La Longue route, le film

À partir d'images d'époques...

L'équipage
07 mai 2014
07 mai 2014

oups , on suit le meme facebook . desolé.

07 mai 2014

:pouce:

07 mai 2014

Merci pour le lien! :pouce:

07 mai 2014

Merci :pouce:

07 mai 2014

J’ai revu ce film sans pouvoir aller jusqu’au bout. C’est étonnant comme ce genre d’aventures présenté à l’époque comme un exploit a pris un coup de vieux. Les conversations intimes de Moitessier avec la mer apparaissent plates et mièvres. Le personnage manque de générosité et d’intérêt pour le monde. Toutes ces réflexions sont centrées sur lui et les plaisirs qu’il éprouve. Son refus de terminer la course est un défi sans intérêt lancé à la société marque d’un orgueil insensé et d’un narcissisme absolu.
L’histoire finit toujours par faire le tri. Pour le pauvre Bernard elle est assez méchante.

07 mai 2014

L'histoire n'est pas finie !?

07 mai 2014

"Roi Gradlon" je vous ai lu dans des propos plus pertinents . Votre jugement sans recul sur l'époque, sans sensibilité, vous renvoie les mémes qualites que vous lui portez .j'ai rarement lu un post aussi prétentieux que de traiter Moitessier d'" orgueuil insensé et narcissisme absolu" . Je suis blessé par les mots de vos dernieres phrases. Qui etes vous pour traiter de "pauvre bernard" et de "méchante histoire" .C'est vous qui etes méchant ici et injurieux . Je n'au aucun culte du bonhomme ni de sa conception de la voile ni de son œuvre litteraire . Mais il est respectable dans sa longue et belle route .
"Le personnage manque de générosité et d’intérêt pour le monde":
mort de rire ... Avez vous lu ses bouquins et un peu de sa vie ? Certes pas parfaite, la route n'est pas droite et il avait sa personnalité et ses opinions ...

09 mai 201409 mai 2014

Dans ce cas l'univers entier peut bien de passer des gens qui l'associent, lui ou tout élément qui le compose, à leur nombril...

Va plus rester beaucoup de livres et d'oeuvres d'art... :tesur:

09 mai 2014

Toutes les opinions sont respectables. Pour ce qui me concerne, je considère que la mer peut bien se passer des gens qui l’associent à leur nombril pour en faire des œuvres « littéraires ».

08 mai 201408 mai 2014

Pas plus narcissique ou orgueuilleux et égoiste qu'un "skipper monderne" du "vendez le globe", qui ne cherche que l'exploit sportif au mépris de la mer, qu'il ne prends presque que pour une piste de course, et de ses adversaires qu'il veut juste battre, et avoir son "globe en or" dans son salon de villa avec le fric et la célébrité qui va avec;
Je dirais même beaucoup moins orgueilleux et narcissique (mais chacun voit midi à 14 heures, ou là où ça l'arrange);
Moitessier, comme d'autres navigateurs "solitaires" avant et après lui, était humain et comme tous, avec des qualités, des rêves, des défauts (souvent proportionnels a ses qualités et rêves d'ailleurs)

Proposer les droits d'auteur de son livre au pape pour "faire bouger les choses" dans une europe matérialiste et déjà engouffré dans le consumérisme et le fric, abandonner une course et la victoire acquise pour vivre ses idéaux "plus modestes et personnels" à une époque où d'ailleurs la course elle-même était beaucoup moins médiatisée ou connue (sauf par des néophytes et connaisseurs surtout), je ne trouve pas que ça manque de générosité, mais personne n'était à sa place pour le savoir; Proposer aux maires de villages en France de planter des arbres fruitiers, contre une part de sa caisse de bord, c'est un geste "gratuit' en parti au moins a mon sens, et de nos jours c'est plutôt les bétonneurs et industriels pollueurs qui reçoivent au contraire du fric à la pelle pour couper les arbres, polluer les mers, la nature, les animaux et j'en passe; L'histoire humaine n'est pas toujours sympathique avec les "rêveurs solitaires", mais la Terre le sera certainement encore moins envers ceux qui ne prônent que le capitalisme friqué, la "pseudo gloire" d'égo et de courses illusoires et la collaboration avec une société qui détruit autant la liberté des gens que celle de la planète

07 mai 2014

J'ai visionné une seule minute du film pour garder intact mes émotions de lecteur du livre "La longue route"
J'ai, comme beaucoup, adoré ce livre pour son aventure de tourdumondiste et jusqu'auboutiste.
Mais coté humain, Moitessier ne m'a jamais inspiré.

07 mai 2014

@bigcheese. Je n'ai pas encore visionné le film de ce grand marin.
Pour le reste, j'écrirais la même chose que toi.

07 mai 2014

bonjour à tous, je viens de revoir ce film que je pensais être la propriété de Françoise avec qui j'ai eu l'honneur de faire un peu de bateau en 1976. Elle nous disait vivre un peu en passant ces images.
Que de souvenirs
Gilles

07 mai 2014

Et bien moi, je trouve que la magie opère toujours.

Faire un montage avec ce que Bernard avait ramené de son long périple a du s'avérer un challenge difficile pour le réalisateur du film, Olivier Champeaux.

C'est un film d'une autre époque. Un film historique pourrait on dire, puisque Bernard Moitessier a marqué toute une génération.

07 mai 2014

Moitessier est un egoiste , a negligé ses femmes , il est a coté du monde et egocentrique ,et aussi precurseur pediatique,mais ca on s'en fout....beaucoup d'entre nous ( enfin les vieux ) ont fait le voyage apres l'avoir lu , lui , tabarly,colas , slocum et les autres.
Aujourd'hui l'exploit n'a rien a voir c'est du sport , un max de fric et c'est tout...on est au moins 1000 dans ce pays a pouvoir faire un globe challenge si on nous le paye , mais l'epoque nada...
Un 60 pied open vaux 100 fois plus cher que joshua, sans parler de l'assitance informatique..
Alors tant pis pour la mievrerie et l'egoisme de personnage et de ses comparse s , qui ne sont pas moins meritants
philippe

07 mai 2014

:pouce: moi j'aime.

07 mai 2014

Vous oubliez sa proposition de financer des arbres fruitiers dans les grandes villes.
Pour avoir lu pratiquement tous ses livres, je ne le trouve pas plus égoïste que certains! Et puis, ne faut il pas l'être pour naviguer en solitaire, pendant de grandes périodes?
Je crois surtout que nous ne pouvons aujourd'hui regarder la mer avec cette fraicheur car nous sommes, disons le blasés, non? :langue2:

07 mai 2014

Ce qui m'intéresse c'est la "route" elle même.
Combien parmi nous seraient capables de faire la même chose (notez les premières moyenne qui correspondent à env. 85% de la vitesse de carène) avec un tel bateau .
Pour mémoire : pas de winchs ST des goiots, pas de gps (bon d'accord au milieu de ..rien tu t'en fou un peu de avoir ou tu es à 0,01 mille près) mais le sextant et la montre, pas de fichiers meteo (ou un routeur à terre) mais juste le "sorcier" enregistreur ou pas (bras raccourci tellement les secousses crayonnaient une courbe torturée),pas de mats carbones mais des mats en bois pesant un "ane mort" et pénalisant la stabilité, pas de poulie à billes" mais des havraises, pas de greement "chiadé " au minimum en rod (sans parler de plus exotique et encore plus leger) mais des câbles avec serre cables, pas d'Iridium mais ...un lance pierre, etc etc .

Et cela il y a ...45 ans, pour cela je dis :chapeau
Pas sur de pouvoir le faire (faudrait que j'essaye avant d'etre (beaucoup trop ) vieux) :lavache: :doc:

Pour certains "delires" dans ses bouquins ,je n'adhère pas.
Comme j'ai été choqué en lisant la première fois sa "longue route" et de lire la liste du bon matos qu'il jette à la mer , un peu comme lorsque j'ai lu un article ou Lamazou disait jeter des pilotes !! (alors qu'a l'escale précédente il avait refusé d'en céder un à (je crois Charpentier ou un nom comme cela ).

Mais j'ai trouvé bien plus déplaisant les passages ou Le Toumelin tirait sur tout ce qui bougeait, tout fier de parler de son Mauser et de son gros 45 ( et pourtant je n'ai rien contre les armes, vous avez pu le lire ici, mais plutôt de l'usage que certains en font).

Ou nous sommes restés un mois il y avait encore un peu de ce souffle dans la manière de naviguer de nos voisins : simplicité, debrouillardise..et c'est rafraichissant.

07 mai 2014

Rien n'est comparable le passé est le passé on pourrait aussi dire qu'avant le briquet il y a eu les pierres à feu ... cela ne veut rien dire. Ce personnage a fait rêver beaucoup de gens devenu plus ou moins marins, d'autres ont fait beaucoup mieux depuis, je ne suis pas sur que pour la génération actuelle lire ou voir la "longue route" cela leur donne envie de partir. Je le redis pour avoir un tout petit peu côtoyer Françoise Moitessier (que l'on voir sur un bateau suiveur) le bonhomme n'était pas toujours marrant .... et la famille qu'il a laissé derrière .... mais cela n’empêche que c'était un sacré bonhomme.
Gilles

07 mai 2014

Il faut lire "Tamata ou l'alliance" avant de porter un jugement aussi anachronique que péremptoire sur Moitessier (qui a déjà 15 ans quand les japonais occupent l'Indochine en 1940 et emprisonnent son père, et dont un frère se suicide pendant le conflit colonial après-guerre, expériences qui ne le prédisposaient certes pas à ressembler plus tard à un babyboomer gentillet et formaté).
Cela dit, combien de navigateurs ont autant que lui donné envie de larguer les amarres?

07 mai 2014

Autre point positif : ce que lui et sa compagne d'alors ont réussis à faire de Ahé
Voir les photos avant et aprés
Déja "redonner vie" à un caillou si nous avions tous ce bilan ce serait deja un bon debut (pour la planète ) et c'est un bateau à moteur qui dit ca !? :reflechi: :tesur:

Ok je sors (encore !! :acheval:

07 mai 2014

son dernier bateau est au chantier a Raiatea , vu cette hiver , Moitessier était quelqu un a part , je l ai un peu cotoyé a Tahiti en 83 , les années fantastique entre bateaux , rien a voir avec aujourd hui

07 mai 2014

Merci pour cette vidéo.
Pour ma part Moitessier est une sorte de "gouru" de la mer.
Il avait sans doute de nombreux défauts - qui n'en a pas.
Mais il a su communiquer une magie de la mer et une recherche personnelle comme peu l'ont fait.
Merci pour cela Bernard.

07 mai 2014

Images émouvantes d'un âge disparu à tout jamais...

08 mai 2014

Oui, beaucoup d'émotion en voyant, pour la première fois, les images animées de ce récit, que j'ai lu et relu et dont j'ai contemplé longtemps les images tirées de ce film. Le rouge vif de la coque, le blanc du pont, le noir des agrès, et la silhouette dégingandée d'un homme dont nous n'avons pas à juger ce qu'il était, mais uniquement ce qu'il a fait publiquement.

Dans le livre, il y a à prendre et à laisser. Mais il y a beaucoup plus à prendre dans ce qui n'est pas explicitement écrit qu'à laisser dans le reste gravé. Je retiens surtout de tout ça que Moitessier a trouvé ce que nous cherchons tous plus ou moins en navigant, et que sans doute peu d'entre nous trouveront, parce que ça implique des renoncements extrêmes qui ressemblent à un égoïsme terrible, mais qui en réalité sont la recherche de sa propre place, de son propre état, dans un monde qu'on ne comprend pas.
Ces images sont très belles, sans fard, sans artifices, elles pourraient pour la plupart être tournée à quelques milles de nos pontons (j'ai le même seau jaune à l'anse rouillée, et qui doit avoir le même âge !), mais on ne peut pas s'y tromper : elles viennent de très très loin, dans le temps et dans l'espace.

08 mai 2014

Je retiens du post d'hi une phrase qui résonne dans ma tête:
"Moitessier a trouvé ce que nous cherchons tous plus ou moins en navigant".Qu'y a t-il d'autre à dire de plus...
J'ai cotoyé Nicole Van de Kerkowe à l'époque où nous naviguiions dans les même eaux et je voyais son regard s'illuminer lorsque le nom de Bernard Moitessier était prononcé. Grand respect à ce Monsieur.

08 mai 2014

Pour les amateurs, une vidéo biographie sympa est ici :

08 mai 2014

PB d'affichage sur la page. Tu peux vérifier stp. Merci.

09 mai 2014

Ca marche pour moi.
Rechercher "Bernard Moitessier : itinéraire d'un marin de légende" sur youtube.

09 mai 2014

Merci!

09 mai 2014

Au même titre que Moturunga j'admire les grandes capacités de navigateur de cet homme avec ces merveilleuses traversées . Une seule ombre au tableau c'était sa grande capacité à oublier femme(s) et enfants pour satisfaire son besoin incessant de mer.

13 mai 2014

Merci pour le lien, sympa! Quoique on en dise, c'est un personnage ce monsieur! Abandonner la course qu'on est en train de gagner, c'est quand même inouïe non?

16 mai 2014

Moi ça me fera toujours rêver, quel bonhomme !!

16 mai 2014

Juste 2 remarques/
Sur l’égoïsme:
la génèse de la longue route et du retour en Europe par le Horn était que c’était le seul chemin qui permettait à Françoise d’être à temps a Benidorm pour passer noël avec ses enfants...
Sur le bon matériel jeté: c'était pour alléger le bateau et survivre dans les 50emes, après avoir découvert qu'il faillait arrêter de freiner le bateau en filant des ancres flottantes et autre trainards pour ralentir et plutôt courir le plus vite possible pour ne pas se faire capeler par une déferlante$...en torchant de la toile comme il le dira dans un passage fondateur de ce changement de paradigme

16 mai 2014

Une phrase sur la nuit en mer, expliquant qu'à un moment donné elle cesse d'être effrayante pour devenir amie.

Cette impression de se sentir complètement à sa place et en sécurité en mer, à la nuit tombante, au milieu de nulle part, c'est beau.

16 mai 2014

Pierre Arnaud, c'est peut être un détail, mais il me semble que la découverte de la nécessité de fuir le plus vite possible plutôt que de remorquer des trainards remonte à 'cap Horn à la voile' plusieurs années avant "la longue route". Le matériel jeté est donc une autre histoire

16 mai 2014

Excuse moi csb, j'ai écrit de mémoire, il s'agit bien dans mon propos de "cap Horn a la voile" et non de "la longue route"....et je ne crois pas qu'il y ai de matériel jeté dans "la longue route".....

17 mai 201417 mai 2014

Et si des belles glènes de nylon tout neufs...entre autre
Si tu veux la page n'hésite pas je relirais le passage.
Entre autre page 214 :
"Je passe ENCORE par dessus bord le jerrican de vingt kilos contenant le ciment ..."

17 mai 201416 juin 2020

Et si retrouvé en plus page 62 :
du pétrole !, de l'alcool à bruler, les "fameuses" glènes en nylon, de la nourriture etc etc

Et pour rafraichir les mémoires une copie de cette page ...

18 mai 2014

J’étais allé voir le film lorsqu’il est sorti… C’était Françoise qui le présentait et faisait une conférence après le projection... elle avait des étoiles dans les yeux.
Evidemment, tourné avec les moyens de l’époque (de mémoire une Beaulieu 16mm), par un amateur, il reste très marqué dans son temps. Mais j’ai revu ces images avec beaucoup d’émotion Fins régatiers ou aventuriers ? quelle importance ? Tabarly, Moittessier, les Damien, Pat Van God, Nicole Can de Kerchove… (liste non exhaustive) tous nous ont fait rêver et sont à l’origine de pas mal de vocations. Tous nous ont transmis quelque chose. Sans vouloir les transformer en icones, nous ne pouvons que le reconnaitre. On ne peut pas raisonner à l’aune de l’époque actuelle. Ce n’est pas par hasard que tous ont émergé dans les années 60/70. Pour les moins jeunes d’entre nous, rappelez vous…. Le rassemblement de l’ile de Wight, Woodstock…Nous rêvions d’un mode différent. Plus fraternel.. moins matérialiste.. certains d’entre nous dépavaient le boulevard St Michel (avant, pour la plupart dont je suis, de « rentrer dans le rang »), d’autres claquaient la porte et partaient.. qui élever des chèvres au Larzac, qui sur des engins flottants parfois non identifiables….
A tort ou à raison, ils sont allés au bout de leur rêve. Rien que cela mérite le respect.
C’étaient des hommes, pas des Dieux. Ils l’ont fait chacun à sa façon, avec leur personnalité, leurs qualités, leurs défauts. Mais ils l’ont fait. Cela implique des sacrifices, des renoncements… des choix qui ne peuvent être que personnels.
Alors qui sommes nous pour émettre un jugement de valeur sur tel ou tel « bonhomme » ? Certains posts m’ont remis en mémoire ce poème de Jean Richepin rendu célèbre par Brassens :

"Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu'avril bourgeonne
Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.
Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
Ca lui suffit, il sait que l'amour n'a qu'un temps.

Ce dindon a toujours béni sa destinée.
Et quand vient le moment de mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs : " C'est là que je suis née ;
Je meurs près de ma mère et j'ai fait mon devoir. "

Elle a fait son devoir ! C'est à dire que oncque
Elle n'eut de souhait impossible, elle n'eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.

Elle ne sentit pas lui courir sous la plume
De ces grands souffles fous qu'on a dans le sommeil,
pour aller voir la nuit comment le ciel s'allume
Et mourir au matin sur le coeur du soleil.

Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie
Toujours pour ces gens-là cela n'est point hideux
Ce canard n'a qu'un bec, et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir ou bien d'en avoir deux.

Oh ! les gens bienheureux !... Tout à coup, dans l'espace,
Si haut qu'il semble aller lentement, un grand vol
En forme de triangle arrive, plane et passe.
Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !

Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte
Qui brise les soupirs de leur col redressé,
Et sautent dans le vide avec une culbute.
Les dindons d'une voix tremblotante ont gloussé.

Les poules picorant ont relevé la tête.
Le coq, droit sur l'ergot, les deux ailes pendant,
Clignant de l'œil en l'air et secouant la crête,
Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.

Qu'est-ce que vous avez, bourgeois ? soyez donc calmes.
Pourquoi les appeler, sot ? Ils n'entendront pas.
Et d'ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes,
Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?

Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons.

Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère,
Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.

Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous.

Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu'importe !
Là-haut chante pour eux un mystère profond.
A l'haleine du vent inconnu qui les porte
Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.

La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
L'averse les inonde et pèse sur leur dos.
Eux, dévorent l'abîme et chevauchent l'orage.
Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.

Ils vont, par l'étendue ample, rois de l'espace.
Là-bas, ils trouveront de l'amour, du nouveau.
Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.

Là-bas, c'est le pays de l'étrange et du rêve,
C'est l'horizon perdu par delà les sommets,
C'est le bleu paradis, c'est la lointaine grève
Où votre espoir banal n'abordera jamais.

Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux.
Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux."

Respect pour ceux qui nous ont ouvert la voie. Pour ceux qui l’ont fait, alors que c’était réputé impossible.

18 mai 2014

Et que sont devenus ces "revoltés" critiqueur de bourgeois?
Très majoritairement ..des bourgeois bien ancrés dans le système :tesur:
Puisque tu parle de chanson ta remarque me fait penser à deux autres :
Les Bourgeois de Brel et une autre de Brassens ou il est question de "jeunes" chassant les anciens et à nouveau chassés par les suivants
:-p

18 mai 2014

tout à fait d'accord... d'ailleurs, tu auras remarqué que j'ai écrit " avant, pour la plupart dont je suis, de « rentrer dans le rang »". Ca a été mon choix, à un moment où j'étais à la croisée des chemins. je l'assume et ce choix m'a donné de grandes satisfactions.. une vie professionnelle passionnante et bien remplie, une vie de famille riche et maintenant de merveilleux petits enfants.. c'était un autre rêve. les deux rêves étaient incompatibles.je n'autorise personne à émettre un jugement sur ce choix qui a été le mien. mais par conséquent, je ne m'autorise pas à juger ceux qui ont fait un choix différent. et de cette époque, je tente de garder un esprit ouvert et tolérant.. "sous les pavés la plage".. "interdit d'interdire".
ils sont allés au bout d'un rêve qui était celui de toute une époque et de toute une jeunesse, avec ses excès, mais aussi sa générosité. c'était LEUR choix.
ils nous ont fait rêver. ils ont montré qu'une autre voie était possible... que le yachtingue" n'était pas réservé à une "élite" hyper friquée...
alors, je prends ce qu'ils nous ont transmis.. et je dis merci.
puisque nous parlions chansons, je citerai encore Brassens: "mais les braves gens n'aiment pas ceux qui suivent une autre route qu'eux"
j'essaye de ne pas être "un brave gent", et d'admettre sans juger qu'on puisse choisir sa route sans se faire descendre en flammes par les "bien pensants".

20 mai 2014

Un proverbe chinois dit:
"Le but n'est pas le but, le but est le chemin"
Merci à Bernard Moitessier d'avoir essayé de nous le faire comprendre... Moi, il m'a fait rêver et n'est sans doute pas étranger dans le plaisir que j'ai d'être en mer...
N'en déplaise aux auteurs de ces posts de plus en fréquents sur HEO, un rien pseudo bien-pensants, voire moralisateurs, pétris de certitude et ... casse-pieds !!! et qui, sans aucun doute, n'ont pas fait 1/1000 de ce qu'a fait Moitessier...

21 mai 2014

Que dire sur ce commentaire ?
D’abord il manifeste un esprit intolérant : Tout ceux qui ne sont pas de mon avis n’ont pas de place sur ce forum.
Ensuite il sacrifie à la pensée unique : Tous ceux qui ne s’agenouillent pas devant les saintes reliques de Moitessier sont sacrilèges.
Je vois plutôt les ombres que la lumière chez Moitessier. Les figures de Slocum, le père fondateur et de Pidgeon plus discret et moins connu en France me semblent plus dignes de respect. Moitessier a été avant tout un phénomène médiatique avec pour ressort essentiel pour le grand public de l’époque : Comment un homme peut-il vivre seul en mer aussi longtemps sans contact avec ces semblables ? L’époque a changé: cet étonnement et "l'exploit" qui va avec prête à sourire.

21 mai 2014

non, pas intolérant, juste un coup de gueule à ceux qui (avec quelle légitimité??) hiérarchisent la valeur de ces grands navigateurs... c'est d'ailleurs toi qui a lancé le pavé dans la marre (post N°5). Respectons quand même, sans pour autant l'aduler, ce navigateur qui a inscrit, quoi qu'on en dise, son nom dans l'histoire maritime... Pour ma part, je pense que tous les grands explorateurs ont une certaine dose d'égoïsme et d'égocentrisme pour aller risquer leur vie en tentant une première. il faut être sûr de soi et de ses choix pour aller défier un sommet, un océan, ou autre... Comme tu le disais plus haut, toutes les opinions sont respectables, mais les jugements le sont moins!! et c'est à ces auto-proclamés juges que ma phrase s'adressait.....

21 mai 2014

C'est bien ce que je pensais: intolérance et idolâtrie.

21 mai 2014

c'est bien ce que je pensais: tu n'as rien compris et tu es enfermé dans tes certitudes. C'est quand même bizarre que le plus intolérant (cf post 5) se plaigne de l'intolérance des autres quand ils ne plaident que pour le respect d'un homme qui a juste essayer d'être conforme à ses aspirations. Point d'idolâtrie comme je le précisais ci-dessus (faut lire). Je salue ton revirement dans ton dernier post: Moitessier est un marin digne d'intérêt...

21 mai 2014

sans juger du bonhomme, sur le strict plan de la navigation à la voile, avoir été le premier (ou ds les premiers cf Bardiaux ?) à faire un tdm en solo (bien prolongé qui plus est) et sans escale, en 68/69 sauf erreur, bah fallait le faire, surtout avec le matos de l'époque...; quand c'est une première, je pense que ça change tout ds l'approche, et le niveau de difficulté, psychologique surtout. (bien sûr, c'est incomparable avec les tdm du Vendée Globe d'aujourd'hui, comme les dernières éditions le sont par rapport à la première).

et par la suite, y a-t-il eu un autre exemple d'abandon volontaire similaire, en tête d'une course à la voile donc en position de potentiel vainqueur ? - je ne le crois pas, et serais curieux de connaître d'autres exemples éventuels ds d'autres domaines.

21 mai 2014

C'est vrai, tous les jugements que nous portons sont marqués par notre subjectivité. En France par exemple, je pense que ce qu'à fait Jean Lacombe en course est plus important que ce qu'a fait B. Moitessier.
Sur le résultat de la course qu'aurait dû gagner Moitessier, je crois que le comportement Robin Knox Johnston (je le dis de mémoire, c'est à vérifier) qui l'a gagné à sa place est plus estimable que le demi-tour de Moitessier. Knox Johnston a fait don du prix qu'il a reçu à la veuve de Crowhurst qui s'était suicidé en se jetant à la mer pour ne pas supporter la honte de son mensonge.
Bien sûr Moitessier est un marin digne d'intérêt, surtout parce qu'il a montré qu'avec peu de moyens on peut naviguer loin et longtemps, ce n'est pas rien.
Mais c'est un marin encore aujourd'hui très "sur-côté". Qu'on me permette de le dire.

22 mai 2014

" est plus estimable que le demi-tour de Moitessier"

Relis "La LONGUE route"
c'est pas un demi tour mais plutot un tour et demi :heu: :mdr:

21 mai 201421 mai 2014

Ce qui est sûr, c'est que ce n'était pas un coureur-compétiteur, ça c'est évident.

Donc ces qualités de marin ne seraient pas à évaluer sur ce plan mais (si on en a envie...) davantage sur le nombre de milles effectués en solitaire sans escale, qui reste pour moi impressionnant surtout qu'il s'agissait de premières, même si on a certainement plus parlé de lui que d'autres, vu ses succès littéraires, ce qui peut amener des critiques comme souvent ds ce cas.

Il dit d'ailleurs ds ce film ou cet autre doc. que j'ai bien aimé ("itinéraire d'un marin de légende"...le titre va vous faire plaisir...:

) qu'il n'a pas pris le départ du TDM de 68 pour faire une course, mais plus comme cadre d'un TDM pour un nouveau bouquin qu'il envisageait depuis son dernier, suite au passage du Cap horn.

Et sa décision de poursuite vers Tahiti sans rallier l'arrivée à Plymouth (soit 1 tdm et demi et non pas un demi tour...) au delà du geste, qui ne manque pas de classe je trouve, me parait surtout très cohérente avec ce que je perçois du personnage.
Marin-écrivain ça le définit bien mieux, je pense. et en tant qu'écrivain, il n'était pas moins bon qu'en tant que marin à mon avis, ce qui ne doit pas être courant.

21 mai 2014

Comme toi, je pense qu'il ne s'agit pas d'un coureur-compétiteur, mais un marin-aventurier, ce qui ne pouvait pas en être autrement à l'époque (pas de communications, pas de GPS, navigation à l'estime et astronomique, etc, etc, ...) Qu'un aventurier rapporte ensuite son expérience me parait normal, qui ne l'a pas fait?? Par ailleurs, sa longue route "intérieure", son aventure au sein de lui-même, cette quête de connaissances sur lui-même, bref cette introspection semble apparaître comme sa VRAIE victoire qui rend celle de la course complètement secondaire, ce qui le conduit à poursuivre son chemin pour un tour et demi, et non pas un demi-tour....... Normal qu'il apparaisse pour certains centré sur lui-même puisque c'était son but: apprendre sur lui-même... "Connais toi toi même" disait l'autre.....

22 mai 2014

Naviguer avec une économie de moyens est sans doute le principal acquis de Moitessier. Quant à ses considérations sur les effets que la mer produit sur lui, c'est comme les cuisines en Formica; c'était bien pour l'époque.

22 mai 2014

c'était pas "bien pour l'époque"... c'était une voie nouvelle.. ça fait une différence.
dans la même veine citons (ça fera plaisir à Longcours) l'exploit de Marin-Marie (1ere traversée de l'atlantique en solo au moteur), la croisière jaune (Paris Pékin en automobile), le premier Paris Dakar (pas d'assistance et démerdez vous pour arriver), les premiers tours de France (ils faisaient vraiment le tour, avec les chambres à air de secours enroulées autour du corps), toutes les "premières" en haute montagne... (il y a une différence entre partir de Chamonix avec son sac à dos, ses grolles et son piolet pour trouver la voie et grimper le gentil sentier qui va maintenant jusqu'au téléphérique)
et pour ce qui est des qualités littéraires de ses bouquins, question d'appréciation personnelle avec toute la subjectivité qui va avec, il faut se rapporter à l'époque.. de la même façon, le style, introspections et considérations philosophiques de Slocum, Alain Gerbault etc... empreints de naïveté et d'émerveillement prêtent maintenant à sourire. c'est peut être dommage.. aurions nous perdu la capacité de nous émerveiller devant des choses simples?

22 mai 2014

J'entends du mépris dans vos propos. A l'image de notre époque ou le jugement sans connaître l'emporte sur la curiosité et l'empathie.
Dans ce que j'ai pu lire et notamment tamata et l'alliance, je pense qu'il a réalisé son rêve/besoin et c'est admirable. Pour le reste, je ne vois pas a quoi ça sert de porter des jugements sur la personne et non ce qu'il a realisé, sans l'a oir cotoyé ni vecu avec lui, alors que la ou il est, il ne peut plus répondre.... :non:

22 mai 2014

Comparer Knox Johnston ou Tabarly à Moitessier c'est un peu comme comparer Prost ou Senna à un hippie qui flane en deux-chevaux !, C'est pas comparable, ni dans l'esprit, ni dans les choix de vie;
Chacun a ses qualités et défauts;
Et il est facile de critiquer le "vagabond", égoiste parfois, comme tout le monde à sa façon, avec des gens plus interessés par l'exploit (dérisoire) et la renommée "dans le système"
Par contre il doit être plus difficile d'assumer et de vivre une vie de "vagabond marin" ;-)

22 mai 2014

C'est toujours "amusant" de lire les émotions que créent la divulgation des exploits de Moitoss sur un forum nautique...
Sur HEO, pour discréditer Moitoss, avant il y avait JP et Cobra, maintenant y'a un nouveau personnage...
les chiens aboient la caravane passe...

06 juin 2014

Il représente une bonne partie de nous tous..... Ou autrement dit nous sommes dans nos rêves de mer une infime partie de lui.....

13 avr. 2018

Bonjour

Je relance

Je l'avais sur mon PC, mais celui-ci m'a quitté

Quelqu'un saurait il ou retrouver la longue route

merci

13 avr. 2018

moi j'ai toujours le même PC (XP) mais j'ai viré Moitessier pour faire de la place. Et pourtant, j'ai tous ses bouquins :litjournal:

14 avr. 2018

je vais regarder sur mon autre pc si je l'ai encore, en attendant Bernard Moitessier, un homme libre 1:

14 avr. 2018

j'ai regardé, j'ai la longue route en mp4 (une trentaine de minutes, une centaine de MO), message perso envoi.

13 avr. 2018

Mais quel est l'inconscient qui a eu l'idée de ce fil ? :-D :-D

13 avr. 2018

bjr
je ne sais pas si on la trouve sur youtube , j'ai la longue route original en intégral, (j'ai bien dis en version integral, pas les extraits vendus en VHS par je sais plus qui) , je l'avais copié sur VHS quant c'etait passé sur la 5eme il y a déja plusieurs années, et je l'ai retranscrit sur DVD,
j'ai aussi jean du sud intégral d'Yves Gélinas ,
ect...
c'est toujours un émerveillement de revoir ces films
cdlt

14 avr. 201814 avr. 2018

Je rejoins totalement "avel douar", Ellipse et quelques autres.

"il y a beaucoup plus à prendre dans ce qui n'est pas explicitement écrit qu'à laisser dans le reste gravé"...

Quant à (Gradlon) et comparses qui êtes vous pour juger celui dont vous n'arrivez pas à la cheville.

L'homme est ce qu'il est, le marin c'est autre chose! Il faut remettre les "choses" dans le contexte et dans l'époque

Jeune adolescent je suis aussi allé à l'une des conférences de Françoise avec la projection du film. La soirée m'a paru bien trop courte

Chacun mène la vie qu'il veut ou qu'il peut mais personne n'a le droit de juger.

Vous a-t-il porté un préjudice quelconque ?

Si c'est le cas, alors je ne pense pas que ce soit dans ce forum ou sur ce type de site que vous devriez vous exprimer.

Les "Bernard Moitessier" , Alain Colas, Isabelle Autissier, Giovanni Soldini et quelques autres nous ont fait rêver en tant que marin alors que nous étions encore jeunes terriens tout juste initiés à la voile.

Lors des trois dernières épreuves du Vendée Globe à l'époque ou nous pouvions encore suivre les communications sur St Lys Radio, je me souviens avoir posé des jours de congés pour suivre les passages des grands caps et en 1997 avoir suivi tous les messages avant et après la disparition de Gerry Roufs avec mon fils de 12 ans derrière mon récepteur radio ondes courtes. Le gamin s'en souvient encore!

Nous avions fabriqué des antennes longs fils afin d'avoir la meilleure réception selon les fréquences en fonction de horaires et de la propagation.

Bernard Moitessier fait parti de "ces grands" qui ont suscité bien des vocations non pas en tant qu'homme mais en tant que marin et humain.
Lui et ses proches ont été parmi les précurseurs qui ont permis la médiatisation et l’intérêt des grandes courses au travers des leurs écris et des films réaliser. Et que dire de Sir Francis Chichester...

Le « vagabond des mers du Sud » nous a fait réver et nous fait encore réver et j'emmerde ceux à qui ça ne plait pas. A 62 ans je ne courbe plus l'échine devants "nos bons maitres" bien pensant !

Désolé pour ceux que mes propos peuvent avoir choqué , mais ZUT !

RIP Bernard !

14 avr. 2018

Un film, aussi bon soit il , ne vaut pas un bon bouquin. En plus, il peut être un bon compagnon de voyage en mer .

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