navigation entre carotte et pharmacie, non non lisez, une nouvelle qui prête au sourire à l'heure du GPS

Voilà le récit d'une arrivée mouvementée à Lézardrieux par temps de brouillard, bien connu dans la région.
je vous laisse le piquant de la lecture, on ne peut que respecter ces navigateurs de cette époque qui à l'estime se promenaient dans ces champs de cailloux, et allaient se gauffrer bètement si près du but...
Pour ma part j'ai vécu de ces moments inoubliables de doute et de frousse à repérer des feux ou bouées noyés dans l'éclairage urbain ou les pêcheurs stationaires mais le GPS maintenant nous soulage de ces effrois.
j'ai bien aimé la lettre au directeur des Phares et balises, sais pas si aujourd'hui on pourrait se fendre d'un pareil courrier qui ressemble à une discussion au bistrot du port...
ça m'a bien fait rigoler, ce n'est peut être pas tout à fait vrai, mais à mon avis ce n'est pas tout à fait faux non plus, et je tenais à vous en faire profiter
c'est tiré du livre "Amour de plaisance" de Jean Mauviel.
bonne lecture
JL.C

L'équipage
26 nov. 2011
26 nov. 201126 nov. 2011

Sympa!

26 nov. 2011

merci :pouce:

26 nov. 2011

Beau style, merci :bravo:

26 nov. 201126 nov. 2011

Tiens, pourtant on m'avait bien expliqué, à moi, qu'en Bretagne, les lumières vertes, ce sont les pharmacies, et que les rouges, ce sont les bordels !

26 nov. 2011

Dans le même esprit, à Granville, quand l'on vient de l'ouest, de nuit dans le mauvais temps; les premières lumières que l'on identifie sont, dans l'ordre: le phare du Roc, les projecteurs du stade, l'enseigne verte de l'hôtel Ibis, les feux bleus du seuil de l'école de voile, les phares des voitures sur la route côtière.Ensuite, par rapport aux feux précédents,on trouve la tourelle du Loup puis les feux des musoir du port.

Evidemment, le GPS a résolu ces menus problèmes...

26 nov. 2011

Bravo !
Il a bien raison : il faut quelquefois chercher à isoler les balises parmi le reste ...
A moi de naviguer en Bretagne en hiver lors d'une coupure d'électricité ... en supposant les balises à terre sur batterie ...

26 nov. 2011

:pouce: :bravo: :-)

26 nov. 2011

Y'a pas que les pharmacies et les tabacs... Maintenant ce seont les feux scintillants rapides continus des éoliennes... et les cardinales nord!

26 nov. 201126 nov. 2011

Excellent !
Il m'est déjà arrivé de "louper" l'entrée de Sy Cyp. en rentrant de Collioure une nuit de Saint Vincent... La fête forraine locale battait sons (et lumières) pleins...
Je n'allume jamais le GPS pour de si courtes distances !
A+
DD

bonjour
en 1971, je suis allé récupérer un Mousquetaire échoué à Landemer (à l'ouest de Cherbourg)Le vieux monsieur qui naviguait avec son petit fils m'a dit qu'il cherchait un feu vert pour rentrer à Cherbourg. Ce qu'il a pris pour un feu ver était un lampadaire derrière un arbre ... il avait eu pas mal de chance sur ce soup là : 100 m plus à l'ouest c'était la falaise.
Hubert, de Cherbourg

26 nov. 2011

NAVIGUER À L’ESTIME… sur un CORNU aussi...
En 1975, joliment relaté par mon ami, André Gentil, dans son excellent livre de mer, « Par les trois caps, t’es pas cap » :
« Après 60 jours de mer, nous remontions de Rio de Janeiro vers Portsmouth, dernière étape du Triangle atlantique. L’anticyclone nous avait joué des mauvais tours et fait prendre du retard au point de nous rationner en eau et nourriture.

Nous entrâmes en Manche par une épaisse brume. Le petit temps s’installa durablement. La brume durait depuis trois jours et notre point astro vieillissait mal. La gonio reprit du service, les instructions nautiques furent épluchées jusque dans les moindres détails. C’est de l’ouïe que vint la délivrance. Deux sons de corne toutes les trente secondes. C’était bien elle.

Nous étions à quelques milles de la pointe Ste Catherine au sud de l’île de Wight. Le son de la corne était désormais sur notre arrière bâbord. Nous nous tenions tous les sept sur le pont, silencieux, recueillis.

Des remous inquiétant firent monter la tension d’un cran.
-On est dans la roche…Très près de la côte.
-Chut. Taisez vous ! J’entends une voiture.
Debout au pied du mat, Térénia murmura, incrédule :
-Regardez, des vaches.
-Où ça
-Là haut.
-Regardez là haut sur la colline, entre les bouchons de brume.
-Elles volent ?
-Non, elles broutent. Oh, nom de Dieu, des vaches !
Imaginez la scène, sept navigateurs hirsutes, à faire peur, apercevant des vaches sur les flancs verdoyants de l’île de Wight après cinquante-sept jours de mer ! »

A l’époque, le rôle du navigateur était primordial. La navigation se faisait exclusivement à l’estime et c’était agir en bon marin que, dans la boucaille, et même en course, on abatte pour reconnaître une bouée ou une cote afin de conforter l’estime.

C’était un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître…
Ils ne jouiront jamais de la satisfaction qu’apportait la découverte du point d’atterrissage espéré qui succédait à des heures de doute. Le navigateur pouvait enfin se la jouer modeste alors qu’il distillait à l’équipage depuis de heures, voire des jours, des positions dont il doutait…

On le constate, en dehors de la radio-gonio, aide toute relative, aucun progrès n’avait été effectué depuis des centaines d’années. On comprend mieux les centaines d’échouages de grands voiliers sur les cotes de Bretagne et de Cornouailles.

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