philo d'aujourd'hui

"peut on désirer sans souffrir ?"

il y a de quoi dire , non ?

L'équipage
16 juin 2008
16 juin 2008

...euh

y'en a aussi qui souffrent de ne plus désirer, c'est quoi le pire ? :acheval:

16 juin 2008

Moi je désire ne plus souffrir...

C'est quoi le mieux ?

16 juin 2008

oui.

Analyse des termes :
PEUT-ON : ici, il ne s’agit ni de la capacité, ni, évidemment, du droit, mais bien de la possibilité. En d’autres termes, est-il possible, arrive-t-il de désirer sans souffrir ? Le sujet, dans sa formulation, présuppose une tendance (qui doit nous surprendre) du désir à faire mal.

DESIRER : aucun objet du désir n’est précisé dans le sujet, qui interroge donc d’une manière très large la notion de désir (souhaits, rêves, envies, amour…etc). Le désir, c’est, au sens le plus large possible, tout ce dont la satisfaction entraîne, en principe, un plaisir.

SANS SOUFFRIR :

* sans avoir mal, sans être victime de son propre désir, sans éprouver du déplaisir.
* la souffrance, c’est, dans votre programme, l’opposé du bonheur.

Le sujet demande donc si le désir nous conduit irrémédiablement au malheur. Il fallait se demander si le désir contenait nécessairement un penchant à la tristesse, contrairement à ce qu’on croit souvent.

Intérêt/ enjeu :
On connaît l’expérience universelle de la souffrance en matière d’amour. Jalousie, manque, le désir (au sens large) de l’autre s’accompagne parfois de cruel déplaisir. L’enjeu du sujet est d’élargir cette expérience à toutes les autres formes du désir, et d’interroger le caractère éventuellement dangereux de celui-ci. Il s’agit également de chercher les conditions d’existence d’un désir non douloureux.

Problème :
D’un côté, il paraît évident que le désir occasionne un plaisir. On sait bien d’ailleurs que celui qui ne désire rien est la plupart du temps malheureux. Seulement, il ne peut le faire qu’à condition d’être satisfait. Et il est moins facile de satisfaire tous ses désirs que d’en faire la liste. Il s’agit donc de réfléchir au rapport entre le désir et le bonheur.
D’où la question : le désir est-il en soi bénéfique ? Désirer, est-ce déjà prendre le bon chemin vers le bonheur ? Ou bien au contraire, le désir recèle-t-il une puissance négative, voire destructrice ?

Clefs pour construire une réponse :
- Platon donne une image restée célèbre du désir, en le comparant au tonneau des Danaïdes. Vouloir combler tous ses désirs, c’est comme tenter de remplir d’eau un tonneau percé à l’aide de passoires (mission impossible !)

  • Il existe, dans l’histoire de la philosophie, deux conceptions opposées du désir : l’une qui, dans le sillage de Platon, le conçoit comme un manque (je désire ce que je n’ai pas, et je désire être ce que je ne suis pas…avec sa version encore plus déprimante : je ne désire jamais ce que j’ai ; je ne désire jamais être ce que je suis !). L’autre qui, à l’inverse, en fait une puissance et le moteur de nos actions. Le désir, c’est déjà la force qui me pousse en avant, l’énergie que je trouve pour me projeter vers l’avenir.

  • On pouvait construire deux réponses opposées à la question sur la base de cette double conception du désir : si le désir est un manque, alors il est nécessairement lié à la souffrance aussi longtemps qu’il n’est pas satisfait au moins. En revanche, si l’on comprend que je ne peux pas vivre, ni agir, sans d’abord désirer, alors la présence du désir en moi est plutôt bénéfique que destructrice. Pour exemple : qui est celui qui n’a plus de désirs ? Très souvent, le dépressif. Celui qui ne parvient plus à vouloir, à avoir envie. Sa puissance d’action est réduite à peu de chose.

  • la classification des désirs chez Epicure, entre ceux qui sont vains (donc source de souffrance), et ceux qui sont naturels (source de plaisir non dangereux).

16 juin 2008

Ne serait-ce pas Allain qui a dit :

celui qui craint de souffrir souffre déjà de ce qu'il craint.
(j'ai le droit de me tromper, mes souvenirs de terminale sont loin, seul reste le souvenir de la pensée)

La plupart du temps, on applique la maxime à l'amour, que certains évitent pour éviter une rupture.
Donc à ne pas craindre la souffrance, ce qui est un acte positif manifestant une volonté certaine, on exprime aussi un désir profond pourquoi de vivre en plénitude.

Antithèse : la vie est ainsi faite que tel un boomerang (pas très philo comme notion ça), la souffrance ou l'occasion de souffrir revient immanquablement frapper à l'huis.

16 juin 2008

Mais Batelier

Qui te dit que ce n'est pas Hi l'auteur du texte diffusé sur France Info ?:reflechi:

17 juin 2008

avec un joli prénom....Aurore

www.france-info.com[...]pip.php

16 juin 2008

OH OH HI

il me semble avoir entendu ça ce midi sur france info ;-)

:-D

16 juin 2008

Non,

C'est une posture.

La souffrance, en tant qu'elle transcende la douleur, renvoie à un vécu réel et palpable. Mais elle n'écarte pas pour autant un avenir dont la psychanalyse nous dit qu'il ne peut exister sans le ça.
Ici se place cette notion de désir, dont le principal synonyme est "envie".

Et, comme nul n'en ignore, quand on a envie de pisser, on y va, sinon ça fait mal.

En cela la souffrance ne peut être appréhendée sans le désir sartrien.

17 juin 2008

alors

il a une jolie voie flutée :-D :-D :-D :-D

17 juin 2008

Je ne sais pas qui est l'auteur,

mais moi c'est pas ce que j'aurai répondu... :-D :-D :-D

Par contre, si on me sort un sujet aux petits oigons comme : "y a t-il du plaisir sans sexe ?" ou "la femme au XXIème siècle : mythe sartrien, ou réalité socratienne ?"...

16 juin 2008

ou bien…

ne serais-ce point et bien souvent… l'objet du désir qui serait une imposture et qui nous infligerait tant de souffrance…

16 juin 2008

Il y avait aussi

  • Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ?

  • L'art transforme-t-il notre conscience du réel ?

Comme chaque année, je trouve les sujets magnifiques !
Se rendent pas compte du mal que certains se donnent pour eux ces s*lauds de d'jeuns...

16 juin 2008

Y as pas de traumatisme...

On en bave pendant 4 heures, mais j'avoue ne plus me souvenir du sujet sur lequel j'avais planché ... ;-)

17 juin 2008

euh !!

je comprend pas bien que veux tu leur faire aux truies toi ??? ;-) ;-)

16 juin 2008

je reformule le sujet...

je reformule le sujet

est-il possible d'avoir la gaule mais pas les boules

16 juin 2008

deux réponses

"et le désir s'accroit quand l'effet se recule".

dialogue sado maso : "fais moi mal!
NON!"

restons ZEN

Le texte central du ZEN……..Le sutra du cœur « Hannya Shingyo »

Lorsque le Bodhisattva Avalokiteçvara pratique la profonde prajñâ-pâramitâ [perfection de sagesse], il voit clairement que les cinq agrégats sont tous vides, et il dépasse toutes les souffrances.
- Shariputra! La forme n'est pas différente du vide, le vide n'est pas différent de la forme. La forme, c'est le vide; le vide, c'est la forme. Il en va aussi de même des sensations, des perceptions, des constructions et des consciences.
Shariputra! Tous ces éléments caractérisés par le vide ne naissent ni ne disparaissent, ne sont ni souillés ni pures, ne s'accroissent ni ne décroissent.
C'est pourquoi, dans le vide, il n'y a pas de forme, de sensation, de perception, de construction ni de conscience.
Il n'y a pas d'oeil, d'oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental.
Il n'y a pas de forme, de son, de parfum, de goût, de toucher ni d'éléments.
Il n'y a pas de domaine de la vision, etc., ni de domaine de la conscience mentale.
Il n'y a pas ignorance ni suppression de l'ignorance, etc., pas de vieillesse-et-mort ni suppression de la vieillesse-et-mort.
Il n'y a pas de souffrance, d'origine, d'extinction ni de chemin.
Il n'y a ni connaissance ni acquisition.
Parce qu'il n'y a rien à être acquis, le bodhisattva s'appuyant sur la prajñâ-pâramitâ n'a pas d'empêchement en son mental.
Parce qu'il n'a pas d'empêchement, il n'a pas de crainte : séparé de toutes les méprises et pensées illusoires, il parvient au nirvâna.
Les buddha des trois temps obtiennent l'anuttara-samyak-sambodhi [parfait éveil insurpassable] en se fondant sur la prajñâ-pâramitâ.
Sache donc que la prajñâ-pâramitâ est la grande formule sublime! C'est la formule de la grande science. C'est la formule insurpassable. C'est la formule égalant l'inégalable. Elle supprime toutes les souffrances. Elle est authentique et non pas vaine. C'est pourquoi, j'expose la formule de la prajñâ-pâramitâ, formule qui s'expose ainsi :
Gate gate pâragate pâra samgate bodhi svâhâ
Allé, allé, allé au-delà, allé entièrement au delà : Salut à l'Éveil!

16 juin 2008

désirer sans souffrir...

...suffit qu'elle dise oui... :cheri:

16 juin 2008

bravo bruno

mais là tu casses la baraque aux philosophes qui n'ont pas prévu cette réponse dans leur QCM ! trop facile à corriger, pas besoin d'agreg ni d'heures sup payées double !
donc ZERO pointé pour le fénéant hédoniste crapuleux!

17 juin 2008

Euh...

Z'auriez pas une question plus philotechnique, par exemple en mécanique ou en électricité ? :tesur:

Chais pas moi, la souffrance du Bendix alors qu'on désire démarrer ce p...... de moteur ? :doc:

_/)

17 juin 2008

sujet

" le comportement des proprietaires de motor-yachts et rapport avec l equipages "

de quoi ecrire ecrire ecrire

17 juin 2008

Introduction :

Les rapports entre chefs et subalternes. L'autorité en question, l'obéissance dans l'univers nietzchiens .
1ère partie : autorité vs anarchie. Platon, Socrate prônent la vertu comme moteur de la hiérarchie, mais invitent à la remise en question comme élément libérateur de la conscience sociale (cf Marx). Illustration : le chef : "Machin, va déboucher les chiottes de l'équipage ! Machin : "euh, non, euh oh l'aut, hé ! j'l'ai déjà fait la semaine dernière !"

2ème partie : obéissance vs servilité. La phénoménologie des organisations rousseauienne démontre qu'entre esclave et soldat, il n'y a que la paie qui diffère ; sans préjuger de l'influence kantienne du chef sartrien, on peut affirmer que le "patron" marxien n'aura aucun mal à faire déboucher ce putain de chiotte par un sous fifre aux mains pleines de merde.

Conclusion : et le moteur, dans tout ça ? ne peut-il fournir assez d'énergie pour balancer un coup de flotte à haute pression dans le trou ?

17 juin 2008

oh !

mais tu l'auras goud ton cata ! :langue2:

17 juin 2008

heu !!!

pour la chaussure , c'est le "chausse pied"..
pour les désirs c'est l'argent...
il suffit de ne pas désirer plus haut que ces "bourses"...:heu:

17 juin 2008

Je propose un débat.

Allez-y.

Ha. On me fait signe que le temps qui nous est imparti touche à sa fin. Mesdames, messieurs, si vous pouviez conclure en quelques mots, puis nous ferons une pose publicitaire.

18 juin 2008

on a toujours envie de ce que l on a pas

:tesur:
une fois qu on l a on ne sait plus quoi en faire ! :doc:

:alavotre:

17 juin 2008

Pardon d’être en retard.

Le temps de m’amarrer…
:topla:
Pour moi le désir intègre une notion de privation de la chose désirée donc il y a souffrance.

Maintenant reste à savoir si ce simple état de privation de la chose désirée n’apporte pas déjà du plaisir ?

:lavache:

Il est tout a fait possible pour des raisons diverses de rester dans l’état de désir et malgré tout d’y trouver bien du plaisir…

17 juin 2008

Ben oui

Désir ne veut pas dire satisfaction du désir.

Il y a, je le pense, forcément une souffrance dans le désir, puisque justement, il n'est pas (encore ?) satisfait.

Et puis comme on n'est jamais content de ce que l'on a, cela ne s'arrange pas après...

Jacques

20 juin 2008

Sans compter

Que certains aiment souffrir.

Ce qui donne :
désir = souffrance = plaisir

(désolé pour cette pauvre démonstration maître Hi)

17 juin 2008

qu'est-ce qu'on s'ammarre!

la citation de l'année était:"Et le désir s’accroît quand l’effet se recule. » (Corneille,Polyeucte, I, 1)
:whaou:

17 juin 2008

una autre: suis-je satisfait d'être satisfait?

réponse de Groucho Marx: "je ne voudrais pas faire partie d'un club qui m'accepterait comme membre" (aucun rapport avec la citation précédente, bien sûr :heu:)

17 juin 2008

sujet

pourquoi un site nautique derive ??

17 juin 2008

un autre sujet était

peut on éduquer la perception?
à mon avis, ils réclameront quand meme des sous!!!!

:-( :-D

17 juin 2008

Wouais .........................

..........ya pas longtemps, dans un fil, j'écrivais ; " le manque de désir reléve du pathologique" ben vous vous étes tous moqué...
:heu:
Rachid bloqué au port depuis deux jours par cette pu....n de MTO et qui se casse a 4 h demain si windguru a raison........
:mdr:

Jacques si tu me lis ; "I'm coming back"
(Allusion pour les vieux qui ont un peu de culture de l'époque héroique; "Ten years after")

18 juin 2008

Rachid,

Tu ne sais pas quel plaisir tu me fais de me classer dans les vieux de cette époque bénie.

A bientôt, t'en fais pas, les vents seront avec toi.

Jacques

18 juin 2008

Pour moi, la vraie souffrance

c'est l'absence de désir.
Mais ça ne répond pas à la question.

18 juin 2008

et puis...

... je crois que si le désir est souffrance, c'est qu'on a déjà peur de perdre ce qu'on a désiré (ou peur de ne pas s'en dépétrer, selon :-D)

18 juin 2008

ah oui culsec

le manque de désir est une souffrance plus grande que celle de ne pouvoir réaliser ces désirs
:pouce:

18 juin 2008

Le philo

ça devrait être en musique !

www.deezer.com[...]k/53090

Hou hou :D

18 juin 2008

je pense comme culsec, .....et pour donner de la lecture aux stcw's:

la souffrance est une des conséquence du désir.
la souffrance est un effet.
le désir est une cause.
la souffrance est un sentiment humain que seuls quelques illuminés arrivent à surmonter.
les causes, les effets et les conséquences sont liés et aveugles sont ceux qui n'en ont pas conscience.
les hommes ne sont pas égaux devant ces causes, ces effets et ces conséquences. jamais, l'égalité est une utopie, malheureusement.
mais il est juste aussi de dire que si on est impropre à ressentir la souffrance, le désir n'a plus de raison d'être. pas d'effet sans cause mais uniquement des causes à effets.
alors, philo d'aujourd'hui ou religion d'hier ?
il y a bientôt 2600 ans, un homme s'est posé cette question justement...

bien le bonjour, le goudspide, sympa ce sujet.

18 juin 2008

quelle prise de tête !

vivement le sujet de maths

:mdr:

18 juin 2008

nolan76

les maths c'est dépassé, mais on a de l'astrophysique à te servir si ça te plait ;-)

18 juin 2008

l'astrophysique ?

La vie est trop courte pour se prendre la tête sur des choses dont on aura pas la réponse de notre vivant.

Pour revenir au sujet, je dirais que si je désirais avoir une bonne note en philo, bien je crois que j'aurais beaucoup souffert.

(à la conjugaison près du conditionnel près)

18 juin 2008

C'est le moins qu'on puisse dire...

Question subsidiaire:

Qui a eu parmi nous la moyenne a l'épreuve de philo ???
hein ???
:litlejournal:

je commences: 5/20 .... ( peut mieux faire !! )
:-D

18 juin 2008

trop vieux

j'ai passé le bac juste avant qu'il y ait une épreuve de philo au bac technique, ouf

19 juin 2008

moi aussi, j'y ai échappé

Faisant partie du Baby boom en banlieue ouvrière, peu de place dans de rares lycées, mon instit m'a sacrifié et voulait que je sois chaudronnier, bien que je sois sorti premier du canton au certif.

Bon, avec le recul ça aurait sûrement été un très bon métier rémunérateur.

19 juin 2008

mdr tili

je crois plus tôt que son instit arrivait à lire dans basile comme dans une boule de cristal,

il était voyant, :mdr:

18 juin 2008

Ahiiii comme tié trop nul

J'ai eu 6/20

:mdr:

19 juin 2008

Encore mieux :

J'ai échappé au bac ! :-D

_/)

19 juin 2008

Ton instit,

avait déjà vu ton avatar ? :tesur:

_/)

18 juin 2008

3 en maths

18 en philo. Mais j'ai tout oublié, surtout les maths.

En astrophysique y z'ont pas voulu me noter.

En biologie c'est pas tombé sur la reproduction, alors j'ai fait l'impasse.

En anglais ils m'ont dit "muy bien, pero usted estas un blero", ce qui signifie "bravo, belle prestation."

En espagnol, pareil, mais en plus ils ont rigolé.

Ah, oui, en sport, option sports collectifs (rugby) : 16 ! J'ai marqué un essai, mais comme les lignes étaient complètement effacée, j'étais à 100 m au-delà de la ligne de touche quand j'ai tranquillement aplati, pendant que les 29 autres se fendaient la pipe (authentique !). Le prof m'a dit que c'était pour récompenser ma bonne volonté...

18 juin 2008

Note ? ça dépend...

La première fois, j'avais une moyenne de 7/20 en classe et j'ai eu 14/20 au bac. C'était un sujet sur la liberté. Sachant que je n'aurai pas mon bac cette année là, j'avais méticuleusement développé le contraire du cours !

La deuxième année, j'avais progressé à 11/20 de moyenne, et j'ai eu 7/20 au bac (que j'ai eu quand même cette fois là).

20 juin 2008

6/20 toute l'année

12/20 au bac

Il y a des moments où il faut savoir serrer le vent... Le sujet choisi portait sur le luxe c'est tout ce dont je me souviens.

19 juin 2008

Mais qu'est-ce que vous racontez là ?

On ne peut pas souffrir de ne pas avoir de désirs.

Le désir est un besoin physiologique, manger, ou autre. Quand on n'a plus faim, ou pas faim, on ne souffre pas, car on est satisfait.

Un "légume" qui n'éprouve rien, ne souffre pas non plus, car il ne peut pas rendre pas compte de son état.

Comment savoir qu'on n'a plus de désir sans en éprouver ? Ca me parrait bizarre.

19 juin 2008

Pourtant

c'est un des problèmes très connu de la dépression... :-(

19 juin 2008

Ah bon !

Je croyais que c'était l'apparition de vents tournant dans le sens inverse...
:jelaferme:

19 juin 2008

non basile

ton point de vue est trop restrictif, à mon très sur avis,

je l'aime ton point de vu car il est en dehors du point de vue coutumier que le dépressif est un lâche qui n'a pas le courage d'affronter le monde qui l'entoure, qui ne sait pas prendre de recul, qui n'a pas de volonté etc etc

mais il est trop restrictif, un dépressif souffre, et une solution de l'arrêt des souffrances est le suicide, son plus grand désir est une souffrance permanente,

il y a les courageux qui passent à l'acte :-(

19 juin 2008

Basile, tu me fais peur !

Mais je te laisse une chance de me rassurer :

C'était bien une plaisanterie à prendre au second degré j'espère ! non ?

19 juin 2008

euh basile ??

c'est de l'optimisme ça ??
:reflechi:

19 juin 2008

Et bien

le voila ton projet! Te rapprocher de la mer et de ton bateau: plus de dépression! :-)

19 juin 2008

Mais le dépressif est-il vraiment malade ?

il est malade pour la société, car il n'est plus productif. Mais lui, il estime qu'il a tout vu, tout fait, et que ça lui suffit.

19 juin 2008

Pourquoi je te fais peur ?

je ne suis pas dépressif, ou alors je ne le sais pas.

Mais c'est vrai que plus je vois les vacances arriver, plus ça me barbe, de penser qu'il va falloir faire 600 bornes, faire gâffe aux radars, tondre la pelouse, préparer le bateau, pour finalement se lever le matin et contater qu'il flotte (le ciel, pas le bateau), et que ça caille. Car quand le temps est orageux, là-bas, on ne crève pas de chaleur, mais de froid.

Puis après le 15 aôut, c'est déjà l'hiver. Les touriste sont déjà partis, il n'y a plus ce petit air de vacances sans les touristes. Puis à la moitié des vacances, tu te dis que c'est bientôt le retour, que les voiles sont sèches, c'est pas le moment de risquer de les mouiller...

Et puis les potes, qui bien que vivant sur place, vendent leur bateau les uns après les autres. On se retrouve à une toute petite poignée de voileux. Même Gilou nous lâche.

Et je pense à José qui est parti se geler le c.. aux Scilly's. Mais qu'est-ce qu'il est parti foutre là-bas ! :mdr:

19 juin 2008

mais dans ce cas...

... souffrant de dépression, ne désire-t-on pas retrouver le désir ?

19 juin 2008

Bien sûr qu'il est malade

et il en souffre...
Enfin bon, je suis pas un spécialiste, mais ce ne sont pas des gens "désabusés", c'est pas ça leur problème je crois.

19 juin 2008

La dépression est une maladie,

pas un trait de caractère.

19 juin 2008

Maître hi

je ne saurais dire mieux en si peu de mots!
Ca ne vous dérange pas que je vous appelle maître ?

20 juin 2008

Je consent !

Mais n'abusez point de tant d'intimité.

19 juin 2008

Basile, la solution est simple

Va en méd !

Il fait soleil tout le temps (sauf le mois de mai 2008, mais maintenant qu'il est passé on a la paix pour une trentaine d'année).

On est en vacances tout le temps.

Les voiles ne sont jamais mouillées.

Jacques

19 juin 2008

Erendil

Si les voiles ne sont jamais mouillées parce qu'il ne pleut pas, comment fais-tu pour les rincer.
Voudrais-tu dire que la mer est si plate et le vent si ténu que jamais des embruns ne s'égarent dessus?
:tesur:

19 juin 2008

Pfff le pastis salé, ça doit être "étrange", non?

:non:

19 juin 2008

certes, mais pour faire glisser un muscadet....

...c'est moins "exotique" que pour assaisonner la fleur d'anis. :-p

Vous en avez de ces vie, là, en dessous.

19 juin 2008

étant dans un sujet qui nous échappe et pourtant

je crois personnellement que dans ce qui vient d'être dit, culsec et d'autre plus haut

si la dépression était considérée comme une vrai maladie, les dépressif iraient surement mieux, car il pourrait se sentir compris et non pas jugé,

à commencer par les médecins eux mêmes de le comprendre,

les études arrives, la chimie du cerveau, cet ordinateur si complexe et merveilleux, n'en est qu'au début, car au final on sait que le fonctionnement du cerveau est chimique, la transmission de données est chimique, mais tout n'est pas encore bien compris, ou alors il y a quelque chose qui nous échappe encore, et reste à découvrir,

mais ça passera par une évolution des mentalités, il y a du boulot,

pour preuve, combien de personne dans votre entourage avoue prendre un petit truc pour dormir un machin l'hiver car le manque de soleil les perturbe.... et pourtant la vente (donc consommation) ramené par habitant nous donnes combien de personnes concernées dans notre entourage ???

la dépression est encore aujourd'hui considérée comme quelque chose de honteux :-(

les trains vont encore pouvoir rouler sur qqe morceau de viande avant que ça change :-(

19 juin 2008

ben , la solitude cela n existe pas!

:tesur: marrant comme certains ont besoin de blémes pour se sentir encore vivant et surtout friguand:reflechi:

perso , je suis un spécialiste pour me créer des blémes avé les autres!heu:

sauf avé les copains bien sur
et cela me convient farpaitement! :doc:

:alavotre:

20 juin 2008

Oui

tu as parfaitement raison, il suffit de tendre une main....Mais parfois la pudeur retient dette main, à tort bien sûr, mais c'est ainsi. :-(

Pourtant cette main est bien là, mais il faut un peu aller la chercher, malheureusement! :-)

20 juin 2008

heu brunoL

les deux circonstances peuvent elles être imbriquées ?
la déprime et la dépression en même temps ? 'lune n'induit elle pas l'autre ? ou est ce des choses clairement distinct ?

20 juin 2008

Forum technique ?

On peut trouver que le post de Bruno est technique, sans être nautique, mais, à la lecture d'autres post, je trouve utile cette mise au point et ces éclaircissements.

Si tous les médecins savaient faire cette distinction, les dépressifs seraient mieux soignés, et les "tristes-désespérés" finiraient moins souvent en "dépressifs-malades".

19 juin 2008

on les rince

au pastis, ça les conserve.
Honnêtement ça nous fait souffrir un peu parce qu'on avait le désir de le boire.

19 juin 2008

y'en a bien

qui vont jusqu'à manger du beurre salé !

19 juin 2008

comme tout sujet philosophique qui se respecte...

...il fallait que ça finisse dans le pastaga et le muscadet ;-)
dés qu'on parle de désir et de souffrance, ...
difficile de ne pas faire le rapprochement :-D

19 juin 2008

Dépression

Un sujet obsédant pour moi: suis-je dépressif ? Dois-je me soigner ? Si j'en crois certains, oui sans aucun doute: sur le chemin de mon travail, quand tout est gris, je n'ai goût à rien, je n'arrive pas à faire de projet, les week-ends sont presque trop longs, et dans l'ensemble je 'mefforce de penser à rien. J'envisagerais le divan si je n'y étais déjà vautré devant un match de foot tout aussi déprimant.
Puis vient l'été, le temps des barbecues, des copains et des dos nus, des soirées qui n'en finissent pas. Bientôt je prendrai la route du sud, la température remontera et mes doigt de pieds s'écarteront, appelant la tongue comme l'alcoolique se rappelle qu'il a soif en voyant une bouteille. Mon front se déride, mes yeux se ferment, je suis bien. Je ne pense toujours à rien, je n'ai pas d'autre projet que d'arrêter le fil du temps qui passe, et n'envisage rien d'autre qu'un plongeant dans une mer à 25 degrés minimum si d'aventure je venais à transpirer.
Si tous les déprimés avaient droit à une croisière de six mois en cata sous les tropiques au lieu de l'arsenal de médicaments et un coup de pied au cul pour retourner au boulot s'ils veulent pas perdre leur poste, y'aurait moins de gens pour se jeter sous le train qui m'emmène à La Défense le matin.
Cette semaine, y'en a encore eu un. Du coup, on est arrivés en retard au travail, ça a énervé tout le monde.
Cette parenthèse fermée, y'a aussi des gens qui dépriment sous les tropiques, et plus qu'on croit.
Y'a pas de solution miracle: si tu vois pas les chemins qui mènent aux autres tu crèves toujours de solitude.

20 juin 2008

Vivant sous les tropiques

Retraité à 42 ans, marié avec trois enfants adorables, et construisant un magnifique bateau, je n'ai aucune honte à dire qu'à un moment donné un peu de chimique pour remettre les neurones en place a été nécessaire. Excellent effet sur moi ce médicament réservé aux pro. Et zac ! c'est reparti pour un tour. Tout est rentré dans l'ordre. Je peux par ma modeste expérience parler à ceux qui en ont besoin. Et l'enfer c'est pas les autres ! bien au contraire.

20 juin 2008

eh oui! IDF

les problèmes avec les autres ça endurcit, les problèmes avec soi-même ça ramolit!

20 juin 2008

le bateau comme reméde

avec un projet de voyage oui , apres la disparition de mon fils il y a 13 mois ,l horreur , le suicide est a la porte , les medocs anti depresseur te deglingue , tu deviens zoubie , tu pleure , ta gout a rien , en finir avec la vie et vite ça devient une priorité , tu commence a te nourrir de fait divers dans le meme ordre pour te " rassurer " , puis je suis retourner au cata , j ai resorti la scie sauteuse , repris doucement l envie du voyage prevu , arreter c est putain de medoc meme si il m arrive encore de prendre de l exomin
plusieurs personne présent sur le site m ont envoyé des messages en mp , des drames aussi ,perso
en tout cas j ai appris a surtout pas jugé le comportement des gens qui vivent une galere , essayé de tendre la main suffit largement a ceux qui souffrent ,etre present et de leur parler , c est ce qui ma le plus manqué , de parler a un copain pas a un pro
tendre la main pas en faux cul ou rien faire alors

20 juin 2008

ne pas confondre...

je crois qu'il ne faut pas confondre dépression-maladie et tristesse-désespoir.

des gens sont déprimés sans cause précise identifiable. C'est eux que l'entourage ne comprend pas, disant "mais tu as tout pour être heureux", "prends sur toi", et autres billevesées qui ne leur sont d'aucune aide.
ceux-là ont besoin de médocs antidépresseurs, et la recherche montre qu'il y a des trucs dans la cervelle, les neurotransmetteurs, etc...

Les déprimes avec une cause identifiable (disparition d'un proche...) sont amha de la tristesse confinant parfois au désespoir, parfois avec des symptomes dépressifs, mais pas complètement une "maladie", ce serait même plutôt "normal".
Et là les médocs ne sont pas très aidants, comme l'a dit tropicat... un peu de calmant anxiolytique, un peu de somnifère, et beaucoup de parole, du temps aussi, font beaucoup mieux...

Ca m'a toujours fait raler quand je vois balancer du ...oxétine à une gamine qui s'est fait plaquer, ou à qq'un en deuil. :doc:

Bon, on s'éloigne du sujet, m'enfin...

20 juin 2008

pour goudspide

ben oui, on peut avoir les 2, sinon ce serait trop facile !

un évènement peut aggraver ou décompenser une dépression-maladie pré-existante.

mais ce qu'a décrit tropicat est typique: un médoc qui ne l'a pas aidé, dont il a subi tous les effets secondaires qui font sa mauvaise réputation, alors que le temps (et la ponceuse, qui ici symbolise le "travail de deuil") ont fait mieux...

Comme dit récidive, on verse là dans le technique non nautique... un médoc avec une mauvaise indication, c'est comme de l'epoxy sur du bois mouillé... :-p

[size=5]et puis, il y a 15j je n'aurais peut-être pas fait ce post, tu sais pourquoi...[/size]

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