Cours de navigation astronomique

Bonjour !

Je lance une étude de marché : est-ce que des gens d'ici ou d'ailleurs seraient intéressés par des cours de navigation astronomique cet hiver sur Brest ?
Principes de base du point astro, manipulation du sextant, méridienne, droite de hauteur, déchiffrage des tables de calcul, etc.

Et, la question à 1000 balles : Qu'est-ce qui serait raisonnable de demander aux stagiaires pour leur participation ? Est-ce que c'est un sujet qui intéresse suffisamment pour justifier un tarif comme ça peut se pratiquer sur la météo marine, la préparation au permis hauturier, etc ?

Aller je prends le risque de me faire enguirlander !

Camille.

L'équipage
04 oct. 2021
04 oct. 2021

Hello
Ça me parait intéressant. Mais à distance ça serait plus simple. Brest c'est loin d'à peu près tout...

05 oct. 2021

Et c'est le bout du monde.
D'ailleurs la gare est en travers des voies. 🤭

04 oct. 2021

pourquoi tout monayer, tu peux aussi faire ça sous la forme d'un échange ou chacun apporte son expérience et son métier?
non?

04 oct. 202104 oct. 2021

Le sujet est intéressant. Pour monnayer, comme le dit mocitoo, c'est qu'on vend un service.
Donc pour "justifier un tarif" : crédibilité de l'encadrant du stage. Diplôme, capacité technique, expérience, pédagogie. Egalement support de cours, matériel disponible, etc... C'est celà qui donnera confiance aux clients. (Je taquine un peu, c'était recommandé par Camille en fin de message!)
Mais pourquoi pas, bonne chance!

05 oct. 2021

Merci Mocitoo et Mathieu, je m'attendais à peu près à ces remarques ;)
Effectivement, dans l'idée je suis plutôt adepte du partage libre de savoir.
Mais je rode ce cours de nav astro depuis longtemps, justement en associatif, et j'aimerais mettre un peu de beurre dans les épinards en le proposant dans un cadre plus formel.
J'ai le diplôme et l'expérience (C200 Voile + BPJEPS Croisière + des navs astro en situation réelle), le support de cours écrit (que je continue d'améliorer à chaque session), plusieurs sextants, etc.

Eric78, je préfère en "présentiel" parce que ça passe aussi par de la pratique.

Merci pour vos retours en tout cas ;)

05 oct. 2021

Cela peut m'intéresser, selon le coût et les modalités

05 oct. 2021

Je serais interessé

05 oct. 2021

Salut.
Personnellement des cours de nav astro m'intéresseraient (mais malheureusement je suis pas en france).

Concernant la rémunération, cela dépends surtout du contenu proposé: entre une formule complète et une simple initiation poussée, ce n'est pas la même prestation.

En ce qui me concerne la plus grande difficulté que j'éprouve, c'est de me procurer les ephémérides, almanach et autres pour pouvoir enduite pratiquer en autonomie.

Un stage de 4-5j avec pret de matériel, formation pratique et théorique et à l'issue duquel on a un petit paquet avec le livret théorique que tu prépare, les tables adéquates ainsi que les documents (éphémérides, almanachs etc..) pour pouvoir pratiquer pendant 1-2 ans, je pense que si l'enseignement et l'accompagnement est de qualité et que l'on est à l'issue de la semaine assez autonome pour pouvoir continuer à progresser seul, ca peut valoir dans les 1000 euros par participants.

Mais il est aussi certainement possible de faire des tarifs modulaires: location de sextan (dans le cadre de la formation): 10-15e/jour, vente du livret de cours: 20-50 euros selon le contenu et la forme de l'ouvrage (entre une clé usb et un livre relié en cuir c'est pas la même chose), fourniture des éphémérides, x euros, etc...

Partant de ça, le volet materiel de la formation est tarifé selon ce que ça te coute à toi pour nous le fournir.

Reste plus qu'à estimer ce que ta pédagogie vaud: x euros de l'heure, du jour, du stage?

On peut aussi envisager une rémunération à prux libre ce qui permet à toutes les bourses de pouvoir avoir accès à ces cours.
De nombreuses études démontrent qu'en général un prix libre est plus rémunérateur qu'un prix fixe... Si le contenu est de qualité bien évidement!

En tout cas profitez-bien de vos formations, moi je vais continuer à essayer de me former dans mon coin tant bien que mal... :)

05 oct. 2021

@SailCamille merci pour l'offre, je serai intéressé même s'il faut payer quelque chose mais tout dépend du tarif, de la durée et de la date. J'imagine que c'est au moins quelques jours, il faut donc aussi prévoir des dépenses pour dormir et manger.

05 oct. 2021

Wahou, je ne pensais pas susciter autant d'intérêt, apparemment la navigation "à l'ancienne" a encore de beaux jours devant elle.

Merci pour vos retours, il ne me reste plus qu'à cogiter à la formule la plus adéquate.
Je m'installe au port du Moulin Blanc pour l'hiver avec mon voilier, peut-être qu'il y aura moyen de proposer ça via le centre nautique local... Je vous donnerai des nouvelles quand je serai fin prêt.

Camille.

05 oct. 2021

Je pense que la plupart des plaisanciers utilisent maintenant les moyens modernes basés sur les satellites pour obtenir sa position ainsi que pour la cartographie mais il est toujours bon d'avoir un plan "B" et de pouvoir utiliser des méthodes anciennes en cas de défaillance de l'électronique.

05 oct. 2021

Tout à fait, c'est une bonne démarche je trouve.
Je prends beaucoup de plaisir à naviguer à l'estime et au sextant quand j'en ai l'occasion et pour ne pas perdre la main, mais comme tout le monde j'utilise aussi quotidiennement les outils électroniques, qui sont il faut l'admettre très pratiques !

11 oct. 2021

Cours théorique ou pratique ? Suis pas sûr que pour le 2 eme cas Brest soit un bon endroit ( soleil ? + hiver 🤔) sinon, bonne idée , mais que la participation demandée ne soit pas… astronomique😲😂

11 oct. 2021

Pas besoin de cours pour qui veut apprendre la navigation en général et astro en particulier.

Il y a foule de bouquins qui traite du sujet et celui qui est vraiment motivé a déjà fait la démarche...

Manier un sextant et prendre des relevés n'est pas difficile... à terre

Par expérience, avec 4 équipiers et 4 sextants à bord et en navigation vers les Antilles, on ne pouvait que constater au même moment que des observations différentes!!!.

et les calculs sont maintenant souvent programmés ..., il suffit de rentrer les données demandées...

et l'utilisation des tables dépend des méthodes utilisées...

Naviguer à l'ancienne est un choix qui demande un investissement personnel et très profitable si autodidacte...

La bonne observation du ciel et l'identification des astres sont capitales pour la navigation astro, c'est un peu plus que le maniement du sextant

pour celui qui serait intéressé, je cède un sextant à tambour Frieberger en coffret parfait état avec les livres:

Navigation astronomique de KERVILER
Navigation côtière et astronomique à la portée de tous de PECUNIA
la Navigation astronomique à portée de tous de M. OLIVEAU
L'Astronomie à la portée de tous de M. OLIVEAU
les tables de Dieumegard
Les tables de Bataille
Les grilles de calculs nautiques Plastimo

pour 400€ l'ensemble

11 oct. 2021

MP, Awa.

12 oct. 2021

Désolé mais je cède l'ensemble à 700€ (prix neuf du sextant Frieberger identique au mien que je viens de découvrir: 1525€)
à ce prix c'est encore une très bonne affaire que je propose

13 oct. 2021

Pas sympa pour caprac 🤔

13 oct. 2021

Merci, Rati. C’est vrai que j’ai été surpris.
Tiens tu me fais penser que je n’avais pas encore répondu. Alors, c’est le moment.

Awa, merci pour l’offre. Sacré inflation, n’est ce pas? A 700 euros, je passe la main, j’aurais un mauvais souvenir si j’achètais ce sextant. Bonne soirée.

13 oct. 2021

Je trouve tres moyen d'intervenir dans une discussion pour:
-sabrer l'intervenant
- et proposer quelque chose à vendre...
Ya des petites annonces pour ça !

à 400€ tu as de bons sextants d'occasion et même pour beaucoup moins cher. le sextant que je propose est neuf.

Quant à mon intervention dans la discussion, j'ai donné mon avis personnel , on peut apprendre tout seul , et j'ai proposé les moyens , sextant, bouquins et documentations.

Si j'avais voulu vendre ce sextant sans m'intéresser au sujet , j'aurais commencé par en rechercher le prix neuf et passer une annonce comme je l'ai déjà fait plusieurs fois sur hisse et héo pour un hydro-générateur, spi, cartes, etc...)

11 oct. 2021

Tu as aussi celui là, un des meilleurs ( que j’ai potassé il y a bien longtemps et fort bien fait , ludique en plus … ) comme tous les bouquins d’Alain Gréé, d’ailleurs

11 oct. 2021

ouai mais la vous etes en train de casser la start up nation, Manu ne va pas etre comptant et notre camarade non plus...

11 oct. 2021

Hahaha, Mocitoo, pas d'inquiétude je ne me sens pas appartenir à la start up nation, et j'encourage grandement tout un chacun à apprendre par soi même dans des bouquins (certains sont très bien faits), sur Internet (le site Navastro est une mine d'or d'infos) ou avec qui ils veulent.

Ça demande effectivement un certain temps de pratique pour pouvoir faire une droite de hauteur en condition réelle sur un voilier "qui bouge", mais ce n'est vraiment pas inaccessible si on a un sextant bien réglé.

11 oct. 2021

J'avais pris des cours de navigation astronomique donnés par une sorte d'annexe des Glénans à Lyon, gare de Perrache, au début des années 90.
C'était pas cher, presque gratuit. On avait appris à faire des droites de hauteur et quelques trucs comme ça super facile.
Quand j'ai eu mon bateau (à l'époque pas de gps ou alors très chers) j'ai essayé, dans des conditions parfaites : au mouillage dans une cala de Minorque, par beau temps, sur un bateau qui bougeait pas trop.
Et bien le résultat fut catastrophique, et la conclusion sans appel : pour arriver à manier ce genre d'objet, il faut, je pense, des dizaines voir des centaines d'heures de pratique et une grosse motivation, genre je suis paumé au milieu de nul part et je voudrais bien savoir où aller...
Autrement, à l'heure des satellites, je vois pas comment revenir à cette belle époque.

12 oct. 2021

Les Glenans proposent un stage de navigation astronomique d’une semaine à bord de la Sereine pour genre 6-700€, donc tu as déjà un point de comparaison. Un des moniteurs est Jean François Vaillant dont le bouquin est dispo sur navastro.

C’est une bonne idée d’organiser ces stages, mais pas à terre comme je l’ai déjà vu proposé. A distance, je n’y crois pas une seule seconde non plus.

Bon courage dans ton aventure

12 oct. 2021

Comme partout il y a des livres tuto and co.
Mais avez vous essayer en direct "à mains nues"? Pour moi ce fut la cata.
Donc oui, pour prendre des cours en présentiels.
Le prix dépend de la qualité du travail proposé et de la satisfaction du client.
Merci de me contacter en MP car je dois monter en bretagne d'ici la fin du mois, donc si c'st possible je serais intéressé.

Michel.

12 oct. 2021

Bonjour,

j' ai appris la navigation astronomique en autodidacte, avec l' aide du bouquin d' Alain Grée "grande traversée et point astro", sana rencontrer de gros problème.

Etant donné que j' ai toujours été très très loin d' être un "premier de la classe", je pense que cette méthode est vraiment à la portée de tout le monde, pourvu qu' il soit motivé.

En tous cas, je trouve super que ce fil motive des navigateurs à apprendre ce type de navigation.

Gorlann

12 oct. 2021

Olivier Stern Veyrin dans son bouquin disait que sa fille de 12 ans faisait le point seule,si mes souvenirs sont bons ?
Un peu de méthode c'est pas très compliqué.
Ce qui est plus difficile c'est la précision de la mesure, des fois on pense avoir un horizon net,mais à cause des différentes réfractions possibles on peut se planter pas mal.
Un bon sextant bien réglé c'est aussi la base .
Après si ça bouge beaucoup...

12 oct. 2021

C'est vraiment chouette de constater l'intérêt que suscite ce sujet, et j'espère que ça donnera envie à d'autres de découvrir les joies du positionnement grâce aux astres.

Pour ma part j'ai appris les bases théoriques en cours de Capitaine 200 Voile, par un ancien militaire très pédagogue mais qui suivait le programme à la lettre: nous n'avions pas vu l'ombre s'un sextant et nous avions du apprendre à appliquer des formules sur une calculatrice.

J'ai ensuite eu l'occasion de naviguer avec un ami espagnol, formateur et premier examinateur Yacht Master non britannique (pour l'anecdote), passionné du sujet.
Nous avons fait Cape Town - Dakar d'une traite avec double journal de bord (l'officiel avec le GPS et un autre pour l'estime et l'astro), pendant 28 jours.

C'était assez satisfaisante de voir qu'on arrivait parfois à faire des points à moins de 5 milles de notre position réelle. Disons une dizaine de milles d'erreur en moyenne, ce qui peut être considéré comme suffisant à l'échelle d'une transocéanique.
Je ne me rappelle pas de la marque du sextant.

Depuis je pratique dès que j'en ai l'occasion, pour ne pas perdre la main parce qu'on a vite fait d'oublier une étape et de se retrouver en Nouvelle Zélande...

Comme dit plus haut avec une bonne méthode les calculs deviennent presque enfantins, il n'y a que des additions et des soustraction, en utilisant les tables d'interpolation et de conversion on n'a même pas besoin de calculatrice.

Il est tout à fait possible d'apprendre seul si on a l'habitude d'être autodidacte. Pour beaucoup ce n'est pas le cas, et pouvoir s'entraîner avec les explications de quelqu'un peut apporter une bonne motivation.
Ensuite, rien ne remplace la mise en pratique en mer !
À terme j'aimerais pouvoir proposer des stages embarqués sur cette thématique, mais je n'ai pas encore le bateau qui s'y prête (trop petit).
J'ai animé sur une journée pour mes camarades de classe en Bpjeps croisière, point par la méridienne et une droite de hauteur dans l'après midi. C'était vraiment intéressant pour eux de mettre en pratique et de se rendre compte des contraintes réelles (mouvements du bateau, nuages,...).

Pour le moment je réfléchis à des cours à terre, mais je n'ai pas encore tout mis au point donc ça ne sera probablement pas avant janvier. J'ai animé quelques fois un cours d'initiation de 2h (bénévolement, pour une école de voile locale), mais il y a encore des choses à améliorer pour pouvoir le proposer dans un autre cadre.

Merci en tout cas pour tous ces retours !

Si d'autres ont des références de bons bouquins sur le sujet n'hésitez pas ! Je n'en ai jamais lu à vrai dire... Je me base sur les quelques cours et explications que j'ai eu, et sur les canevas Navastro (un peu remis à ma sauce) pour la méthode.

13 oct. 2021

Navigation en haute mer d’Olivier Stern-veyrin

Simple et complet. Se trouve d’occasion car il n’est plus édité.

Sinon, pour une première approche en vidéo (pour les anglophones)


Puis

(Il y en a pour plus de 10h en tout, alors prévoyez de les regarder en plusieurs fois, d’ailleurs je n’ai pas fini la deuxième vidéo)

13 oct. 2021

j’avais eu envie de me lancer dans cette formation,mais je l’ai trouvée trop chère.
bon ,d’un autre coté c’est normal de trouver des tarifs excessifs,le stage est comme le prix: astronomique 😭

13 oct. 2021

Bonsoirrrr! Quand les grands esprits🤪….. remonte le fil, 😆😁😄….

14 oct. 202114 oct. 2021

J'ai appris à me servir d'un sextant,grâce à une super nana il y a très longtemps,ancienne officier de la Marine Marchande,voyageant en solo sur un Flot 18 en alu,de passage à Margarita (Venez)
J'avais tout le matos pour,mais n'avais jamais vraiment ni pratiqué ni étudié l'affaire...
Elle m'a obligé à m'entraîner et m'a patiemment expliqué la pratique en quelques jours.
Elle n'a jamais su qu'elle m'avait sauvé la mise,peu après j'avais bêtement déprogrammé le satnav du bateau que je convoyais et il n'avait jamais pu remarcher...
Je ne l'ai jamais revue,mais 40 ans après je lui en suis toujours reconnaissant!

14 oct. 2021

Histoire sympa!

Un conseil: utilise le Bowditch (American Practical Navigation)

Tout ou presque est possible en auto formation. J'ai appris à skier, à nager, à bricoler tout seul. Bilan, je suis très moyen en tout. Mais des plus doués y parviennent.
J'ai animé bon nombre de stages de formation commerciale dont j'avais élaboré le programme en grapillant de droite et de gauche dans des formations et surtout en apportant le vécu de ma propre pratique. Tous les stagiaires que j'ai rencontrés par la suite m'ont remercié, me disant que la formation dispensée leur avait donné une facilité insoupçonnée à l'exercice du métier.
Je n'ai rien inventé, j'ai simplement rendu profitables et compréhensibles les grandes théories. Combien ça vaut ? Je ne sais pas, je faisais ça dans le cadre de mon emploi consistant à aider mes distributeurs de la marque.
Si quelqu'un est capable de faire cela pour la navigation astro, pourquoi pas. 100€/jour/personne pour mini 4 personnes maxi 6 ... ?
Après comme dit plus haut, Brest c'est à côté de nulle part (750 bornes pour moi)
Bon courage et bonne réussite

6j6j

Ne pas oublier le film:all is Lost!!!
Redford, trop fort !

J'ai souvenir, à l'embarquement d'un stage à CC, d'un propos ,il devait aller sur la sereine pour un stage astro mais c'était complet.
Qu'a cela ne tienne , je suis allé au centre prendre un sextant, ebcco, antarès, devenu plastimo, en plastique.
Le stagiaire était navigateur dans l'armée de l'air;
Ayant pratiqué dans les années 80, autodidacte, grace à dieumegard et bataille, je lui ai expliqué et monté en 2h le fonctionnment et raisonnement, lors d'un stage classique, sans éphémérides.
Nous avons fait des relevés, les miens ainsi que les siens;
De retours dans un ports , j'ai eu accès aux éphémérides ainsi qu'aux corrections: élévations, demi diamètre déclinaison etc.
Résultat: avant, il m'avait fait un tas de croquis, schémas mais il a été décus:10MN d'erreur sur la latitude et autant en longitude (systeme de l'heure de la méridienne locale) avec un sextant de merdre et une montre dito

La meilleure façon d'apprendre l'utilisation du sextant c'est d'effectuer des obervations simultanées du soleil à plusieurs: un des observateurs prévient et ensuite donne un top. À ce moment tous font la lecture de leur hauteur, qui après correction instrumentale doit être identique. Et on recommence, des dizaines de fois... sans effectuer aucun calcul... simplement pour prendre confiance en soi: lorsque tous finissent par obtenir à chaque observation la même hauteur c'est bon.
Deuxième étape: on prend une hauteur et on va lire le chrono...apprendre à bien compter les secondes entre le moment où on prend la hauteur et celle où on lity le chrono, et on décompte les secondes écoulées dans l'intervalle... s'il y a un écarat disons de 2 secondes entre certains des observateurs, logique q:
À ce moment on dispose d'une hauteur et d'un chrono au moment de l'observation.

... le reste c'est du calcul, (à effectuer de préférence sans calculatrice, ...avec les logarithmes (Norie's) c'est amusant et ça occupe). Dans les années 60 et 70 on prenait ainsi 3 droites de hauteur du soleil avant midi + une droite de latitude à midi vrai + 2 stellaires au lever et au coucher. Avec de l'expérience cela se fait relativement rapidement (10-12 minutes pour une hauteur du soleil, 6 minutes pour la latitude, 15-17 minutes pour une stellaire avec 4 étoiles). La précision était souvent de 2 à 2,5 miles.Même lorsque l'horizon n'est pas net, avec de la pratique on arrive à trouver la bonne moyenne. Et quel plaisir de naviguer "Astro"!

La navigation astronomique n'a, aujourd'hui, plus aucun intérêt pratique. Il y a, aujourd'hui, sur n'importe quel voilier en traversée océanique, le GPS du bord, une cartographie électronique avec GPS, et tous les téléphones portables du bord, qui, grâce à l'application sailfree GPS sont transformable en GPS de secours. Je ne vois pas bien comment tous ces appareil peuvent tomber en panne en même temps. l'argument de la panne pour justifier l'apprentissage de l'astro ne tient donc pas. Le sextant peut être remisé au musée maritime, à coté de l'octant, du baton de jacob ou de l'astrolabe. L'apprentissage de cette technique doit donc être vue sous l'angle purement récréatif. Et il est vrai qu'il est très amusant et satisfaisant de se situer par rapport aux astres.
J'ai enseigné l'astro au cours de stages transats avant 1990 (début du GPS) et après 1990. Avant, tout le monde s'y collait, car le sextant était le seul moyen de se situer au large. Après 90, quand nous utilisions le GPS, j'avais beaucoup moins de succès. Car si tous les stagiaires apprenaient à faire une visée avec enthousiasme, c'est amusant et facile, les calculs ultérieurs refroidissaient la grande majorité (pourtant pas très compliqué). Il ne faut pas oublier que l'immense majorité des français est mathophobe, voire dyscalculique ( en didactique des mathématiques, on considère que le concept (pas la procédure) de l'addition n'est acquis que par la moitié des bacheliers). En fait, seuls les férus de maths, ceux qui prennent plaisir (comme moi) à faire des maths, arrivaient au bout des calculs et sortaient une droite de hauteur correcte. Les autre abandonnaient à la première erreur.
L'enseignement de l'astro ne peut donc concerner qu'une toute petite minorité de personne.L'enseignement des techniques polynésiennes de navigation pourrait être également un bon créneau récréatif.
Enfin, je ne vois pas très bien pourquoi le public de mathophile en question paierait, alors qu'il existe de très bons bouquins de procédures de calcul (stern-veyrin étant le plus didactique) et que la visée est à la portée d'un chimpanzé.

Plus d'intérêt? ...comme la lecture des bons auteurs alors! L'argument de l'intérêt "fonctionnel" n'en est pas un je crois... parce qu'alors.. pourquoi faire de la voile?...pour faire des économies de gasoil!!! Encore faudrait-il que le prix du m2 de voile soit revu à la baisse! L'intérêt est de ne pas mourir con et de faire les choses par soi-même... mais je suis un dinosaure, qui a encore un sexe-tend...heu, un sextant. Le mec qui fait de la voile par philosophie de vie se doit d'utiliser un sextant. Et c'est un mec qui n'y connait rien à la voile qui le dit!

Plus d'intérêt pratique. L'intérêt intellectuel ou culturel perdure, bien évidemment, tout comme il est tout aussi intéressant de connaitre les méthodes polynésiennes ou arabes. j'ai pu constater que lorsque l'intérêt pratique disparait, la nav astro et ses quelques calculs n'attire plus grand monde.

"Plus d' intérêt pratique"?

C' est sans doute pour çà que la marine américaine (entre autre) ré-enseigne la navigation astronomique à ses futurs officiers!

Une jolie ch'tite éruption solaire et zou, plus un seul GPS sur terre ne fonctionne!

Gorlann

La marine américaine réenseigne effectivement la nav astro, mais c'est pour parer aux tentatives de brouillage russe, sur des zones opérationnelles très limitées. Vu l'importance qu'à pris le GPS dans l'économie, un brouillage mondial durable qui affecteraient les plaisanciers ne peut s'imaginer qu'en cas de conflit mondial. Dans ce cas, les plaisanciers ne sont plus sur l'eau.
Quand à l'éruption solaire pertubatrice, c'est tous les combien?

"La bonne nouvelle, c'est que ces tempêtes passent en quelques heures". Elles ne nous concernent donc pas en traversées océaniques.

Quand à la "complexité des calculs", ce qui est bien avec l' astro, c' est que la moindre erreur dans le calcul de droite saute aux yeux, car on se retrouve systématiquement avec un intercept ou/et un azimut aberrant.

Il suffit tout simplement de reprendre depuis le début, et l' erreur est vite trouvée!

Et pas besoin d' être bachelier pour faire de l' astro.

Gorlann

Les calculs sont effectivement très simples avec des tables HO (addition-soustraction d'angle,maniement de tableaux à double entrée), on va dire programme de 5ème, en ce qui concerne les procédures de calcul. Il n'y a que 2 concepts, celui d'angle horaire et celui de déclinaison, à comprendre, ce qui est aussi d'un niveau 5ème. Je soulignais simplement que ce niveau 5ème en maths n'est atteint que par la moitié des titulaires du bac. J'explique chaque semaine les coordonnées latitude/longitude auprès de stagiaires en école de croisière, tous diplomés du supérieur. Et bien, c'est difficile. Quand je leur parle de sexagésimal, ils ouvrent des yeux ronds. Et quand à calculer une heure marée de tête, laisse tomber!
Mais je parlais surtout du goût (et surtout du dégoût) pour les maths, maladie bien française, à mon avis du au rôle des maths dans la sélection scolaire (et donc sociale) en France. 99% des français sont des traumatisés des maths, puisqu'ils ont été, à un moment ou à un autre, mis en échec par les maths. C'est le résultat de notre culte pour l'égalité (qui est ,comme par hasard, une notion mathématique!). Faire de l'astro pour le plaisir (puisque c'est devenu inutile), c'est replonger dans ce trauma national.

3j3j

"Quand je leur parle de sexagésimal, ils ouvrent des yeux ronds."

Peut être les mêmes ?
"Qui entendent "science occulte" et comprennent "érotisme" " (Pierre Vassiliu)

Bonsoir.
Dire que l'astro ne sert plus à rien est pour le moins réducteur.
C'est comme dire que la navigation à l'estime ne sert à rien.
C'est comme dire qu'une carte papier ne sert à rien.
C'est comme dire d'un compas de relèvement ne sert à rien.
c'est comme dire d'une règle Cras ne sert à rien.

Pour rappel un petit post pas si vieux qui raconte une "Croche" de quille au Sud Est d'Hoedic avec une belle trace Navionics alors qu'une belle navigation à l'Ancienne avec le respect des aligements aurait évité ce fort désagrément.

Je tempère car ce n'est que l'avis de Mr Le Vieux de 67 ans ;)

Hola, Azur15... tu aimes le risque, parce à m'appeler "le Vieux" je me suis attiré les foudres des "taverniers"! Par contre un petit désaccord tout de même: je n'ai jamais utilisé ta règle Cras en 45 ans de marine marchande (de 1968 à 2013)... chez les belges ce sont les "parallel rules" qui sont utilisées.Et les cartes et publications sont celles de l'Admiralty, et last but not least, nous avons la Nelson dans nos galons d'officier de pont!!!... bon l'étoile au dessus c'est le clin d'oeil à la navigation astro et aussi le petit supplément des directeurs de l'ESNA (École Supérieure de Navigation d'Anvers), une école de la marine marchande où l'on accepte les étudiants français (très nombreux) mais aussi certains élèves officier de l'École Royale Militaire de Belgique.

Je confirme : la navigation à l'estime ne sert plus à rien, le compas de relèvement ne sert plus qu'à vérifier une route de collision ou un amer postérieur dans un alignement inconnu.
Par contre, carte papier et règle cras sont encore utile, car les cartes électroniques sont beaucoup moins fiables que le simple GPS.
L'utilisation des alignements pour les entrées de port est toujours d'actualité.
Un vieux de 65 ans, qui a donc vécu la moitié de sa vie professionnelle sans GPS et l'autre moitié avec, qui peut donc comparer et prendre en compte la révolution GPS dans les techniques de navigation et leur enseignement.

Télescopage de fil … moi aussi kif kif nav , mode coz et mod’s… d’un côté le temps de la Démerde… et celui de l’assistanat… comme disait Nino Ferrer dans sa chanson «  la maison près de la fontaine » : c’est le progrès 🤷‍♂️

Holothurie : «  à la portée d’un chimpanzé » ? Oui, euh… à condition qu’il soit bien dressé ( pour lire l’heure et décompter les secondes à partir du Top)
Mais c’était une façon bien « tavernoise » ( un « poil » vexante ) de relancer le fil.
L’astro c’était aussi philosophiquement le moyen ultime sur l’eau de prouver son autonomie … sa capacité de naviguer sans aide extérieure . Et aussi la fierté qui se rattache à ce concept . Donc, très valorisant pour le praticant. Pour rire, sur toutes les réponses de ce fil qui a vraiment navigué au sextant au long cours sur un voilier .. levez le doigt …
( 👆)

L'astro est effectivement un moyen de distinction sociale. Celà me semble aujourd'hui être la motivation principale pour apprendre l'astro. En apprenant l'astro, on a l'impression d'être un meilleur marin, voire un grand marin. Impression trompeuse et dangereuse, puisque l'astro ne sert à rien. Il est beaucoup plus difficile et long d'apprendre à piloter que d'apprendre à faire une droite de hauteur. Mais c'est beaucoup moins prestigieux quoique beaucoup plus utile.

3j3j

@ « Pour rire, sur toutes les réponses de ce fil qui a vraiment navigué au sextant au long cours sur un voilier .. levez le doigt … » a écrit la godille.

Moi, je lève le doigt, l’index hein, pas le majeur, ce fil doit être de bonne tenue.😏
Plus sérieusement et contrairement à Gorlann plus bas qui évoque la magie d’un atterrissage réussi grâce à la nav astro, bof…je n’ai jamais ressenti ça, cette réussite n’est jamais que le résultat de quelques opérations mathématiques prédigérées par des tables, rien de mystérieux ni de magique là-dedans.
La seule magie dont je me souvienne, le soulagement devrais-je dire, c’est d’avoir réussi un atterrissage à 100 mètres du mouillage dans une brume à couper au couteau, et ceci grâce à la gonio, Je me revois encore en train de tournicoter ma ferrite, et j’avais décidé d’arrêter les frais avant de percuter la côte (la pointe de la Estaca en Galice) quand miraculeusement la plage devant laquelle je voulais mouiller m’apparue…ouf…
D’autre part la facilité, pour les fonctions basiques, qu’offre aujourd’hui le gps et plus généralement le matos moderne de navigation est compensée par une complexité croissante d’utilisation si on veut vraiment exploiter pleinement toutes les fonctions de ces appareils (ce que la plupart des gens ne font pas), il suffit pour s’en convaincre de voir l’épaisseur des manuels d’utilisation. Voir par exemple la complexité de certains pilotes, des logiciels de routage, et j’en passe.
Tous ces matériels nécessitent eux aussi de mobiliser quelques neurones si on veut les exploiter à fond.

Bonjour,

pour les navigateurs qui ont utilisé l' astro par nécessité et pour qui c' était une corvée, l' arrivée du GPS a due être super!

Mais pour ceux qui aimaient la magie de l' atterrissage réussi, l' arrivée du GPS a tué çà.

J' ai toujours atterri là où je voulais en traversée à l' estime ou avec l' aide de l' astronomie, çà procurait parfois des périodes de stress avant d' avoir la confirmation que l' on avait "bien" navigué... mais quelle extase au bout du compte!!!

Avec le GPS, plus aucune angoisse certes, mais plus non plus de "magie de l' atterrissage", quand on sait d' avance à quelle minute on va arriver à quelques mètres près.

Ce sont deux philosophies différentes, les pressés/anxieux/adeptes du risque zéro préféreront le GPS... moi je préfère l' aventure et ma liberté (ce qui n' empêche pas d' avoir un GPS... mais dont je ne suis pas l' esclave))!

Gorlann

Je ne vois pas bien en quoi l'astro et l'estime peuvent être le symbole de l'aventure et de la liberté et le GPS symbole de l'esclavage!
Votre raisonnement a tout de même la limite de la zone de navigation. Les atterissages à l'estime dans le brouillard sur Aurigny ou Ouessant pouvait être chaud-bouillant avant 90. je me souviens même d'avoir rebroussé chemin plusieurs fois. Je note du reste que vous gardez le GPS au cas où, ce qui n'était pas possible à l'époque et qui fait toute la différence. C'est pourquoi je suis assez moqueur des courses autour du monde vintage sans GPS ou téléphone satellite. Ils gardent bien au chaud un sac fermé avec ce matos, au cas où, ce qui change tout.

Ben pour moi, la liberté, c' est d' être capable de me démerder sans l' aide des autres, d' être autonome quoi!

Je sais bien que ce n' est plus à la mode, mais çà me convient!

Mon GPS, tout comme mon moteur peut très bien tomber en panne pendant une croisière, çà ne m' empêchera pas de continuer comme si de rien n' était, parce que je sais très bien faire sans (j' ai eu mon 1 er GPS il y a une dizaine d' année, parce qu' il était sur le bateau que j' ai acheté, et jusqu' à il y a quelques année, je l' allumai une fois par an pour voire s' il fonctionnait toujours).

Quand à la navigation dans la brume en Iroise, çà "oblige" à tenir une estime rigoureuse... c' est essentiellement là le problème de beaucoup de monde.

Et je ne vois pas bien en quoi "mon raisonnement" me limiterait à des zones de navigation "faciles".

Gorlann

Si l'aide des autres concerne ce qu'on appelle les aides à la navigation, alors il faut se passer de cartes (ce sont les autres qui les ont tracées), de sondeur etc... On est pas plus autonome en se passant du GPS qu'en l'utilisant.
Dans mon allusion à la navigation à l'estime dans le brouillard, je voulais souligner l'incertitude de la navigation à l'estime, qui se révélait dans des lieux comme aurigny ou Ouessant. Ce n'était pas une question de niveau technique. L'incertitude intrinsèque aux documents concernant les courants par exemple faisaient que certains attérissages étaient plus proches de la roulette russe qu'autre chose. J'allais à une certaine époque, toutes les semaines à Aurigny, de Mars à Novembre. Le brouillard est là bas extrêmement fréquent. Bien que connaissant chaque amer et chaque cailloux et chaque contre-courant, il m'arrivait de devoir rebrousser chemin. Le GPS a été un progrès extraordinaire dans ces eaux, dont je ne vois pas pourquoi il faudrait se passer.

Ce Ringard de Magellan doit être Mort de rire en découvrant le mot de GPS
Grosse dérive d'un sujet bien sympa et merci à Camille qui s'est pris une torpille par le travers.
Tout le monde est beau. Tout le monde a raison.
Mais pas tout le monde est capable de transater sans GPS ce qui est peut être mon cas ;)
C'est comme apprendre les tables de multiplication et d'addition sans addiction et de partir en classe avec 5 calculettes au cas OU "Les Piles"

3j3j

Intéressant, tout ça, merci pour ces échanges.
Juste un détail : Bien sûr que sous le grand principe de la facilité, le GPS nous emmène doucement sur le chemin de l’esclavage, exactement comme toutes les aides que nous utilisons car elles créent des dépendances, et ces aides (automatismes, computers, robots, etc.. et même serviteur humain) à partir du moment où elles effectuent un travail à la place d’un homme, elles se substituent à l’homme, tandis que ce dernier perd petit à petit la maîtrise de son art, il perd la belle efficacité qu’une longue pratique lui avait donné, on pourrait même dire qu’il perd son essence d’homme, sa raison d’être ; en quelque sorte, l’homme abandonne ses devoirs et ses privilèges à l’aide, à la machine, et ceci conduit à son affaiblissement, tandis que dans le même temps la machine progresse et envahit sournoisement son territoire.
Et ceci touche pratiquement tous les domaines, du pilotage des avions ou les nouveaux jeunes pilotes peinent à faire un tour de piste avec cavok et vent zéro, de la chirurgie ou le chirurgien perd doucement la main (Deux cent cinquante mille cas de malpractice par an aux USA), etc, etc, on retrouve même des robots dans les chambres à coucher.
La facilité s’installe à grand pas, la décadence suit et vous trouverez la suite dans les aventures de Pinocchio. Rien de vraiment nouveau, n’est ce pas?
Cavok : “Ceiling and visibility OK ” = beau temps!

Reprendre la dialectique hégélienne du maitre et de l'esclave au sujet des machines est un pur fantasme. La machine libère l'homme, et surtout la femme. Toutes les féministes vouent une reconnaissance éternelle aux inventeurs des lave-linges, lave-vaisselles, réfrigérateurs etc.. C'est grâce à ces inventions, et quelques pilules, que ces anciennes esclaves sont partiellement sorties de leur condition servile, ce qui déplait généralement à leurs anciens maitres. Sur nos voiliers de plaisance, le moteur auxiliaire nous a libéré des pannes de vent, le GPS de la mauvaise visibilité, le foc à enrouleur des manoeuvres à l'avant, les polaires en bouteille de plastique des pulls en laine qui ne sèchent jamais etc...
On retrouve, derrière les propos qui voudraient inverser le sens de la servitude la vieille rhétorique réactionnaire de l'effet pervers.

Monsieur l'holothurie.
Par respect pour Camille qui a ouvert un fil de partage de connaissance il pourrait être de bon goût que vous songiez à ouvrir un nouveau sujet par exemple si je reprend votre dernier post sur l'homme (le mâle) la femme, le lave vaisselle, le lave linge car il y a comme un relent de pollution du sujet initial et une dérive très éloignée du maritime. Merci

CapRac...je te rejoins, un jour mon cardiologue qui partait en pension m'avait dit: "Vous savez ce que je crains le plus? Un infarctus! Mes jeunes collègues n'y connaissent plus rien!"

Holothurie : personne n’a dénigré le GPS . Il a seulement été sous entendu ( très fortement😂) que le fait de naviguer a l’ancienne démontrait une capacité supérieure du naviguant . Disons qu’il fallait se sortir les doigts , et en avoir + dans la culotte pour oser certains trucs , qu’à notre époque actuelle . Quand aux atterrissages délicats , la sagesse était souvent d’attendre et de savoir patienter ( brouillard etc ..) et puis il y avait d’autres aides, gonio etc.. on appelle ça aussi le sens marin . Pour ma part ,avec le recul du temps je bénis ce hasard qui m’a fait commencer les voyages à la voile dans ce temps là . ( et malgré ça j’ai un GPS … mais je peux faire sans , toute la question est la 🤘)

"Disons qu’il fallait se sortir les doigts , et en avoir + dans la culotte pour oser certains trucs , qu’à notre époque actuelle ."

On se rassure comme on peut...

Marco neuf : Je t’ai pas attendu…😂😜😝 désolé de t’avoir froissé … mais il y a des vérités qui dérangent, c’est comme ça !

Ça ce la pète ceux qui savent naviguer astro je vois! hehe
Je ne sais personnellement pas, il y a des chances que je ne sache jamais et c'est dommage.
Trop flemmard pour gagner une compétence si elle ne me sert a rien de concret.
Et pourtant je suis loin d’être un fan d'assistance et de machines (sans partir dans le délire terminator de CapRac non plus! hehe (je vanne juste hein rien de méchant)) etc, quand je peux faire moi même, je préfére. (même pas de girouette ou anémomètre, ni d'enrouleur, alors c'est qui le plus old school!hehe)
Ça doit pourtant être magique effectivement, sans parler du fait d’apprendre a connaitre le ciel nocturne comme sa poche. La aussi, je pourrais l’apprendre, mais pour quoi faire? draguer? je me connais et je sais que si j'ai pas de but pratique derrière ça, ça va rentré dans une oreille et sortir de l'autre. Je sais trouver l'étoile polaire et basta. (plus deux trois constellations qui m’ont servi a...draguer.hehe)

Pour répondre a la question originale, non je ne serait pas client, pour les raisons au dessus, et aussi parce-que si je devait apprendre je pense que je passerais par des bouquins etc.
Il n’empêche que je trouve la démarche sympathique et que je vois souhaite de la réussite dans votre projet!

Holothurie, tu ne comprends rien. Zéro, au coin, bonnet d’âne.
Je ne prendrais même pas la peine d’expliquer mes derniers propos, tu ne comprendrais pas non plus. Tout au long de ce fil, tu n’as pas arrêté d’interpréter de travers ce qu’ont écrit les autres intervenants. J’espère pour toi que tu le fais exprès, vraiment.

Pour les autres, dont NealCassidy, il s’agit bien sûr de trouver un équilibre entre l’homme et la technologie et c’est ce que l’on fait tous les jours depuis longtemps.
C’est même passionnant d’essayer de sentir jusqu’où la machine nous sert (le PA d’un avion ou d’un bateau en croisière, par exemple, qui évite à l’homme des tâches fastidieuses comme la tenue manuelle d’un cap un d’une altitude) et à quel moment elle devient “dangereuse”, ou elle prend trop de place dans l’action; on commence à le voir venir tout doucement (le crash de AF447, l’Airbus 330 de Rio, pourrait être un exemple dans lequel la machine n’a, d’une part, pas aidé l’équipage et, d’autre part, a contribué à restreindre sa vigilance). Dans ces rapports homme-machine, le mot clé est bien sur “équilibre”.

Ca va mieux comme ça, Neal? Terminator, tu disais? Dis donc, les Talibans ou autres zozos qui se sont fait dégommer par des drones venus de nul part, tu crois qu’ils pensent quoi du pouvoir des machines?

Je blaguais simplement, et je te rejoins sur les drones, le robot chien de boston dynamic, je le trouve sacrement flippant, (bon l'episode de black mirror a pas du aider aussi!)

Et bien et bien ! Deux jours d'absence (sympathique nav entre l'Aber Wrac'h et Brest) et je vois que le sujet de la nav astro est en train de déraper sur un concours de qui a la plus longue !
Ce n'était pas le but initial...

Je ne vois pas vraiment la nav astro ou l'estime ou la carte papier comme des éléments de distinction sociale, en tout cas personnellement. J'entends que ça puisse être le cas pour d'autres, mais je ne porterai pas de jugement; la "distinction", Pierre Bourdieu l'a largement montré, est dans la plus part de nos habitudes quotidiennes, même les plus futiles.

Concernant l'utilité pratique, je rejoins en partie la réflexion de CapRac sur ce point : certes le GPS remplace l'estime et l'astro, mais est-ce une raison pour oublier ces savoirs et surtout ces savoirs-faire ? Les polynésien aujourd'hui se mordent les doigts d'avoir cessé de transmettre leurs anciennes routes maritimes. On ne compte plus le nombre de savoirs, de gestes, qui ont sombré dans l'oubli faute d'être transmis, parce qu'une innovation les avaient rendus "obsolètes" d'un certain point de vue. À mon sens le savoir de l'Humanité devrait s'accumuler et non se faire remplacer par un autre plus "facile".
On peut imaginer X situations où l'estime et l'astro seront de nouveau utiles (on en a cité quelques unes plus haut), mais même sans tendre vers une hypothèse apocalyptique, je trouverais bien triste que dans une génération plus personne ne sache régler un sextant et viser une étoile. Parce que contrairement à ce que j'ai pu lire plus haut, je ne crois pas que le simple fait qu'il existe des livres pour décrire les méthodes suffisent à la transmission d'une génération à l'autre.
En tout cas, personnellement j'ai toujours bien mieux appris avec un "prof" qu'avec un livre. Et pourtant j'étais réputé bon en maths au lycée !

À lire la première intervention de Holothurie j'en retiens que : 1) la grande majorité des gens sont trop bêtes pour y arriver. 2) Ceux qui sont suffisamment matheux n'ont pas besoin de prof. 3) Toutes les personnes qui n'arrivent pas en 5 minutes à faire une visée juste au sextant sont moins habiles qu'un chimpanzé.
Pas très sympa pour les chimpanzés !

Aujourd'hui la bougie est une technologie complètement dépassée, et â l'heure des plafonniers à led intelligents c'est une absurdité de l'utiliser encore!

Et pourtant... Un dinner à la chandelle, c'est si bon!

Et plus prosaïquement il se pourrait que dans un futur proche nous soyons confrontés de plus en plus souvent à des pannes de courant … (énergie écolo avec des éoliennes en pannes de vent ) comme je le disais plus haut , on n’arrête pas le progrès😝… ce qui est bon pour repeupler la planète ( (a la suite du dîner👩‍❤️‍👨!!!!)

bonjour sail Camille, je suis intéressé, cordialement

L'officier de marine qui ne possède pas son sextant est un officier mécanicien... c'est du moins ce qui se dit en Belgique. Naturellement, les Français, pour se distinguer, ont inventé la polyvalence: l'officier de pont est aussi de machine et inversément, un peu comme si existait une formation polyvalente de "rabbin-évêque-moufti", Oufti*, qui elle n'existe pas je crois... du moins pas en Belgique... en France non plus?...ou bien si quand même? Cela n'empêche qu'il ne faut pas se prendre pour une étoile lorsqu'on descend Vénus... sur l'horizon, au sextant.
*(Oufti, en liégeois signifie "Aie Aie Aie")

Je serai aussi intéressée et comme le dit Van O Rix, plus pour la manipulation même du sextant, mise à zero, correction,visée, entretien sur le freiberger d'occasion que j'ai acheté et qui me pose plus de problème que de plastimo d'apprentissage...

Un sextant vraiment pas cher, sans doute idéal pour débuter
www.leboncoin.fr[...]631.htm

A voir la photo, il semble avoir été protégé dans une malette

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mars 2021