Pourquoi des termes marins ?

Pourquoi de pas parler avec des mots courants ?
Un article intéressant d'Actumaritime sur le sujet :
actumaritime.com[...]ations/

L'équipage
22 avr. 2019

Super intéressant, merci Lulu !

22 avr. 2019

Oui, merci Lulu, très intéressant. En même temps, cela soulève la notion de langage et donc de différenciation. On pourrait dire beaucoup de choses à ce sujet.

23 avr. 2019

C est quoi des mots courant ?

23 avr. 2019

Petit exercice : Essayez de traduire en moins de dix mots, sans rien utiliser du vocabulaire marin, l’intégralité du sens contenu dans : Frappe l’aussière !

23 avr. 2019

Oui : les mots ont un sens.

Quand on connait un domaine, on en connait le vocabulaire.
Et inversement.

23 avr. 2019

Je tente l'exercice proposé par Yves :
1) Cette putain de saloperie d'épaule s'est encore démise !
2) Moteur kaput.

23 avr. 2019

"J'ai coulé une bielle" se traduit aussi en médecine psychiatrique. :doc:

Dans l'ordre :
luxation récidivante de l’épaule = bonne excuse pour se faire dispenser
j'ai coulé une bielle = je vais me servir de l'option véhicule de remplacement de mon assurance.

24 avr. 2019

1- Épaule en vrac
2- Moteur hs
????

24 avr. 2019

Ca me fait penser a l'anecdote du bateau qui arrive et , en lançant l'amarre a un touriste de passage, le marin dit " amarre moi le bout a la cale ! ".
Devant l'oeil interrogateur du touriste le bout a la main, le marin lui lance :
" accroche la ficelle au trottoir ! "
( a Groix, au siecle dernier...)
:mdr:

23 avr. 2019

C'est valable pour tous les domaines.

Petit exercice : Essayez de traduire en moins de dix mots, sans rien utiliser du vocabulaire médical, l’intégralité du sens contenu dans : luxation récidivante de l’épaule.

Petit exercice : Essayez de traduire en moins de dix mots, sans rien utiliser du vocabulaire mécanique, l’intégralité du sens contenu dans : j'ai coulé une bielle.

23 avr. 2019

excellent !!!
:pouce:

28 avr. 2019

Tabarnak j’ai encore mal à l’epaule.

29 avr. 2019

C'est plutôt : "péter une durite"

24 avr. 2019

accroche la corde !

24 avr. 201924 avr. 2019

Frappe l’aussière = "Bouge pas j'arrive"

02 mai 2019

attache la corde

25 avr. 2019

Ceux qui ne sont pas dormants :coucou:

23 avr. 2019

Je me suis abonné !
:pouce:

23 avr. 2019

Merci, intéressant le chapitre sur les galères qui ont évoluées de leur côté pour finir par disparaître avec leur langage.

24 avr. 2019

pourtant, des galères, il y en a toujours quelques-unes à nous tomber dessus en application de la loi de Murphy.

23 avr. 2019

Je n'ai pas encore lu l'article du lien, mais, pour moi il est tellement plus simple d'avoir un nom pour chaque chose.
Dire "étarque la drisse de grand voile" est tout de même plus explicite que "tire sur la ficelle qui est à droite du mat"
Évidement, cela nécessite d'être préalablement initié ;-).

Dans la même veine, pour éviter des crises d'énervement:
"Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place". ;-)

23 avr. 2019

Apparemment même entre "initiés " il peut y avoir des confusions, parce que pour moi on étarque une voile, et on souque une drisse.

23 avr. 201923 avr. 2019

Hum ! Je ne suis pas certains que toutes les drisses doivent forcément être étarquées (spi, pic, p. ex.). Cela jette un petit doute sur la compétence nautique du rédacteur de l'article du CNRTL.
En général, on dit étarquer plutôt pour une manoeuvre courante et raidir (ou rider) pour une manoeuvre dormante (la sous-barbe, p. ex.). Souquer est un terme plus large qui s'applique aussi à d'autres choses que les manoeuvres. Il signifie plutôt exercer un effort, serrer. Souquer un noeud, p. ex..
Mais ces termes appartiennent au même champ sémantique avec des nuances propres.

23 avr. 2019

En tous cas, j'ai largement plus souvent entendu sur les ponts le cerne étarquer employé pour les voiles que pour les cordages. Mais je ne navigue probablement pas avec les mêmes équipages que les gens du CNRTL (par ailleurs outil fort utile).

23 avr. 2019

Mince alors : Merrien et CNRTL sont d'accord entre eux...

étonnant, non ?

23 avr. 2019

Dur d’étarquer sa voile sans passer par la drisse. 'Repend un peu d'étarque' ,on ne tire pas sur le tissu du renfort de drisse avec nos petites mains (ou par le bas de celui d'amure, pour les palans -men ). D'accord avec jminet .
On étarque un guindant, et reprend ou mollit cette étarque seulement grâce à ces drisses ,et seulement. Aussi vrai qu'on étarque pas une drisse . Un beau sac de nœud sémantique, il ne manquait plus que ça ;-)

24 avr. 2019

Oui gorlann , comme je disais assez maladroitement, par l'amure pour les palans- men.

24 avr. 2019

Oui Gorlan.
Pour une voile latine, par exemple, on a beau souquer la drisse, cela n'étarque pas la voile pour autant.
Et puis, quand je hisse mon flèche, je l'étarque avec l'armure et avec l'écoute, pas avec la drisse.

et le cuningham sert aussi à étarquer le guindant, non?

23 avr. 2019

Le CNRTL connait le vocabulaire marin...

ÉTARQUER, verbe trans.
MAR. [Le compl. désigne un cordage, une voile] Raidir, tendre le plus possible. Étarquer une écoute, une voile. Les drisses doivent toujours être étarquées (Barber1969).Pas une voile qui ne fût vigoureusement étarquée

SOUQUER, verbe
A. ? Empl. trans.
1. MAR. [Le compl. d'obj. désigne une chose] Raidir ou serrer fortement. Souquer une écoute, une aussière, une amarre, un nœud. Lorsque le vent est fort, il faut souquer la drisse pour l'étarquer (Barber.1969).
? Souquer un hublot. Le fermer en serrant à bloc.

23 avr. 201916 juin 2020

Hi, tu n'as peut-être pas complètement tort (mais pas complètement raison, non plus).
Photo 1 : dictionnaire Merrien.
Photo 2 : dictionnaire Bonnefoux & Paris

23 avr. 2019

C'est rassurant pour le CNRTL, qui voit ainsi confirmée une source digne de foi. Mais il en est d'autres non moins dignes de foi, quoique plus anciennes, comme le dictionnaire de marine de l'amiral Willaumez, qui voient les choses autrement... En tous cas, ça confirme clairement que même les initiés du langage maritime peuvent nous entraîner dans des confusions terminologiques, puisque l'une et l'autre acception se trouvent assez partagées :

books.google.fr[...]/books

jean.dahec.free.fr[...]pe.html

permanent.cyconflans.free.fr[...]art.htm

www.netmarine.net[...]dex.htm

Personnellement, je maintiens qu'en école de voile comme dans la pratique, j'ai toujours et systématiquement entendu le terme "étarquer" appliqué à une action sur une voile : on étarque peut-être une drisse, mais c'est pour aplatir la voile. Pareil avec le cunningham ou le hale-bas. Par contre, jamais au grand jamais le mot ne s'applique à une écoute ou à un cordage quelconque qui n'aurait pas d'action sur un morceau de tissus...

23 avr. 2019

Ben non, on blinde et là tout le monde comprend ;-)

24 avr. 2019

@loupeis,

"Dur d' étarquer une voile sans passer par la drisse".
Ben non, les voiles hookées s' étarquent par le bas à l' aide d' un petit palan.

Gorlann

23 avr. 201923 avr. 2019

C'est aussi une question de culture et de patrimoine, non seulement immatériel, mais matériel aussi, car les mots se rapportent à des objets, à des actions ou à des concepts spécifiques. Si les mots disparaissent, ce qu'ils désignent sera progressivement oubliés.

23 avr. 2019

Bonjour
Du chapitre sur le langage des galères

"Mauvais vouloir réciproque :

Les deux antagonistes ne se firent jamais de concession linguistique. Tout différait entre les deux langages. Jusqu’au cri » Ho hisse ! « , qui était remplacé par » Casse ! « ."

Le départ précipité de certains Heonautes aurait-il son origine dans un problème de jargon?

23 avr. 2019

Pourquoi des termes médicaux (vaste champs de terminologies, entre les pathologies, leurs remèdes, et les gestes associés...)?

Pourquoi des termes bien spécifiques dans TOUS les corps de métiers ?

Pour gagner en précision, en rapidité d’exécution et/ou de réaction, au fil des siècles et des apprentissages.

PHIL

23 avr. 2019

Avez vous déjà joué au téléphone sans fil avec des phrases longues et compliquées

Imaginez que vous jouiez à ça sur

1 bateau plus de 100m de long (147 pour le Preussen)
une équipage de 1000 hommes (1500 sur le Victory reparti sur 6 étages
le message doit aller de la cave au sommet du mat à 70m
il y a un bruit d'enfer
Des milliers de mètres de cordage
Plusieurs dizaines de voiles différentes
les gens ne parle pas forcément tous le même français

Le message part du commandant
à ses officiers
sous off
premier maître

etc jusqu'au matelot

et bien il n'y a aucune chance que le message arrive compréhensible

par contre

des mots court
des phrases simples
avec des mots spécifiques, ça passe

Tirez sur la corde qui est accrochée à la voile carrée au 3è étage du mat du milieu jusqu'à ce que la voile soit diminuée de moitié et ensuite reprenez les cordes qui pendent la chaque voile et faites un nœud avec la voile enroulée dedans

en Marin

Arisez la grand voile
Halez les perroquets volants

C'est une des raisons pour lesquelles les ordres étaient transmis par le bosco avec son sifflet. Plus puissant moins de mots

23 avr. 2019

Merci Lulu pour ce lien

23 avr. 2019

Article intéressant.

24 avr. 2019

A gauche ou à droite ?
A gauche !
TA gauche ou MA gauche ?
A MA gauche, c'est-à-dire à TA droite !
"A TRIBORD", c'est plus simple, ça évite les discussions...

24 avr. 201924 avr. 2019

Ca prouve que, pour le marin, distinguer immédiatement sa droite et sa gauche a toujours représenté un défi de taille !

C'est quand même le seul domaine dans lequel on a besoin de préciser les intitulés droite et gauche.

Quand tu vas chez le dentiste et que tu lui parles de ta canine supérieure gauche, il ne s'attend pas à ce que tu lui précises que c'est la "canine du haut à bâbord" ! :)
Et pourtant il est face à toi mais il regarde immédiatement vers sa droite.

Idem chez le mécano à qui tu demandes de changer la roue arrière droite.

Imagine d'ailleurs un marin qui voudrait devenir mécano à qui il faudrait dire : je veux changer la roue tribord de la poupe ! :)

Plutôt qu'un permis voile, je suggère qu'on rende le bilan orthophonique obligatoire pour tenir la barre d'un rafiot !
On aura enfin de la place dans les ports.

28 avr. 2019

Le second degré n'empêche pas de ... bien se spatialiser !

28 avr. 2019

Avec une barre franche, je trouve plutôt ambigu de dire mettre la barre à droite ou à gauche. Car pour mettre la barre à droite, il faut la déplacer vers la gauche, et lycée de Versailles.
Assez curieusement il est moins ambigu de dire de mettre la barre au vent ou sous le vent.
Là encore, il faut jongler avec les référentiels.

28 avr. 2019

Je te trouve bien méprisant pour les marins, surtout dans ce forum. Sur un bateau, quand on donne une instruction à quelqu'un, selon sa position droite et gauche non rien d'évident, d'où tribord et babord.
Par contre à la barre, pas d'ambiguité, on met la barre à droite ou à gauche, sauf dans certains films.
Au contraire de toi, je pense que la marine aide à bien se spatialiser :-)

24 avr. 2019

Le langage évolue aussi avec l'arrivé des nouvelles technologies, et dans la voile de compétition. Un nouveau jargon technique avec son lot d’anglicismes (pas que...) voit le jour, preuve que la langue est vivante.

24 avr. 2019

Ouais. Mais quand on remplace bon plein par reaching, ou margouillet par anneau à friction, je ne vois guère l'intérêt.

24 avr. 2019

D'autant que ce serait plutôt anneau à faible friction qui conviendrait...
Le "à friction", me rappelle les voitures miniatures avec lesquels je jouait minot.

24 avr. 201924 avr. 2019

@ Yves. Non, ça montre que la marin sait utiliser simultanément et sans se tromper deux référentiels différents.
Et puis, foiebord et coeurbord, même si c'est pédagogique, ça fait un peu gore et ce n'est pas beau à prononcer. Quant à podéchappementbord et bouchondecarburantbord, ce n'est pas pareil sur toutes les voitures.

24 avr. 2019

"ça montre que la marin sait utiliser simultanément et sans se tromper deux référentiels différents"

Bah non.
Ca prouve que, incapable d'utiliser le référentiel commun appris dès le plus jeune âge, il lui faut un référentiel spécifique qu'en plus il sera seul à comprendre.

29 avr. 2019

Bien vu !
Ou le charretier qui tire son cheval à hue et à dia,
à droite et à gauche, à Dieu et au diable ! :)

28 avr. 2019

Les théâtreux ne sont pas mieux avec le côté cour et le côté jardin.

24 avr. 2019

Mes souvenirs confus de bricolage de 4L me laissaient l'impression d'avoir vu "tribord" dans la Revue Technique Automobile...
Ma recherche ne confirme pas, mais il y a bien eu des "barres anti-roulis".

:reflechi: ;-)

24 avr. 2019

Merci Jean-Marc pour ce document remarquable. Un vrai régal. MM

24 avr. 2019

Une bonne, fusillés marins ?
Une autre la Charte partie (une convention) ?

24 avr. 2019

Et se rapeller qu'il faut savoir distinguer caliorne et bredindin.

24 avr. 2019

Bien vu ! je ne connaissais évidemment pas,... mais le CNRTL, si...
(PS : pour ceux qui n'ont pas l'habitude, la phrase qui suit la définition est une citation dont l'origine est donnée par le nom d'auteur, et l'année de publication... )

CALIORNE, subst. fém.
MAR. ,,Gros palan composé de deux fortes poulies multiples et d'un garant de forte dimension`` (Soé-Dup. 1906) :
Quant aux canons provenant du brick, c'étaient de jolies pièces en acier fondu qui, sur les instances de Pencroff, furent hissées au moyen de caliornes et de grues jusqu'au palier même de Granite-house; ... Verne, L'Île mystérieuse,1874, p. 464.

BREDINDIN, subst. masc.
MAR. Palan léger à croc aiguilleté sur les étais des bas-mâts, servant à descendre de petits fardeaux dans la cale ou à les en remonter.
Le bredindin est l'inverse de la bastaque; les dormants se font sur la charge à soulever (J. Galopin, Cours de lang. mar., Matelotage et technol., 1925, p. 48).

25 avr. 2019

avec un équipage au top pas besoin de termes techniques, on se parle avec les yeux, et quand le skipper ouvre la bouche c'est qu'on va se faire engueuler... sans termes techniques :-D
et quand H&O sera au top on se parlera plus qu'avec des binettes :-D :-p :alavotre:

25 avr. 2019

Arrivé à mon âge on préfère les thermes marins :heu:

25 avr. 2019

Pour les amateurs de littérature j'ai appris caliorne et bredindin en lisant en feuilletons dans la revue Bateaux le roman de Jacques Perret Rôle de plaisance que cette revue a publié en feuilleton vers 1957.
Dans ce même ouvrage, à propos de la réflexion dont il rend compte à propos dfu nom qu'il convient de donner au palan qu'il veut installer , et pour lesquels il feint d'hésiter entre caliorne et bredindin, perret dit qu'l s'agit de mots tels qu'on n'a malheureusement pas souvent l'occasion de faire coïncider le mot sur la langue et la chose sur la main.

29 avr. 2019

"Rôle de plaisance" devrait être une lecture obligatoire et l'équivalent du permis voile. Peut être l'ouvrage qui décrit le mieux la réalité de la navigation. Entre les "on pensait sortir", les "qu'est-ce que vous dites? je dis que ça devient moche" et "á nous le bredindin!" je ne m'en lasse pas. Plus d'une fois je me suis senti proche de nos deux compères.

25 avr. 2019

pardon,
j'ai écrit: sur la main au lieu de : sous la main.
Je ne veux pas trahir Perret

26 avr. 2019

Un vocabulaire spécifique se crée pour chaque activité. Un mot pour chaque chose.

Cela exclut dans un premier temps le néophyte mais permet d'être précis, d'éviter les confusions.

Avec mon frère, nous avions créé un vocabulaire Lego, chaque piece portait un nom. On retournait le tonnelet au milieu de la piece et on se lançait dans la construction. Faut croire que naturellement nous avons eu besoin de termes précis.

Et aujourd'hui, quand on en reparle, nous nous demandons où avons-nous été chercher ces mots. Parfois ils existent par ailleurs avec d'autres significations, parfois ils ont été créés de toute pièce...

26 avr. 2019

"créés de toute pièce..."
et pour toute pièce !
:-D

26 avr. 2019

Ce n'est rien de plus que la naissance d'un langage, voire d'une langue dès lors que des règles de fonctionnement viendront organiser l'usage et faciliter sa transmission...

26 avr. 2019

J'ai toujours trouvé qu'il y avait une part de je-me-la-pétage dans le vocable marin.

Il y a la part de légitime et même notamment indispensable, comme babord/tribord (latéralisation absolue par rapport au vacabulaire terrien) ou tous les termes décrivant le navire, ou encore le nom de chaque cordage ("tiens tire sur cette corde, non pas celle-là, l'autre, non, l'autre, non pas celle-ci" ...bref)

Il y a aussi les actions véliques, comme expliqué : loffer, abatre, virer, empanner : impossible autrement sans recontextualiser à rallonge. Et puis connaitre le sens même de ces actions c'est ça en fait, savoir voiler.

Mais franchement : "frapper", c'est attacher, et neuf chances sur dix que ça vient de Wrap en anglais, pour dire la même chose ou pas loin.
Rouf, c'est roof, c'est "toit" et ça aurait pu passer comme ça.

les vaigrages n'ont plus rien des vaigrages historiques qui était réellement le double-coquage des navires de guerre, et "doublage" ou "capitonnage" suivant les matériaux aurait fait un job limite plus précis.

Border pour tendre, étarquer ou raidir, souquer ... franchement, avec un débutant si tu lui sors de tirer ou tendre ou sérrer à mort un truc, une corde comme une voile ou un hublot c'est aussi court et sans ambiguïté.

l'exemple est bidon : "Petit exercice : Essayez de traduire en moins de dix mots, sans rien utiliser du vocabulaire marin, l’intégralité du sens contenu dans : Frappe l’aussière !"
L'aussière ok, c'est carrément le nom de l'objet, mais Frappe ou attache... cette même aussière...

Ce n'est que mon avis, mais je le partage avec moi-même

26 avr. 2019

Ca me fait penser aux langages hermétiques des inconnus :-D :-D

29 avr. 201916 juin 2020

Bonjour bonjour,

Merci pour le partage de cet article très intéressant. Cela me rappelle une question que je m'étais posée fût un temps et que je vous soumets !

Bâbord et Tribord se réfèrent aux côtés gauche et droite d'un navire, lorsque le regard porte vers la proue (pour préparer ma question finale, je dirais même lorsque le regarde porte vers l'avant du bateau dans son sens d'avancement normal), et ce afin de distinguer ces côtés indifféremment du sens de marche ou du positionnement de l'observateur sur le bateau.

Et ma question (tordue) porte sur les ferrys symétriques, qui ont un double sens de marche ... Sur ce type de bateau, bâbord et tribord sont-ils inversés à chaque traversée, ou sont ils constants et donc sont, une traversée sur deux, inversés par rapport au sens de marche ?

Nécessairement, les feux latéraux (rouge/verts) eux doivent être inversés pour donner la bonne indication aux autres navires.

Merci pour votre attention, et désolé pour la maltraitance des drosophiles.

29 avr. 2019

Ces navires "symétriques" s'appellent des amphidromes.

Je crois que tout s'inverse selon le sens de navigation.
Poupe/proue, bab/trib, feux de nav.
Mais est-ce à dire qu'un navire amphidrome ne se déplace qu'en marche avant ?

29 avr. 2019

"Mais est-ce à dire qu'un navire amphidrome ne se déplace qu'en marche avant ?"
Non, c'est l'inverse.

29 avr. 2019

Ferrys symétriques ou catamarans asymétriques (prao) même combat

29 avr. 2019

Oui, vu sur un ferry symétrique, il y a bien deux sets de feux.

Maintenant, j'imagine qu'ils ont un repère pour distinguer un côté de l'autre. Dans mon cas, sans doute la cabine qui était décalé sur le côté.

29 avr. 2019

Bon sang de bonsoir, c'est pourtant simple de distinguer Bâbord de tribord !
Il suffit de tendre les deux bras en avant, Tribord c'est du côté de la main qui a le pouce à l'intérieur.
Simple, non ?
:mdr: :mdr: :mdr:

29 avr. 2019

à condition d'avoir les mains tournées en pronation et pas en supination.

29 avr. 2019

Oui, c' est le même problème sur les praos, qui de nuit doivent changer leurs feux à chaque virement/empannage, puisque tribord devient bâbord et vice-versa.

Gorlann

29 avr. 2019

Le rapport d'enquête d'un accident ou le Coastal Insparation, navire amphidrome, a heurté un quai, dit que sur un tel navire, les extrémités sont numérotées 1 et 2, mais que c'est le sens de la marche qui détermine bâbord et tribord. Les salles des machines ont cependant une numérotation invariable.

29 avr. 2019

Eh bien merci pour ces réponses documentées, et pour m'avoir enseigné le mot amphidrome !

29 avr. 2019

En général, ils sont équipés de propulseurs Voith-Schneider orientables sur 360°.
J'en ai observé un en aval de Rouen et j'ai été surpris de voir qu'il semblait utiliser le propulseur "avant" pour la progression et celui de "l'arrière" pour compenser la dérive due au courant.

29 avr. 2019

Pour avoir longtemps utilisé quotidiennement les bacs de la Seine, j'ai vu qu'ils avaient deux propulseurs Voith Schneider disposés en quinconce, ce qui leur permet toutes sortes de manoeuvres en fonction du courant et de la disposition des cales.
En revanche, les ferries amphidromes ont plutôt des propulseurs à hélices.

29 avr. 2019

On ne s'en lasse pas

29 avr. 201916 juin 2020

Celui que j'ai observé (de loin) était celui de la Bouille.
Je ne le trouve pas dans le catalogue des navires de commerce français.
En revanche, je retrouve le 13 entre Quilleboeuf et Port Jerome et le 14 utilisé comme bac de remplacement à Duclair et celui de la Bouille semblait leur ressembler.

Pour compléter ton post :
Les sister-ships 13 et 14 ont été construits en 1970 aux chantiers de Normandie.
4 moteurs Diesel rapide quatre temps Baudouin, 6 cylindres en lignes, entrainant chacun un propulseur orientable Schottel.
Puissance 4 X 147kW (200ch) à 1800 t/mn.
Vitesse 8 n.
Production d'électricité : 4 alternateurs attelés sur les moteurs principaux délivrant 6kW au total.

Photo du 13.

29 avr. 2019

En fouillant, je trouve les caractéristiques des bacs n° 21 et 23.
Ils opèrent à Boulogne sur Mer.

Ils sont plus récents (1999 et 2000) que les 13 et 14 et eux sont équipés de propulseurs Voith.

Le 21 est de type Diesel-électrique, 2 moteurs électriques asynchrones entrainant chacun un propulseur Voith (2 X 639ch).

Le 23 : 4 propulseurs Voith entraînés chacun par un moteur Caterpillar (4 X 459ch).

29 avr. 201929 avr. 2019

Pour les profanes, vidéo d'un Voith :


Vidéo d'un Schotell :


29 avr. 2019

J'ai surtout utilisé le bac 50 t de Dieppedalle. J'ai souvent apprécié la compétences des pilotes en circonstances difficiles, ainsi que leur serviabilté vis-à-vis des usagers. Quand le bac avait commencé à décoller et qu'ils me voyaient venir au loin avec ma moto, ils laissaient trainer la rampe sur la cale pour me permettre d'embarquer sur ma lancée quitte à me faire rouler un peu dans l'eau.
Et pour les avoir parfois fréquentés à titre professionnel, j'ai pu constater qu'ils formaient une caste hermétique et, comme on dit en Normandie, qu'ils n'étaient pas vraiment faciles à traire.

29 avr. 2019

"comme on dit en Normandie, qu'ils n'étaient pas vraiment faciles à traire"
:mdr: :mdr:
mes origines normandes ne m'ont pas appris ça mais l'image est juste !

30 avr. 2019

Pour ceux qui ne visualisent pas le terme "border" une voile.

Je me souviens de ma première sortie en dériveur, un Mousse, sur la Seine à Muids en 1961.
A la barre, ma sœur aînée.
Elle me dit de border le foc. Pas de réaction de ma part.
Alors elle m'a précisé : pour border, il faut tirer sur l'écoute. Comme lorsqu'on tire sur le drap pour "border son lit", expression totalement terrienne.
Mais maintenant, avec les couettes, les jeunes comprendront-ils?

30 avr. 2019

C'était pas ta maman :famille: qui venait te border le soir...

30 avr. 2019

Avec les couettes ils comprendront l'ordre "pliage du spi" !

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