Régates sans électronique

Bonjour,

Est-ce que ça existe les régates où tout électronique est interdite ?
(au minimum on débarque toutes batteries, au mieux il n'y a aucun afficheur ni instrument autre que la basique girouette en tête de mât)

Si la réponse est "oui", je ré-itère ma question en précisant pour la zone sud-est France.

L'équipage
18 sept. 2018
18 sept. 2018

alors tu voie cette fameuse girouette en tete de mat ...elle a été peté plusieurs fois par des grosses bestoles de m... en m'obligeant de monter au mat pour reparer

et finalement j'ai fini par revenir aux penons sur les haut bas ,ça m'evite d'avoir mal au cou et ça indique la m^me chose ...et ça ne coute rien et moins de poids tout en haut , le cdg est meilleur et je peux porter plus de toile ...

18 sept. 2018

Je vois pas comment on peut interdire les montres chrono de régate, ou les mini compas taktik. Ou les autres trucs dans la poche. GPS portable et autres téléphones + logiciels.

En plus, on est obligé de respecter la réglementation. Au delà de 6 milles, VHF fixe obligatoire + moyen de faire le point. Si fait sans GPS, à l'estime, il faudra au moins un loch.

Et trouver un comité de course qui accepte aujourd'hui de faire une régate avec INTERDICTION de VHF à bord, ça va être dur. Ça serait plutôt veille VHF obligatoire.

18 sept. 201818 sept. 2018

Les régatiers s’enlèverait un os si ça permettait d'alléger leur bateaux :mdr: alors tu sais la plupart à bord c'est strict minimum... le pilote pas besoin, le gps pour une régate à la journée à quoi bon, la girouette "personne" s'en sert et regarde les penons, quel que bout de tissus léger dans les haut ban, filière etc et c'est bien mieux

Par contre effectivement en lisant la contribution au dessus.. sans vhf ça va être un sacré bordel au départ :mdr:

18 sept. 2018

Depuis 1974, l'électronique a sa place à bord. AUCUN réglement n'interdit d'utiliser ces aides. Disposer de Macsea sur un ordinateur à la table à carte est l'UN des éléments qui nous permet fréquemment de faire la différence.

18 sept. 2018

Essaye les régates de Opti, Laser, 420 :mdr:

18 sept. 2018

n'importe quel support sans batterie, donc dériveurs, micro, quillards de sport, certains monotypes, quoique même là, les velocitek et autres commencent à apparaître.

18 sept. 2018

Sauf erreur, il me semble que dans les régates en voilier habitable l'usage de ballasts sont interdits. Il y a des voiliers qui en ont, et généralement (à ma connaissance) le chef de bord joue le jeu et ne se sert pas de ses ballast.

De même, le pilote auto est interdit (sauf sur certaines en solo) : idem, la plupart des personnes se plie à cette réglementation.

Sur le même principe, un organisateur pourrait demander à ce qu'il n'y ait pas de batterie à bord, ni d'instruments électronique, ni de montre type Garmin au poignet, ni de GPS. Je ne vois pas en quoi cela poserait problème pour la mise en pratique. (évidemment qu'on ne va pas enlever les VHF portable ! :-) )

J'aurai du préciser que ma question concerne les régates en voiliers habitables. Zut.

19 sept. 2018

Pour le pilote:
"C.11.1.2. : Pilote : Autorisé sauf mention contraire figurant aux Instructions de Course."

19 sept. 2018

Ce n'est pas le pilote auto qui est interdit.

De base, dans les courses à voile, c'est "TOUTES" les manœuvres doivent être effectuées par la force de l'équipage, voiles ou appendices. (Racing Rules of sailing, regle 52).

Après chacun amende les règles de base. En IRC, le winch de drisse de GV ou l'enrouleur de génois peut être motorisé sans influence. S'il y a d'autres winchs motorisés, ça doit être déclaré dans la jauge et le rating et augmenté.

19 sept. 2018

Je vois pas le but d'interdire l’électronique.

Dans une compétition ou il y a besoin d'un objet technique pour participer, il sera difficile d'interdire la course à l'objet technique : course au fric. Il n'y a pas que la voile. Le vélo, ou le planeur, c'est pareil.
Même le prix de raquette de tennis ou de chaussures course à pied ou foot ...

Et dans le voilier, le prix de l’électronique, c'est pas le plus cher. A comparer avec un jeu de voile neuf en membrane, ou foultitude de voile de portant. Sans parler de mats carbone, ou gréement rod ou d'accastillage à billes/rouleaux. Ou de coque en infusion ou de lest en plomb...
Ne serait ce que l'hélice...
gori-propeller.com[...]racing/

19 sept. 2018

Bonjour FrancoisXX,

selon toi, la GGR a-t' elle du sens?

Gorlann

19 sept. 2018

Bof ...

19 sept. 2018

Elle a du sens pour ceux qui fabriquent ça :
joshuagg.com[...]r/prix/
340 000€ HT (410 000€ TTC) pour un 12m50 en acier fabriqué en Turquie, avec un intérieur "simple et fonctionnel", ça laisse de quoi vivre à ceux qui ont lancé le projet.

Et ça sera comme toutes les courses. La première édition peut être intéressante. Les suivantes, s'il y en a, le seront nettement moins.

La première MiniTransat en 1977 a été gagnée par un "Serpentaire". A peu près de série, toutes le suivantes des protos.

La quadrasolo (pre Transquadra) a été gagnée en double en 1999 par un Gin Fizz sloop.

La whitbread (pre Volvo race) a été gagnée en 1973 par un swan 65 de série...

19 sept. 2018

pour moi les seuls régates qui ont a peu près du sens ce sont les courses en monotypie (Olympisme, Figaro, etc ..)

Le reste c'est de la course à l'armement.

Mais bon faut pas se leurrer, en voile c'est de toute façon de la course au fric.

Même en monotypie entre celui qui a les moyens de naviguer 200 jours par an, de tester 10 jeux de voiles et de choisir le bon pour le grand jour, ne se bat pas a arme égal avec celui qui a épuisé son budget pour simplement acheter le bateau.

19 sept. 2018

J'ai l'impression que c'est pire en monotype dans certaines séries. Quand tu vois la débauche de moyen en Melges 20 ( voiles et pros de la Cup notamment), un monotype à priori bon marché, tu te dis que le plaisancier moyen n'est pas prêt de gagner.

Maintant Steph, pourquoi faire de la régate sans électronique? C'est rarement le poste le plus cher.

19 sept. 2018

Cela leur changerait la vie mais en Manche, ce n'est pas demain que ces navigateurs tout électronique brigueront les premières places... Et Dr Feelgood sait très bien ce que je veux dire.

21 sept. 2018

pour aller plus loin sur mon exemple TSQ

JP Kelbert est toujours au avant poste, mais il est toujours aussi sur le bateau dernier cri, optimisé, etc ...
Alex qui gagne l'an dernier avec son missile rose, avait un bateau atypique.
Ce sont des très bons - je ne veux surtout pas ternir leurs résultats - cependant c'est difficile de faire la part entre l'homme et le matériel.
Ils ont une aisance en vitesse permanente - et comme on dit en voile la vitesse ça rend intelligent
Ils auraient été sur un modèle de bateau très représenté (SF3200 par exemple), auraient ils simplement été premier des 3200 ?

A l'inverse l'édition d'avant le JPK 1010 Merlin, gagne par un choix de trajectoire lors de la traversée - sur cette édition là c'est le facteur humain qui a primé Eric et Benoit avait vu juste.

19 sept. 2018

@Dr Feelgood : ce n'est pas le poste le plus cher .... probablement.
Une installation complète NKE haut de gamme c'est combien, 30 000 euros ? (je parle vraiment de "la totale" et haut de gamme)
Si on rajoute un ordinateur et Adrena Pro ......

J'en connais (probablement une minorité, qui sait) qui font le routage juste avant le départ et dont le calculateur indique en pied de mât sur l'afficheur : COG réel, route de chaque WayPoint toutes les 10 minutes, et la consigne idéale (selon polaires peaufinées pendant des années) à chaque TWS/TWA/risée

N'avoir rien d'électronique qui prévoit finement la route, rien d'électronique qui indique précisément au poil de cheveux près le TWA/TWS et AWA/AWS et VMC/VMG, ni la consigne de de cap qui se met à jour 25 fois par seconde, je pense que ça changerait la vie à certains ;-)

21 sept. 2018

@Dr Feelgood, c'est pire en raison du niveau et de l'enjeu propre a ces séries.
Les talents sont présents, et avec des moyens pour la plupart.
Forcément l'amateur qui y met le pied prend conscience du fossé qui le sépare de l'élite.
IL y a eu quelques déçu en DIam 24 par exemple.

Si l'on met de côté le facteur humain, mais que l'on se limite au materiel.

il y aura beaucoup moins d'écart de performance entre un figaro ou un DIam 24 un peu vieillissant et un figaro ou DIam 24 nickel, qu'entre 2 bateaux l'un typé optimisé l'autre non en intersérie.
(Exemple typique TSQ)

19 sept. 2018

Ne pas confondre restreindre l'usage de l'électronique et la course à l'armement, ce n'est pas la même chose.
J'ai beaucoup couru en surprise, et étaient interdits les appareils électroniques qui permettaient des calculs , vmg, vent réel etc...c'était il y a 20 ans environ, au début du GPS abordable...
Il s'agit de monotypie, et de régates côtières , sans navigation ou presque ( un côtier par championnat...).
Percevoir les variations de vent ou se situer par rapport à un ligne de départ sans aide, je persiste à considérer cela comme une forme de sens marin, mais bon...

21 sept. 201821 sept. 2018

On est tous plus on moins d'accord que l'électronique lisse les compétences, d'ailleurs je suis dégoûté pour tous les chauffeurs de taxi quinquagénaires qui voient leur avantage comparatif d'année de travail et de mémoire déboulonné par Waze.

Maintenant, je suis sidéré de voir comme l'électronique est peu étalonnée et donc ultra fantaisiste chez la plupart des plaisanciers et régatiers moyens, des polaires irréalistes, des vitesses optimistes, qui ne permettent pas d'utiliser le matos.

C'est un peu comme les mecs qui débarquent avec un jeu de voile carbone en foirant la moitié des empannages et tactiquant à l'envers, qui se font déposer par des papis en trapanelle qui se glissent dans des cailloux a priori impossibles en passant des manoeuvres impeccables (Viking voit ce que je veux dire...)

Bref -ça n'engage que moi- je crois que la vaste majorité de ceux qui gagnent sont de toute façon les meilleurs sur l'eau, et que ceux qui s'aventure dans l'élite coûteuse du matériel (éléctronique, informatique, voiles) le font car c'est là, à ce moment précis, que se fait la différence entre une place de 3 et une première place.

Maintenant quand on voit le niveau à la Transquadra (La Rochelle à déja commencé les entraînement pour la prochaine...) finalement assez proche des pros, il est normal que ça conduise à une certaine course à l'armement vu l'engagement (finanancier, personnel, familial) que demande un tel programme.

Les Tourduf, Tresco, Port de la Manche ou même RORC en Classe 4 montrent heureusement qu'on peut bien figurer avec des séries plus anciennes et un matériel correct mais pas hors de prix.

21 sept. 2018

@Dr Feelgood : il faut, AMHA, différencier les "polaires théoriques" (données par le fabricants des voiles et éventuellement (de préférence) en accord avec les données de l'architecte) ... et les "polaires réelles" que le régatiers s'est lui-même confectionné tout au long de centaines de sorties dans les conditions qu'ils se sent de gérer.

Ce que j'appelle "polaires réelles" dépendent donc énormément du régatiers et de ce qu'il sait faire concrètement. Evidemment ça nécessite + d'investissements que des "super voiles" + "super drisses" + "super écoutes" : il faut aussi des super capteurs électronique qui analysent le comportement du bateau par rapport au comportements des éléments (TWS très fin, TWA très fin, vagues, comportements du bateau aux vagues, idem pour les courants).
Uniquement lorsque le régatiers s'est étalonnés très finement ses propres polaires par rapport À LUI (avec son matériel sur son bateau dans sa zone et dans ses limites), là seulement un routage optimal (par rapport aux prévisions météos fines et fiables) commence a avoir du sens....... Sinon ça n'en a évidemment aucun.

N'importe quel régatier fortuné a la possibilité d'optimiser matériellement à fond son voilier (qui va devenir alors très vif !) et peut également investir de la pointe de ce qu'il se fait chez NKE et Adrena Pro ...... Et faire apprendre à Adrena Pro comment se comporte son voilier dans différentes situations.

21 sept. 2018

Ca me rappelle une discussion éclairante avec un pro Anglais qui avait navigué avec nous dans Solent à qui je demandais quoi changer à bord pour gagner.

Il m'a répondu: "dépenser 3 fois plus en matériel, passer 3 fois plus de temps sur l'eau, remplacer tes potes par de super bons équipiers que tu ne connais pas, ne plus sortir de bières pour fêter un bon coup tactique contre un concurrent. Tu vas gagner plus, mais qu'est-ce que tu vas t'emmerder..."

Ca a été un gros tournant pour moi

21 sept. 2018

Tout à fait !! Très juste !

Tu peux alors faire encore d'une autre manière : faire venir des bons potes qui font uniquement office de ballast ^^ , et tout naviguer solo de manière optimale avec super matos et super électronique qui saura t'indiquer ce qu'il y a de meilleur pour le trio "tes compétences / Prev météos / matériels". Il y a les même bières à la sortie.

Je ne citerai pas de nom, mais j'ai au moins 1 personne en tête qui fait ça.

21 sept. 201821 sept. 2018

étoile par erreur

21 sept. 201821 sept. 2018

Steph J'ose espérer que tu plaisante.
Sur un 40 pieds, nous naviguons à 8 avec une électronique trés complète et parfaitement étalonnée.

Quand nous sommes 7, la navigation et la tactique sont moins précises.

A 4,5 ou 6, les manoeuvres sont évidemment plus lentes et sommes beaucoup moins performants, alors en solo ou en double...

21 sept. 2018

oui c'était une plaisanterie ....

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