grand voyage voilier et finance

Bonjour à tous,

Dans ce climat de crise j'en vient à me poser des questions et principalement une. Est t'il plus facile aujourd'huis de voyager sur un voilier qu'il ya 30 voir 40 ans. Quand je vois le prix d'un voilier neuf, je me demande comment certain on fait. A force de travail d'acharnement, de solidarité les damiens on pu partir 5 ans puis enchainé sur la construction d'une goelette de 14 m; De nos jours est t'il encore possible de réaliser des rêve pareil. N'ayant pas vécu cette période, je demande au "ancien" si la vie n'était t'elle pas plus facile dans les années 70.
Allé y des vos remarques, de vos points de vue etc.....
Bonne journée

L'équipage
24 oct. 2011
24 oct. 2011

salut Vincent,
S'il s'agit de voyager, on trouve des places gratuites comme équipier partout dans le monde.
S'il s'agit de voyager avec son propre bateau, on trouve plein de bons bateaux pas chers partout, puis il s'agit de se simplifier la vie en s'équipant du minimum avec du matos d'occasion. La vie en bateau peut coûter moins cher que la vie à terre, en France en tout cas.
La vraie crise n'est pas là, mais dans l'évolution des sociétés qui uniformise mes coutumes et les modes de vie au niveau planétaire, ce qui fait que le dépaysement n'est plus à notre porte. Elle est aussi hélas dans l'accroissement des inégalités, qui fait de tout voyageur au long cours un représentant des riches de ce monde, ce qui peut poser problème dans des régions particulièrement pauvres.
Oui on peut réaliser un projet de voyage comme dans les années 70, mais s'agit t il encore d'un rêve?

Alex

24 oct. 2011

Bonjour,
Très intéressant le titre. Effectivement beaucoup de "récits" de voyages, parlant du "voilier" mais jamais de la finance... Chaque fois un nouveau reportage ou bouquin ou blog comme j'ai pu le voir encore dernièrement sur ce forum et jamais un mot sur le financement... Les pages sont en "construction" lol.
J'ai perso voyagé avec mon boat et donc je peux avoir une bonne idée de ce qu'il faut mais je ne trouve pas les réponses à "toutes" mes questions.
Alors hier ou aujourd'hui ? la question reste entière... L'argent se pêche t-il comme une dorade coryphène au large ? lol.

24 oct. 2011

C'est plus facile techniquement : cartographie, météo, communications, équipement,etc ...

C'est plus difficile financièrement: principalement à cause de la démographie. Plein d'endroits déserts et gratuits dans les années 70 sont aujourd'hui organisés et payants. Et pas qu'en méditerranée.

24 oct. 201124 oct. 2011

Si si il arrive que l'on parle finance sur H&O.
Il n' y a pas longtemps, j'ai remis mon budget annuel à jour suite à une demande dans un fil. Je précise que nous vivons sur notre bateau à l'année, pour l'instant en mer Egée. L'achat du bateu s'est effectué via la vente de nos biens mobiliers et immobiliers, il y a maintenant 5 ans.

Je pense qu'il n'est guère moins possible de partir qu'avant. En revanche, pour partir aujourd'hui, il faut bien souvent tout laisser tout vendre. Et renoncer à un niveau de vie, de confort et d'équipement, auxquels nos sociétés nous ont habitués. C'est le cas de la plupart des voil'yageurs que nous croisons. Ils sont, ceci dit, très peu nombreux. la plupart ont les moyens d'avoir un bateau, avec lequel ils naviguent 5/6 mois et une maison en France (ou ailleurs).
ça nous n'aurions pas pu ( et, du reste,pas voulu) le faire.

Notre budget est onsultable ici : www.lepetitmondedetroll.fr[...]ex.html

Bonne journée à tous.
Thierry, sur Troll

PS/ Que c'était bon, il y a 5 ans de se débarrasser du superflu! C'est toujours bon. ;-)

24 oct. 2011

Super et merci pour ce lien.
Maintenant, pour ceux qui ne sont pas encore en retraite est-ce possible ?
En tout cas félicitations à vous et bonne continuation.

24 oct. 2011

« Est’ il plus facile aujourd’hui de voyager sur un voilier qu’il y a 30 ou 40 ans ? »
« La vie était-elle plus facile dans les années 70 ? » J’ajouterai les années 80.
La réponse, à mon avis, est clairement oui, pour une raison principale, c’est qu’avant, si tu avais envie de partir vagabonder, que ce soit en voilier, à pied, à cheval ou en vélo, ou autres… ben, c’était très simple, tu faisais quelques économies, tu quittai ton boulot, et quand tu avais envie de revenir et de rentrer dans le rang…ben, il suffisais de retravailler. Tu pouvais même faire le coup plusieurs fois.
Aujourd’hui les choses sont moins simples, mais c’est toujours possible, même avec des petits moyens, ça nécessite simplement un peu plus de préparation et/ou, une prise de risque plus importante, donc plus d’engagement.
Mais si l'envie et la passion est là,ça le fait!

24 oct. 201124 oct. 2011

Exboatlover, je crois que tu tapes juste. Effectivement aujourd'hui, en tant que jeune, quand on a un bon boulot, on hésite beaucoup plus à tout plaquer parce qu'il est bien plus difficile de trouver du boulot au retour, sauf formation très spécifique. Il est aussi, et malgré les accord de libre échange, bien plus difficile de trouver des petits jobs pour renflouer la caisse en cours de voyage. J'ai la chance d'avoir un job que j'apprécie, qui me permet beaucoup de flexibilité sur mes horaires, avec des horaires irréguliers mais 6 semaines de vacances annuelles plus des arrangements d'horaire entre des périodes à temps plein et des périodes off (sur un 80% annuel) qui me permet d'arriver à une dizaine de semaine de congés annuels. Tu comprends donc que l'on peut hésiter à partir... Pour le moment j'arrive à me libérer sur des périodes de l'ordre d'un mois et j'embarque comme équipier pour me faire la main. J'espère pouvoir en faire autant et embarquer de jeunes passionnés si un jour je deviens propriétaire en mer. Et pourtant ce n'est pas l'envie ni la passion qui manquent !

24 oct. 2011

Alors ok on peut partir presque aussi bien qu'avant mais ne faut t'il pas attendre de nos jours la retraite. Possédez un voilier suffisament grand pour embarquer une famille est bien difficle à envisagez à 30 ans. Finalement tout augmente, moins de solidarité mais l'envie et le rêve reste.
Tout cela me laisse songeur.

24 oct. 2011

Tu as raison d'être songeur, il faut cultiver çà puisque c'est une grande part du temps passé en mer qu'on passe à songer.
Quoique, songer veut dire rêver, alors que les longues routes t’emmènent souvent du songe à la méditation.

Skol dit bien les choses, il ne faut pas mettre le doigt dans l'engrenage de la consommation. Voyager sans fortune rime avec débrouillardise, essentiel, partage, l'inverse du modèle terrien.

Un bémol sur la notion de rêve, toutefois. La mer, y compris dans ses aspects "terrestres", ports et mouillages, est un espace de réalité et parfois de dureté aussi ferme que la terre . Il ne faut pas s'imaginer que les "rêveurs" ont leur place en mer, s'il n'ont pas d'autre part en eux quelque chose qui s'approche de l'instinct de survie. La réussite des voyages est basée sur l'anticipation et la faculté d'adaptation, les échecs sur l'exact inverse.
Alex

25 oct. 2011

Je n'ai jamais vécu aux dépens des autres. J'ai toujours démissionné de mes boulots et jamais touché le chômage indûment. Je ne dis pas que ça n'existe pas, mais il ne faut pas généraliser. Il m'est arrivé de faire des heures de repassage et de petite couture (costumes de carnaval, bon souvenir !), de garder des gosses, de peindre la maison des copains, de donner des cours de Français à des étrangers, dans les périodes de disette.
Sinon, outre mon premier métier d'Assistante de direction trilingue, j'ai exercé celui d'animatrice de formation dans la grande distrib', couturière en voilerie avant d'avoir mon propre atelier et aujourd'hui je gère mes chambres d'hôtes, dans une maison transformée pour l'occasion, dont j'ai hérité, merci mes parents.

Je ne crois pas être exceptionnelle dans ce parcours-là, j'ai de nombreux copains de bateau qui ont eu le même, avec des compétences différentes. Je crois qu'on trouve toujours un job alimentaire quand on n'a plus un sou. Les plus faciles sont ceux qui touchent à la santé, ils trouvent très vite des remplacements dans tous les territoires français.

Je n'écris pas ça pour me voter des félicitations, mais pour encourager les jeunes à oser !
;-)

25 oct. 2011

Une partie (seulement) de la réponse est : "qu'es-tu prêt à sacrifier et pendant combien de temps pour partir ?".
Nous avons eu un parcours très proche de celui de Moustic (départ à 31 ans, sans sécurité de rien, changement et apprentissage de plusieurs métiers, longue période sans ...) et avons commencé avant le départ par 6 ans de travail intensif à 2 sans aucun week-end, ni vacances, ni petits resto sympas etc ... et, comme Moustic, nous n'avons jamais vécu aux dépends de qui que ce soit, surtout pas de nos familles. Familles qui, violemment "contre" ne voulaient même pas nous aider en gardant nos bébés par exemple ...

25 oct. 2011

je précise puisque demandé,
débrouillardise signifie faire avec ce dont on dispose, matériellement et financièrement. C'est ainsi que l'on se rend compte de ce qui est superflu.
La langue française ne confond pas parasites et débrouillards, attention aux amalgames.
cdlt
Alex

25 oct. 2011

sauf que "débrouillardise" veut dire le plus souvent vivre aux dépends des autres par des moyens par toujours avouables ni sympathiques ou recommandables

ou alors il serait bon d'expliquer un peu plus ce que ça veut dire exactement.....et concrètement

25 oct. 2011

Eh oui tu as bien raison ; encore faut il pouvoir partir jeune.

25 oct. 201125 oct. 2011

Je me suis régulièrement fait traiter de "folle" par ma famille pendant les 7 années qu'a duré la construction du bateau... :jelaferme:

24 oct. 2011

Nous pensons que c'est encore possible, même avant la retraite, à condition de ne pas avoir mis le doigt trop loin dans l'engrenage de la croissance du train de vie et de l'endettement, vers lesquels nos anciens étaient moins violemment entrainés par le système.

Il faut réfléchir à son gagne pain un peu plus sérieusement qu'autrefois, avoir un métier facilement mobilisable en itinérance (le cas de monsieur Skol, qui par ailleurs est toujours resté rustique dans ses besoins), ou apprendre un métier spécifiquement dans cette perspective (le cas de madame Skol, qui par ailleurs est entrée en "décroissance" depuis quelques années).

Départ prévu en 2013 ou 2014, à respectivement 48 et 52 ans.

25 oct. 2011

Je me sens obligée de donner mon avis, ayant passé ainsi une douzaine d'années : même aujourd'hui on peut partir, je pense, sans attendre la retraite, que certains n'atteignent pas en bonne santé, hélas !

J'ai changé 4 fois de métier, avec période d'apprentissage chaque fois, j'étais très à l'aise financièrement avant le premier départ. Beaucoup moins ensuite, mais c'est pas le plus important, les sous, du moment qu'on a un minimum pour entretenir le bateau et vivre frugalement.

Tout cela se prépare en amont, mais quand la décision est prise, il faut y aller et puis c'est tout, c'est pas difficile et ça n'a rien à voir avec la chance. Ne pas s'endetter, c'est un gage de liberté... Après, il faut assumer : je devrai travailler jusqu'à mon dernier souffle, probablement, mais je me suis créé une petite entreprise très modulable, qui me permettra de me ménager physiquement le jour où ce sera nécessaire.

La retraite, je l'ai déjà prise, entre 33 et 41 ans, seule période pendant laquelle je n'ai pas travaillé du tout !
Aujourd'hui, je vais avoir 63 ans et je sais que je n'aurai jamais de pension de retraite suffisante pour vivre correctement. Mais je ne me plains pas.
:jelaferme:

25 oct. 2011

les 2 messages de Moustic et Aroc sont à étoiler.
Bravo, et c'est tellement bien dit en plus.
ça me fait penser aux rêveurs qui ont essayé de passer par la mer rouge.

25 oct. 2011

mon grand père disait qu'il y avait méthodes pour se ruiner à coup sûr: le jeu, l'agriculture et les bateaux, j'aurai du partir vers 35 ans je me serai moins ruiné avec un bateau qu'avec l'agriculture et au moins j'aurai droit au minimum vieillesse (700e env/mois) plutôt qu'a une maigre retraite agricole de 550€/mois.... (je vis pas trop mal car j'ai vendu la ferme que j'ai mis 25ans de privations à payer)

25 oct. 2011

Le paysan vit pauvre et meurt riche, le marin vit pauvre et meurt pauvre... mais quelle richesse dans ses yeux.

25 oct. 2011

Bonjour,

Je suis toujours mal à l'aise avec ces "avant c'était mieux, c'était plus facile etc...

Techniquement la navigation hauturière est beaucoup plus facile aujourd'hui "qu'avant" (Prévisions météo, GPS) et le choix des bateaux est considérable.

Deux choses ont changé en fait :
1) Le rapport des sociétés occidentales face au risque. Notre société a peur, peur de perdre son job, sa retraite, peur de l'autre etc... Le mot "audace" va sans doute disparaître du dictionnaire.
2) Notre rapport au confort. Beaucoup pensent qu'il n'est pas possible de voyager sans congélateur, machine à laver etc... Nous sommes restés du Sénégal aux Antilles sans frigo du tout, et je dois dire que cela ne nous a pas gênés. Aux Antilles, Tilikum nous a monté un système donnant du froid ET des glaçons et cela nous a paru tout de suite indispensable...

Contrairement à ce qui a été dit, il n'y a jamais eu autant de candidats au voyage, et c'est bien ainsi. Certains partent avec des moyens extrêmement modestes. J'ai souvenir d'une rencontre avec un couple voyageant sur un First 30 qui avait la flamme dans le regard. Un autre, solitaire, à Panama, sur un 28' de 25 ans d'âge...

PS : Je parle du budget dans cet article :
sergeetdomi.blog4ever.com[...]e_.html

A+ Sergio

25 oct. 2011

Il ne faut pas compliquer des choses qui sont simples.

On suppose que tu es jeune, sans enfants, et que tu gagne ta vie, disons, moyennement. Si ces conditions ne sont pas remplies il est évident que les choses sont plus compliquées.

Donc, si tu n’en a pas, tu acquières d’abord un minimum d’expérience.

Dès que possible, tu achète un petit bateau entre 6.50m et 8m. Je précise petit, car au vu de ton discours, on peut supposer que tes moyens sont modestes. Tu le prépare du mieux que tu peux.

Tu l’équipe au minimum. N’écoute pas ceux qui te diront qu’il faut milles choses pour partir, bien sûr si on peut se les payer, c’est mieux, mais si on ne peut pas, ben…on fait sans. A titre indicatif, lors de mon premier voyage, je n ‘avais même pas de VHF, seulement un sextant en plastique (aujourd’hui un GPS portable fera l’affaire), un loch et un récepteur radio. Et les souvenirs que j’ai de ce voyage sont peut-être encore plus beaux, que ceux que j’ai des voyages suivants, effectués dans des conditions matériels un petit peu plus (juste un tout petit peu) confortables, au niveau de l’équipement.
Les exemples de gens qui sont partis vivre leurs rêve de cette façon sont nombreux (même aujourd’hui). Le moteur, c’est l’esprit d’aventure, et la faculté de savoir vivre de manière rustique (ce qui ne veut pas dire clochardiser) en se passant du confort et de la sécurité auxquels nous sommes habitués.

Cela dit, et comme je l’ai écrit plus haut, il est plus difficile de nos jours de retomber sur ses pieds, quand on veut retrouver une vie « normale », ce qui ne veut pas dire que c’est impossible.

Maintenant il y a aussi des millions de gens qui vivent de façon ordinaire en étant très heureux, mais il en a aussi qui avaient un rêve qu’ils n’ont pas réalisés, et qui en auront le regret jusqu’à la fin de leur jours…
Je précise pour terminer qu’en aucun cas je ne me positionne en tant que donneur de conseil, je me contente simplement, comme les intervenants précédents, de te donner des éléments de réflexion.

25 oct. 2011

quoi que l'on en dise m^me en crise le niveau de vie d'aujourd'hui est bien plus élévé que dans les années 70 . La grande difference c'est qu'a l'époque les voyageurs se contentaient d'un sextant et d'un crayon et le mat était souvent un poteau électrique , pour les commodités un seau suffisait .Aujourd'hui les équipements embarqués coutent une fortune et le bateau en lui m^me également ,là reside la grosse difference .

25 oct. 2011

je crois et je l'espere encore , qu'il faut sortir des traces des " autres" pour voyager sans trop de sous .la terre est immense , surtout en voilier .
Un boulot secteur medical est un +++ pour bosser .
Il faut un voilier adapté ; tres simple et assez grand pour stocker.

26 oct. 201126 oct. 2011

Je suis assez d'accord avec ce qui est dit dans ce fil. Tout dépend de l'âge auquel on part, et des moyens financiers, en général inversement proportionnel à l'âge du capitaine !

Les bateaux d'occasion, on en trouve pour pas (trop) cher. Et en voyage, souvenez-vous de ce jeune parti en Atlantique qui a voyagé pour 208 euros/mois (de mémoire, j'ai pas le lien sous la main, récit trouvable sur le site web de V&V).

Je ne sais pas si c'est encore possible de partir en "voyage longue durée", mais moi je tente le coup ! (parfois, il faut oser prendre son destin en main)

Perso, je mettrais mon budget en ligne plus précis au bout de la 1ère année, à l'instar de Thierry sur Troll (pour l'instant j'ai juste mis une estimation approximative). Car je comprends que les nouveaux candidats se posent beaucoup de questions légitimes sur le financement et le coût de beaucoup de choses en vue d'un départ.

Philippe
(en préparatifs de départ pour 2012)
voyage.prosper.free.fr[...]

27 oct. 2011

Honte ou pas des écarts de pouvoirs d'achat... ?
Oui, tout est si bien dit sur le coeur qui est le moteur essentiel de toute passion, que ce soit celle d'un bateau ou de son conjoint, quand l'amour est là l'argent ne compte jamais, et notre si belle capacité d'intelligence trouve toujours son chemin pour s'adapter.

Donc oui encore, partir ... à la première occasion.
Mais un mot sur l'argent.
Que penser de vivre sur le pont de son bateau à siester dans les trampolines quand sur le rivage, ça vit avec 1 € par jour... Oui là c'est carrément génial ces situations, car avec un petit pouvoir d'achat de gentil français, tu vit comme un pape, comme un maître "ailleurs".
Je sais qu'on peut aider en apportant des médicaments, mais ceci ne me tente pas, pour tout dire, me rebute. Et c'est sans parler de croiser dictatures, et autres corruptions...
Bon il faut peut-être faire comme à Paris quand tu croise un pauvre, et donner. Mais le pauvre, en France, il peut se redresser s'il n'est pas disjoncté de l'intérieur. Ailleurs, le pauvre, il reste pauvre.
On peut se donner bonne conscience en amenant "des devises", en faisant bosser les locaux. Oui.
Pas facile tout ça.
C'est comme le retraité français qui part vivre au sud du Maroc avec sa pension française. Et voici la magie du différentiel des valeurs, du pouvoir d'achat par le taux de change, et par les autres bases de "coût de la vie".
Idem pour le rentier, retraité ou pas, qui perçoit loyers et pensions "en €", et qui dépense "local" avec son pouvoir d'achat multiplié par 10, par 100, ailleurs...
Magie de la monnaie.

Et dire qu'on s'est peut-être enrichie en appauvrissant, en pillant les pauvres. Vous connaissez le sujet non ?
Donc faut-il aller pavoiser avec nos € "ailleurs", là où on se sent fort, là où tu peut vivre comme un prince au milieu des pauvres, déguisé en humble navigateur qui brave l'océan sur son petit bateau à 100 ou 200 000 € ?
Du tourisme monétaire quoi !

Non, je n'aime pas ce sujet.
Et si la piraterie s'est tant développée, n'a t-on pas fait les cons en lui donnant des arguments avec l'arrogance dominatrice de nos $€, et autres moyens ?
Maintenant que tous les pauvres savent avec le satellite combien gagne en fait le modeste marin, ... ça peut agacer.

Finalement, le seul voyage non provocant, c'est le vendée globe : tu descends, tu fait le tour du glaçon (expression de Bilou), et tu remonte, sans emmerder ni provoquer personne !

Bon allez, dodo.

27 oct. 2011

bravo et grand merci pour ce grand et beau morceau de repentitude.......mais contrepartie de la chose, il est bien possible de se faire naturaliser Somalien ou autre et aller partager la vie des habitants de ces pays, ce qui devrait ôter toute honte de rester Français

pour le Vendée globe, pas sur que ceux qui payent en ce moment leur taxe d'habitation et foncière en Vendée pour financer la course soient vraiment d'accord avec toi....

27 oct. 2011

je comprends très bien ta position, chaque voyageur devrait l'avoir en tête avant de partir. Néanmoins, ça n'empêche pas que partir, ça ouvre les yeux et le cœur sur le monde, et que normalement on en revient moins con qu'en partant, ce qui fait du bien à tout le monde.

Alors bien sur, les voyageurs à gros budget, qui naviguent d'une marina à une autre, y dorment à l'hôtel et explorent les intérieurs en hélico n'apprennent pas grand chose. Mais ce fil ne parle pas d'eux.
Quand à ceux qui vivent dans des pays à faible niveau de vie, c'est souvent parce qu'ils n'ont pas ou plus d'autre choix, j'en ai connu, ils ne pavoisent pas.
Et enfin, si ceux qui pavoisent nuisent à l'image des autres, c'est aussi aux autres de donner une image différente.

J'oubliais, la piraterie provient du pillage des pays pauvres par les pays riches, pas de l'arrogance des plaisanciers.
bonne nuit :))

Alex

27 oct. 2011

Oui, on pille, on s'enrichie, avec on construit des bateaux.
L'humble navigateur n'y est pour rien... Il vote sans savoir.
Y aurait un peu d'hypocrisie dans ce cas ?

27 oct. 2011

Donc faut-il aller pavoiser avec nos € "ailleurs", là où on se sent fort, là où tu peut vivre comme un prince au milieu des pauvres, déguisé en humble navigateur qui brave l'océan sur son petit bateau à 100 ou 200 000 € ?

28 oct. 2011

L'idée "d'aller pavoiser où que ce soit, vouloir se sentir fort, prince, avec un déguisement ...."me paraît hallucinant et tellement loin de ce que les membres de ce site semblent partager.

Alors pourquoi se questionnement????

28 oct. 2011

moi, je navigue vers le Nord, là c'est moi le "pauvre"...

27 oct. 2011

Pêle-mêle,

Ca dégouline de bons sentiments... Le pillage des pays "en voie de développement" ne peut s'opérer qu'avec la complicité de leurs dirigeants.

C'est certainement beaucoup plus difficile de partir maintenant quand on est jeune.
En 1970, j'ai démissionné de ma boite et pendant 4 mois je me suis acheté un nouveau bateau avec mes indemnités et j'ai fait du bateau sans m'être inscrit nulle part, au chômage ou ailleurs.

Quand je suis rentré à la maison, j'ai cherché du boulot: une semaine après, c'était dans la poche! Certainement impossible de nos jours!
Ceux qui ont une bonne expertise manuelle (/intelligence), santé ou autre, peuvent arriver à remplir la caisse de bord si nécessaire alors que le charter d'avant, c'est fini.

Quant à ceux qui partent jeunes avec un bagage élevé, ingénieurs ou autres, au bout de 4 ou 5 ans, ils risquent d'être complètement largués sans compter qu'un recruteur va les voir venir avec le mauvais oeil!

Enfin, avant, on partait en louant l'appartement ou la maison et les revenus pouvaient suffire aux besoins du périple. Depuis plusieurs années, le risque d'impayés ainsi que les refus de quitter les lieux ont décuplé sans compter que si tout était adossé à des crédits à taux variables, la cata peut arriver.

Un départ oblige donc à une réflexion très approfondie. Il faut garder les pieds sur terre avant de larguer les amarres et surtout ne pas trop rêver. Je vois dans mes bourlingues des rêves fracassés par la réalité.

Je ne dirai jamais : vas-y ou n'y vas pas!

27 oct. 201127 oct. 2011

Peut-on? Le précédent propriétaire de mon occase m'a déclaré: "quand on le veut vraiment, on le peut,etc...". De fait il avait tout largué: emploi, femme, famille, maison vendue pour cette nouvelle vie avantureuse qui a duré 10ans, sans doute arrétée par lassitude, santé et moyens.
A ma réflexion "allez vous retravailler? sa réponse fut péremptoire:"jamais".
La vente du bateau lui permit heureusement de construire sa nouvelle maison.
Les choix ont un coût. Il faut aussi avoir de la chance.

27 oct. 2011

Bonjour à tous,
Allez voir ici : file://localhost/C:/Users/Tatave%20portable/Documents/voiles/Voiles%20et%20Voiliers%20%20Croisière%20-%20Deux%20ans%20en%20Méditerranée%20sur%20un%20voilier%20de%208%20mètres%20(19)%20%20Le%20bilan%20technique%20et%20financier%20de%20notre%20échappée%20bleue.mht

C'est l'histoire de deux jeunes partis pendant deux ans abord d'un écume des mers..Respect, et c'est récent, je me dis qu'une chose: s'ils l'ont fait alors pourquoi pas nous ?

27 oct. 201127 oct. 2011

Oui, on peut tout faire, tant que c'est du domaine du réalisable.
Aller sur la lune à pied... non ce n'est pas possible.
Bourlinguer sur les mers... oui c'est possible.

Néanmoins, et pour reprendre quelques éléments ci-dessus, nous vivons dans une société qui :
-> nous pousse à nous responsabiliser.
Partir jeune et sans contraintes (mais avec quand même trois sous devant sois), c'est possible. Passé un certain âge, quand la réussite professionnelle est à peu près au rendez-vous, vous devez assumer des responsabilités (traites de la maison, de la voiture, charges d'enfants, de pension alimentaire, provision pour les études des petits, provisions pour les travaux domestiques, vacances au soleil, etc). On nous pousse tellement à nous responsabiliser que, maintenant, quand un jeune a un rêve de mer, il y repense 50 fois avant de se lancer, et questionne ici et la pour se rassurer. C'est une bonne chose... mais ça met un paquet de freins au rêves.

-> nous pousse à consommer.
Et nous habitue à consommer ! Difficile dans ces conditions de se projeter dans une vie plus humble, ou la débrouillardise doit compenser cette perte de capacité de consommation. Consommer n'est pas un but en soit, mais on s'habitue a ce confort ! (et souvent Madame encore plus !)

-> nous pousse à craindre de perdre notre "petit" confort.
Je dit "petit", car pour une majorité de personnes (et heureusement), la vie est tout de même plus agréable aujourd'hui qu'il y a 30 ou 50 ans (santé, qualité de vie, aides sociales, confort électroménager, et autres petits riens qui font de nos société modernes des sociétés confortables). Ne criez pas ! Il y a aussi des choses qui ne fonctionnement pas bien. Mais quand on a eu le privilège de bouger et voir ailleurs comment ça se passe... je n'en démord pas, nous sommes confortable en France.

-> nous pousse à craindre pour notre avenir.
La crise est la. Le plein emploi n'est plus là. Comme nous sommes responsables (cf. ci-dessus), nous nous projetons plus facilement dans l'avenir. Et que sera l'avenir s'il y a un grand départ ? Perte d'emploi. Risque de disette et de chômage. Risque de retraite trop faible. Risque de marginalisation...

En réalité, c'est un sujet très difficile ! Nous avons tous nos rêves de petits et de grands voyages. Mais nous avons aussi tous une balance pour peser le pour et le contre, les aspirations et les contraintes. C'est un sujet difficile, car à force de craindre et de douter, nombre de rêves finissent en regrets.

Il y a plein de postures possibles face à ce choix.

Le craintif va craindre et renoncer, et regretter.
L'audacieux va tenter et réussir/échouer (ça dépendra surtout de la personne !).
L'organisé va s'organiser (ex : mettre de l'argent de coté pour mener son rêve à la retraite)... et casser sa pipe 6 mois après la quille !

Il n'y a pas de bonne réponse, juste un conseil : bien réfléchir...

(Et voilà, je replonge ! Car plus on y réfléchis... et moins on a de chance de se lancer !)

Je pense que chaque projet est strictement individuel. La réussite de l'un sera l'échec de l'autre.

Romain

(En fait, je crois que je n'ai pas fait avancer le schmilblic !)

27 oct. 2011

Peut-être bien que si, tu l'as fait avancer... :-)

Juste une ou deux réflexions, de niveau bien différent !

@ aroc : pour abonder dans ton sens, j'ai été plusieurs fois outrée de la façon dont certains "plaisanciers" pratiquent avec les autochtones. Je me souviens en particulier d'une fête au bord de la Casamance, organisée par un groupe de fringants retraités avec de beaux bateaux suréquipés, qui se croyaient au Club Med : ils avaient fait un deal avec plusieurs jeunes pêcheurs sénégalais qui étaient chargés de leur cuire (et servir !) poissons, langoustes et autres porcelets... J'étais invitée à m'y joindre avec ma famille, nous venions d'arriver à ce mouillage. Quand j'ai vu comment ça tournait, je suis partie !

Mon meilleur souvenir de Casamance, c'est le soir de Noël devant le village d'Ehidj, ceux qui connaissent savent qu'il est très reculé : nous avions sympathisé avec une famille en particulier (échange d'invitations chez eux et à notre bord sans jamais qu'il y eut d'argent en cause...) et ils sont venus nous demander d'amener le maximum de femmes et d'enfants du village à la messe de minuit, qui avait lieu sur une autre île du bolon, à une petit demi-heure de navigation. Souvenir extraordinaire avec une bonne trentaine de passagers sur L'Oustal ! Quand nous sommes partis au bout d'un mois de ce mouillage, la famille en question est venue nous faire un cadeau d'adieu : une grosse poignée de riz de leur récolte dans un chiffon troué et la demi-douzaine de petits poissons pêchés le matin... ça ne s'oublie pas. Inutile de préciser que nous leur avions déjà offert plein de petits trucs dont ils manquent : matériel scolaire pour les enfants, vêtements, etc...

Dans un autre registre :
J'ai quelquefois trouvé et je trouve encore... que cela manque de confort un bateau à la longue, en particulier pour faire sa toilette dans toutes les conditions de température et de mer. Encore aujourd'hui, presque chaque fois que je prends une douche chez moi, je soupire d'aise en me disant : qu'est-ce que c'est chouette une vraie salle de bains à soi, chauffée et avec de l'eau chaude !

Mais j'ai toujours autant envie de naviguer et de repartir !
Comprenne qui voudra ! :heu:

beaucoup de reactions exelentes dans ce fil !!mais je voudrais poser une question a son auteur :il y a des grands voyages et des petits voyages ??? :reflechi:

27 oct. 2011

Pour partir il faut être amoureux.
Amoureux de la femme, du compagnon qui monte à bord, amoureux de son bateau, amoureux de la mer, de la simplicité, amoureux de soi et de la vie pour la conserver dans un milieu hostile.
La pertinence du choix du départ ne peut que se mesurer qu'à l'émotion qu'il procure.
Sans finances et sans volonté rien ne se fait dans nos sociétés où le troc a disparu. Sans émotion, ça devient en plus dangereux, car ce sera la vibration pour la vie, contre la mort qui nous fera nous accrocher dans le mauvais temps.
Il en est de même dans le couple ; sans émotion, tout dégage avec un simple bobo.

La finance parait soudain dangereuse au sens de la survie, au sens de la jouissance.
Certes en bateau il en faut un minimum pour partir. Ensuite, l'équipement aidera mais ne sera jamais suffisant pour survivre.

Le bateau pourrait apparaitre comme la possibilité de vivre, pour un temps seulement, comme les vrais pauvres, mais avec la certitude, à condition de rester en vie, de pouvoir se changer en petit riche dès le retour en métropole... Curieux non ?
Ne serait-ce pas là un moyen de redéclencher nos instincts de survie que partir dans la simplicité, ou de se sentir très riche en rentrant, ou bien encore de se mettre en jeune de la richesse pour se déculpabiliser de vivre de façon si opulente dans nos sociétés développées.
Va savoir. Les méandres du cerveau sont si complexe, et chacun a son propre défi.

Le défi justement, me parait, très personnellement, être un des moteurs les plus essentiels du départ à la voile.
Après tout, c'est bien le moyen "le plus lent, le plus inconfortable, et le moins sûr d'aller d'un point où on est bien à un point où on a rien à faire"... !
Pourtant, on y va. Et on aime.
:pecheur:

28 oct. 2011

Bus, magnifique résumé,
mème si en effet, ces méandres de la pensée resteront tjs extrèmement complexe,
le chapitre émotion me semble moi aussi très personnellement extrèmement fondamental en toutes choses de la vie, pour bien vivre et survivre,

et comme émotions et vibrations ne se commandent pas, il faut avoir la chance de les rencontrer (et provoquer ces rencontres ...),
mais chacun n'a pas cette chance,

Survivre aussi en effet, peu en parlent sur les forums ou blogs, mais il y a des jours (des nuits) en mer ou on prie, mm si on ne croit plus trop ...

Défi, émotion, simplicité, ... mais un bas de laine qd mm pour l'attérissage, un jour

28 oct. 2011

Plus un !

Merci Guss de rappeler que l'amour du compagnon ou de la compagne qui monte à bord et partage le rêve puis le projet, est essentiel .

27 oct. 2011

"De nos jours est t'il encore possible de réaliser des rêve pareil" demandait au départ l'instigateur de cet excellent fil.

La réponse se trouve peut-être tous les ans d'octobre à décembre, dans la région des Canaries, où toute une population de voileux, diverse et variée, riche ou pauvre, petit ou grand bateau, débutant ou vieux loup de mer, se retrouvent pour essaimer vers des contrées plus ou moins inconnues d'eux, vers la découverte des autres et vers la beauté de cette planète, pour un an ou pour 20 ans, avant que leurs yeux ne puissent plus voir, que leurs mains ne puissent plus serrer d'autres mains, que leurs oreilles ne puissent plus entendre les murmures de l'eau coulant le long de la coque, que leurs nez ne puissent plus sentir les multiples odeurs de l'eau salée, et avant que la faucheuse ne vienne à leur rencontre. C'est peut-être pour ça qu'ils y vont. Et c'est peut-être pour ça que l'histoire se répète d'année en année, immuablement, depuis une quarantaine d'années.

Et c'est pour ça que j'y vais. Pendant que je peux. Peu m'importe les jaloux, les aigris et les bien-pensants qui ne changeront pas le monde, fait d'innombrables sources de malheur et de révolte certes, mais aussi d'innombrables sources de bonheur, de joie simple, d'amour et de vie.

Ce qui ne m'empêche nullement d'avoir les pieds sur Terre.

Philippe
voyage.prosper.free.fr[...]

Qu'est-ce que vous voulez ajouter à cet argument?
Bravo matelot@18847 :pouce:

28 oct. 2011

pas grand chose......... sauf que ce sont souvent les mêmes qu'on retrouve sur d'autres forums pour se plaindre de la minceur de leur retraite et du minimum vieillesse

La cigale et la Fourmi, c'est pas jeune mais toujours d'actualité

le depart en bateau est une aussi un des moyens les plus sur pour fuir le consumerisme a outrance et se lancer dans la simplicité volontaire et non pas jouer au petit "povre" qui devient riche au retour,comme le dit un intervenant cynique au dessus !

29 oct. 2011

Il faut savoir souffler le chaud et le froid.
C'est bien ainsi que la vie se perpétue.
On doute, on pavoise, on aime, on pleure. C'est ainsi que c'est riche.

28 oct. 2011

J'ai retrouvé le lien du voyageur dont je parlais plus haut :

www.voilesetvoiliers.com[...]ar-mois

merçi matelot pour ce lien tres interessant

29 oct. 201129 oct. 2011

je m'en doutais un peu.....on est pas tous du même monde

j'admire infiniment plus le mec qui va bosser tous les matins pour faire vivre toute une famille avec 1200 € par mois...que le mec qui va glander en mer à rien faire avec 205 € par mois

certains pourraient relire la définition du mot "clochardisation"

dictionnaire.reverso.net[...]isation

29 oct. 2011

En quoi ça te gêne que ce mec va "glander en mer" ? Il vit sa vie comme il veut et il a bien raison.

29 oct. 201129 oct. 2011

Une telle phrase est un peu rude et mérite réflexion.

On peux dire aussi "je me fou de tout", mais ça n'est pas le propre d'un forum, lieu d'échange, de jugement, et d'erreur donc. Le propre du verbe qui a incontournablement un sens, mais jamais tout à fait le même pour tous. Et heureusement.
Mais à ne rien peser, la vie serait peuplée d'anarchistes individualistes. On en rêve tous, mais, tant qu'on n'est pas très très évolué, on ne peut faire vivre en paix une société basée sur les échanges.

Je pense tout de même qu'en bateau, surtout seul, je peux éffectivement glander, mais, soit j'ai donné avant, soit je donnerai en rentrant, donner "à la société" cela va de soi, pour assurer les arrières.
:pecheur:

29 oct. 201129 oct. 2011

perkins ,tu peux defendre le style de vie qui te conviens ,c'est tout a ton honneur ,mais laisse decider aux autres de leur choix de vie sans jugement de valeur (clochardisation),on vit encore pendant quelques temps dans un monde de liberté et tous les choix sont honnorables !

29 oct. 2011

Au contraire de Perkins, je ne vois au contraire que du positif dans ce témoignage.
- voyage sur un voilier de - de 8M (commun apparemment il y a quelques années, ça me semble moins vrai aujourd'hui, où à la lecture de nombreux blog de voyageurs, la moyenne me semble bien supérieure)
- passage à l'acte malgré finalement peu d'expérience mais en préparant bien le bateau
- budget de voyage restreint (volontairement ou non) que je considère comme un plus... le dénuement a souvent du bon
- une majorité d'escales prolongées qui au départ ne sont pas prévues
- des contacts réels et authentiques avec les populations locales
- une aide apportées à celles ci quand cela est nécessaire (soins dentaires multiples et gratuits)
- n'hésite pas à travailler (guyane) lorsque cela est nécessaire

en bref, un récit qui donne à réfléchir et fait envie (oui, oui, envie !)

29 oct. 2011

à la suggestion de "relire la définition du mot "clochardisation" peut s'ajouter aussi la suggestion d'apprendre à lire

j'ai indiqué dans quel sens va mon admiration et mon soutien sans faire état d'une gène particulière ou d'une restriction au libre choix de chacun

autrement dit celui qui veut sortir de la société, devenir un marginal et bouffer des cailloux a bien le droit de le faire, il ne cause aucun tort, mais j'ai bien le droit d'avoir aucune admiration ou considération particulière pour lui, c'est la contrepartie de son propre droit

30 oct. 201130 oct. 2011

pour préciser ma pensée, parfois mal interprétée, mais ça ne m'empêche pas de dormir, je vous rassure

j'ai rien contre personne et celui qui assume sa situation peut bien choisir n'importe laquelle, donc celui qui part clochardiser (dans le sens marginalisation car on peut bien être un clochard millionnaire) l'océan peut bien le faire, il ne me gène pas

ce que j'aime moins, c'est la sacralisation du geste et son élévation au titre d'exemple admirable et de Lumière montrant la voie dans un monde obscur

une fille montre ses fesses au ciné et c'est une star du porno, un clampain fait une émission de téléréalité et c'est une star mondiale, un loubard de banlieue envoie une baballe dans un filet et c'est un Exemple pour nous tous, le quasi sauveur de la France, un B.Moit..... clochardise aux frais des copains avec une philosophie à 3 balles et c'est un Saint Homme Génial Irremplaçable, le Grand Frère du génie des Carpathes, un nouveau Führer que le pauvre Benoit devrait bien canoniser rapido

il me parait temps de réapprendre l'échelle des vraies valeurs et revenir sur terre et au sens de la juste proportion

pendant que le glandeur se glorifie de ses 205 € par mois, une trop grande partie de la population terrestre qui trime pour survivre a beaucoup moins pour vivre pendant 1 an et des chercheurs inconnus mettent au point les techniques et les médocs qui vont permettre à d'autres de continuer à glander

les temps ont changé, et l'ascenseur social qui montait en permanence a changé de sens et certains préfèrent maintenant descendre....

30 oct. 2011

On peut pas redescendre sur terre c'est un site de marins :-D
y a de l'eau tout autour, ou alors il faut faire comme Flo et moi je suis pas bon nageur :whaou: :whaou:
Et comme je 'clochardise ' (depuis que rien ne se passe comme prevu à savoir depuis 10 ans , rassurez vous sans rien couter à la société :non:) mon telephone est un vieux Nok.. de 2001 , qui est tout sauf étanche :lavache:
Mais pour l'initiateur de ce fil je lui conseille la relecture des 'classiques' Slocum, Bernicot, Marin Marie.
Le premier avec rien (aprés le naufrage de son navire ) a reussi de belles traversées soit avec des bateaux 'improbables ',soit avec le Spray,les deux autres exemples sont peut etre moins significatifs (les deux ont du bien et des ressources) mais au niveau du denuement (comparés à nos fiers coursiers bien sur) ils demontrent que la partie "finance" de ta question peut etre à geometrie (trés) variable. :alavotre: :alavotre:
Du choix de tes vetements jusqu'a leur taux d'usure avant remplacement (la mode annuelle, elimés ,troués, reprisés),
à celui de ta nourriture par exemple pot de confiture du magasin du coin ou confiture maison (pour ceux que cela interesse nous avons essayé confiture de prunelles arrgg !!! ma femme trouve cela bon mais ça arrache , ce matin devant le gachis de certains (des centaines de kg de pommes ou de poires, forcement bio car totalement sauvages que personne, même pas les "pauvres" ,ne daignent ramasser !!) nous avons essayé : 75% de poires et 25% de prunelles et la c'est bon et à part le sucre et le gaz gratos ), puis aprés marina ou pas ,electronique ou pas, chauffage au bois ou fuel , ou petrole, panneaux d'une grande marque ou fabrication maison etc variable à l'infini.
Qui serait pret comme dans les années 70 , à faire son greement avec des cables d'ascenseur recupérés et des serre cables ? ou faire des"spis" dans des parachutes eux aussi recupérés ?
@ Perkins
Ta phrase : "...et des chercheurs inconnus mettent au point les techniques et les medocs ( :alavotre: ?) qui vont permettre à d'autres de continuer à glander..." veux tu dire par la qu'il faudrait euthanasier 'les vieux' dés qu'ils atteignent l'age de 'glander' à la retraite ? Et cela parce que certains '...triment pour moins que ça par an ..."
Curieux , si le seul horizon devient l'euthanasie , ça va en demotiver pas mal :pecheur:
(d'ailleurs mon pére aprés avoir trimer toute sa vie, s'etre fait escroqué plus souvent qu'a son tour a été tué par "des chercheurs inconnus " :reaction au vaccin de la grippe ,décédé en moins de dix jours, il ne 'glande plus))
Mais rassure toi les Chinois,Bresiliens,Indiens,Vietnamiens, gagnent de plus en plus et nous de moins en moins un jour nous serons tous au même niveau quelque part entre ton salaire et les 205 euros annuels que tu citais ...(bon les Chinois 'exploités' pour notre bien à tous , dont probablement le clavier ou l'ecran dont tu te sers actuellement, gagnent deja plus que les 0,561 euros/jour dont tu parles...)
Derniere question : que viens faire le führer ? (désolé pour moi la miniscule est de rigueur !) :non:

30 oct. 2011

traduction du mot "guide" en allemand : Fürher

et la langue allemande met des majuscule à tous les noms communs

ne tire pas de conclusions avant de comprendre ce qui est écrit

30 oct. 2011

Ouh là là, ça dérive, ça dérive !

30 oct. 201130 oct. 2011

"Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas a prouver qu'il se suffit a lui-meme. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientot, c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait."

Nicolas Bouvier.

30 oct. 2011

@ Perkins Dans ce cas là puisque nous sommes sur un forum Français utilise le mot guide avec une minuscule ...tu seras moins ambigu d'autant plus que tu te pleinds d'etre mal compris ...D'ailleur dans la même veine par "genie des Carpates" tu ne voulait bien sur pas parler de Ceausescu...Ce qui est inquietant c'est que si l'on tape Führer (et non pas comme tu l'ecris : Furher pour te paraphraser "peut etre avant d'utiliser un mot faut il savoir l'ecrire ) donc en tapant sur GOO...une demi ligne pour guide ,chef et des millions pour : Le Führer.GOO comme moi ne dois pas comprendre ce qui est ecrit !
Pour ptivoilier exemple de notre budget sur les dix derniers mois :
- 15,66 euros /jours pour le bateau (carenage,pieces detachés,panneaux solaires,assurance au tiers,pose deux quilles anti roulis,etc)
- 8,22 euros/jours par personnes (nourriture,telephone, internet,quelques livres etc) X 2 personnes à bord
- 2 euros/jour pour le chien (nourriture ,vaccins et veto!)
- 4,10 euros/jour de carburant au tarif moyen auquel nous l'avons payé jusqu'a maintenant soit 0,6 euros (Tunisie,Begique,Norvége)ce qui représente 8,13MN à 7nds soit env. 3000 MN par an.
Voila en tout une moyenne de 1162 euros/mois, il n'est pas necessaire d'etre 'millionaire' pour naviguer même au moteur ! :non:

30 oct. 2011

Il me semble que personne ne sacralise ce jeune homme, prenons simplement son expérience et son budget pour ce qu'ils sont : de nouvelles données à intégrer dans un tout pour se faire sa propre vision du budget possible en voyage, ceci pour ceux qui souhaitent partir en voyage de la même manière.

Et je le remercie bien d'avoir mis ces données à disposition sur le web, il me semblait que c'était suffisamment rare, et que ce lien avait toute sa place sur ce fil.

Quant aux dérives... je préfère m'abstenir de commenter.

30 oct. 2011

Vie plus facile autrefois? Non, les temps été plus difficiles, rudes, avec la nécessité de très longues heures de travail (40 à 48h), des logements peu nombreux et sans commodités,très peu de voitures, de téléphone.La machine à laver puis le réfrigérateur et enfin la télévision ont été vécus comme des miracles.
La guerre froide et la fin des empires coloniaux étaient omniprésents.
Mais les besoins étaient très différents, assez simples.
Surtout les rapports humains de proximité étaient beaucoup plus riches.
Regarder les deux formidables films avec Robert Lamoureux (Papa, maman la bonne et moi, et Papa maman, ma femme et moi): Ils décrivent très exactement la vie quotidienne de cette époque. Un peu plus tard, pour la navigation lisez "Bohémiens de la Mer" editions du Pen Duick, de 1980, ou les premiers livres des Meffre.

30 oct. 201130 oct. 2011

Vous vous dispersez.
Vous vous éloignez.

Vivre sur un voilier de nos jours, dans le cadre d'une boucle mondial pour citer cet exemple, est différent. Evidement.

  • les tarifs portuaires ont grimpé dans les pays "pauvres" ou émergents.
  • il est plus difficile de vivre de petits boulots.
  • la mondialisation tend à effacer les particularités locales.

Mais la planète Terre mérite encore largement d'être découverte tant elle est riche de diversités.

Laissez vos jugements sociaux sur le quai.
Le voyage mérite bien mieux que cela.

30 oct. 201130 oct. 2011

Eh bien je vois que mon fil ne laisse pas indifférent. Et c'est tant mieux. Mais bon mon questionnement ais toujours de mise et une autre interrogation me vient aussi a l'esprit.
Par exemple reprenont les damiens, ils ont travaillés aménager et terminer une coque nue avec des salaires des année 1960. De nos jours avec une plaisance plus dévellopée, est ce que l'industrie nautique à fait flamber les prix ou est ce que notre niveau de vie a globalement baissé.

30 oct. 201130 oct. 2011

Absolument pas d'accord sur les jugements sociaux qu'il faudrait délaisser !
Ca c'est de l'égoïsme primaire ! Je ne pense plus, et je me tire en mer ! Le voyage que pour soi !
Oui, ok pour le WE ou les vacances, on a besoin de relâcher du job y compris dans la tête, ou bien aussi reprendre les bonne lecture pour se nettoyer le cerveau, mais sur ce noble forum, ou tout simplement entre amis, non, il faut absolument cogiter et juger, avec la perpétuelle référence au doute et à l'erreur, avec la quête de s'améliorer et de grandir, mais non, par pitié, échangeons, échangeons encore, et jugeons nous avec amitié et acceptation de se tromper (même si c'est dur - j'en sais qqch !).

Autre agacement, s'il en est, c'est la référence que font régulièrement certains aux pays où les gens vivent avec très peu d'argent. La trop facile comparaison ou juxtaposition avec l'argent que l'on brasse, à commencer par le salaire d'un smicard, avec le revenu moyen des habitants de tel pays "en voie de développement" est complètement fausse tout simplement parce que le prix de l'immobilier ou de la baguette de pain n'a absolument rien à voir ailleurs. Cet argument est utilisé de façon scandaleuse, à mon sens. Le niveau de vie oui, c'est un vrai argument mais pas les x$/jour !

Ce qui est bien chez le marin, c'est qu'il a de la gueule, voir de l'égo, mais aussi, parce qu'il prend des branlées régulièrement pour soigner son égo, il est doué d'une fabuleuse capacité à être humble.
Et de surcroît en France, le contraste entre la gueule et la réalité face à la mer est, ma foi, très intéressant.

Le verbe est fort dans nos lignes à tous.
Il nous faut juste du temps pour apprécier nos valeurs respectives, si bien cachées derrières les mots de notre conscience, qui bloque trop le coeur !
C'est bien aussi quand il y a des dames qui causent... si rare !
Allo Moustic ?

30 oct. 2011

Salut... je viens d'arriver, beaucoup de boulot pour moi quand les gens sont en vacances...
Je me suis déjà exprimée sur ce fil, là j'ai pas suivi pourquoi vous vous prenez le chou ? :lavache:

30 oct. 2011

Mais pourquoi donc on n'est quasiment qu'entre mec ici ?
Pourtant les filles elles sont douées du clavier souvent, et au tél aussi comme Flo ... !
On est trop quoi, pas assez quoi les filles ?
:jelaferme:

30 oct. 2011

Le verbe n'est pas trop fort, il est abject, c'est un peu différent.
Quant à l'égo, faudrait d'abord regarder sur son paillasson.

30 oct. 2011

Si tu trouve le verbe abject, et il l'est parfois quand on s'égare, il faut peut-être quitter le forum qui n'a de sens que par le verbe !

30 oct. 2011

Voilà un très beau sophisme.
Comme si le verbe était au dessus de tout.

En tout cas, voilà un fil qui ne donne absolument pas envie de voyager.

Je préfère relire le superbe Nicolas Bouvier.
Là au moins, je pourrais prendre un peu de hauteur et gouter une philosophie autrement plus subtile et constructive que les aigreurs qui s'affichent ici.

30 oct. 2011

Bigre t'en a des aigreurs toi avec le verbe !
Pirouetter sur le sophisme est intéressant, tant il guette l'écrivain à chaque ligne. Merci de ta mise en garde salutaire, même si je la trouve particulièrement décallée.
Paraphraser St Jean ne me parait pas digne de ton post. Alors vive Bouvier !
Bon vent.

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