La peur se mesure-t-elle en degrés Beaufort ?

La peur, c'est un sujet qu'on n'aborde pas ici.
Pourtant...
Vous n'avez jamais peur, vous, sur votre merveilleux bateau, sur l'eau toujours tranquille, avec ce doux zéphyr qui vous rafraîchit les oreilles et chante dans vos voiles ?

L'équipage
25 avr. 2015
25 avr. 2015

De la peur, non, de l’appréhension, si. Je crois que je me méfierais comme de la peste d’un skipper trop détendu au départ d’une escale. La mer, c’est du sérieux, cela demande préparation et réflexion. Quand le ciel devient noir à l’horizon, je me tends, je me méfie, je n’aime pas et surtout je n’ai pas le temps d’avoir peur, car il y a un bateau à gérer. Par contre, la peur rétrospective, oui, je connais. Celle qui vient après le danger, où on se dit qu’on est un bel abruti d’avoir tenté cette manœuvre ou d’être parti par un temps pareil.

25 avr. 2015

roger avec roger!
et je n'aime pas ceux qui cherchent à se faire peur...

20 nov. 2015

j ai 73 ans et je navigue depuis toujours et bien sur j ai fait des co-----ries ; des angoisses j en ai eu mais la seule chose qui me fait peur c est l orage depuis qu il est tombé sur mon bateau alors que je regardais la télé et que la fumée a commencé a envahir le bateau

25 avr. 2015

La peur survient lorsqu'on a le sentiment de ne plus avoir prise sur les évènements. A mon sens plus que les degrés de l'échelle Beaufort c'est l'expérience qui en est la variable principale. Mais dans le très gros mauvais temps nous sommes tous à égalité. Pour les navigateurs le risque n'est pas d'éprouver de l'angoisse: elle est naturelle, mais que celle-ci se transforme en panique.

25 avr. 201525 avr. 2015

la peur, c'est le stress négatif et je ne l'ai jamais connu (je touche du bois); par contre le stress positif, celui qui te permet de rester aux aguets, bien concentrer sur ta route, qui fait appel à ton expérience, tes connaissances, il est présent en permanence; et c'est lui qui t'empêche d'avoir peur car tu sais que tu as bien préparer ta nav.; est ce que la peur n'apparait pas quand tout foire (ça arrive aussi) ?;
par ailleurs, la force du vent n'est pas le plus dangereux en bato (pas de typhon bien sûr et pour un bato et un équipage bien préparés); c'est toujours de l'état de la mer que vient le danger

25 avr. 201525 avr. 2015

La peur ? La frayeur ? L'épouvante ? La terreur ? La crainte que ce soit la fin ?
Oui, une fois. A bord de la vedette de la Penn-ar-Bed qui reliait Douarnenez (tempête secteur SW) à Sein en décembre 94.
Arrivés à la pointe du Raz, le bateau a été submergé par 3 énormes (?) vagues simultanées : une venant du nord, une du sud et une d'ouest.
Juste avant, c'était comme si le bateau était tombé dans un trou avec un vacarme surréaliste.
La moindre avarie moteur ou de barre aurait été fatale.
La tempête était telle (Beaufort ?) que l'équipage se réservait dès le départ le droit de faire demi-tour en arrivant à la pointe.
On avait mis plus de heures pour faire la jonction qui, d'habitude, prend moins d'une heure.

Sinon, juste de l'inquiétude, de l'anxiété, de la crainte essentiellement dus à des événements techniques (casse, bruits inhabituels ou violents, ...) et une fois suite à évacuation du skipper.

Ah ! Si ! en 2000 quand j'ai failli taper et envoyer par le fond une vedette à passagers (une trentaine de personnes âgées !) dans une écluse avec un bateau de 40m (150 tonnes).
Chaque fois que j'y pense (comme en ce moment), je ressens une sorte de fluide étrange, glaçant, qui parcourt tout mon "p'tit corps" de bas en haut ! :lavache:

25 avr. 2015

Bonjour,
vraiment peur, non. Un peu d'appréhension en virant Creus et en voyant ce qui nous attendait en face, sûrement. Mais une fois le bateau réglé, en route sur le bon cap, au contraire, j'ai toujours été étonné par la capacité d'un voilier à tracer sa route dans de mauvaises conditions.

25 avr. 2015

Oui, bon, je suis une froussarde de naissance, moi. J'ai peur de tout sauf des souris.
Mais c'est avant, que j'ai peur. Je monte en voiture en me disant : "c'est un engin de mort", alors que je conduis depuis xx années, et pas seulement en France, sans être responsable d'aucun accident... Dès que le contact est mis la peur est oubliée. Quand j'ai eu mon permis, il a fallu qu'on m'oblige à conduire : je n'aurais jamais osé !
Le bateau, c'est pareil ; mais comme j'ai bien moins d'expérience, c'est bien plus dur à surmonter.
Après... oui, j'ai eu peur "pour de vrai" une nuit très agitée, avec des glaçons partout (pas dans le verre, autour du bateau). C'est pas pareil.
Avez-vous lu le bouquin d'Ann Davison ? Je pense qu'elle souffrait de ce mal-là. Je ne crois pas qu'elle ait vraiment trouvé de réponse autre qu'arriver à s'obliger à partir. Inquiétant...
C'est sûrement l'une des raisons qui font que j'ai acheté un bateau.

20 nov. 2015

quand on a peur en bateau , il ne faut pas en faire ;ma femme a peur et elle ne sait pas pourquoi ; du coup ça me stresse et ça c est le pire qu il puisse arriver au capitaine car ça peut faire prendre de mauvaises décisions dans les moments difficiles justement la ou il faut etre serein et en pleine possession de ses moyens ! si bien que cet été pendant la traversée de minorque a dénia avec un bon F 7 rafales a 8 ( mon bateau est un fifty 27- 8 M ) j ai préféré mettre ma femme dans le ferry et j ai bien fait car je crois qu elle n aurait pas survécu et j aurai été obligé d apprendre a faire la vaisselle !!

20 nov. 2015

il y a une différence pas négligeable entre "avoir peur en bateau" et "avoir eu peur en bateau". Je n'ai pas peur en bateau, mais j'ai déjà eu peur en bateau...

25 avr. 201525 avr. 2015

Je dirais qu'il y a peur et peur, selon le moment dont on parle.
Il y a la peur "trac", celle de la décision du départ, celle qui pousse à surveiller avec angoisse la petite flamme de la bougie météo posée sur le davier, agitée par le vent, qui sanctionnera la décision d'un départ sécure si elle reste allumée ou le choix d'affronter des éléments déchainés si elle est soufflée par le vent.

C'est le sac à remplir avec les polaires, allez, une de plus, la combinaison sèche, les gouffles et les mants.
Cette suspension du moment où les pieds du plongeur quittent le plongeoir.

Il y a aussi la peur en réponse à la violence d'une situation :
le premier ris serait nécessaire mais comment rejoindre le mât avec des vagues de presque 1mètre, je ne vois plus la côte et le bidon de Kro' de ma tireuse est à moitié vide, je n'ai plus de "petit écolier".

Il y a enfin la peur sereine, celle qui fait rigoler pendant et après lorsqu'on sait qu'il n'y a d'autre alternative que de subir, accepter ce qui va se passer et, tant qu'à faire, en rire. C'est se retrouver au milieu de rien, loin de tout, entouré par des vagues comme des immeubles, en fuite au surf à sec de voile, tombé à plat ventre balayé par une lame et la barre à la main pour rester dans la vague, c'est être pris d'un fou rire dans cette situation et sentir cette éternité comme un autre monde qui pourrait s'ouvrir.

C'est le trac qui peuple les pontons, c'est le combat contre les éléments qui forgent les souvenirs, c'est la sérénité de l'acceptation qui fait le bonheur.

:litjournal:

25 avr. 2015

Je reste coi... Nemo1 a tout (et superbement bien) dit
:bravo:

25 avr. 201525 avr. 2015

Bonjour. Je vais en faire rigoler plus d'un ha ha! avant tout départ un peu lointain, je me vide , une puis deux puis trois jusqu’à ce que je me sente (sans jeu de mots) enfin près , le moteur ayant tout son temps pour chauffer et ce n'est qu'a ce moment là que je largue les amarres.

De la peur, pas particulièrement sinon, autant rester au port.

25 avr. 2015

Peur des êtres humains, surtout, seulement.

25 avr. 2015

Et pourtant... tu croirais pas, mais il y en a de merveilleux... pas que, d'accord, mais quand même.

25 avr. 2015

La trouille, mesurée grâce au trouillomètre, possède sa propre échelle qui n'est pas en Beaufort : d'ailleurs, et contrairement à l'échelle Beaufort, plus la trouille est forte plus l'indice est bas. C'est pour cela que l'on dit "avoir le trouillomètre à zéro" :litjournal:

25 avr. 2015

ah... si seulement je pouvais te mettre douze étoiles ! J'ai tellement ri... Une seule, désolée.

25 avr. 201525 avr. 2015

Sur l'échelle Beaufort 0 c'est la pétole et sur le trouillomètre c'est la pétoche. Les échelles sont inversées. :heu:

25 avr. 2015

j'en connait qui disent,moi j'ai pas peur en mer,perso je considere ces gens des dangereux,ou alors ils vont rarement sur l'eau ,j'ai connu un qui est allé au charbon en disant j'ai pas peur,il n'est jamais revenu la moitié de son équipage non plus (pourtant il avait été prévenu)

25 avr. 2015

Bon d'accord ; comme d'hab', personne ne me comprend ! Et si vous me racontiez quand même QUAND vous avez eu peur ?
Ca a bien dû arriver, ou alors la mer c'est juste une piscine à vagues ?

26 avr. 2015

Je ne sais pas. La peur paralyse, mais aussi, il y a des situations où tu ne peux pas te permettre d'être paralysé, donc tu es obligé de la surmonter. Du coup, tu as gagné quelque chose.
Par contre, la fuite raisonnée n'a rien à voir avec la peur, mais avec le bon sens.
Peur rétrospective ? Jamais. Le jour où j'ai eu le plus peur, c'était en Espagne, pendant cette vague de froid qui a tout paralysé pendant trois jours. Je devais rentrer en France, des environs de Madrid, en R5. Je n'étais pas au courant... J'ai fait la route sur verglas (absolument seule sur la route, magique) jusqu'à Pampelune, et puis là, grosse erreur, j'ai entrepris la montée des Pyrénées, sans chaînes bien sûr. Des voitures arrêtées tous les 50 m, un beau ravin à ma droite... J'étais tendue ! Après... je me suis dit "wow, je l'ai fait !", fière comme un petit banc, et ça m'a guérie pour quelques années de ma terreur du verglas.
Mais j'aurais été au courant des conditions météo, j'aurais eu une telle frousse que je ne serais pas partie. Ca m'embête.

25 avr. 2015

@carthage,
De nombreux passagers d'avion sont morts de trouille, (alors qu'il s'agit d'un des moyens de transports les plus sûrs , si nos journaleux pouvaient en faire moins...),si bien que des compagnies aériennes ont mis au point un système de "désensibilisation " nommé : "programmation neuro linguistique" PNL,pour les intimes.
Les avions , comme les navires, se mouvant sur un milieu mouvant, il me paraît probable que cette formation pourrait apporter un bénéfice aux navigateurs angoissés ou apeurés .
Courage. Bernard

26 avr. 2015

Tiens, tu me fais penser à un truc curieux : jamais je n'ai eu peur en avion. Pourtant j'ai vu des gens verts de peur au moment de l'aterrissage à Saint-Barth, par exemple. Moi j'adore !
Incompréhensible, la peur...

26 avr. 2015

Tiens, c'est marrant, je vais me renseigner.
Bernard : comment peux-tu dire "courage" à un peureux (ou une peureuse) ????? Si seulement !

26 avr. 2015

@berdem94
la PNL n'est pas un système mis au point par des compagnies aériennes, c'est une somme de techniques faisant partie de la psychologie, qui peut être utilisée par des compagnies aériennes en désensibilisation de phobie, mais qui a plein d'autres domaines d'application ...

26 avr. 2015

Oui, ben je me suis renseignée... pas question ! Bien américain !!!

25 avr. 201525 avr. 2015

Première sortie en voilier l'année dernière : aucune expérience avec mon pote, énorme appréhension et en fait ça s'est super bien passé, le bateau glisse sur l'eau, poussé par le vent, la barre et les écoutes répondent super bien, des heures de plaisir et appréhension totalement dissipée.

Deuxième sortie : aucune appréhension mais énormément d'envie, le début de la nav ça fait tout pareil que la veille, et une fois passé la porte des commandos de Saint Mandrier la mer s'est creusée de partout le bateau roulait dans tous les sens et fallait aller décoincer un bout pris dans l'enrouleur. Sur la plage avant c'était le grand 8 mais c'était rien à côté de l'impression de plus rien contrôler qui fait on s'est littéralement chié dessus ! Frayeur de ma vie je crois.

26 avr. 2015

Ce qui est bien, avec une peur comme ça, c'est la confiance que ça donne ensuite : "je l'ai fait quand même", c'est une arme.

26 avr. 2015

Dans le cas de l'avion, il ne s'agit pas de peur mais de phobie, stade supérieur, alors qu'il n'y a pas réellement de menaces.

Avec des effets secondaires multiples possibles : transpiration, crises d’angoisse, panique, réactions cutanées (serpents, araignées, phobies sociales, vertige, injections, sang ...).

Tu peux avoir peur d'une souris mais accepter de rester dans la pièce où elle se balade.
Si tu es phobique, tu quittes la pièce coûte que coûte et tu éviteras tous les lieux où tu risquerais d'en voir une.

Les agoraphobiques fuient non pas le bateau mais le vaste espace ouvert et désert qui l'entoure.

26 avr. 2015

Wow, j'ai mis plein d'étoiles. :bravo:

En ce qui me concerne, j'ai peur tout le temps. Trouille catastrophique de ne pas ramener mon équipage au complet, ou de le ramener amoché. Je suis donc accro aux prévisions météo, et choisis mes destinations et mes créneaux horaires en ayant mis toutes les chances de mon côté pour avoir des conditions maniables. En nav', même dans des coins que je connais, je passe mon temps à faire des aller/retour entre le cockpit et la table à cartes, à une fréquence en comparaison de laquelle un hamster épileptique passerait pour catatonique...
En dehors de ça, une vraie grosse trouille une fois (déjà racontée ici dans un autre fil), lorsque nous avons bravement lancé à l'assaut d'un presque 40 noeuds établis notre vaillant Flirt (la vraie, l'insondable connerie que tu fais quand tu "dois" rentrer). Ca n'a pas duré longtemps, au bout d'une demi heure on ravalé notre fierté et mis le cul dedans pour retrouver le chenal de la Trinité.
Au final, mes plus grosses trouilles ont été rétrospectives. J'ai assez souvent fait un cauchemar qui me réveillait trempé de sueur, après être rentré. Le matin on se réveillait au mouillage, et une de nos filles (qui ne savaient pas encore nager à l'époque) manquait à l'appel...

26 avr. 2015

J'aime bien... On se demande un peu, en te lisant, pourquoi aller faire sur un bateau dans ces conditions ?
Ce qui est rassurant, c'est que tu n'as pas plus d'explication que moi !

20 nov. 2015

un flirt ton bateau ? sur que dans le gros temps il faut mieux faire le dos rond ; quand j étais jeune j avai un edel 4 DL et je me suis pris un gros coup de vent d ouest devant la cote italienne entre la spezia et livorno ou la cote n est qu une plage de sable ; départ sans vent au moteur puis le vent et la mer sont montés d un coup avec des creux énormes et impossible d essayer de m approcher de la cote tellement ça déferlai ,obligé de continuer jusqu a livorno ou je me suis fait copieusement engueulé par le capitaine du port et les badauds de me dire (,pitite mat ), il parait que je disparaissais jusqu aux barres de fleches; j avoue que j ai eu un moment d angoisse et que j ai envisagé de partir vent arrière et de jeter le bateau sur la plage pour sauver ma peau ! :-(

26 avr. 201526 avr. 2015

Oui, hein ? :heu:
Cela étant :
- quand tu es en nav', sur une eau dégagée et que tu contemples ta fille cadette barrer, un sourire jusqu'aux oreilles et des étoiles plein les yeux, c'est irremplaçable;
- les soirées en famille (au mouillage ou au ponton), débarrassée du diktat numérique (ordi, télé, insuportable) c'est génial;
- le réveil du petit matin quand, après avoir contemplé le lever du soleil, tu assistes au retour de la vie, en voyant tes voisins sortir une tête ébouriffée de la descente et te faire un petit signe de la main pour te faire coucou c'est super;
- pendant la petite bière après l'arrivée au port, le mouillage ou l'accostage, tu échanges quelques mots avec tes voisins, et tu découvres des gens sympas, détendus, intelligents... ce qui te change tellement de ton quotidien que t'as l'impression de rêver... *

Des comme ça, je pourrais en rajouter quelques tonnes.

Mais en résumé, quand je suis sur un bateau, je suis BIEN. Et juste ça, ben ça motive, non ? :oups:

  • : pas plus tard que la semaine dernière, pendant notre carénage, nous avons passé d'excellents moments en papotant avec un autre couple d'héossiens qui grattait sa carène juste en face de nous (un joli canot, Pétrel III si ma mémoire est bonne).
26 avr. 2015

Avant-hier, au carénage, Carthage a eu son lot habituel de "ah... un Arpège..." et les compliments habituels...
Nananère.

26 avr. 2015

Ah bon, je ne suis pas le seul à avoir ce genre d appréhension avant de partir ?
Symptômes la veille du depart : accès compulsif aux infos meteos, grib... tendance a imaginer les pires scenarios ... surtout avec des enfants a bord ... disparait des que je monte sur le bateau !
A noter, aucune appréhension quand je suis équipier sur un autre bateau que le mien même pour de longues traversées... je me sens en vacances ... il est vrai qu etre skipper est une responsabilité ...

26 avr. 2015

bon, j ai tout lu! :coucou:
alors je l avoue! :policier:
parfois , certains fils de Carthage
me font peur ! :heu:
souvent , c est plus pour elle que j ai peur ! :whaou:
avec tous ces nouveaux outils qu elle achète!
ira t elle jusqu au marteau piqueur de poche ?
:acheval: :pecheur:

26 avr. 201526 avr. 2015

Pourquoi pas ?
Ce fil m'intéresse beaucoup, enfin, vos réponses m'intéressent beaucoup, et je découvre des choses.
Par exemple... absurde, non ? J'adore les outils, mais plutôt manuels ; les outils électroportatifs à mouvement rotatif me font une peur épouvantable. Je n'ai jamais pu me servir de ma disqueuse... ni même de ma défonceuse (pourtant, j'ai fait un stage, et pas aux Glénan...). La tronçonneuse, ça allait encore, jusqu'à ce que mon voisin se tranche le pied.
Par contre, la perceuse, la scie sabre (ça y est, hourra, j'en ai une !), le multi fonctions... le roi n'est pas mon cousin.
Alors le marteau-piqueur... ben ma foi... IdF, tu me tentes ! Si tu me dis à quoi ça peut servir sur un bateau ?

26 avr. 2015

Pour mettre une pinoche, je préfère largement utiliser une scie-cloche, qui fait des trous parfaitement ronds. Le marteau-piqueur, je l'utilise plutôt pour percer la toile à voile avant couture.

26 avr. 2015

J'ai lourdement investi dans une collection complète de pinoches de toutes tailles, je tiens à rentabiliser mon investissement en optimisant au maximum leur utilisation. Si tu n'as pas les trous correspondant, à quoi ça sert d'avoir des pinoches ?

26 avr. 2015

De l'inconvénient de réagir à chaud, sans prendre le temps de la réflexion...
Au message d'Yves, j'ai ri et mis une étoile. Mais la scie-cloche de hi en méritait bien une aussi. L'étoile du marteau piqueur d'Yves en attendait visiblement une. Et la collection de hi... ç'aurait pas été juste.
J'aurais lu jusqu'au bout, j'aurais peut-être étoilé que la salade.
Mais j'ai trop ri.

26 avr. 2015

Oui, oh ben tu peux bien rire !
Tu n'as pas été capable, toi, de me décrire les multiples usages de cet outil indispensable à bord !
:non:

26 avr. 2015

Indispensable à bord.

Sur un bateau, un marteau-piqueur sert à faire l'avant-trou dans la coque pour mettre une pinoche !

26 avr. 201526 avr. 2015

Le trou parfaitement rond qui attend sa pinoche ...
Où est l'aventure ?
Alors qu'au marteau-piqueur, quand ça part en étoile ...

P'tit joueur ! :heu:

Après une cuisson prolongée et correctement assaisonné, ça pourrait peut être faire une salade originale :litjournal:

26 avr. 2015

:-D :-p

26 avr. 2015

Se qui me ferais peur, c'est de naviguer avec quelqu'un qui n'a pas peur.
j'aime pas les trop sure qui enchaine conneries sur conneries, ceux qui font un truc sur le pont et qui finissent coincés dans les filieres.
Par contre un bon équipier qui gere sa peur, son stress, redonne le morale aux autres la j'aprouve, mais se que je deteste le plus c'est "les moi je..." car cela en cas de coup dure ils valent rien, et là on peut avoir trés peur

26 avr. 2015

C'est vrai. J'ai eu la chance de naviguer avec un skipper exceptionnel, ancien patron de l'Abeille Flandre, et deux autres très bons. On sentait la maîtrise, ils n'avaient pas "peur" évidemment (enfin, je pense), mais on sentait très bien aussi qu'ils étaient parfaitement conscients de tous les dangers.
Et c'est extrêmement rassurant.

26 avr. 2015

je trouve qu'il y a plusieurs degrés à la peur, l'appréhension d'abord puis l'inquiétude, la peur qui fait pâlir, celle qui fait trembler, celle qui fait hurler, celle qui paralyse reste enfin l'incontinence incontrôlable. Il y a sans doute d'autres étapes mais elle ne me reviennent pas.

26 avr. 2015

non jamais eu peur, quand c'est chaud on est dans l'action, jamais vraiment

26 avr. 2015

la peur c'est quand on a aucun contrôle, dans un avion ou un ferry ou un téléphérique par exemple ou si on sent un couteau dans son dos

non je ne comprends pas la question

en 1973 en fuite en muscadet par 7 rafales 8, mat dans l'eau 2 fois, averses de neige, a paques entre guernesey et lezardrieux, phare de la horaine en panne, pas eu peur, action pour sauver sa vie

27 avr. 201527 avr. 2015

(@Kaj)
Forces 11 et 12 de la trouille :
LES incontinences !
urinaires, fécales, incontrôlables par [url=]...
:-D

26 avr. 2015

tout les marins ont rendez-vous un jour avec la tempête , la, vraie , celle qui fait jurer que si cette fois on s'en tire , la première chose qu'on fera , c' est d'amarrer le bateau et de le vendre sans plus jamais remettre un pied dessus . Ca , je l 'ai connu des dizaines de fois , d'abord parce que je suis un ancien et aussi parce que , dès le lendemain cette promesse est oubliée et on remet ça . On est accroc à la mer . Je me souviens du temps où on prenait la meteo debout sur la jetée , en humant le vent , en regardant le ciel et on partait . La technique meteo en ces temps pas si vieux , faisait qu 'on se faisait cravater par un méchant coup de mistral où qu 'on restait encalminé . On essayait de se rappeler ce qu 'on avait pu négliger dans la préparation et tout d'un coup , cette fichue manille à deux balles qu 'on avait omis de changer prenait des allures de catastrophes imminente et définitive . Et puis , avec , le temps , l 'expérience et un bon bateau on fait reculer de plus en plus les frontières de la peur . Elle fait partie de la croisière mais elle ne gène plus , En un mot , on maitrise de mieux en mieux l 'art de naviguer. L 'appréhension : même plus peur !

26 avr. 2015

Je suis très partagé sur le sujet, pas assez d'expérience. Mais j'ai déjà eu peur, enfin flippé plutôt, genre wouaah qu'est-ce qui se passe, il est petit mon bateau! Mais la tempête, "la vraie" comme on dit dans le sud, je n'ai jamais connu.. Pour être précis, 8 beaufort, je connais pas, un tout petit 7 et encore... Et c'est à 5/6 B que j'ai flippé...

26 avr. 2015

les degrés beaufort ?...ben tout de meme ils n'y sont pas pour rien!mais y a pas qu'eux!
entre un 3/4 régulier et une grosse situation orageuse ou des 30/40 n vous passent dessus plusieurs fois:c'est pas la meme journéé
entre un mouillage "tous temps" et un départ nocturne précipité;c'est pas la meme nuit
entre une travèrséé au moteur(surtout en Méd..!)et celle ou l'on se fait surprendre par un bon mistral:c'est pas la meme travèrséé
entre embouquer l alignement de lezaudi(entréé nord pour Sein)par bonne visi et se faire noyer dans la brume en plein alignement:c'est pas la meme"assurance"(là je les "ai"men brial et la bande noire)
bon quand on "sait tout ça",non parce que l'on est plus malin que d'autres,mais parce que ça nous est tombé dessus et bien,moi,tant que je ne suis pas arrivé,je suis rarement "détendu"...mais "soucieux,sur le qui vive,en "sur vigilance"....
evidemment force 3/5 pour faire Crouesty/hoedic ou les Embiez/Porquerolles...on arrive à le prendre cool(!)
plus ca va et plus j'ai "peur"

26 avr. 2015

jamais peur en bateau a cause du bateau ou de la mer, mais peur des terriens des kepis des formulaires des pirates ca oui..
la mer force 3-7 10 ou 12 elle nous veut pas de mal elle obeit a des lois physiques quelques chose de beau, rationnel et honnete..
l'arrivée du gros temps en une grande émotion , etre a la hauteur, je l'attend avec impatience, le plus vite sera le mieux, pour lover le bateau sous la toile du temps au creux de la houle établie..retrouver les marques de l'evenement precedent somme toute deja lointain, car je ne me mets pas dans le gros temps volontairement, meme si mon inconscient peut m'y pousser.
.
Si la mer nous tue ce sera dans une grande belle vague emeraude bordée d'ecume blanche et pas dans un carnage a l'AK47

27 avr. 2015

Oui, j'ai vraiment eu peur, une fois. Pourtant, j'ai affronté de fortes tempêtes et même deux cyclones.

En cas de gros moment temps, quand ça force de plus en plus, on se dit : pour le moment, ça tient. Et la fois d'après, on se rappelle ce coup de chien et on se dit : je l'ai déjà fait.

Mais, je l'ai déjà raconté sur ce forum, ce fameux Pertuis de Maumusson par brisette et grand beau temps, avec des déferlantes à la hauteur des barres de flèche, le bateau noyé sous l'eau à chaque vague et sa femme et ses enfants sur le bateau, à se demander si personne n'est tombé à l'eau dans la vague, c'est une grosse trouille.

CaptainRV

27 avr. 2015

"la peur c'est quand on a aucun contrôle", a dit jean plus haut.
Pourtant, à tout relire, j'ai l'impression que la peur est arrivée le plus souvent en situation de responsabilité (une ou deux exceptions, mais pas plus), et que le plus effrayant est souvent le risque qu'on fait courir aux autres (à bord, ou autres bateaux).
Peur en tant que passager, ou simple équipier ? Vous n'en parlez pratiquement pas.
Donc la peur, ce serait plutôt quand on est censé avoir le contrôle, et qu'on craint de le perdre, non ?

27 avr. 2015

Je cite Gradlon plus haut: "La peur survient lorsqu'on a le sentiment de ne plus avoir prise sur les évènements."

27 avr. 2015

belle synthèse, LN

27 avr. 2015

Pour ma part je suis angoissée avant et après mais dans le feu de l'action je ne pense qu'à m'en sortir.

Lorsque j'ai dit à une équipière aguerrie que le jour où je n'aurais plus peur je serais en danger elle m'a répondu : "tu parles comme mon père" (elle naviguait depuis sa naissance).

27 avr. 2015

Dans mon métier (restauration de tableaux), on ne court pas de danger (sauf utilisation de quelques produitss méchants); mais les tableaux, si, ô combien.
J'ai demandé à deux de mes profs si elles avaient toujours peur, en travaillant.
La réponse, hélas, est "oui", pour l'une, l'autre m'a répondu qu'elle avait tout de même cessé de se faire peur au bout d'une quinzaine d'années...

27 avr. 201527 avr. 2015

Il y a quelques années, j'ai vu entre Groix et la pointe du Talus un bateau qui semblait désemparé. Le vent était soutenu mais pas plus que ça. Le bateau avait les voiles en ralingue, la GV était hissée à mi-mât et le génois faseyait à arracher des gémissements à n'importe quel skipper. Je me suis approché, il n'était pas loin de ma route. A ce moment là, il a lancé une fusée. L'équipage était très agité et allait dans tous les sens. Moi je ne voyais pas de danger particulier. Je suis resté près d'eux et ça les a calmé. Un Zodiac des CRS s'est détaché de la côte et a pris le bateau à couple pour l'amener à Port Tudy. Là ou portait le vent.
Je crois qu'il s'est développé sur ce bateau un phénomène de panique collective qui explique que souvent des bateaux sont abandonnés en mer avant qu'ils ne soient réellement perdus. ça commence toujours par l'angoisse du skipper, généralement peu aguerri. Dans les situations de stress, il est observé par l'équipage et s'il manifeste (souvent inconsciemment) des signes de trouille (élévation de la voix, agitation, ordres qui paraissent incohérents ou inadaptés, quelquefois engueulades) le doute s'installe sur ses compétences et la panique s'étend. Une fois installée, elle s'auto-alimente et devient incontrôlable. Là commence le vrai danger.

21 nov. 2015

le syndrome "liberté oléron"

27 avr. 2015

La peur a souvent ete proportionnelle à l épaisseur du brouillard sans radar....

27 avr. 2015

Craintes et angoisses sont pour moi différentes de la peur qui est souvent soudaine , imprévisible , plus forte mais de courte durée alors que l'angoisse/crainte/stress se " déclenche " lentement et va des fois décrescendo si l'on se laisse gagner , il me semble que la peur nous surprend alors que l'angoisse nous gagne petit à petit et tout compte fait peut-etre plus dangereuse car on répond à la peur par l'action alors que l'on subit l'angoisse , enfin c'est comme cela que je le ressent .
Navigant exclusivement en côtier et jamais plus de 48 h je n'ai jamais angoissé avant un départ car je n'hésite pas à renoncer à partir si les conditions météo prévues ne sont pas bonnes par contre navigant majoritairement en solo il m'arrive d'angoisser un peu ou beaucoup avant une manœuvre que je vais savoir compliquée ( souvent manœuvre de port ) .
En navigation je n'ai connu que 2 grosses peurs , la première de courte durée car il a fallu de suite réagir et donc dans l'action j'ai pas eu le temps d'avoir peur , on était en régate , vent arrière , on allait envoyer le spi lorsque l'on a vu arriver un coup de vent droit derrière nous ( style brouillarta pour ceux qui connaissent ) , on a pas eu tout à fait le temps de virer pour se mettre face au vent avant que celui-ci ne nous couche mais pendant " l'action " , prendre 2 ris et débloquer l'enrouleur de génois qui s'était coincé on peut pas dire qu'on a eu peur , la peur on la eu avant quant on à vu ce qui allait nous tomber dessus mais ce fut très court !
La deuxième fois j'étais " obligé " de rentrer avec la marée de 4h00 du matin donc de nuit , je me trouvais dans le chenal qui mène à mon ponton lorsque j'entends 3/4 coups violents contre la coque , je met immédiatement au point mort , écoute et commence à angoisser ne comprenant pas l'origine du bruit , j'attends un petit moment et comme rien ne se passe je remets en marche mais quelques minutes plus tard rebelote !
Là je commence à avoir les miquettes , mon imagination commence à prendre le dessus , les coups me font penser que je tape des piquets d'un parc à huitres mais il n'y en a pas dans le coin , je décide de descendre , prendre de l'éclairage et vérifier au passage les fonds .
N'ayant rien trouvé je repart et bien sur quelques instants plus tard je ré-entends une séries de coups , j'éclaire vite le pourtour du bateau mais je ne vois rien , je ne vois pas non plus de traces de coup sur la coque ce qui me rassure un peu .
Tendu comme un arc je me remet donc une fois de plus en route , quelques minutes plus tard plusieurs choses se sont passées pratiquement simultanément , des coups sur la coque et quelque chose me heurte une jambe ( je pense qu'à ce moment là j'ai du pousser un cri de jouvencelle ) , j'éclaire et découvre un mulet/mule de 20 cm dans le cockpit !
Vous l'aurez compris c'était des poissons que je devais réveiller et qui tapaient sur la coque .
Ben quoi , j'ai eu peur , j'ai eu peur c'est tout !

27 avr. 2015

C'est le genre de situation où j'aurais été capable de sauter à l'eau par pure panique, pour échapper à ce qui me cognait la jambe !
Après, pour toi, quel souvenir génial !

27 avr. 2015

le problème réside dans la question et dans la définition du mot "peur".

A relire les posts, on sent que les gens cachent leur peur dans du stress, de l'angoisse, de l'anxiété...ça doit être ce qu'on appelle l'égo!

Partant de ce principe, il apparait que personne n'a peur!

A mon humble avis, je pense qu'on a tous un peu peur à certains moments ou dans certaines situations...du moins c'est mon cas!

27 avr. 2015

Hello,

J'ai rarement eu vraiment peur, mais je suis un inquiet, avec une petite angoisse (mot trop fort, mais j'en ai pas d'autre sous la langue) quasiment à chaque préparation, jusqu'au départ, surtout avec équipage familial, et qui disparaît dés que les amarres sont larguées.
Et ce même par bonnes conditions.

Par contre un truc qui me fais vraiment peur en mer, ce sont les orages. :-(

Je me souviens de nuits en mer, soit avec l'équipage qui dort, soit en solo, avec le ciel bardé d'éclairs accompagnés de tonnerre et moi sur le pont en train de compter l'écart entre la lumière et le son, pour voir si ça se rapproche ou pas, tout en ajustant mon cap pour ne pas m'en rapprocher. A ces moments la, j'aurais préféré être ailleurs.

C'est irrationnel mais ça ne se contrôle pas... :oups:

27 avr. 2015

Oui, mais en même temps c'est vrai que j'ai essayé de m'instruire sur les orages, les possibles dégâts de la foudre sur un bateau ; j'ai lu des tas de choses sur les tresses, les ... et les... (me rappelle pas, quoi !), et conclu que s'il y a des gens qui ont une réponse sur les pb de la foudre sur un voilier, je ne les ai pas trouvés !
J'ai aussi vu une fronde, pas très loin de nous... pas sur la même route, heureusement... mais on fait quoi dans ce cas ?

29 avr. 2015

Hmmm... faut pas poster après un Ti'punch... c'était pas une fronde, que j'ai vu, mais une trombe.
Ca inquiète un peu.

27 avr. 201527 avr. 2015

Quelques frayeurs, dans l'ordre, mais jamais en tant que skipper (sauf n°2):
- plongeon dans une écluse en remplissage à 3ans
- l'Optimist qui plante son étrave dans un tourbillon et fait un 360° devant l'entrée du port de Hérel (satanée jetée en arcs de cercle! - bon réflex de me mettre immédiatement bout au vent et de rentrer dans le bassin)
- brouillard sans GPS (à l'époque) entre Herm et Sercq (pas vraiment peur car il faisait mer d'huile mais une légère appréhension)
- l'ancre qui dérape à Porto-Vecchio (heureusement le voisin de derrière -ou plutôt son radar- était vigilant!)
- passage sous un orage de nuit au large de Creus
Mon expérience de gros temps est quasi inexistante donc ce n'était pas mesurable en Beaufort.
Comme dit plus haut: là où il faut vraiment avoir peur, c'est quand la limite du bateau est atteinte. Celle de l'équipage l'est souvent bien avant... et là, c'est plus du stress qui se transforme soit en panique soit en réflex salvateur.

27 avr. 2015

La peur provoquant des tremblements, c'est plutôt l'échelle de Richter qu'il faudrait utiliser !

27 avr. 201527 avr. 2015

d'apres ce que je lui ceux qui ont peur semblent avoir peur de la meteo..
En mer avoir peur de quoi??? ou alors les bateaux ne sont pas fiables ou pas etanches, ou encore vous n'envisagez pas de rebrousser chemin en cas d'incertitude sur la nav pour un atterrissage foireux.
reprenez vous voyez les choses rationnellement:
* si le bateau n'est pas fiable toutes conditions ne partez pas du tout
* si le mouillage n'est pas imprenable ni facilement evacuable , ne mouillez pas la
* si vous arrivez a donf au portant dans le brouillard ou le mauvais temps stop ou demi tour
* si ca souffle force 10: a la cape avec de l'eau a courrir
*ne vous mettez jamais en position de risquer d'etre drosser a la cote pour panne moteur ou autre avarie
*ayez une barre franche de secours utilisable
*ayez des focs lourds (plusieurs)
* sachez manoeuvrer a la voile pure
* sachez vous passer de l'electronique ( totalement)
*si c'est la nuit et/ou que vous etes fatigués pas sur de vous, eloignez vous de la cote et dormez avant l'atterrissage
etc ..etc..
Si vous avez pensé a toutes ces choses durant toute votre vie de marin vous occuperez votre esprit a mettre en oeuvre la solution plutot que " D AVOIR PEUR" et ce sera le pied.
.
bien sur motutungaga est encore plus malin que tout le monde ..non!! motutungaga veux votre confort et votre bien

28 avr. 2015

@ motutunga : ça, c'est vraiment des bons conseils.
J'apprécie particulièrement les suivants :
"ayez une barre franche de secours utilisable
*ayez des focs lourds (plusieurs)
* sachez manoeuvrer a la voile pure
* sachez vous passer de l'electronique ( totalement) "
... en particulier les deux derniers.
Parce que, tous les autres, ça s'achète ; ces deux-là, ça se mérite, et si je savais comment...

27 avr. 2015

Plus malin que tout le monde, je ne me risquerais pas à porter de jugement là dessus.
Mais ce post là, je me l'imprime et je me l'encadre au dessus de la TAC. Ca m'évitera peut-être de faire une vraie connerie un jour de fatigue. :bravo:

Je me souviens ne pas avoir été bien fier une nuit au moteur dans le golfe de Gascogne lors du passage d'un front orageux musclé.
La foudre tombait à quelques milles.
Ma fille qui se lève pour prendre son quart me dit "papa il y a un drôle de bruit, comme un crépitement" j'éteint le moteur pour écouter ... Et en effet : la tête de mat crépite d'étincelles ...

Je remet vite en route pour aller voir plus loin si on y serait encore ... Et la foudre est tombée juste la où on était.

La peur, c'est quand on subit sans pouvoir vraiment gérer.

27 avr. 2015

bateau metal pas mal pour la foudre

27 avr. 2015

Un truc qui m'inquiétait au début, c'est quand mon épouse disait "oh mais tu te débrouilles super bien !" C'était inquiétant car je savais parfaitement que j'étais très très (trop léger) en voile, et elle ne s'en rendait même pas compte.. Ben çà rassurait pas en cas de pépin , depuis ça a changé mais au début , bonjour l'angoisse en sourdine...

27 avr. 2015

peur une fois en rentrant dans un port portugais (Figuera d'a Foz) de nuit avec tres grosse houle , peu de vent et moteur un peut faiblard pour le bateau
la même nuit,au même endroit, un irlandais avec un bateau de 15m/25 tonnes a tellement eu peur qu'il a fait une jaunisse !!!

sinon, plutot de l'appréhension au moment de partir quand je sais que par manque de temps, mon bateau n'est pas top à 100%

28 avr. 2015

Si vous partez tout seul, vous faites quoi ? Votre testament ? OU vous prévenez juste quelqu'un, genre "je vise tel port à telle heure, et je t'appelle à l'arrivée, sinon.................................." ?

28 avr. 2015

Et bien en general tu reviens !!!!! Donc pas de testament !!!! Et puis si tu pars seul c est que tu veux etres seul !!!! Pour quoi pensez aux autres a ce moment la ? non tu fais ta navet une fois arrivé tu tel !!!!

28 avr. 2015

je fais rien pourquoi t'as peur de mourir, mais si c'est le cas tu meurts quand meme :whaou:

28 avr. 2015

moi plutot du stress que de la peur !!! Et effectivement quand je me suis retrouvé comme beaucoup mon propre capitaine avec femme et enfants dans nos premiere sortie un peut flipper car je doutais de moi et de mon experience !!!
Et maintenant c est le pieds et je suis toujours dans l anticipation mais je fais que du cotié !!!!

Tony

28 avr. 2015

+1 pour moi en Bretagne sud. Après dix ans on commence à se faire plaisir avec de la croisière côtière, Crouesty --> Yeu en étape, jamais de nav de nuit, et si on fait une nav de 8 heures, le lendemain c'est repos...
Et c'est aussi pour mieux gérer ce stress que je veux absolument la certification 5 voiles FFV, c'est un peu psycho, mais cela rassure de ce faire reconnaitre un niveau technique par un examinateur..

28 avr. 2015

Pêché sur un autre fil :
" C'est vrai que je suis un ti jeune pas tres experimente, et madame a eu tres peur cet ete quand on eu des rafales jusqu' a 52 nds pendant 2-3 heures en xxx".
Madame a peur, mais le skipper non...

28 avr. 2015

J'ai rencontré des skippers qui avaient écourté leur navigation après s'être fait peur; ils donnaient alors des explications du style : " on s'est arrêté ici parce que ma femme avait envie de visiter la région"...

28 avr. 2015

ha tu vois tu sais faire: 52 nds c'est ton bapteme du feu?? c'est beau hein !!!! :bravo:

28 avr. 2015

Nous avons déja eu vraiment du sale temps, avec une sale mer,des sales vagues,maintenant cela serait un mensonge de dire que nous n'avions pas peur, mais nous restions encore maître du bateau, un peu limite quand même..
Maintenant LA vraie énorme peur je l'ais eu en faisant du snow, et qu'une partie de la montagne (la grosse couche neigeuse) c'est décrochée, en déboulant dans un bruit infernal, cela donne quelques toutes petites minutes pour sortir du couloir, je crois que de ma vie je n'ais jamais eu aussi peur

28 avr. 2015

tu veux dire une avalanche?!si oui tu n'a évidemment pas"quelques petites minutes pour sortir du couloir"mais tout au plus quelques....secondes!et encore à condition qu'il y ait un trajet d'échappatoire....dans beaucoup de couloirs y a pas!
certains freeriders pros(j'insiste sur pros!)arrivent à s'échapper en skiant( généralement droit dans la pente!)plus vite que l'avalanche.....mais c'est pas à la portéé de tout le monde!on a moins "peur" si on est équipé du sac ABS lequel empèche l ensevelissement sous la neige(des dizaines voire centaines de sauvés grace à ce type de sac)
mais meme équipé de sac ABS ce n'est pas une raison de faire n'importe quoi et ignorer le risque d'avalanche

29 avr. 2015

peur ..... oui, de deux choses
le putxxxxx de rocher pas vu et crac un beau trou dans la coque, et le mouillage qui glisse quand fatigué je fais un petit dodo; ce sacré mouillage c est un truc auquel je ne me suis pas ..; encore .. fait

pour le reste, pas peur, comme dit lus haut, je part spas si soucis, je sais faire demi tour, je sais lever le camp, et je sais rester dehors si coup d event plutôt que de ,e fracasser sur une cote u dans l entree d un port

J'ai eu peur une fois sans m'en rendre compte car j'étais trop occupé à résoudre mon problème , mais j'ai fait des cauchemards plusieurs nuits ensuite ...

L'histoire : planche à voile à Chausey, fort courant entrant dans le sund, je tombe un peu avant les 4 bateaux à couple sur une bouée.
Pas le temps de repartir, le courant plaque la place contre les étraves, jusque là tout va bien ...
Puis le courant fait chavirer la planche qui coule et se plaque en travers contre les quilles ...
Puis le courant me descend contre la planche ...
Puis la voile vient me verrouiller ... Cela ne va plus aussi bien ...
Je dois larguer la voile au bout du with bonne pour me dégager et j'arrive à saisir une des amarres à la bouée.
Sur les bateaux, c'est la panique ! Ils m'ont vu disparaître sous les bateaux avec tout le matériel et rien ne ressort derrière !

Il faudra attendre l'étale pour que la planche remonte.

Je croyais ne pas avoir eu peur ... Mais il faudrait un suivi psychologique !

18 nov. 2015

Sur un autre fil, à l'affirmation: "aucun skipper ne peut se vanter de n'avoir jamais eu la trouille."
J'ai répondu, désolé Gradlon mais s'il m'est arrivé d'avoir des doutes , de l'anxiété, je n'ai jamais eu la "trouille".
Notre ami Mayko m'a répondu "ben ca alors , comme tu es pretentieux!"
Il s'agit d'un bon marronnier pour novembre.

18 nov. 2015

Est ce que c'est de la trouille?

18 nov. 2015

Juste histoire de faire provision de marrons. C'est pas toi qui disait ne pas bien dormir au mouillage ?

18 nov. 2015

Pour ce qui me concerne, ca y ressemble. Je dors tres mal au mouillage des F0.

18 nov. 2015

j'espere que tu as compris la remarque ( je n'en suis pas sur)

18 nov. 2015

mayko ne connait pas la peur !
en revanche mayko peut faire peur ... même à chuck norris !

18 nov. 2015

En septembre au départ de Belle ile avec du 6 établi,2 ris dans la gv,et pas un nuage,après le passage des Béniguet,un grain avec du 8 pendant 15(très longues)minutes,gros coup de stress mon Brio m'a semblé très petit...

18 nov. 2015

oui, mais comme tu dis c'est du stress, pas de la peur

18 nov. 2015

D'abord, de quelle peur parlons nous? De la peur pour soit qui va faire appel à notre courage ou à nôtre couardise, la peur pour l'autre qui va nous rappeler à notre responsabilité (je n'aurais pas dû emmener cette personne inexpérimentée dans de telles conditions) ou la peur de soit en prenant conscience justement de l'absence de peur pour soit qui nous a fait prendre la mer ce jour là malgré les conditions désastreuses ? Le sujet est complexe.....

19 nov. 2015

qu'est ce que la peur en mer quand il faut se jeter à l'eau et demander à son amour de l'épouser ?

plus peur y a pas ................

Peur pour un oui ou pour un non? :heu:

20 nov. 2015

Oui, j'ai eu peur !

L'autre jour (ce pourrait être n'importe quand) j'étais pénard, assis dans la descente, un œil sur la bouilloire où chauffait l'eau pour le thé (hé oui il n'y a pas que les anglais), un œil sur l'alignement des marques en bordure du chenal de la Petite Entrée (St Malo) pour surveiller la dérive et prévoir le prochain virement de bord en rêvassant... QUAND SOUDAIN !!! Il m'a foutu une sacrée trouille avec son coup de corne dans les oreilles !

Il faut dire qu'une barcasse venait de couper la route du Condor...

Une petite décharge d'adrénaline sur ce coup là...

20 nov. 2015

Il est intéressant ce fil. Qu'est ce que la peur? La différence avec le stress, l'angoisse? On ne parle pas tous de la même chose et on n'est pas tous égaux par rapport à ça.

J'ai eu "peur" à plusieurs reprises, mais seulement pour du matériel, pas pour une vie humaine et jamais la "peur" qui pétrifie, fait perdre tout moyen, qui fait prendre la mauvaise décision.

J'ai eu de l'angoisse (à la première mise à l'eau, à la première sortie de la saison, au premier matage/dématage, 1ère panne électrique, lorsque le moteur refuse de démarrer devant le port...). Evidemment, avec le temps, tout ça devient du "déjà vu déjà vécu" et il n'y a plus (ou moins) d'angoisse/stress.

Pour moi, ce sont ces moments d'angoisse qui font perdre (sur le moment) le plaisir de la voile. Mon objectif est donc de réussir à anticiper ces situations, les éviter et si le cas se produit les maitriser de manière à rester toujours rassurant envers mon équipage qui, lui, doit garder de la navigation ce souvenir de "merveilleux bateau, sur l'eau toujours tranquille, avec ce doux zéphyr qui vous rafraîchit les oreilles et chante dans vos voiles"

20 nov. 2015

La peur deviens dangereuse lorsque elle pétrifie, mais cela s'apprivoise.
Toutes les personnes ne supportent pas le même niveau de stress, à partir d'un certain niveau, le patient disjoncte.
Prenons par exemple un "employé de banque" cher à notre regretté Pierre Déproges, si le voilier est sa seule occupation et son expérience réduite, il disjonctera certainement plus vite qu'un pilote de Canadair ayant une expérience similaire en voilier.
Le stress s'éduque, il faut du temps et de la pratique.
Il y a de très bons transferts positif entre différentes activités à risques.
Si durant toute votre vie, vous n'avais été "qu'employé de banque" tant pis pour vous :goodbye:

20 nov. 2015

J'ai eu plusieurs fois peur.

L'important est de ne pas être dans l'action qu'il faut quand il le faut.

C'est généralement après et rétrospectivement que l'on peut avoir la trouille mais alors, il n'y a plus rien à craindre, il faut simplement se souvenir de l'expérience vécue et la capitaliser en vue des navigations futures

21 nov. 2015

capitaliser c'est pas si facile...lorsque le capital est grand il arrive un moment ou on ne le maitrise plus..on ne sait plus tres bien si on peut faire correctement face a telle ou telle situation, et on doit tout reprendre au debut, re-experimenter , reverifier.
le plus bizarre est de faire une action de facon automatique en ayant l'impression d'etre le spectateur de soi meme, mais dans ce cas je ne suis spas sur que l'on maitrise plainement ses gestes.
cela m'arrive maintenant tres souvent dans ma profession en chirurgie..plus ca va plus je crains le pire du moins au debut de l'intervention meme simple...puis je regarde les mains d'un gars travailler qui ne semble pas etre moi, comme une video.A ce stade je ne suis plus reellement sur de moi..
apres avoir experilenté le pire on a toujours peur que pire encore vous arrive, et l'on ne sait pas ou est la limte

21 nov. 2015

Intéressant les considérations sur la peur, le stress, l'angoisse.
J'ai rarement peur en mer, plutot "vigilant"
le stress approche à l'approche de la cote et surtout du port.
Mon premier stress est du au stop du moteur dans le port alors que, débutant, j'ai du accoster comme j'ai pu avec femme et enfant.
Depuis ca va beacoup mieux mais j'avoue que j'aime bien quand, amarré, je coupe ce foutu bouzin.
Je garde toulours la GV avec sa drisse à poste au cas où.
Je me suis rendu compte d'ailleurs que ça n'est plus une règle aux glénans.
Eux arrivent maintenant avec leur GV ferlé dans le lazzybag.

C'est un signe .... mon angoise serait-elle d'un autre temp?

Sinon je me rappelle d'une peur, celle qui vous met le coeur serré, c'est d'avoir accroché un filet au moteur (encore lui).ne dure qu'une seconde, le temps de réagir car il le faut.

Mais la peur

22 nov. 2015

Le mot peur fait peur, on évite de l'employer, ou pire on le remplace par du franglais...
:-D

22 nov. 2015

Voici une douzaine de mots français, en ordre alphabétique, je vous laisse les classer de zéro à douze :
affolement
alerte
angoisse
anxiété
épouvante
crainte
effroi

frayeur

inquiétude
panique
souci
terreur

22 nov. 2015

Plus trois:
Trouille
Pétoche
Frousse

Plus un :
orgueil

22 nov. 2015

La peur, c'est comme une grosse vague : jusqu'à un certain niveau elle nous porte, au-delà, elle nous submerge.

25 nov. 2015

quand on a peur il faut rester au port et faire comme les espagnols passer ses journées au club a siroter je ne sais quoi ? il y a des milliers de voiliers sur la costa brava et en un mois j en ai pas vu beaucoup naviguer ! mais il semble que posséder un voilier est plus du snobisme qu autre chose

25 nov. 2015

:alavotre: :alavotre: :alavotre:

Et pourquoi accabler les espagnols ??? Viens à LR, près de 5000 bateaux en tout genre, tu serais surpris de voir la tranquillité à 5 milles de l'entrée du port... :scie: :scie: :scie:

25 nov. 2015

Pour en revenir à la question initiale, c'est pas la force du vent qui me fait peur, ni la hauteur des vagues, mais plutôt la vitesse. Le moment où l'on réalise que la situation et le contrôle du bateau peut vous échapper à tout moment.

Le souvenir impérissable - donc il a dû me marquer - de 3 tris qui convergent vers la même marque de parcours, donc en rapprochement, au portant dans un grain (25 nds? 30 nds), la coque centrale affleurant l'eau, le flotteur sous le vent à 2cm au-dessus de la surface, les équipages regroupés à l'arrière du flotteur au vent, la pelle du safran qui entre en vibration et aucune échapatoire possible. la moindre erreur de l'un aurait pu provoquer la destruction de l'autre, voire des deux autres.
Le sentiment - la peur simplement - de s'être mis dans une situation dangeureuse et incontrôlée - rail d'écoute à fond sous le vent, écoute larguée, crispé sur le stick, tout en réalisant qu'il n'y a rien d'autre à faire que tenter de garder le bateau en ligne -
Bref, grosse pétoche

26 nov. 2015

Gérer sa peur, ça s'apprend, Carthage n'a pas voulu de la PNL que je lui proposais, dommage pour elle , l'hôtesse de l'air qui m'en parlait était très positive.

Un TRUC simple, si possible fermer les yeux , si pas possible , les garder ouverts.

OUVRIR NETTEMENT LA BOUCHE, INSPIRER LENTEMENT ET PROFONDÉMENT par la bouche bien sûr, LE DOS BIEN DROIT pour dégager les poumons, en essayant de décontracter le reste.plusieurs minutes, la décontraction survient très vite, la poursuivre.si on peut éviter de penser aux causes anxiogènes...mais ça c'est plus dûr.Mais ça s'apprend aussi , penser à des moments agréables ou relaxants,dans la nature, des fleurs, un jardin, un paysage , le rire des enfants...

Ça marche aussi au ciné, quand ça stresse trop....
Mêmes causes , mêmes effets, mêmes remèdes.
Bises, Bernard.

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