que nous reste-t-il??

Bonjour,
Je viens de lire le fil de Quizas sur Cuba et franchement ça m'a foutu le blues.
A 6 mois de la retraite, j'avais envie d'un peu profiter des qq mois qui me restent pour naviguer (je vous l'ai dit j'ai le blues) mais ...

Je vois des gosses qui s'éclatent aux caraibes et montent des chaines youtube.

A coté de ça, des projets pour tout règlementer, faire payer, mettre des bouées partout.

Est-ce qu'il faut vite revendre son bateau?
personne n'en voudra la plaisance c'est mort!
le découper à la tronconeuse?

Je suis mal.
Vivement que je retourne sur l'eau

L'équipage
21 avr. 2019

Tu n'es pas le seul a faire ce constat ! Mais il parait que les plaisanciers sont des privilegiés donc taxables ,sauf qu'il y a des plaisanciers qui sont des ouvriers a la retraite ,pour eux je crois qu'il ne reste plus que le transportable ! ;-)

21 avr. 2019

Vous allez me foutre le bourdon.... :heu:
:lavache:

21 avr. 2019

Pauvres de vous

C'est vrai que posséder un voilier, une bagnole, une maison, des chiens qui mangent des boites à 30€ le kg et pourvoir remplir son assiette tout les jours est vraiment un manque de chance à couper son bateau, foutre le feu à sa maison, mettre sa voiture au canal et manger ses chiens

Et surtout ne pas se dire qu'à Cuba le salaire moyen est de 20$ et que demander à de pauvres clodos comme nous 10$ pour une bouée est un SKANDALLL

Si j'avais un peu de compassion pour vous, je vous plaindrais

21 avr. 2019

Camilleb0461,
pourquoi tant de haine?

Jje ne parle pas de cuba mais de chez nous ! En plus rien a foutre de la compassion :-)

21 avr. 2019

les gitans de la mer ne sont pas logés à la même enseigne que ceux de la terre .
faire la comparaison entre le petit voilier à 15000€ qui paie 50€ par jour au port en saison ou 20€ sur une bouée obligatoire sans aucun service
et celui qui roule ne grosse berline allemande avec la caravane qui va avec qui a droit à un terrain aménagé avec point d'eau et électricité pour trois € par jour ce n'est pas démocratique
on va manifester avec des brassières automatiques jaunes ou des bouées couronnes
alain

23 avr. 2019

Bravo enfin ! Et n oubliés pas tes feux à main ;)

Allewind ,en plus tu as un gros bateau de 12 m ! Tu vas morfler !
Sinon viens a notre visu des iles d'or on va te remonter le moral :-)

21 avr. 2019

on avait le projet de vivre dessus...
mais les projeeeeetttts, ca va ca vient

21 avr. 201921 avr. 2019

Il y a 2 ans, j'ai lancé un fil qui s'intitulait " Paranoïa ou je suis né 30 ans trop tard ? ".

De la compassion, j'en ai toujours eue, jusqu'au jour ou j'ai pris conscience qu'à part me faire culpabiliser, ça n'aidait personne.
C'est quoi la démocratisation d'une activité: c'est toucher un plus grand nombre de gens pour mieux les taxer après au nom d'un privilège qui s'appelle la passion. Le fait de m'être débarrassé de mon petit voilier, n'a certes pas amélioré la condition des cubains ni de personne d'ailleurs. Cela n'a fait que prouver le déséquilibre causé par des lois "béton" qui, sous couvert d'égalité, d'écologie et j'en oublie, ne serve qu'à financer et à maintenir des systèmes institutionnels dont tout le monde sait (et eux les premiers) qu'ils sont à l'agonie et ne trouvent leur survie que dans la privation de liberté. Et en ce qui me concerne, je n'ai jamais demandé aucune compassion. Et grâce à la générosité de gens sincères, je peux continuer à vivre ma passion.

Alors, les discours culpabilisants, merci, j'ai donné..........

21 avr. 2019

Il y a avant (c'était mieux, c'était moins bien. Il y a aujourd'hui, avec des grincheux râleurs, de jamais être content.
Il y a demain...

21 avr. 2019

Ah non, demain c'est congés.
Après demain, c'est mieux...

22 avr. 2019

salut Allewind
le fil sur Cuba c'était (au départ) juste de l'info,

à Cuba ils n'ont pas encore remplacé la salsa par du fado ou de la morna !

pour soigner ton blues et éviter les petits inconvénients des escales, reste en haute mer !

bon ... la mer est couverte de sargasses et plastiques, ya plus d'oiseaux ni de dauphins, mais il y a toujours des vagues et le chant des rafales dans les haubans, en fermant les yeux et en mettant des boules quies ça le fait :-D
t'as pensé à t'inscrire à la longue route ? peut-être une solution finale à ton blues :langue2:

24 avr. 2019

Bonjour Allewind , l'air du temps est mauvais , et cela nous fout le blues , oui . J'ai interrompu mon voyage parce que l'insouciance a disparue , derrière chaque rapport humain se cache l'intérêt . Bon je n'ai pas continué vers le Pacifique là ou semble t il , les gens sont plus lascifs , mais le constat est là .
Puis , aprés quelque semaines d'abstinence , le vent , la navigation ont commencé à me manquer et j'ai réfléchi , et je me suis dit que l'on porte son bonheur en soi , que c'est à nous de positiver et de trouver dans chaque instant l'essence même de notre bonheur . Se projeter vers autre chose donne une force et un optimisme qui nous porte et nous rend heureux . Plus difficile à dire qu'à faire , à l'instant je viens d'apprendre le suicide du fils d'une ami , il se sentait perdu dans un monde qu'il ne comprenait plus .
Alors , courage et positive , tu trouveras ton bonheur .

24 avr. 2019

ET oui c'est malheureusement un amère constat que je fais depuis quelques années.

Ou il y a 30 ans tu avais quelque puristes au mouillage, maintenant tu en as 200, dont 90% de tocards qui navigue 7 jours par an en location sur des caravanes flottantes.
OU il y a 30 ans tu te posais pas trop de question, tient ça à l'air tranquille, je balance ma pioche et m'installe là

Maintenant c'est règlementé, c'est payant, c'est ceci, c'est cela.

Je comprend la deception, quand tu as organisé une vie d'effort, pour te permettre d'aller te balader, et de ce dire, mais se balader dans ces conditions ne m'interesse plus.

reste des coins sympa, mais faut plutôt aimer les glaçons, et pas forcément dans son verre.

24 avr. 2019

Meme si je suis assez d'accord je n'apprécie que moyennemt le "tocards qui navigue 7 jours pas an sur un bateau de loc", parce que c'est mon cas, parce que je dois vivre en ville pour payer le credit d'une maison que j'aurais payé en 5 fois moins de temps il ya 30 ans, parce qu'il faut payer l'école des enfants pour pallier les carences de l'éducation publique.

Alors oui, je n'ai pas de bateau, je loue 7 jours par an, parfois 14 et déja bien content de pouvoir m'offir ca, et oui aussi j'ai l'air d'un gland a peu prés tout le temps dans les manoeuvres de marina car je ne connais pas le bateau et en navigant une semaine par an on met du temps a etre bon.

il faut savoir que les "tocards" ne vous prennent pas eux pour des "vieux cons" et vous envient un peu d'avoir eu la chance d'avoir connu une autre époque de la plaisance, une epoque qui vous a permis de travailler facilement, d'avoir une protection sociale et une retraite digne de ce nom ce qui ne sera pas notre cas.

Alors soyez sympa avec les tocards, dans leur immense majorité ce sont des gens comme moi qui s'offrent un peu de reve en mer l'été et qui sont trés heureux de trouver des "old salts" sur hiss-he-ho pour partager leur experience, sans les juger sur leur obseesion du "c'était mieux aaaavant".

24 avr. 2019

@cezembres

Je te remercie d'avoir précisé ta pensée qui prend ainsi un autre sens. Tu viens en gros de décrire mon prochain charter cet été ;) Avion, bateau loué sur le net, ile asiatique trouvée sur google, repérage de mouillage sur google earth...Je n'ai juste pas pris l'avitaillement pour le cata car j'aime choisir moi meme mon rhum !

Je pense néanmoins que ca correspond a une nouvelle facon de "consommer" la plaisance, qui n'est pas forcement un mal. L'avenir du secteur passe par le renouvellement des générations de navigants et c'est vrai qu'aujourd'hui on ne veut pas s'embeter si ce n'est pas nécessaire. La contrepartie c'est que je sais que je ne serai pas seul sur mon ile, loin s'en faut.

Pour trouver encore de la solitude et de l'ile déserte et bien il faut en baver comme avant, traverser le pacifique ou partir vers les poles au prix de longues heures de navigation dans une mer parfois difficille.

La situation que tu décris aujourd'hui est surtout vrai pour les caraibes. C'est clair que c'est devenu juste un gros business et qu'il n'y a plus d'aventure, mais réjouissons nous qu'il existe encore le Spitzberg, les shetlands, l'antarctique, la Tasmanie et la ribambelle d'iles du pacifique. il n'est pas sur que dans 30 ans ces endroits la ne ce soit pas non plus "caraibisés".

24 avr. 2019
24 avr. 201924 avr. 2019

@Jlo,

désolé pour le tocard, c'est mon côté provocateur ;-)
Ayant eu la chance de naviguer très jeune,
Bien que je me considère comme encore "jeune" 45 ans seulement,
je fais parti de ceux qui ont connus et aimé la nav à l'ancienne - sans communication, sans cartographie électronique, sans GPS, sans enrouleur, avec des moteurs de merde qui marchait parfois, époque ou un 40 pieds apparaissait énorme.
Epoque ou l'on rêvait devant le first 30 (spécial Jean).
De fait je peux parler comme un vieux con, en disant que c'était mieux (différent) avant.

Je vais l'exprimer différemment,

Avant naviguer était plus difficile, plus complexe, demandait plus d'effort, mais la récompense en valait la peine -
on pouvait atteindre NOTRE ILE DESERTE - ce mouillage tranquille, ce ailleurs que l'on s'imaginait a travers 2 photos et une brève description dans un guide nautique.

Pour atteindre cette récompense, on faisait des sacrifices, financiers bien sur ça n'a pas changé, mais du temps des efforts, pour caréner, pour entretenir, pour gréer, pour dégréer, on naviguait loin et longtemps dans des conditions de confort désatreuse, etc ... etc ...

Aujourd'hui
le fonctionnement est totalement différent - c'est la facilité - la consommation.
Le "tocard" prend son avion, monte a bord, si il passe par un bon prestataire l'avitaillement est déjà fait.
Il n'a qu'a tourner la clé, pour aller a un endroit qu'il connait déjà car il l'a vu en photo et en carto sous tous les angles grace a internet. Et comme le "tocard" n'est pas idiot, il y sera vite et sans peine, car bien renseigné (merci internet) il a loué dans la base idéalement placé.
Et cet endroit qui fut sympa n'a plus le côté ile déserte, car si l'endroit est sympa il est bondé d'autre "tocard".

Revers de la médaille, quand tu en baves toute l'année pour accéder à ce lieu avec ton propre bateau (forcément plus petits, plus vieux, plus moche, moins confortable que celui du tocard), et bien tu finis par te dire que tu es un con, parceque l'effort a produire est trop gros pour la récompense.

Moralité tu vends ton bateau, et tu sombres dans le société de consommation et passe en mode "tocard"

Et c'est ainsi que l'industrie nautique dans son immense majorité ne produit que des bateaux optimisé pour le confort.

Et le gars qui a déconnecté, parceque ça fait 10 ans qu'il a la tête dans le guidon (et ne navigue plus) pour finir sa construction amateur, ou la grosse rénovation, quand il va mettre le nez dehors, le retour à la réalité pourrait lui faire mal.

24 avr. 2019

Le Spitzberg lui-même est en voie de "caraïbisation" :-(
Et l'Islande... à éviter!

24 avr. 2019

@Safioran
belle solution, il faut t certainement le prendre comme tu le dis
@cezembres
la consolation est que ceux qui n'ont pas connu cet "avant" ne se rendent pas compte de la différence et que ceux qui l'ont connu en on profité et vivent sur de bons souvenirs, adoptons la "solution Safioran" et continuons à naviguer heureux ...
@Jlo
on est toujours le tocard d'un autre à un moment ou un autre et on s'aperçoit rapidement que le tocard n'est pas celui que l'on croit, prend du plaisir sur ton bateau de loc et ne te casse pas la tête à te prendre pour un gland quand tu loupes tes manoeuvres de port, mets des parre-bat de tous les cotés et rentre dans tout le monde avec un grand sourire, c'est comme cela que l'on se fait de vrai amis :-p
suis sur que Taberly n'était pas foutu de faire une manoeuvre de port correcte, et je ne parles pas de Moitessier qui lui ne devait même pas avoir une assurance au tiers

24 avr. 2019

Bonjour,

je suis assez d' accord avec Cezembre, mais il y a plein de nouvelles restrictions même "dans les glaçons" (Spitsberg, Antarctique, Patagonie).

A ma connaissance, pour l' instant, le Groenland y a échappé, mais pour combien de temps?

Gorlann

24 avr. 201924 avr. 2019

EN résumé on aimait a dire que la mer était le dernier espace de liberté.
Cela devient de moins en moins vrai.

La liberté est de plus en plus contrainte, par le monde, et par les règlements.

24 avr. 2019

A chacun son dernier espace de liberté.
Une expression cultivée par la nostalgie et qui me fera toujours sourire.

Les marins pensent à la mer, les montagnards aux cimes, les romanciers à l'écriture, les libidineux au plaisir charnel ...

En cherchant un peu ça finit par faire beaucoup de derniers.

24 avr. 2019

et les marins alpinistes et libineux ,ils pensent à quoi ??
alain :cheri:

24 avr. 2019

A écrire un roman ! :)

24 avr. 2019

ben même "avant" à 5000m d'altitude tes désirs d'écriture et tes pensées libidineuses avec les doigts gelés et le reste aussi étaient assez limitées :mdr:
Moitessier avait résolu ce problème en écrivant ses pensées libidineuses au sommet d'un cocotier :-p

24 avr. 2019

Après, c'est un changement prévisible :
il y a effectivement de plus en plus de monde, et tout ce monde, ca ne rentre pas là où ca rentrait avant.
Donc, pour une part, les infrastructures s'agrandissent, plus de places, plus de ports, plus de monde partout.
Et d'autre part, sont mis en place des moyens de ... filtrer.. Ca peut être le porte monnaie, mais aussi des règlements, des contraintes, des limites ...

Les privilégiés d'hier sont surtout ceux qui ont fait des choses qui n'étaient pas "communes", et qui ont vécu dans un monde où moins de gens étaient aisés.

Seule solution à mon avis : vivre avec, ou faire ce que les autres ne font pas, aller là où ils ne vont pas.

Dans 30ans, il y aura des bouées payantes obligatoires dans l'arctique, et alors, on dira que les plaisanciers de 2020 étaient des privilégiés, ce à quoi on pourra leur répondre qu'à notre époque, on y avait froid.

24 avr. 201924 avr. 2019

Mon point de vue est un peu différent . Je pense qu'en effet le système abuse ,taxe et impose des normes et des restrictions liberticides partout . C'est un fait autant pour les terriens que les marins . Après je pense que si on n'est pas d'accord avec ce système ,si on ne l'accepte pas, il faut simplement trouver des alternatives et des parades pour ne plus en dépendre ou le moins possible. Or je pense que si on a un voilier d'agrément ou de loisirs , en plus par exemple de sa baraque, de sa voiture etc, ça me paraît évident qu'on est déjà en général entré dans le jeu du système, de la consommation et de ses plaisirs , illusoires ou pas . Donc il ne faut pas s'étonner que il y ait des taxes et des impositions de plus en plus importante, surtout de nos jours avec l'apogée du capitalisme qui jette ses dernières cartouches pour ne pas sombrer . Pour ma part j'ai toujours pensé qu'un voilier d'agrément comme le sont la plupart des voiliers de plaisanciers, ça reste un luxe, quelle que soit notre niveau de vie , ou si on a une vie plutôt classique en dehors de ca, avec un appart, une maison exetera . Un voilier pour moi est potentiellement autant un véhicule qu'un habitat alternatif , et j'ai seulement envisager l'option de l'achat si j'envisage aussi un choix de vie différent ,en vivant à bord et voyager si possible avec, donc sans autre logement personnel. Dans le cas contraire ça ne vaut pas le coup d'en acheter un pour moi, il vaut mieux louer ou chercher des embarquements occasionnels. Mais c'est mon point de vue. Comme j'ai toujours préféré rester en marge ou ne pas plonger totalement dans le système et ses entraves, j'ai privilégié jusque-là les expériences de bourse aux équipiers, les cours de voile et les navigations occasionnels avec des proprio, pour m'améliorer ,expérimenter . Mais si je vise bientôt l'achat d'un voilier , il restera modeste , moins de 30 pieds, mais habitable.
Et ce que je vise et aime vivre en priorité c'est la liberté et non l'accumulation de possessions, luxe, ou le confort optimal . J ai la même démarche à terre . J'ai revendu ma bagnole et rendu mon appart en france il y a 3 ans pour voyager entre autres . J ai testé différents styles de voyage , comme la voiture louée aux États-Unis l(cher, trop, pas mon style de voyage, donc terminé!) , voyages transports en commun et hébergement classique, assez dependants et moutonniers. Et les périples à vélo avec ou sans transport en cours de route , et j'ai largement préféré ce dernier mode de voyage qui me laisse une certaine marge de liberté , qui ne me fait pas plonger dans le tourisme consumériste complet, puisque avec un bon vélo et une tente , on a beaucoup plus d'options pour s'affranchir du voyage touriste. Et j'ai la même démarche en voile ou dans d'autres domaines . Pour ma part ça me convient mieux , et c'est clair que ça peut coûter beaucoup moins cher et conserver ce que l'on a cherché souvent dans ces activités ou ces choix de vie , une certaine liberté, un retour vers la nature, s eloigner du chantage capitaliste

24 avr. 201924 avr. 2019

Hier soir entre 18 et 20h petite sortie en Soling, le canot n'a pas de moteur, un petit bonheur de ne pas sortir la pagaie mais de manœuvrer à la voile. Personne sur le plan d'eau, quelques risées, tirer des bords, rentrer en silence et boire une bière sur une terrasse pour le coucher de soleil.

24 avr. 2019

Moi je trouve bien que les parisiens louent des bateaux aux antilles, aux philippines, à tahiti et en grèce. Comme ça il y en a moins en méditerranée.
D'ailleurs c'est bien aussi les bateaux ventouse, comme ça ça fait moins de gens qui sortent le week end et qui vont dans mon mouillage préféré.
Les anciens ont été propablement privilégiés, parce qu'il y avait moins de monde sur l'eau. C'était un monde moins ouvert. Ils ont quand même bien pollué notre planète aussi.
Vous reprochez le développement de la plaisance mais vous voudriez de beaux bateaux modernes et vous pleurez chaque fois qu'un chantier naval dépose le bilan.
Vous reprochez les réglementations mais êtes les premiers à demander un permis pour les voiliers.
Qui se plaint ? Celui qui a les moyens d'acheter un oceanis neuf à 200000 euros ou celui qui est capable de se contenter d'un vieux bateau des années 80.
Moi je comprends le poste initial d'Allewind.
On a un bateau, ou on rêve d'en acheter un, parce qu'on s'imagine un certain style de vie et on se dit qu'un jour on pourra partir avec. Et plus le temps passe, plus l'environnement, social, familial, professionnel, et la santé aussi, nous font prendre conscience que le rêve risque de ne rester qu'un rêve.
En fait le constat c'est qu'on a pas eu le courage, ou l'inconscience plus jeune de tenter l'aventure en se disant que plus tard on aurait les moyens et le temps. Sauf qu'entre temps le monde a évolué, les endroits sauvages et sûrs sont devenus surpeuplés et les endroits moins sûr sont devenus dangereux et infréquentables. Et en plus on a finalement pas autant de temps en bonne santé qu'on aurait cru et puis il faut aider les enfants et les petits enfant et on a pas non plus les finances qui ont progressé.
Et on a l'impression d'être dans une impasse.

Mais il y en a tellement qui n'ont même plus de rêves !!!
Alors profitons de la mer autant qu'on peut, et si c'est moins loin et moins souvent c'est déjà pas mal.

24 avr. 2019

L'aventure est au coin de la rue. Si tu ne connais pas ton quartier tu ne connaîtras pas le monde. :heu: :oups: :jelaferme:

24 avr. 2019

Oui voilà Okil je pense comme toi parfois c est simple , j aime bien un mouillage d une semaine sur les îles de Lérins , c est pas le pacifique ! Mais le matin au réveille avec un beau lever de soleil une tasse de café pas besoin de rêvé tout est la ...

24 avr. 2019

Il y a encore une chose qui n’a pas changé et qui reste quasiment comme avant, c’est le chemin (la nav) qui conduit au but, et à mes yeux c’est ça le plus important.
Les vagues sont toujours les mêmes, les embruns sur la tronche, froids ou tièdes, aussi, les escadrilles de poissons volants sont toujours là, les growlers, la brume, le stress, les nuits sans sommeil, les réveils glauques, la fatigue, la joie, l’ivresse de la vitesse pour ceux qui aiment les purs sang, le lent balancement et le roulis du lourd percheron pour les autres…tout ça n’a pas changé, et heureusement, ce qui a changé c’est les destinations, mais qu’importe, c’est le chemin qui compte.

24 avr. 2019

Plus aucune destination lointaine ne me fait envie.
Y a quelques années je m'étais pris à rêver des Marquises et de la Polynésie mais vu ce qu'on m'en raconte le soufflet est vite retombé.
Si c'est pour retrouver les mêmes qu'à Palavas, non merci.
Et les publicités pour ces destinations n'arrangent rien.
Il suffit que j'en voie une pour rayer définitivement de la liste une destination que j'aurais pu envisager.
Du coup, il ne reste plus grand chose.

A la limite, si je devais bouger ce serait pour aller vers les grandes métropoles, c'est là qu'aujourd'hui on peut trouver l'aventure et un peu de vie sauvage !

24 avr. 2019

Les grandes métropoles ? Bris comte Robert ! Mantes la Jolie ! Arras !!!!
Brest ....

24 avr. 2019

Les bars à chicha nantais sont tendances en ce moments

24 avr. 201924 avr. 2019

@"Y a quelques années je m'étais pris à rêver des Marquises et de la Polynésie mais vu ce qu'on m'en raconte le soufflet est vite retombé.
Si c'est pour retrouver les mêmes qu'à Palavas, non merci." as-tu écris.

Tu sais faut quand même pas exagérer. Quand je suis arrivé aux Marquises, j’ai commencé à entendre ici et là « la Polynésie, c’était mieux avant »…c’était en 1994…
Cela dit le rêve de Polynésie que j’avais à l’époque, c’était surtout le rêve d’y aller avec mon bateau. Je n’avais aucune envie particulière d’y aller en avion, pas plus aujourd’hui d’ailleurs, mais bon, la Polynésie c’est quand même extraordinaire, quoiqu'on en dise, c’est autre chose que les Caraïbes.
Mais maintenant, le fait de naviguer me suffit, et mes rêves de voyage ne sont plus seulement maritimes, des destinations comme la Russie et L’Iran me font d’avantage fantasmer.

24 avr. 2019

moi, j'aime bien Palavas... :heu:

24 avr. 2019

Merci les gars!
Bon je pose la tronçonneuse et je vais coller quelques lattes de teck puis je file sur l'eau... :alavotre:

25 avr. 2019

Allewind, n’oubliez pas le sika entre les lattes, c’est sympa et simple a poser ????

25 avr. 2019

il nous reste quand même les destinations " longues distances " . naviguer sur la planète mars fut pour nous un réel plaisir : Pas de douane , pas de contrôles , pas de taxes . une mer à l'infini , un vent constant , ect Un réel plaisir !!!!

26 avr. 2019

C'est curieux chez les marins (grisonnants) cette tendance à la sociopathie et à la nostalgie mélancolique.

26 avr. 2019

Mon cher brufan , ce n'est pas de la sociopathie , encore moins de la nostalgie mélancolique , mais un cruel constat .
Pose toi la question si dans les années 70 , la mer était pleine de sacs plastiques , de sargasses .
Pose toi la question si Volvo vendait ses pièces à un tarif si exorbitant par rapport à ce quelles valaient vraiment ( quoique je me souvient de qq arnaques chez Alpine ou Renault Couach ) .
Bref , il y a vraiment un air malsain qu'AMHA , seul des jeunes au moral survitaminé peuvent surmonter . Ce n'est qu'un avis , mais je le partage .

26 avr. 2019

Hello,
Ouh,je vois que certains n'ont plus trop le moral ...
Si les plastiques, les sargasses et le tarif des pièces Volvo font tant de peine,autant aller direct en maison de retraite...
Il y a un gros changement c'est clair, mais j'ai le souvenir qu'il y a 50 ans mes parents tendaient des bouts entre les bateaux pour ne pas que des blaireaux fassent le tour de nous à fond en ski nautique, dans les calanques...
En 70 quand on a déménagé pour la Martinique des amis ne voulaient plus y revenir, "ça a trop changé " disaient-ils...et déjà dans ces années là le poisson commençait à se faire rare.
La solution, c'est les endroits un peu isolés, un peu dangereux d'accès...là il n'y a plus beaucoup de "touristes" .ou hors saison touristique...
Et on rencontre des gens intéressants du coup,qui ont eu le courage de partir à l'aventure réellement.
J'ai bientôt 60 ans et je n'ai pas un moral survitaminé, je suis conscient de la dégradation générale ,mais le monde est immense et on peut toujours tirer son épingle du jeu...
Restons gais et positifs, et surtout jeunes d'esprit cre bon sang !!
Il y a encore des endroits magiques,partout,faut juste chercher un peu plus qu'avant,à pied, en voiture, en bus ou en vélo aussi !!
L'aventure est toujours là,faut garder le moral les gars !

26 avr. 2019

Oui l'aventure existe toujours ! Je navigue seul sur un vieux bateau de 30 pieds et j'ai quitté la France depuis le début d’août 2018.
Je ne vis qu'avec une petite retraite complémentaire, la retraite principale, je la laisse à mon épouse pour finir de payer la maison jusqu'à ce qu'elle soit à son tour à la retraite et que nous puissions la vendre.
Les rêves de Polynésie ou de l'océan indien, j'en fait encore mais je navigue sans prétention aucune en fonction de mes modestes possibilités.
Certes lorsqu'il y a un gros pépin comme la casse moteur que j'ai connu il y a quelques mois, ça pose problème
Certains amis m'ont proposé d'ouvrit une cagnotte pour m'aider; il parait que c'est à la mode, mais j'ai un peu de pudeur et d'amour propre.

Dans ce cas, on trouve un endroit pour se poser ou ça ne coûte pas trop cher, on économise et on répare ensuite.

Je n'en suis pas encore à "mon tour du monde" de rêve, mais j'ai pu rejoindre le sud du Portugal ou il y a encore des lieux magnifiques et des personnes formidables.

j'ai pu depuis que je suis parti rencontrer et me faire des amis grâce notamment à ce site et à ma page Facebook, ouverte par mes enfants au départ, juste pour donner de mes nouvelles et envoyer des photos et quelques vidéos.

Il y a beaucoup de personnes qui naviguent hors saison, voir toute l'année sur toutes sortes de bateaux et de toutes tailles. Entre navigateurs qui voyagent, il y a des échanges que j'ai pu apprécier par la gentillesse rencontrée et les infos partagées. Les regards que je croise ne sont pas du tout les mêmes que ceux que je voyais lorsque je faisais de la plaisance l'été pendant mes congés.

La mer nous apprend la patience, la modestie et permet dans de telles conditions d'avoir une vision des choses différentes et de beaucoup relativiser. Je suis bien quelque part, je prends mon temps, un mois ou deux parfois, je fais des connaissances et j'apprends encore de la vie et des gens. Mon moral est excellent, je ne suis déçu de rien parce que je ne me suis pas bercé d'illusion au départ.

Alors oui ALLEWIND pose tes outils et prépare toi à une belle retraite sur ton bateau
:pouce:

26 avr. 2019

Belle philosophie, Reve d'une vie !
:bravo:

La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie...
Nous sommes des privilégiés: nous avons un bateau, petit ou grand, moche ou beau, vieux ou neuf.
Je pense que nous n’avons pas le droit de nous plaindre, c’est même inconvenant.
Le «c’etait mieux avant » me fait sourire. C’est quand même notre génération qui a détruit notre belle planète par l’appat du gain, sans se soucier du lendemain. Nous, on n’est pas à plaindre, par contre nos descendants....
Arrêtez de gémir, et si vraiment vous vous sentez mal sur vos bateaux, allez vivre dans ces cités de banlieue que notre société a créé.
Vouloir être à tout prix seul sur une Terre peuplée de milliards d’individus est une utopie.
Bonne navigation,
Patrice

01 mai 201901 mai 2019

que de monde pessimiste ,pauvre de vous !!

j'ai 70 ans et toujours optimiste on vit dans un monde extraordinaire .. et je prends ce qui me convient (surtout pas le smarphone)…

surement un monde de trop de facilité ,dommage

:alavotre:

j'ajoute : coté "facilité" je suis en train de me poser la question de m'inscrire sur la liste d'attente pour avoir une place au ponton ,dans 10 ans pour mes 80 balais car faire 400m en annexe pour rejoindre mon bateau sur son corps mort risque de devenir lassant ... :mdr:

01 mai 2019

Pythagore, c'est au collège, la trigo au lycée depuis belle lurette !

01 mai 2019

Nous avions fait un rêve qui n’était pas« héroïque et brutal » comme celui des conquistadors de J.M.de Hérédia : Vivre librement aussi souvent et longtemps que possible dans la beauté de la mer et de ses littoraux. Echapper en cela à tous les aspects, perçus comme négatifs, de la vie terrestre de nos congénères ; se vouloir ainsi « marginal » au sens premier.
Nous avions lu et relu les livres des premiers marins de bon plaisir qui avaient osé s’écarter du grand cirque social moderne. Le serment à soi-même en avait fini par s’exprimer dans le silence de la pensée : « Je partirai moi aussi… ».
Le mûrissement fût long, mais ininterrompu. Le temps de posséder une culture maritime ; avidement recherchée dans les livres, les conversations, les expériences. De rouler sa bosse dans toutes sortes de ports, à bord de toutes sortes d’engins flottants, d’examiner leurs coques et les moyens de les construire, de flairer les occasions… Bien sûr, nous fûmes détournés, dérangés. Il faut bien s’assurer le minimum vital en l’arrachant au Système, qui possède tout. Et puis… « Il faut bien que le corps exulte » comme chantait Brel…
Vinrent quand même les premiers pas dans le rêve ; un voilier à soi, puis un second, plus grand, et encore et encore… Bien sûr on s’apercevait alentour et au fil du temps que le contexte évoluait mal ; c’est-à-dire vers toujours plus d’interdits et des prix de plus en plus lourds, car toujours plus de monde (plus on est nombreux, moins chacun est libre ; déclinez l’idée…). A présent, on découvre que beaucoup de ces destinations lointaines qui appelaient nos jeunesses aventureuses sont ou bien devenues socialement dangereuses ou bien ressemblent chaque jour davantage à nos sociétés occidentales de consommation ; dont nous aspirions précisément à vivre en marge. Le monde fréquentable est devenu petit… Que faire ? Chacun sa réponse.
De toutes les contrariétés qui s’opposent à notre rêve je suis convaincu que le dénominateur commun, le déterminant, est la surpopulation. Le nombre finit par tout corrompre et bloquer.
A part l’espoir d’un virus Ebola XXX ou d’une guerre mondiale, dans cette prolifération humaine nous sommes cernés, chacun est le surnuméraire des autres et la situation est insoluble à court terme (Pour le long terme, il faut se rapporter au monologue de l’agent Smith dans Matrix…). A l’échelle de mon bref passage sur cette planète, j’entrevois trois possibilités :
-Naviguer hors saison en eaux occidentales avec un voilier et des équipements adaptés,
-Partir pour une « Longue route » modèle Moitessier…
-Vendre le bateau et mourir…

01 mai 2019

Rectificatif...je n'aime plus Palavas!
Samedi dernier, on vas faire un tour admirer les voitures anciennes, avec les petits monstres.... :heu:
Ils mangent une glace, on boit un coup...total, 11 euros. On admire les bagnoles....et on retourne a la nôtre. Résultat, une prune de 35 euros...
Du coup, j'aime beaucoup moins Palavas... :lavache:

01 mai 2019

Héhé ! :)

01 mai 2019

Et vous trouvez cà drôle ? :heu:

02 mai 2019

Houlla la vos commentaires me foutraient le bourdon si j’étais concerné heureusement y'a encore des coins de libertés ou je suis par exemple... bon v'nez pas ca se transformerait en Palavas les flots!!!

03 mai 2019

@legadiamb : tu es hors concours :-D
ici aux San Blas c'est l'enfer :whaou:
ne bouge pas j'arrive, à 2 dans ton mouillage ça va aller ?

05 mai 2019

Ben j't'envoie une photo si ca te convient!!!

03 mai 2019

c est la danse des depresso s
qui à ne pas naviguer
entretiennent leurs frustrations
et font coin coin...!!!

04 mai 2019

Chaque époque a ses misères... Quand j'avais 10 ans impossible de se baigner ou de trainer dans les rochers sans se coller du mazout poisseux partout et les mammifères marins n'existaient que dans les souvenirs des vieux ou les films de Cousteau. Quand j'avais 20 ans, on nous rappelait tous les 1er mercredis du mois que l'atome était à 2 doigts de nous rayer de l'univers. Quand j'avais 30 ans, on attendait l'ordre de mobilisation pour aller guerroyer dans le désert avec des daguets. Quand j'avais 40 ans prendre le métro à Paris n'était envisageable qu'après avoir fait son testament. Quand j'avais 50 ans, le simple fait de respirer était mortel. Quand j'aurai 60 ans (si je les ai !), ce sont les débris spaciaux qui nous retomberont sur la tronche. Quand j'en aurai 70, boire de l'eau sera un défi. Quand j'en aurai 80, je ne me souviendrai plus de la minute précédente, et quand j'en aurai 90, ma retraite me permettra tout juste de renouveler une fois par an le bout de carton qui me servira de maison...

Heureusement, entre chaque dizaine, je profite à fond de la chance d'avoir un corps, un esprit, un passé, un présent, un avenir, et plein de choses à faire avec tout ça ! Du coup, pas le temps de déprimer, sauf quand je lis ce genre de fil...

05 mai 201916 juin 2020

Tiens Qyzas si tu viens t’amarre pas trop prés quand même de moi j'ai déja vu ca t'es tout seul dans une baie de 500 hectares et un poilu vient jeter l'ancre a 20m de toi aprés on dit que j'suis asocial!!!

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