Quel est ce phare?

C'est une petite devinette, dès que j'ai une bonne réponse, je vous expliquerai pourquoi et comment ces photos ont été faites.

L'équipage
29 mai 2019
29 mai 2019

Il ne s'agirait pas d'une tourelle plutôt que d'un phare?

29 mai 2019

Une tourelle de 31m alors. Ça vous fait un indice

29 mai 2019

Je ne sais pas ou c'est, mais en attendant ça a l'air de pioler dur.
J'aimerais pas me trouver là

29 mai 2019

Ça piaulait bien en effet. L'évènement s'est passé il y a 25 ans, et à l'époque nous étions immortels, donc nous ne risquions rien.

29 mai 201929 mai 2019

Une cardinale sud... du côté de la Corse ?
Son nom se termine par ... NES.

;-)

29 mai 2019

Et commence par MOI ..

29 mai 2019

Bien vu, bravo.

29 mai 2019

J'y ai pensé aussi, mais l'arrière-plan ne me dit rien ?
:reflechi:

29 mai 2019

Alors c'est bien les Moines aux îles de Lérins ?

29 mai 2019

Ilot des Moines , Corse du Sud pour moi.

29 mai 2019

Les Moines entre Senetose et Bonifaccio,

29 mai 2019

Qui a donc eu la sympathique idée d'aller se promener à cette endtoit tant bucolique un jour si grand beau temps ? Un bayeau de commerce peut être. C est des années 70 80 peut être? La mer est noire à souhait..

29 mai 2019

Nous étions le 10 août 1984, arrivés la veille au mouillage à Porto Polo, le soir, en écoutant la météo sur France Inter (L'internet de l'époque.) Il y a une prévision de fort coup de vent à tempête de Provence à sud Sardaigne. Donc nous ne sommes vraiment pas au bon endroit.
La nuit se passe tranquillement au niveau météo, pour moi en revanche ce n'est pas le calme plat. En effet je suis le skipper et j'ai à bord six clients, donc il va falloir prendre les bonnes décisions. Le matin, j'appelle Le port de Propriano pour voir s'il y a une place, non, le port est plein et la seule solution serait le port de commerce qui n'est pas du tout adapté aux bateaux de plaisance.
A ce propos le bateau en question est un Gib Sea 37 plus connu sous l'appellation de Gin Fizz.
Nous sommes trois skipper à bosser pour la même boite et à plus ou moins suivre le même itinéraire. Après concertation, nous décidons que le plus simple est d'appareiller pour Bonifaccio, et si l'entrée du port est impraticable, nous descendront jusque dans l'Archipel de la Magdalena que nous connaissons tous comme par cœur, Le vent on se débrouillera toujours, et la mer entre les îles, il est assez simple de s'en protéger.
Le temps de rassembler nos équipages, de manger un morceau et de ranger le bateau en vue d'une navigation un peu sportive, il est environ 14h, ce qui nous laisse le temps de faire toute la nav de jour, même si nous devons traverser les Bouches.
Comme c'est du portant, le GV est soigneusement ferlée, La bôme est saisie sur les filières, ça lui évitera de se ballader au dessus de nos têtes avec le risque d'une rupture de balancine.
A l'avant, je prépare un petit foc de route, et sous endraille le tourmentin.
Le vent n'est pas encore trop fort lorsque nous relevons le mouillage, nous faisons un tour dans le mouillage pour vérifier une énième fois que tout est à poste et bien saisi.
Tout le monde est installé dans le cockpit, avec chacun un harnais. Les longes sont frappées sur un anneau dans le fond du cockpit.
Un des clients un peu plus doué que les autres ou plus volontaire prend la barre le temps que j'aille hisser le foc, un autre commence à border à mon signal pour éviter de trop abimer la voile. Tout se passe parfaitement bien. Je reviens à l'arrière reprend la barre, le bon cap, et tout fonctionne bien. Plus nous nous dégageons de la côte plus le vent monte comme je m'y attendais. Après quelques surfs mémorables à 12 nœuds au speedo qui ne va pas plus loin que que ça, je me dis que nous allons vraiment vite, bateau à plat, la vague d'étrave arrive en arrière du cockpit et par moment est plus haute que le pont, je pense que notre vitesse avoisine les 18 noeuds.
Je réfléchi à l'intérêt d'utiliser le tourmentin, et finalement y renonce car il faut aller devant et je ne peux pas envoyer quelqu'un le faire, en plus, chaque fois que nous sommes en bas des vagues, nous sommes en partie déventés, donc avec le tourmentin ça ne va pas fonctionner.
Et puis la barre est étonnamment douce, nul besoin de s'y cramponner, j'arrive à barrer d'une main sans problème en respectant bien le rythme des vagues.
En arrivant à la hauteur des moines, je sais que la moitié du trajet a été parcouru, nous avons mis environ 1h30 ce qui est plutôt bien. Le prochain objectif est le cap de Feno afin de plus ou moins se cacher derrière en espérant que la mer sera plus maniable, chemin faisant je discute avec l'équipage pour tenter de faire tomber les tensions qui pourraient naître chez certains. Il n'y en a qu'un qui est un peu malade, je dirai barbouillé, car il n'a jamais vomi.
L'ambiance est plutôt bonne, mais je suis inquiet il reste deux ou trois choses pas forcément simples:
Si nous rentrons à Bonifaccio, il va falloir affaler après l'entrée comme ça ce sera plat et si le moteur calait dans le goulet d'entrée, nous aurions toujours de quoi progresser avec notre foc.
Une fois cette entrée réussie (Car il n'y a aucune raison de se louper.), il va falloir trouver une place et pour cela faire peut être un demi tour dans le port que j'imagine plein comme un œuf ce qui signifie que le chenal central risque d'être plus étroit qu'en temps normal.
Le cap de Feno arrive, (C'est fou comme le temps passe vite quand on gamberge.) . Passé le cap je sert un peu à bâbord et en effet au bout de vingt minute la mer est mieux rangée. Donc c'est officiel, maintenant, nous allons rentrer à Bonifaccio, je ne l'annonce qu'à ce moment là. Je n'avais jusque là rien dis, afin de ne pas créer une déception suivit du risque d'une discussion pour me justifier. Je vois les visages satisfaits ça me rassure.
J'ai à peu près une demi heure pour tout organiser.
Pendant le passage de la "chicane" d'entrée les écoutes sont tournées sur leurs winch respectifs et tenu à la main.Le équipiers doivent simplement suivre mes indications. Sitôt que nous serons arrivés sur l'eau plate, il y en a un qui va au pied de mât, qui décroche la drisse de foc et nous l'envoie au cockpit, les équipiers la mettent à peu près au clair et au signal l'équipier de pied de mât enlève la drisse du taquet, fait sauter les tours du winch, la drisse à ce moment est libre, les équipiers d'écoute contrôlent plus ou moins le fasseyement principalement pour éviter de blesser l'équipier parti à l'avant.
La voile à commencé à descendre, en 20 secondes elle est sur la plage avant. Entre temps j'ai bien entendu démarré le moteur, mais je suis inquiet, au point mort dans l'avant port, nous marchons à 8 nœuds, ce qui veut dire que face au vent ça être une galère.
L'équipier d'avant avec les deux équipiers d'écoute ont désendraillé le foc et le tourmentin, les ont roulés en boule et coincés sous le balcon de pied de mât.
En passant devant les pompes à carburants je repère environ 8 m de quai libre, ce sera ma place pour ce soir. Reste à faire demi tour pour remonter face au vent vers cette place.
En marche avant, le pas d'hélice tire le cul à droite, ce sera donc un virage à gauche, si le bateau n'arrive pas à remonter au vent suffisamment je laisse un équipier à l'avant en lui demandant de se tenir prêt à basculer l'ancre si je le lui demande. Je pense raisonnablement que le mouillage est clair, en effet, nous n'avons quasiment pas fait de figures acrobatiques.
Dans le même temps, les pare battages sont sortis ainsi que des amarres, une pointe pour l'avant et une garde prise sur le taquet du maître bau.
Le moment de vérité est arrivé, je serre au maximum les voiliers qui sont sur mon tribord, j'envoie la barre à fond et moteur au maxi en avant, le bateau tourne les bateaux étaient sur mon bâbord défilent devant l'étrave mais se rapprochent bien en même temps, nous sommes presque face au vent, ça y est, redresser, ne pas se faire embarquer pour un tour complet, le 4108 tourne à presque 2500 tours et nous devons avancer au maximum à 1.5 nœud, "ma place" est là, à 100m au maximum, mais que de temps pour y parvenir. Enfin, le quai, il va falloir tout synchroniser; D'abord la garde puis la pointe pour éviter que le bateau pivote. Bien surveiller les équipiers leur dire à quel moment sauter.
Surtout, pas de précipitation, je suis presque au quai, le moteur tourne à 2200 tours pour faire du surplace, la garde est tournée sur une bite (trois tours.), la pointe aussi, sur la même bite, ce n'est pas terrible mais on va faire avec. doucement je réduit le moteur pour que tout se mette en tension.
Tout est parfait plus que quelques petits ajustements.
Un des clients à trouver le temps de faire ces quatres photos, je les ai retrouvés ces jours-ci, et vous en fais profiter.

29 mai 2019

Bravo !
FVL ?
:reflechi:

29 mai 2019

Donc proposition erronée...
(France Voile Loisirs)
:-D

29 mai 2019

Je n'ai pas compris "FVL"

29 mai 2019

J' étais cet été là sur un Delph 28 dans ce coin. Je ne me souviens pas exacrement de notre période . Mais on avait sympathisé avec un Gin Fizz à la Maddalena qui avait embarqué un de nos équipiers qui désirait remonter.
Belles photos bravo.

29 mai 2019

Très certainement jolies photos !
Merci pour le récit . ;-)

29 mai 2019

:bravo:

29 mai 2019

Le début de l'histoire est curieux car étant à Porto Polo (lieu de plongée magnifique, et conscient d'un fort coup de vent très proche la simple logique était, au pire, d'entrer facilement dans le port de commerce de Propriano, juste à côté, utilisable en urgence, à défaut du port de plaisance (j'avais pu tester que la réponse pour une place plaisance dépendait à cette époque beaucoup de celui qui répondait.

29 mai 201929 mai 2019

c'est plus sympa de surfer vers les Moines que de zoner dans un port de commerce. Et comme il dit, si ça se gâte, embouquer pour passer au calme...
;-)

29 mai 201929 mai 2019

Propiano ,port de commerce , j'y ai vu un mètre de houle dans le port , il y 4 ou 5 ans !
j'ai attrapé le mal de mer en regardant depuis le ferry les grappes de bateaux se tortiller au bout de leur pendilles ,
et il y avait juste force 8 .
Je pense que porto polo est plus protégé d'ouest que le fond du golfe
Merci au locaux de nous dire ce qu'il faut faire dans ce coin quand ça se gate !

29 mai 201929 mai 2019

Il me semble que Campomoro est un meilleur abri que Porto Polo, au moins par Libeccio...
:reflechi:

29 mai 2019

C'est vrai mais pas pour tout le monde. En Corse à la même époque ayant du dégager impérativement d'un abri médiocre pour affronter la pleine mer sur un F8 très brutal avec plus de 6h de remontée sur Calvi et arrivée en surf, mes enfants en on gardé un tel souvenir qu'ils n'ont plus jamais voulu revenir naviguer en voilier. C'est vrai qu'ils avaient voulu rester à l'intérieur, la fille coincée 6h dans les WC et le fils décollant régulièrement de la couchette. La plus sensée était restée sur le pont mais refusait de regarder le mur d'eau qui dominait obstinément la poupe. Mais sommes toute cela restait un assez beau temps pour naviguer en voilier vu qu'il y avait du vent.

29 mai 2019

Tout à fait, mais ce dont il parle ressemble à un stage de voile. J'ai fait la même chose au même endroit, tout le monde à aimé, sauf peut-être un jeune italien qui était vert, au sens le plus strict...
;-)

29 mai 201929 mai 2019

Très joli récit et photos absolument magnifiques
"Plissonnesques" dirais-je.
Débutant en voile le client mais doué en photo !
On dirait presque la vague de Hokusai...

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