquise anormalement épaisse.
En lieu et place de ces subtilités, la grande médiatisation de l'aventure laissera au public l'image grotesque de climatologues partis étudier le réchauffement pour se retrouver pris dans la banquise, dit en substance M. Chappellaz. La presse australienne n'a pas attendu pour railler la science climatique. Pourtant, « à Dumont-d'Urville, le 1er janvier, il faisait 6 °C et il pleuvait, précise Yves Frénot. Il pleuvait de l'eau, ce qui dans cette région, est parfaitement exceptionnel. » La plupart de ceux qui ont suivi les tribulations de l'Akademik-Shokalskiy n'en sauront rien."

www.lemonde.fr[...]44.html

L'équipage
04 jan. 2014
05 jan. 2014

hello
on aurai du les laisser la bas
ils auraient du prevoir ce genre d evenement
j espere qu ils vont presenter la facture
ya pas de raison

05 jan. 2014

S'il t'arrive d'être en difficulté quelque part parce que tu es parti t'amuser sur la mer avec ton joujou que personne ne t'oblige à utiliser, et bien j'espère que les secours arriveront à te sauver.

05 jan. 2014

hello
la responsabilite d un chef de bord ( pour la plaisance) consiste a eviter de mettre dans le M.......

il est des conditions et latitudes ou naviguer est une insulte au bon sens
quand a un pro de la marchande, cela merite le tribunal
dans la Royale c etait le tourniquet
cela ressemble a " mise en danger de la vie d autrui )
mais ce point de vue n engage que moi

05 jan. 201405 jan. 2014

Si j'ai bien compris le bateau Australien sur lequel ont été transbordé les passagers est à son tour bloqué dans les glaces .

05 jan. 201405 jan. 2014

:litjournal:

Winters Will Become Colder Because of Climate Change.

Commentary by Captain Paul Watson

Recently I have been reading the nonsense about how climate change is a myth and the proof of this is the recent colder than average weather in Europe and North America. Some people have been citing the recent Russian tourist ship being caught in the ice near Commonwealth Bay off the coast of Antarctica as proof that “global warming” is a myth.

First of all, this term “global warming” is misleading. The correct description for what we are experiencing is “climate change”.

The cause of climate change is in fact an increase in temperatures globally but the world’s climate is a very complex system and strangely enough the increased warming does not necessarily make things warmer everywhere.

There is no question that every Australian summer is hotter than the summer before and anyone who lives in Australia will be hard pressed to deny the facts that are apparent to everyone who actually lives in Australia.

The ice in both the Arctic and the Antarctic is melting and that is a fact. And ice at both poles represents a huge reservoir of fresh water.

There is no question that both the Arctic and the Antarctic are getting warmer and the very fact that the poles are getting warmer is evidenced in part by the colder winters in Europe and North America.

Today the temperature in Winnipeg, Manitoba was colder than the sunny side surface of Mars.

Surface of Mars: - 22C. Temperature in Winnipeg: - 38C

The most unusual aspect of climate change is not colder weather or warmer weather but the fluctuations of temperatures day to day. In Vermont where I am presently, it was 14F on one day and 46F the next followed by -8F the next day.

What is at play here is that less ice at the poles means more exposed water and open water is darker thus absorbing more solar energy. This raises the air temperatures in the polar regions and warmer Arctic air lessens the contrast between polar temperatures and temperatures at the tropics.

It’s called “negative Arctic oscillation”. High atmospheric pressures above the poles forces the jet stream south funneling dry Arctic air to rush in over the northern regions of North America and Europe. Thus the warmer it gets at the poles, the colder it gets in the northern temperate latitudes.

Melting Arctic and Antarctic sea ice is causing this increase of cold weather. The trend is for winters in the Northern hemisphere to begin as more mild compared to decades past but by January the temperatures plunge.

The trend to plunging January and February temperatures in the Northern hemisphere will most likely continue and possibly will become more severe.

Thus we can expect colder winters in the Northern Hemisphere over the next decade.

Another factor is the steady increase in fresh water into salt water eco-systems. This has the ability to shift ocean currents and the worrying trend here is that the only reason that Northern Europe enjoys relatively mild climate is the Atlantic Conveyor, the Gulf Stream that sends warm water from the Caribbean upwards clockwise through the North Atlantic to the shores of Northern Europe. If the Atlantic Conveyor is diminished, temperatures will begin to diminish. If the Atlantic Conveyor shuts down, Europe will be plunged into a chaotic deep freeze.

As for the Russian ship caught in ice, chalk that up to bad ice navigation. Besides the ship was never in trouble. When caught in the ice in December and January, the solution is to simply wait it out. An ice lock is caused by wind, tidal and current pressure and these three factors are always in a state of transition.

I have been caught in the grip of ice packs on quite a few occasions and always it was simply patience that pulled us through. Unless the advent of the winter is imminent, the pack will simply grip and release.

The recent media frenzy over the “trapped” tourists on the Russian ship was plain and simply just a circus of silliness. The people onboard were never in danger although I understand they were dangerously low on coffee.

Despite this, four nations spent a few million dollars on the “rescue” operation so that the passengers could get back to the mainland to relate their adventure and their amazing rescue from the ice pack ordeal. The crew stayed on the ship and will soon head north and fortunately for them, without the whining passengers.

Ernest Shackleton would have had a hell of a laugh at the level of sheer unadulterated wimpishness displayed over the last few weeks revolving around this bizarre and completely unnecessary “rescue” operation.

05 jan. 2014

Merci ! Tu devrais peut-être citer la source ?

A propos du "sauvetage des touristes" :
"Ernest Shackleton would have had a hell of a laugh"
(ça aurait fait hurler de rire Shackleton)

Je propose de traduire l'ensemble, pour l'édification des non-anglophones... j'aime bien l'exercice, c'est pas vraiment une corvée !
:-)

05 jan. 201405 jan. 2014

LES HIVERS VONT ÊTRE PLUS FROIDS À CAUSE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE.

Commentaire du Capitaine Paul Watson.

J'ai lu récemment des absurdités comme quoi le changement climatique serait un mythe, pour preuve les températures beaucoup plus basses que d'habitude en Europe et en Amérique du Nord. Certaines personnes évoquent le cas du navire russe de touristes pris dans les glaces près de Commonwealth Bay au large des côtes de l'Antarctique, comme étant une preuve que le "réchauffement général" serait un mythe.

Tout d'abord, ce terme de "réchauffement général" est trompeur. La dénomination correcte de ce que nous sommes en train de vivre est un "changement climatique".

La cause de ce changement climatique est effectivement une augmentation des températures en général, mais le climat du monde est un système très complexe ; assez bizarrement, le réchauffement n'implique pas nécessairement qu'il fasse plus chaud partout.

Il est incontestable que chaque été en Australie est plus chaud que l'été précédent ; quiconque vit en Australie aurait du mal à nier des faits qui sont évidents pour tout individu qui vit en Australie aujourd'hui.

La glace fond, que ce soit en Arctique ou en Antarctique, c'est un fait. Aux deux pôles, cette glace représente un énorme réservoir d'eau douce.

Il est indéniable que l'Arctique et l'Antarctique se réchauffent. Ce fait même, que les deux pôles se réchauffent, est en partie attesté par les hivers plus froids en Europe et en Amérique du Nord. Aujourd'hui, la température à Winnipeg, Manitoba était plus basse que celle de la surface ensoleillée de Mars. Surface de Mars : -22C. Température à Winnipeg : -38C.

Ce qu'il y a d'inhabituel dans le changement climatique, ce n'est pas qu'il fasse plus froid ou plus chaud, ce sont les variations de température d'un jour à l'autre. Dans le Vermont où je me trouve en ce moment, il a fait un jour 14F, le lendemain 46F et le jour d'après -8F.

Ce qui est en jeu ici, c'est que moins de glace aux pôles signifie des eaux plus exposées ; l'eau libre est plus sombre, donc elle absorbe davantage d'énergie solaire. Cela provoque une augmentation de la température de l'air dans les régions polaires ; l'air arctique plus chaud diminue le contraste entre les températures aux Pôles et sous les tropiques.

On appelle ça la "negative Arctic oscillation". Les hautes pressions atmosphériques au dessus des pôles dirigent l'air arctique froid sec qui s'engouffre vers le sud dans le jet stream, vers les régions septentrionales de l'Amérique du Nord et de l'Europe. Et donc, plus il fait chaud aux pôles, plus il fait froid aux latitudes tempérées septentrionales.

La fonte de la glace en Arctique et en Antarctique est la cause de l'augmentation des hivers froids. La tendance dans l'hémisphère nord est à un début d'hiver plus doux qu' au cours des décennies passées, mais en Janvier, les températures plongent.

La tendance des températures plus froides en Janvier et Février dans l'hémisphère Nord devrait perdurer et même s'accentuer.

C'est pourquoi nous devons nous attendre à des hivers plus froids dans l'hémisphère Nord au cours de la prochaine décennie.

Autre facteur, l'augmentation régulière d'eau douce dans les écosystèmes d'eau de mer. D'où la possibilité de déviation des courants océaniques. L'inquiétude actuelle concerne la seule raison pour laquelle l'Europe du Nord jouit d'un climat relativement doux, c'est-à-dire le Gulf Stream, "atlantic conveyor", qui amène de l'eau chaude des Caraïbes en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre à travers l'océan atlantique nord, jusqu'aux rivages de l'Europe du nord. Si le Gulf Stream ralentit, les températures vont commencer à baisser. S'il s'arrête, l'Europe connaîtra le chaos d'une profonde glaciation.

En ce qui concerne le navire russe pris dans la glace, il faut mettre ça sur le compte d'une mauvaise navigation dans les glaces. D'ailleurs, le navire n'a jamais été en danger. Quand on est stoppé par la glace en Décembre et Janvier, la solution c'est d'attendre tout simplement. Un barrage de glace est causé par le vent et la pression de la marée et du courant, ces trois facteurs étant toujours transitoires.

J'ai été pris à maintes occasions dans l'étau de blocks de glace et à chaque fois, c'est tout simplement la patience qui nous a tirés de là.

La frénésie médiatique récente à propos des touristes "piégés" sur le navire russe, c'était purement et simplement de la bêtise orchestrée. Les personnes à bord n'ont jamais été en danger, bien que, d'après ce que j'ai compris, ils n'avaient presque plus de café.

Et pourtant, quatre pays ont dépensé des millions de Dollars dans une opération de "sauvetage", pour que les passagers puissent retourner à terre et raconter leur aventure, l'extraordinaire sauvetage et cette dure épreuve au milieu de l'ice pack. L'équipage est resté à bord et va bientôt remettre le cap au Nord, heureusement pour eux, sans ces pleurnicheurs de passagers.

Ernest Shackleton aurait hurlé de rire devant une telle attitude puérile de véritables poules mouillées qu'on nous a présenté en boucle ces dernières semaines à propos de cette opération de "sauvetage" aussi bizarre qu'inutile.


(traduc libre, commentaires bienvenus...!)

05 jan. 2014

En tout cas, cette histoire ressemble à un énorme gaspillage d'énergie et d'argent... dont on ne mesure peut-être pas encore toutes les conséquences !

05 jan. 201405 jan. 2014

:-D On vit une époque formidable...

Source Sea Shepherd via Facebook... www.facebook.com[...]lwatson

05 jan. 2014

Merci pour la source.
Toujours pas décidée à me "mettre" là dessus : je compte sur les copains pour les infos intéressantes...

:heu:

05 jan. 201405 jan. 2014

c'est le brise-glace chinois "sauveteur"qui est lui-même bloqué. Un brise-glace US est dépêché sur les lieux.

"Antarctique : un brise-glace américain à la rescousse des navires bloqués

Le bateau chinois le Xue Long qui s'était porté jeudi au secours des passagers du navire russe piégé dans la banquise s'est lui aussi retrouvé cerné par les glaces.
En matière d'ironie du sort, on ne pouvait guère faire mieux. Le navire chinois qui s'était porté jeudi, avec réussite, au secours des passagers du navire russe piégé dans la banquise est à son tour prisonnier des glaces de l'Antarctique. Toutes les tentatives du Xue Long - Dragon des neiges - pour manœuvrer ont échoué. La situation à bord n'est pas du tout préoccupante a fait savoir l'équipage: aucune avarie ne s'est déclarée et les vivres sont en quantité suffisante. Pourtant équipé pour se frayer un passsage dans les glaces, le Xue Long est bloqué depuis vendredi par un iceberg à la dérive, long d'un kilomètre. Les glaces flottantes et la position constamment changeante de l'iceberg, qui s'approche parfois jusqu'à 2,2 km du navire, rendent toute opération de dégagement très complexe.
Face à cette impasse, les autorités australiennes, chinoises et russes ont demandé l'aide des Etats-Unis, qui ont dépêché le Polar Star. Le brise-glace de 120 mètres de long peut fendre 1,8 mètre de glace à trois noeuds de vitesse (environ 5 km/h) et jusqu'à six mètres de banquise selon la manoeuvre dite d'»éperonnage». Parti dimanche de Sydney, il devrait arriver dans le secteur le 12 janvier. Sa mission devrait durer deux à trois jours.
Comme la vingtaine de marins à bord du MV Akademik Chokalskiï, le navire russe bloqué depuis le 24 décembre par la banquise et pour lequel le Xue Long s'est dérouté et a fourni son hélicoptère pour évacuer les passagers, les 111 marins du bâtiment chinois reste sur leur navire en attendant que le Xue Long puisse se libérer des glaces. Contrairement aux passagers civils du MV Akademik Chokalskiï qui reproduisaient l'expédition historique menée dans l'Antarctique il y a un siècle par l'explorateur australien Sir Douglas Mawson, les deux équipages sont entraînés et habitués à l'environnement extrême de la banquise.
Toutefois la mésaventure du Xue Long a également contrarié les plans des anciens naufragés du MV Akademik Chokalskiï. Ces 52 scientifiques et journalistes avaient été transférés du navire russe à l'Aurora Australis, qui devait les ramener en Australie. Mais lorsque le Xue Long s'est retrouvé coincé, l'Autorité maritime australienne a brièvement demandé par précaution à l'Aurora Australis de se maintenir sur zone pour porter assistance au navire chinois si besoin est. Cette attente supplémentaire a frustré les anciens naufragés du MV Akademik Chokalskiï. «Nous allons devoir prolonger notre séjour dans le sud profond avant de retrouver nos proches», a confié agacé Andrew Peacock.
Finalement l'Autorité maritime australienne a autorisé l'Aurora Australis à reprendre sa route. Le bâtiment a rejoint la base australienne de Casey pour faire le plein de carburant avant de mettre le cap sur l'île australienne de Tasmanie qu'il devrait atteindre mi-janvier.
Tous ces rebondissements illustrent les dangers de la navigation en Antarctique. La question se pose désormais de savoir qui va supporter le coût des opérations de secours. «Les leçons tirées de ces expériences peuvent être transmises à l'Organisation maritime internationale pour édicter des règles encadrant les opérations polaires», espère le directeur général de l'Autorité australienne de secours en mer.
Ces mésaventures ont aussi eu des conséquences dramatiques pour les programmes de recherche dans l'Antarctique car les autorités australiennes ont dû dérouter plusieurs navires. Le Français l'Astrolabe a dû supprimer une campagne océanographique de deux semaines. «Mais nous avons été relativement chanceux. Les Chinois ont été contraints d'annuler toutes leurs expériences, et mon homologue australien est vert de rage parce que toute sa saison d'été est foutue à cause de la mobilisation de l'Aurora», note Yves Frenot, directeur de l'Institut polaire français .
Avant d'être pris dans la banquise, le MV Akademik Chokalskiï se trouvait dans une zone où les bateaux peuvent normalement circuler à cette époque de l'année, mais un brusque changement des conditions météo l'a poussé vers les glaces."

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