la voile pure ,oui ou non ?

bonjour ,
je sais que le sujet a longtemps etait abordé ,
je suis pas un pro de la voile,mais je lis pas mal de recits là dessus ,et j'aimerais peut-etre vivre un jour sur un voilier ,
en relisant les bouquins de gens comme Moitessier ,gerbault ,goudis ,le toumelin ,yvan le corre ou d'autres ,je m'apercois que tous ou presque ont été des "partisans" de la voile pure ,
et j'ai l'impression qu'aujourd hui les gens sont tellement dependant de la société moderne ,qu'il pensent qu'un moteur ,et tous les equipements "technologique modernes" sont necessaires voire indispensables ,alors que pendant des milliers d'années les gens s'en sont très bien passé ,et vivaient simplement ,avec la nature ,
c'est un peu comme le telephone portable ,je sais bien que c'est pratique ,mais aujourd hui ,beaucoup croient que c'est indispensables ,ils ne peuvent plus s'en passer ,depensent beaucoup d'argent pour ca ,en sont esclaves et finalement ne sont pas plus heureux...
j'ai l'impression que pour un moteur sur un voilier (a voiles donc.. ) c'est pareil...c'est plus pratique parfois ,mais pas vital... je pense ,
et moi qui aime l'harmonie avec les elements ,pensez vous qu'il soit possible de vivre sur un voilier ,agreablement ,et simplement ,avec seulement une coque et des voiles ,pour vivre et se deplacer sur la planète ?
la voile pure est elle toujours faisable ,sans dangers ,et a notre rythme ?

si vous voulez y repondre ,
merci d'avance

L'équipage
27 août 2003
27 août 2003

O tempora, O mores...

A l'époque de Moitessier; les mouillages forains accueillants étaient légion, de nos jours, beaucoup d'entre eux sont interdits ou pire...encombrés.., alors rentrer dans une marina à la voile...c'est pas toujours ce qu'il y a de plus aisé... Il n'y a qu'à lire les exploits de Slocum dans les ports (qui de son aveu heurtait tout ce qu'il rencontrait en essayant de rejoindre le quai) pour se convaincre qu'un moteur d'appoint n'est pas toujours inutile.
Et puis se retrouver encalminé 8 jours dans le pot au noir n'est pas précisément ce qu'il y a de plus agréable.
Bien sur on peut toujours naviguer à la voile pure. Il suffit d'un bon chrono, d'un sextant, d'un loch, de cartes récentes, des pilot charts,des instructions nautiques des zones qu'on va traverser.
Le GPS n'est en aucun cas une nécessité, ni même le radar si l'on se tient à l'écart des routes marchandes, pas de pilote auto non plus, un conservateur de cap genre 'marin marie' suffit très bien.(enfin, à moi en tous cas).
Tout le reste, c'est "bonus"... faut bien que les grands enfants que nous sommes aient de quoi faire joujou...
La seule chose dont je n'aimerai pas me passer c'est d'une radio (vhf ou BLU selon la zone de navigation).
Un récepteur météo aurait surement rallongé la vie de pas mal de marins perdus en mer...C'est le seul autre luxe qui ne me semble pas superflu.
Le reste..c'est plutôt du domaine de l'arbre de noël à mon avis.
A vrai dire, je pense que tous ces artefacts sont plutôt un moyen de pallier aux carences de connaissance en matière de navigation de beaucoup de marins autoproclamés ;-) (Et tant pis si çà en froisse quelques uns..)

pépé.

27 août 2003

O tempora, O mores...

A l'époque de Moitessier; les mouillages forains accueillants étaient légion, de nos jours, beaucoup d'entre eux sont interdits ou pire...encombrés.., alors rentrer dans une marina à la voile...c'est pas toujours ce qu'il y a de plus aisé... Il n'y a qu'à lire les exploits de Slocum dans les ports (qui de son aveu heurtait tout ce qu'il rencontrait en essayant de rejoindre le quai) pour se convaincre qu'un moteur d'appoint n'est pas toujours inutile.
Et puis se retrouver encalminé 8 jours dans le pot au noir n'est pas précisément ce qu'il y a de plus agréable.
Bien sur on peut toujours naviguer à la voile pure. Il suffit d'un bon chrono, d'un sextant, d'un loch, de cartes récentes, des pilot charts,des instructions nautiques des zones qu'on va traverser.
Le GPS n'est en aucun cas une nécessité, ni même le radar si l'on se tient à l'écart des routes marchandes, pas de pilote auto non plus, un conservateur de cap genre 'marin marie' suffit très bien.(enfin, à moi en tous cas).
Tout le reste, c'est "bonus"... faut bien que les grands enfants que nous sommes aient de quoi faire joujou...
La seule chose dont je n'aimerai pas me passer c'est d'une radio (vhf ou BLU selon la zone de navigation).
Un récepteur météo aurait surement rallongé la vie de pas mal de marins perdus en mer...C'est le seul autre luxe qui ne me semble pas superflu.
Le reste..c'est plutôt du domaine de l'arbre de noël à mon avis.
A vrai dire, je pense que tous ces artefacts sont plutôt un moyen de pallier aux carences de connaissance en matière de navigation de beaucoup de marins autoproclamés ;-) (Et tant pis si çà en froisse quelques uns..)

pépé.

28 août 200316 juin 2020

la voile pure

Je n'ai que l'embarras du choix pour évoquer la quantité de navigateurs qui on pratiqué, pratiquent et pratiqueront la navigation à voile sans moteur, même dans la moderne Amérique, et sur toutes sortes de voiliers, des canots ou kayaks voilés aux lourds "côtres pilotes" ou à des multicoques plus ou moins nerveux. Au hasard dans la "liste": Slocum bien sûr, Alain Gerbault,Bardiaux, le Toumelin (celui-ci a installé un moteur à l'occasion de son deuxième voyage vers les Antilles, après un tour du monde sans machine), les Pardeys (qui totalisent quand même 100.000 milles à la voile, qui peut en dire autant?) bien d'autres par toutes les mers -et les coureurs du "Figaro" ou ceux de la "Mini-transat" évidemment. Voici 3 ans, je m'étais juré de faire toute la saison, sur mon bateau d'alors, sans démarrer une seule fois le moteur. Eh bien, on ne s'en porte pas plus mal, au contraire; bien sûr, il faut savoir se servir d'un bateau. Quand je vois la misère de ceux qui, ne serait-ce que dans un forum voisin, se lamentent sur leur moteur ( dont beaucoup ne savent pas plus se servir que des voiles à ce qu'il apparaît dans leurs propos), je me sens bien de ne pas faire reposer tous mes espoirs sur ce tas de métal qui pue.
Quant à l'accumulation de zinzins électroniques, elle provient autant de la pression commerciale que, pour beaucoup, d'une tentative de conjurer leur frayeur chronique de la mer: c'est normal, puisqu'ils n'ont pas fait l'effort patient et persévérant d'apprendre et de se "faire" physiquement et moralement à ce milieu étrange et contrariant qu'est la mer . Encore ne savent-ils pas ce qui peut leur arriver, sinon ils se contenteraient de regarder "Thalassa". Tous les étés, on trouve des gens qui ont dépensé des fortunes à acheter du matériel censé naviguer à leur place, et qui à côté de cela n'ont qu'un mouillage réglementaire minimal, c'est-à-dire insuffisant et ridicule, autrement dit dangereux pour eux et pour leurs voisins de mouillage, qui envoient des signaux de détresse -allant jusqu'aux tirs de fusée- parce qu'ils sont en panne de carburant: obligeant les CROSS à diffuser le conseil "si vous êtes en panne de moteur, utilisez vos voiles" !!!!, ou se signalant en perdition parce qu'ils ne savent plus où ils sont (j'ai vu le cas sur une "Frégate" qui était munie de 3 "chefs de bord" diplômés(?) des Glénans et qui se sont retrouvés perdus en plein jour par temps clair et 5 milles de visibilité alors qu'on apercevait le phare de la Coubre émergeant de l'horizon). Tout irait bien s'ils ne se croyaient pas dépositaires de "la vérité" nautique, à proportion du montant de leur investissement financier, semble-t-il.
D'ailleurs, il n'y a pas de "vérité nautique", pas plus que de "bateau idéal": quand je lis ou entend cette expression, je ressens le même poids d' inconscience, d'ignorance ou d'hypocrisie que lorsqu'un politicien parle de "démocratie" ou de "citoyenneté" ( le mot permet de faire l'économie de la chose, c'est plus facile) car toute navigation est affaire de compromis. Par contre, à défaut de "vérité nautique", il y a quantité d'erreurs, parfois vraiment douloureuses.

Je vous dédie la photo "attachée", celle de Frédéric Fenger et de son bateau -plutôt un kayak-
avec lequel il a fait une croisière de 800 milles (la totalité de l'arc des Antilles) vers 1917, sans moteur bien sûr, et sans gouvernail, contrôlant ses allures avec une très astucieuse dérive centrale coulissant longitudinalement.
Mon opinion: faite ce que vous pouvez avec ce que vous avez, petit ou grand bateau, ou tantôt l'un tantôt l'autre, sans oublier que la finalité de la navigation à la voile, c'est le plaisir de la chose. Les professionnels de la navigation - j'en ai été- sont obligés de souffrir, pas nous (enfin pas trop). Dépasser ses limites est une expression absurde: on peut seulement les atteindre, par la définition même de limite; au-delà il n'y a que la mort.
bon vent!

28 août 2003

voile pure

Mes excuses pour le "lapsus calami" comme disait mon prof de Français: c'est en 1911 en fait que Fenger a fait sa croisière. En 1917, les Américains décidaient de venir à la rescousse des franco-britanniques en sérieuses difficultés avec les Allemands ( mais qu'ont-donc ces cowboys à envoyer ainsi tout le temps leurs armées à l'étranger ? -à vrai dire, à l'époque, personne ne s'en est plaint - sauf les Allemands-) ce qui, bien entendu, n'était pas favorable aux activités de loisir.

28 août 2003

Windjammer,

Je ne peut que dire mon plaisir a lire l'esprit et le bon sens de ton intervention.
"qui voit Groix voit ça joie" et "qui lit windja' lit ça voie!"
Ciao!

28 août 2003

Bien sur, c est possible !

Sans parler du passé, il reste quelques voileux qui naviguent et vivent sur leur voilier sans moteur auxiliaire. J'en connais au moins 2 qui ont fait ce choix et s en sortent pas mal, meme si c est une autre forme de contrainte. Ayant eu des pannes de moteur de plus d un mois, j ai aussi du naviguer sans moteur et rentrer en rade de PTP à la voile ou au Marin, c est pas facile sur un Euros. Alors qu avec mon Gladiateur, je le faisais plus souvent pour le plaisir.

D ou l interet d un "bon" bateau qui marche super à la voile et remonte tres bien au vent si tu fais ce choix.

J ai vecu, entre autre, 1 an sur un Gladiateur "sans rien à bord" (ni frigo, ni capote, ni meme GSE !) puis 2 ans sur un Euros "avec tout à bord" (GSE, Winch ST, et meme le Guideau Electrique) et bien je n aurai pas de probleme à revivre sur un bon bateau spartiate ... meme si mon choix d avoir un moteur auxiliare n est pas le meme que le tien.

PS : les 2 que je connaissent sont un Français sur un Sangia et un US sur un vieux voilier en bois du style 6m JI... Les 2 remontent bien au vent, c est à mon avis indispensable sans moteur.

28 août 200316 juin 2020

la voile pure

Il m'est arrivé de ramener un trimaran sans moteur de Gibraltar à Sète;, entrées et sorties de port et de mouillage comprises, dont Barcelone.
Idem pour un "Océan" (22 m hors tout) sorti de Cap d'Agde et amené à quai -toujours sans moteur- à Toulon, un "Drac 9m" en panne de batterie, de Bandol à Cap d'Agde, un trimaran "Telstar", tout un été sans moteur, et mon "Delph 26" qui, délibérément n'avait pas de moteur pour le garder aussi léger et rapide que possible...etc...
Si je me délecte de manoeuvrer à la voile, c'est que j'ai appris chez un plagiste de Golfe-Juan, à charge pour moi de l' enseigner ensuite à ses clients alors que navigateur "expérimenté" si l'on parle de temps de navigation, mais mal dégrossi, j'ignorais le potentiel d'un bateau à voile: pivoter sur place, ou faire une marche arrière, casser l'erre ou en prendre,en amenant le foc ou en le faisant porter à contre, envoyer un bout de grand'voile quelques secondes pour donner un peu de poussée supplémentaire ou d'un moment de pivotement, jouer avec une ancre de manoeuvre (que les Anglais apellent "kedge" : attention aux chaînes ou au mouillages qui traînent au fond) pour faire un point de pivotement temporaire ou permettre de culer, tirer des bords très serrés avec un lourd côtre à corne, ou un multicoque, en jouant de toutes les voiles et de l'erre...
Assurément, je sais manoeuvrer au moteur, ne serait-ce que pour des nécéssités professionnelles.Mais sauf à avoir un propulseur d'étrave, deux hélices, voire l'hypothèse (sans intérêt) d'hélices aux deux bouts, un bateau est, sauf exception architecturale, bien plus maniable à la voile qu'au moteur. Le règlement de la plupart des ports de plaisance vient de ce qu'il y aurait carnage si on laissait faire les audacieux incompétents qu'on voit parfois arriver tout dessus au vent arrière sur ( c'est le cas de le dire) leur panne. Au dernier moment, ils se demandent où sont les freins, et, généralement, pour se donner une contenance, eng... leur femme, même si cela ne résout pas leur problème.

A propos de frein, il y a un "truc" efficace sur une petite unité (ou un voilier moyen si le vent est faible): c'est un seau à demi-plein (ou à demi-vide, selon l'humeur) d'eau, avec une anse et un bout solide ( et amarré à bord, bien sûr ). Cela freine bien et , à la différence d'une ancre de manoeuvre, ne risque pas de se coincer dans un obstacle au fond. Je n'ai pas inventé le procédé, mais quand j'en ai entendu parlé, je l'ai adopté et l'utilise parfois.

Pour donner une petite poussée - en avant ou latéralement - ou agir sur la trajectoire de pivotement, une godille peut être utile: suffisament longue pour que la position soit ergonomique, pourvue d'une dame de nage bien placée à l'arrière. J'ai un faible pour le frêne, d'une trés grande souplesse (dans l'action, la godille en frène se tord comme un macaroni, fonctionnant un peu come la godille chinoise). Dans le bassin à flot du port de Bordeaux, nous avons aini déplacé à la godille des radeaux de travaux pesant plusieurs tonnes ( et pas profilés du tout!): voir la photo où figure en action l'un de mes "élèves" de leçon particulière de godille.

28 août 2003

Motivation

Oui, bien sur, naviguer uniquement à la voile, c'est possible et procure beaucoup de plaisir.
Mais, c'est tout un état d'esprit, de motivation...
Perso, quand je navigue seul ou avec des potes voileux acharnés, j'ai tendance à considérer le moteur comme un tas de ferraille encombrant et je m'éclate à partir (et revenir) uniquement grâce à Eole. Il faut aussi savoir prendre du plaisir à naviguer à 0,5 noeuds en cas de pétole. C'est mon cas, il y a toujours un bout à reprendre ou relâcher pour atteindre 0,6 noeuds... ;-)
L'essentiel, ce n'est pas d'arriver qque part, mais de naviguer.

Mais, si ma copine monte à bord, ou la famille, ou... là, c'est autre chose. Leur intérêt est différent du miens et il faut savoir s'adapter et trouver des compromis, donc... moteur dans la pétole et pour les arrivées de port.

Tout dépend de ta manière de voir les choses, de ton programme et zone de navigation.

Par exemple, même en tant que voileux acharné, espérer faire une croisière aux Baléares ou Corse sur 3 semaines en partant de la côte du Roussilon à la voile pure en plein été relève AMHA de l'utopie.

Sinon, en ce qui concerne les moyens de nav modernes, le fait d'avoir un GPS à bord ne t'empêche pas de faire des relèvements, entretenir une estime et te mettre à l'astro (en plus, le GPS te donne l'heure exacte).

28 août 2003

ambiance a bord...

Navigation sur un bateau d'club ou y avait un gps a bord, bien sur, ou je suis passé pour le dernier des tordu parce que j'ai fait un point au compa de relèvement... juste pour voir si j'avais toujours la main...
Je suis d'une époque pas reculée mais ou sur les bateaux école que je pratiquais y avait pas de moteur(ni d'frigo,ni de gps ni de...). Et c'était très bien comme ça
(pour ceux qui font dans l'esprit de chapelle c'était PAS les glénans.)
Et effectivement on a eu l'occasion de faire les marche avant, arrière, de "sentir" l'air du bateau et de pratiquer encore et encore la godille...
Ha mon bon monsieur les valeurs se perdent...
C'est pas pour autant que je crache sur les tas de ferraille, mais savoir faire sans, ça me parrait très bien.
Et un voilier est bien plus évolutif avec le mode de propulsion pour le quel il a été conçu...si non c'est un fifty...(ça peut être tres bien aussi les fifty mais c'est autre chose...)ou alors c'est un bateau a moteur (même remarque) ou alors c'est une caravane, ou un velo...enfin bon quoi un voilier c't'un voilier!

28 août 2003

Ah...l'bon vieux temps....

Commes tu dis, Laurent....
Maintenant, quand je propose de faire des manoeuvres d'homme à la mer, de prise de coffre ou que j'essaye d'interresser qqu'un au maniement de la règle Cras, et ben je me fais régulièrement jeter... Ca n'interresse plus grand monde.

Il faut s'y faire, les gens ne viennent plus sur un voilier pour les même raisons qu'il y a 15 ans.

Comme j'ai des facultés d'daptation médiocres à ce niveau là (j'suis pas un ours non plus), et ben j'ai décidé de ne plus embarquer de passagers, rien que des équipier(e)s. Sinon, j'ai l'impression de faire du transport de passagers (qui trouvent que ça va pas assez vite, qu'il fait trop chaud, que le frigo marche pas, qui s'ennuient...) et ça fini par me gonfler menu.

Quand je dis "équipier(e)s", ce n'est pas obligatoirement un(e) voileu(se) expérimenté(e), mais seulement qqu'un de motivé(e) pour naviguer à la voile, même archi-débutant.
Dans ces conditions, on peut faire beaucoup de choses, uniquement à la voile (et godille) et s'amuser vraiment, voire aller très loin s'il y a le temps.

Comme tu dis : "un voilier, c't'un voilier !", et y'en a qui feraient mieux de repasser au bateau à moteur (ou au camping car), ils s'emmerderaient moins.

28 août 2003

Quel bel ensemble

Sans vouloir jouer les rabats joies je trouve tous ces discours un peu surfaits. La voile pure est possible encore faut il préciser sur quel bateau et dans quelle condition. Convoyer un voilier de 22m sans moteur ne pose aucuns problèmes tant que l'on reste en mer, que l'équipage est très pro et que l'on ne cherche pas à rentrer dans une marina en plein mois d'aout. Je soutiens tout à fait l'apprentissage d'une voile pure, que chacun sache mâitriser son voilier.
J'ai appris à naviguer chez des traditionalistes (jeunesse et marine) pour qui il n'y a pas de salut sans godille aviron et maneuvre à la voile. J'y ai acquis un savoir faire qui m'a permis de faire la mini transat il y a 20 ans sur un vieux mousquetaire sans la moindre batterie à bord.

Aujourd'hui je navigue sur un cotre de 13m50 qui pèse 13t et remonte au près comme un bateau de croisière (plutot moyen). Il m'arrive fréquement de tomber en rade de moteur et je ne trouve pas cela confortable. Non pour l'electricité je préfère ma lampe à pétrole mais quand il faut remonter le fier d'Ars avec 25 noeuds de vent dans le nez je reste dehors, idem à ST Martin alors lorsque je ne dispose que d'un week end à Paques je préfère que mon moteur démare, prendre une douche chaude, chauffer le carré quand mes vêtements sont mouillé qu'il gèle dehors et que les cafés d'Ars sont ouverts.
Bien sur j'aurai pu filer droit sur l'île d'yeu ou les sables mais en trois jours depuis la Rochelle autant rester en mer pour tirer des bords!!!

Maîtriser la voile c'est indispensable, refuser le confort et dans certain cas la sécurité ne me semble pas nécessaire

28 août 2003

pourquoi mais.....

on peut rentrer dans un mouillage sumpa et se retrouver avec une foule de bateaux aux mouillages

et puis en moteur il ya aussi les hors bord, qui n amenent pas d odeurs desagreables dans le bateau, qui permettent de se propulser sans se faire de frayeurs dans les ports ( en general le vrac se fait avec plein de spectateurs et on a l air con...)

Moi c etait l option que je voulais pour mon bateau ( certes de petite taille !!! ) et j en suis plus que ravit

Le jour ou il tombe en panne : hop dans la voiture ou a la maison pour bricoler dessus et en plus je peux m en servir pour mon annexe

il ne consomme rien ( 20 l en trois mois de nav acharnés et de petoles )

28 août 200316 juin 2020

la voile pure

Il fallait quand même le rentrer cet "Océan", pas question de le laisser en mer, et le mettre à quai sans éraflure (qui sont très mal vues sur la côte d'Azur).
Enfin, pour ce qui est des caravanes à voile, l'avenir est au "Mac Grégor" et à tout ce qui lui ressemble: c'est tellement mieux de pouvoir naviguer dans se préoccuper des éléments, et même sans avoir besoin de savoir naviguer!

Quant à l'île de Ré, devenue Saint Tropez bis pour premiers ministres défaits et Parisiens chercheurs d'"authentique", c'est-à dire d'artificiel et de "toc", ne laissant de vrai que ce qui reste sous vitrine à la "maison du platin" ou dans les nostalgiques et intéressants "cahiers de la mémoire"; presqu' île à lotissements et à "mobil-homes", Saint Martin si encombré de bateaux prétentieux que beaucoup ne sortent plus, tant la manoeuvre est contraignante, La Flotte envahie d'immondes bidets en plastique appellés je crois "pêche-promenade", et semble-t-il choisis en fonction de leur laideur, les rues pavées en pierre de lest goudronnées parce que cela secoue les voitures, les autres transformées en "paseos" et en galeries commerciales, la "Pergola" entourée de murs! La vraie époque des "Cazavants" , avec le "Championnat international" et le "prix Camembert" est finie. Pour moi, l'île de Ré est morte: ce n'est plus qu'une machine à sous. Au choix, je préfère Juan-les-pins.

Ce qui explique que, si ce n'est pour quelques épisodiques séjour dans la maison familiale, je ne viens plus dans l'île de Ré et ai installé mes mouillages l'un près de Concarneau, en face des îles Glénan , non loin de Groix et de Belle-île, l'autre à 5 kilomètres du centre de Brest, et que je projette à moyen terme d'aller croiser pour longtemps dans les eaux Nord Américaines, avec un bateau en bois, sans moteur et à dérive, non par originalité, mais pour le bien-être etle confort. Pourquoi là-bas? : regardez simplement la photo jointe: dès la sortie de Tampa-bay, ou de l'agglomération de Clearwater côté terre, on retrouve l'Amérique sauvage sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres, l'autre restant à portée de portable: on grille les poissons qu'on a pêchés sur des feux de bois ramassé localement ou à côté, on fraternise avec d' autres navigateurs, on reçoit, on est reçu, on croise parfois avec circonspection des alligators...

La voile, c'est et ce sera toujours la voile; le "camping-car voilisé" ne sera jamais que du "camping-car".

28 août 2003

la voile, tout simplement

je "copie-colle" quelques notes déja déposées sur le forum d'un autre serveur:

14 Août 2001: j'ai quitté mon mouillage près de Concarneau, bon pied bon oeil pour l'île de Ré, avec mon "First 18", cette réduction de grand bateau qui est un plaisir tant il est aisé à faire naviguer, à mener sur sa route -que le temps soit paisible ou vigoureux- sécurisant et puissant quand viennent la mer et le vent... Pour le moment, le vent est plutôt faible. Parti à 7 heures, par brume, en même temps que les "pêcheurs-plaisanciers", je vois toute la journée des bateaux grand-voile en l'air et un honteux petit nuage de fumée au derrière, à l'exception d'un voilier de course qui s'entraîne et se dirige bravement vers l' Aven ou le Bélon.

Qu'à cela ne tienne: je suis en vacances, sur mon voilier, totalement "relaxé", du côté de la gîte, respirant avec bonheur l'air le plus propre que je n'ai respiré depuis longtemps. Le bateau, barre amarrée en souplesse, avec juste ce qu'il faut de jeu et un "sandow" pour suivre les variations d'équilibre , se contente d'un léger déplacement du chariot sur la barre d'écoute tous les quarts d'heures ou les heures pour rectifier de légers changements. Je vois peu à peu disparaître les Glénan, puis se laisser deviner l'île de Groix. Je cherche en vain Belle-île: c'est encore trop loin: je ne la verrai pas.

J'espère une brise, qui ne se manifestera pas; qu'importe: je suis en vacances, sur mon bateau.

Le Soleil baisse sur l'horizon, m'offrant sur la mer lisse comme un miroir un crépuscule digne de la Méditerranée. Il faut quand même faire le point, par sécurité et discipline personnelle; bilan de la journée: 12 milles. J'ai décidé de ne JAMAIS utiliser le moteur cet été : mettre en marche cet engin au bruit de motoculteur sur ce bateau au jeu si fin et souple avec le vent et la mer dépasse ma possibilité de tolérance. A cette vitesse - un noeud de moyenne- il est probable qu'il me faille 5 à 6 jours pour arriver à destination, et je n'ai que 15 jours de vacances. Tant pis: je prendrai le TGV. Je préviens d'un bref appel de "portable" le président de mon club de voile, et fais demi-tour.

Peu-à peu les phares s'allument. Les grands : Goulphar, Pen-men, Penfret, .... les plus petits: Port-Tudy, , Brigneau, Doëlan, Port-Manech, Trévignon ..., puis toutes les bouées familières, feux qui m'entourent de clins-d'oeil amicaux, d'une guirlande de lumières de fête dans cette nuit inhabituelle.

Je ne sais plus si je suis sur la mer ou dans un espace indéfinissable, si mon bateau flotte ou vole au ralenti: les étoiles se reflètent sur la mer lisse, à peine si une légère phosphorescence souligne les quelques rides que dessine le déplacement du bateau: devant, les étoiles filantes, l'une après l'autre, se succèdent, comme suggérant une route, vers quoi? Quel alcool , quelle substance aurait pu me faire ressentir ce que j'ai senti cette nuit-là ? Emporté dans la contemplation,je n'avais aucune envie d'entendre une musique, une voix, d'être ailleurs, de me déplacer ou non; je vivais seulement cette miette d'éternité, cette sortie à la voile, qui n'était ni croisière ni course, mais la plus belle de l'année, et que je n'oublierai jamais.

Conclusion d'aujourd'hui: si l'on a un poil de bon sens et que l'on veut un moyen de transport, il FAUT acheter un bateau à moteur.

Si l'on veut ressentir ce qu'est la voile, atteindre le niveau de contemplation dont elle est l'intermédiaire, il faut renoncer au moteur: il y a des pauvres qui côtoient à portée de main la richesse qu'ils sont incapables d'apercevoir, faute d'avoir suivi la "voie", l'initiation qui permette cela. Le chemin de la maîtrise, qui assure le bien-être dans l'activité navigante, passe par un effort soutenu,un apprentissage, une réflexion et un entraînement: il n'y a pas de raccourcis, de machines qui peuvent le remplacer. On est libre de devenir ou non un "samouraï" de la voile . Le choix fait, on en recueille inévitablement toutes les conséquences.

Quand mon GPS, que j'avais allumé par précaution, m'a lâché à l'entrée du Raz de Sein, avec un brouillard à couper au couteau ( 400mètres de visibilité), je n'ai eu qu'à continuer ma route à l'estime, déja prête avec les calculs de courants préparés heure par heure en fonction de la marée. Les brisants du Chat à 400 mètres, c'est impressionnant, mais c'était le premier repère qui confirmait l'estime, ensuite, 2h1/2 après, la bouée du Lys à 300 mètres, puis l'apparition de 3 patrouilleurs de la Marine Nationale, bien dans l'axe du chenal, puis , l'un après l'autre, tous les autres repères... sans inquiétude.

29 août 2003

Rosbras

L'école de voile dont je parle plus haut était basée sur l'Aven... c'est dire si ton évocation me touche!

29 août 2003

Sa-mou-rai

Il doit se baigner dans la félicité celui dont l'esprit est en paix

29 août 2003
  • mazette ce forum... -

J'ai remarqué que plus le sujet est "bateau" plus on trouve de quoi glosser. Je veux pas dire que la plupart parlent pour ne rien dire; qu'on ne me prête surtout pas pareille pensée!

C'est vrai que savoir que le prof de windja disait "lapsus calamita" présente tout de même une importance que l'homme de bon sens ne saurait négliger. Il en va de même pour la date de la croisière de Fenger... qui a entendu parler de la théorie du chaos ne peut passer cela sous silence.

Ces évidence étant posées...

D'une certaine façon je reprend les propos de "féroce et beau", comme quoi...! Enfin chers amis il en faut pour tout le monde, pour les caravane flottantes et pour les dingues du prés hyper serré, pour les saoûlots de cockpit et pour les fumeurs de moquette, pour les accros de l'électro et pour les nostalgiques vieille marine, pour les drag's queen flottantes et pour lles basanés-pirates.

Quant tu as dit que le moteur c'est super lorsque le zef est nul pendant une semaine, tu résumes bien le propos. Ceci dit la prose de wingja est plus que lissible: agréable et passionnante... enfin pour moi.

29 août 2003

Bardiaux et le moteur

Les récits de Bardiaux ont marqué ma jeunesse et ont été ma première introduction au monde de la voile. Ayant lu et relu "Aux quatre vents de l'aventure" j'en ai retenu entre autres que Bardiaux avait un moteur à bord dès son départ de Paris.

Celui-ci étant en panne il quitte la péniche du Touring Club à la godille avant de prendre une remorque et trouver un mouillage tranquille où il réalèsera son moteur.

C'est naturellement au moteur qu'il rejoindra Le Havre.

A plusieurs reprises dans son récit il mentionne des progressions au moteur. Il l'utilise aussi pour recharger sa batterie.

C'était un grand navigateur capable de se tirer d'affaire sans moteur, mais on ne peut pas dire qu'il en avait pas ou ne s'en servait pas.

MichelR

29 août 2003

celui qui refuse le moteur sur un voilier a bien raison

Vasco de gama, Magellan, Christophe Colomb, les Grecs et les phéniciens de l'antiquité et bien d'autres ont découvert le monde sans moteur

je lui conseille surtout d'ignorer superbement: (et c'est pas dans l'ordre)

le matériel électrique, le plastique, l'alu et l'acier,le Dacron, l'électronique, les médicaments, les allocs et autres subventions,la nourriture en conserve etc... c'est à dire tout ce que le progrès à apporté aux autres au cours des siècles

chacun a bien le droit de vivre comme il veut...
bye

29 août 2003

la voile est elle pure?

entre le plaisir de n'utiser que la voile, pour voir, pour jouir( comme windja), pour vérifier qu'on saura s'en sortir sans le graisseux ( comme tous les skipper sérieux devraient faire de temps en temps), ou pour régater,... et lacher tout progrés mécanique , electronique ou technologique, il y a quand même un pas, ça deviendrait une secte!

d'ailleurs la notion de "pureté" ça me rappelle de drôles de souvenirs.. non je blague, je sais que cette pureté dont vous parlez , c'est la meme qu'en montagne, si on y arrive sans tire fesse et sans hélico, ou dans un desert sans range rover ni groupe electrogène ...

Même si moi aussi j'aime sentir le bateau marcher tranquillement a 3 nds sans bruit, je crois que une "croisiere" ou un "voyage" en bateau réussi, c'est surtout faire plaisir a son équipage (sa famille en particulier!) qui adorent en général les escales, et moins les bords de prés dans le clapot, ou de pétole devant le port alors qu'on pensait aller au restau!

alors, chacun sa nav, du moment qu'on em... pas les autres (comme dirait ventemp)

dans le registre humour sur la voile pure, lisez "role de plaisance " de J Perret: les deux compéres qui déposent le moteur sur le quai du bassin a flot de honfleur, et installent une table de carré a la place..

29 août 2003

on (je) déraille!

la question de fil appelait une réponse beaucoup plus simple:
amha
toujours faisable: oui,c'est possible de voyager a la voile pure, mais pas sur la cote d'azur!
sans danger: non, c'est plus dangereux qu'avec des trucs modernes
a son rythme: oui, ce sera vraiment "a son rythme"(:>)

le reste c'est de la poésie.(vive la poésie!)

30 août 2003

la voile pure

Avez-vous une idée de ce qu'était l'encombrement des ports à l'époque de la pêche à la voile?
La Rochelle: une quarantaine de Thoniers (20-23m 80 à 100 tonnes, 3 à 5 hommes déquipage) il rentraient - et sortaient - en tirant des bords entre les tours, virant lorsque l'extrémité du beaupré arrivait à 1 mètre de la muraille (cela m'a été rapporté par le commandant Yves Biraben, capitaine au longs cours et ancien professeur à l'école de Marine Marchande de Bordeaux, qui était assidu de ce spectacle quand il était gamin). Dans le petit bassin du port de la Flotte en Ré s'entassait une soixantaine de barques de pêche: comme le passage de sortie est étroit, il se faisait par une manoeuvre de hâlage à la touline: de braves retraités qui passaient des heures à regretter leur jeunesse sur un banc (qui s'y trouve encore ) près de la jetée, attrapaient l'extémité de la touline, la frappaient sur une bite d'amarrage, puis la libéraient à la fin de la manoeuvre. A Saint Martin de Ré, où la sortie en chicane de l'avant-port ne permet de tirer des bords qu'à de fins voiliers, il y a deux rangées d'anneaux de fer scellés dans un mur des remparts: l'un pour la marée haute, l'autre pour la mi-marée: un matelot à l'avant de la barque frappait dans un anneau la touline, sur laquelle hâlait un matelot placé à l'arrière; quand l'anneau atteignait le niveau du matelot de l'arrière, celui-ci récupérait l'extrémité de la touline, la rapportait au matelot à l'avant, et ainsi de suite. Au dernier anneau, le bateau avait assez d'erre pour franchir les jetées, ensuite, il n'avait quà laisser porter . Pour acquérir une notion concrète de la chose, il m'est arrivé de sortir du port de cette manière un thonier à voiles - armé en plaisance- de 80 tonnes ( nous l'avons rentré sur l' erre -énorme par rapport à un voiler de 8 à10m- au retour, n'utilisant alors que le dernier anneau, comme frein)

Le danger ne vient que de gens qui ne maîtrisent pas une technique: au vu du spectacle quasi-quotidien des ports de plaisance, une forte minorité de plaisanciers ne maîtrise pas la manoeuvre au moteur, et de ce fait sont en danger, tout en mettant les autres en danger.

J'ai même vu des gendarmes , sur leur vedette .. qui m'appelaient au secours pour les aider à accoster un ponton bien dégagé, et me suis permis une ironie cruelle, car 1°/ils se prenaient encore pour des gendarmes et, circonstance aggravante, navigateurs 2°/je présume qu'ils avaient un quelconque permis de conduire. 3°/ils avaient un léger vent de travers et s'échinaient à faire un "créneau", comme avec une voiture !

Quant aux ports de la côte d'Azur, j'ai de temps en temps l'occasion d'y convoyer, à l'aller ou au retour, des voiliers en avarie de machine ou de batteries, ou délibérément sans moteur (il y en a). Jamais de difficultés particulières: là où le passage est trop resserré et difficile par rapport au vent , un coup de touline - j'en ai toujours une dans mon sac, à côté du ciré et des bottes: 60m de polypropylène de 8mm, et jamais la situation ne m'a prise en défaut.
Dans mes années de séjour au Cap d'Agde, j' avais la confiance de la capitainerie, et rentrais mon trimaran de 13m sur 7 à la voile jusqu'au fond du port -sans moyen de rattrapage en cas d'échec de la manoeuvre: la séquence se faisait à deux : Grand-voile et artimon amenés dans le dernier bassin de l'avant-port, gênois amené par l'équipier en passant devant la capitainerie. A l'avant, l'équipier était chargé de lever le bras au moment précis ou il voyait un repère défini par son travers ( à 9 m. de l'avant, j'avais un problème de parallaxe gênant, alors que la tolérance maximale pour chaque phase de la manoeuvre était d'un mètre): je virais alors à 90°, ce qui, compte tenu de la "chasse " du bateau sous l'action de la force centifuge, mettait le bateau dans l'axe des pannes qu'il occupait; il finissait de casser son erre: l'équipier mouillait alors l'ancre de manoeuvre, laissait culer progressivement, j'allais passer l'amarre avant, et l'équipier choquait la chaîne pour qu'elle repose au fond..C'était à la fois pour le plaisir de la manoeuvre, cultiver les réflexes, et faire un peu de spectacle pour le spectacle en même temps qu'un peu de "pub": il y avait chaque fois de 30 à 50 personnes sur le quai à admirer (et peu-être espérer de voir le "dompteur se faire bouffer").

Vu au Cap d'Agde une très belle sortie à la voile seule d'Alain Colas sur un "Beaufort 16", depuis le fond du port: il fallait viser juste, et bien intégrer l'erre, la dérive, le rayon de giration important à faible vitesse, l'effet de la barre...

J'ai aussi rentré le même trimaran en louvoyage serré dans le port d'Antibes: ma copine à la barre, l'équipier à l'écoute d'artimon, et moi au pied du grand mât; je commandais la manoeuvre par signes, pour qu'il n'y ait pas de confusion; la marge de manoeuvre était étroite: 1/ l'artimon bordé plat et le gênois amené, la barre franchement à virer pour lofer le plus rapidement possible 2/ le gênois hissé à contre 3/ dès passé le lit du vent: le gênois passé sur le nouveau bord, l'artimon choqué en grand et la barre sur le nouveau cap, puis l'artimon bord&é norlmalement... et ainsi de suite, un certain nombre de fois, jusqu'au fond du port.

Il y a des "vélivoles" qui mettent des moteurs escamotables ou non sur leurs planeurs: c'est très pratique mour monter -ou remonter si on s'est un peu laissé aller- ou rentrer à temps pour le thé de la comptesse, mais si on veut le plaisir exceptionnel de voler avec une "finesse de 56" (quasiment le nirvanâ en "vol à voile"), il faut se passer de moteur-.

Et je maintiens qu'il y a une navigation à voile qui n'est pas un moyen de transport (ce qui est dépassé, sauf dans certains pays exotiques: un de mes copains skippers a été l'armateur-capitaine d'un trois mâts local de 26m -3 immenses voiles latines + des focs, et un gréement qui pesait des centaines de kilogs-, avec 8 hommes d'équipage, qui faisait du cabotage entre Ceylan et Bombay, à la voile seule parce que c'était comme ça. Il n'a cessé que lorsque le bateau, rongé par les tarets, afini par couler tout seul).Il a même actuellement des centaines -j'en suis moi-même surpris, mais avec "Internet" j'en découvre de plus en plus- de gens qui ne naviguent qu'à la voile; le plus grand nombre se trouve en Angleterre et, plus encore, aux Etats-Unis (et, les plus grands parmi les grands: le ménage Pardeys, qui totalise chacun 100.000 milles ., sur successivement deux bateaux sans moteur, qu'ils ont construit eux-mêmes)
un cadeau des Pardeys, qui peut sauver des vies:

"Variable Destination Navigation
A small tip for those who are headed off on their first voyage. When folks ask you what your plans are, make life easier for yourself by saying, we use variable Destination Navigation. That way you won't over stress yourself by having to stick to a self imposed schedule, nor disappoint anyone when weather delays, interesting side trips, money problems or family matters force you to choose a different route or schedule. Truth is, we have practiced variable destination navigation for the past 32 years and are sticking to it.

Question: je dois souhaiter bon vent ou bon gas-oil?

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Souvenir d'été

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novembre 2021