la pratique de la voile en général

c'est un vaste sujet que je lance
de la voile légère à celle du grand voyage par les trois caps ,le passage du nord ouest,la vie à bord ,et celle qui consiste à se déplacer sur un voilier de location pendant les vacances.
d'un art ancestral ,serais-ce devenu un objet de consommation que l'on emprunte
pour quelques temps à la meilleure saison ,que l'on déplace d'un point à un autre
quelque soit la direction du vent au moteur si besoin est grâce à l'électronique .
la vie sur un voilier pour moi c'est bien autre chose ,c'est vivre avec les éléments ,écouter son navire ,l'entretenir ,le connaitre de la tête de mat au bout de la quille ,c'est peut être obsolète ,mais c'est comme ça que je le vois et que je le ressens .
donnez votre avis sur ce si grand sujet .
alain

L'équipage
25 juin 2021
25 juin 2021

Assez d’accord avec toi.
J’ajouterais la convivialité à bord qui est particulière.

25 juin 2021

Salut Alain tu vois moi j’ai acheté un sun fizz dériveur pour la bricole je suis une bille,et bien j’ai démâté ce printemps change le dormant merci la voilerie phocéenne qui la fait en 48 h,tombe le safran pour vérifier les bagues,démontage des drosses et du pilote auto,tombe la dérive et le vérin révise à présent dans une boîte à Marseille,ponce le saumon et la dérive puis epoxy ,installer un Hydrovane,changer vanne et passe coques,je navigue depuis 15 jours autour de Porquerolles puis je vais tomber le Perkins début juillet et le remplacer par un yanmar neuf merci le coincoin,bon je me suis fait aider par des potes mais bon je déblaye pas mal le terrain..Ah oui installation de la cadene sur le pont pour l’état larguable avec tirant dans la baille..
Bon j’ai vraiment 2 mains gauche donc je m’entoure bien il me reste l’électricité cela sera pour septembre et je largue les amarres.
Bon je passe sur le carénage,démontage hélice,et tout le toutim...
L autre jour je me suis pris 30 noeuds d’est et bien j’étais serein au près 2 ris un bout de génois j’en avais encore sous le pied...
Voilà j’apprends tout les jours parfois ça m’a saoulé puis après 48 de repos je repars...
A+.
José.
L année précédente j’avais refait le piano ,harken et coinseurs...

25 juin 2021

The cat , je comprends bien tes affinités avec les vents et continue à les apprécier. Ce n'est pas le pekin moyen qui va tester un gréement balestron et un cat boat .
Tes conseils techniques sont bien utilisés de mon côté. Merci.
Autant j'ai été content de vivre avec plaisir la voile ancestrale genre tri à Bali , gros voiliers de transport entre haiti et Santo domingo avec vaches, cochons etc et leurs voiles en toile de bàche. Trop beau... et ils avancent d'enfer !! Mais j'aime bien les bricolages genre mini avec bouts de ficelles dyneema.
Bref , le plaisir de naviguer avec des trucs simples , faciles à remplacer et quelque part plein de " go fast" au niveau de la caréne pour avancer par petit temps sans moteur ; mon plaisir mais le design de mon voilier est Swiss made...
Mais il tape , j'ai du mal à le supporter. Même sur un Balic 38 en baie de San francisco , j'avais du mal avec le bruit. Vaut mieux que je vieillisse un peu sourdingue 👍.
Un jour , je naviguerais sur le voilier parfait...l promisse 🥂🥂

26 juin 2021

actuellement je n'en suis pas très loin ,avec 20 ans de moins j'aurais pris un 36
alain

26 juin 2021

Lolapo : “Mais il tape , j'ai du mal à le supporter.”

Salut Lolapo. Si tu n’aimes pas quand ça tape, cherche une carène avec retour de galbord.

Alain, j’aime bien ta façon de voir la voile.

26 juin 2021

Funboarder , j'aime la glisse.
Pas trouvé la carene qui me convient mais elle est presque parfaite... même un Dashew tape !
Les Dufour ( certains ? ) ont le bout de l'etrave hors de l'eau.
Peut etre irons nous à des carenes spatulées façon ski dessinées par Manuard ??

27 juin 2021

Si tu veux fais un tour avec un Plan Mauric comme un Delph impensable F 30, ben pour taper j y arrive pas

27 juin 2021

J'ai eu longtemps un melody plan mauric et cedt vrai qu'il ne tapais pas dans kamer , un régal au près serré...mais très fatiguant au portant...joli voilier

26 juin 2021

Un de mes projets serait un gréement style " matin bleu " en simplifié .

26 juin 202126 juin 2021

je ne conçois pas de de faire de la voile sans connaitre les moindres recoins de mon boat,ou passe quoi ,ou ca va ,derriere quelle parois ca passe..je ne concois pas de ne pas avoir de quoi me depanner a bord: outillage et rechange.
je navigue avec du raymarine de 2005 tridata,un traceur et en back up l’ipad avec navionics.et pis c’est tout.
je sais rentrer dans les menus,regler,essayer..etc
j’aime quand c’est simple,rapide a mettre en œuvre et efficace.
je ne court pas apres la dernière technologie.
j’aime quand mon bateau est propre sans etre avec un chiffon et un pshit pshit a la main toutes les 2 minutes,mais bon l’entretenir et le garder en bon etat me satisfait.
j’aime bien m’allonger dans le trampoline le soir a 23.00 la tete dans les etoiles.
ecouter mon bateau me parler en nav comme au mouillage,savoir a quoi correspond chaque bruit ,craquement ,pompe qui se mets en marche et pourquoi..
bref , me sentir en harmonie avec mon canote ,vibrer avec lui,souffrir quand il souffre ,le sentir glisser et accélérer..

naviguer dans les caraibes up and down,au soleil ,l’alizé tiede,remonter une coryphene et la griller au barbeuk,remonter le voilier qui est devant moi et le taxer , boire un ti punch avec le gars que je viens de rencontre au mouillage,une petanque en bord de plage avec les potes en fin de journee
c’est comme ca que je vois la (ma) voile 😎

Bonjour le Chat,
Merci pour ce post. Certainement beaucoup à dire...
Pour moi, la voile n’est pas seulement un loisir, c’est une passion. Pire, un état d’âme. Je ne conçois pas la vie sans naviguer. Je pense bateau en permanence.
J’ai découvert la voile tard, à 30 ans. Mais ça été une révélation. Depuis, j’ai pas mal navigué mais j’ai hâte de partir dans un an pour le grand voyage. En attendant, je peaufine la bestiole pour éviter autant que possible les mauvaises surprises en mer.
Les questions que me pose mon entourage sur notre futur périple sont parfois touchantes, voire puériles.
C’est sûr, il y a deux sortes d’hommes: les marins et les terriens😅
Longue vie maritime à toi, Alain.
Patrice

26 juin 2021

D'après Aristote, il y a trois sortent d'hommes :
les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer.

26 juin 202126 juin 2021

Salut,

Quand j'étais gamin, je regardais les bateaux au port pendant mes vacances. Je croyais que c'était réservé à une élite, qu'il fallait être riche pour avoir un bateau, que ça n'était pas pour un fils d'ouvrier né loin de la mer ...

Puis, il y a longtemps, j'ai rencontré un (très bon) marin qui loin d'être riche, avait conçu et construit son bateau dans les années 80. Il n'est pas bien bavard, mais un jour, il m'a dit "quand je suis en mer, je suis bien et mon bateau, c'est un peu le prolongement de moi même".
J'avoue ne pas avoir bien compris cette phrase à l'époque, puis je me suis mis à naviguer aussi, plus modestement, mais avec mon bateau. Et puis j'ai commencé à partir seul, pas bien loin, mais suffisamment pour enfin comprendre cette phrase qui à pris tout son sens pendant une nuit magique en mer ou je me sentais seul au monde, même si je suis bien loin des compétences de celui qui m'a fait découvrir cet univers, je comprenais ce qu'il m'avait dit.
Ce qui me plait dans la voile, c'est que à peine passée la jetée, on change totalement de monde et c'est un des seuls endroits restant sur notre planète ou l'on est vraiment pleinement responsable de ce que l'on fait. C'est aussi pour ça que même si j'apprécie beaucoup le partage et les sorties en équipage, j'aime bien aussi partir seul de temps en temps.

27 juin 2021

avant l'arrivée de l'électronique la navigation était réservée à une élite pas forcement financière ,maintenant l'intelligence est artificielle ,c'est là qu'est toute la différence .
alain ;-)

27 juin 202127 juin 2021

Fritz : est ce que les navigants dans les années 1900 ne pourraient pas dire la même chose de ta génération calculette ? ?? (avantage pour toi : ils sont tous morts)

27 juin 2021

j'ai commencé la voile en 1956 la calculette nous ne savions pas du tout ce que c'était ,mais tenir une estime si ...
alain

27 juin 2021

Fin décembre Marseille Alexandrie avec escale Ajaccio marsala malté Benghazi el salum

A l estime, toujours arrivé pile poil même Benghazi arrivant de Malte, et la on apprécie plus l escale qu avec goto et waypoint et Eta

27 juin 2021

J’ai appris avec l’estime sans gps et avec la gonio puis le sextant droite de hauteur avec une des premières calculettes HP programmable. Je pratique encore un peu, mais je m’amuse autant avec un routeur ou j’ai rentré mes polaires comme Qtvml pour peaufiner mes traversées méditerranéennes. Quand à la voile j’aime bien barrer sans regarder la girouette (avec les oreilles c’est mieux)au feeling vent arrière voiles en ciseau sous spi (ketch) ou au près serré sous trinquette avec un coup d’œil de temps en temps sur la vmg pour voir si j’ai pas trop perdu la main dans la brise, ou vent de travers sous gennaker avec quelques noeuds de vent. J’ai un vieux bateau qui n’est pas un course croisière mais ça suffit à mon plaisir de voileux.

27 juin 2021

j'ai ouvert ce post pour une réflexion sur les manières de naviguer ,pas pour en faire des attaques personnelles ,je me suis quand même permis de répondre ....pour que les choses soient bien claires .
celui qui à un voilier et qui marche essentiellement au moteur à aussi sa place et de bonnes raisons de le faire .
celui qui ne veut pas trainer une grosse trois pales et investit dans une hélice repliable ou à mise en drapeau aussi ,ou dans des voiles carbone .
ce qui est intéressant c'est la démarche intellectuelle qui nous amène à ce résultat .
la pensée unique n'est pas à l'ordre du jour ..
alain

Il faut revenir a l'essentiel :une coque ,une voile ,plus de materiel dispendieux et chiant a reparer,c'est mon projet pour les annees a venir !

26 juin 2021

Un des trucs que j'aime bien, avec un bateau à voile, c'est de me dire que le bout d'eau qui passe devant chez moi, c'est une route qui peut me mener partout dans le monde. Le bout de cette route, c'est la Polynésie, l'Asie, l'Alaska, le Groenland et tous les pays du monde. Et que j'ai ce qu'il faut pour prendre cette route.

26 juin 2021

Merci le chat pour cette réflexion.

C'est un accident de montagne qui m'a amené à la voile de façon tout à fait fortuite. J'ai immédiatement eu le sentiment que ma 1ère navigation avait révélé quelque chose d'enfouie en moi. Peut être une forme d'atavisme (père marin, né au au bord de l'eau). Depuis, et malgré ma traversée du désert actuelle, il n'y a pas un jour où je ne m'imagine pas sur l'eau. Lorsque j'ai franchi le pas et acheté mon poker, je savais que c'était une conn..ie ! Aucuns regrets ! Bien au contraire.
J'ai vécu cette petite expérience comme un aller-retour permanent entre découverte de la voile et découverte de moi-même. Lorsque tu commences à disséquer la voile en tant que "tout", elle se traduit en terme de météo (merci courtox), en terme de cartographie (merci flora), en terme de connaissance du voilier (merci le chat), en terme de découragements et d'encouragements (merci Pierre2, Harry, Django), en terme de raisonnement technique (merci outremer et tous ceux que j'oublie). Et chaque fois, cette impression que ma petite personne revient un peu plus riche de compréhension et de bonheur.

Si je rêve sur les récits de ED850, je sais que je ne serai jamais un grand navigateur. Comme Pierre, j'aspire aux fondamentaux et à la simplicité. Il me suffit de découvrir un mouillage (seul, j'aime bien, mais aussi en équipe) même et aussi si Eole m'a un peu chahuté sans que les conséquences n'en soient désastreuses.

Voila, voilou....voileux !

26 juin 2021

perso j'aime bien la voile en solo et en dilettante ,les traversées genre transat ne m'intéressent plus ,200mn maxi bien que ce soient les plus fatigantes ,on n'a pas le temps de prendre le rythme ...
partir le matin avec la brise solaire et chercher vers 17h un mouillage sympa pour y passer la nuit ou plusieurs jours ,y pêcher mon repas ,toucher terre de temps en temps pour rester en contact avec la civilisation et rencontrer des copains et ravitailler ,
j'adore faire le marché ,c'est le poumon d'une ville ,surtout à l'étranger ,ceux du sud de l'italie sont exceptionnels , généralement je m'arrête le samedi soir dans un port et je repars le dimanche après midi .
il m'est même arrivé de m'inclure dans une régate locale et j'ai été bien acceuilli,
il est vrai que mon voilier est très attipique et attire la curiosité .
alain

26 juin 2021

Je partage tout à fait ton point de vue du premier post fritz.

Pour moi le monde de la voile est tout nouveau.
Je l'ai découvert par le voyage, et j'ai directement perçu la navigation comme une grande fenêtre ouverte sur le monde.
Avec un bateau que l'on connait par coeur, les seules limites géographiques sont celles que l'on se donne.
C'est aussi un des rares espaces de liberté et de pleine responsabilité qu'il nous reste, comme dit plus haut.
Et pour nous c'est aussi devenu un mode de vie,une forme de nomadisme. Nous n'avons plus aucun bien à part nôtre bateau, et ça nous a montré que la vie, lorsqu'elle se simplifie, deviens plus facile.

En observant les pratiques des autres marins la première observation qui saute aux yeux est qu'il y a 10000 façons de vivre la voile et la navigation.

Parfois je m'attriste un peu de voir ces pratiques de la plaisance comme objet de consommation, même si je comprends le plaisir qui en découle, mais ce n'est pas ce qui m'intéresse là-dedan...

Tu parlait d'art ancestral, et c'est une autre facette qui m'a parlé dans cet univers marin, peut-être même le point essentiel: des hommes, un navire, la mer, le vent et les astres, c'est tout ce qui est nécessaire pour avancer.

La vision romantique de la voile traditionnelle me touche beaucoup, et pour moi c'est quelque chose à conserver et à faire vivre.

Montagnard, ce n'est pas la sensation de glisse ou le plaisir de naviguer qui me touchent le plus (Même s'ils sont là), je m'éclate bien plus sur la neige, mais par contre le défi de la navigation trans-océanique m'appelle vers un univers où se mêlent exploits, récits, mythes et insignifiance de l'homme face à la vastitude des mers, du monde et des éléments.

Au large je suis bien, simplement. Je parle au vent, aux vagues, aux oiseaux, sans mots. J'essaye surtout de les comprendre, et de ressentir ce qu'ils me disent. Et quant arrive le moment d'atterrir, je suis toujours un peu triste.
En mer il n'y a pas de réseau, pas d'actu, pas de débat et d'opinion à avoir sur tout et pour tout, pas de jugement ni de lois humaines.
Il n'y a qu'à respirer, boire, manger, soigner son bateau et ses eventuels équipiers, et communier avec les éléments. Au final on se rends compte qu'il n'y a besoin de rien d'autre.

En ce moment on retape notre canote pour le rendre apte à nous emmener partout. On apprends tous les jours à le connaître mieux, et on a encore à apprendre pour naviguer loin, mais ça viendra vite car on ne fait que ça. Pour le reste on verra où ça nous mène.

La question de l'électronique est fondamentale aussi.
Avant, la naviguation était histoire de rigueur, de courage, d'engagement et de mérite.
Maintenant c'est devenu somme toute quelque chose de facile, et ça a ouvert les portes à la plaisance de masse, par tous et partout.
C'est vrai que pour le marin expérimenté qui a navigué "à l'ancienne" les nouveaux outils sont un confort très appréciable.

Pour le plaisancier moyen, c'est rassurant, et souvent gage de sécurité, mais chercher à nier le risque de la navigation au large c'est un peu lui enlever Son âme, quelquepart...

En temps que débutant (et si j'avais des sous!) j'aurai certainement bardé mon bateau d'appareils et de capteurs, pour me rassurer sur cette entreprise insensée qu'est la navigation au large.

Heureusement on a fait la transat avec pour seul equipement un gps de pêche et un compas, ce qui me permet de savoir qu'en fin de compte on a besoin de pas grand chose si on est ouvert aux éléments.

Alors nôtre bateau on le désequipe, on le simplifie, on le fiabilise, pour qu'il n'y ait rien que l'essentiel, et que ça tienne.

Et dès qu'on retourne à l'eau, je me met sérieusement à la nav astro, avec pour objectif de faire une traversée au sextant, même si on aura un gps (éteint) au cas où.

Pourquoi se compliquer la vie comme ça? Parce que je trouve que c'est ça qui est beau dans la navigation, et que c'est en se privant des artifices qu'on arrive au final à une vie simple et agréable.

Et puis, la voile n'est sans doute qu'une parenthèse dans notre vie, et si l'on se contente de la toucher du bout de nos appareils électroniques, j'aurai le sentiment de n'avoir navigué qu'à moitié, et j'en aurai moins appris, sur moi comme sur la vie.

Bon vent à vous.

26 juin 202126 juin 2021

Ourob : “le défi de la navigation trans-océanique m'appelle vers un univers où se mêlent exploits, récits, mythes et insignifiance de l'homme face à la vastitude des mers, du monde et des éléments.”

C’est joli, ça... si tu en as d’autres, ne te gêne pas!

26 juin 2021

J’aimais la mer, celle qui nous coupait du monde, celle qui rallongeait le temps, celle qui réservait bien des surprises sur les calculs d’estimes et j’en passe….
Ce que je n’aime pas dans la plaisance c’est l’explosion des tailles de bateau, de l’équipement et la prétention des humains qui vont avec !
C’est sur il existe deux types d’êtres humains…les prétentieux et les autres !
Vive la navigation en solo dans des coins tranquilles ! Heureusement il en existe encore !

27 juin 2021

Je suis venu à la voile par le kayak de mer (mais certainement aussi en souvenir des quelques colos voile de mon enfance.).
L’objectif était de poursuivre navigation et contemplation en ajoutant un moyen supplémentaire (le kayak permet d’aller loin mais l’état de la mer et du vent peuvent le limiter).

Mais la voile demande du temps, et de fait, entre la famille et le travail, tous les deux à terre, il ne m’en reste plus beaucoup.

La vie de marin reste donc une vue de l’esprit dans mon cas...impossible de m’engager dans toutes les dimensions que tu cites (apprentissage et maitrise de : pilotage, navigation, équipement, entretien, réparation), j’accepte donc de vivre cette passion en mode légèrement dégradé, j’accepte d’être limité en temps de navigation et de le faire sur un voilier plein de défauts, l’essentiel étant de pouvoir naviguer.

Alors chaque moment gagné sur ce calendrier est pleinement savouré, c'est un compromis entre le quotidien et l’extra-ordinaire.

27 juin 2021

Pour moi, la voile, c'est presque une philosophie de vie. C'est retrouver le sens du voyage (même petit), du temps et de la simplicité. Prendre conscience, à chaque virée, qu'il faut peu de choses pour être bien, que la nature est grandiose et que je suis une poussière dans l'univers.
J'espère aller voir plus loin si j'y suis dans quelques années, quand je pourrai partir 2 ou 3 mois. Toujours dans la simplicité, avec un voilier modeste. Aux antipodes de la "consommation de mer", sur des apparts flottants plus souvent au moteur qu'à la voile (c'est moins fatigant, et il faut avoir un peu le goût de l'effort et accepter parfois l'inconfort pour vraiment faire de la voile).

27 juin 2021

C'est Pierre-Marie Bernard le fondateur, malheureusement décédé, de Billie Marine qui a déclaré lors d'un entretien avec Voile & Voiliers : « Les marins manquent, pas les voiliers ! »

Continuer à construire en nombre, année après année, des unités de plus en plus grosses, de plus en plus dispendieuses, comportant toutes plusieurs dizaines de milliers d'euros d'équipements électroniques, ne peut pas avoir d'autre effet que d'éloigner plaisanciers et bateaux. Tout simplement parce qu'il devient inenvisageable pour le plus grand nombre, financièrement et logistiquement, d'en assumer l'entretien et la charge à longueur d'année.

Quand j'ai visité Blue Nose à Audierne (réplique d'un côtre de Carantec construit chez Bégoc à Plouguerneau en 1936, construction mixte polyester-bois, gréement traditionnel avec grand voile, flèche, trinquette, foc et mat en bois) en mai dernier, juste avant de me décider à l'acheter, son actuel propriétaire m’a donné une description assez peu engageante de la plaisance actuelle telle qu'il la voit et la vit. Entre prolifération des vedettes à moteur, disparition du sens marin, bling-bling de ponton, un portrait bien peu reluisant. Ce n'est que l'impression d'un marin bien sur mais elle semble rejoindre celle exprimée par Fritz the cat dans son accroche.

27 juin 2021

Assez d'accord avec certains points de vue , entre autres pour moi la pratique de la voile devrait rester aussi simple, épurée et minimaliste que possible, pour rester sur les principes de base : jouer avec le vent, une voile ,une coque et simplifier au maximum si possible, sans moteur in-boardm et même sans moteur hors-bord dans l'ideal , taille minimum pour un petit croiseur, mais suffisamment habitable encore pour pouvoir faire des traversées ou vagabonder au gré de ses envies . Ca dépend aussi des besoins de confort de chacun mais pour ma part je place la limite maximale en taille de voilier , avant qu'il ne soit rattrapé par par le matérialisme et la course à la grandeur, autour de 27 pieds, même pour en couple ou en solo .
Dans ce genre exemple j'aime bien le folkboat grée en jonque de Blondie hasler , et autres de ce genre.
Keep it simple

27 juin 2021

La voile, c'est glisser sur l'eau en utilisant le vent et les courants. Un petit bateau sur un plan d'eau protégé, mais plein de cailloux dont certains se cachent sous l'eau quand la mer est haute, laissant parfois apparaitre un sillage pleins de remous dans le courant (très utile pour remonter en cherchant les contre-courants), de l'optimiste à la caravelle, le bateau a grandi avec le gamin devenu bonhomme ventripotent (le maitre* en plus).
Mais la mer est grande et mon bateau si petit... et pour découvrir d'autres lieux et d'autres sensations il faut encore progresser dans sa pratique... le budget allouable à ce qui est devenu passion ayant des limites, le temps disponible aussi, il faut trouver d'autres moyens de naviguer... devenir un équipier apprécié de l'équipage (être un bon cuistot tous temps), mieux être un "chef de bord" pour emmener d'autres candidats à l'expérience de la marine à voile**... toujours découvrir, apprendre des autres et apprendre aux autres. Pouvoir aussi se débrouiller seul pour aller sur l'eau et goûter la sérénité d'une belle navigation. Encaisser les coups durs avec humilité, respecter la mer et la nature.

orthographe voulue.
*
vive la voile associative

27 juin 2021

En ce qui concerne les équipements modernes, j'en suis assez friand, même si je n'en abuse pas car ça coute.

Sans doute de part ma formation, j'ai toujours travailler dans le high tech et j'aime bien la technologie et les nouveautés.

MAIS il ne faut pas confondre les genres. Un appareil électronique, ça occupe quand on l'installe et quand on apprend à l'utiliser, mais ensuite, il doit justement se faire oublier quand on est en mer.

Il est la pour faciliter, pas pour phagocyter l'attention du skipper.
Au contraire, si l'installation est bien faite cela doit permettre de pouvoir se focaliser sur autre chose, sur le plaisir de régler son bateau, de contempler les étoiles, la mer, les animaux marins les paysages ou toutes autres choses bien plus intéressantes qu'un écran.

Si ça n'est pas le cas, alors effectivement c'est raté.
ça n'est pas forcement grave, ça arrive de se rater , quelqu'un à dit "je n'échoue jamais, je m'améliore" alors on à le droit de se remettre en question et changer des choses, l'important est que chacun y trouve son compte.

Cela dit, je comprends les nostalgiques du sextant et de l'estime (je n'avais pas de GPS ni de pilote à mes débuts). ça ne me déplairait pas d'apprendre à me servir du sextant quand j'aurais du temps à y consacrer, quoi qu'en disent certains ça n'a pas l'air si compliqué en tous cas en théorie, il n'y a pas de raison d'en faire un mystère, comme pour tout c'est une question d'intérêt il n'y a pas de magie la dedans.

27 juin 202127 juin 2021

San GPS je n'aurait pas pu envisager d'acheter un bateau et de voyager avec.
Ça aurait demandé un sérieux temps de formation préalable, et notre immersion dans le monde de la voile s'est faite par hasard et opportunités.
Je serais resté équipier ou terrien.

Le gps rend la voile accessible en temps que loisir (sans ça il fallait soit avoir des raisons professionnelles d'aller en mer, soit une culture familliale ou traditionnelle de la voile, soit un certain caractère, des démons à fuir ou un défi personnel à relever.)

Pour le reste c'est une question de philosophie, d'exigence de confort et de pouvoir d'achat.

C'est sûr que pragmatiquement parlant je serais très content d'avoir un 12-13m tout équipé avec dessal, chauffe eau etc... si j'avais les moyens de l'entretenir.

Mais la question est de savoir quelles sont nos motivations à naviguer?

Si mon ambition était d'avoir un bateau tout confort "commealamaison" pour bourlinguer de partout, alors je devrais me rendre à l'évidence qu'à moins de gagner au loto ce rêve serait à prévoir pour ma retraite, et ça tombe bien car à la retraite j'aurait besoin de ce confort, et je serais très content de me la couler douce au soleil après une vie de labeur.

Mais pour l'instant ce qui m'intéresse dans la navigation c'est l'aventure la débrouille et la poursuite de l'aventure de la navigation au sens "noble".
Donc forcément ma démarche n'est pas la même.

Par exemple notre bateau a un frigo, mais nous ne l'utilisons pas.
Notre bateau est certes nôtre habitation, mais ce n'est pas une maison, c'est un véhicule qui nous permet de rouler notre bosse à travers les mers.
Du coup je m'y sent mieux en mode "camping" que si c'était une maison avec tv et tout... mais c'est tout personnel.

De plus en temps que chef de bord j'ai la responsabilité de mon bateau et de mon équipage, que je doit pouvoir mener d'un point A à un point B en toutes circonstances.
En cas d'avarie matérielle ce sera de ma faute si c'est un défaut d'entretien ou de préparation, et ce sera à moi de trouver une solution pour arriver quand même. Appeler les secours, dérouter des cargos et mobiliser des equipes de recherches pour abandonner mon bateau au large car j'ai un panne electrique est inenvisageable pour moi.

De la même manière je sent que si je me repose trop sur la technologie pour mener ma barque, je me construirait une culture marine sur des bases bancales et faillibles, et si un jour je me retrouve démunis dans une tempête, je ne me le pardonnerait pas.

Lorsque la nature nous remet à notre place, aucune excuse n'est recevable...

Mais en grande traversée, il serait idiot de se passer d'un moyen (Même très basique) d'avoir une info météo. Donc je ferais en sorte de partir avec un moyen de communication satellite style inreach.
Mais je ne partirait pas si mon bateau ne peut pas tenir une grosse tempête, même si c'est pas prévu d'en rencontrer.

Car le jour où la liaison satellite n'est pas bonne, ou que les batteries sont HS, et qu'on prend la baston avec un bateau prévu pour naviguer tranquilement sous assistance électronique, on risque de passer un très mauvais moment, en plus de risquer nôtre vie.

Pour toutes ces raisons je pense que dans mon cas j'ai plus à perdre qu'autre chose à multiplier les equipements.

Un gps, un téléphone, une vhf, une carte papier pour le large et une electronique pour l'atterrissage, un compas, un baro et éventuellement un inreach me paraissent amplement suffisant.

Et pour le confort à bord, un réchaud, un sceau et un bidon d'eau douce nous conviendraient (heureusement on a quand même un peu plus à bord 😉)

27 juin 202127 juin 2021

Le gps rend la voile accessible en temps que loisir (sans ça il fallait soit avoir des raisons professionnelles d'aller en mer, soit une culture familliale ou traditionnelle de la voile, soit un certain caractère, des démons à fuir ou un défi personnel à relever.)

Je ne suis absolument pas d'accord. Avant gps decca ou satnav j'avais appris tout seul la navigation somme toute assez simple dans sa théorie même si cela demandait un peu de soins en pratique.
J'avais 18 ans et après une saison entre saint Vaast Saint-Malo et Bréhat nous avions la saison suivante fait Cherbourg Penzance direct puis le retour direct Scilly Cherbourg au louvoyage en 64 h équipés d'un compas de route, d'un compas de relèvement et grand luxe d'une gonio.
Le bateau était un mousquetaire
C'était une navigation normale.

Ce n'est pas le gps qui vous permet de naviguer
Mais c'est bien le gps qui vous fait croire que vous ne pourriez pas vous en passer.
Alors même que l'apprentissage de la nav "manuelle" ne demande pas un gros investissement intellectuel.
Et on peut alors utiliser le confort du gps l'esprit tranquille !

27 juin 202127 juin 2021

Il y a un certain paradoxe sur cette question posée ici par rapport aux réponses de ce fil et par rapport à certains fils récents.
En effet, la pratique du bateau à voile devrait rendre les pratiquants tolérants (les conditions de mer, de vent et de lieu variables devraient développer cette qualité), éclectiques, de part la variabilité des pratiques rencontrées, mondialistes, par la découverte de nombreux pays que la voile autorise, humaniste, par la rencontre et l'intégration de peuples et de croyances différentes, écologiste, par la proximité de la nature et l'utilisation permanentes d'énergies renouvelables (éolien et solaire)...
Or, on voit le contraire : des jugements étroits, des avis dogmatiques, des nationalismes (ou régionalismes) exacerbés, de l'intolérance pour les pratiques différentes. Des choix fermés (c'est comme ça que je fais, tous ceux qui font différemment sont des C.), de l'incapacité à envisager des comportements des peuples et croyances différentes...
Enfin beaucoup de choses qui me paraissent aller à l'encontre des qualités que la pratique de la voile me semblait développer.

C'est en partie le reflet des opinions et des attitudes d'une partie de la catégorie sociale aisée qui a accédé à ce style de plaisance ...

27 juin 2021

+1 avec Ed.

29 juin 2021

Ok dac , même quand on voyage.
Étonnament , ce ne sont pas ceux de notre nationalité , culture qui nous aident. Seuls les vrais marins , qu'ils soient à terre ou en barcasse sont bien là...🙏🙏

27 juin 2021

Un vaste sujet , aussi vaste que toutes les mers du globe réunies … à mon avis il aurait mieux valu le diviser en » section » .
La voile légère et la bourlingue au long cours sont trop éloignées , au point de vue « esprit ».
, pour ajouter mon grain de sel, je dirai que les grandes traversées permettent une grande chose, celle d’être pleinement un acteur responsable de sa vie, et non pas un spectateur emberlificoté par toutes les contraintes sociétales…
Le temps en mer s’écoule aussi plus lentement, plus «  normalement » sans interférence . on le voit mieux passer.
C’est pour cela que je m’étonnerai tjrs de voir des bateaux «  pressés » ,au chrono, pour arriver au plus vite de l’autre côté, Inquiets d’avoir retrouvés une liberté sans limite???

27 juin 2021

Ce que je veux dire, c'est que les jugements étroits qu'on retrouve très souvent me paraissent aller à l'encontre de ce que devrait nous apprendre la pratique nautique. Je me suis amusé à régater en Laser, comme à faire le TdF en Jod, comme à naviguer tout seul sur mon petit shellfish sans moteur à bouffer du riz et du nuoc mam. Mais j'aime bien aussi mon 48' avec ses verres en cristal, sa cave bien achalandée, son poêle et les réserves de tout. En fait, tout est acceptable, il suffit juste d'adapter ses désirs à ses capacités. A bas le prosélytisme

28 juin 2021

tous les gens qui vont en mer ont un certain courage ou quelquefois de l'inconscience ,
que se soit en pédalo en kayak en vedette ou sur un 60 pieds ,ce n'est plus notre milieu naturel
d'ailleurs certains sont malades et y retournent quand même ,il faut bien qu'il y ait une motivation.
donc ils sont tous respectables dans la mesure ou il respectent les autres ,ce qui n'est pas toujours le cas dans es mouillages encombrés ..
mais justement j'ai lancé ce fil pour connaitre leur motivation ,navigation à l'ancienne ou électronique ou un mix des deux et pourquoi ??
le résumé sera de faire prendre conscience à ceux qui se lancent sans savoir en toute ignorance de ce qui les attends ...
alain

28 juin 2021

La mer , c'est dangereux et ce peut être cruel . Les connaissances permettent de bien mieux s'en sortir. Je n'approuve pas quand un novice arrivant à la retraite pose des questions ici sur les choix etc... et qu'on lui conseille : vas y , tu vas y arriver . Mon voisin bla , bla.... Même les pros peuvent galérer , alors des nouveaux au milieu d'un coup de chien en Med !!
Vous pouvez cliquez des moins...

28 juin 2021

C’est pas faux mais j’ai vu défiler à mon bord de nombreux débutants certains après plusieurs traversées comprenaient toujours rien à la voile sans doute plus intéressé par le côté vacances d’autres avec une petite expérience et beaucoup de motivation apprenaient très vite, « il sentaient le vent » et barraient en faisant d’énormes progrès en quelques jours à toutes les allures. De plus l’âge n’avait rien à voir.
L’un d’entre eux 60 ans passé m’a dit avoir réalisé un rêve de gosse. Après quelques expériences il est rapidement devenu autonome.

28 juin 2021

Pour ma part, c'est plutôt que de tout les milieux, de tout les environnements, la mer est l'endroit que je trouve le plus beaux, le plus passionnant et le plus intéressant, c'est par la mer que nous avons accès au quatre coins du monde et j'y trouve des sensations que je ne retrouve nul part ailleurs.

28 juin 2021

Je trouve importants les relations du plaisancier à la mer et du plaisancier à son bateau. L'une ou l'autre sont des motivations et pas forcément dans un ordre plutôt que dans un autre. En tous cas, l'existence de ces deux motivations sont des conditions sine qua non pour se dire plaisancier.

Faute de quoi, on est juste des bobos consommateurs, ce qui n'a rien à voir avec la plaisance. Mais il semble qu'il y a un consensus vers cette évolution.

Ceci dit, le plaisir épicurien d'aller sur l'eau à la voile implique qu'il ne soit pas gâché par des problèmes techniques. Il y a donc une raison implicite et coercitive à ce que le plaisancier classique soit aussi équipé en permanence d'une clé de douze. Et voilà pourquoi je, nous, vous sommes appelés à disparaitre pour laisser la place à des usagers clients.

En attendant, je me surprends parfois à resté allongé sur une couchette d'où un coup d'œil sur mon bateau me le fait apparaitre bien plus grand qu'il n'est. Vous savez, cette sensation quasiment foetale... Je suis alors si bien que je me dis qu'heureusement que 90% de mes concitoyens ne me voient pas car ils me prendraient pour un simplet.

Carpe diem !

29 juin 2021

Ne nous en parle pas , en tout cas à moi ... une copine , il y a longtemps , psy , me dit aprés une baignade : à ton bord , avec tous les coussins , on se sent dans le liquide amniotique .
J'étais jeune et perplexe . C. Quoi ça ?? Chacun ses vérités...

29 juin 2021

Une autre copine , navigatrice , me disait : la mer , la navigation , c'est "chez nous" . Notre monde est vaste et nous aimons le parcourir.
Perso , j'ai trouvé ça trop beau , enfin quelqu'un qui comprenne que le monde marin est beau et difficile d'accés , hors électronique etc...
Un voilier peut être une île , son île , son chez soi , hors réglementation , of course..

29 juin 2021

Comme je suis de la deuxième génération d'itinérants sur un voilier et que mes enfants vivent un peu partout dans le monde, je me suis souvent étonné qu'il n'y ait pas un "peuple" de "manouches de mer" historique (à part quelques peuplades indigènes d'iles asiatiques).
Comme les manouches à terre, nous aurions un passeport spécial multi étatique, serions dispensés de visas et pourrions travailler ponctuellement dans tous les pays du monde...
Mais Cain, le statique a tué Abel le voyageur, donc, les itinérants n'ont jamais été privilégiés.😁

29 juin 2021

La mer ne juge personne. En ce sens, elle est très accueillante. C'est peut-être en partie ce qui explique ce sentiment de paix intérieure, les emmerde (urs) restent à terre, au moins un certain temps ...

après, elle est parfois sévère. Mais de moins en moins, les emmerdeurs sachant de mieux en mieux la prévoir.

C'est un tout, entre gris clair et gris foncé :-)

29 juin 2021

A 45 ans, je n'ai "connu" la navigation des 60's, la "démocratisation" (toute relative) de la voile qu'au travers de mon oncle et de mon père.
Pour mon oncle, issu de la bourgeoisie, c'était le cursus classique, les Glénans, un Vaurien à 16 ou 18ans puis tout ce qui en découle.
Pour mon père, prolétaire, c'était un rêve inaccessible qui s'est péniblement fini avec un vieux 420 à 40ans, tellement délabré qu'après quelques tentatives pénibles, il a fini par pourrir dans le jardin familiale par manque de moyens mis dedans pour qu'il navigue.
Et je connaissais par cœur les corsaires et requins qui faisaient rêver mon père.
Quand à moi, gamin, je regardais les magasines de mon oncle en rêvant du large et des voyages...
A 7ans, scout marin jusqu'à mes 17ans, j'ai commencé par l'optimist puis nos goélettes marconis et enfin un peu de croiseur dont une semaine d'îles en iles sur la façade atlantique dans un Globe Flotteur 33 à 17ans qui m'a laissé un souvenir incroyable, premiers quarts de nuit, premier 36h malade etc...
Par la suite, c'est surtout le surf qui a prit le dessus sur moi et qui m'a amené a voyager, rencontrer, camions, voitures, tentes, avions, autostop, tout étant bon pour voyager, surfer, rencontrer car le surf était ce qu'à pu être la voile une petite communauté de gens ouverts...
Travailler 15 jours en intérim et vivre dessus pendant 1 mois tant on peut se satisfaire de peu, je vivais alors en caravane à Lacanau le reste du temps.
à 30ans, j'achète ma maison à Carcans (10km au dessus de Lacanau), endroit ou j'ai appris a naviguer sur notre lac de Carcans Hourtin, je ne tarde pas a acheter un Maraudeur, puis un Etap 22 avec de plus grandes envies mais c'est finalement en 2013 avec une nouvelle comlpagne et un First 18 acheté ensemble que l'on va réellement commencer a naviguer, Bassin d'Arcachon, Pertuis charentais et bretons, iles du ponant, rade de Brest etc...

La navigation, la vraie! avant, c'était de la théorie par une formation classique et des camps d'été mais toujours en équipage et encadrés, ou encore comme équipié ou bien de la "voile" sur notre grand lac mais la navigation, on l'aura apprise et mise en pratique petit à petit.
Alors il y avait cette formation classique, ces souvenirs d'enfance, la connaissance de l'océan avec le surf (et des compétitions internationales), la chasse sous marine, le sauvetage côtier, la pêche, la pirogue hawaïenne, les sorties pour poser les filets en semi rigide etc... l'océan, il a toujours coulé dans mes veines mais être autonome sur un voilier, c'est très récent et on l'a appris ensemble finalement avec ma compagne.
Oui, je savais faire un point, une route, les calcules de hauteur d'eau et les 12°, je connaissais, voir l'océan remonté plus vite à mi marrée ou encore l'influence des coefs, ca a toujours été mon quotidien, repérer un courant, un contre courant et jouer avec les courants de baines, c'est une seconde nature mais skipper un bateau, être responsable des autres, changer de zone et de météo, l'influence du courant, du fardage sur un voilier, c'est quelque chose que l'on a toujours pris au sérieux et avec humilité car les accidents sont souvent des manques de vigilances, des erreurs humaines, comme le jour ou il nous manquant 30cm d'amarres à Pont Aven et que l'on a dormi à la gîte dans la vase après un resto ou l'on est resté une demi heure de trop...
Aujourd'hui, à la voile, je retrouve une grande partie de ce qui m'excitait dans le surf quand j'avais 20ans, le voyage, la vie au jour le jour, se débrouiller et vivre de peu, rencontrer des vieux qui ont une incroyable culture et qui prennent plaisir à la partager, sentit une communauté prête a se serrer les coudes.
Alors oui, certains d'entre vous ont connu une époque ou "démocratisation" était le mot pour décrire le nautisme mais c'était encore pas si ouvert que cela, peu de monde naviguait, peu de vieux bateaux etc...
Des ports encore non encombrés, un 30" était un gros bateau, un bateau de "notaire" et le café sur le réchaud d'un Corsaire et faire la vaisselle sur le ponton était la norme.
Oui, aujourd'hui, il y a beaucoup de 40', des ports encombrés, des comportements consuméristes (mais comme partout dans la société et si vous voyez le surf, c'est bien pire...) mais on retrouve tout de même ce qui me faisait rêver il y a 35/40ans, des endroits sauvages, déserts, même en plein mois d'aout, des coups de main, des apéros, du partage.
Et pour ce qui est de l'électronique, quel fabuleux outil pour faire des choses que l'on oserait peut être pas faire autrement ou que l'on mettrait bien plus de temps a réaliser. Pour autant, cela n'empêche en rien d'apprendre a naviguer de façon "traditionnelle" et de pouvoir continuer en cas de panne.
Pour le reste, il y en a pour tous les goûts et pour certain, il y a un côté passionnant a développer un RPI3 avec en NMEA avec pilote, girouette, AIS etc...
Pour d'autres comme nous, sur un First 18 puis 28, un smartphone et une tablette avec Navionics et quelques autres applis et des cartes, guides nautiques, compas de relèvement, règle de Cras, documents officiels, guides des Glénans, loch, sondeur, VHF (ASN) et une vieille girouette et un pilote de barre franche on se sent déjà très bien équipés pour partir 2 mois en famille.

Bref, il y a de plus en plus de monde mais ça, c'est partout, il y a des comportements consuméristes, c'est partout, des gros C... sans éducation, c'est partout, un égoïsme exacerbé? comme partout, je quitte maintenant mon petit coin de littoral en plein été et cela me fait beaucoup de bien car au final, la Bretagne Sud, Nord, et bien des coins de la façade Atlantique peuvent être sauvage même en plein été si c'est ce que l'on recherche, fuir les amas de corps qui s'entassent sur quelques centaines de mètres sur la côte d'Argent pour s'enfoncer et mouiller dans une ria, échouer dans une vasière, jeter l'ancre et béquiller dans une petite crique, on y arrive toujours et même aux Glénan en plein été, une fois les moteurs repartis à 19h et selon ou l'on est, tout redevient sauvage même si ce ne sont plus les 2 ou 3 bateaux qu'il devait y avoir au début des 60's.

Notre pratique est simple, orienté vers le plaisir et la découverte mais également la progression, en technique, en navigations, météo, mecanique, etc etc... et dans l'optique de grande croisière simple.
Nous espérons dans les années a venir descende en Espagne, monter en Angleterre, Ecosse, Irlande pourquoi pas Norvège, Canaries, Méditerranée, bref, plein d'envies et des yeux d'enfants face à tout ce qu'il nous reste a découvrir, tel que le passage du Ras de Sein que l'on prévoit cette année.

29 juin 2021

J'ai connu le zodiac de mon père avec lequel on allait dans les criques, puis à 25 ans j'au eu mon première bateau à moteur, puis un deuxième, revendu car trop cher en entretien et pas de place de port. Pendant longtemps j'ai lorgné du côté des voiliers. A l'occasion d'une séparation j'ai décidé que la vie en appartement c'était fini. J'ai acheté un voilier et je vis à bord depuis 12 ans. J'ai une place de port, un travail sédentaire, une vie sociale de terrien MAIS, il y a le petit "plus", ou plutôt le gros "plus". Des voisins qui deviennent des amis, la sensation de vivre dans un environnement à part, confortable, douillet. Et la possibilité quand j'en ai envie, de me ressourcer en mer. Je ne suis pas un forcené de la navigation dans toutes les conditions. J'aime la sécurité mais j'aime aussi l'imprévu. Je navigue très rarement en hiver, mais l'été je pars un mois sur l'eau.
J'ai besoin de cette sensation d'autonomie, de rencontre avec la nature, observer les animaux marins, voir les paysages depuis la mer, comme un spectateur. Choisir où je vais dormir, pouvoir bouger si ça ne me plait plus, rompre avec les obligations et la monotonie du travail (même si il y a aussi des obligations et une forme de monotonie en navigation), Je fait aussi du funboard, c'est la même sensation sur l'eau, celle d'être le seul à décider de ce que je ceux faire, à ne compter que sur moi, à n'être confronté qu'à mes peur et à mes apréhensions, et n'être jugé que par la mer et personne d'autre.

29 juin 2021

Au cours d'un repas, où chaque convive relatait ses voyages, il y avait ceux qui disaient :"J'ai fait Cuba, j'ai fait Maurice etc..." et ceux qui disaient :"J'ai voyagé, ou, j'ai parcouru, ou, je suis allé en ....".

J'ai toujours eu horreur de cette expression "j'ai fait" qui traduit quelque part une notion de propriété du lieu où le charter a posé leurs fesses.

A vous lire, et avec une grande admiration pour la subtilité avec laquelle vous exprimez vos émotions et vos passions, je comprend qu'il y a ceux qui "font" ou "ont fait" de la voile et ceux qui naviguent, ceux qui vivent la mer. Après, vivre la mer, se conjugue à l'infini proportionnellement à la multitude de sens et de sensibilité que chacun met dans cette pratique. Avec ou sans électronique, à voile ou à moteur, côtier ou large, à l'ancienne ou moderne, occasionnelle ou permanente, amateur ou professionnelle.

La vie nous apprend, que quelque soit notre action, elle est toujours la projection de notre être, de notre personnalité (Dis moi ce que tu fais et comment tu le fais, je te dirai qui tu es).

Epris de liberté et d'absolu, la mer symbolise à mes yeux, je l'espère encore quelques temps, le dernier endroit sans limites, sans frontières, qui efface la différence que les politiques de crise (entre social, terroriste et sanitaire) renforcent en divisant les hommes et en les opposant.

J'ai retrouvé en mer la même humanité et les mêmes perversions que j'ai pu rencontrer en montagne. Elles se traduisent en terme de "Conscience". Il y a ceux qui l'ont, et ceux qui ne l'ont pas. Mais en définitive, et quelque soient notre expérience, notre équipement, notre désir, l'une comme l'autre restent les maîtres du jeu.

30 juin 2021

Bien dit!.
Moi, "j'ai pas fait" Cuba à la voile, mais "j'ai fait" le con ... 😁 🤣

30 juin 2021

Ou ça ? ( le con) …pour rajouter un nouveau couplet à « l’Aventurier » de Dutronc 😎.. qui tombe à pic🤟

02 juil. 2021

On trouve de tout chez les pratiquants de la voile. Des au long cours, des à la journée, des régatiers, des très bons et des pas doués. Ce milieu n'échappe pas à la répartition classique de tous pratiquants de toutes activités, qu'elles soient pro ou de loisir.
Bien entendu, je suis dans le tas. J'ai vite appris les bases de bonne marche d'un voilier, mais n'ai jamais fait de grands voyages.
La chose importante est le plaisir que je prend à aller de A à B sans le moteur, mais le plus rapidement possible.
Les événements et circonstances de ma vie n'ont pas fait de moi un voyageur, parfois je le regrette, mais tellement d'autres choses ont compensé que je me contente de grapiller quelques sorties plaisir.
Quand je regarde mon sillage, je vois bien que j'ai été très heureux et que ma famille aussi. Les quelques jours à naviguer ont largement participé à ce bonheur, après tout, c'est bien ce que je cherchais en montant à bord.
Et si je n'ai pas l'océan dans les veines comme Arno33 et dautres ici, raison de plus pour me mettre sous perf de temps en temps.
Je ne suis pas un marin mais un terrien qui va de temps en temps sur l'eau.

Il y a aussi deux pratiques un peu différentes :
- l'une dans doute plus répandue chez les voyageurs qui consiste à alterner grandes traversées et longues escales
- l'autre où les traversées sont plus courtes mais les escales aussi, rarement plus de deux ou trois jours. C'est un peu comme avoir la bougeotte !

03 juil. 2021

J’ai découvert la voile à la trentaine à peine entamée. Ma femme m’avait inscrit à un stage d’initiation d’une semaine pour compenser une période stressante professionnelle.
L’impression instantanée de débrancher la prise une fois les amarres larguées m’a donné envie de creuser la question.
Comme je suis un peu mono maniaque, il n’a plus été question de passer des vacances autrement qu’en bateau. Voir un bateau depuis la terre et ne pas être dessus me créait une boule au ventre.
Il y’a deux aspects qui me plaisent dans cette pratique, le côté technique, faire avancer son bateau au mieux, gratter le dixième de noeud, sentir la machine qui vibre sous les fesses.
Ceci me classerait plutôt dans les bateaux pressés, mais comme je suis également capable de me traîner à deux noeuds en attendant que ça reparte, mes moyennes sont plutôt faibles, ce qui me fait rejoindre le clan des contemplatifs.
L’autre aspect, c’est la découverte au hasard du vent, partir sans trop savoir dans quel sens on ira, mais sans trop penser au retour. J’aime les déplacements longs, les tours dans la baie et revenir au port ce n’est pas mon truc. Peut-être un traumatisme lié aux nombreuses années de location...
Arriver dans une nouvelle crique, mouiller sortir l’annexe et faire un tour à terre, siroter son Spritz, voir la vie à terre et repartir. Ce n’est pas l’aventure, seulement du tourisme mais pour l’instant ça me convient.
Sinon j’aime bien les monocoques parce que vu de la terre, une voile blanche c’est comme une virgule sur l’horizon, et maintenant que j’ai mon bateau, cette virgule c’est la mienne.

11 juil. 2021
12 juil. 2021

Parmi les choses qui ont bien changées , ceux sont les voiliers et l'équipage qui va avec.
On arrive à un mouillage et on reconnait tout de suite une tache jaune . Top , c'est tartempion. M... , ils ont été x2 plus vite que nous , par oû sont ils passé ??
Et , c'est les retrouvailles des oiseaux migrateurs qui se retrouvent .
Maintenant , des Benejeans ,des locs , rien de coloré , rien de particulier qui nous ferait dire : ahhh , un comme nous !
J'admire les régatiers car après les courses , au YC, ils ne se posent pas la questions. Pourquoi = ils sont entre eux.
Nous , c'est l'horizon.

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