Non, c’est con de mourir pour sa passion.

Non, ce n’est pas la plus belle des morts, en tous cas, pas pour ceux qui restent, femme et enfants.

Il fut un temps, les amis, où la mode médiatique, ce n'était pas la compétition à voile mais la compétition auto (la plaisance balbutiait à peine). Je suis né dans cette « ambiance » de la voiture reine (pas encore bouc émissaire). Avec des grands parents qui avaient le privilège de posséder une bagnole en 1930, ça a forcément déteint sur mon père, qui à son tour a déteint sur moi.

Oui, la mode médiatique à l’époque, c’était la bagnole : les rallyes avec des voitures comme les nôtres, Jean Ragnotti (mon idole). Il était donc normal pour nous, les jeunes de cette époque, de faire de la « compète » en pleine ville, ou sur des départementales.

Je me revois à 20 ans demander un certificat médical à un médecin « pour de la compétition auto ». Il m’a répondu, le con, que ce n’était pas un sport. Mais en fait c’était moi le con.

J’en ai fait des conneries mais je ne suis pas mort. Entre temps, la mode a changé (on voit rarement à la télé des images de rallyes). Ca réduit les vocations, et mon propre fils, qui ne tient pas de son père (hélas ou tant mieux), a une conduite prudente.

Je dis tout ça parce que maintenant, la mode à la télé, c’est la compétition à voile. Alors on met fièrement ses enfants à 5 ans en école de voile et on s’étonne qu’adultes, ils soient comme des chiens enragés à s’engueuler pour un « tribord », ou pour une simple prise de bouée ratée.

A banaliser la mer, en faisant d’elle un terrain de jeu de « plaisance », on a oublié le temps où les hommes n’y allaient pas par plaisir.

« Et si je me marie, qu'un jour j'ai des enfants »
« Je leur briserai un membre avant qu'ils ne soient grands »
« Je ferai mon possible pour leur avoir du pain »
« Le restant de ma vie pour qu'ils n'soient pas marin. »

Non, je ne souhaite pas que mes petits enfants deviennent des champions, et je préfère être un petit plaisancier vivant qu’un grand marin expérimenté mort.

L'équipage
18 juin 2013
18 juin 201316 juin 2020

Je te rejoins (pas sur tout) mais j'y mettrais un bémol: nos enfants ont besoin de dépasser les limites que notre raison leur dicte.
Mon fils fait du parapente à un bon niveau, collectionne les sauts à l'élastique et a une moto d"enfer... Pour autant, je ne l'ai pas poussé à cela mais je lui ai toujours dit de ne pas chercher le suicide à tout prix.
Il me semble qu'il m'a entendu et qu'il a dépassé le stade "adrénaline à tous les étages" pour l'amour du geste bien exécuté.
Pour autant, sa mère préfèrerait les collections de timbres ou la marqueterie mais ce n'est pas dans sa nature... Va savoir pourquoi?
:heu:
Dans ce monde hyper-cadré, hyper-sécurisé, totalement formaté, avec la compétition érigée en dogme mais sans que l'avenir soit prometteur, comment ne pas s'étonner que les "jeunes" recherchent des sensations fortes?
:lavache:
Tiens, au fait, voilà l'auto de mon grand'père... mais ce n'est pas pour autant que j'ai eu envie de faire des rallyes auto!

18 juin 2013

Merci d'avoir cité un passage d'une chanson que nous chantions les soirs de bordée un peu trop arrosée ... :alavotre: :alavotre:

18 juin 2013

Je trouve que le moment n'est pas bien choisis pour parler de ça, c'est peu de le dire et le titre du post est assez provoquant. Je n'aimerais pas qu'on mette de l'huile sur le feu si j'avais perdu un proche ces temps-ci.

Pourquoi pas un peu de pudeur, un peu de conscience de la temporalité ?
Franchement, c'est un vrai débat, c'est intéressant comme question, mais je suis choqué que tu la poses maintenant, alors que les vagues sont encore sombres.

Pierre

18 juin 201318 juin 2013

il se passe qu'on a écrit ailleurs « la plus belle des fins ». Je refuse ce terme, surtout en pensant aux jeunes qui lisent cela. Belle consolation pour la famille

18 juin 2013

Je suis d'accord avec toi sur le fond, et j'ai été également choqué de lire cette phrase, surtout concernant une personne qui a une famille.
Mais ça ne me serait pas venu à l'idée d'ouvrir un fil sur le sujet....

18 juin 2013

je pense qu'il y a des trépas qui correspondent à la vie que l'on a eue. J'oserais dire tant mieux.

L'exemple type est celui de Tabarly (il y en a bien sur beaucoup d'autres).

La mort, c'est toujours "con", de toutes façons. Alors autant que ce soit en mer ou au volant d'une voiture plutôt que sur un lit d'hôpital avec des tuyaux branchés partout, en phase terminale d'une longue maladie..

18 juin 2013

W. Allen avait écrit: l'éternité... c'est long, surtout sur la fin!
La vie ne vaut d'être vécue que parce qu’il y a la mort derrière... elle n'a d'intérêt que parce que le chemin qui va du début à la fin est largement imprévisible.
La mort est forcément horrible, elle arrive toujours trop tôt et laisse toujours un vide derrière soi mais, sans elle, que ferions nous?
Bon, les sujets du bac Philo n'en parlaient pas cette année: voilà, c'est réparé!
:litjournal:

18 juin 2013

Encore de la sinistrose…

18 juin 2013

Comme déjà dit, mourir, c'est (souvent) con.
Mais on peu aussi pratiquer des loisirs/sports dits à risque sans pour autant être suicidaires, sans pour autant avoir le couteau entre les dents, et sans pour autant mourir.
Donc, un peu de positif!
On peut repousser ses propres limites, sans avoir quoi que ce soit à prouver à qui que ce soit. On a tous des "niveau de limites à repousser" différents, le principal, est le plaisir procuré.

D'autant, que ce n'est pas forcément quand on est le plus "fou" que l'on y passe. J'en sais quelque chose depuis la fin d'année dernière! Il s'en est fallu de peu...

En tant que père, j'essaie d'expliquer à mes enfants que je préfère me faire plaisir longtemps, plutôt que de prendre le risque que ça s'arrête d'un coup. J'espère qu'ils ont compris...

18 juin 2013

"ça ne sert à rien de prendre la vie au sérieux, on n'en sortira pas vivant" Je ne sais qui a dit ça, mais ça correspond à une certaine idée que je me fais de la vie. Le risque, c'est le sel de la vie. Certains préfèrent le calme de leur home, c'est leur droit, mais, comme disait Coluche : " Si j'ai le choix, j'aimerais autant mourir de mon vivant". Vivre peut être d'éviter au maximum les risques, il n'empêche que les poussées d'adrénaline provoquent joie, baume au cœur et satisfaction de soi.
Il est vrai que dans notre jeunesse (je parle d'un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître) faire le c... sur le route prêtait moins à conséquence qu'aujourd'hui. Il y avait beaucoup moins de voitures et pas de limitations de vitesse hors des villes. La prolifération des autos a rendu nécessaires des lois contraignantes qui ont réduit le nombre de tués sur les routes.
En mer, c'est pareil : le nombre de bateaux a explosé et, fatalement, le nombre d'accidents aussi, mais ils restent peu élevés par rapport au nombre de personnes sur l'eau. pourtant, être sur l'eau comporte des risques, tout comme rouler en voiture. Cela ne nous empêche pas de prendre notre voiture pour aller au port et embarquer sur notre canot. Que de risques pris pour quelques heures passées en mer !!!

18 juin 2013

c'est de mourir qui est con.

pour sa passion, par accident, de maladie quand ça arrive trop tôt c'est con.

Je préfère voir mes gamins avec une passion fut elle dangereuse plutôt que les voir zoner et s'abrutir a trainer dans les rues, et finir abruti par des drogues diverses.

18 juin 2013

La citation , elle est de Alphonse ALLAIS , me semble t'il ..

ça ne sert à rien de prendre la vie au sérieux, on n'en sortira pas vivant"

la premiere fois que j'ai lu ça c'etait dans la rubric a brac de gotlieb

depuis c'est devenu ma devise :-)

18 juin 2013

ton post me touche ,
mon fils à fait tout ce qui est possible genre casse g.
il a eu le temps de me laisser une petite fille avant d'être emporté par le crabe à 38ans .
les théories c'est bien ,mais perso je préfère partir en faisant quelque chose qui me passionne qu' avec des tuyaux partout sous traitement palliatif dans une chambre d'hopital
malheureusement on ne choisit pas
alain :goodbye:

18 juin 2013

"Et moi aussi j'étais en Arcadie"
De Robert ancien patron de l'Institut médicoLégal de Paris disait, dans une résonnance cathédrale, en commençant une autopsie "La Mort n'est pas belle.....!"
Les jeunes n'ont pas la mème notion de la mort que les vieux c... Sinon il n'y aurait pas de Guerres! Ou elles se feraient à coups de béquilles.
Passion et raison. Je suis un adepte du risque calculé car il est idiot de mourrir bètement et il n'est pas logique de tenter le diable car cela ne mène à rien. Si ça casse alors , c'est que le calcul n'etait pas bon. Sur le théatre de la vie la mort n'est jamais qu'une télé qu'on éteint. Yan Fleming, auteur des 007, et vrai espion, est mort en clamant "tout cela n'aura été qu'une vaste plaisanterie" et sur son lit de mort Eric von Stroheim a salué son entourage d'un salut militaire!
C'est ceux qui restent qui pleurent!

18 juin 2013

Eh bien, vous n'êtes pas gai ce matin...
La pluie, encore?

18 juin 2013

allez, pour remonter le moral à Lorenzo, un 'tit slogan soixante-huitard :heu:

"vivre sans entraves et jouir sans temps morts" :-p

18 juin 2013

La mort, c'est comme la connerie. Les morts ne savent pas qu'ils sont morts. Les cons, c'est pareil.

18 juin 2013

Oui mais quand on est con c'est pour la vie, alors que quand on est mort...

18 juin 2013

et benh, y'en a qu'on pas grand chose à foutre de leur journée pour poster un sujet aussi idiot............

Dans tous les domaines, la compétition / concurrence nous fait progresser et exister .....pas la médiocrité, il en faut pour tout le monde, chacun ses choix.....

18 juin 2013

Mourir de sa passion, d'accord, mais de mort len-ente,
D'accord, mais de mort l'en-en-en-en-te !

20 juin 2013

Tu detourne Brassens !?
Mourir pour des idées, d'accord ....

20 juin 2013

Oui, j'ai même mis quelques indications rythmiques... Mais l'esprit est le même !

18 juin 2013

Allez moi aussi j'y vais de mes paroles de chanson "Mourir, cela n'est rien, mais vieillir ... vieillir"

Perso j'ai 4 enfants. Je ne doute pas que mon décès ne leur fera pas plaisir. Pourtant cela arrivera un jour ... alors en mer, en voiture ou sur un lit d'hôpital je ne sais pas mais je sais qu'un jour il devront vivre sans moi ...
Du coup je navigue, pas pour mourir en mer mais juste qu'après je ne pourrais plus! Du coup mes fils naviguent avec moi, parcequ'àprès ce sera trop tard!

Ceci dit je comprends et respectes la douleur des familles.

18 juin 2013

En visite en pays Bigouden, et reçue dans une famille on m'a dit que dans chaque lignée, il y a eut des deuils par la mer.

J'ai répondu que mon arrière grand père , officiers supérieur, avait coulé dans le détroit des Dardanelles.....

Il y a des familles emportés par l'alcool, d'autres le crabe.....

On ne va pas en mer pour y succomber, mais vivre intensément sa vie c'est accepter l'inéluctable.

Il y a moins de risque a rester coller devant sa télé et avoir peur de tout, est ce une vie ?

La passion, quelle que soit cette passion c'est le risque et l'intensité.....c'est bon.....

pourquoi le risque ? on peut tres bien vivre une passion sans prendre trop de risques :-)le risque pour le risque ne m'interesse pas

19 juin 2013

Je suis assez d'accord avec ce que dit Capucin mais le risque est grand pour presque tous les sports de haut niveau, infarctus, paralysie, AVC... autant mourir en faisant ce qu'on aime au lieu de crever de faim dans un hospice indigent.
Ce serait encore lieux de rester jeune, beau riche et ne jamais mourir mais ça n'a pas l'air d'être prévu.

19 juin 2013

Moi, je pense que je mourrai centenaire, assassiné par un mari jaloux... :heu:
Bon, c'est tout pour aujourd'hui!

19 juin 2013

Non, c'est pas con de mourir de sa passion !
Comme la presse n'en parle presque pas, je le fais :
Demain, on enterre un grand champion, un sportif de haut niveau qui luttait depuis 10 ans contre le crabe, mais finalement il lui a fait un pied de nez.
Bertrand Lambert, 7 fois champion du monde de char a voile, x fois champion d'Europe, recordman du monde de vitesse a la voile (155 km/h), parti a 58 ans des suites d'une mauvaise chute en sortant d'un char a voile , après avoir gagné, a 58 ans, une course en mini4.
Ce n'est pas le crabe qui l'a eu !
.
.
.

19 juin 2013

Mourir de sa passion...ou pas?
Le pire est sans doute de ne pas avoir de passion du tout.

19 juin 201319 juin 2013

Dire d'un passionné qu'il est con de mourir de sa passion,
poster cela dans une sale période car des marins sont morts,
ne pas faire preuve d'empathie et surtout résumer ça au mot "con" :

Ah non, c'est un peu court jeune homme !

Vous devriez arrêter la voile et vous mettre au sudoku ( respectable au demeurant ) bien moins dangereux, ainsi vous auriez la joie de transmettre à vos proches le fade et l'ennui ! :jelaferme:

20 juin 201320 juin 2013

Capucin, je trouve ton post triste et mesquin.

Je souhaite à tous ceux qui sont capables de vivre une passion de le faire pleinement. Je souhaite que l'on encourage tous les enfants à cultiver leur passion s'ils se révèlent capables d'en avoir une.

Non, la vie n'est pas seulement faite pour être prudent, aller au boulot, gagner de l'argent, faire des gosses pour les "élever" dans les bons sentiments, les beaux principes de prudence et de pondération. Vivre c'est pour certains de nous c'est vouloir l'aventure, c'est se donner des défis à relever, c'est se battre pour réussir des choses qui peuvent être dangereuses. Et je préfère la vie des Louis Lachenal ou des Tabarly à celle de tous ceux qui n'oseront jamais rien.

C'est peut-être parce-que j'avais 20 ans en 1968, mais je vomis toujours cet esprit timoré. Non Capucin tu n'étais pas un con à vouloir faire de la compétition auto. Mais c'est peut-être ce que tu es devenu.

Désolé, je ne cherche pas à t'insulter en tant que personne. C'est ton apologie de la prudence qui me déplait et auquel je réagis. Et je continuerais plus que jamais à citer en exemple à mes petits enfants les marins qui font le Vendée Globe.

20 juin 2013

C'est crevant que "Mai 1968" revienne si souvent et remplace dans ces fils "nos jeunes années"!
On pourrait peut-être en extrapoler un "Loi variante de Godwin"?
A croire que cette génération (la mienne d'ailleurs) qui pensait recréer un monde plus juste et plus humain devienne si nostalgique (dirais-je passéiste?) au fil des ans...
C'est vrai que les trente ans qui ont suivi les barricades de la rue Gay-Lussac ont été difficiles en termes remises en question, de renoncements et autres abus de confort et de consommation.
Nous voulions des lendemains qui chantent et on a obtenu des week-ends qui pleurent...
Comment s'étonner si nos enfants rêvent d'autre chose, de défis, de frissons, de passions?
Ce fil devient difficile...

20 juin 201320 juin 2013

Non pas difficile, mais ambigu... Parce qu'il mêle des sentiments et des passions...

Coupons court et disons à chacun de vivre sa passion avec prudence et risques calculés... et surtout, continuons a transmettre notre passion à nos proches pour que vive la plaisance... Si nos enfants ou petits-enfants font un jour la vendée globe tant mieux, sinon ils vivront comme nous, un sport-loisir noble et riche d'enseignement...

P.S.: personne n'est con d'avoir des rêves et des passions...

20 juin 2013

De toute façon, le libellé d'origine de ce fil porte en lui-même une forte ambiguïté; je ne pense pas qu'un seul des navigateurs (qu'ils soient plaisanciers ou coureurs) morts ou disparus en mer aient envisagé une seule seconde de "mourir POUR leur passion". Ce qui sous-entendrait un désir de se sacrifier au profit d'un idéal. Ce que la passion n'est pas...

Non, ils voulaient certainement tous vivre leur passion le plus longtemps possible, et avaient probablement envisagé de mourir DE leur passion. Qui ne l'a pas fait en vérifiant les coutures du harnais ou la solidité des mains courantes ?

Alors pas de dictature du risque ou de la prudence, ni d'amalgames entre la sécurité et l'esprit timoré, ni entre le risque et l'imprudence. Tout ça ne se mesure pas avec des instruments, parceque ça dépend de la personnalité de chacun. Des tas de risque-tout sont mort sans avoir pu profiter des moments exaltants qu'ils auraien pu vivre, et des tas de timorés remercient chaque soir leur bateau de leurfaire vivre des moments inoubliables. Certainement que les récents disparus étaient de ces veines-là, et n'apprécieraient sans doute pas qu'on décide à leur place ce qu'ils étaient ou n'étaient pas.

20 juin 2013

Mourir de sa passion vaudra mieux que de mourrir sans avoir connu de passion.

20 juin 2013

J'ai 4 enfants dont 3 ados. Constamment je leur répète "c'est quoi ton rêve!" Je suis navré de constater que le rêve de notre jeunesse c'est de trouver du travail!!!
Moi à leur age .... enfin c'était surement une autre époque!
Je leur dis "si tu as une passion vit la! si tu as un rêve vit le! mais ne passe pas ton temps à attendre que la vie passe...
Mais je les sens comme abrutis par la complainte "bougeoise" des Médias. Alors leur rêve c'est d'avoir un job pour être intégrer dans la société ... moi qui ai toujours rêvé du contraire.
Donc je pense que si vos proche on une passion, une vrai aidez les à la vivre pleinement même au risque de les perdre.
Ce n'est que mon point de vu et je ne veux blesser personne.

Allez bonne nav à tous, et soyez prudent quand même.

20 juin 201320 juin 2013

nous sommes tous des passionnés....
et nous mourrons tous un jour........

Surprenant comme débat.

A ma connaissance, mourir est un événement normal, annoncé depuis la naissance, nécessaire pour l'épanouissement des générations suivantes et strictement indissociable de la vie.

Dire que mourir est con, revient à nier cette évidence.

En revanche, autant nous pouvons tous avoir la certitude de mourir bientôt (sans avoir rien osé pour certain, après s'être épanoui ou pendant qu'ils s'éclatent pour les autres), autant nous ignorons totalement quand.

C'est très précisément pour cette raison qu'il est à mon sens indispensable de profiter de l'instant au risque de se mettre en jeu, c'est très précisément pour cette raison que les cimetières sont remplis de prudents qui n'ont pas fait ce qu'ils auraient aimé oser faire sans réaliser que mourir est un devoir alors que c'est vivre qui est un droit.

Pour paraphraser la conclusion du lancement de ce fil, je préfère être mort après avoir été heureux qu'un timoré rassi, aigri, frustré, encombrant qui ne fera que tenter vainement de prolonger une vie inutile et frileuse.

Mourir heureux est certainement la plus belle des morts.

Cette attitude "dans l'air du temps" de la sacralisation de la vizumène et du refus de l'évidence de la mort, dégoulinante de "bonnes pensées" et de compassion à deux balles est insupportable.

Il me semblerait plus efficace d'apprendre à nos enfants ce qu'est la mort (pas celles églises, mais celle de réalité) qu'elle va nous toucher avant eux et qu'elle les toucheras après nous, afin de leur donner les moyens d'y faire face lorsqu'elle arrivera.

Mais, c'est peut être beaucoup demander dans un monde avec des gilets jaunes, des casques, des lunettes de sécurité des cigarettes qu'on ne fume plus, des vins qu'on banni, autant de dispositifs ridicules pour retirer à la vie ses dispositifs de régulation et fabriquer des charretées de vieux que les jeunes n'ont plus les moyens de nourrir.

Heureusement, ce sera bientôt mon tour.
Si ça doit être ce soir : :aurevoirdame:

21 juin 2013

J'en rajoute une couche à ce que Nemo1 a dit: On tente de faire disparaître la mort de notre vie!
On ne meurt plus chez soi mais à l'hôpital, on tente d'éviter le spectacle des cadavres aux enfants, (pour avoir eu 4 décès dans mon entourage cette année passée, je sais de quoi je parle) on parle de la maladie mais pas de la mort... alors qu'elle est omniprésente dans les jeux, les films, les livres!
Mais ça, c'est du virtuel!
Et avec une manette de jeu, on a le sentiment de leur donner toute l'adrénaline qu'il leur faut!...
Faudra pas s'étonner... :tesur:

21 juin 2013

en ce qui me concerne et pour faire court,
J'ai toujours aimé vivre mes passions avec adrénaline mais risque calculé (je suis pas un casse coup)
J'ai pratiqué ski de pente raide, escalade, windsurf, ... maintenant voile et tjrs un peu de montagne.

J'ai 4 grands gaillards... je n'ai réussi à en embrigader aucun.
Finalement, j'en suis pas mécontent car je me ferais des cheveux encore plus blancs qu'ils ne sont mais je regrette de ne pas partager ces moments de bonheur avec eux.

Sans doute, avec le temps ...?

Je n'ai jamais vécu mes passions en cherchant le pire mais en me disant que si ça devait arriver ça serait mieux qu'après une maladie douloureuse ou invalidante.
Cela reste très égoïste pour mes proches.

21 juin 2013

La mort est toujours douloureuse pour les proches. Il y a des mort inattendue ou douloureuse ou accidentelle ou lente ... mais une mort con???
Peut être mourir à la guerre pour la conquête de nouveau territoire sous les ordres de Napoléon, en croisade pour sauver le Christianisme!?!
Mais QUI peut juger si une mort vaut le coup ou pas, c'est tellement subjectif.

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