Le Graal en solo ou en équipage ?

C'est le stand by de Joyon à NY en ce moment qui me touche le palpitant ...
Je repense à mes plus grands moments de joie et de fusion avec la mer, le bateau, le vent, et ... l'équipage, les gens ou la terre d'accueil.
Le solo peut être vu comme le Graal du marin, avec ou sans chrono ou compet à la clef, pour qui aime le solo. Et là c'est simple, faut pas se faire mal, et pas tomber à l'eau ! Pour le reste il faut tenter de fusionner ... avec ce qui touche son émotionnel, ou bien se rendre compte que l'émotionnel ne marche pas bien... mais la magie de la mer et du solo me semble pouvoir décrouter tout marin esseulé d'émotions !

Sinon le Graal en équipage, oui, finalement beaucoup plus complexe non ?... Qu'en pensez-vous ? Il faut bien s'entendre sur tout : la cambuse, le bord avec au moins un bord au soleil, le choix de l'escale, par merdouiller dans les manœuvres au port ou dans le baston, gérer un skipper rustique, autoritaire ou pire... absent (quoique !), ne pas oublier ce que désire à son réveil en pleine nuit l'équipier du quart montant, ...

Et pour terminer, le Graal c'est aussi arriver à se retrouver soi-même, sans performance apparente, mais, comme chacun sait, déjà une énorme performance humaine que la mer engendre et soigne si bien.

C'est bien clair pour nous les marins, on ne peut pas éternellement rester derrière l'écran et le clavier !
Alors quel est le plus tentant des défis ? Y a t-il un ordre des défis ?
Y a t-il un petit défi à chaque départ ?

Amicales pensées de terrien.

L'équipage
18 mai 2013
18 mai 2013

je mettrais le solo en 1; mais plutôt pour le côté apprentissage de la maîtrise technique complète du bateau (sans parler de la solitude, en hauturier prolongé bien sûr).

sinon, les "défis" ou questions ne sont pas de même nature comme suggéré. pour moi, naviguer nombreux et bien serrés, avec des inconnus, sur de longues périodes, serait sûrement le plus grand des défis ( qui ne me tente pas...).

18 mai 2013

Toute ma vie: j'ai navigué en solo! Mais maintenant à 68 ans j'emmène souvent un copain. Nous nous entendons bien, alors c'est bien aussi.

19 mai 2013

Moi aussi je mettrais le solo en 1, pour le côté concentration - méditation - pureté.
La nav en équipage s'apparente plus à un défi de société, une joie simple de l'amour des autres... un vrai challenge qui déplace le centre du bonheur plutôt vers le cœur, avec des joies type "bouffées de chaleur".
Le solo me semble donner une joie plutôt mystique, disons comme dépasser un concept qui nous dépasse de toute façon.
L'équipage lui est un référent social plus habituel, plus pragmatique, moins dangereux en terme de défi comme en terme sportif, ... sauf à mettre la barre bien haut comme l'évoque PogoJjinn !

C'est vrai aussi que des fois, quand ça ne colle pas, l'enfer commence à deux !
Mais réussir une croisière un un simple bord de l'après midi à plusieurs, c'est engranger d'un coup 3,4, 10 cœurs qui sourient et qui submergent le skipper comme l'équipier !

19 mai 201319 mai 2013

Le solo en 1 aussi.
- Au début par force ( la famille, prise par d'autres loisirs, l'équitation en particulier, ne m'a pas suivi lors de mes débuts à la voile...)
- Maintenant par délectation ! Pour des raisons comparables à celles mentionnées par Bus ci-dessus. Cela convient à ma nature. J'ai toujours aimé alterner des moments solitaires avec des moments de rencontre, depuis tout petit...

Par contre, n'étant pas particulièrement un timide, encore moins "un ours", je privilégie de sortir sur l'eau avec d'autres voileux (souvent sur des trimarans).
Ainsi, les longs moments de jubilation solitaire sur l'eau alternent avec le bonheur de partager avec les autres à chaque pause.

C'est pour cela que je n'ai pas hésité, il y a quelques semaines, à me farcir plus de 2000 bornes AR d'autoroute entre Montpellier et le Morbihan avec Winnie en remorque pour participer à la Rando Multi Golfe organisée par l'association TriSpeedCup.

J'en garde de fabuleux souvenirs. J'y retournerai chaque année, si le calendrier de la TSC s'accorde avec mes disponibilités futures. (aller jeter la pioche de mon p'tit tri pour la nuit au pied du Mont St-Michel ... Ça m'aurait bien plu aussi... Mais le lendemain lundi de ce w-e qui promet d'être fabuleux, je dois être à Lunel (34) pour corriger les épreuves écrites du bac ! Grrrrrr.....)

20 mai 2013

Personnellement, je me garderai bien de parler de sagesse...
J'aurais bien trop peur de voir mes chevilles enfler au point de ne plus pouvoir enfiler mes bottes !

20 mai 2013

Oui il y a sans doute une nature, un fond de l'être qui se nourrit dans le solo, comme dans la cour de récréation, entre le jeu avec les copains et la solitude pour s'arrêter voir la vie passer, car elle passe certes, mais surtout elle est là, et dans le solo je suce la moelle de la vie (d'aucun aura reconnu une belle phrase de Robin Williams dans le cercle des poètes disparus, revu il y a qq jours - trop bon).

Je me demande tout d'un coup en t'écrivant ceci Phil, s'il n'y aurait pas à pratiquer le solo pour aiguiser les sens qui vont permettre de goûter bien mieux la joie en apparence perturbée de l'équipage, si prompt à la fête à la raillerie, à la confrontation, tout ce qui, pour être apprécié demande mesure, mesure de soliste (comme dit Cerigo), qui voit dans le brouhaha la perle de vie de chacun, la poudre d'or qui essaime !
Une forme de sagesse...

19 mai 2013

Quand je navigue en solo, l'équipage est toujours d'accord avec moi ! Bizarre, non ?

:lavache:

19 mai 2013

"Il y a une chose fantastique en mer, c'est d'abord que les erreurs, les petites paresses, le manque d'éveil, de rester à moitié endoormi, de n'avoir pas les yeux en face des trous, c'est pénalisé presque intantanément, donc on est oblidé d'être éveillé, d'être éveillé mentalement, ensuite, je me suis apperçu, assez vite, que je prennais mon pieds à faire le meilleur boulot possible avec mon bateau, tirer le maximum du bateau et ça finnissait par ressembler à une éspèce de danse entre le bateau, moi et la mer."

Que dire de plus, si ce n'est que 'solo', il n'y a aucun partage de responsabilité, de faux semblant, mais que dans mon cas, cela réduit considérablement le champ des conditions réputées possibles pour aller danser.

naviguer en solo en premier ,je reserve la vie sociale aux escales ou aux mouillages ,on rencontre plus façilement les autres quand on arrive seul :-)

19 mai 201319 mai 2013

Même réponse de votre serviteur qu'il y a 6 ans. Déjà!

Pas Solitaire : Soliste!

Je comprends bien que ceux qui ne pratiquent pas la navigation en solitaire appréhendent mal les motivations de ceux qui la privilégient.

Associer systématiquement la solitude à la navigation solitaire n'est pas juste. Si je progresse seul dans les artères animées d'une ville ou si je me retrouve seul chez moi, je ressens la solitude. J'ai vécu un sentiment de déréliction, d'abandon dans des situations familiales hostiles : on peut être tellement seul à deux!

"Jamais on est solitaire, jamais on est triste, morose ou désolé, quand on porte en soi la faculté" de s'égarer dans les espoirs du futur écrivait Maupassant. Et en mer, on peut rêver, analyser, projeter. Maupassant:"Comme il fuit vite, cet âge de la rêverie, le seul âge heureux de l'existence ! Jamais on n'est solitaire, jamais on n'est triste, jamais morose et désolé quand on porte en soi la faculté divine de s'égarer dans les espérances, dès qu'on est seul. Quel pays de fées, celui où tout arrive, dans l'hallucination de la pensée qui vagabonde ! Comme la vie est belle sous la poudre d'or des songes !"

Si un navigateur est solitaire par volonté pathologique, c'est du solitarisme misanthrope asocial. J'aime tout en navigation : seul, accompagné, au mouillage, au port. Mais j'ai commencé à apprécier vraiment le solitariat quand à 2 ou 3 reprises, dans des situations difficiles quoique maîtrisées, des regards m'atteignaient en plein coeur, m'accusant en silence de les avoirs entraînés "là"...

Mes plus grands bonheurs de navigations, je les ai connus en solitaire. Au large, c'est une autre dimension. J'ai vécu des émotions intenses, exceptionnelles. Devant des spectacles nocturnes, baignés par une musique adaptée, je suis entré en transes et loin de tout et de tous, je me trouvais si proche des miens! Exaltations, "maître du monde", ces sentiers battus par les vagues montraient des cieux plus vivants, plus intelligents. Les bonheurs étaient si prégnants qu'ils en étaient parfois douloureux!

J'ai écrit tout cela sur des journaux intimes et un copain psy de mon club m'assurait que mes délires n'étaient pas graves puisque je les transcrivaient extemporanément avec lucidité.

Enfin, je n'éprouve jamais de solitude sur mon bateau, car avec lui depuis 31 ans et +/- 50000 milles ensemble, nous sommes deux: il est bien vivant!
C'est surtout la LIBERTE TOTALE, voilà le grand privilège. Il y a aussi la quasi certitude par expérience, de pouvoir faire face aux évènements (seule question : jusqu'à quand?). Et le jour où les éléments m'imposeront de regarder la vérité en face, la sanction en somme, je jetterai l'ancre définitivement sans espérer une aide quelconque pour naviguer encore.

20 mai 2013

Merci pour Maupassant qui fait du bien à lire et à relire, et si je décode encore un peu plus, je vois certes l'horizon de mes mots qui se perd encore dans la liberté des méandres de mon cortex sauvage et fier de marin.
Juste un petit détour dans cette poésie pour revenir sur cette fuite. Mais qu'en est-il donc réellement ou poétiquement ? Certes j'ai pu ressentir cette faculté supérieure, divine si on veut parce qu’au-delà de, de prendre la poudre d'escampette pour trouver donc la poudre d'or des songes de Maupassant, oui je l'ai fais, nous le faisons, en solo ou en équipage, l'essentiel est bien : trouver l'or de soi, cet or qui, on le sait hein, va à un moment précis, inconnu mais certain, fusionner avec l'or de la mer, du vent, de l'équipage ou du bateau chéri !

L'attachement de là bas, au large, nous rend seul à terre.
Venez donc écrire ici bas au forum pour transposer vite vos délires afin de reposer à terre la tête sans folie, et juste un pincement de l'âme qui elle se soigne mieux en mer qu'à terre !

19 mai 2013

"... je jetterai l'ancre définitivement sans espérer une aide quelconque pour naviguer encore. "
C'est aussi ma philosophie; je me jugerais irresponsable si j'embarquais des équipiers sans être capable de ramener le bateau à bon port sans leur aide.

19 mai 2013

pour navigation et manœuvres, le solitaire ne me pose aucuns problèmes.

Mais aux escales, être en couple est bien préférable, pour le partage des moments vécus.. :-)

19 mai 2013

cclsion: naviguer seul et trouver une âme charitable aux escales...
sinon, pour revenir aux posts + hauts, au delà de l'aspect responsabilité, & liberté "totales" en solo, le côté rêverie mystique peu aussi attirer/marquer, c sûr.
n'ayant jamais fait d'hauturier lointain en solo (en duo seulement), je me demande ce que ça donne...(curieux d'essayer).

20 mai 2013

D'où l'expression "un marin a une femme dans chaque port". Et, s'il est bigame, deux femmes dans chaque port !!!

:lavache: :-D :-D :-D :-D

20 mai 2013

Oui Emma me fait penser à ce bout de réflexion a peine évoqué et à reprendre : en solo on soigne son âme, en équipage son cœur (ou celui de l'autre, des autres) !

L'homme à bien horreur de la solitude. En solo on se lâche sur la mystique pensée ou bien la faculté divine à trouver la "poudre d'or" de Maupassant, et en équipage, on plonge dans les affres et les joies de notre médiocrité sociale, de couple, ou l'on doit bien trouver la ressource pour fusionner avec une substance bien plus lourde que l'air, le vent ou la coque, ... l'autre, qu'une magie d'une cœur nous aide, parfois, à aimer !

Bien, on évite dignement de parler de l'égo du cap'tain... C'est hors sujet non ? Le solo tue l'égo ? L'équipage le provoque ?

20 mai 2013

Quand en mer je découvre un paysage plus beau que les autres, je regrette déjà de ne pas le partager avec ceux que j'aime .

AMHA, l'Homme doit, pour devenir sage, apprécier avec le même plaisir tous les moments, solo comme équipage, c'est le chemin parcouru qui compte, pas la destination.

Pas si facile

20 mai 2013

ca te vas bien, de nous dire cela, Pascalou, mais.... vu des Marquises....

20 mai 2013

Oui, la destination, c'est l'alibi !

20 mai 2013

alibi !!!!!! Moi c'est le retour

22 mai 2013

Bien cher 17724 (stp change, je me crois à l'urssaf face à ce matricule) gracias pour le Pascalou (ça sonne équipage !), mais surtout, le "vu des Marquises", ça donne quoi ta méditation là bas ? Tu es âme ou cœur, s'entend solo ou équipage ?

Ou dois envisager, bien plus grave, bien plus sérieux, que les Marquises sont un lieu de fusions ???

23 mai 2013

@ Bus, Bonjour,

Je n’ai jamais approché la psychologie, ni de près ni de loin et je dois avouer que j'en suis fort dépourvu...
Votre chute sur l'ego est peut-être une provocation et je vais tenter d'y répondre avec ma simplicité ignorante et si possible sans narcissisme.

En navigation solitaire, l'ego ne serait-il pas nécessaire, voire souhaitable ?

J'écarte ici l'ego de marketing : le 14 ou 18 mètres pour quelques ronds sur l'eau ou la barre à roue sur un bateau de 10 mètres.
Mais je pense à l'ego qui va permettre de vous identifier et de vous analyser dans votre propre rapport à votre bateau et aux éléments.

Je ne crois pas que l'ego ainsi cerné puisse porter au surmoi, qui pour le coup deviendrait dangereux pour la sécurité de la navigation.
Et cette approche doit être différente pour un jeune marin et un vieux crabe qui n'a rien à prouver, sauf à lui même, que son âge avancé n'est pas incompatible avec sa passion. Son solitariat l'oblige à répertorier ses forces et ses faiblesses et cela ne représente pas une introspection égotiste .
C'est plutôt un signe de vulnérabilité bienvenu en mer car maintenant les sens éveillés, la lucidité, l'inquiétude positive éloignée de la peur déplaisante.

Une belle navigation en solitaire, surtout si elle est quelque peu musclée, maintient la confiance en soi, et l'âge venu, la renforce et à la limite la sublime . A l’arrivée en toute discrétion au mouillage, vous pouvez ressentir de la fierté intérieure qui ralentit la fuite inexorable du temps, de votre temps... C est excellent pour le moral ! Et ce sentiment, vous ne voulez, ni ne pouvez, le partager avec quiconque.

J'espère Bus que vous allez mettre bon ordre à ces divagations marines.

24 mai 201324 mai 2013

Qu'il est bon de croiser le verbe quand il est beau et fort !
*
Je partage sur le fond l'importance de l'égo en tant qu’existence du moi salvateur, indispensable outil de survie, et oui, ma chute sur l'égo est une ouverture appuyée à la remise en question de soi.
L'égo est en fait bien trop réducteur à mes yeux pour parler de l'être. D'où la recherche d'exprimer les autres dimensions qui se manifeste en moi, à bord.
L'égo est un outil de survie qui, non maîtrisée me parait source de danger en société.
*
En effet, la relation égotique avec le surmoi dans notre difficulté à transgresser la simplicité de la relation à nous-même, figure ignorante de la densité des profondeurs de l’âme, de l'égo, et du corps...
Ce "nous" que l'on cherche à bord et non ce "moi" réducteur.
Je suis être complexe et je le revendique, surtout à bord ! ... Car à terre, c'est plus délicat... déjà tirer des bords de plus de 0,80 m sur l'autoroute c'est dur et dangereux. La mer est un bon lieu pour mesurer ce qui a besoin d'espace, notre âme, et ... tout le bazar qui y est rattaché par la force de l'incarnation (égo, moi, surmoi, femme et enfant, compte bancaire, et livre de poèmes)
*
Cette complexité qui est la notre est magnifiquement révélée par les éléments et tout en douceur quoiqu'on en pense. Baston ou calme plat sont propice à la dilatation, selon le tempérament, ce que l'on a bu, ce que l'on pense ou ce qu'on lit, et donc aussi selon les autres membres du bord, à commencer par les différentes composantes de votre serviteur.
*
Donc oui, la pratique du solo est une solution assez radicale me semble t-il pour avoir une approche holistique de soi (et pas du moi).
Je mets ainsi, cher Cerigo, bon ordre la ma cabeza, et honore les éléments, bateau compris, de m'apporter cette paix intérieure et extérieure.
*
Mais par contre, pour revenir sur l'autre divagation du cœur en équipage, je m'avoue moins armé qu face aux différentes facettes de mon être : déjà qu'on est complexe, alors essayer de percevoir l'autre ... Chapeau pour celui qui arrive facilement. D'où mon refuge dans le spectre du cœur, arme imparable du guerrier de lumière qui plus que tout évitera de croiser le fer avec autrui et préférera dans sa bonté fondamentale, tenter "le tout pour le cœur", soit juste passer du bon temps à la recherche de bonheur et d'harmonie, et sans se prendre trop la tête avec la métaphysique et la spiritualité de soi.
Mais cet art est bien difficile à exprimer.
*
C'est en cela que je souhaiter débattre de la puissance de l'équipage face à l'égo :
- soit l'équipage est confronté à un très gros égo genre "Lou Larsen" (Le loup des mer, 1972, j'avais 10 ans, et ça a marqué sans doute une couche de mon cortex) et c'est le clash assuré
- soit l'équipage et le cap'tain se fondent dans une seule quête, l'harmonie à tout prix gage assuré du bonheur du cœur, et là, ben faut mettre, me semble t-il l'égo du cap'tain au placard ... et ça fait du bien non ?

24 mai 2013

une bonne tempête, et l'égo disparait vite...

24 mai 2013

pour bus, en solo, ma femme m'attends, pour pascalou, il ferait mieux de moins se tripoter (au second degré).

29 mai 2013

Ben PogoDjinn il a bien raison et là on devrait être tous d'accord : l'égo, dans son aspect culte de soi envers les autres disparaît, pour se voir dépasser magnifiquement par l'autre égo, celui de la survie !
Mais que fais l'équipage dans tout cela ?
*
Dans le baston, tout se fusionne je trouve, surtout entre ceux qui restent et assurent sur le pont, et l'égo ordinaire part la dedans, et c'est tant mieux.
Ce qui est bon, c'est de sentir (n'est-ce pas ?) la révélation et l'émanation de la force unie de l'équipage.
Ce qui est encore meilleur, c'est de sentir cette fusion en dehors du baston, au mouillage avec un blanc bien frais par exemple.
*
En fait vous aurez deviné qu'à travers ces bourrasques de verbe je vous avais parlé de la relation entre vous et votre compagne, conjoint ou amie...
Le bateau en solo comme évasion indispensable et la relation intime avec l'autre ... quand on est capable de la supporter !
Dans les deux cas il y a des bastons.
Le challenge serait de pratiquer le bateau dans toutes les configuration pour entraîner le cerveau et le cœur à être, en permanence capable de réagir et de survivre, voir de jouir.
Au fonds de nous même, c'est peut-être bien pour ça qu'on aime la plaisance ?
*
Je remercie les équipages qui m'ont permis de développer mon cœur pour vivre une vie de couple, à terre ! :aurevoirdame:

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