Les anciens et les modernes

La querelle des anciens et des modernes est, disons le nous bien, vieille comme le monde.

L’expression elle-même est née au XVIIe siècle ( ça ne nous rajeunit pas) d’une polémique au sein de l’Académie Française … loin de moi l’idée d’emmerder le forumeur Hissé-et-Hen … mais juste l’envie de dire qu’on est tous quelque part le ‘’vieux con’’ de quelque jeune … ou on le deviendra tous tôt ou tard.

Que dirait un tonton Cristobal (Colombo) ou un Vasco (de Gama) quand il aurait appris que les marins du XIXème siècle, par exemple, disposeraient d’un fabuleux appareil nommé sextant capable de déterminer après quelques élémentaires calculs de trigonométrie non seulement une latitude … mais, si si, je vous jure que c’est vrai … une longitude !
‘’Nan j’y crois pas, mon Cricri !’’ ... aurait dit le second de Cristobal (dont j’ai oublié le prénom mais à propos duquel les écrits de l’époque ne précisent pas si il a ajouté ‘’mon Cricri d’amour’’ ou pas, cela reste incertain) «  A ce train là n’importe qui va pouvoir se prétendre marin et partir en haute mer » ajouta-t-il d’un air désabusé…
Cristobal le regarda entre deux parcours circulaires de l’horizon ( car il était marin, vrai de vrai, lui, donc il regardait l’horizon, lui ... pas comme ceux qui … mais non, je vais brûler des étapes historiques, allons, du calme) en se disant intérieurement (pardonnez le langage, mais la vérité historique est ainsi, on parlait rude autrefois, enfin c'est ce qu'on m'a dit ...) ‘’.. . putain de merde, il a raison ce con … tout fout le camp, ça va devenir trop facile ...et on va voir tous les neuneus rappliquer en mer et nous faire la leçon’’…..

Ainsi pouvait-il aller d’un discours probable et néanmoins pertinent dans ces temps révolus.
D’autres encore anciens en leur temps d’un peu plus modernes anciens, malgré tout devenus eux-mêmes ‘’anciens ‘’ dans leur auréole gagnant en respectabilité par la patine du temps, purent sans doute en dire autant quand il apprirent que les nouvelles générations – non ? - mais si, si je vous assure ! - avaient à bord des appareils hyper sophistiqués qu’on appelle qu’on appelle récepteur gonio, permettant (mais non, enfin, c’est pas possible un truc pareil ? Si ? Vraiment?) un positionnement infaillible par azimutage d’émetteurs à terre , et et … des émetteurs-et-récepteurs de radiophonie au travers des ‘’ondes’’ dans l’atmosphère pour causer à distance, appeler, … non mais qui peut croire à des choses pareilles …,où va notre pôv’monde , avec des instruments pareils, que seront les marins bientôt devenus ?

Alors oui … que seront donc ces marins devenus ?
Bah, des nouveaux anciens, qui continueront de perpétuer ce vieil adage indémodable qui traverse les époques sans ne jamais faillir=
«  De not’ temps, quand même, c’était aut' chose » ….. !!

L'équipage
22 jan. 2020
22 jan. 2020

j'aime bien ta diatribe ,mais il y a un oubli magistral que tu devrais corriger pour que ton exposé ne ressemble pas à du pipi de chat ...
c'est la montre et sa marche essentielle pour tous les calcul ,bien qu'il existe une méthode pour faire le point sans heure ,
alain :-))

22 jan. 2020

Exact. Sans horloge ultra stable et précise, pas de positionnement en longitude sauf avec la méthode à laquelle le chat fait référence.
Prose sympa. ;-)
Polo

22 jan. 2020

Bonjour,

C'est quoi la méthode pour faire le point sans heure?

Merci

22 jan. 2020

Les distances lunaires.

22 jan. 2020

Bravo DomNomade pour ton exposé souriant :-)

("Cricri d'amour", ça donne une petite idée de ta propre génération...)

22 jan. 202022 jan. 2020

Heuu ... pas de méprise ... j'ai 63 balais, hein, ok ?
mais j'ai des enfants, et des petits enfants ... ça aide à tenir la distance envers le "vieux con" qui sommeille en nous tous?"

22 jan. 2020

Tenir la distance et élargir son horizon culturel, haha

Pour ma part, j'assume d'être une "vieille conne" dans certains domaines (numérique à tout crin et musiques dite urbaines, notamment)

22 jan. 202022 jan. 2020

Je me classe dan la catégorie ‘anciens modernes’. Càd que, oui, j’ai fait pas mal de navigations à l’estime; j’ai fait la traversée continent-Corse sans Loran et je suis quand même tombé dessus 😁; je sais ce que c’est un Decca et j’en étais même le spécialiste à bord; j’ai même fait quelques relevés à la gonio.

Mais aujourd’hui, je fais toute ma nav sur ma tablette ou sur mon téléphone et ça me convient très bien comme ça. C’est mieux maintenant.

Console Tonio Loran deca restaient proches de la nav à l'ancienne : il fallait faire un point quand c'était possible, avoir une idée de la précision ...
La cartographie électronique (bien pratique) marque vraiment une rupture dans la façon de naviguer.
C'est un autre monde.

22 jan. 2020

ah je vois que tout est bon pour qualifier "pipi de chat" ....
je ne voulais pas faire pas un exposé technique sur l'influence des progrès de l'horlogerie, non plus ... ça n'était pas le but du tout du tout...
Ou alors d'autres me donneront aussi ce même "pipi de chat" pour ne pas avoir développé la technologie de la radio-goniométrie ....?
Ou poussons le bouchon jusqu'au bout ?
Un exposé sur l'évolution des techniques et technologies de navigation?
Chiche ... qui c'est qui s'y colle ?
Je te sens chaud, là, mister the Cat ....!!

22 jan. 2020

en qualité d'ancien adjoint de quart en passerelle ,je ne faisait pas que tailler les H4 nettoyer les gommes et servir le café .
c'était une émulation de pratiquer le sextant (poulin) , dieumegarde et bataille .
comme je navigue depuis un certain temps ,pour aller au baléares par exemple avec mon syphe ,j'avais un ebco et les ho249 ,un oignon longines dont je suivait la marche et que je recalais sur le récepteur navitec.
quel plaisir de voir l'île aparaitre à l'horizon après 48h de mer ,puis à ma première transat à la voile comme navigateur ,et, en 86 patatras le satnav est arrivé ,on comptais les étoiles il en fallait au moins deux pour avoir un point approximatif ,mais comme il n'y avait que deux passages valables par jour le sextant servait encore .et après c'est devenu la débandade ,pour traverser les océans avec son voilier de plus en plus gros ,de plus en plus équipé ,il fallait surtout avoir un bon chéquier .
évidement les moins de 50ans ne peuvent pas ressentir cette satisfaction intellectuelle qu'éprouve le navigateur qui connait parfaitement son navire et sais se positionner sur le globe terrestre .
maintenant que j'arrive vers la fin de ma zigzagodromie ,j'ai comme tout le monde ,succombé à la facilité électronique qui remplace avantageusement mon ancienne endurance et vivacité d'esprit .
le raket des ports ,les mouillages interdits ,les bouées obligatoires et surtout la surpopulation côtière,me poussent tout doucement vers la vente de mon voilier ,qui, je pense se fera cet fin d'été .
j'irais sur la jetée rèver au temps jadis ou la mer était grande ,bien que les oceans montent ,je trouve qu'elle se rétrécit de plus en plus ,ainsi que les périodes de navigation entre les tempêtes de plus en plus fréquentes ,dont je pense nous en sommes la cause .
alain

23 jan. 2020

Emouvant ce que tu ecris

Les aventures et les découvertes de la jeunesse n’auraient elles pas meilleurs goûts que les habitudes de l’expérience...

Un débutant d’aujourd’hui aurait-il le même émerveillement que toi ?

L’evolution technique n’est peut être pas alors à pointer du doigt

23 jan. 2020
22 jan. 2020

Des souvenirs de gonio et sondeur à éclats.
Nostalgie!

22 jan. 2020

Ben oui ...c'est tout l'objet de mon propos en quelque sorte.
Ta nostalgie gonio et sondeur à éclat n'aurait-elle pas passé pour une trop grande facilité instrumentale au regard d'une ou deux générations précédentes.
Et que deviendra la nostalgie des utilisateurs des technos actuelles au regard de celles du futur ?
Ah ... le souvenir d'un bon vieux logiciel de carto et GPS ..... tiens si ça se trouve ?

22 jan. 2020

Il en est ainsi de l’évolution des techniques et des » progrès » qui font que la pratique de notre passion est de plus en plus ouverte à tout un chacun.
Une sorte de facilité en trompe l’oeil qui peut être dangereuse.
Il me semble que j’avais une plus grande satisfaction à arriver à bon port hier qu’aujourd’hui et ce d’autant plus au vu de ce que sont devenus les ports, des parking équipés de pompes à fric.
Enfin c’est comme ça, pour l’instant je profite de Gloria au chaud dans mon carré connecté électrique et 4G.
Bonne continuation a tous, Gerard sur Capricornes.

22 jan. 2020

j'adore!!

22 jan. 2020

Tu as raison... bientôt, on aura des systèmes directement implantés dans le cerveau...
et, plus tard encore, on tapera le carton (numérique) pendant que le bateau gèrera tout tout seul (qu'est-ce qu'on va s'emm...)

22 jan. 202022 jan. 2020

S'emmerder ou pas ? ( rha allez, on peut bien écrire le mot en entier sans rougir, ne crois tu pas ?

C'est une des questions qui peuvent se poser à soi, entre la navigation "à l'ancienne" ou "moderne" en tenant compte que ladite "à l'ancienne" fut probablement elle-même jugée "moderne" pas de plus anciens;
La dimension d'émerveillement que beaucoup d'entre-nous ici j'ose l'espérer ont pu connaître lors de ces nuits magiques, par exemple, est-elle tant altérée par le progrès technologique ?

La réflexion vaut-elle la peine ?

23 jan. 2020

c'est déjà fait ,ça part du smart phone et ça y arrive par les écouteurs dents bleues directement dans le cerveau .
pour te diriger ,te dire ce que tu dois manger ou prendre pour être plus performant ,même la séduction passe par là et j'en oublie .
moi qui suis un accro des sms ,ce qui évite de répondre et de trier ,je me fais régulièrement remonter les bretelles parce que je ne réponds pas ,c'est devenu un droit .
qu'es'ce que l'on est bien hors portée gsm .
la seule chose que je trouve formidable ce sont les prévisions météo soit sur le gsm ou les grib
mais le reste c'est une nouvelle forme d'esclavage ou d'addiction .
alain

23 jan. 202023 jan. 2020

Bigre, Le chat , tu me fais peur, là !
"te dire ce que tu dois manger ou prendre pour être plus performant ,même la séduction passe par là et j'en oublie ."
"... je me fais régulièrement remonter les bretelles parce que je ne réponds pas"

Vraiment ?
Posséder un smartphone conduit nécessairement à ça ?
On ne doit pas avoir le même type d'appareil, alors !

Esclavage ? Alors jettes le, ton smartphone, ya urgence, là !!

22 jan. 2020

La satisfaction / le plaisir ressentis ne sont-ils pas aussi, dans une certaine mesure, liés aux efforts déployés et aux difficultés surmontées ?

J'élargis la réflexion ;-)

22 jan. 2020

oui, c'est bien pour cela que depuis la fin du XIX°, la navigation est devenue vraimment chiante et bien trop facile d'accès!

22 jan. 2020

on peut se poser la question de différentes manières.
On peut raisonnablement penser que plus on remonte dans le temps, plus les difficultés et les efforts étaient manifestement important. Les plaisirs en étaient-ils d'autant plus grands ?
Y-a-t-il un lien inéluctable entre efforts déployés, difficultés surmontées , et quantité de plaisir ressenti ?

Et par exemple poser à la réflexion ce dicton qui "serait" attribué aux anciens pêcheurs bretons : "Qui va en mer pour son plaisir irait en enfer pour passer le temps."

22 jan. 2020

La navigation à vue et astronomique a perdu de son charme avec le GPS qui nous positionne à quelques mètres près en pressant sur un bouton si en plus il est interfacé avec le pilote et suit une route programmée à l'avance en fonction des prévisions météo et optimisée avec les polaire de nos voiliers. C'est bien commode et je suis un fervent pratiquant, mais à quoi vont servir nos neurones dans le futur ? et le plaisir de réussir une droite de hauteur en enchaînant les calculs de trigonométrie? Il y a des progrès regressifs qui rendent un peu moins intelligent le GPS en fait partie. Ça veut pas dire que c'était mieux avant, quoique l'absence de cette engin avait une vertu sélective sur le nombre de pratiquants hauturiers, c'est peut-être pour cela qu'il y a beaucoup plus de monde dans les mouillages les plus reculés qu'avant et cela on ne peut que le regretter.

22 jan. 202022 jan. 2020

"mais à quoi vont servir nos neurones dans le futur ? "

Michel Serres, ce vieux philosophe décédé il y a peu, ( et qui servit dans sa jeunesse comme officier de marine de 1956 à 1958) aurait certainement répondu = "à autre chose" ...
Enfin c'est ce qui ressortait (en essayant de ne pas déformer trop sa pensée) de ses écrits, conférences et réflexions sur les évolutions technologiques et leur influence sur l'homme et la société.

De tous temps il en fut ainsi sans doute:
En des temps très reculés, il fallait tout retenir en mémoire ... donc seuls quelques érudits pouvaient avoir parole utile.
Puis la mémoire s'est déportée dans les bibliothèques où l'on pouvait se déplacer pour "retrouver mémoire"
Puis les bibliothèques se sont déplacées et multipliées jusqu'au domicile avec l'invention de l'imprimerie.
Puis avec la technologie actuelle, plus besoin de se déplacer, le savoir est au bout de nos pouces ( d'où son livre petite poucette)
... De moins en moins d'érudits ?
... Mais de plus en plus de savoir disponible à tout un chacun ?
Certes pour en faire quoi ?
Porteur des plus grands espoirs tout autant que des plus grands effarements ....

La démocratisation - et cela vaut aussi pour notre passion commune ici - est-elle à ce prix de renoncements aux difficultés ?
Et quel prix, d'ailleurs ?
L'avenir ...
Tout noir ?
Tout blanc ?

Ou a chacun de le peindre des couleurs qu'il aime ....?

GPS ou nav astro ? Personnellement j'aime bien les deux
La navigation astro, oh je ne m'y sens pas du tout "cador" mais j'ai suivi avec grand bonheur une formation "nav astro" il y a quelque temps.
Et la présence d'un GPS à mon bord (j'ai les deux) ne m'a pas paru être un frein au sentiment d'émerveillement d'un ciel nocturne magique en plein océan.

Plaisirs différents ?

22 jan. 2020

Sans vouloir revenir 3 siècles en arrière ni renier certains outils modernes, je trouve que faire fonctionner efficacement ses neurones est un plaisir en soi
(j'ai conscience qu'un certain nombre de gens ne seront pas d'accord : s'il existe une application qui fait le boulot pour moi, pourquoi me fatiguer ?)

La perte du sens marin, tant décriée, ne viendrait-elle pas aussi du fait qu'une majorité (?) de gens s'en remettent totalement à l'électronique ?

22 jan. 2020

Je ne crois pas qu’il faille opposer les modernes et les anciens en termes de moyens de navigation. Les deux approches sont complémentaires et il manque un peu quelque chose à ceux qui n’en pratiquent qu’une.

Par ailleurs, il est tout-à-fait possible de naviguer à l’ancienne sur un bateau moderne, comme de naviguer sur un bateau ancien avec les moyens de repérage et de communication actuels.

22 jan. 2020

les modernes d'aujourd'hui pensent avoir fait une sacrée decouverte mais seulement le GPS ,source des nouveaux instruments a dejà 40 ans ...donc pour le modernisme on repassera ...

disons qu'il y a deux categories de plaisanciers les "vieux, modernes" qui utilisent les anciennes methode plus les appareils d'aujourd'hui ..et les "modernes" qui sans électronique ont bien du mal à franchir le mole de leur port et en cas de panne electrique appelle la SNSM (c'est arrivé)

22 jan. 2020

Ben moi je suis un ancien qui s’est modernisé et qui est content de l’avoir fait.
J’ai appris à naviguer avec que dalle, à savoir un plomb de sonde, un loch, un récepteur gonio, et c’est tout.
Puis lors de ma première navigation hauturière s’est ajouté un sextant en pastique et des tables, puis est venu ensuite un vrai sextant (un sextant d’adulte quoi), puis est venu un sondeur, puis une vhf. En fin en 1993 est arrivé un gps, puis récemment de la carto électronique et un détecteur de radar, et enfin depuis peu un transpondeur AIS .
Les quelques neurones qui me restent fonctionnent-ils moins bien depuis que j’utilise ces moyens modernes de navigation ? Que nenni, je crois même que c’est le contraire, car l’utilisation du matériel moderne devient de plus en plus compliqué, à l’instar par exemple des téléphones portables (pardon des smartfaunes).
Quand au charme de la nav au sextant il est avantageusement remplacé, grâce au matériel moderne, par la possibilité de repousser les limites, et ça c’est jouissif. On peut se permettre par exemple certaines arrivées nocturnes dans des coins tordus, risques que l’on n’aurait pas osés prendre dans les temps anciens, tout en gardant bien évidemment un regard critique sur les infos fournis par le matos, et en oubliant pas de le confronter avec l’environnement extérieur.
Voili, voilou je ne regrette vraiment pas le temps ou on naviguait avec sa bite et son couteau.

22 jan. 2020

Ah, la bite et le couteau !!
Irremplaçable et indispensable duo.

Ceci dit, et si on considérait le trio :

Le sextant, la bite et le couteau
Mis en vers ça donnerait ça en reconsidérant le vocabulaire en mode plus adapté aux chastes esprits (quoique...) :

Le Sextant l'habite

La cap’tain est perdu
Est-il à sa limite
Il se dit mais bon sang
Ou ai-je mis mon couteau
Quelqu’un l’aurait-il vu
Sa colère est subite
Il prend soin pourtant
Cette fois-ci c’en est trop

Car l’adage est connu
De ceux qui cohabitent
Et répété souvent
La bite et le couteau
Sont toujours bienvenus
Mais quand le sextant l’habite
Le cap’tain est content
Tout va bien sur l’bateau

DomNomade

22 jan. 2020

L'arrivée de nuit - ou plutôt l'approche de la côte de nuit - était un bon moyen de confirmer/fignoler son estime après une traversée du Golfe par exemple .

22 jan. 2020

Audiard "c'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases"

22 jan. 2020

Ah ... celle-ci est la bonne je crois ?
Récemment dans un autre fil on nous l'a servie avec " des calculs" à la place de "des phrases" ... mais sans l'attribuer nommément à Audiard, ceci-dit ....

22 jan. 2020
22 jan. 2020

Ne pas oublier que dans le temps jadis, et même avant, la terre était toute plate !
On ne pouvait donc pas envoyer de satellite en orbite autour de cette terre...😁😉

22 jan. 2020

en fait elle s'est arrondie avec le temps, ça doit être ça ?
Ceci dit, y avons nous gagné ?
pas sûr !
Maintenant qu'elle est ronde ... ben ya plus de "coins" tranquilles !!
Alors qu'avant yen avait ... si ça c'est pas une preuve qu'elle a vraiment été plate ( bon elle l'est plus, d'accord, mais puisque je vous dis que ....)

22 jan. 2020

Excellent!une pluie d'étoiles!!!
Mais quand même, pour accepter le progrès, rien de tel qu'une séance chez le dentiste...

22 jan. 2020

Qui se souvient du premier gps commercialisé, et après du glonass, instruments de malheur vites rangés dans le coffre des objets oubliés.
Ce que je ressens comme différence dans les objets utilisés - le crayon ou l'électronique - le premier exacerbe la sensibilité, le second est froid et insipide. En revanche, le second permet une multitude de simulations que l'on envisageait à peine lorsque seul le crayon régnait. Est-ce utile en plaisance ? J'en doute fort. A moins de considérer la plaisance comme un exercice dévoué à la performance. Pour ma part c'est un confort qui permet de corroborer des observations.

Mais il parait que tous les matins, il y en a qui allument le gps de la voiture pour faire chaque jour le même trajet. On peut comprendre que sans, ils seraient perdus en mer.

23 jan. 2020

"Mais il parait que tous les matins, il y en a qui allument le gps de la voiture pour faire chaque jour le même trajet"
C'est mon cas car le logiciel intègre les conditions de circulation qui varient de jour en jour et peut proposer des trajets alternatifs.
Plus largement, le refus du progrès semble être une caractéristique de la vieillesse. C'est une idée reçue. Je m'amuse de devoir initier aux outils et aux équipements de navigation les plus modernes de beaucoup plus jeunes que moi. Le plus "papy" des deux n'est pas toujours celui auquel on pense le plus spontanément.

23 jan. 2020

Gradlon
Si tu avais lu pas uniquement la dernière ligne ton commentaire aurait été plus en rapport.

22 jan. 2020

Mais rien ne vous empêche de mettre tout le matos au fond d'un cagibi et d'en jeter la clef. Moi je rêve à de la cartographie électronique... Au moment où Fritz'alain va jeter l'éponge et devenir comme led retraités de l'ENIM à trainer sur le quai, moi je vais remettre à l'eau....

Au moment où Fritz'alain va jeter l'éponge et devenir comme led retraités de l'ENIM à trainer sur le quai, moi je vais remettre à l'eau....

curieux, cela me rappelle Colas parlant de Tabarly ...

23 jan. 2020

Hubert; certains restent persuadés qu'il n'a pas péri en mer! alors qui sait peut etre l'as tu démasqué?

23 jan. 2020

Hub2'CH, c'est mon surnom sur mon île.

23 jan. 2020

Il ne s'agit pas d'affirmer que c'était mieux avant mais ceux qui ont navigué 5, 10, 25 ans ou plus à l'ESTIME savent *le plaisir à découvrir dans la boucaille la terre attendue. *

Naviguer avec un GPS et un traceur permet une navigation infiniment plus précise.

Dans ces années, pas si lointaines, non seulement, on ne disposait que d'une radio-gonio Super Navitech pour capter les rares bulletins météo marine. A condition de ne pas "rater" l'heure d'émission et de l'entendre.

Durant ces années, les navigations étaient TOUTES effectuées à l'estime en reportant nos petites croix sur DES cartes. L'observation étaient PRIMORDIALE : nuages, variation du vent, des formes des vagues, des bouées de casier.

Le chef de bord était toujours en train de se remettre en question et gardait un plan B ou C dans un coin de son cerveau.

A la fin des années 80, pour les plus fortunés, est venu le DECCA qui étaient d'une précision intéressante (100 à 250 m, je crois) mais comportait trop souvent des zones blanches.

Depuis les années 2000, est apparu le GPS avec sa précision étonnante.

Il apparait que les " modernes " navigateurs, biberonnés au PRINCIPE de PRECAUTION", apparu durant les mêmes années, ne savent pas pratiquer une estime.
Pire, forts de leurs certitudes, ils imaginent que nous étions des INCONSCIENTS irresponsables.

Je m'en suis rendu compte au fil des ans, car, *j'ai navigué souvent avec des "PROFESSIONNELS *", c'est à dire des titulaires d'un capitaine 200 ou d'un brevet de Patron Plaisance Voile qui reconnaissaient bien volontiers leurs lacunes et qui, avides d'apprendre, j'expliquais avec plaisir mes techniques de navigation.

Malheureusement, naviguer avec précision à l'estime ne s'apprend qu'EN PRATIQUANT, encore et encore. Pas seulement en connaissant la théorie.

23 jan. 2020

J'ai moins de 40 ans (pour revenir sur les propos du propriétaire de misainier à furcula 😜).
Mais, je sais tenir une estime, relever des amers et utiliser un sextant pour me repérer sur le globe. J'aime bien pratiquer régulièrement, déjà ça occupe pendant les longues navs, ça apprends à "voir le terrain" en regardant une carte, et c'est un élément de sécurité en cas de panne électrique (ce qui ne gâche rien).
Je sais parfaitement utiliser l'électronique car curieux de nature, j'apprends tout ce que je peux apprendre. La modernité c'est bien, mais il faut apprendre à s'en servir pour ne pas la laisser se servir de nous. Et apprendre à s'en passer fait partie de la chose.

23 jan. 2020

les premiers SATNAV ancien nom des GPS sont arrivés à la vente en shipchandler courant 1983.

23 jan. 2020

c'est un élément de sécurité en cas de panne électrique

Là, je m'inscrit en faux ! Si tu piétines accidentellement ton sextant, ou le fout à la baille par maladresse, ton élément de sécurité n'existe plus. Mieux vaut avoir un ou deux GPS à piles en secours, si possibles récents pour intégrer les nouveaux systèmes russes, européen ou chinois, c'est à mon avis infiniment plus sécure. (au fait, Calypso, le GPS est bel et bien un instrument moderne, tout comme le sextant, voire même l'astrolabe, puisque l'histoire moderne débute avec la Renaissance)

Quant au plaisir de faire le point avec papier, crayon, tables et tout le toutim, moi je veux bien, mais je préfère passer du temps sur le pont à peaufiner mes réglages et observer l'environnement tout en étant tranquille sur mon positionnement que d'aller me flanquer la gerbe à rechercher le crayons ou la gomme dans le fatras d'un coffre pour effectuer un calcul au terme duquel tu as avancé d'un mille quand tu le reportes victorieusement sur ta carte papier crasseuse de gras traits de Cras😜

23 jan. 202023 jan. 2020

Marcher sur le sextant, le fatras d'un coffre, et bien Hi, ça doit être un beau bordel sur ton canot 😜
Blague à part, j'ai bien évidemment plusieurs dispositifs GNSS et je prends le temps de peaufiner mes réglages, ne t'inquiètes pas pour moi.
Par contre, avoir une confiance absolue en l'électronique est selon moi une mauvaise chose. Parce que américain, Russe, chinois ou européen (vu qu'apparemment tu anticipes une troisième guerre mondiale) dis toi bien qu'en cas de brouillage ou de guerre, aucun de ces systèmes ne fonctionne (du moins pas pour le pekin moyen).
Apprendre à s'orienter ça peut toujours être utile, y compris (et surtout) a terre. Et apprendre à se passer d'électronique, crois moi ou pas, mais ça apprends à mieux utiliser et régler son bateau lorsque l'on utilise ladite électronique. Ça apprends aussi à mieux "lire" et profiter du paysage et de l'environnement.

23 jan. 202023 jan. 2020

j'ai la bizarre impression que vous naviguez ... dans les manuels ...
mettre la navigation à l'estime comme le nec plus ultra de l'art d'être marin est une galéjade; on fait comme on peut quand on n'a que ça mais la précision de cette méthode est un vœu pieux ...
@ Hi : parfaitement d'accord avec toi !

23 jan. 202023 jan. 2020

faudrait pas oublier que naviguer avec un compas de relèvement, une carte, une règle et un compas plus 1 lock et une montre en fin l'heure, cela s'appelle modestement et humblement naviguer à l'estime, en clair c'est pas précis, pas rapide bref approximatif...en son temps, avant tout çà, il y a eu très certainement un discours conservateur du genre: " oui mais les étoiles, le soleil, la lune, la houle et le vent marchent toujours et son toujours dispo contrairement à tout ce fatras moderne qui peut tomber en panne ( boussole, montre, lock) les perdre etc ...

Bref toujours la même chose rien de nouveau sous le soleil

D'ailleurs chez moi je fais toujours la cuisine au feu de bois on sait jamais si un jour il n'y avait plus de gaz...

Perso j'aime bien les deux, j'aime les cartes papier plus que les écrans mais je n'ai aucune aversion pour eux. Plus cela secoue, plus c'est mauvais plus l'électronique devient un moyen précis et rapide bien plus performant que l'estime et le papier, qui devient de moins en moins fiable et donc dangereux.

Avez vous déjà fait un relevé avec une mer très agité à forte, entre chien et loup, sous la pluie...et reporter vos relèvements? il y a quand même 10 000 fois plus de chance, tout le long de la procédure de faire une erreur que de voir les satellites nous lâcher même avec un gros coup de lof.

PS moi qui suis un jeune marin j'ai commencé au 21 ème siècle, et bien j'ai appris à naviguer et manœuvrer, bref à tout faire sans électronique,sans pilote, et seul dans la mesure du possible. mais c'est vrai qu'il faut un peu s’entraîner c'est pas inné comme activité.

23 jan. 2020

Si tu relève des chiens et des loups en mer, c est déjà trop tard...

23 jan. 202023 jan. 2020

Notre meilleur allié dans le domaine de la navigation, comme en philosophie, c’est le doute.

Se fier avec certitude au positionnement fourni par une seule méthode est certes rassurant, mais peut être erroné.

Douter de sa position et la confirmer, de façon formelle ou non, par plusieurs moyens indépendants (visuel ou astro, estime, électronique) est une pratique plus sécuritaire.

23 jan. 2020

 La seule chose dont on pouvait être certain en mer, c'est que rien n'y était jamais certain 

»

Toujours naviguer comme si l’on ne possédait pas de GPS.

C’est le meilleur moyen de garder ses sens en éveil et de garder des automatismes primordiaux dans le cas d’une navigation dans des conditions inhabituellement difficiles.

De temps à autre, amusez vous à naviguer à l’ancienne avec une bonne vieille règle et des cartes. Cela occupe.

karibario.blogspot.com[...]nt.html

23 jan. 202023 jan. 2020

C'est quand même bizarre d'imaginer que, quand on utilise un gps lecteur de carte,l'on naviguerait les yeux rivés sur l'écran, coupé du paysage, de la mer, du vent, des nuages...et que l'on ne recouperait pas les informations du traceur avec le paysage????

La relation paysage carte est la même! que la carte soit sur papier ou sur écran

L'utilisation de l'électronique ce n'est pas tout ou rien.

23 jan. 2020

D'accord avec toi, je dis même que les deux sont complémentaires, et que connaître une méthode, permet de mieux utiliser l'autre, et vice et versa.
Quand je parle d'électronique, je ne parle pas que du traceur bien entendu, mais de l'électronique en général. Savoir estimer la vitesse et la direction vent à l'oreille ainsi qu'en regardant la mer, la vitesse à la vue de la vague d'étrave ou au bruit de l'eau sur la coque, savoir qu'un bateau à moteur rapide est proche en écoutant les bruits, que ce soit à l'intérieur ou l'extérieur de son bateau... Tout ceci permet de mieux utiliser les aides modernes à la navigation. Et inversement, ces mêmes aides sont très utiles pour apprendre et comprendre comment naviguer "à l'ancienne", et permettent de confirmer ou infirmer nos intuitions.

23 jan. 2020

C'est plus fort que toi, Viking, faut que tu mettes un lien vers ton blog envers et contre tout, et surtout contre la charte H&O...

23 jan. 2020

Seuls ceux qui sont vraiment intéressés vont lire mes textes qui sont, pour la plupart trop longs pour être publiés ici.

Tu remarqueras que mes liens sont TOUJOURS relatifs aux sujets abordés.

" L’atterrissage lors du dernier jour de mer est joliment relaté par mon ami, André Gentil, dans son excellent livre de mer, « Par les trois caps, t’es pas cap » :

« Après 60 jours de mer, nous remontions de Rio de Janeiro vers Portsmouth, dernière étape du Triangle atlantique. L’anticyclone nous avait joué des mauvais tours et fait prendre du retard au point de nous rationner en eau et nourriture.

Nous entrâmes en Manche par une épaisse brume. Le petit temps s’installa durablement. La brume durait depuis trois jours et notre point astro vieillissait mal. "

Extrait car texte trop long pour un fil.

La suite : karibario.blogspot.com[...]nt.html

23 jan. 2020

ouais, bof... Une liste de citation, un texte sur une nav en galante compagnie, quelques sentences, aphorismes et autres maximes... Je ne vois pas bien le lien avec un débat sur les "anciens et les modernes"...

23 jan. 2020

À l'inverse HI j'apprécie les références documentées citées dans le blog de Viking. Un exemple, dernièrement, en réponse à mon fil initié sur "la fuite par gros temps" plusieurs références à son blog étaient parfaitement légitimes et en ligne directe avec le sujet: des témoignages vécus et plein d'enseignements, impossibles à joindre en post de par la longueur des textes.

23 jan. 2020

Ben oui mais pas là. Et comme il est coutumier du fait...

23 jan. 2020

@moana29, je suis d'accord avec toi, il y en a bien qui nous collent des liens Facebook dès qu'ils peuvent.

23 jan. 202023 jan. 2020

Nous n'avons, c'est certain, pas tous les mêmes motifs d'émerveillement
Mais nous avons néanmoins tous en commun une passion, celle qui nous réunit ici.
Pour ma part, bien qu'étant déjà un peu dans le camps des papys du point de vue de l'âge, j'ai vraiment commencé à naviguer dans les années 90 ...

Néanmoins j'ai aussi appris "à la traditionnelle" .. réminiscence de ma jeunesse au lycée ou j'avais participé à un club d'astronomie... passion des astres.
Les deux me vont bien, ils se complètent agréablement et l'un n'interdit l'autre à personne...
Je pourrais faire aussi en forme de boutade =
" Hé les gars, si c'était si bien, jetez vos GPS et revenez à l'ancienne ..."
Bah ...

Ce que je retiens aussi, c'est que dans mes pérégrinations solitaires, de tous les gens que j'ai rencontrés, ( et dont certains et/ou certaines sont restés des amis) jamais ( jamais!) je n'ai eu quelque retenue ou critique sauf positive à leur endroit du fait de leur "façon de naviguer".

J'ai retenu que j'ai surtout rencontré des gens heureux.
Des gens qui avaient fait ce choix de vivre différemment, soit pour une expérience plus ou moins longue ou soit pour une véritable tranche de vie.
Jamais je n'y ai vu une échelle de valeur dans leur qualité propre y compris de "gens qui vont en mer" ( car dans ce cas, si le mot marin n'est pas approprié, le mot plaisancier l'est-il mieux ?)

C'est cette idée que je retiens, surtout, et qui fait, aussi, tout l'intérêt d'un site comme celui-ci:
Le navigation de l'un ou de l'autre, si différente soit-elle de la sienne-propre, pourra justifier , peut-être , des conseils, des critiques ( dans le bon sens du terme )
Mais justifier de se jeter de ces sortes d'anathèmes qui parcourent tant de forums ( et parfois celui-ci ?) ... de grâce épargnons nous cela ...!!

J'aurais juste envie de (re)dire merci à ceux, j'en oublie, dont j'ai retenu ou simplement les noms ( prénoms) ou mieux encore ...l'amitié, donc à :
Christiane et Michel
Marie Hélène et Christian
Véronique et François
Patrick
Raymonde et David
Michel
Clémence et Florian
Anne-Claire et Guillaume
Marjo et Clem
Philippe
Etienne
Julie et Victor
Brigitte et Claude
Gilles et Gilles.
Samuel
Justín "el corsario"
Thomas et Carole
Boris
Et tant d'autres ...

qui naviguent comme ils peuvent, comme ils veulent, mais dont la gentillesse et la capacité d'amitié n'est aucunement indexée sur leur matériel et/ou méthode de navigation ...
Et qui ont participé à mon bonheur ....

24 jan. 2020

Sache, mon cher Dominique, que ce bonheur est réciproque et partagé !
Ayant navigué au sextant, et aussi à l'estime après avoir perdu notre sextant par dessus bord lors de l'étape Fort de France / St Malo, ça ne nous a pas empêché d'arriver.
Mais quel bonheur que le GPS et les instruments actuels qui permettent d'avoir tout le temps de simplement... prendre son temps.
Merci à toi pour tes leçons de vie, ta gentillesse et ce rapport toujours humble aux autres.
Christian et Marie Hélène

23 jan. 2020

Pour un voyageur, quelle que soit l'époque, être capable de savoir où il se trouve à un instant donné et prendre une bonne direction, est un concept totalement intemporel qui ne relève pas initialement d'un plaisir intellectuel mais d'abord de sa survie. Si l'époque permet techniquement d'améliorer la précision donc de diminuer l'incertitude sur les chances de s'en sortir, c'est du bénéfice net que personne ne va contester. Un nouveau moyen, quel qu'il soit ne dispense pas de critiquer ses résultats qui doivent être recoupés pour validation.
La présentation "romantique" de mettre en opposition les moyens anciens et récents ne peut intéresser que ceux qui ne connaissent, et surtout ont la paresse d'apprendre à connaitre, vraiment rien aux principes mêmes de toute navigation, qu'elle soit terrestre, maritime, aérienne ou même spatiale. Croire et appliquer bêtement, plutôt que d'abord comprendre pour bien utiliser les différentes méthodes possibles ne peut qu'aboutir à une catastrophe et quelques fois très rapidement.

23 jan. 2020

@outremer, je n'aurais pas dit mieux.

23 jan. 2020

Alors soit, allons-y pour le "romantisme" ... moi je veux bien l'assumer.
Mais est-il donc incompatible avec l'envie d'apprendre ?
Et que met-il en opposition ?
Ce "romantisme" a-t-il forcément pour corollaire de ne "connaître vraiment rien aux principes ...", "croire et appliquer bêtement", "aboutir à une catastrophe" ?
Et autres réquisitoires ?

Rien n'interdit de mettre une dose de "romantisme" dans une démarche que l'on conduit comme un "projet" très sérieusement mené ... c'est ce qu'il m'a semble voir parmi les multiples personnes que j'ai rencontrées en voyage et dont j'ai cité les prénoms par exemple ... et que je me suis également assignée.
Mais la soif d'apprendre n'est pas inhibitrice de la part de ... "romantisme" (ni l'inverse) s'il faut nommer les choses ainsi ...
Un supplément d'âme en quelque sorte ...? Qui a toute sa place dans la démarche;
Mais une opposition, certainement pas ... c'est justement tout l'objet de mon propos initial.

23 jan. 202023 jan. 2020

Certes, mais on parle de plaisance, ou de survivalisme ?

Le jour où une guerre impliquera la disparition complète des signaux de positionnement par satellites, ce jour-là, notre capacité à tenir une estime pour entrer au Crouesty ou dans l'Aber Vrac'h sera, gageons-le, le cadet du benjamin du petit dernier de l'ultime de nos soucis...

23 jan. 2020

puisque l'on parle des modernes : dites moi comment on ouvre un nouveau sujet dans ce bazar

23 jan. 2020

Dans la barre bleue en haut de page, tu cliques sur le signe "+"

23 jan. 2020

merci Dom ! C'était mieux avant, pourquoi faire simple... et une figurine comment l'on fait ...

23 jan. 2020

comme bien souvent dans de nombreux sujets il y a une inversion de la fin et des moyens

Quand j'ai besoin d'une hauteur d'eau, d'une heure de basse mer, d'un coef, et des données courant
J'ai juste besoin de ces informations c'est le but, la fin.

Que tu ailles chercher l'info dans le bloc marine ou sur ton portable, tablette, ordi, qui ne sont que des moyens, je m'en contre fiche je veux juste de l'info peu importe le support.

23 jan. 2020

Vous croyez qu'il y a eu débat à l'arrivée du sextant,vers 1750,que des vieux râleurs prônaient encore l'utilisation de l'astrolabe et du bâton de Jacob?

23 jan. 2020

j'en suis certain!

23 jan. 2020

T'etais déjà là !!!😉

23 jan. 2020

Bonjour

D'abord merci à DomNomade de lancer ce fil tout à la fois rafraichissant, sans jugement moral ; juste une mise en perspective de cette fameuse querelle entre Anciens et Modernes, autour de notre obsession qu'est la navigation. Et les réflexions, parfois philosophiques, que cela peut susciter. De quoi discuter sans se disputer...

Comme beaucoup de cacochymes de ce forum (enfin moi, à 62 ans, je suis presque un jeunot), j'ai commencé avec juste un compas de route, de relèvement, une carto papier, un livre des feux (marin breton), et même pas au début, ni de sondeur ni de loch. Donc, évidemment, passé les 5-6 mn des côtes, à nous l'estime. 1ère traversée du golfe de Gascogne : un sextant plastoque et des tables qu'on maîtrisait pas ; donc suspens à l'arrivée, de préférence effectivement de nuit pour reconnaître les premières balises lumineuses. Bon ; rien d'original.

Malgré tout pour revenir à la querelle initiale que notre ami DomNomade illustre pertinemment avec l'arrivée du sextant et du chronomètre de précision au XIXè siècle, y a quand même quelque chose qui reliait ceux d'avant et ceux d'après, c'est l'observation de l'environnement naturel et astronomique. Même avec le sextant de précision, fallait quand même tenir compte de cet environnement naturel (soleil voilé ou non, état de la mer qui compromet plus ou moins la descente de l'astre sur l'horizon, reconnaissance des étoiles, etc.). Et c'est là que la révolution GPS et plus largement numérique a quand même chamboulé pas mal de chose. En déconnexion totale de son environnement, on peut à présent parfaitement et avec la plus grande précision se positionner, suivre sa route, etc. Et là, moi j'y vois un sacré changement.

Faut-il le regretter, ce bon vieux temps où "on faisait corps avec le milieu naturel, en s'en prenant plein la gueule, en angoissant de son estime alors qu'on venait de passer de longues heures dans le brouillard, en frémissant en atterrage, en doutant de la bonne identification des amers repérés et de la triangulation du point un peu trop large, etc." ? Évidemment non ! Évidemment, comme tout le monde, j'ai repoussé mes limites de navigation en osant notamment faire des trucs en solo que jamais je n'aurais entrepris plus jeune, sans le précieux secours du GPS. Bien évidemment, le développement de la prévision numérique de la MTO avec ses gribs à 8 voire 10 jours ont donné une perspective nouvelle dans la façon d'envisager ses navigations, notamment semi-hauturieres. Mais voilà ; j'ai bien aimé celui (je sais plus qui) qui plus haut a parlé de Michel Serres. Est-ce que en se libérant de certaines contingences rendues possibles par cette révolution de la technique et du numérique, cela nous a rendu plus disponible, plus ouvert pour nous imprégner de "nature". Et là, et pour moi le premier j'en doute un peu. Quelque part, cette "contrainte de nature" dans un environnement moins technologisé s'imposait à nous pour ne pas se trouver complètement à la ramasse. Mais franchement, même si je pense être encore complètement capable de tenir une estime, poser sur une carte papier les vecteurs vents et courant pour tracer une route, observer un tour d'horizon pour essayer de repérer le plus tôt possible l'amer qui me donnera ma position, très honnêtement, je ne m'adonne plus à ce genre d'exercice, et d'une certaine façon je me suis "un peu" déconnecté de la nature. C'est un peu tout cela qui renvoie aussi au débat sur le "sens marin". S'il vous plait, aucun jugement moral, que personne ne se sente attaqué ; juste une question. C'est pourquoi j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt le GGR et ses règles archaïques qui interdisaient le GPS, les communications satellites (sauf urgences) et les pilotes électroniques. Pas du tout pour le côté "passéiste" des vrais marins, tatoués, etc. mais par ce côté, on s'interdit ces aides technologiques (alors qu'elles existent et qu'elles sont tellement confortables et sécures) et on regarde ce que ça donne. Évidemment que VDH une fois revenu de sont tdm, comme ses autres collègues, a repris une navigation tout équipée... mais ce temps là du tdm sans support numérique ; ce que ça a pu générer dans cette relation homme-nature ; ça m'intéresse vraiment

Voilà !

Hervé

23 jan. 2020

Nous sommes tous à peu près d'accord sur ce que signifie "modernes". Quant aux "anciens", c'est plus compliqué; de quels "anciens" parte-t-on ? Il y a un AVANT-GPS, un AVANT-GONIO et un AVANT-CHRONOMETRE, mais il y a aussi un AVANT-SEXTANT et même un AVANT-BOUSSOLE.
Les anciens d'hier ne sont que sont les modernes d'avant-hier et, finalement, à l'échelle de l'histoire de la navigation, le sextant est plutôt moderne et devrait peut-être lui-aussi être jeté aux orties de la modernité. Le Pacifique a été peuplé sans boussole...

23 jan. 202016 juin 2020

Vrai navigation à l'ancienne (et bien sûr marin ne sachant pas nager, même pas le couteau pour le reste, je n'ai pas soulevé le pagne!) :

( dessin issu du livre "Il était une fois l’homme – L'homme de Cro-Magnon, des Éditions Fabbri-Hachette)

23 jan. 202023 jan. 2020

Le chaînon manquant ( .. enfin qui nous manquait) .. enfin le voilà !!

23 jan. 2020

et lucie elle naviguait ou pas ?et surtout comment .
alain

23 jan. 2020

N'oublions pas que le brai était déjà utilisé par Néandertal

23 jan. 202023 jan. 2020

J'ai 47 ans et pour avoir navigué enfant avec mes parents dans les années 80 et avoir connu le point à la radiogoniométrie ou au sextant, les bulletin météo qui commencait par l'horloge parlante, je trouve que la cartographie électronique a banalisé les sorties en mer; cela a enlevé une part d'aventure, de mystère, d'inconnu...
Je me souviens d'une fois ou nous étions passé entre Majorque et Ibiza avant de finalement faire 1/2 tour, chose qui semble insensée aujourd'hui... Comment pourrait-on rater une île?
Les bateaux étaient beaucoup plus petits que maintenant; nous nous entassions dans un 8m50 à 5 ou 6 voire plus... Les 35 pieds étaient des bateaux immenses alors qu'aujourd'hui c'est devenu la norme.
Personne ne portaient de gilets de sauvetages, nous ne nous attachions quasiment jamais alors que maintenant on croise des équipiers avec gilets et harnais même en arrivant au port...
Je rejoins Fritz the cat :ce qui me gène un peu aujourd'hui c'est la surpopulation cotière et la multiplication des ces grosses unités de 50 pieds ou plus, tout confort, tout équipé, avec machine a glacons et climatisation... ces gros bateaux modernes qui le plus souvent sont au moteur même quand ils ont un vent favorable...
Avant, on rencontrait partout des marins "aventuriers" a la Moitessier alors que maintenant c'est devenu une espèce rare ou alors il faut partir très très loin...

23 jan. 202016 juin 2020

Je suis entièrement d'accord avec ce plaisir de la carte marine "papier".

Tiens, j'avais d'ailleurs fait il y a un "certain temps" un tableau pour l'exprimer à ma manière. (photo)
Ce tableau a été vendu au hasard d'une expo à laquelle j'avais participé, des gens qui avaient un bateau ressemblant beaucoup à celui de mon tableau, et basé à Groix avaient flashé dessus.

Et j'avais également écrit ce petit poème qui va assez bien avec :

Carte marine

Une carte marine
Sur la table de cuisine
Et me voilà parti
Dans ces océanies
Qui peuplent mes soirées
Dans un rêve éveillé

Des chiffres me transportent
Vers les côtes accores
De ces contrées lointaines
Où seul je me promène
Et les lignes de sonde
Me dessinent d'autres mondes.

Des courants de marées
Des rocs déchiquetés
Font la grève du zèle
Et dans leurs tire-d'ailes
Les mouettes imaginaires
S'échinent à me plaire

Mon génois est bordé
Sur un moment volé
Je revivrai ce soir
D'onduleuses mémoires
Sous l'ambre et l'opaline
D'une carte marine

La carte papier, le crayon, la gomme, et le reste, les divers livres nautiques qui sentent ce parfum du voyage quand on les ouvre ... oui, cent fois oui ...!
Mais je m'attache à ne jamais en faire un motif de dénigrement des méthodes modernes.
Et rien - à mon humble avis - n'empêche quiconque de continuer, ou ne serait-ce que de "doubler" l'exercice entre l'électronique et le traditionnel.
Préliminaires ou prolongements du voyage ... ou simplement du rêve ?

Et puis ... si les moyens "modernes" nous permettent d'aller voir un peu plus loin dans de bonnes conditions ... ne serait-ce souvent que "juste un peu plus loin", ya plus trop la foule.

Pas d'aigreurs ... du plaisir ... du plaisir ...c'est toujours possible, non ?

23 jan. 2020

J'aime beaucoup ton tableau DomNomade... ⭐🙂

23 jan. 202023 jan. 2020

J’aime aussi les cartes papier.

D’abord parce qu’elles incitent au rêve et que c’est déjà le début de la croisière.

Et puis j’aime les vieilles cartes qui ont vécu, celles qui sont rafistolées aux pliures, qui gardent la trace des routes et des points des croisières passées, celles qui ont un petit calcul ou un schéma griffonné dans un coin, celles qui ont des taches de saucisson, de fonds de verres de vin, de sang de poisson et de cambouis.

Après nous avoir porté aux rêves, elles gardent nos souvenirs.

25 jan. 2020

et c'est à ce moment là que jean crasse (cras) arrive avec sa règle et sa grosse gomme pour tout nettoyer .
ta carte dégeu. pourrait servir comme base pour une pub de lessive .
alain

23 jan. 2020

Est ce interdit de mettre un lien vers sa chaîne YouTube pour récolter des abonnés ?

23 jan. 2020

@ Lebrisac: si la question de la chaîne Youtube m'est adressée ... rien n'est interdit.
Je mets sur Youtube des videos qui valent ce qu'elles valent, comme beaucoup d'entre nous ...
Mais personnellement je n'ai jamais cherché à faire ici de récolte d'abonnés.
Et mes toiles ne sont pas du tout (du tout du tout ...) sur Youtube

Je ne voulais simplement qu'abonder sur le plaisir - car c'en est un - de la carte.
Et l'exprimer à ma manière

Mais si tu as ta chaîne ... libre à toi ...oeuf corse.

23 jan. 2020

Je m interrogeais sur le fait que V35 soit repris lorsqu il met un lien vers son blog. Alors que souvent il y a des liens vers des chaînes. Le dernier sea trip.

Je n avais pas vu la chaîne de domnomade. Je vais regarder avec attention. Merci dom.

23 jan. 2020

enfin je note qu'ici les anciens disparaissent reste que les "modernes" pourquoi pas apres tout

24 jan. 2020

Ne pourrait-on pas ouvrir un fil sur la querelle des modernes et des post-modernes ?
Dans l'état de vacuité du forum, cela permettrait d'ajouter du post au post et du temps au temps pour ceux qui en ont à perdre.

24 jan. 2020

ancien ou moderne?
ce n'est pas parce que c'est nouveau que c'est forcément mieux (ou forcément moins bien pour certains).
c'est comme le site HeO.... il y a des + et des -.
A nous de prendre le meilleur de ce qui existe, et de toujours penser à la solution "B", voire "C".
désolé, je ne peux pas mettre de binette...

24 jan. 2020

bonjour
toute cette technologie à commencer par le bâton de Jacob est vraiment inutile.
rien de comparable avec la navigation à l'estime et j'en suis la preuve vivante.
il m'est arrivé à plusieurs reprises de traverser totalement l'étang de Berres sans instruments,

en solitaire et SANS escale je le précise.
Combien de fois ais je fait la liaison Menton au cap ferrat en équipage certes ( femme et enfants ) sans regarder une seule fois le compas ?
Partir de Montsarrac et sans embuche rallier Vannes ou l'ile aux moines sans heurter un seul rocher , tout en évitant soigneusement les ilots agressifs du golfe.....
alors je le dis
si on veut , on peut !
JF

24 jan. 2020

Oui, mais avec le GPS tu peux point par point confronter le paysage et la carte pour t'assurer que le paysage est à jour.

24 jan. 2020

Christophe Colomb qui naviguait à l'époque à latitude constante, parti pour en fait rejoindre le Japon ne pouvait que redécouvrir, et heureusement pour lui et ses équipages car son estimation de la circonférence était complètement fausse alors qu'elle était connue avec une bonne précision 150 ans avant JCs, les Amériques sur sa route, vue que la Terre est ronde. Donc avec de la chance même en f

25 jan. 2020

j'en connais et surtout qui se font connaitre :c'est le moment des élections qui font la même chose .
ils partent ,sans savoir ou ils vont ,ne savent pas ce qu'ils vont y faire et surtout avec l'argent des autres …
alain

24 jan. 2020

Christophe Colomb qui naviguait à l'époque à latitude constante, parti pour en fait rejoindre le Japon ne pouvait que redécouvrir, et heureusement pour lui et ses équipages car son estimation de la circonférence était complètement fausse alors qu'elle était connue avec une bonne précision 150 ans avant JCs, les Amériques sur sa route, vue que la Terre est ronde. Donc avec de la chance même en f

24 jan. 2020

Suite: donc même en faisant des erreurs gigantesques on peut finir par arriver à retrouver la Civilisation que l'on voulait fuir.

24 jan. 2020

@outremer, je ne suis pas convaincu que Colomb cherchait l'Asie. Je pense qu'il savait très bien ce qu'il allait trouver...

25 jan. 2020

Je ne fais que résumer les propos d'un conservateur des archives officielles maritimes espagnoles lors d'un ancien et remarquable documentaire télévisé sur ce sujet: Cette expédition était financièrement équivalente pour le budget royal à celle pour être allé à notre époque sur la Lune (un tel investissement devait naturellement faire espérer des retours à la hauteur). Mais la présentation géographique de Colomb ne cadrait pas bien avec les mesures connues à l'époque par les conseillers royaux de la circonférence terrestre. Colomb ne devait effectivement pas douter de ses calculs (sinon comment aurait-il pu convaincre les souverains) mais tous ceux qui l'accompagnaient si. Cela doit probablement expliquer en partie le comportement des autres capitaines à son égard lors de cette expédition et des suivantes. Comme toujours dans les grandes aventures humaines il y a la légende à l'usage du bon peuple pour la plus grande gloire d'un puissant et les réalités connues seulement de ceux qui les ont réellement préparé ou réalisé.

24 jan. 2020

Pareil. Et apercevoir la Maison Rose dans sa longue-vue est un moment intense... ! ! ! MM

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