Fantômes en mer...

Bientôt Halloween... Qui connaît des histoires de fantômes en mer ? Ou plutôt d'hallucinations ? J'ai en mémoire celle de Joshua Slocum, très malade, qui voit un marin prendre la barre de son bateau... Mais je n'en vois pas d'autres...

L'équipage
24 oct. 2013
24 oct. 201324 oct. 2013

Entendre des voix et de la musique, oui. Cela m'est arrivé plusieurs fois, la nuit, en longues nav. Des amis aussi. Leurs explications, les plombages dans la bouches font antennes et la boite crânienne ampli. Problèmes je n'ai pas de plombages!!!

24 oct. 2013

Le hollandais volant??

24 oct. 2013

...la Marie Céleste...

24 oct. 2013

beetlejuice ?

25 oct. 2013

Marie-Jeanne ?
:acheval:

25 oct. 2013

La Marie jeanne ce bon bateau des frères ou la marijuana ? ;=)

25 oct. 2013

Lady-JANE ?

25 oct. 2013

"Rôle de plaisance" Jacques Perret - A relire tous les ans...

"C'est encore le matelot qui...me signala d'un geste la présence du passager clandestin. Collot serait bien navré si le monde venait à perdre ses mystères. Avec sagesse, il en met un peu partout, discrètement, pour son plaisir et celui de quelques amis. Le mystère est la chose la plus naturelle du monde, qui tombe sous le sens, et vous soustrait à l'odieux arbitraire des lois.
Notre passager invisible n'était pas du tout macabre, ni même inquiétant. Sa voix ne venait pas d'outre-tombe, car elle avait le timbre vif et même l'articulation d'un sacré bavard obsédé par des soucis de mortel. Cette voix, très bien localisée, le faisait gîter dans la cabine, entre le hublot de tribord avant et l'extrémité de ma couchette. Un esprit positif, entêté dans le raisonnement matérialiste, aurait affirmé qu'il s'agissait d'un banal crissement, d'un quelconque jeu de membrure et de bordé, ce qui n'expliquait pas grand-chose, pas plus qu'une conjoncture de larynx, de palais et de petits cailloux ne peut expliquer un discours de Démosthène. Une voix s'exprimait à bord, entre chêne et sapin, non pour grincer les traditionnels gémissements du bateau, mais pour discourir et commenter. C'était bien un langage articulé, avec les inflexions habituelles aux divers mouvements de l'âme parmi lesquels il faut bien dire que dominait la mauvaise humeur. Ce n'était pas un organe de tribun ou d'acteur classique ; il ne s'agissait pas non plus d'un marmonnement à la cantonade comme si le personnage, en nous ignorant, eût parlé à soi-même pour récapituler d'interminables griefs. Révélé par ce matin calme, il ne devait plus nous quitter de toute la croisière et, sauf quelques heures de repos bien compréhensible, il tint le crachoir par tous les temps avec une constance un peu rageuse et, aux allures du près bâbord-amure, il s'emballait jusqu'à bredouiller. De toute manière, l'élocution n'était quand même pas très claire. Si nous attrapions un mot par-ci par-là, nous suivions surtout son discours par les inflexions très variées qui, à certains moments, faisaient penser au papotage d'une vieille fille racontant ses déboires au cours d'un thé. Pourtant, c'était bien une voix d'homme et il nous apparut bientôt que le plus gros de ses tracas s'exprimait en chiffres ; une préoccupation comptable évidemment l'obsédait, car au beau milieu d'une confidence chuchotée dont, hélas, nous ne suivions pas le fil, notre hôte, forçant la voix, se lançait dans une très longue numération, à la fois coléreuse et fatale comme s'il lui revenait brusquement à la mémoire tous les numéros de loterie qui l'avaient déçu : vingt-quatre mille sept cent soixante-quatorze, deux cent dix mille quatre cent huit, quarante-quatre mille soixante six... Peut-être s'agissait-il de comptes bancaires ou de numéros matricules, quoi qu'il en soit, notre homme était alors la proie de scrupules quantitatifs et, nullement résigné, il collationnait ses tourments d'une voix qu'alors on pouvait bien qualifier de grinçante. L'articulation des chiffres était si nette que nous aurions pu les transcrire ; et nous l'aurions dû, car je pense maintenant qu'il s'agissait peut-être d'un message. Des chiffres comme ceux-là, confiés entre ciel et mer, il faut les ramasser avec soin pour les montrer aux connaisseurs ; le cryptologue ou le cabaliste en tirera toujours quelque chose. Aucune perquisition, en revanche, ne fut faite pour découvrir le bavard de tribord avant ; il nous apparut tout de suite qu'une telle démarche pouvait offenser le visiteur et nous tenions à sa compagnie. Depuis longtemps, à certaines heures, il nous semblait qu'une tierce personne fût embarquée à bord du Matam. La nécessité de la troisième personne finissait par imposer le sentiment de sa présence et ce n'était pas la première fois que j'éprouvais cette impression que deux appelle trois, comme si un instinct supérieur m'eût averti que deux est instable et que trois soutient le monde. La formule jamais deux sans trois, dégradée en superstition, pourrait traduire une des vérités fondamentales de l'univers, un des secrets de l'ordre naturel et surnaturel. Ce tiers, plus ou moins mystique, existerait donc en tous lieux et circonstances où le deux se croit suffisant et nécessaire, et il hantait le Matam avant de s'y révéler. "

25 oct. 2013

Vous n'avez pas de fantôme à bord, vous ?
Moi si.
Il se manifeste pendant les navigations ou les escales en finissant les tablettes de chocolat ou les bouteilles de whisky entamées, en cachant sournoisement une chaussette, un briquet ou une brosse à dents entre le bordé et le fond de la couchette, en faisant disparaître dans le puisard fangeux la petite vis du couvercle de la pompe à eau, en mélangeant les ports com de l'ordi, et mille autres facéties bien innocentes. D'ailleurs, on retrouve tout au désarmement, ce qui prouve qu'il n'est pas foncièrement méchant.
Pendant les travaux d'entretien, quand on a le dos tourné, il renverse le pot de peinture soigneusement posé en équilibre sur le liston, fait rouler ce p#~¥ de tournevis sous le moteur ou barbouille de sika ce qui passe à sa portée dès qu'une cartouche est ouverte (là, je crois que je ne suis pas le seul à côtoyer ce genre de fantôme).
Je sais qu'il suffirait de payer l'impôt sur le revenant pour que tout ça s'arrête. Mais comme je l'aime bien, je paye pas.

D'ailleurs, j'ai son frère à la maison. Il finit les tablettes de chocolat, dépareille les chaussettes, etc.

25 oct. 2013

La privation de sommeil (pas le simple manque) peut provoquer des hallucinations.
:doc:

26 oct. 2013

J'ai le même fantôme fabricant de chaussette célibataires chez moi mais curieusement il ne se manifeste pas au bateau, le mien doit avoir le mal de mer.

26 oct. 2013

Sinon pour les hallucination il y a une de gratinée relaté ici www.hisse-et-oh.com[...]nations

26 oct. 201316 juin 2020

Je n'en ai jamais parlé à personne mais un soir de forte tempête j'ai vu "ça" au dessus du bateau :


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