Le monde du voyage peut-il coexister avec le monde ordinaire?

Un fil intéressant sur voyage forum :
voyageforum.com[...]225820/

L'équipage
02 déc. 2018
02 déc. 2018

il faudrait déjà definir ce qu'est "un voyage"

s'il s'agit comme la grande majorité des "voyageurs" d'aller ailleurs ...ce n'est pas du "voyage "mais du deplacement …

a mon sens il n'y a que tres peu de voyageurs , par contre il y a beaucoup de deplacements ...

02 déc. 2018

Non.
Il faut d'abord définir ce qu'est le monde ordinaire !

02 déc. 2018

Celui des gilets jaunes AF?

03 déc. 2018

L'ordinaire est le contraire du SUPER!

04 déc. 2018

Pour les sens c'est pareil !

02 déc. 2018

Je suis tout à fait d'accord avec Calypso, la majorité de ceux qui se prétendent voyageurs, ne sont en fait que les mêmes CONsommateurs que chez eux mais ailleurs.

02 déc. 2018

Tout ceci ne relève peut-être que du Tourisme de masse et peut ne pas concerner l'authentique voyageur :
Société d'enfants gâtés ? Capitalisme du désir accentué par l'exigence du tout pour ma gueule et tout de suite.....
Désir mimétique des classes laborieuses envers le mode de vie des "peoples "....
Irrépressible envie de consommer le monde puisqu'il nous appartient ....
Fuite en avant matérialiste tentant de combler le vide spirituel de notre moderne société ?
Désir d'éradiquer la filiation, la transmission générationnelle et donc la responsabilité personnelle de s'inscrire dans une histoire particulière, atavisme nomade du "chasseur cueilleur " s'opposant au monde sédentaire civilisé ?
Comme le dit le premier intervenant
"Quand on attrape le virus du voyage, on vois la vie autrement. Tout ce que nos parents ainsi que la société à pu nous apprendre perd son sens au profit d'une autre vision de la vie."
Et Louis Calaferte d'ajouter (qu'heureusement ? ) le touriste n'est qu'un idiot de passage...

02 déc. 2018

Et alors juliusse on peut consommer en voyageant, je ne vois pas où est le problème! Quant à se "prétendre voyageur", la démarche d'itinérance ne se complait pas dans la revendication !
"Le plaisir n'est pas dans le but à atteindre, mais dans le chemin qui y mène...!", Aucune prétention ici, seulement le plaisir d'aller, de naviguer.... peu importent les moyens !

02 déc. 2018

Mais il y a consommer et CONsommer... et je ne revendique rien du tout.

02 déc. 2018

Pourquoi c'est interdit de consommer quand on voyage?

La consommation de"couleur locale" a des effets pervers sur les locaux quant elle est massive

Aux Acores il y a un tourisme raisonnable qui améliore surement le niveau de vie local sans effets délétères
A Nazare, c'est déjà différent....

Quant à Lagos ou Palma de Majorque, le tourisme expulse les locaux à faible revenu à cause de la forte hausse de l'immobilier

Et en tout cas tout n'est pas permis sous prétexte "de les empêcher de crever de faim"

04 déc. 2018

Oui c'est incroyable la perversion dans certains pays ça leur empêche de crever de faim.

02 déc. 2018

Rare est le voyageur? Je serais tenter de dire, celui qui prends son temps.
Par analogie avec la voiture, on va prendre le vainqueur de la route du rhum, aucune escale, une semaine sur place, 3 semaines après son départ, déjà au bercail. Et pourtant il a voyagé sur l'eau!!!

02 déc. 2018

Un point de vue intéressant , celui de Michel Serres dans son essai "Le gaucher boiteux : figures de la pensée"

Le voyage et son itinéraire
(Extrait du livre ‘’Le gaucher boiteux’’ de Michel Serres)

Partons pour un voyage minutieusement préparé.
Notre itinéraire ira d’ici à là et empruntera telle voie. Or le
chemin de Landerneau va toujours à Landerneau et
l’autoroute vers Paris finit au périphérique. Tout droit, pas
de surprise. Nous frayons alors des sentiers battus.
Or un voyage réussi ne se contente pas d’aller d’ici à là,
comme prévu, mais jouit de rencontres imprévues, des
terres inattendues, en passant parfois par des chemins de
traverse.
Exemple : Christophe Colomb prépara longuement sa
traversée vers les Indes ; il découvrit l’Amérique, chose
fort imprévisible. Un orage, la méconnaissance des
parages, une faute de manœuvre précipitent le matelot
malheureux vers une île déserte; ainsi commencent toutes
les robinsonnades.
Bienheureuse erreur.
Ces marins deviennent des aventuriers, ils découvrent, ils
inventent pour avoir bifurqué, pour n’avoir pas navigué
tout droit : vers la gauche ?

02 déc. 2018

Dans la même veine, le début de "Rôle de plaisance" de Jacques Perret :
"Nous avions annoncé, Collot et moi, notre intention d'aller, par voie de mer, de Honfleur à Santander. Non, rien de particulier ne nous appelait à Santander, mais il n'est pas toujours besoin d'y être appelé pour aller quelque part et il n'est jamais convenable de se mouvoir sans but déclaré. Que les gens s'y intéressent ou non, il faut dire où on va. C'est une précaution, un bon usage, une courtoisie pour ceux qui restent. Même au temps que les caravelles fonçaient dans le brouillard, les capitaines disaient d'une voix ferme à leurs épouses :
- Je pars pour le Zipangu.
De nos jours, Zipangu donnerait plutôt l'impression d'un objectif peu sérieux, à peine recommandable, mais c'était l'âge béni où les mots valaient de l’or et où les copains se taillaient en virées amphibies et mirobolantes sous l'honorable pavillon du Monomotapa.
C'est donc un préjugé très ancien qui, à l'appareillage, commande aux gens bien élevés de faire savoir qu'ils savent où ils vont, quitte à réserver la volonté divine, à changer de route passée la dernière bouée ou tourné le premier cap, et Dieu sait justement que l'imprévu, bon ou mauvais, se planque volontiers derrière les caps. Vous pouvez, entre autres, y tomber sous le vent d'un vieux lougre arraisonneur qui, sans façons, vous demandera une pipe de rhum en échange de quoi il vous révélera la position vraie du Zipangu auquel vous tourniez le dos. Tel qui partit harnaché pour les Zipangus Pétrés les découvrit au bistrot, tourné le coin, et tel qui descendit pour acheter, en savate, un paquet de tabac n'en trouva de bon à fumer qu'au fin fond des criques zipangoles. N'en jugez pas à la légère, car on dispute encore pour flétrir ou canoniser celui-là qui partit pour la Chine et découvrit l'Amérique."

Ce livre est un délice...

02 déc. 2018

Pour voyager il faut d'une façon ou d'une autre il faut avoir les moyens de ses ambitions qui ne sont pas issues du Saint Esprit ou vivre au dépens des autres. Il faut le travail de beaucoup de gens ordinaires pour réaliser un voyage extraordinaire. Croire que l'on peut vivre seul au monde est une des nombreuses utopies que produit le cerveau humain.
Et le quotidien de l'homme ordinaire, toujours en survie même s'il ne s'en rend pas compte, est à lui seul une aventure permanente depuis sa conception jusqu'à sa mort, même

02 déc. 2018

Un bon sujet pour la prochaine épreuve philo du bac ?

02 déc. 2018

j'ai connu un couple de voyageurs a mon sens des vrais ..

ils ont fait le tour du monde en 17 ans ,et madame a mi au monde un enfant. Ils travaillaient dans l'hostellerie/restauration et allaient d'établissements en établissements avec des périodes plus ou moins longue ..Cela leurs permettaient déjà de subvenir a leur besoin financier mais aussi et surtout de côtoyer les gens de vivre avec eux dans leur quotidien ...

le reste finalement n'est que paysage ...et pour moi le plaisancier n'est pour la plus part que quelqu'un qui se deplace d'un point A à un point B (plus ou moins lointain) ,pas un voyageur qui rentre dans les sociétés abordées

02 déc. 2018

les "moyens" ont une valeures différente pour chaque personne, son environnement, ses besoins, ses envies, ses devoirs influeront pour beaucoup...
Voyager ne veut pas dire vivre seul au monde, au contraire c'est allez à la découverte des autres.
Il y a de beaux exemples postés ici régulièrement de vieux (ou jeunes!) bonhommes ayant sillonés le globe avec très peu de moyen et parfois même continuant encore.
Par contre je suis bien d'accord pour la conclusion, c'est le quotidien de l'homme ordinaire "l'aventure" la plus difficile, en plus c'est imposé, le voyage lui est volontaire, souvent c'est une fuite

02 déc. 2018

outremer, "..... pour voyager il faut avoir les moyens de ses ambitions...." Dis tu. Il est aussi possible d'adapter ses "ambitions" à ses moyens, ce qui évite de recevoir les dit moyens du Saint-Esprit ou de "vivre au dépens des autres" comme tu le fais remarquer ! Détrompe toi, il est aussi possible de voyager "responsable", c'est même très gratifiant ! ;-)

02 déc. 2018

Quelle est donc la différence en le Vrai voyageur et le Voyageur? :mdr:

02 déc. 2018

Je m'en moque, je "voyage" selon mon bon plaisir et peu m'importe de savoir si il y a des "vrais" ou des "faux" voyageurs ! Je laisse ce problème existantiel aux amateurs de diptères, désœuvrés pendant ces longues et tristes journées de l'hiver approchant ! :alavotre:

02 déc. 2018

La même qu'entre un bon et un mauvais chasseur ?

02 déc. 201802 déc. 2018

Idem entre un Camembert et un vrai Camembert.
L'odeur peut donner une indication mais ce n'est pas toujours suffisant.

02 déc. 201802 déc. 2018

Quoique l'odeur peut laisser penser qu'il s'agit d'un Camembert voyageur.

02 déc. 2018

Trois etoiles pour une blague niveau cm2....on progresse!

02 déc. 2018

La question, c'est : peuvent-ils coexister ?
A moins de partir sur Mars...
;-)

02 déc. 2018

Partir

Décrocher les amarres comme on coupe un cordon
Et s’éloigner du quai sans avoir crié gare
Suivre des oiseaux blancs qui chantent à l’unisson
Dans la bave des cieux leur hymne du départ
Pendant que disparaissent les toits des maisons
Partir en se disant qu’il n’est jamais trop tard

Laisser des gens heureux bien au fond de son cœur
N’avoir d’autre maison qu’une envie d’océan
Et ne plus redouter ni tempêtes ni peurs
Se dire que plus rien ne sera comme avant
Que la vie sera faite de nouveaux labeurs
Qui consacrent les heures à glisser sous le vent

N’avoir d’autres attaches que de lointains rivages
Et se laisser porter par les douces risées
Oublier à jamais les potins du village
Ne prier qu’au milieu des nefs étoilées
Embrasser des soleils comme des heureux présages
Dans les matins de soie des mers recommencées

Dom

02 déc. 2018

C'est très beau…….
et la plus belle conclusion serait signée Joachim Du Bellay:
"Heureux qui comme Ulysse, à fait un beau voyage…..et plus que l'air marin la doulceur angevine".

05 déc. 2018

"Les oiseaux blancs qui chantent à l'unisson" : les mouettes tridactyles, sans doute?
Ah, la poésie...

02 déc. 2018

Nous sommes tous en voyage avec un allez simple.
Profitons!

02 déc. 2018

Sur toutes les plages du monde
Sur toutes les plages y'a des mômes
Qui font signe aux bateaux

Sur toutes le plages de tous les coins
Y'a des mômes qui tendent la main
Aux navires de passage

Et si pour toi, là-bas c'est le paradis
Dis-toi que dans leur petite tête le paradis
C'est ici... hum c'est ici

Sur toutes les plages de toutes les mers
Sur toutes les plages y'a des mômes
Qui tournent le dos à leur mère

Sur toutes les plages, tous les pontons
Sur toutes les plages y'a des petits garçons
Qui fixent l'horizon l'horizon

Et si pour toi, là-bas c'est le paradis
Dis-toi que dans leur petite tête le paradis
C'est ici, oui, c'est ici

Qui veut les prendre à bord
Pourquoi pas eux d'abord ?
Ils sauront être forts
Et dans leur coeur pas de remords
Non, aucun remords

Et par un beau matin
Y'en a un plus malin
Ou y'en a un plus fou
Ou peut-être un plus beau
Qui prendra le bateau
Pour le je-ne-sais-où
Pour le soleil ou pour les sous

Dans tous les ports du monde
Dans tous les ports y'a des vieux qui débarquent
Et qui vont sur les plages s'asseoir près des vieilles barques

Et si pour eux, la vie c'était pas le paradis
Dis-toi que dans leur vieille tête le paradis maintenant
C'est ici, c'est ici

Sur toutes les plages y'a des vieux
Qui regardent les mômes
Tendre la main aux bateaux

Paroles et musique : Jean Louis Aubert (1987)

02 déc. 201802 déc. 2018

Lisez: les chemins noirs de sylvain Tesson ,je pense que c'est le reçit d'un vrai voyage et on peut le transposer au voyage a la voile
Ps: dans ce recit le monde du voyage coexiste avec le monde ordinaire ;-)

02 déc. 201802 déc. 2018

Je vous avoue que c'est mon dilemme ce sujet. Pas dans le sens : est-ce que je voyage ou est-ce que je fais du tourisme (quoique je me sens plus voyageuse, c'est vrai que le tourisme a une connotation péjorative de consommation que je n'apprécie guère).
Pourtant, depuis 2 ans que l'on navigue, il ressort que vous devons nous déplacer selon les saisons de navigation et qu'il semble qu'il y a un parcours à respecter.
Je voudrais sortir des chemins battus et surtout prendre mon temps. Car on a envie de destinations lointaines pour les paysages, les cultures, les gens. Mais pour "rencontrer" l'Autre, on a souvent besoin de s'ancrer dans un territoire (y parler la langue) et gagner la confiance de ceux qui y habitent. Et il faut prendre son temps (je voudrais être riche de temps...). N'est-ce pas cette notion qui définit le voyage ?
J'ai eu l'impression de vivre le voyage quand on a trainé dans les Asturies 2 mois, qu'on est resté partager le quotidien des Diolas en Casamance 4 mois.
Mais depuis, on se dépêche pour être "dans les temps" pour descendre la côte sud-américaine.
Peut-être que le choix est de ne pas tout voir mais de s'implanter et de vivre des moments privilégiés dans certains endroits choisis.
Mais j'ai autant envie de voir la Patagonie, que les Marquises, que les Tuamotus, que la Nouvelle-Zélande, que... que d'ailleurs faire la France à pied, la Mongolie en moto...

02 déc. 2018

Si Isabelle/SKOL passe par là, elle doit avoir des choses à dire sur le sujet...

:-)

02 déc. 2018

@Pierre, alors je vais le lire
Je n'avais pas trop aimé le sujet du livre la Berezina, mais j'ai beaucoup aimé Petit traité sur l'immensité du monde et Dans les forêts de Sibérie.
:litjournal:

02 déc. 2018

En fait, peut être que le voyage doit être synonyme de lenteur.
Dans Eloge de la marche de David Le Breton, il met bien en valeur le fait que la lenteur permet de prendre les chemins de traverse, d'être plus proche de la nature et des gens rencontrés.

02 déc. 2018

Ce fil me fait penser au fil sur le sextant!!!
Une définition d'un acteur (belge célèbre =mais on sen fout), qui découvre la voile, et qui trouve génial de pouvoir avoir 1h pour éplucher une orange!!
Les textes et autres divagueries, donneuses/rs de leçon, bof.
Le monde est vaste, nos envies aussi, mais prendre temps est gratuit.
Je vais pas critiquer Gazoree, en public :reflechi:

02 déc. 2018

Merci. Je ne suis pas critiquable...
:heu:
Mais pourquoi ?

02 déc. 2018

Sylvain tesson parle aussi de voyages "by fair means", je pense que c'est un des facteurs souvent important qui differencie un "touriste" d'un voyageur, qui cherche avant tout à faire sa route "par lui même", et non basé sur l'argent ou la dependance aux transports "du système";
Donc la marche, le voyage à vélo - tente, à la voile, le stop, l'hebergement "chez les gens", le wwoofing, le mode routard , le "nomadisme longue durée" et à petit budget, sont ce qui pour moi definissent le mieux "le sens du voyage";
Des gens comme Théodore monod, Moitessier, Kerouac and co, sont parmi les precurseurs à ce niveau; Apres, tout le monde ne partage pas ces valeurs; Mais s'il s'agit surtout d'utiliser sa CB pour le moindre des choix (transports, avions, hotels and co), pour moi ca reste du consumérisme touristique, et non du voyage

02 déc. 2018

Y a quand même un truc que tu omets creek, et qui a d’ailleurs été évoqué plus haut par outremer, c’est que, tu le veuille ou non, la liberté dont tu dispose pour voyager, elle est le résultat d’une forme de consumérisme. Il y d’abord quelqu’un qui a travaillé (toi ou un/une autre, peu importe) pour gagner l’argent qui te permet de voyager, même s’il s’agit d’un budget modeste.
Il y a aussi forcément des moments où tu utilises des moyens de transport autres que ton vélo ou tes jambes, ça va du stop à l’avion en passant par le train ou le bateau. On ne peut pas complètement s’affranchir de la société de consommation, même s’il convient de la garder à distance, et même des gens comme Moitessier et d’autres n’ont pu échapper à cette règle. On dépend toujours de gens qui ont produits les moyens qui te permettent de vivre comme tu l’entends.

Jenessepatou ,l'important n'est pas de refuser la societe et ses moyens mais de minimiser ll'impact qu'elle peu avoir sur nous par notre choix de vie ou de voyage :-)

02 déc. 2018

jenessépatou,
je pense que tu soulève un point important.
tu parle de société de consommation et de consumérisme.
mais que cachent ces mots ?
pour moi la société de consommation est une société ou le fait d'acheter un bien ou un objet non indispensable à la vie, pour le simple plaisir de le posséder, le montrer, jouer avec ou l'oublier sur une étagère, est non seulement normal mais un facteur indispensable d'intégration.
l'échange, que ce soit par troc ou usage monétaire, de bien ou d'objet dont la seule destination est liée à la vie de tous les jour est la marque d'une société simple basée sur la satisfaction des besoins, qu'ils soient culturels, commerciaux ou subsidiaires (nourriture, logement, etc...).
personne ne peux s'affranchir de la société simple, mais la société de consommation génère des besoin artificiels dont il est tout a fait possible de se passer.
le voyage n'est alors plus que le fait d'aller à la rencontre des autres et la dépendance à ce qu'ils ont produit est égale à ce que tu est en mesure de leurs apporter.
jpierre

02 déc. 2018

sujet intéressant, d'autant plus qu'il n'est pas forcément nécessaire de se déplacer pour voyager.
le voyageur immobile de Pablo Neruda porte bien son titre.
jpierre

02 déc. 2018

Soit tu utilise TA carte bancaire et Tes ressources soit tu utilise celle des autres et la finit le romantisme de roman de gare et commence l'escroquerie.
Sérieusement vous savez que certaines pratiques ont de conséquences fatale pour le nerf optique?
Le mot petit bourgeois vous évoque quelque chose?

02 déc. 201802 déc. 2018

voilà donc un excellent second sujet qui se profile en perspective = à partir de quel moment devient-on un petit bourgeois ?
On le met où le curseur ?
Côté nerf optique, est-ce qu'on ne confond par parfois les effets et les causes ?
Par exemple, myope de l'oeil gauche et presbite de la main droite ( ou inversement) ça n'a pas forcément de relation .... faut pas croire tout ce qu'on raconte.

02 déc. 2018

Outremer a tort, c'est tout sauf une question d'argent, même si les apparences et le mètre de plus, maintenant c'est une coque en plus!!! Et un petit malin a rajouter une coque au catamaran!!!
Pour Gazoree, tu dis ne pas vouloir faire la touriste, j'ai comme un doute, et de toute façon ce n'est pas critiquable.
Pour moi, le voyage c'est moins d'escale, mais plus longue, ou les indigenes te reconnaissent. Quand je vois des bateaux arriver a 17h30 pour repartir tôt le matin!!!

02 déc. 2018

Note: Etre bourgeois c'est initialement simplement habiter un bourg, regroupement urbain entre ville et village, en périphérie duquel se trouve le faubourg ou la banlieue où peuvent habiter d'autres gens.

02 déc. 2018

Note sur des réalités économiques: Christophe Colomb était-il grand voyageur ou grand explorateur. Son expédition a parait-il couté à la Couronne Espagnole, l'équivalent en prix du premier voyage sur la Lune. Le voyage de Mr de La Pérouse qui était essentiel pour son promoteur Louis XVI, type même du souverain éclairé, à ses dépens, par le Siècle des Lumières, a eu un cout du même ordre.

02 déc. 201802 déc. 2018

"Le monde du voyage peut-il coexister avec le monde ordinaire?"

Voilà une question qui se fourvoie elle même.

Moi qui ai l'intention de faire un tour du monde, je vois les choses très simplement : voyager consisterait tout bêtement à aller découvrir et côtoyer d'autres gens "ordinaires" bercés d'une autre culture. Ce qui nécessite de prendre son temps, de faire preuve d'une grande curiosité, et d'aimer ses semblables, quelque soit leur culture, leur couleur de peau.
Il y aurait quelque chose d'un peu trop présomptueux et un chouya élitiste à mon goût, que de se prendre en tant que voyageur, pour une espèce à part. Le voyageur est juste de passage, celui qu'il rencontre séjourne.

02 déc. 2018

Dans la suite de mon post précédent et pour répondre de manière précise à la question initiale : "le monde du voyage peut-il coexister avec le monde ordinaire?"
Je répondrai que le monde du voyage DOIT coexister avec le monde ordinaire (si tant est que ces expressions aient un sens) pour qu'il puisse exister.

02 déc. 201802 déc. 2018

Pour moi Christophe colomb n'etait ni un voyageur ni un explorateur, mais un colonisateur envahisseur "oxydant tal", comme il y en a eu pas mal; Responsable du massacre des peuples amerindiens qui ont suivi (et oui, il n'a rien "découvert", vu qu'il y avait deja des humains aux ameriques, a moins qu'on les considère comme des "non humains" comme certains racistes europeens ont souvent fait, avec beaucoup de peuples premiers, aborigènes australiens, polynesiens etc); D'ailleurs les "antilles francaises ou la polynesie "francaise" ne le sont devenu que par cette invasion et massacres francais chez les peuples et des terres où ils se sont imposés; Un des plus mauvais usage qu'on peut faire des bateaux à voile ;);
Pour ce qui est des voyages "plus modernes" et individuels, bien sur en general, l'argent entre en jeu, même s'il y a toutes sortes de styles de voyages et de voyageurs; Pour voyager moi meme parfois a vélo en europe et asie de manière cheap et simple (bivouacs surtout, sans me priver d'une auberge parfois pour autant), j'ai parfois croisé d'autres "nomades à vélo" qui vivent à tres petit budget, plus extremes que moi; Comme ceux qui prefèrent camper ou l'hebergement chez l'habitant, se nourrir de recup ou ne depenser que pour la nourriture essentielle, et le velo pour tous les deplacements ou presque (le voilier -stop parfois pour changer de continents);
Un de mes contacts (j'en ai rencontré d'autres de ce genre), voyageur à vélo en europe depuis 7 ou 8 ans, ne depense que pour la bouffe, c'est un vrai choix de vie, anti capitaliste, il migre du nord au sud selon les saisons comme les oiseaux migrateurs; Il ne depense au final pas plus de 150 à 200 euros par mois (bouffe, assurance santé basique, entretien essentiel du velo), soit 2000 euros plus ou moins par an, ce qui corresponds à un job saisonnier d'un mois ou deux de "travail" par an, pour voyager tout le reste de l'année ; A ce niveau donc, ce n'est même plus un voyageur pour moi, encore moins un touriste, mais un nomade ;)

02 déc. 201802 déc. 2018

Je partage ton aversion par rapport au comportement que nous avons eu aux 15 et 16ème siècles vis-à-vis des populations autochtones des contrées que nous avons découvertes , mais il faut se replacer dans le contexte de l’époque. Tu ne peux pas juger le comportement des découvreurs de cette époque à l’aune de ta mentalité d’homme du 21ème siècle. Par contre il serait pour le moins souhaitable de ne pas oublier ces périodes sombres pour les populations que nous avons plus ou moins exterminées, et que celles-ci bénéficient d’un minimum de bienveillance et de respect de notre part.J'ajoute d’ailleurs que par rapport aux populations amérindiennes, ce qui était concevable au 15ème siècle ne l'était plus au 19ème, ce qui ne nous a pas empêcher de continuer allègrement notre génocide.

Je vous met une etoile a tous les deux bien que je ne sente pas coupable des genocides du passé,voyons plutot le present et l'avenir :-)

03 déc. 2018

Voyager "cheap" "why not" mais l'apologie neo-victimaire de cette repentance absolue d'un air du temps obscurantiste du méchant blanc autour du monde est insupportable car elle occulte l'histoire et avive des conflits qu'on croyait éteints...
J'ai souvent entendu en Afrique et notamment à Mada des questions du genre "dis, m'sieur l'indépendance ça finit quand?..."

J'aurai pu écrire ça mais c'est l'excellent JM Barrault (écrivain maritime) qui l'a fait : "
Les esprits critiques ont donné aux Français un complexe de culpabilité, alors que les sales « coloniaux » ont défriché, cultivé la brousse, tracé des routes, bâti des villes, construit des hôpitaux et des écoles, combattu la maladie, apporté la connais­sance, engendré l'aisance, nourri des populations qui souffraient de la faim, imposé la paix entre tribus rivales. Sans doute tous les colons n'ont-ils pas toujours été sans reproches, certes ont-ils aussi tiré profit des territoires exploités, et peut-être, surtout, n'ont-ils pas su partout mettre en place les élites capables, aux lendemains d'indépendance, d'as­sumer, sans prévarication, les responsabilités poli­tiques et économiques..."

Après avoir connu Madagascar ou le Vanuatu, parcouru les cotes de Guinée, vécu en Afrique du Nord ou aux Antilles, j’ai mesuré tout ce que la France apporte, avec sa civilisation, sa culture, sa générosité...

03 déc. 201803 déc. 2018

@granléon

Je serais plutôt d’accord avec toi en ce qui concerne ce complexe de culpabilité que l’on ne va pas cultiver pendant des siècles et des siècles.

Par contre pour le reste, tu m’as fait beaucoup rire en citant ces bons coloniaux qui ont défrichés, construits, apportés la connaissance, la culture, tous ces bienfaits qui ont profités à des populations ignardes qui, en guise de remerciement, nous ont foutus dehors.

Faut dire qu’à l’époque on était sacrément altruistes…
:-D

03 déc. 2018

Non Calypso notre "grande civilisation" n'a plus besoin d'exporter la religion.... Ils ont maintenant adopté la religion d'amour, de paix et de tolérance pour leur plus grand bénéfice, (ironie) et celui de tous les peuples mécréants qui ne veulent pas s'y soumettre ! Et comme tu peux le constater en ne considérant que les "ex colonies", c'est vachement mieux ! :mdr:

03 déc. 2018

Voyager ça peut permettre aussi de sortir des clichés bien-pensants et de réviser son catéchisme manichéen..

03 déc. 2018

Oui, j’ai appris ainsi qu’ au milieu du XIXe, la flotte americaine etait venu aider a pacifier la Mediterranee toujours infestee de pirates barbaresques...la conquete del algerie a suivi .. ca va plaire au lapinos!

03 déc. 2018

Allez Grandleon, histoire de détendre l'atmosphère, je propose qu'on se cotisent pour t'offrir ce petit cadeau. Il te suffit de nous indiquer ton tour de tête.

03 déc. 2018

Pour Granléon:

www.amazon.fr[...]3613332

C'est cadeau!

03 déc. 2018

Mais non tu t'est juste mal pris. T'aurais dit je suis d'accord avec la vision du ministre de l'intérieure (François Mitterrand surnommé L'arsouille par De Gaulle) qui se battait come un diable quand Mendes France voulait éviter de fusiller des résistants du FLN personne n'aurait rien dit. En passant le chantre de la gauche en a fait fusiller plus de 50. LOL

03 déc. 2018

Ahhhh ce temps béni et révolu..... C'était quand même mieux que celui des bisounours bien pensants et décadents actuels ! :heu:

03 déc. 201803 déc. 2018

Pas du tout d'accord; La plupart des peuples autochtones partout autour du monde, ont d'abord refusé toute "'insavion"', colonisation (déguisée en "aide") des europeens pour mieux exploiter ces peuples et surtout leurs terres (la plupart des "ressources" energetiques qui "font fonctionner" le système industriel occidental actuel (et qui detruit la planète), est "volé, exploité dans beaucoup de ces pays, en afrique et ailleurs (mines, petrole, uranium et autres ressources destructrices de la biosphère , mais qui fait "vivre" l'occident artificiel et vampire; Imposer la colonisation , donc par la force, est tout sauf etre "un sauveur", plutot l'inverse; L'exemple le plus connu etant le massacre des millions d'Amerindiens en amerique du nord, et sud ,et leur lutte pour garder leur liberté et leur mode de vie traditionnel; Un exemple beaucoup plus actuel et ciblé, (car cette invasion - destruction n'est toujours pas terminée au final), c'est par exemple le combat des peuples autochtones de Guyane "française" qui sont contre le projet "minier et des barrages" de la "montagne d'or", milieu naturel tres riche en faune, flore, etc, et que le gouvernement francais (qui se croit "partout chez lui'", veut détruire pour en exploiter encore les ressources pour des profits à court terme, au mépris de la nature et des droits indigènes à long terme;
Partout où l'occident a pretendu apporter '"sa civilisation", sa religion(missionnaires abuseurs and co), sa culture, (et non sa generosité), (car ca c'est l'arrogance et la pretention des occidentaux , dont le "modele economique et de vie est clairement en train de tuer la planète, preuve que sa "civilisation" est surtout une barbarie industrielle, une dictature imposée aux peuples simples ) il l'a fait en imposant, par la force et les abus divers;

03 déc. 2018

un oubli de taille : notre grande "civilisation" a apporté aussi la Religion...super comme amélioration de la vie de ses peuples ..

et il est bien evident que nous avons une "culture" dite superieure !!! grosse rigolade ...

03 déc. 201803 déc. 2018

Il ne s'agit pas de "conserver" une culpabilité envers le passé (ou present) des exploitations occidentales, y compris francaises, car pour ma part je ne me sens pas du tout concerné par ces mefaits du passé (ou presents pour certains encore donc), même si j'ai "vécu la suite en france, ca ne signifie pas que je cautionne ni collabore à ces comportements; On peut être né dans un pays, sans pour autant cautionner ou être d'accord avec ses actes ou abus; On peut garder son esprit critique, surtout envers sa "propre culture d'origine", sans pour autant se sentir coupable, au contraire; et cet esprit critique est une des attitudes les plus saines à mon sens pour eviter tout orgueuil, nationalisme, fascisme, racisme et mépris des "'cultures differentes" et d'autres possibles ;Ce qui n'empeche pas non plus d'apprecier d'autres aspects de notre propre culture, par exemple les écrivains, aventuriers "individuels", l'etat d'esprit "revolutionnaire", ou libertaire de certains occidentaux, qui se sont aussi revolté contre tous ces abus

04 déc. 2018

"On" était sacrément esclavagiste aussi...

03 déc. 201803 déc. 2018

Certains jugeront que ça n'a rien à voir, mais pourtant de mon point de vue le "camp du bien " nous impose en permanence sa vision de l'histoire.
On ment par omission ce qui est la façon la plus "soft " de mentir .
Ainsi ça permet en cas de réaction de prétendre que bien sûr on n'a pas eu le temps de développer tout le sujet dans le temps imparti , mais qu'au fond ça ne change rien.
Ainsi, la semaine dernière je regardais une émission de la 2 sur les relations Franco Algériennes avec Delahousse en Monsieur Loyal.
Pas un mot sur la guerre entre le MNA de Hadj et le FLN dans cette guerre d'indépendance, pas un mot sur les massacres qui s'en suivirent, pas un mot sur l'influence religieuse des Ulémas dans cette histoire qui débouche sur l'arabisation de l'Algérie et la prééminence de l'arabe littéraire sur l'amazigh berbère parce que l'arabe était sensé être la langue du prophète .
Pas un mot sur sur les raison de l'intervention française en 1830 ( piratage algérois ) pas un mot sur l'intervention des USA et de l'Angleterre qui la précédèrent....
Et avec ce genre d'émission on pense faire des gosses issus de l'immigration des français confiants dans une nation qu'on ne cesse de définir comme la patrie des droits de l'homme .

03 déc. 201803 déc. 2018

Ca y est !
Grandleon en pleine nostalgie coloniale.
Manquait plus que ça !

Vas-y, continue, on a besoin de ce passé mythique, lisse et rassurant !
Ca fait du bien, ça sent bon la naphtaline.

Aller go go go grandleon !!! :)))

03 déc. 2018

Genial, la moquerie, ça me fait penser à Tintin que des esprits lumineux voulaient faire interdire ou censurer pour racisme ou colonialisme...

03 déc. 2018

Tu n'as pas repéré un modèle avec une pointe sur le dessus ?

03 déc. 2018

Christophe Colomb était un explorateur et n'a jamais été responsables de massacres.

Quant à ce qui a été perpétré au nom de la "grandeur du royaume et de l'église", il n'en est pas responsable.

C'est comme si tu disait que Darwin et Einstein sont responsable du bombardement de Nakasaki !

03 déc. 2018

Encore une citation pour skipertramex :
"Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait... et il faisait tout ça aux frais des contribuables."
Winston Churchill

02 déc. 2018

La plupart des voyageurs touristes de notre époque sont dans un mode comment peut on être Persan, j’en suis hélas, ou un mode Babacool en parasite des contrées lointaines impécunieuses, j’ai passé l’âge mais j’en fus. Autrefois c’etait pour la gloriole personnel ou pour conquérir de nouvelles colonie comme le dit si bien le poème de Heredia,
. Il faut partir à la voile sans but vers où le vent nous amène c’est le meilleur choix possible par les temps incertains qui s’annoncent.

02 déc. 2018

ce qui me gene un peu dans l'énoncé du sujet c'est "monde ordinaire"

y aurait-il donc une hiérarchie entre ceux qui "voyagent" (j'ose pas dire ce déplace) et ceux qui "voyage" sur place ..pour voyager souvent un bon bouquin suffit ,c'est dans la tête que ça se passe ..

je crains qu'aujourdhui "voyagé" est devenu un bien de consommation au m^me titre que le smarphone .

et ça m'agace de constater que le monde de la plaisance ,du bateau se considére comme une "élite" comme étant un peu des "aventuriers" un peu à part ou tout au moins un peu plus que le "monde ordinaire" …… un peu prétentieux aussi quelque part ..

02 déc. 2018

Et bien vend donc ton bateau Calypso, ainsi personne ne te considérera plus faisant partie de "l'élite" navigante du monde de la plaisance, pour reprendre tes mots.... profites en également pour te débarrasser de ton smartphone, pc ou autre... Et par la même occasion balance ton récepteur AIS inutile (selon également un de tes post précédents)... ;-)

02 déc. 2018

je n'ai pas de smartphone…

la discussion avait trop durée sans moquerie ou polemique ça devenait assez étonnant d'ailleurs :litjournal:

02 déc. 2018

L'ordinaire des uns n'est pas forcément l'ordinaire des autres, chacun le définira selon sa propre perception il me semble.
il en va de même je pense de la hiérarchie de ce qu'on peut ou pas appeler voyage, chacun se la dimensionne à l'échelle de son vécu et de ses aspirations.
il est, sans doute, des voyages immobiles tout aussi nobles que les autres.

Mais s'agissant du monde de la plaisance, parmi les gens qui se déplacent - disons le comme ça - un peu plus loin que leur propre dimension ordinaire en faisant par exemple un break, la fameuse année sabbatique , ou plus, question de savoir où on positionne le curseur pour dire s'ils sont touristes ou voyageurs, j'ai rencontré pas mal de gens qui ne recherchaient essentiellement qu'à vivre autre chose., et voir le monde autrement qu'en descendant de la passerelle d'un Airbus.
Il y a souvent tout de même une dimension de préparation à différents niveaux, acquisition de compétence, équipements, mode de vie à bord, etc ....
J'ai rencontré pas mal de ces gens par exemple dans certaines formations dispensées par STW, dans lesquelles des voileux plus ou moins ordinaires viennent y chercher des éléments utiles à leur préparation.

Est-ce une simple tranche de vie différente, une expérience, ou un véritable "voyage" au sens où cette discussion en soulève la question?
Y-a-t-il une durée minimale qui valide ou invalide la qualification de voyage ?

Peu importe, mais je n'ai pas souvenir d'en avoir rencontré parmi eux qui faisaient démonstration d'élitisme ...
j'ai surtout vu des gens - retraités dans le sentiment du "enfin libre", jeunes couples en break sabbatique, assez souvent avec leurs enfants d'ailleurs, ou bien d'autres catégories de personnes, qui cherchaient à vivre une belle expérience, et pour lesquels le consumérisme ne me semblait pas être la principale caractéristique.
Petits bourgeois jugeront certains ?
Trucs de bobos friqués pourront penser d'autres ?

Pas si sûr, en tout cas pas une règle, généraliser serait bien excessif ...
Comme ces 5 jeunes à bord de leur vieux Melody, rencontrés à Mindelo en 2016, vraiment pas plus friqués que ça, et qui partaient se disant qu'ils trouveraient bien des petits boulots quels qu'ils soient une fois arrivés aux Antilles ( et je crois qu'ils en ont trouvé d'ailleurs) avant de penser à pouvoir continuer ou pas ..... leur déplacement ou leur voyage ?

Le monde n'est pas si noir et moche et foutu qu'on l'entend tellement souvent.

02 déc. 2018

dans toute chose il y a des exceptions ..mais elles sont exceptionnel et non géneraliste

02 déc. 2018

Il n’en reste pas moins que la quasi totalité de la population du monde ne voyage pas pour le plaisir, elle n’en a pas les moyen elle ne voyage pas du tout sauf contrainte et forcée pour échapper aux dictatures au chômage à la famine aux guerres aux progromes et ce type de débat concerne une petite minorité de privilégiés voyageurs dont nous faisons partie et qui va par le monde jeter un regard au mieux compatissant sur ces déshérités. Il faut atterrir.

02 déc. 2018

Mais n'est-ce pas quand même de sacré voyage. Contraint ou forcé, il n'en demeure pas moins -voyage.

02 déc. 2018

Auparavant le voyage était motivé par le besoin d'élargir notre connaissance du monde, le prosélytisme, la cupidité, la famine, la guerre etc.
Le voyage de "loisir" est une activité assez récente, disons début 20ème siècle.

02 déc. 2018

debut 20eme siecle !! alors c'était en velo …

je dirais plutôt largement apres guerre la 2eme ...en fait avec la consommation comme religion

02 déc. 2018

il ya eu de tout temps des voyageurs (Heureux qui comme Ulysse ….) sans doute désoeuvré ou/et riche mais la grande "mode" ne date pas de si longtemps

02 déc. 2018

Non,non, regarde Slocum pour prendre l'exemple du voyage maritime, c'est essentiellement à partir du début du 20ème siècle qu'on a commencé à se balader pour le plaisir, que ce soit en bateau ou par d'autres moyens.

03 déc. 2018

Histoire de nourrir votre réflexion sur le sens du voyage, pour certains c'est une fuite, pour d'autres un accomplissement, je vous livre ces extraits de textes de Blaise Cendrars.

Freddy Sauser (futur Blaise Cendrars) livre ici son premier texte autobiographique à travers le court journal de sa traversée de l'Atlantique pour rejoindre New York et celui de son retour vers la France, quelques mois plus tard, plus proche cette fois d'un cahier de notes et de croquis que d'un véritable journal de bord.

Un récit de voyage particulier, loin d'être une invitation à l'évasion, loin de ressembler à un désir de conquête du Nouveau Monde, qui laisse plutôt entrevoir chez l'auteur, une grande solitude, un besoin de fuir les gens, teinté à la fois d'arrogance et d'orgueil, mais aussi contemplatif et poétique, d'inspiration baudelairienne.

En novembre 1911, le narrateur quitte Saint-Pétersbourg en train pour rejoindre Féla à New York, une jeune étudiante juive polonaise qu'il a rencontrée en Suisse et qui deviendra sa future première épouse. Il embarque à Libau (aujourd'hui ville côtière de Lettonie) à bord du « Birma » avec la crainte d'être refoulé en Amérique pour cause de drachomae (inflammation des yeux) et prêt à envisager le suicide en ce cas.

Quinze jours de traversée le séparent de son amie, quinze jours pendant lesquels il va pouvoir se recueillir, laisser s'épanouir son amertume et se détacher des gens. « J'entreprends ce voyage pour être loin de l'hideuse face humaine […] L'épouvantement de la face humaine va cesser pour quinze jours ». Sans émotion ni excitation, il quitte le continent européen, part pour écrire et observer le spectacle grandiose de la mer, sans intention de se mêler aux passagers.

« Je ne puis les voir en sympathie […] Je ne puis faire des concessions qu'à la mer. C'est bien assez d'être avec une pareille compagne ». Et le mépris, le dédain qu'il laisse entrevoir, par petites touches, dans les pages de son journal à l'égard des hommes et des femmes sur ce bateau contrastent avec l'émotion qui le saisit lorsqu'il contemple l'océan, éprouve la tempête et le mal de mer, proche du vertige et de l'euphorie.

"La formidable beauté de l'immense".

Avec une précision remarquable, toute empreinte de lyrisme, Blaise Cendrars étudie le bateau vacillant, nous fait entendre le bruit des cordages sous le vent, le claquement des vagues contre la coque, le ronronnement des machines (elles « poupoufonnent »), intensifie avec grâce la masse des flots, offre un spectacle grandiose et très visuel de la mer déchaînée, sans cesse renouvelé, si musical que le lecteur se surprend à lire les pages à voix haute, impressionné et intimement confronté, à son tour, à cette immensité.

Quelques mois plus tard, Blaise Cendrars reprend la mer pour rejoindre le Havre. Moins construit, Le Retour contraste avec la précédente traversée. L'auteur semble désabusé, cruellement déçu par son séjour en Amérique, se compare aux « fatigués d'Amérique », décrit la faim, le froid, l'odeur de pourriture, la mer uniforme et plate et parsème ce court récit de croquis de passagers qui s'achève par un poème, ébauche d'un texte à venir.

De quoi susciter la curiosité du lecteur et l'inciter (s'il ne l'a déjà fait) à découvrir plus amplement l'œuvre de Blaise Cendrars.Freddy Sauser (futur Blaise Cendrars) livre ici son premier texte autobiographique à travers le court journal de sa traversée de l'Atlantique pour rejoindre New York et celui de son retour vers la France, quelques mois plus tard, plus proche cette fois d'un cahier de notes et de croquis que d'un véritable journal de bord.

03 déc. 2018

J'ai omis de préciser que les commentaires sur les textes de Cendrars ne sont pas de moi mais émanent d'un site littéraire.

03 déc. 2018

"Le voyage commence quand on part et l'aventure est là ou on la voit."
-cowboy Bebop-

03 déc. 2018

"Le véritable voyage ne consiste pas à découvrir de nouvelles terres, mais à ouvrir des yeux nouveaux"
Marcel Proust, cité de mémoire.

03 déc. 2018

Si c'est pour sortir des citations à tout bout de champ!! Il s'agit d'étaler sa culture(Wikipédia)?

03 déc. 201803 déc. 2018

Les citations permettent très certainement d'entrevoir d'autres façons de penser, d'entendre d'autres sensibilités.
On les retiens d'ailleurs bien souvent pour leur justesse, c'est là qu'elles deviennent maximes :-)

Au delà de vouloir étaler sa culture, il s'agit bien souvent de se faire comprendre avec mots choisis.

03 déc. 2018

Plus modestement, pour moi et beaucoup de familles parties dans les mêmes conditions, c'était une façon de vivre autrement... ni une fuite, ni du tourisme, ni un désir de vivre en marge. C'était préparé et assumé au fil du temps.

J'ai remarqué à chacun de mes retours dans la "vie ordinaire" que c'est très difficile à exprimer, à partager et à faire comprendre, y compris de ses proches !

:jelaferme:

03 déc. 2018

Vouloir partager c'est très bien, mais vos impressions sensibles, vos émotions, vous sont intimement personnelles. Elles sont par essence même très difficilement transmissibles.
Pour faire rêver vos auditeurs l'espace d'un instant, encore faut-il qu'ils soient intéressés par vos rêves.
Chacun a sa vie vécue avec sa propre horloge et vue avec ses propres yeux. Soyez déjà heureux qu'on ait pris le temps de vous écouter.
Et pourquoi voulez vous absolument qu'on vous comprenne?.
Votre voyage c'était le vôtre.
Au besoin écrivez un bouquin.

03 déc. 2018

Outremer, le livre a été remplacé par le blog.
L'avantage du livre, tu écrivais après avoir vécu quelques choses. Avec le blog, tu peux écrire avant et même ne jamais réalisé l'objet du blog!!
Elle est pas belle la vie? Il suffit de voir toutes les contributions avec un lien!!!
Et je parle même pas des sujets ou tu vis quasi en direct la réalisation d'une danseuse(P3), et une "autoconstruction"(voir 2).

03 déc. 201816 juin 2020
03 déc. 2018

C'était le bon temps....Jean Nohain ne s'appelait pas encore Jabouille. :mdr:

04 déc. 2018

Jakez (parce qu'il faut bien savoir à qui on parle), tu sais à quoi ressemble le type en robe blanche à côté de Tintin, au 21ème siècle ?

Il est couché sur une plage de l'océan indien, il a le corps criblé de flèches, et le monde entier donne raison à ceux qui tenaient les arcs.

Cette image ne peut pas être présentée comme l'icône amusante d'une époque révolue qu'en réalité plus personne ne regrette (à part quelques nostalgiques du coup de poing qui n'ont jamais dû en donner beaucoup).

Ce n'est rien d'autre qu'une représentation un poil caricaturale (à dessein ? Je ne suis pas dans la tête d'Hergé, mais je le crois infiniment plus malin que beaucoup de ses lecteurs) d'un monde qui n'a fonctionné comme ça que parce que c'était le minimum à faire pour rendre acceptable sa mise en coupe rase et réglée, dont on a pas fini de payer les agios.

Ceux qui parlent de culpabilisation, ce sont peut-être bien eux les vrais coupables, et je comprend qu'ils rejettent cette culpabilité sur d'autres. Ce doit être trop dur à porter.

04 déc. 201816 juin 2020

Tiens, que penses-tu de cette image d'épinal ?

04 déc. 201804 déc. 2018

Il est pas complexe il est confus et de plus mensonger quand on sait que Hergé avait plutôt des sympathies rexistes et que sans doute Robert Sexé qui lui servi de modèle pour Tintin était très influencé par le fascisme italien... :heu:
Je tiens tout de même à préciser que bien sûr les penchants de ces deux hommes doivent être analyser en tenant compte du contexte de l'époque et non avec les codes "bien pensants " d'aujourd'hui.

04 déc. 2018

Il est mensonger si tu laisses entendre que Hergé était du côté de l'anticolonialisme ou de l'anti racisme. En fait c'est le pendant de l'autre théorie qui place Hergé avec 'Tintin au Congo en particulier ) du côté des fachos. Je t'accorde qu'après relecture ton propos était peut-être une incitation à ne pas trancher avec le regard qui est le nôtre aujourd'hui, mais j'avais besoin de préciser le contexte intellectuel dans lequel les auteurs de cette époque évoluaient.
Ainsi je lis actuellement "les grands cimetières sous la lune " de Bernanos qui par exemple sont parfois d'un anti-sémitisme anti-capitaliste qu'on retrouve chez les allemands de l'époque Hitlérienne.
Rien cependant ne nous autorise à enfermer Bernanos dans la catégorie des fascistes de l'époque puisque ce livre dénonce au contraire les exactions de l'église et des nationalistes espagnols en 36 .

04 déc. 201804 déc. 2018

Autant il serait stupide de culpabiliser bêtement jusqu'à la fin des temps, autant il est condamnable à l'aune de nos valeurs actuelles, de faire l'apologie du colonialisme comme tu le fais...

Ps-je te précise que même si je n'ai pas fait de développement, j'ai un petit peu voyagé, et je ne confond pas comme tu le fais l'endroit et l'envers...

05 déc. 2018

Moi je conseillerais serieusement a certains "occidentaux" "nationalistes-racistes" de se remettre serieusement en question; et parler de "developpement" est une force d'arrogance condescendante et d'impositions-abus envers des peuples qui n'avaient rien demandé à la base, et qui avaient deja leurs cultures et modes de vie, avec leurs qualités et defauts; ni plus ni moins que l'occident, juste differents; et quand on voit ce que le mode de vie "europeen" imposé partout est en train de faire de la planete et de la nature (la tuer), on peut realiser que leur pretendu "developpement" imposé est plutot une invasion-destruction d'un mode de vie nuisible et totalement inadapté à la vie durable sur terre; Certains auraient des leçons à recevoir de peuples premiers , comme les Bochimans d'afrique australe, Amerindiens, Polynesiens etc, qui ont vecu de manière bien plus justes et respectueuses de la terre, que les oxydants tot (ou tard)

05 déc. 201805 déc. 2018

Non, c'est bien Bochiman (du néérlandais Boers "bosjesman") qu'il faut écrire. Sortir, ça sert à rien si c'est pour rester enfermé dans ses certitudes...

04 déc. 2018

Hergé a évolué comme tout le monde. La dernière image de son dernier Album résume très bien la vision désabusée qu'il avait du monde sur ses vieux jours. (Côté vie privée une retraite religieuse l' avait aidé à changer d'épouse).

04 déc. 2018

Discours un peu complexe pour moi mais j'ai aussi ce petit model d'illustration, très au gout du jour..

04 déc. 2018

C'est ce que je dis : Hergé était une personnalité bien plus complexe que beaucoup de ses lecteurs. Quant à l'aspect mensonger de mon discours, peux-tu développer ?

04 déc. 2018

Moi je conseillerais simplement aux apotres de la culpabilisation occidentale d ´aller faire un peu de developpement en Afrique profonde ou ailleurs, ca mettrais un peu certaines tetes à l ´endroit...Et ça c ´est du voyage!

05 déc. 2018

:mdr: T'as raison si les Romains ne nous avaient pas envahis, nous les gaulois ....

05 déc. 2018

Buchmen..faut aussi sortir un peu...

06 déc. 2018

Oui je dis bushmen, il faudrait ptet avoir fait Afrikaans 2eme langue pour causer ici?... Quant a on voit l'argumentation neu-neu (raciste-nationaliste du préposé inter-low-cutter)...je ne me rue pas sur wikipedia pour chaque mot ex-hot-tic...
Ceci étant merci pour ton intervention d'infiltré qui me rappelle celles de ceux qui enlèvent leur brassards rouges pour aller voir - attiser les jaunes (actualité)...
Sinon on se voit à Trévou..Apero à l'elektron libre ce WE!!
...XXX

04 déc. 2018

T'aime vivre dangereusement hein?

05 déc. 201805 déc. 2018

"La dernière image de son dernier Album"
Laquelle est-ce?

03 déc. 2018

Personne n'a évoqué la question de la langue, c'est pourtant très important pour pouvoir échanger; plus facile en Afrique qu'en Islande ou Norvège. Le Canada, c'est une expérience intéressante, on réapprend le français...

03 déc. 2018

Une définition qui me semble intéressante :
"Voyager c’est s’ouvrir, défaire ses plans et prendre la route sans itinéraire. Voyager c’est lire, écrire et se poser des questions. Voyager c’est oser la nouveauté, oser changer de regard et oser désapprendre pour réapprendre. Voyager c'est laisser l'autre nous raconter son histoire plutôt que de prétendre connaître déjà celle-ci de par les médias.
Voyager ne signifie pas de partir à l’étranger, mais de partir à la rencontre du monde peu importe où ce monde se trouve."

www.elisebernier.com[...]-ma-vie

03 déc. 2018

Quand on a voyagé
Vu mille paysages
Trop longtemps se poser
Est comme un sarcophage

L'oiseau qui a gouté
Sa liberté sauvage
N'oubliera plus jamais
Brisera toutes cages

Car désormais il sait
Sa vraie nature, vie sage
Vers l'infini voler
Jusqu'à la fin des âges

(ma reponse à la question)

03 déc. 2018

Eh il faut arrêter de lire du Marc Levy et Prévert parce que là franchement il nous manque plus que Yves qui chante...

03 déc. 2018

:mdr: C'est bien la première fois que je vois un rapprochement entre ces deux noms.

03 déc. 201803 déc. 2018

J'adore le monde ordinaire, je l'ai découvert à force de voyager autour du monde

04 déc. 2018
04 déc. 201816 juin 2020

Oui y avait ça aussi

04 déc. 201804 déc. 2018
05 déc. 201816 juin 2020

Il fut un temps où l'homme était nomade. Le voyage n'était pas un désir mais une nécessité car il en allait de la survie.Il ne cherchait pas à modifier son environnement mais à s'adapter tout en acceptant les règles sélectives de la nature aussi cruelles soient elles. Le savoir (et je fais une distinction par rapport à la connaissance) lui a permis de comprendre les mécanismes naturels et de les recréer. La sédentarisation a pris le pas sur le nomadisme et a pulvérisé les mécanismes de régulation. Le résultat explose aujourd'hui sous nos yeux (surpopulation, mégapoles, perte de la faculté d'adaptation, Mosanto, trans-génique, sur-consommation énergétique....). La cohabitation de ces 2 pans de la société humaine a été le principe des conflits de ces 4 derniers siècles. (Amérindiens, aborigènes d'Australie entre autres).

La société "ordinaire" (traduisez sédentaire) ne peut cohabiter avec une société nomade(traduisez voyageuse). Car le principe même de son fondement repose sur la notion de propriété. Il suffit de voir le regard que nous portons sur les gitans, les "roms" et autres gens du voyage. Les arguments péjoratifs de voleurs et autres sont intimement liés à cette notion de "possession". A ce sujet, je vous renvoie à la lettre de Sitting-Bull au gouvernement américain: "Comment pouvez vous vendre ou acheter la terre, car elle ne nous appartient pas, c'est nous qui lui appartenons ?"

La pseudo-mobilité que nous offre la technologie aujourd'hui n'est pas synonyme de voyage. Elle est synonyme de régulation de la circulation des masses, de contrôle de la mouvance et de pseudo-liberté. Se caler dans un hôtel sur une île du pacifique, avec climatisation et machine à glaçons, n'est pas voyager. C'est du tourisme. C'est récréer dans un milieu inadapté nos conditions de vie sédentaire. Aller faire du surf dans un spot indonésien ou aller voir les ours blancs sur la banquise tout en consommant des produits locaux sous prétexte de participer à l'économie locale, est déjà une forme de colonisation. Summum de la sédentarisation: TV-Internet et le monde virtuel, ou comment voyager sans sortir de sa cuisine.

Mais, je veux bien imaginer que ces 2 héritages (voyageur, sédentaire) cohabitent en chacun de nous par le biais de mystérieux mécanismes ataviques que chacun vit dans une proportion aussi variée que le nombre d'individus qui peuplent aujourd'hui notre planète.

Voyager, c'est avant tout aborder l'inconnu avec un esprit vierge, débarrassé des à-priori et pré-supposés propres à notre culture. C'est un "reset" de notre disque dur interne. Sans jugement. C'est se renvoyer à ses propres limites. Éprouver le besoin de partir, d'aller voir autre chose que notre quotidien surtout avec des moyens aussi précaires que le voilier, accepter de se mettre en danger est déjà suspect aux yeux de la majorité de nos concitoyens. Au mieux, qualifié d' "original".

Enfin, pour répondre à la question pertinente de Papy-Zoom, à mon sens, le monde du voyage existe avec de plus en plus de difficultés au sein d'un monde ordinaire, dont le maître mot est de régenter un espace qui se réduit proportionnellement à l'augmentation de population. Et pour résumer, Voyager, c'est vivre et affirmer sa liberté. Et ça......

05 déc. 2018

La question n'est pas de moi, mais de Voyage-Forum, excellent forum par ailleurs. :litjournal:

05 déc. 2018

Voyage Forum est en effet une mine d'informations quand on veut voyager en solo. Passer du "monde ordinaire" au "monde du voyage" en ne comptant que sur soi-même est excellent pour conserver ses neurones et son physique en bon état, ça oblige à se remettre en question.

05 déc. 2018

".... qui a eu le bon goût de relayé...", au vue de la qualité des interventions :heu:

06 déc. 201816 juin 2020

...XX pour Hi

06 déc. 2018

bonjour ,
prendre l'avion pour aller dans une hôtel d'une chaine ou ils sont tous pareils ,ça c'est du voyage ...
il y a une vingtaine d'années je me rendais à bali voir mon fils tous les ans ,18h d'avion ,ça c'est du voyage .
un jour j'ai eu l'idée de m'arrêter à bankok et de continuer avec les transports locaux et à pied en logeant chez l'habitant ou dans des chambres d'hôte ,j'ai mis trois semaines .
c'est un souvenir inoubliable .
mais j'en ai fait d'autres ailleurs ...
alain

07 déc. 2018

Selon X. Brunet, nous avons ça aussi:
"Le néocolon se sent sensible au sort des peuples premiers. En Guyane, il ira faire un tour dans un des villages amérindiens, symboles de l’ancien monde qui résiste à la décadence de la société occidentale. Il y ira généralement en groupe, avec des gens comme lui. A la recherche des bons sauvages en costumes traditionnels, il tentera l’aventure. Mais à son retour, il sera souvent déçu. Les Amérindiens sont entrés dans la modernité, le temps de « Tristes Tropiques » est révolu – d’ailleurs, une néocolon mélenchoniste m’a bien affirmé que c’était un ouvrage ethnocentrique et parfois raciste. Et pourra sous-entendre, voire affirmer franchement que « les Amérindiens ne sont pas toujours accueillants ». De quoi tomber de haut. Ne lui était-il pas venu à l’idée qu’à moins d’être réellement passionné par leur culture, il serait bien de laisser ces gens-là tranquilles ? Mais cela sera sans rancune, pour le néocolon de gauche : il est totalement opposé au projet « Montagne d’or ». Pourquoi ? Ben… parce que ce n’est pas bien pour les Amérindiens et que l’or, c’est le mal. Il n’a pas plus d’estime pour les orpailleurs illégaux, d’ailleurs, ces bruyants brésiliens qui, vous savez quoi ? Embauchent des prostitués. Là, c’est niet. Le néocolon de gauche prône l’ouverture, mais pas avec n’importe qui. Une prostituée brésilienne ou dominicaine en Guyane, ça reste une prostituée, donc peu fréquentable. Idéologiquement hostile à l’armée, il n’a pas non plus une grande considération pour les militaires qui combattent ces même orpailleurs illégaux...

08 déc. 201808 déc. 2018

Le néocolon comme tu dis, n'est pas du tout comme ca en realité : c'est d'abord celui qui considère toujours avec mépris ou indifference, ces peuples autochtones qui ont pourtant autant de valeur que lui , et qui devrait être respectés; Ce que ni lui ni ses "ancetres" n'ont fait; Il voyage dans ces pays "deja envahis et occidentalisés comme en "pays conquis", se croyant superieur, ou voyageur, alors qu'il n'est qu'un profiteur; Et si il est encore plus "pourri" par son arrogance occidentale, il aimera l'armée, l'or, l'argent, et ne sera pas contre "profiter des prostituées", autochtones ou pas, pour continuer à exploiter ceux qui ont deja été envahis;
De plus tu oublies, que beaucoup des gens qui apprecient les peuples premiers et leurs combats pour leurs droits et leur liberté, ne les idéalisent pas (comme les bobos ou reveurs), ni ne les denigrent (comme font les néocolons), mais ils les considèrent comme des humains comme eux, ni plus ni moins (avec leurs qualités et defauts individuels, comme tout humains), qui ont été victime de la culture d'où il vient, et que lui même ne se "reconnait" dans ces barbaries coloniales, faites par des racistes, nationalistes, imperialistes, exploiteurs, abuseurs de pouvoirs and co;
Le pouvoir est maudit, c'est pour ca que je suis anarchiste, comme disait Louise michel; le pouvoir sous toutes ses formes est une injustice, une negation de l'egalité et de la liberté des etres, et donc un irrespect; il suffit de voir les abus des "pouvoirs" actuels , même en france, pour voir les injustices qu'ils créent, et les revoltes (legitimes) qu'ils provoquent logiquement en consequence ! ; et les "colonisations" c'est d'abord un enorme abus de pouvoir, et une violence a condamner

08 déc. 201808 déc. 2018

Le néocolon c'est un colon préparé avant une colonoscopie, il est tout propre. :cheri:

08 déc. 201808 déc. 2018

:mdr: :mdr: :mdr:
putain quelle référence ! RT France et Sputnik, 2 médias de propagande russe, un pays dirigé par un dictateur sanguinaire ancien chef du kgb !
et tu oses venir me chercher des poux dans la tête dès que tu le peux à propos de mon pseudo ?
risible le garçon ! :pouce:

08 déc. 2018

ça n'est pas taddei (dont je connais les soucis, et que je trouve anormal de faire taire) qui me faisait réagir mais le media dont tu as mis le lien !

08 déc. 2018

En bref le néocolon fait ch .... :pecheur:

08 déc. 2018

L'émission de Taddei anciennement sur fr2 a été délocalisée pour censure...là encore faut connaitre l'histoire, juste creuser un peu...

08 déc. 201808 déc. 2018

Tout le monde peut avoir ses contradictions (Che=Urss=colonisation socialiste)...Taddei rare emission culturelle honteusement censurée par FR2 (Delphine Ernote - anti homme blanc de plus de 50 ans!)!..et effectivement sur la chaine russe RTF..faut quand même le faire!

08 déc. 2018

Il est bien certain que RT n'est pas né par hasard. Mais peut-être est-ce la réponse du berger à la bergère. Sais-tu par exemple que les états unis finançaient (financent ? )un tas de revues culturelles entre autres, en vue d'imposer leur hégémonie.
Dans un cas comme dans l'autre cependant, paraissaient et paraissent des articles ou des interviews intéressants ( sinon ça ne serait pas lu et donc improductif ).

08 déc. 2018

Y a pourtant des pays qu'on rêverait de mettre sous tutelle :mdr:

08 déc. 2018

Le colonialisme est deja une injustice, un irrespect, une violence; donc que les colons, ex ou neos degagent, c'est deja la base du respect; L'essentiel est de foutre la paix aux gens, avant de pretendre "vouloir les aider"; car en pretendant faussement vouloir "leur bien" (pour profiter et abuser en realité) on ne fait en general que faire leur malheur et les détruire

08 déc. 2018

Tu peux venir nous aider à décoloniser la Bretagne, a faire virer les parisiens qui font monter les prix à Arzon ou Porlafe et même ailleurs...

08 déc. 2018

@creek ".....L'essentiel est de foutre la paix aux gens, avant de pretendre "vouloir les aider"; car en pretendant faussement vouloir "leur bien" (pour profiter et abuser en realité) on ne fait en general que faire leur malheur et les détruire....." dis tu !
Si tu parles de nos gouvernants actuels irresponsables je suis entièrement d'accord avec toi! :heu:

08 déc. 2018

C'est exactement ce qui s'est passé en 1793 avec les provinces de l'Ouest....

08 déc. 201808 déc. 2018

Je parle surtout de la decolonisation des terres et cultures "lointaines" ou differentes, qui n'ont rien demandé a la base; en afrique, ameriques, polynesie, etc; Les "gueguerres" de communautarisme en france ou europe, c'est pas grand chose comparé a ces invasions et massacres planetaires; J'ai des origines corses, et pourtant je deteste les "nationalistes corses", quand j'y ai voyagé à vélo j'ai trouvé cette forme de mépris des gens venus "d'ailleurs" assez lourds, alors que la corse depend economiquement de la france pour beaucoup de choses (bagnoles and co); Ne pas confondre respect des cultures et des peuples differents du monde avec "nationaliste et passéisme de repli communautaristes" y compris dans un même pays; Tous les humains du monde ont la même valeur et le meme droit au respect et à leur liberté et leur mode de vie, sans pour autant se barricader contre les voisins et detruire les differences qui sont une richesse; Ca s'appelle l'equilibre au delà des extremes "de l'invasion, et du repli fasciste"

08 déc. 201816 juin 2020

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2019, les Cabanes. L'été arrive, les travaux sont finis, demain on met les voiles

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novembre 2021