Distances en mer

Sans radar et sans reporter le point sur la carte - au jugé, quoi - comment faites-vous pour estimer une distance : je suis à 3 mn de la côte, ce ferry m'est passé 500 m devant, etc...
Au mouillage, comment estimé que ce rocher est à distance suffisante pour ne pas être surpris par le rayon d'évitage quand le vent aura tourné pendant la nuit. Il arrive parfois de mouiller dans un trou de souris!
Avez-vous un "truc" ?

L'équipage
30 avr. 2012
30 avr. 2012

Un rayon laser

CaptainRV

30 avr. 2012

Avec l'habitude on arrrive à se faire une bonne idée des distances quand on connaît à peu près la hauteur. Cependant quand on change de secteur tout est à refaire. Exemple: Nav en Bretagne, falaises entre 30 et 40 m maxi. Quand on voit la hauteur de la côte à l'horizon il reste environ 20 miles à parcourir. Mais en Méditerranée les falaises peuvent faire 600 m quand on les voit à l'horizon il y a 60 miles quand ça n'est pas plus...
Sinon dans les autres cas on peut avoir une nidée des distances en estimant la taille de l'objet. Mais ça ne vient pas tout seul

30 avr. 2012

A priori quand on suit sa navigation on doit savoir où l'on se trouve
à peu près ou assez précisément, puisque en côtier il y a les repères terrestres et en général on doit savoir son point de départ, sa direction, son temps écoulé sa vitesse, etc...
Nous apprécions l'environnement en relatif par rapport au contexte (base de beaucoup d'illusions, parfois mortelles) et nous les mémorisons pour les réutiliser,de façon personnelle. Cela constitue l'expérience.
On peut ètre plus cartésien et utiliser des angles et des distances angulaires qui sont la base de l'astronomie, de la géodésie et sont d'une très très grande précision.

Une visée avec les doigts de la main peut rendre de grands services, mais tout objet peut servir de repère angulaire.
Le plus utile en nav: deux navires se rapprochant à gisement constant vont se percuter.

Outremer écrivait :"deux navires se rapprochant à gisement constant vont se percuter"
c'est également vrai pour le relèvement tant que le bateau garde un cap constant, d'où l'usage du compas de relèvement en pareille circonstance.
L'ais est précieux car dans le détail des infos sur un navire il y a son relèvement au degré près bien plus précis qu'un compas de relèvement.

MAis la question initiale n'était pas "comment on fait le point" mais "comment estimez vous les distances au pif ?"

L'habitude joue beaucoup, mais on peut faire de grosses erreurs en cas de grosse fatigue par exemple ...

Hubert, de Cherbourg

30 avr. 2012

Bonjour.

Deux petites astuces toutes simples :

Un pouce à bout de bras (il suffit de tendre le bras quoi) intercepte un angle de 2 degres.
En outre, un petit calcul de trigonometrie indique que 1 degre à 1000 m représente 17 m.
Avec ces deux donnees, on peut commencer à faire des mesures.
Exemple : une falaise de 34 m de haut sera tout juste cachée par le pouce à 500m.

Un peu d'habitude et le tour est joué

Deuxième astuce :
La distance à laquelle un objet de H mètres est visible sur l'horizon s'évalue avec la formule suivante '
D= 2,19 * (racine carre ( H ) + racine carre (h))
Avec h: hauteur de l'oeil au dessus de la surface en metres
H : hauteur de l'objet vise en metres
D : distance,en miles nautiques

Exemple : une falaise de 225m et observateur situé à 4 m ( debout dur le roof) sera visible à 2,19 * 15 * 2 = 65 Nq

Alors là je vous l'accorde il faut une calculatrice, mais c'est tout de même moins onereux qu'un radar ...

Clément

16 fév. 2021

Desole mais il y a une erreur soit dans la formule, soit dans son utilisation. C est plutot:
2.15(15+2)=2.1917 soit a peu pres 36 ou 37 milles de tete.

30 avr. 2012

L'expérience.
POur s'entraîner, on peut faire une évaluation de distance d'un amer, une bouée, puis vérifier sur la carte en fonction de la position précise.
Au fil des années, cela vient tout doucement et on parvient également à estimer la vitesse du bateau avec une relative précision, tout au moins sur le bateau dont on a l'habitude.

01 mai 2012

j'ai toujours beaucoup de mal à apprécier les distances, ça dépend beaucoup de la transparence de l'air.

01 mai 201201 mai 2012

D'une façon générale, malgé l'expérience, j'ai tendance à minimiser les distances en mer. Je m'en rends compte en vérifiant la position. Quant à savoir si un bateau croisé est à plus ou moins 500 m... l'essentiel c'est de ne pas faire route de collision !
;-)

01 mai 2012

Autant le jour ça peut aller mais la nuit alors là je suis très mauvais .... les feux de bouées encore je regarde si l'on voit leur reflet sur l'eau mais pour le reste j'ai pas la méthode exacte en général je suis plus loin qu'estimé sauf une fois ou j'ai failli percuter une bouée :lavache: que je pensais plus loin devant la côte éclairée .

01 mai 2012

Bonjour,

Je dis peut être une bétise, mais n'avez-vous pas testé les jumelles équipées d'un télémètre?

Bon premier mai à tous, Alain

01 mai 2012

a mon avis il y a des choses avec lesquelles il ne faut pas rigoler .

lorsqu'on est au mouillage pret d'une cote on a tout le temps de se positionner sur la carte et tracer son cercle d'evitage pour voir s'il y a ou non un probleme (profondeur ,hauteur de marée à BM et evitage etc ).

par ailleurs pour ce qui est des distances comme on doit savoir à chaque instant ou l'on se trouve sur la carte on arrive mentalement a connaitre les distances. c'est là aussi l'un des interets de se positionner regulierement sur une carte d'un seul coup d'oeil on sait les distances .

a mon avis là encore c'est la navigation "virtuelle" qui tue ou qui ne developpe pas ce sens "marin" tant necessaire pour naviguer en plus grande securité

01 mai 2012

Nos systèmes sensoriels et notre calculateur cérébral sont par les principes mèmes utilisés, très sensibles aux illusions mais,
la Nav instrumentale n'exonère pas de penser:il faut en connaitre ls principes, croiser les infos et rester méfiant. Hélas spontanément on a rapidement tendance à prendre ces merveilleux engins pour Dieu le Père et à négliger des évidences, notre cerveau, calculateur très lent acceptant très facilement les solutions immédiates les plus réconfortantes .

01 mai 201201 mai 2012

Le radar...! Ça me sert assez souvent pour une estimation de distance : mouillage, arrivée près des côtes, bateau sans AIS, etc.

01 mai 2012

Le Radar est formidable mais selon le niveau du radôme il existe une zône aveugle quand on est très proche de l'objectif. A ce stade il est préférable d'éclairer la zône. Par temps de brouillard, cela se complique. La cloche peut-ètre.
Le mouillage avec GPS, Radar et sondeur par nuit noire dans un endroit balisé de rochers peut fournir aussi quelques émotions.
Très fatigué, le besoin d'aller dormir au calme pousse parfois à faire des trucs limites.
De nuit, par mer très calme, le bruit du ressac aide a prendre conscience que la côte est très proche.

Pour les courtes distances, utiliser des object connus comme référence. Ca a l'air bête mais on y pense pas toujours...

Histoire vécue:
Moi au second à l'avant: "combien jusqu'au navire devant?"
le second: "Heu... environ 50 mètres..."
Moi: "dis, le remorqueur là, il mesure combien tu crois?"
le second: "heu... environ 25m"
moi: "dis, tu crois qu'on peu le passer en longueur entre l'autre et nous?"
le second: "heu... non... Ah! oups..."
cherchez l'erreur

depuis, ça a l'air bête, mais je prends un objet de taille connue dans le décor, et je le reporte sur la distance que je veux estimer. Ca marche pour les petits intervalles.. du genre:
le trou là bas, tu crois qu'on passe en largeur?
Heu, le 35 pieds à droite, tu peux le placer dans le trou?
oui.
bon, ben ça passe alors, y a plus qu'à serrer les fesses et regarder tribord, avec la confiance que si tribord passe près, babord passe aussi.

02 mai 201216 juin 2020

environ 50 metres , le pépère !
(j'étais prioritaire ........)

02 mai 2012
03 mai 2012

en même temps ce n est pas a lui de bouger les plaisanciers sont sur l eau pour le plaisir , eux bossent !

03 mai 2012

si tu atteds qu il soit a 50 m pour te bouger le popotin , sur que tu dois filer de l huile souvent

03 mai 2012

Et la nuit, c'est comme de jour, sauf qu'on n'y voit rien.

03 mai 2012

ça y est on sait qui a fait devier de sa route pour l'eviter le costa c'est bien giglio derriere .
alain :non:

03 mai 2012

mème pas vrai !

03 mai 2012

comprend pas , une distance c est une distance ! sur l eau sur la terre et en l air, faut pas être miro pour naviguer ? si ? ou non

04 mai 201204 mai 2012

J'ai le bon oeil pour évaluer une distance sur la terre ferme. Je l'évalue également sur l'eau mais sûrement d'une manière erronée. Suis-je trop court, suis-je trop long ? Je n'en sais rien! Je pourrai chercher mais j'ai la flemme quand il n'y a pas péril en la demeure. D'où ma question!
A propos de miro. En 2003, je suis parti en même temps qu'un voisin de ponton d'Alméria - sud Espagne. Lui rejoignant en solo et en direct la Grande-Motte. Parti un vendredi matin il y était le mardi soir. Vision de ce dit-voisin moins 50%! Conclusion, on peut être miro et faire de la voile au long cours!

Dans la vraie vie, si vous demandez à un passant lambda d'évaluer une distance, ça sera presque certainement faux.
Si vous demandez à 400 personnes lambda d'évaluer une distance et que vous faite la moyenne, ça sera très précisément juste...

Donc... Il nous faut de plus grands bateaux ;-)

05 mai 2012

à votre avis, sur cette photo, à quelle est la distance entre le bateau et le glacier?

05 mai 2012

en regardant la carte et en connaissant la hauteur de la montagne derrière ce serait plus facile....

06 mai 201206 mai 2012

pour moi, de l'ordre de 2 nautiques

05 mai 2012

un petit km ?

05 mai 2012

les jeux sont ouverts, réponse demain.

06 mai 2012

Focale équivalente à 50 mm, au télé on n'aurait pas ce premier plan, la photo étant prise à bord du bateau.

bonsoir
sur une photo on ne peut pas estimer la distance il faudrait connître la focale utilisée. Par exemple si la photo est prise au téléobjectif.

Dans le cas précis en supposant une focale classique on pourrait dire 2,5 nautiques ?

Hubert, de Cherbourg

bonjour
en allant voir d'autres photos sur ton site, on voit que la falaise de glace est assez haute. La distance pourrait bien être pas mal supérieure à 2,5 nautiques mais je ne saurais préciser.

Hubert, de Cherbourg

05 mai 2012

JE ME LANCE
Je n'y connais pas grand chose
mais je dirais 10 miles nautiques .....
l'arriere plan est trompeur

05 mai 2012

En tant qu'instigateur du fil...
10 Mn ? çà me parait beaucoup!
Serais plutôt de l'avis de stp2, je dirai 1 Mn.

05 mai 2012

La photographie est un instantané réducteur. En réel c'est plus stressant mais plus fourni en indices; le temps que met une risée ou un oiseau en vol de croisière régulier pour parcourir la distance et sous quel angle estimé par rapport à la côte avant de nous atteindre nous révéler sa vitesse ou l'inverse (passe sur nous et rejoint la côte). L'écho éventuel de la "falaise" (entrevue) à droite ou le front du glacier acore d'un coup de corne, d'un cri d'oiseau au dessus du bateau d’une putain de juron ou simplement du ronron du moteur....
La chute d'un micro sérac ou la libération d'un iceberg sous la poussée de l'eau vu aux jumelles ou à l'œil nu et le temps mis à l'entendre si audible...
Le marnage peut fausser la hauteur visible du glacier au dessus de l'eau. Mais on peut avoir mémorisé sa hauteur moyenne si on en a frôlé un ressemblant quelque temps avant etc.
Le tout combiné à la pifométrie qui se cultive et s'aiguise à mesure qu'on prend possession du milieu ou qu'on s'en imprègne...
Un lance pierre à bord? on se base sur sa portée pour faire une estimation... :blabla: :blabla:
Pour la photo qui manque de netteté quand on zoome je dirais que la côte la plus proche est à 250 - 400m... :tesur:

05 mai 201205 mai 2012

Un autre indice, CergElAbroz, mais qui ne vaut que pour cette photo,
c'est d'avoir suivi par AIS, la dernière balade de son dépositaire,
qui a tenu en haleine de nombreux Héossiens, il y a peu.
La passe entre les Islas Sisargas et le Cabo de San Adrian n'est pas très large et le marin bloggeur est donc fort capable de s'approcher de bien près des côtes même celle " DE LA MUERTE "
Néanmoins, ta fourchette me semble ou trop petite ou trop grande...
trop petite, si la mesure est en mètres (ms)
trop grande, si elle est en milles (mn) !!! :jelaferme:
Et pourtant je pense que les chiffres sont exacts,
et estimerai la côte à environ 250 à 400 brasses...

05 mai 2012

Histoire de participer, je dirais un bon mille...
:cheri:

06 mai 2012

Je vais être un peu long, mais je n'ai rien d'autre à faire avant d'aller voter.

Quelques éléments de réflexion tirés des anciens cours de physique, que nos petits lycéens qui vivent derrière leurs ordinateurs, davantage que dans la nature, ont du mal à comprendre !

Comme tout les animaux, à la fois prédateurs et proies, le cerveau détermine intuitivement la distance d'un objet lorsqu'il en connait la taille et que celui ci ce situe dans le plan horizontal. La vue binoculaire des tous les animaux en est le pendant fondamental. Le cerveau détermine la distance angulaire de l'objet de façon assez précise (l'angle entre ses bords les plus éloignés)

Cela permet au prédateur d'évaluer la distance de sa proie, puisqu'il en connait la taille par expérience. Idem pour la proie.

Les choses se corsent lorsque la taille de l'objet n'est pas connue (cailloux isolé, bouée, tourelle, ou navire mal identifié). Le cerveau ne peut as faire ce travail.

Pire, lorsque l'objet n'est pas à l'horizontal, le cerveau se trompe totalement, puisque pour tous les systèmes nerveux des animaux terrestres, la voûte céleste est perçue comme plate alors qu'elle est sphérique. La distance évaluée est donc totalement faussée.

Le meilleur exemple : la Lune aux abords de la pleine Lune, le matin ou le soir, juste au dessus de l'horizon. Elle parait beaucoup plus grosse que lorsqu'elle est haute. En réalité c'est l'inverse. C'est lorsqu'elle est haute quelle parait trop petite, puisque la voûte céleste étant perçue plate, le Lune est perçue proche, donc petite pour une distance angulaire (angle perçu) donnée.

En mer, on est à l'horizontal, mais le principe est le même : si la taille de l'objet est mal évaluée, la distance l'est aussi, et inversement.

Un principe simple pour remettre de l'objectivité dans une mesure difficile à faire par le cerveau :
Matérialiser par la pensée une échelle verticale entre ses pieds et l'horizon.
Observer la "hauteur" par rapport à l'horizon de la flottaison de l'objet sur cette échelle verticale.
La taille de l'objet n'intervient plus. Il faut s'attacher à n'observer que sa flottaison.

Le cerveau peut refaire une comparaison de distance angulaire entre l'horizon (distance connue) et la flottaison de l'objet.

Evidemment, un "truc" dont on ne voit pas la flottaison est derrière l'horizon, tout le monde le sait (sauf les lycéens...)

Avec un peu d'habitude, on se rend vite compte que les objets sont toujours plus éloignés que le premier coup d'oeil ne le laisse croire.

Evaluation de la distance d'un caillou dans un mouillage type trou de souris.
Je n'ai trouvé que deux solutions fiables (à peu près)

Aller au plus près du caillou avec le bateau, puis m'en éloigner doucement en comptant les longueurs de bateau.
La méthode donne des résultats assez corrects.

Une fois le bateau mouillé, sauter dans l'annexe et faire le tour du mouillage près de la rive en observant le bateau.
Ca donne une très bonne idée de sa position dans le mouillage.

On se rend compte qu'il n'est souvent pas à la position où on l'aurait mis sur la carte !

Vincent

06 mai 201206 mai 2012

Très bonne analyse, Guillemot, sauf en ce qui concerne la taille apparente de la lune lorsqu'elle est proche de l'horizon (c'est valable aussi pour le soleil) : elle apparaît plus grosse parce que l'atmosphère fait loupe.
"En mer, on est à l'horizontal, mais le principe est le même : si la taille de l'objet est mal évaluée, la distance l'est aussi, et inversement", c'est la raison pour laquelle on a beaucoup de mal à évaluer la distance du glacier, dont on ne connaît pas la hauteur; quand vous saurez que celle-ci peut dépasser 100m, vous comprendrez mieux que la photo a été prise à 5 Miles nautiques, distance mesurée par le radar.
Hubert s'est bien approché de cette valeur, en essayant d'évaluer la hauteur de la glace!

06 mai 201206 mai 2012

Merci papy boom pour la précision concernant l'effet loupe que je ne connaissais que pour le mirage froid.

Quelle est la variation de distance angulaire du Soleil où de la Lune posés sur l'horizon ?

Est-elle suffisante pour expliquer l'illusion de doublement de la surface de la Lune ?
Vincent

17 fév. 2021

Il suffit pour s'en convaincre, de faire des photos au gros télé-objectif du lever de lune, et d'en faire régulièrement en la suivant pendant une heure.
Lorsqu'on compare les photos, on voit la lune... Rétrécir

;-)

J'ai eu le temps de faire ces photos pendant le premier confinement !
Levers et couchers de lune et de soleil, ça occupe.
;-)

16 fév. 2021

Bonjour, je déterre un vieux post pour voir si on peux répondre à la question : à quelle distance peux t'on voir la côte ? ca dépend évidement de la hauteur de l'œil sur l'eau (disons 2m) mais aussi de la hauteur de la côte.

Donald11 cite la formule suivant : D= 2,19 * (racine carre (H) + racine carre (h))

Mais dans son exemple, il faut "x" au lieu de "+".
Donc je ne sais quel est le bon signe.

Et la difficulté que je vois est que sur beaucoup de nos côtes (et mise à part les zones de falaises), l'altitude augmente trèèèès lentement au fur et à mesure qu'on avance dans les terres.
Quelle altitude prendre en compte ? le 1m au bout de la plage ? les 30 m à 10 km dans les terres ?

(Ca dépend aussi de la température, de l'humidité etc. mais on va ne pas prendre ces paramètres en considération pour se simplifier la vie.

16 fév. 202116 fév. 2021

La formule écrite par Donald11 est exacte. Il s'agit bien d'un "+". Elle est évidemment très théorique. Dans la pratique on peut remplacer 2,19 par 2.
Par exemple : hauteur de l'oeil 9m, horizon à 6nm.

16 fév. 2021

Bonsoir

Effectivement j’ai fait une petite erreur dans l’application numérique mais la formule littérale est bonne ( c’est donc bien un +)
Et dans mon exemple la distance est donc de 2,19 x (15 + 2) = 37,23 Nq

Il aura juste fallu 8 ans et un œil aguerri pour le voir

16 fév. 2021

En cas de black out électronique,ça peut servir un jour.

16 fév. 2021

Bah, non, elle n'est pas théorique, sauf si on commence à l'appliquer n'importe comment et utiliser des approximations pour les chiffres.
Pour la corriger, il faudrait en plus soustraire (et là, c'est une approximation) à sa propre hauteur la hauteur des vagues (ou plus exactement, mesurer son altitude en partant du sommet des vagues, et plus simplement, attendre d'être en haut d'une vague)
Mais bon, en pratique, l'approximation la plus simple sur nos petits navires, c'est de négliger complètement notre propre altitude (sauf à grimper en haut du mat)

Après, estimer les distances, personnellement, je m'en fou, je ne suis pas géomètre.

16 fév. 2021

et il ne faut pas oublier la hauteur de la marée ...

on connait la hauteur des phares c'est marqué sur les cartes pour un coeff de 95 a partir de là on peut calculer la distance lorsqu'on l'aperçois la formule est dans l'almanach breton ou le livre de bord

17 fév. 2021

Avec la hauteur des marées, la hauteur des amers remarquables qui sont notés sur la carte et avec l'échelle graduée des jumelles (les "bonnes" jumelles) on peut calculer la distance entre le bateau et sa "cible".

16 fév. 2021

Jusqu'à 30 m, la vision opère la mesure de manière physique. Au delà, c'est culturel, donc lié à des comparaisons avec des éléments connus. Par exemple, la taille d'un arbre au lointain est facile à évaluer si une maison avec 1 ou 2 étages en est proche. Sans comparaison possible, c'est plus difficile, est ce un bonzaï ou un géant ?
L'enfant entraine progressivement sa vision au plan physique et maitrise la mesure à 30 m au fil des ans.
En mer comme en montagne, lorsque les références ou élements de comparaisons font défaut, l' évaluation des distances et des dimensions peut donc s' avérer difficile...

16 fév. 2021

Pour la portée visuelle, je remets cette photo qui m'a toujours épatée... La Corse vue de l'arrière pays niçois. 😳

Il y a plus de 200 km de distance !
(plus de photo sur le site indiqué)

16 fév. 2021

Salut est ce que cette photo ne représente pas un "mirage". Lié à l ombre du soleil couchant sur la corse. Du coup ce ne serais pas la corse mais son ombre.
Il paraît que les marseillais voient l ombre du canigou certain jours ?
Du coup les catalans disent que le canigou est visible de Marseille

16 fév. 2021

Il va juste falloir trouver le jour où le soleil se couche au SSW en Méditerranée...

22 fév. 202122 fév. 2021

capraia en hiver comme beaucoup d'endroits entre le 40 et le 50eme nord sur terre
alain

22 fév. 2021

Bonjour Fritz,
On réveille un vieux fil, mais pourquoi pas. Sur la copie d'écran de Google earth, on est sur un angle (un azimut en astronomie) de 140°. Si on calcule l'angle le plus sud pour un LEVER de soleil sur Nice (déjà, c'est pas tout à fait un coucher, mais ok), on trouve un azimut de 122°. C'est très simple sur ce super .

Et pour Capraia (dont je joins le trajet du soleil au 21 décembre) un peu plus au sud encore, on trouve un azimut au 123° pour l'angle le plus fermé !!! Pour trouver un angle de 140° entre le plein sud et le lever de soleil, il faut aller dans les Orcades ❤️ !!! Ou à quelques kilomètres au sud d'Oslo. On frôle ici le 60ème nord (59,5°N ❄️)... Bref, pas tout à fait entre 40 et 50... 😳


16 fév. 2021

Je voulais dire levant ;)
Mais ceci est vraiment une question pas une remarque désobligeante 😉

16 fév. 2021

Y a pas de souci...

Mais je ne pense pas que le soleil se lève à cette latitude autant au sud...

En voici une autre, et la page indiquée, plus précise :

www.ovalp.com[...]ntinent

On y trouvera d'ailleurs des calculs, mais je ne sais pas s'ils sont justes...

18 fév. 202118 fév. 2021

De Marseille, je ne sais pas, mais de Port Camargue, on l'a eu vu... A vol de gabian, 175kms.

16 fév. 2021

Un ancien cours des Glénans que je ne retrouve pas, donnait des repères tels que :

- quand on distingue les maisons, on est à x miles de la côte,

- quand on distingue les fenêtres, on est à y mètres de la côte,

- quand on distingue les visages, on est à z mètres.

16 fév. 2021

Et la suite?😀😀😀

22 fév. 2021

en camargue c'est difficile ...
alain

16 fév. 2021

Quand on distingue un bouton sur un nez, c'est qu'on est échoué !

16 fév. 2021

Très prude🙏

16 fév. 2021

Y'a une autre version ?

16 fév. 2021

J'en utilise pas mal, en partie pour s'amuser ou curiosité.
Ex si on doit mouiller et culer vers un quai, si on couvre la hauteur d'un passant sur le môle avec son pouce le bras détendu, on est environ à une cinquantaine de mètres, pas plus mal comme indication pour commencer à filer le mouillage.
Ou de nuit, une bouée de signalisation on la voit à 2-3-4 milles, par contre elle se détache de l'horizon vers le haut à un demi mille environ, quand on commence à voir le reflet du feu sur l'eau on est à une encablure environ.
Avec différentes combinaisons de doigts (ex index et pouce, ou pouce et petit doigt) on "couvre" des angles spécifiques, si on sait la dimension de l'objet visé on peut avoir une idée de la distance: ex un bateau de 10m "couvert" par les trois doigts centraux est environ à 100m de distance, etc etc. :)

16 fév. 2021

sur la mer il n’y a pas de relief ( si ,si!!) ,j’ai remarqué que la distance que j’estime avec mes yeux de terriens sont a multiplier par 2 pour avoir une distance proche de la verité.
j’ai souvent verifier mon estime avec navionics,c’est pas mal.

17 fév. 2021

J'ai un télémètre laser Leica... ultra précis (< 10 cm) jusqu'à 800 à 1000 m....

Les plus récents font encore miieux (3 km)

17 fév. 2021

Bonjour,

il m' arrive très souvent de mouiller dans des "trous de sourie", au milieu des cailloux.

Souvent, je me dis que je suis vraiment très près des dangers, mais une fois débarqué, avec une vue surplombant le mouillage, je ne rends compte qu ' à chaque fois, la marge de sécurité est "relativement grande".

Çà a beau être relativement fréquent, je me surprends systématiquement à être nettement plus loin des cailloux que je ne l' imaginais.

Cette sensation se retrouve d' ailleurs quand on photographie le mouillage depuis le bateau, puis depuis la terre, avec le même objectif.

Gorlann

17 fév. 2021

bin,tu vois cela rejoint mon ressenti,on se croit 2 fois plus pres que la réalité.

j’ai la meme sensation,lorsqu’on mouille à proximité d’une plage,je me dis : mince on est quand meme pres..
une fois sur la plage,je change opinion: j’ai l’impression d’etre 2 fois plus loin.

18 fév. 2021

Ça me fait exactement la même chose 😉

18 fév. 2021

Je remarque la même chose que toi !

Mais de nuit c'est l'inverse vu du bateau !

;-)

Quand on est à la pointe du raz donc en hauteur l'île de sein paraît toute proche
Quand on est sur l'île de sein donc à ras de l'eau la pointe du raz paraît plus lointaine.

20 fév. 2021

alors que c’est l’ile de sein qui est au raz..de l’eau.

22 fév. 2021

c'est une question d'angle. En mer, l'oeil ne peut évaluer une distance qu'à partir d'un angle (Poincaré explique ça très bien). Vue d'en haut, l'ile de Sein "occupe" un angle plus important que la pointe du Raz vue de la mer. Pour l'oeil, plus l'angle est grand, plus on est près et vis-versa. c'est pour cette raison qu'il est absolument impossible d'évaluer une distance en mer à l'oeil, sauf avec des repères connus (humains, constructions etc). A terre, on peut comparer, mais pas en mer.

17 fév. 2021

Pour éviter les discussions familiales au moment des mouillages j'avais acheté un télémètre Bushnell, que j'ai toujours. J'ai pu constater de nombreuses fois que la distance estimée d'un rocher était environ la moitié de la distance réelle. Cela confirme ce que dit gorlan29 plus haut.

17 fév. 202117 fév. 2021

Calypso2 apporte un élément qui complique le calcul...La hauteur de marée !
Faut-il corriger la formule suivant la hauteur de la marée ?
Parce que dans ce cas, il faudrait aussi ajuster de la différence entre le zéro hydrographique et le zero terrestre (IGN69) pour la hauteur de la falaise et la hauteur de notre oeil aient le même référentiel.

Pas sur que ce niveau de détail soit nécessaire... d'autant plus que le coefficient 2,19 est lui même une approximation en fonction de la réfraction

17 fév. 202117 fév. 2021
18 fév. 2021

Pour etre sur de ne pas se tromper, un ustensile indispensable.

www.la-rache.com[...]tes.pdf

18 fév. 2021

Merci Mocitoo !

On remarque là qu'il y en a qui bossent !
On ne parle pas assez d'eux dans les médias !
;-)

22 fév. 2021

Excellent !
Moi pareil pour l'estimation des distances depuis le bateau... mais il y a des gens qui ont un bien meilleur pif, j'en connais !

18 fév. 2021

Je mesure mes distances comme à l'armée, jumelles graduées, et formule du mil angulaire

22 fév. 2021

Je vous conseille l’usage du stadimetre, vulgairement appelé couillonometre sur les passerelles de la Royale.
Cet objet de torture permet de mesurer un angle intercepté par la hauteur au dessus de l’horizon d’un objet (genre une mature) et d’en déduire une distance dès lors que l’on connaît la taille dudit objet.

Mais le temps d’utiliser ce merveilleux outil, on est déjà entré en collision !!

22 fév. 2021

Ce n'est pas un stadimètre mais un micromètre Fleuriais... adopté en 1893 !
Il donne un angle et pas une distance, contrairement au Stadimètre Fiske.
On doit faire la conversion grâce à son complément le cercle de calcul Guyou...

Seul le génie français pouvait accoucher d'un machin aussi improbable que peu pratique...

22 fév. 2021

C’est pourquoi j’en reste au terme de couillonometre qui me semble résumer à lui seul tout le génie de l’objet ...

22 fév. 2021

"Seul le génie français pouvait accoucher d'un machin aussi improbable que peu pratique..."

Bof...

Dans la plupart des jumelles et par exemple des viseurs des sous-marins des deux premières guerres, la mesure de la distance était calculée d'après l'angle rapporté à la hauteur de l'objet visé connu, comme un destroyer ou un cargo.

C'est pour cette raison que les cartes mentionnent l'altitude des amers remarquables, pour que l'on puissent en calculer la distance grâce à ses jumelles graduées.

22 fév. 2021

Le micromètre Fleuriais est nettement plus précis que les graduations de jumelles (au moins un ordre de grandeur) et le même calcul est nécessaire pour passer de l'échelle en millièmes à la distance... contrairement à un stadimètre Fiske ou Stuart.
tous ces appareils ont été inventés et mis en service à la fin du XIXème siècle et sont toujours utilisés car discrets, notamment pour la tenue des distances en navigation en escadre.
Un stadimètre Stuart en utilisation en 2020 :

Stuart

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Après la pluie...

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mars 2021