Pour info à Huahiné...snif [Skipper agressée]

Encore un endroit de rêve qui se détériore, agression pour la deuxième fous en quelques semaines.
Quand on connait l'ile et ses habitants on fini par se demander si la plaisance n'y a pas une part de responsabilité.
la1ere.francetvinfo.fr[...]91.html

L'équipage
07 fév. 2021
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07 fév. 2021
-25

Ben si elle ne peut pas comprendre pourquoi elle a été agressée et surtout pourquoi les témoins de l'agression ne sont pas intervenus voire en ont rigolé, ça va être compliqué de lui expliquer...

07 fév. 202107 fév. 2021
-23

Si elle ne vient chaque semaine QUE pour faire de l'eau, cela s'appelle profiter.... a ne pas faire marcher l'économie locale et le partage.Un peu comme les camping car qui vivent en autarcie

07 fév. 2021
6

plein de gas-oil et d'eau... Elle paye son go et fait le plein d'eau. Ça se fait dans tous les ports de France

07 fév. 2021
-19

Alors ce n'est pas une ile mais une station service.
maintenant, dans mon coin , ils font payer l'eau pour les campings cars

07 fév. 2021
6

ceci explique peut-être cela...:

www.tahiti-infos.com[...]83.html

si elle ne vient que pour l'eau potable (raseur l'ile) et vider ses poubelles...sûr que l'image du touriste en prend en coup...

j'ai toujours pensé que le touriste doit faire vivre les locaux...vivant à l'étranger (dans différents pays) depuis plus de vingt ans, il y a bien des travaux simples chez moi que je peux réaliser seul..pourtant je prends un local pour le faire...je pars du principe que je ne suis pas là pour prendre leur boulot, mais pour leur en donner...

07 fév. 2021
2

A Huahiné il y a un très beau super marché qui ouvre a 5 h du matin ... j imagine qu elle doit y aller faire des compléments d appro . et le soir qq roulottes pour manger .

07 fév. 2021
49

En même temps, on ne peut pas cautionner une agression quelle qu'elle soit, même si elle a pu avoir une action malhabile. Ou alors on comprends qu'une femme se fasse violer si elle porte une jupe trop courte.

07 fév. 2021
26

C'est exactement ça ED, de plus en plus en France il faut comprendre l'agresseur plutôt que ressentir de l'empathie pour la victime ! Triste et navrant !

07 fév. 2021
3

Si le skipper avait été une tahitienne , elle lui aurait volé dans les plumes. ...
Et là , c'était un super show !!

07 fév. 2021
24

Je suis consterné de ces commentaires! Donc, à en lire la majorité, elle l'a bien mérité! Aujourd'hui, on va donc rédiger un panneau sur le quai stipulant qu'à moins de consommer pour 50(100, 200, 500?) euros de produits locaux, vous devez vous attendre à vous faire battre comme platre par la population?
C'est ça votre vision du monde?
Bravo

07 fév. 202107 fév. 2021
0

Heu, clairement, ce type d'agression est injustifiable !
Et non, je n'imagine pas un seul instant qu'il puisse y avoir un minimum de consommation quelconque ...
La seule chose que je trouve normal, c'est de ne pas jeter des poubelles ailleurs que là où on re-rempli les réserves. (moins pour des questions de gestion des déchets que pour quoi que ce soit d'autres)
Quant à vouloir faire payer l'eau ... Au prix coûtant, why not. Mais alors, le petit papier de facturette va coûter plus cher que l'eau, donc très probablement, pas vendu au prix coûtant ... Et là, on en revient au plaisancier qui se faire traiter de portefeuille ambulant partout où il passe.
Personnellement, si je veux voyager en bateau, ce n'est pas pour être touriste, c'est pour être nomade.

07 fév. 2021
0

Shari, ce n'est pas sympa de faire un procès d'intention gratuit à une soi-disant "majorité" dont je doute qu'elle existe.
J'en conclus que tu as une solution moins consternante à proposer pour adoucir les relations locaux/touristes.

07 fév. 2021
-1

tu as sans doute raison chtit luma, mais au moment ou je suis intervenu, sur les 7 commentaires exprimés, 4 semblent trouver justifiée la rouste qu'elle s'est prise. A ce moment là, c'est donc une majorité, aussi légère soit-elle.
Quant à avoir une solution moins consternante à proposer, j'ai du mal à comprendre ta question: tu veux dire qu'il te parait difficile de trouver mieux qu'une paire de taloches offerte à tous ceux qui viennent prendre du GO?

08 fév. 202108 fév. 2021
-8

je n'ai pas écrit que j'applaudissais des deux mains à l'agression dont elle a été victime, mais juste qu'elle pourrait aussi s'interroger sur les raisons d'une telle agressivité. De surcroît, repousser l'agresseur avec une gaffe ne concours pas à calmer la situation.
D'autant que ce n'est pas un cas isolé en Polynésie, les bateaux de plaisance sont de moins en moins tolérés par les locaux.

08 fév. 2021
0

Shari, ce que je veux dire, c'est que rien ne semble simple dans cette histoire. J'imagine que les tenants et aboutissants sont certainement sombres et nébuleux. Je suppose que les habitants locaux sont des gens normaux pourvus d'un nombre suffisants de neurones, au moins ce qu'il faut pour déclencher leur réaction.
Nomade et Tangalo ont proposé une hypothèse selon laquelle le fond de l'histoire n'est pas récent et qu'il y a peut-être une accumulation de dissensions qui a amené ce local à réagir brutalement.
Maintenant, le détail de la situation nous échappe: on ne sait pas si le type disposait de son jugement, si l'attitude des plaisanciers était conforme à l'attente des locaux, etc, etc.
En tous cas, je te rejoins pour ce qui est des jugements à l'emporte pièce ou de raisonnements simplistes ou approuvant la brutalité, de quelque bord qu'elle vienne.

08 fév. 2021
0

L'article ne dit en rien que le bateau ne vient que pour prendre de l'eau et vider ses poubelles.

Je doute fortement que ce genre de bateau n'apporte pas aussi au commerce local : les touristes consommant aussi à terre.
Peut-être pas assez, c'est possible et il serait peut-être intéressant de voir si il serait possible de faire mieux pour avoir plus de retombées économiquues pour la population locale.

Après, je suis atteré de lire certains messages venant justifié une telle agression.

08 fév. 2021
0

Beaucoup de suggestions qui n'est peut être que le fait d'un idiot du village ou un kracké ??

08 fév. 2021
4

Voileux comme camping caristes, contrairement à ce que l'on croit, consomment bien plus que beaucoup de petites familles en location ou camping.
Par exemple, je loue ma maison l'été quand on part en voilier, on apprécie de se faire restos, visites, petite bière en terrasse etc...
nos locataires en revanche le font peu, ils vont à la plage, ont fait leurs courses 50km avant dans le dernier gros supermarché et ne font donc pas tourner le commerce local ou alors très peu. et à part les 2 balles de taxe d'habitation, c'est très très limite.
Il ne faut pas croire les conneries qui se disent, je préfèrerais voir bien plus de papys en camping car qui ont du pouvoir d'achat et qui consomment bien plus que les locations saisonnières.
Tout ça n'est au final qu'une question d'esprit étriqué.

08 fév. 2021
1

+1 avec Iclo, vouloir tirer des enseignements d'un article d'un journaliste local est totalement utopique. Quand on est interviewé et qu'on voit le résultat c'est à se demander si le journalo ne s'est pas emmelé dans ses notes, c'est affligeant d'approximation/oubli/inexactitude etc...

Quand aux suppositions ci dessus c'est vraiment n'importe quoi, un manque d'eau, le depot des poubelles etc...

Tapez simplent Huainé actualités et vous tomberez aussi sur ca :
actu.fr[...]08.html
Tout ce qu'on peut en déduire c'est que les agressions à Huainé sont le fait d'individus vachement courageux, une femme et un homme de 60 ans comme victimes.

08 fév. 2021
5

Transfert annuel de métropole vers Polynésie 600 millions d'euros. On pourrait imaginer que les métropolitains soient plutôt bien vus. Or on voit bien une montée du sentiment anti français dans les territoires ultramarins. Il doit y avoir un déficit de communication de la part des représentants de la nation, non ?

08 fév. 2021
0

@phil973, en 2018, j'étais témoin déjà d'"incivilités" (comme on dit maintenant en novlangue) des jeunes de l'Ile se moquaient d'un vieux qui cherchait son HB "disparu" en lui disant en rigolant qu'il n'avait plus qu'à pagayer pour retourner à son bateau...

09 fév. 2021
7

Le racisme et le rejet de l'étranger n'ont pas de frontières. C'est universel et de tous temps.

09 fév. 2021
0

Certains sont consternant..
Une femme violé doit s’interroger sur la longueur de sa jupe ou la couleur de son rouge à levre?

09 fév. 2021
11

Impossible de trouver des excuses à la violence.
Le seul constat : c'est mondial.
Les "anciens" ont bénéficié de la croissance passée et des subsides de la France. Les jeunes ont nettement moins de perspectives. Depuis la nuit des temps il faut un bouc émissaire, pourquoi pas s'en prendre aux navigateurs ? (à vérifier que ça devient un réel problème)
En Polynésie (comme dans d'autres territoires ultra marins) les coûts de toutes choses sont élevés (surfaits), comment produire quoi que ce soit qui puisse être exporté et fournir du boulot. Il suffit de comparer La Réunion et Maurice pour comprendre comment les gigantesques sommes déversées par la France nuisent au développement local.
Les politiciens polynésiens qui ont successivement promis le paradis et qui n'ont jamais fait beaucoup plus que de s'en mettre plein les poches sont grandement responsables d'une dégradation du contexte local.
Par ailleurs, la violence en Polynésie est assez présente en dehors des touristes, les hommes qui battent leurs femmes, les incestes, les bagarres locales. Le paradis façon carte postale n'est pas toujours au rendez vous.
La Hinano coule à flot et rend souvent violent le plus sympa des polynésiens lorsqu'il est à jeun.
Les jeunes sont abreuvés de télé, smartphone et autres moyens de communications (comme partout) avec toute la pub de la société de consommation dont ils perçoivent (+ ou - ) qu'ils n'y auront pas vraiment accès.
Au cas où : je dis à nouveau que la violence n'a pas d'excuse.
J'ai quitté la Polynésie depuis 12 ans, époque où je sentais nettement que l'attitude des jeunes devenait moins cool que celle des personnes de + de 40/45 ans pour toutes les raisons que je viens de citer.
Espérons que ces agressions contre les "voileux" ne deviendront pas "coutumières"
Cordialement
Yves

09 fév. 2021
5

Petit condensé d'un article de fond qui vient compléter ce que je disais plus haut.
Une fois ce constat fait, j'ai du mal à imaginer que l'ambiance devienne suffisamment mauvaise pour contrebalancer l'hospitalité des Polynésiens. J'espère que les femmes arriveront quand même à faire avancer les choses. Dans beaucoup d'endroits dans le monde elle sont "l'avenir de l'homme"
Malheureusement, une petite poignée d'excités bien guidés par des agitateurs "patentés" peut déboucher sur des situations déplorables (les exemples dans le monde pullulent depuis longtemps et encore)
x x x x x x x
La Polynésie a subi de vastes transformations sans un temps d’adaptation suffisant lors de son entrée dans la mondialisation. Les femmes ont rapidement trouvé leur place dans le secteur des services, contrairement aux hommes, davantage présents dans les activités traditionnelles des archipels (pêche, culture de la vanille, perliculture, artisanat etc). Ce « déclassement » conduit certains hommes à un repli identitaire, fondé sur les aspects virils de la culture, ce qui accroît alors le niveau de violence conjugale.
Par ailleurs, la Justice, mal connue et perçue comme une machine administrative, est perçue comme une instance venant s’immiscer dans des histoires qui ne la regardent pas. En clair, les affaires de famille se règlent en famille.
Dans les familles où l’homme de la maison est la seule source de revenus pour la famille, le faire condamner revient à condamner sa famille à la misère, et ce d’autant plus que, contrairement au régime social français, il n’existe pas d’allocations chômage ou retraite. Faute d’indépendance financière, une proportion non négligeable de victimes est forcée de cohabiter avec son agresseur.
La société vit en vase clos et les rumeurs sont fréquentes. Dans bien des cas, une femme ne voudra pas jeter l’opprobre sur sa famille. Quand bien même elle aurait le courage de dénoncer les violences, là où l’agresseur devrait être accusé, c’est en réalité la victime qui se retrouve bien souvent la proie des commérages, « elle l’avait cherché ». Enfin, l’ahama, ou la honte, peuvent conduire à des représailles contre la victime pour avoir déshonoré sa famille. Près de deux tiers des hommes condamnés par la justice le sont pour des crimes sexuels. Et pourtant, le drame continue.
Tout le monde sait que la violence existe, l’observe de plus ou moins près, la dénonce quand on en parle, mais elle est, faute de moyens d’action puissants et de sensibilisation des jeunes filles, en voie de banalisation.

L’une des conséquences néfastes de ce processus de banalisation est l’intériorisation de la violence chez les enfants. En considérant la société polynésienne comme une société holiste selon la définition donnée par Durkheim, à force de constater la violence ou de la subir lui-même, l’enfant n’a-t-il pas tendance à reproduire les mêmes schémas à l’âge adulte ? C’est le début d’un cercle vicieux auquel la Polynésie devra faire face dans les années à venir.

Les chiffres de la Polynésie dépassent largement les statistiques métropolitaines (2,3%), mais s’inscrivent dans une tendance propre aux Dom-Tom. En outre, le constat quasi-généralisé d’un taux de violences conjugales plus élevé dans les territoires d’outre-mer a poussé le gouvernement d’Edouard Philippe à lancer un « Grenelle » dédié aux violences conjugales dans les territoires ultramarins en octobre 2019.

09 fév. 2021
-8

La violence, voir la lutte armée est elle illégitime quand on t'impose un mode de vie que tu n'as pas choisi et qu'on ne te donne pas les moyens d'y souscrire?
vous avez 4 heures... :-)

09 fév. 2021
0

@mocitoo;
imaginons que je sois chômeur et que j'ai choisi d'être milliardaire sur un super-yacht, dois-je considérer que "La violence, voir la lutte armée" est absolument légitime ?

Avec ce postulat, il y aurait 67 millions de "luttes légitimes" en France Métropolitaine !

Entre ceux qui veulent être dictateurs, artistes, pdg, footballeurs... Et le pire c'est que certains voudraient être navigateurs,skippers ou champions de voile !
;-)

10 fév. 2021
7

J'ai vécu 2 ans à Huahiné.
Intégré à la vie locale, copain avec les indépendantistes.
J'en suis parti à cause des gangs qui rackettent les yachties mais aussi les surfeurs, sans que les gendarmes bougent vraiment.
L'île est le premier producteur de pakalolo d'Océanie.
Et des poti marara vont cherche de l'ice (méthamphétamine) sur des bateaux au large.
Du genre de ces "thoniers" qui, entre Huahiné et Makatéa, sans lumière la nuit, tentent de t'éperonner si tu t'approches trop.
Bref, sans vouloir désobliger personne, vos analyses sont à côté de la plaque.
Le plus probable, parce qu'il y a déjà eu des précédents, est que soit l'agresseur de la skippeuse était complètement défoncé à l'ice en pleine crise de paranoïa, soit elle est arrivée au beau milieu d'une transaction dont les protagonistes ne tenaient pas à avoir de témoins.
Les 2 hypothèses pouvant être complémentaires.

10 fév. 2021
4

Viktor n'a pas tort :

en 2016 déjà :
la1ere.francetvinfo.fr[...]75.html

en 2017 :
www.leparisien.fr[...]760.php
"Un passeur a été interpellé, lundi dernier à l'aéroport en provenance de Los Angeles avec 1,5 kg d'Ice, une drogue de synthèse, d'une valeur 1,2 millions d'euros. // Le 4 juin un autre suspect avait été arrêté à l'aéroport de Papeete avec 200 g de poudre. Et le 11 juin, deux autres trafiquants avaient été stoppés à l'aéroport de Los Angeles avec 2,9 kg de drogue.// Cette poudre blanche est un dérivé de la méthamphétamine. Ses effets sont extrêmement puissants. Une seule bouffée suffit pour procurer un sentiment d'euphorie, associé à une forte excitation sexuelle qui durer plus de huit heures.

"

en 2020 :
la1ere.francetvinfo.fr[...]48.html

les habitants se plaignent :
www.tahiti-pacifique.com[...]78.html
"Nous sommes persécutés, j’ai bien dit PERSÉCUTÉS, non le mot n’est pas trop fort. Nos maisons sont visitées la nuit, pour certains plusieurs fois. Des personnes se font agresser par des jeunes complètement alcoolisés et drogués, pour le moment seulement verbalement, mais jusqu’à quand ? Nous sommes obligés de nous barricader, nous ne dormons plus, nous sursautons au moindre bruit."

"En 2020, avec la pandémie, la Polynésie a vu les affaires de trafic d’ice connaitre une baisse de régime, le circuit d’approvisionnement à savoir Hawaii et Los Angeles étant interrompu durant 105 jours avec l’arrêt des vols internationaux.

www.radio1.pf[...]ustice/
Parmi les plus emblématiques, le deuxième volet de l’affaire Sarah Nui, dont le premier, traité en 2019, avait convoqué 14 prévenus à la barre. Pour le deuxième volet, ils étaient 25 et pas des moindres, puisqu’il s’agissait en partie des gros poissons, ceux en liaison directe avec les deux têtes du réseau installées au Mexique pour Tamatoa Alfonsi et aux États-Unis pour Maitai Danielson. Tous deux ont écopé de peine de 13 ans de prison ferme, la justice leur reprochant d’avoir importé près de 40 kilos de méthamphétamines en Polynésie française."

10 fév. 2021
1

à mon premier séjour en 1966 ,ainsi qu'a mon deuxième ,il y avait déjà de l'insécurité à papeete ,
le moto moto est une tradition chez eux et en plus quand la hinano ou la manouille s'en mèlent ,ça ne fait qu'agrâver les choses , maintenant je crois qu'il y a le aquiq en plus ...
bon séjour quand même au paradis .qui comme chacun le sait n'est pavé que de mauvaises intentions
Alain

10 fév. 2021
4

On a attrapé quelques narcos et en partie "nettoyé" Papeete, mais ça n'a fait que déplacer le problème et développé les micro trafics.
Là où ils ont trouvé une société traditionnelle structurée, comme au fenua aïhéré (presqu'île) la greffe de la voyoucratie n'a pas vraiment pris.
Ailleurs, aux ISLV, ils ont trouvé une jeunesse désœuvrée et désargentée. Certains ont profité de l'aubaine de la drogue.

A Huahiné, l'île rebelle, il y avait en plus un contexte culturel transgressif.
C'est la seule île où l'on fête la défaite du corps expéditionnaire français à la fin du XIXème.
C'est aussi l'île de Pouvanaa A Oopa, te metua (le père de la nation ma'ohie) parlementaire français incarcéré pendant 10 ans suite à une machination d'Etat, réhabilité en 2018, 40 ans après sa mort.
Enfin c'est l'île de Bobby Holcomb qui avec Henri Hiro et Jean-Marc Pambrun avait redonné aux Ma'ohis la fierté de leur spécificité culturelle, et défiait le gouverneur depuis le mua tapu (montagne sacrée)

C'est enfin l'île qui a conservé ses trésors archéologiques parce que les populations ont refusé de disloquer les maraés pour que les ponts et chaussées en récupèrent les pierres, et dit-on auraient dans les années 30 mangé un gendarme démolisseur.
Bref, Huahiné c'était un climat contestataire entretenu par des esprits frondeurs qui attirait les artistes, peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains, poètes.
La délinquance se limitait à des larcins, les gamins voleurs te rapportant ce qu'ils avaient "trouvé" moyennant un petit billet. On ne pouvait imaginer alors que des gangs à l'américaine feraient leur terreau de cette île où tout paraissait toléré sinon permis.

10 fév. 202110 fév. 2021
-1

La haine de l'autre se développe facilement quand tu n'as pas de travail, que tu n'es pas fatigué après une journée de travail pour n'avoir que la force de t'effondrer devant l'écran de ta TV, que tu as du temps pour aller bavasser et ressasser dans les bars contre tous les autres qui seraient la cause de tes malheurs (Situation constatée personnellement en Ex-Yougoslavie (1997-98)).

En plus quand tu n'as rien, pas grand risque de perdre quelque chose en cas de distribil.
Pourquoi, tout est fait pour te coller des crédits? Crédits à rembourser; donc obligation d'avoir des revenus; donc de travailler!
Comme cela que la paix sociale est achetée.

Le problème de base me semble un manque chronique d'emploi pour occuper la population.

10 fév. 2021
5

monsieur polmar tu est tout à fait dans la voie sacrée dictée en france depuis 1981 par nos intellectuels, on voit très bien ou cela nous mêne .
la polynésie est un microcosme qui reflète bien la pensée unique .
à le 30eme arrestation ,d'ailleurs c'est de leur faute il ne fallait pas e faire prendre ,on leur dit ce n'est pas bien ce que vous avez fait ,promettez nous de ne pas recommencer ..
et on s'étonne que des policiers se suicident
alain

10 fév. 2021
0

Fritz, le système polynésien semble ne rien avoir à envier au système métropolitain.
Pour la voie sacrée existant en France depuis 1981, je veux bien un peu d'instruction!

10 fév. 2021
3

c'est exactement ce que je veux dire ...
mais en polynésie ça fait des vagues alors qu'en france il ne faut surtout pas en faire jusqu'au jour ou nous aurons le tsunami.
Alain

10 fév. 2021
6

Sans faire de grandes théories, je vais juste présenter des faits :

D'abord sur la comparaison avec la métropole.
Ici il n'y a ni RSA, ni CMU, ni Assedic, ni CAF. Juste la CPS assurance maladie.
Ce fut un choix délibéré pour éviter que les parasites du monde entier viennent se goberger chez nous aux frais de la princesse.
Mais contrairement à l'image misérabiliste de la "colonie" il s'était constitué une classe moyenne qui vivait bien du tourisme, et même une upper middle class qui envoyait ses enfants étudier aux USA.
J'ignore ce qu'il en restera lorsque la situation sanitaire reviendra à la normale.

Ensuite sur la justice : A la différence des Popaa, on applique l'art 73 du code de procédure pénale (arrestation civile)
Exemples récents : 2 jeunes branleurs avaient entrepris de cambrioler une maison. Bloqués et ficelés par les voisins, ils furent remis aux flics et écopèrent de prison ferme, même celui qui n'avait pas de casier. Pareil avec ceux qui pillent les parcs à poissons. Et prennent une bonne rouste en prime.
On s'entraide entre Ma'ohis.

Enfin sur l'économie : Tahiti Nui est un cas à part, avec sans doute un peu Moorea, très européanisés.
Partout ailleurs, Australes, Tuamotu, Mangareva, Marquises, la plupart des gens qui ne sont pas fonctionnaires (la calamité de tous les DOM TOM où règne le népotisme) vivent à l'ancienne.
Faaapu (culture vivrière) arbres fruitiers, pêche, un peu d'élevage, de l'artisanat, du troc.
Les voyous débarquant brutalement aux ISLV, en particulier à Huahiné et Raïatea ont rompu cet équilibre séculaire et déstabilisé toute la société.

Après avoir dénoncé ici et sur d'autres médias l'attitude hostile des autochtones à l'égard des yachties, un phénomène relativement récent, j'ai essayé de comprendre, en discutant avec quelques meneurs et leurs seconds couteaux.
Je confirme que ce sont bien les caciques les plus incompétents et les plus corrompus qui utilisent ce stratagème du bouc émissaire pour détourner l'attention. Et les voyous de bas étage ont suivi à leur tour, pour se gagner la sympathie de populations où hélas le culte du chef reste prégnant.
Mais ces hiérarchies parallèles ne sont perçues qu'avec une certaine pratique.
la1ere.francetvinfo.fr[...]59.html

11 fév. 2021
0

Victor, tu écris
Mais contrairement à l'image misérabiliste de la "colonie" il s'était constitué une classe moyenne qui vivait bien du tourisme, et même une upper middle class qui envoyait ses enfants étudier aux USA.

Cette classe moyenne/supérieure n'est-elle pas constituée principalement des chinois et demi, qui ne rechignent pas au travail?.
Ce qui peut conduire à du ressentiment de la part des autochtones

11 fév. 2021
2

Polmar, bah si les autochtones rechignent au travail et en développent quelques griefs et ressentiments contre ceux qui ne rechignent pas, chinois ou autres, on peut donc en retenir comme causes, le racisme, la jalousie et la frustration initiateurs de la délinquance !

23 mar. 2021
1

Suis passé en Polynésie plusieurs fois’ depuis 75... la dernière fois en 96 des Marquises au Gambier, en passant par les îles Sous le Vent, partout le discours indépendantiste avait le vent en poupe... un ressentiment envers la France, ( et toujours l’éternel problème des essais nucléaires en arrière plan ) ... la violence des jeunes générations est aussi réelle la bas qu’en métropole ... on est sur un vieux cliché qui a la vie dure, le «Farani blanc  » policier de surcroît qui réprime le local et l’empêche de «  pacaloloter » en paix... et les premiers à pâtir de cette situation sont les yatchies... pas facile d’être optimiste pour la suite..

23 mar. 2021
-2

Vous avez oublié que les voiliers " avant" devaient être Papeetise au bout d'1 ou moins si on travaille en Polynésie.
A un moment, les voiliers de passages pouvaient rester 3 ans sans payer cette taxe. Et etaient acceptés tout retraités avec un minimum . Je n'ai pas trop suivi à l'epoque (?).
Les voiliers locaux n'étaient pas nombreux et on pouvait rester au mouillage seul. Sauf les WE et bien sûr les vacances scolaires.
Et voilà que les retraités popaa déboulent , foutant en l'air un équilibre plutôt harmonieux .

23 mar. 2021
1

Au delà de l'acte qui est condamnable;Ce qui pose question,c'est visiblement le climat plutot hostile?
(personne ne réagit pour la défendre,l'agresseur aurait meme été soutenu par les personnes présentes selon elle).

23 mar. 2021
0

Iolapo ; c’est vrai que énormément de bateaux bossaient 1an ( le maxi) avant l’obligation de payer la papeetisation . ( ça suffisait pour refaire la caisse du bord pour reprendre la route) ce que nous avons tjrs fait malgré les «  CP » qui tombaient bien. et puis Tahiti ,c’est une île dont on fait le tour en moins d’une journée en voiture .... du coup on envisage d’autres horizons, plus vastes ... ce qui me reste de cette époque révolue ,c’est une harmonie du vivre ensemble de 2 civilisations bien différentes, polynésienne et européenne. Les temps changent, dommage ...

24 mar. 202124 mar. 2021
4

ce que je trouve consternant est de monter en epingle un fait provoqué par un jeune qu’il soit alcoolisé ,sous stupefiant ou autre...ce n’est qu’une agression,malheureuse certes,mais marginale.
un groupe de pecheur local énervé de la surpopulation plaisanciere,oui,je comprendrais que ce soit relayé,mais là..

ce sujet,comme d’autres sur la relation polynesiens/ plaisanciers ,est certainement la meilleure pub pour dissuader qui que ce soit d’ aller y tremper son safran.

un soleil gros comme ça

Après la pluie...

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un soleil gros comme ça

mars 2021