Refuser d'evacuer le navire apres un May Day...

Salut a tous...

En lisant le fil sur l'Outremer 55, une phrase a retenu mon attention :
" Je n'aurais jamais quitté le bateau si j'avais su que je pouvais le refuser aux garde-côtes "

Exemple fictif : gros probleme a bord, je declenche un May Day , les secours sont en route.
Entretemps, le gros probleme est en passe d'etre réglé, mais les secours exigent que tout l'equipage soit évacué, avec le risque de perdre le bateau par la suite.

Qu'en est-il dans la pratique / juridiquement , si un ou plusieurs membres de l'equipage refusent d'evacuer ?
Des exemples de situation connues ?

:litjournal:

L'équipage
03 avr. 2019
04 avr. 2019

Les évacuations partielles de l'équipage sont fréquentes, le skipper essayant de ramener le bateau par ses propres moyens et n'estimant pas le danger immédiat.
Il est souvant plus facile de manoeuvrer seul qu'avec un équipage terrifié.

04 avr. 2019

Faudrait poser la question d'un point de vue juridique a la SNSM et consort, style au CROSS...

04 avr. 2019

A mon avis, c'est surtout au niveau des responsabilités que ça se soldera, en cas de suites judiciaires. Par ex si 2 personnes restent à bord puis que l'une d'elles passe par-dessus bord alors que les sauveteurs avaient demandé l'évacuation, celui qui reste risque d'avoir du mal à défendre son point de vue.

04 avr. 2019

La question est excellente !

Je ne vois pas comment la SNSM pourrait exiger d'un équipage qu'il abandonne son navire : c'est une assistance, pas un emprisonnement.
La réponse est peut être différente quand il s'agit d'un organisme d'état (militaires, GC, etc...) et/ou à l'étranger. Mais même là, je ne vois pas comment on peut obliger un capitaine à abandonner son navire, et même un membre de l'équipage.

04 avr. 2019

Quand il y a un Mayday, à 99 % ce n'est pas la SNSM qui intervient mais un hélicoptère.

En 2017, il y a eu un cas ou le navigateur solitaire a été contraint d'évacuer. Il avait lançé un mayday pour un simple démâtage et ne connaissait pas la différence avec un pan pan. Le sauveteur a été contraint d'embarquer sur son voilier pour le contraindre à être treuiller.

04 avr. 2019

Quand un Mayday est lançé, les sauveteurs procèdent à l'évacuation de la totalité de l'équipage.

Il est déja arrivé qu'un skipper ne connaisse pas la différence entre pan pan et mayday.

Je ne connais pas de cas ou les sauveteurs ont accepté de laisser quelqu'un à bord après un mayday.

04 avr. 2019

Bonjour, je comprends plus trop il me semblait qu'on pouvait lancer un maday pour différentes raisons et pas seulement pour l'évacuation du totale du navire???

04 avr. 2019

Tout-à-fait d’accord. Si un de mes équipiers devait avoir une crise cardiaque par exemple, je lance un Mayday et moi je reste à bord pour ramener le bateau.

04 avr. 2019

"le cardiaque il a le temps de passer de l'autre côté..."

Effectivement, et donc il s’agit bien d’un Mayday et non d’un PanPan.

04 avr. 201904 avr. 2019

Non pas d'accord, je lance un pan pan médical, il y aura sans aucun doute l'évacuation du cardiaque et moi je reste à bord pour ramener le bateau avec le reste de l'équipage s'il n'est pas trop sonné.
 
temps d'intervention en côtier +/- 20 à 30 minutes en semi hauturier entre 1h et 2h... le cardiaque il a le temps de passer de l'autre côté...

05 avr. 2019

Oui, autant pour moi! je l'avais pas vu comme ça.

04 avr. 201904 avr. 2019

Ex : si on a un homme à la mer on lance un mayday, les sauveteurs arrivent évacuent aussi le navire et le laissent à la dérive... ça me semble bizarre. Idem pour un problème médical grave. Pour moi ça depend de ce qu'on demande comme assistance lorsqu'on lance le mayday.

04 avr. 2019

@Lavapies
Erreur, si un équipier tombe à la mer on lance un PAN PAN PAN (en prononçant Panne)

04 avr. 2019

Vous vous trompez, si un équipier tombe à l'eau le bateau n'est pas en danger, on lance un PAN PAN PAN.
Je sais cela peut paraître surprenant.

04 avr. 2019

Je vous conseille de regarder sur Wikipedia à Pan Pan Pan.

04 avr. 2019

Ben oui.
Autrefois, quand j'ai été formé, le mayday était réservé à la perte du navire (et accessoirement de l'équipage) imminente; et l'homme à la mer était un incident, grave, justifiant un panpan.
Et puis on a vu les mentalités changer
Et maintenant on se ferait engueuler de ne pas balancer un mayday pour un Homme à la mer.
Faut s'adapter
Et le plus important c'est quand même de le repêcher si possible
Cdlt
JM

04 avr. 2019
04 avr. 2019

Peut-être que cela a évolué depuis lors mais quand j'ai passé mon examen (il y a 30 ans) pour l'obtention du certificat restreint de radio-téléphoniste à Ostende j'avais eu cette question de MOB à l'examen oral. J'avais répondu comme vous qu'il fallait lancer un Mayday. L'instructeur m'a répondu qu'il fallait lancer un PAN PAN PAN.
Mais il ne m'en a pas tenu rigueur, j'ai quand-même réussi l'examen !
J'imagine que ces règlements sont internationaux, il ne doit pas y avoir de différences entre pays ?

04 avr. 2019

Si un ordre d'évacuation est donné, ce sera par le CROSS - et peut-être exécuté par les bénévoles de la SNSM - mais tous les motifs, justifiés ou non, d'un mayday n'entrainent pas obligatoirement une évacuation complète...
AMHA

04 avr. 2019

Il suffit de chatouiller sa vhf asn et de regarder le menu distress et vous verrez qu'il y a MOB dedans.

04 avr. 2019

Non, un Mayday, sans aucune hésitation.

04 avr. 2019

ce n'est pas un Pan pan pan, ni (Pan Pan)x3 pour un HLM mais bien un mayday

04 avr. 201916 juin 2020

Le mieux c'est de chercher les sources officielles...

www.anfr.fr[...]v13.PDF

Aller à la page 20

04 avr. 2019

Mayday ou PanPan, l'important c'est d'appeler, de donner sa position et le motif de l'appel... le régulateur saura quels moyens engager sur ces éléments.
Juste qu'il réagira peut être un dixième de seconde plus rapidement sur un mayday... de même pour les autres stations à l'écoute.

Et maintenant avec l'ASN, c'est préprogrammé !

05 avr. 2019

Moi aussi, quand j'ai passé mon CRR, le formateur a insisté plusieurs fois sur le fait qu'il n'y avait que 2 cas pour le mayday :
Incendie ou voie d'eau nécessitant l'évacuation.
Les choses ont peut-être changées

04 avr. 2019

mais pas de PAN PAN PAN dans les procédures mais PAN-PAN, PAN-PAN, PAN-PAN...
Juste ?

04 avr. 2019

Si on veut être certain d'avoir la bonne information ce n'est certainement pas sur Wikipedia qu'il faut regarder !!

04 avr. 2019

wikipedia ! le grand mot est lâché !

04 avr. 2019

super typhon,

ce que tu dis était vrai avant (j' ai passé le CRR en 89 et c' était comme tu le dis), mais çà a changé (je ne sais pas exactement quand).
Pour preuve: la nuit dernière, un voilier Anglais a démâté et perdu un équipier, et la pref-mar a lancé un "Mayday-Relay" pour l' homme à la mer.

Gorlann

06 avr. 2019

Mayday direct, quitte à l'annuler une fois l'HLM repêché.

04 avr. 201904 avr. 2019

Il s'agit bien d'un MAY DAY, le guide de l'ANFR est formel à ce sujet :

  • "MAYDAY" Lorsqu'un navire ou une personne est sous la menace d'un danger
    grave et imminent et a besoin qu'on lui vienne immédiatement en aide
    (voie d'eau importante, incendie, échouement, homme à la mer, ..).

  • "PAN PAN" Signaler une urgence concernant la sécurité du navire (demande de
    remorquage suite à une avarie,...) ou d'une personne (blessé ou
    malade à bord, consultation médicale...).

04 avr. 2019

:non: :non: :non:

Vie humaine en jeu = Détresse absolue = May Day.

Problème grave sans mise en danger de la vie = PAN PAN.
Ici, "simple" démâtage, c'est normalement un PAN PAN.

( Et je doute fort que la SNSM évacue de force (!!!) un navire sous prétexte qu'il a lancé un may day suite à un homme à la mer . )

04 avr. 2019

En fait, je crois que ça a évolué en effet. Aujourd’hui, la recommandation en cas d’homme à la mer est de lancer un Mayday même si on pense pouvoir le récupérer par ses propres moyens. Si on y arrive, on annule le Mayday et c’est tout. Si on n’y arrive pas, les secours ont été prévenus aussi tôt que possible et seront très rapidement sur place.

04 avr. 2019

Moi je dirais que l'ordre d'évacuer est de la responsabilité du capitaine.

04 avr. 201916 juin 2020

@Viking:
Pas d'évacuation systématique. Ca a été le cas de l'Ovni 365 Sandy Hook au sud de la Norvège quand il a été retourné par une vague (les vagues dépassaient les 11 mètres). Un équipier a déclenché les secours.
Le bateau était en état de naviguer malgré le chavirage, le mât toujours en place. Il a continué sa route, appelé les secours pour annuler la demande d'assistance. Les secours sont quand même allés à sa rencontre mais n'ont pas évacué le bateau qui est rentré par ses propres moyens.
Ils ont pu faire de belles photos :mdr:
Les photos ont été prises alors que la mer était très calme par rapport à ce qu'ils ont subit.

04 avr. 2019

Une fois de plus, les photos ne donnent strictement rien. Dommage. Sur base des photos, j’aurais dit qu’il y a force 5-6.

04 avr. 2019

Les photos montrent l'état de la mer résiduelle après que le vent se soit calmé, quasiment un jour après. Le vent ne doit même pas être à F5. Quand le coup de vent était au plus fort, personne n'était là pour prendre des photos. Par contre, les navires de forage et les plateformes ont confirmé l'état de la mer. C'est une région connue pour avoir des vagues pouvant dépasser les 20 mètres en quelques heures de coup de vent.

04 avr. 2019

Entre Cotes : Je parle toujours de ce qui se passe en France.

Par ailleurs, il est étonnant qu'un Ovni retourné se redresse , de surcroît avec son gréement intact. Si tu étais à bord, il serait instructif que tu nous relates les faits.

04 avr. 2019

Petite remarque, je suis d'accord avec toi sur la difficulté de redresser avec le gréement en place. Par contre, sans le gréement, il n'y a pas de raison qu'il ne se redresse pas.

04 avr. 2019

Je n'étais pas à bord mais j'ai eu toute l'histoire de la part du propriétaire du bateau en Norvège.
Steinar Johansen et Ivar Skjeggestad rentraient du Groenland et faisaient la route Féroé - Norvège.
La météo était bien plus forte qu'annoncée et elle s'est dégradée de plus en plus.

Ils étaient au large d'Egersund, ils se sont fait coucher plusieurs fois et à 3 heures du matin, ils ont dévalé une vague de plus de 11 mètres (les navires et plate-formes sur place ont confirmé l'état de la mer) à plus de 17 nœuds, le bateau a quasiment décollé. le bateau ne s'est pas retourné entièrement mais il a dépassé les 120°.
Ils ont fait une grosse erreur qu'ils ont confirmé par la suite, ils ne savaient pas que sur ce genre de bateau dans une telle mer, il fallait relever la dérive. Marc Lombard leur a ensuite expliqué que c'est la dérive basse qui s'est comportée comme une aile d'avion, un peu comme un foil et a éjecté le bateau.
Le portique a été tordu. Les deux équipiers qui étaient dehors ont passé quelques longues secondes dans l'eau, attachés "court" aux points d'ancrages situés dans le cockpit (il y en a quatre, deux au pied de la barre, deux au pied de la descente. Ils se sont retrouvés heureusement dans le cockpit quand tout est revenu en place.
Pour la petite histoire, j'avais rencontré un propriétaire d'Ovni 395 en Norvège avec qui nous avons sympathisé et resté amis depuis.
Il a vendu son 395 trop grand pour lui pour un HR 38 qu'il a gardé deux ans avant de le revendre pour acheter...Sandy Hook!

04 avr. 2019

"le bateau ne s'est pas retourné entièrement mais il a dépassé les 120°." sauf que le coefficient de redressement d'un Ovni est inférieur à 108 °... sans tenir compte du poids dans les hauts !

04 avr. 2019

Et pourtant il s'est redressé. Ne pas confondre un angle de 108° statique dans un bassin et un bateau dans une mer démontée. Le comportement des vagues est déterminant.
Et un bateau entièrement retourné conserve plus de poids dans le fond de sa coque, au dessus du centre de gravité que dans les hauts. Il est alors dans le même équilibre instable qu'un quillard retourné. Et une des vagues suivantes va le redresser.
Hors à moins que je ne fasse une grosse erreur, il me semble que des quillards se sont déjà remis dans le bon sens, non ?
De plus, j'aurais énormément de mal à imaginer Marc Lombard valider un bateau qui ne pourrait pas se redresser après un chavirage. Un dériveur integral peut chavirer plus rapidement (quoi que dérive haute, c'est pas évident) mais se redresse aussi bien qu'un quillard.

04 avr. 2019

A mon avis s'il naviguait sous tourmentin (orange sur les photos) il n'avait pas beaucoup de poids dans les hauts.

04 avr. 2019

Enrouleur, radar, éolienne, c'est peanuts pour toi?

04 avr. 2019

Effectivement, c'est ce qu'avait conclu le rapport du MAIB lors du chavirage de l'Océanis 430 "Océan Madam" dans le golfe de Gascogne. ( Angle de chavirage à 108 °)

04 avr. 2019

Alors ce bateau est un vrai danger car si le génois est enroulé, la GV ferlée avec le lazy bag fermé et qu'il menace de ne pas se redresser.
Il y a des assureurs pour de tels rafiots ?

04 avr. 2019

Bonjour,

en Août 93 au Groenland avec mon Armagnac, après avoir heurté un growler non détecté, nous avons eu une très grosse voie d' eau.
Les trois pompes électriques plus un seau toutes les 5 à 10 secondes n' étalant pas, j' ai lancé un Mayday en VHF, puis une quinzaine de minutes plus tard, j' ai trouvé la voie d' eau qui après virement de bord se retrouvait au dessus de la flottaison.
Rappel en VHF sur le 16 pour annuler le Mayday, on m' a juste demander de les tenir informé jusqu' au mouillage.

Gorlann

04 avr. 2019

Annulé un mayday, nest pas lancé un may day, nuance. Et je suis bien d'accord avec V.35.
Mais pour l'histoire de refuser une évacuation ordonnée après un mayday, dans le cas ou ils ne viennent pas physiquement te chercher à bord, je pense qu'une fois à terre, les choses ce compliquent et je parle même pas à l'étranger!!!

04 avr. 201904 avr. 2019

Le cas de figure imaginé par Totor est : "les secours exigent que tout l'équipage soit évacué".

Les secours exécutent les missions qui leurs sont données par le CROSS (en France). S'il y a des ordres auxquels on doit se soumettre, ce sont seulement ceux du CROSS en tant que délégué du préfet maritime qui est seul détenteur du pouvoir de police.
Donc, si le CROSS exige d'évacuer tout le monde, on doit obéir. Si ce sont les secours qui le demandent de leur propre initiative, on n'est pas obligé. En pratique, il y a une concertation entre le CROSS et les secours qui connaissent de près la situation.
Ceci dit, on peut estimer que les secours sont de bons conseils et qu'il vaut mieux les écouter. Par ailleurs, ils se mettent parfois en danger et/ou engagent des coûts importants ; ils n'ont pas forcément envie d'intervenir de nouveau sur le même cas si les personnes restées à bord changeaient d'avis ou si la situation évoluait défavorablement.

04 avr. 2019

Pour forcer quelqu'un qui veut garder la propriété de son bateau, à quitter son bord il faudrait user d'une force légale et légitime par contrainte de corps. Un bateau abandonné devient une épave libre d'être récupérée par n'importe qui.
En 1952 Kurt Carlsen capitaine devenu célèbre, du Flying Enterprise, était resté obstinément à bord pour garder la responsabilité de sa cargaison (en fait Top Secret, on était en peine Guerre Froide).

04 avr. 2019

J'ai un doute sur le fait qu'une épave puisse être récupérée par n'importe qui...

04 avr. 2019

Abandonnez votre bateau au large et vous ferez éventuellement des heureux, car il y peut y avoir beaucoup d' argent en jeu. Rien qu'accepter un remorquage peut vous mettre en difficulté (cf ancien fil sur HeO à propos d'un remorquage de voilier par un pêcheur espagnole). Il y a aussi la règle "No Cure No Pay". La mer n'est pas un milieu d'enfants de chœur.

04 avr. 2019

Merci a tous pour vos contributions, y compris les disgressions, c'est toujours interessant a lire.

Oui, je parle bien d'un ordre du CROSS, pour evacuation complete de l'equipage , dont un ou plusieurs membres refuseraient d'embarquer sur l'helico / canot de sauvetage au dernier moment.
On suppose que la fin de l'histoire est heureuse, pour simplifier....
( j'imagine bien les emmerdes dans le cas contraire... )

Sachant que le CROSS est en partie militaire, et les Aff Marr complètement, un skipper risque-t-il d’être poursuivi pour " refus d’obtempérer " ?
( l’équivalent a terre pourrait être un automobiliste qui refuserai un contrôle de police , par exemple ...)
Ou bien les ordres du CROSS ne seraient apres tout que des " tres fortes recommandations " plutot que des " ordres " ?

05 avr. 2019

J'ai toujours appris que le capitaine d'un navire était le maître après Dieu.

05 avr. 2019

Totor, 2 solutions, soit le préfet est un préfet d'opérette, soit le CROSS est tout sauf un théâtre (ou alors des opérations :mdr:).
Tu ne peux pas partir du principe que tout ce passe bien, donc je t'invite à faire l'essai, pour le compte-rendu, t'embêtes pas, les médias s'en chargerons!!!
Quand a la formule"maitre a bord après dieu", elle doit dater d'une époque bien révolue.

05 avr. 201905 avr. 2019

Tout cela est du blabla : j'aimerais voir le texte qui oblige un capitaine à quitter son navire sur ordre alors que lui même estime pouvoir le sauver...
et celui qui gère les supposées représailles à son retour au port.

05 avr. 2019

on tourne en rond, existe t il un texte définitif sur ce sujet ?
les sauveteurs sont là pour sauver des vies en priorité, le matériel est secondaire

il y a eu deux exemples récents ou les skippers ne voulaient pas quitter le bateau mais l'ont quitté quand même, sauf erreur de ma part le X prés des anglos, démâté, et le westerly entre corse et languedoc où les équipiers payants avaient eu leur dose de gros mauvais temps

05 avr. 2019

De toutes façon, je doute fortement que des sauveteurs prennent le risque de s'emparer physiquement (donc de le neutraliser) d'un capitaine récalcitrant pour le sauver contre son gré. La prise de risque serait trop importante pour eux.

05 avr. 2019

Hi : Détrompe toi, cela est arrivé en 2017, en France. Celui-ci ignorait la différence entre Mayday et Pan pan...

05 avr. 2019

En effet, par grosse mer et 50 noeuds. Le plongeur est venu à bord "sortir" le skipper .

05 avr. 2019

Le commandant du Titanic a quelques morts sur la conscience, il a p.ex. enfermé les mécaniciens dans la chambre des machines sachant très bien qu'il les condamnait à mort.
S'il en était sorti vivant il aurait été lynché.

05 avr. 2019

En pleine opération de sauvetage ?

05 avr. 2019

Le commandant du Titanic s'est enfermé dans sa cabine et a coulé avec son navire. Cela a tout de même plus de classe que de se faire alpaguer par un plongeur psychorigide qui marche à l'adrénaline et se faire jeter hors de son bateau qui continue obstinément de flotter. Se faire hélitreuiller est en plus une opération à très haut risque.

05 avr. 2019

Quelques signes Morses qui ont compté:
Les hommes des machines du Titanic ont eu une conduite exemplaire. Jusqu'à ce que l'eau noie les génératrices la fourniture de courant pour l'éclairage et les émetteurs radio a été maintenue. Des SOS avec position ont été envoyés par Philips jusqu'au bout.
Philips, le chef Radio, employé de la firme Marconi, avait manqué jusque la tragiquement de discernement en sommant le Radio du California de ne pas le gêner, alors que le California l'avertissait du réel danger. Le California était juste à côté du lieu du naufrage et aurait pu rapidement récupérer tout le monde. Mais vu le message désagréable de Philips son commandant avait donner l'ordre d'éteindre la Radio. Et ensuite les feux de détresse envoyés par le Titanic et vu par le California, n'étant pas règlementaire ont été alors interprétés comme un feu d'artifice tiré pour de riches passagers !
Au procès US le commandant du California a été blâmé pour sa conduite. Philips et Murdoc 2° second, responsable de la décision fatale de barre ont été retrouvés morts de froid.

05 avr. 2019

Il faudrait aussi sans doute distinguer la situation dans les eaux internationales ou territoriales. Au final les rapports humains sur Terre comme sur mer et dans les airs et bientôt dans l'Espace sont des rapports de force. Il y a quelques années en Mer Rouge, où il était très fortement recommandé de ne pas s'aventurer, des commandos français sont aller délivrer une famille prise en otage sur leur bateau . Cette famille a vivement protesté d'avoir été délivrée car un de ses membres est mort dans l'assaut !.

05 avr. 2019

Je trouve les informations données sur ce fil assez alarmantes !
-> le cross qui peut prendre autorité sur un capitaine
-> le CRR qui indique clairement qu'il faut déclencher un mayday même pour un MOB
-> la réalité des choses qui fait qu'il ne faut surtout pas déclencher un mayday pour un MOB. En gros, il ne faut surtout pas respecter la réglementation, car elle n'est pas cohérente avec les procédures en place.

Du coup, (comme j'ai l'examen à passer dans 10 jours), j'en retiens qu'il faut répondre MAYDAY à l'examen, et déclencher uniquement des PAN PAN sauf à être dans une situation telle que l'on démissionne de son rôle de capitaine, et que l'on a fait ses adieux définitifs au navire.
... Après tout, si on déclenche un PAN PAN en disant que l'on va tous crever, je pense pas que le cross réponde "mauvais message, veuillez renvoyer un MAYDAY, en attendant, je ne fais rien"

05 avr. 2019

le bon sens dicte de lancer un mayday pour un MOB

05 avr. 2019

Euh Peuwi ! C'est peut-être alarmant, mais c'est une réalité.
Le capitaine seul maître à bord après Dieu est un fantasme de romancier. Le droit maritime a légèrement évolué depuis Colbert.
Peut-être une petite révision des textes avant ton examen ?

05 avr. 2019

Les rôles d'Oléron promulgués par Aliénor d'Aquitaine en 1152 et leurs mises à jour successives qu'on trouve sur Légifrance.
:langue2:

05 avr. 2019

@ Lulu2 : justement, quels sont les textes à réviser ?

05 avr. 2019

OK. Donc du bla bla, sans fond sérieux.

05 avr. 201905 avr. 2019

Je pense que tu devrais toi aussi voir les textes qui s'appliquent.
Sur un voilier, il ne peut y avoir qu'un seul capitaine.
Il doit y avoir des documents, les noms des personnes qui accompagnent et oui, la responsabilité du capitaine peut être engagée aussi bien au niveau civil qu'au niveau pénal.
Le capitaine d'un voilier a même des responsabilités médicales et il doit avoir un cahier avec les médicaments à bord, c'est sa responsabilité de demander aux passagers s'ils ont des pbs médicaux et il est tenu au secret médical.

Il y en a encore comme cela autant que vous en voulez.
Ces problèmes surviennent précisément quand quelque chose se passe mal.....
Et c'est la justice qui tranche.

Tout incident sérieux doit être noté sur le livre de bord.
Si vous emmenez plusieurs personnes sur votre bateau, que vous ne leur parlez pas des règles de sécurité, port de gilets et harnais obligatoire pour les enfants....etc.....
Que se passe t-il si une personne présente sur le voilier se blesse?
C'est encore le capitaine qui doit prendre une décision.
pan-pan pan-pan pan-pan si la blessure n'engage pas un pronostic vital
mayday mayday mayday si la blessure engage un pronostic vital.
En cas de doute supposer le pire.
On ne reprochera jamais à un capitaine de voilier un mayday s'il supputait une crise cardiaque, même si a posteriori tel n'est pas le cas.
Par contre un pan-pan 3 fois et si le blessé meurt sur le voilier, le capitaine risque des ennuis.
Donc, oui le capitaine d'une voilier est responsable de tout ce qui se passes sur le voilier.
Ce ne sont pas des contes mais une réalité.
Ceux qui disent le contraire devraient se renseigner au lieu de raconter des fariboles.

05 avr. 2019

Vous me faites bien marrer, ayant approcher les cotes cubaine d'un peu trop près (au gout des américains), un zodiac est venue à ma rencontre, pour m'indiquer, d'une main, que je devais changer de route. Ayant obtempérer, je ne peux dire la réaction de ce commando équipé au minimum d'un petit canon a tire rapide ou d'une grosse mitrailleuse (vous constaterez que je n'y connais rien en armement militaire).
Vous pourriez me dire, que faisait des américains en terre cubaine :mdr:

05 avr. 2019

c'était en 1961 à la baie des cochons? ;-)

05 avr. 2019

Peux-tu préciser si c'était la baie de Guantanamo?

05 avr. 2019

Sans aller jusqu'à Cuba, c'est pareil en rade de Brest....
J'irai pas jusqu'au refus d'obtempérer, dans ce cas, effectivement...
Pour le Mayday, je pense aussi que c'est la conduite à tenir si un ou plusieurs membres de l'équipage est en danger de mort imminente ( MOB par exemple).

05 avr. 2019

on tourne toujours en rond, pas de texte ? les autorités décident au cas par cas selon leur évaluation de l’état physique et psychologique de celui ou ceux qui refusent d’évacuer ?

05 avr. 2019

Yantho et compagnie, oui, Guantanamo.
John, et heureusement. J'ai souvenir d'un suivi avec le MRCC, ils font le tour de la situation, et dans mon cas, en concertation, nous avons décidé d'une 'procédure'.

05 avr. 2019

Je viens de passer le permis où aucun doute n'est laissé à ce sujet.
Homme à la mer = MAYDAY (cas de mise en danger immédiate de la vie humaine et/ou du bateau).
Attaque cardiaque, comme tout autre problème de santé, même grave: pan pan.
Donc un dématage en pleine mer sans autre dégât peut être considéré comme un cas relevant du "pan pan" alors que près de la côte avec risque d'échouage c'est un cas de "mayday".

06 avr. 2019

si on veut les regles pourtant c'est simple:
mayday: danger grave et imminent, pour vie de personnes ou bateau ET demande d assistence immediate (cfr regles internationales ITU/UIT)

homme a la mer par mer plate soleil eau a 27 degres nav au moteur equipage 6 personnes experimentees ?

hlm meme situation epouse effrayee ?

hlm equipage top mais eau 12 degres et de nuit?

hlm espouse seule de nuit?

etc etc...
on ne peut pas associer le MOB a une requete radio standard, la discriminante est le "risque grave et imminent pour la vie + demande assistance"

06 avr. 2019

Exactement.
Chaque situation est spécifique.
un MOB sans vent de jour 30 degrés sans vague, pas d'appel.
un MOB force 9 des vagues de 7 mètres et de la pluie, de jour, mayday.
Un MOB de nuit, si plus en vue, même sans trop de vent, je fais un mayday.

06 avr. 2019

@roberto , ça c’est réglé depuis plusieurs jours

Le point non résolu est l existence ou non de textes sur l obligation pour les sauveteurs d evacuer TOUT le monde

Est une pratique ou est ce imposé ?

:litjournal: :policier:

06 avr. 2019

amha, il n'existe pas de tels textes ( Cross appelé après mayday).
A cause de ce qui est discuté supra.
La liberté est un principe constitutionnel en France et dans quelques pays.
Personne ne peut t'obliger à quitter un voilier.
Ensuite, il faut en accepter les conséquences.

06 avr. 2019

Des cas réels:
Intervention hélico USCG sur bateau, une personne veut rester à bord, l'hélico dit ok mais on ne reviendra pas une deuxième fois (rapport officiel lu quelque part).
En Espagne, pendant intervention mayday avec bateau français le MRCC local pose la question via vhf en bon français: "vou reffoussez l'intervention du bateau de savautage? vous confirmez que vou reffoussez de suivre le bateau de savautage", bref ils voulaient avoir enregistré dans leurs systèmes le refus de l'assistance offerte. (La lettre B et V ayant sensiblement la même sonorité en espagnol, plus un diphtongue mal placé, on avait l'impression qu'ils avaient envoyé plutot un commando de marines :D ).
Bref je crois que le refus d'obtemperer soit plutôt vu comme une pièce à décharge à se mettre de coté pour ceux qui interviennent. :litjournal:

06 avr. 2019

Oui, le refus d'assistance peut être utilisé comme pièce à charge en cas de procédure ultérieure. Mais je continue à avoir un gros doute sur la volonté et la capacité d'un équipage de sauvetage à mettre en oeuvre la force pour sauver quelqu'un contre son gré. Le cas cité par viking est probablement exceptionnel.

06 avr. 201906 avr. 2019

Je crois plutôt que le refus d'assistance peut être considéré comme une pièce à décharge pour le centre de secours... qui se protège en enregistrant les échanges (qui sont de toutes façons enregistrés).

Et je ne vois pas de quel droit une équipe de secours passerait les menottes à un capitaine pour l'obliger à abandonner son navire.
La situation est certainement totalement différente si le navire est échoué à la côte, ainsi qu'en témoigne Ronin sur l'autre fil.

06 avr. 2019

Pour faire des hypothèses diaboliques
bateau en détresse - mayday
les secours arrivent - évacuation de l'équipage sauf le chef qui veut rester à bord, il repète nononon je ne viens pas, enregistrement de la déclaration et tout, etc.
Bateau à la côte, accident du skipper avec invalidité il perd un bras.
Les secours "on a sauvé les autres, il n a pas voulu abandonner son bateau."
Je pense une position irréprochable di pdv légal.

Est-ce qu'une assurance couvrerait tel cas? Ce n'est pas un peu comme assurance vie et suicide ?
?

06 avr. 2019

Vous mélangez 2 choses, une demande d'évacuation partielle et une mise sous la responsabilité d'une autorité demandé. Après, in situ, si ta femme est hélitreuillée, avec enfants difficile de prendre la décision de rester.

06 avr. 2019

Je ne vois pas ce que je mélange, je pose une question simple qui a des réponses à tiroirs

Je pense in fine qu il n existe pas de texte mais une multitude de situations et d attitudes tant des skippers que des sauveteurs

Si tu refuses d evacuer et que 6 heures apres tu changes d avis tu payes la facture de l’helico ?

06 avr. 2019

John, tu testes, tu nous racontes.
On peut te faire un scénario aux petits oignons(ceux qui font pleurer!!).

06 avr. 2019

John, tu testes, tu nous racontes.
On peut te faire un scénario aux petits oignons(ceux qui font pleurer!!).
Après l'idéal, serait de poser la question aux skippers qui l'ont vécus.

06 avr. 2019

Oui, ça me paraît évident que les secours se couvrent.
Maintenant, si il faut revenir 6 heures après chercher le dernier qui ne voulait pas prendre le premier wagon, je pense qu'ils le ferait également.
C'est " non assistance à personne en danger ", sinon, chose qu'ils ne se permettrent pas....
A relier avec une situation à terre, il semble que ce n'est pas possible de forcer légalement quelqu'un a quitter son domicile en cas de danger pour sa personne ( risque de catastrophe naturelle style inondation / glissement de terrain, etc...)

06 avr. 2019

Je crois qu'un membre de forum, Pascal44 nous a parlé d'un cas similaire.
Mais l'alerte avait été lancé par sa structure.
Le chef de bord et l'équipage avaient choisi d'attendre la SNSM pour être remorqué.
;-)

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