ça fait quel effet de naviguer ?

Bonjour à tous,

J'aurais voulu savoir, parmi ceux d'entre vous qui ont fait des grands voyages, ou des voyages plus petits sans limite de temps, quel effet ça fait de larguer les amarres (expression bien connue mais finalement peu mise en pratique).

Partir de son port d'attache sans savoir ce que l'avenir nous réserve, partir à la découverte du monde, partir à la découverte d'une vie où le temps s'écoule d'une autre manière, où notre vie et le bateau sont au centre de tout, changer de train de vie, de rythme de vie, changer d'obligations.....

Putain c'est quand même pas banal, comment avez-vous vécu ça, qu'Est-ce que ça a changé en vous, comment vous vous situez maintenant par rapport à avant, Est-ce que ça valait le coup.....

J'aimerais entendre parler de ça.... j'ai 36 ans, je suis venu à la voile sur le tard, suis chargé de famille et hésite à me montrer suffisamment égoïste pour les embarquer là dedans mais j'y pense tous les jours.....

L'équipage
24 nov. 2015
24 nov. 2015

Ah merde je voulais le mettre en taverne, délolé

24 nov. 2015

houlàlà.... quelle question!
Commence par lire quelques bouquins de ceux qui l'on fait car chaque réponse peut se décliné en 200-300 pages

24 nov. 2015

une première piste

24 nov. 2015

Ouh là là la question! J'ai répondu en 310 pages il y a 10 ans!

Mais pour un post sur un forum je dirais que cela fait du bien, c'est la liberté, la rencontre avec soi-même, le bonheur absolu.

25 nov. 201525 nov. 2015

:pouce:

25 nov. 2015

Ce ne sont pas deux photos, mais une seule, juste ton bouquin mis en premier plan en passant devant l'Ile à l'Ours.

25 nov. 2015

J'aime bien la comparaison des deux photos... Même si sur la livre ce n'est pas l'Ile de l'Ours, c'est plus ou moins la même latitude!

;-)

25 nov. 2015

Oui, c'est ce que j'avais compris, mais mal expliqué. Merci en tous cas, cela fait toujours plaisir de savoir que ce livre a voyagé, a été dans des cockpits, a fait rêver...
:pouce:

24 nov. 2015

:topla: Allewind, on a comme qui dirait le même vocabulaire et des mêmes idées !

25 nov. 2015

@ allewind : ben j'ai lu tout ce que j'ai pu trouvé sur le sujet et j'ai pas réussi à ouvrir ton lein

@ mic marin : merci pour ta réponse

@ tous les 2 : notre ami pierre avait dit il y a quelques années "les grands voyages c'est pour les grandes gueules", sans polémique, j'ai navigué que dans mon coin, quand je pars j'ai une prévision météo sur 72h (c'est fiable), je connais toutes les cardinales, tous les bons mouillages (des Baléares à la corse), les ports de repli et la manœuvre sur le pont de mon boat....quand je dors au mouillage le bateau est prêt à appareiller, les ris sont toujours à poste, en famille on s'entraîne au MOB, on prend des relèvements quand on mouille, etc..... mais j'en ai marre.... il me semble que je maîtrise qqchose mais que c'est pas pour ça que j'avais commencé la voile, c'est pas pour ces raisons que j'étais attiré par les bateaux et que je me suis fait pourrir en régate à mes débuts parce que j'avais faim d'apprendre.....

25 nov. 2015

Mon voyage m'a fait prendre conscience de mon gaspillage terrien, sur terre on ouvre le robinet et l'eau coule, on appuie sur un bouton et la lumière jaillie, on cherche pas comprendre comment ça arrive c'est tellement facile.....Alors qu'au mouillage il faut économiser les ressources, car c'est une lutte quotidienne pour avoir un minimum de confort.(quand on ne fréquente pas les marinas).
Mais franchement ça vaut le coup :pouce:

25 nov. 2015

Depuis mon retour a bord a Tahiti puis Niue , Tongas et la les Fiji , je rêve d un hypermarché genre Carrefour , lol , un peu marre de manger que des oeufs et du poulet depuis 3 mois
le voyage apporte une vision tellement différente , on vie en France comme des nababes , ce matin pour aller a la capital , Labasa , 3 h de bus pour 80 km a travers la splendide ile de Vanua Levu , le bus s arrête , les gens achetent des ananas , des oeufs etc ....tous le monde est patient .
Mais le voyage en bateau c est pas tj simple , mauvaise mto , casse , tu trouves pas de quoi réparer , ou faire de bon appros pour la suite du voyage , fatigue des traversées , doucuments administratif ( pour les Fiji tu dois envoyer 6 feuilles d indications sur les appros du bord , photo du bateau , photo du capitaine et ça 48 h avant d arriver )
Ca plait ou ca plait pas , faut essayer

25 nov. 2015

Quand je vois un bateau sortir du port, je me pose la question : part-il pour la journée, pour un mois, ou pour le tour du monde?
Quant à savoir ce que l'avenir nous réserve...?

25 nov. 2015

J'ai vu le bateau, j'ai rêvé d'horizons, de liberté de chevauchées dans les embruns...
Je met le pied sur le ponton, enjambe la filière, une jambe sur le ponton et une sur le bateau, ça bouge, et... je n'arrive pas à passer l'autre jambe sur le pont du bateau. la réalité du bateau qui bouge qui se dérobe sous mon poids m'insécurise, me fait douter, j'ai besoin de la sécurité du ponton relié au continent, à la terre. et je m'en veut! car je suis là entre le quai et le bateau, à mi chemin, situation qui ne me fait pas rêver.

c'est ça l'aventure! savoir regarder en face l'inconnu, entreprendre sans forcément savoir si le but sera atteint.
archiprog.blogspot.fr[...]/ c'est déjà en soi une aventure! ensuite elle changera de nature, mais ça ce sera dans quelques mois.
@tedascum d'accord avec toi pour ta conclusion.

25 nov. 2015

Chapeau bas kaahua , :bravo: pour l'idée et la construction.
Une idée sur ses prochaines destinations ?

25 nov. 2015

ce qui est pas banal c'est de rester cloué au sol toute sa vie, pour moi ca c'est un exploit que je n'arrive pas a assumer...partir pour 1 semaine ou plusieurs années c'est pour certains d'entre nous la vie telle qu'elle devrait etre...
Si j'avais su enfant que j'aurais du ramer toute une vie entre les villes les administrations les impots le supermarché la foule...course contre la montre de tous les jours, pour avoir quelques années seulement de liberté j'aurais reflechi plus posement pour ne pas tomber dans ce piege...mais voila..." si j'avais su " ca n'existe pas

25 nov. 2015

"si j'avais su " çà n'existe pas" si cela existe tu sais très bien que tu vas vieillir, avoir de plus en plus mal partout et pourtant tu, on y va tous ....
Gilles

25 nov. 2015

A mon premier grand départ, c'était comme des grandes vacances, au début. Très vite c''est devenu une évidence, la vraie vie, simple. Moins confortable qu'à terre, il m'arrive encore de m'émerveiller sous la douche chaude qui coule, qui coule ! Tellement riche d'autres choses.

N'hésite pas, vas-y ! qu'est-ce que tu risques ? que ta famille aussi apprécie...

:reflechi:

25 nov. 2015

franchement c' est genial mais il faut accepter de changer de monde ... donc en avoir les possibilites, tant financieres que familliales mais on le paye au prix fort ce paradis ...

25 nov. 2015

@tedacsum comme beaucoup, à la base le tour du monde, mais d'autres projets se profilent en plus, mais pour l'instant c'est un peu trop tôt pour en parler, il faut que ça mûrisse... alors à surveiller du coin de l'eil

@labellemum changer de monde c'est justement .... ne pas se bloquer sur les possibilités financières, mais dans son coeur garder ses valeurs intactes, les faire vibrer enrichit tellement que ce qui parait se payer au prix fort est en réalité la récompense.
Je ne connais rien de tel que de voir briller des yeux de bonheur, sentir une harmonie entre les éléments, se savoir à sa place là ou on est. Cela n'a pas de prix, et pourtant ça vaut tout l'or du monde.

25 nov. 2015

Quand ma fille avait 3 ou 4 ans et qu’on rentrait ensemble à pied de l’école, notre trajet passait devant une sorte de square qu’il fallait contourner par la droite ou par la gauche. Elle me demandait souvent de la laisser prendre un chemin alors que je prenais l’autre. La zone était uniquement piétonnière et je pouvais garder un oeil sur ma petite aventurière, donc, je lui lâchais la main et elle cavalait sur la centaine de mètres qui nous séparait du point de rencontre, de l’autre côté du square.
Elle coupait le cordon pendant une minute et je pouvais voir son excitation et son plaisir de savourer ce petit moment d’autonomie.

Eh bien, pour moi, larguer les amarres, c’était un peu ça. Couper le cordon pendant un temps avec la société, ses contraintes et sa sécurité. Se déshabiller de ses habitudes et briser les rythmes bien réglés. Tout en sachant qu’on les retrouverait bientôt.

Il y a un peu de vertige à défaire tous ces liens qui nous relient à terre, la famille, le travail, etc… Les amarres du bateau étant les derniers fils à trancher.

Et il y a l’excitation de l’inconnu, de toutes ces pages de notre vie qu’on va écrire jour après jours, mille après mille, escale après escale…

Larguer les amarres, c’est aussi un voyage dans une autre dimension temporelle. Car si on part avec des moyens et un confort limités, on part aussi riche d’une denrée dont le stock nous parait colossal : le TEMPS. Quand nous nous prélassions dans de beaux mouillages à remettre le départ au lendemain parce qu’on était bien là, et encore au lendemain parce qu’un copain bateau venait d’arriver, je me disais que ce temps était un luxe que je dégustais comme un nectar très précieux.

Cette vie qui nous permettait de prendre le temps, permettait aussi à nos sens de voir et sentir ce qu’on n’a pas le temps de voir dans nos vie bien structurées de terriens. Toutes ces couleurs, ces nuances, ces parfums, ces sensations qui prennent plus de place quand le temps se dilate et que votre environnement s’épure, qu’il ne reste plus que vous, le bateau, le ciel et la mer.

Bien sûr, chaque voyage est différent. De mon côté, je dirais que le mien était plutôt sur un mode contemplatif. Le plaisir des sens, quoi !

25 nov. 2015

Bien qu'il y ait des moments très agréables dans une longue traversée, elle est généralement vécue comme pénible. Cela se mesure à la joie que l'on éprouve à quelques encablures de l'arrivée. On navigue souvent avec pour résultat de découvrir que ce que l'on a à terre n'est pas si mal que ça. Mais on ne le savait pas.

25 nov. 2015

Hello
Je n'ai pas fait le tour du monde, mais seulement une grande diagonale de l'Atlantique en équipage, de la Manche au détroit de
Magellan.
S'il fallait en retenir qu'une chose, c'est la découverte que l'on a des capacités d'adaptation totalement insoupçonnées !

26 nov. 2015

perso je mettrais sur le même niveau d'intensité l'émotion du départ, du voyage, et le coup de massue au moment du retour

26 nov. 2015

Je n'éprouve aucun "coup de massue" au moment du retour.
Content de partir, et heureux de rentrer.
Le retour n'est-il pas le but?
"Heureux qui, comme Ulysse..."

26 nov. 201526 nov. 2015

je ne sais pas Papy Boom ... pour moi, le retour est plus difficile que le départ!
Si bien qu'avant de partir pour notre tour de l' Atlantique, nous avions aussi préparé le retour!! => vente de la maison, emménagement dans un autre département, nouvelle orientation professionnelle (pour moi)!!! Et ça s'est passé plus facilement que pour notre premier retour de voyage familial, il y a qqs années, où nous avions retrouvé toutes nos vieilles habitudes sauf que nous avions profondément changé! et ça ne "collait" plus
Nous étions heureux de revoir la famille et les amis mais nous n'avions plus du tout les même visions sur le monde.
La vie en mer, à voyager est tellement enrichissante que, dès que possible, nous sommes prêt à partir de nouveau... et j'ai déjà une idée sur ce que je ferai au retour ! ;-)

26 nov. 2015

je précise juste: partir pendant quelques semaines ou quelques mois aucun problème à rentrer, bien au contraire, par contre le retour après trois années de vie totalement différente -au moins pour moi- n'a pas été facile du tout, sans doute sans m'en apercevoir ou sans vouloir me l'avouer dans moi même j'étais parti à jamais, ce qui n'était pas tout à fait ce qu'on avait prévu.
Par contre femme et enfants aucun problème, comme un clic d'un déviateur, BATEAU OFF - MAISON ON :-)

26 nov. 2015

Ca c'est bien , en ce qui me concerne le retour s'st mal passé, je n'en suis pas encore remis et ca fait 15 ans..je ne m'en remettrai que si je peux repartir..
un retour de vacances c'est deja un calvaire , mais un retour de 5 ans autour du globe ce fut une catastrophe a laquelle je ne m'etais pas preparé...a l'epoque j'etais debutant en la matiere.

26 nov. 2015

n'étant partis que 6 mois, pas de soucis de retour, presque déçu que rien n'ait changé, y compris au boulot après 11 mois... partir est quand meme un lourd projet, que de préparations, de sacrifices, un risque aussi pour la famille.. mais aussi une satisfaction d'avoir réalisé quelque chose... et quel rupture du boulot dodo débordé...le temps reprend une autre place

26 nov. 2015

Je n'ai pas l'expérience des longues navigations fort bien décrites par mes éminents amis héonautes. Mais je vais essayer de répondre à la question initiale : ça fait quel effet de naviguer ?
A chaque fois que je démarre mon moteur pour sortir du port, il y a quelque chose qui s'anime en moi. A chaque fois que je sors du port et que j'envoie mes voiles, je suis porté par une euphorie sans pareille. Je ne fais jamais d'exercice physique, et pourtant, je ne suis pas essoufflé. Mes sens s'aiguisent, j'écoute ce que me disent mon bateau et la Nature, et je leur parle. Ca y est, le moteur est coupé, et le vent nous porte. Vers où ? Quelle importance ? Oh certes, je sais que ce ne sera pas une transat, tout au mieux, une sortie vers Oléron, voire Yeu, une journée maximum de traversée, mais encore une fois, quelle importance ? Je suis sur mon vaisseau, mon ami, mon complice, et ensemble on se fait plaisir. Et pendant tout ce temps, I am the Master of my Fate, I am the Captain of my Soul.
Voilà l'effet que ça me fait de naviguer.

26 nov. 2015

Dans la question il y a aussi "qu'est ce que ça a changé en vous ?"

03 déc. 2015

A chaque retour, j'ai changé totalement de boulot, chaque fois pour plus d'autonomie, pour finir par être indépendante à mon compte !
Je pense que c'est à la fois la vie de bateau, le voyage et la confrontation avec des modes de vie différentes qui font que j'ai beaucoup changé : j'étais un bon petit soldat dans le système, heureuse d'y être d'ailleurs et de simplement passer des vacances en bateau. J'ai appris à vivre de façon parfois plus précaire, à des rythmes différents, à ne rien faire hormis vivre, sans culpabiliser, d'autres fois à bosser comme une dingue 18h par jour... cela m'a donné une grande confiance en moi que je n'avais pas étant plus jeune.
:alavotre:

27 nov. 2015

Salut,

Nous sommes parti une année en famille. Pas évident de répondre à tes questions. Le premier mois c'est un peu comme des vacances puis ça devient une façon de vivre. Au bout de 3 mois je me sentais détaché de ma vie en France. Je me suis forcé à garder contact avec mon travail (comme je savais que j'y retournai en rentrant) et aussi à ce qui ce passait en france en regardant la une des journaux de temps à autre. J'ai pris consience d'une certaine facilité de vie à terre qui nous sécurise mais nous bride l'esprit.
Aujourd'hui j'ai la certitude que je repartirai et que je serai capable de vivre ainsi des années mais avec des retours en france de temps en temps.
Le voyage à changé mon rapport avec mon pays et mes compatriotes, je ne me suis jamais senti autant français, j'ai même ressenti le mal du pays.
Ça valait carrément le coup surtout qu'on à pu le faire avec nos enfants. C'est allé au delà de mes attentes. Il y a un avant et un après.

27 nov. 201527 nov. 2015

Depuis 2012, nous naviguons entre 4 et 6 mois par an vers les latitudes nord.
Nous sommes toujours très contents de partir, la route du retour n'a pas toujours été de tout repos. Notre retour n'est jamais à regret puisqu'il est synonyme d'un nouveau départ. ;-)

27 nov. 2015

"ça fait quel effet de naviguer ?"

ça fait chaud au cœur et froid au portefeuille.

28 nov. 2015

La question du porte-feuille est intéressante. Le fil évoquant le grand voyage où souvent le bateau est la maison, je trouve plutôt que le portefeuille se porte bien.

Coût bateau versus maison plus voiture, le plus moins cher est le bateau. En plus, en mer pas possible de dépenser, on pèche... Jamais autant peu dépenser que pendant mes années de voyages.

28 nov. 2015

Ne pas oublier les cout des clearances , des ports , du carénage , DAN , gas oil , assurance , casse a bord , caisse du bord , changement de matériel etc etc .....

28 nov. 2015

Je crois que la question n'est même pas de partir pour naviguer loin ou pas.
Même pour une navigation proche, tout change lorsqu'on est sorti du port et que le vent prend les voiles. A partir de cet instant, c'est une joie intense qui commence. On est dans un autre univers où la technique de navigation se mêle à la saveur des couleurs, de la lumière, de la vie de la mer.
On est alors un peu maître du monde!

28 nov. 2015

pas la même chose , partir loin en bateau amène bien plus de contrainte qui qq fois devient bien chiant , sur du cotier , on résout bien plus rapidement les soucis

29 nov. 2015

Pas une grande expérience mais je dirais que c'est un peu comme une drogue qui devient une nécessité ! Ca c'est pour le plaisir de la glisse, de la voile ...
C'est aussi un formidable moyen de découvrir le monde et les locaux, c'est autre chose que de débarquer en avion. On profite plus, on prends plus le temps ...

PS: TDM peux-tu arrêter de répéter a gogo ton pessimisme !!? Si T'en as marre, je suis pret a reprendre ton cata ...

29 nov. 201529 nov. 2015

juste 30 ans autour du monde , alors qq expériences , simplement beaucoup idéalise le voyage et on peut naviguer au long cour ,juste dans les livres ou la croisière estival ,voir un TDA sur un an ( ce qui est deja mieux pour écrire ici )

29 nov. 2015

En 2013-2014, avec mon épouse nous sommes partis pour un tour de l'atlantique. Plus de 10 000nm en un an, c'est pas mal.
Mais je dois préciser que nous ne considérons toujours pas comme des marins, loin delà...
Nous sommes bien de terriens qui ont fait un grand tour en bateau.
Si nous avons traversé vers les Antilles et si nous en sommes revenus, c'est que le vent nous a poussé du bon côté.
A l'inverse de beaucoup sur les forums, qui doivent être réellement de véritables marins et qui ne "se trouvent bien qu'en mer", pour nous la mer et le bateau sont des moyens de rencontrer des gens d'une façon différente. Aborder par la mer des lieux inconnus. Ne pas être un inconnu au milieu d'une horde de touristes débarqués d'un avion ou d'un paquebot.
Même s'il y a de supers moments, il ne faut pas croire (du moins en ce qui nous concerne) que lors d'une navigation tout n'est qu'enchantement.
Bien souvent nous avons pensé "mais qu'est ce qu'on fout ici?" "c'est sur en rentrant on se met au camping-car".
A chaque fois on se promet que ce sera fini. Mais les mauvais moments s'estompent avec le temps et, comme toujours, on ne retient que les meilleurs.
D'ailleurs nous sommes prêts à repartir, du moins si c'est possible, pour la "grande boucle".

levoyagededionysos.blogspot.fr[...]ce.html

30 nov. 2015

@ Dionysos

Je dois dire que je me retrouve complètement dans ton texte “réflexion sur la navigation de plaisance“ à lire sur ton blog.
Particulièrement ta comparaison avec la planche pour expliquer le vertige qu’on peut ressentir en grande traversée. Bien vu !

29 nov. 2015

@ Dionysos
Merci pour le lien vers la page de votre blog. Je vois bien là les deux cas de figure, le "terrien" qui vas sur l'eau.
Ne pas oublier que beaucoup de ceux qu'on considère comme de grands navigateurs (course au large) ne sont rien d'autre que des "terriens" dont la spécialité est d'utiliser la mer!

30 nov. 2015

pour aller sur l'eau il faut déjà du courage ,ce qui parait naturel pour certains est insurmontable pour d'autres .
beaucoup se sentent rassurés quand ils ont franchi ce pas tant qu'ils voient la côte ...
de là à partir sur les océans il y a un grand pas à franchir ,toute une logistique à mettre en place et de plus si on ne veut pas partir seul il faut que l'inconscience soit partagée ,.
la première navigation de nuit même par beau temps est stressante
que dire quand ça piaule et que la terre n'est pas loin sous le vent
et malgré tous ces désagréments certains franchissent le pas rassurés
et enthousiastes .
Christophe je parle du saint patron des voyageurs pas de colomb qui est le plus grand pollueur de l'humanité ,doit être heureux ,lui qui a voyagé
en transmettant la bonne parole ....
alain

30 nov. 2015

j'ai un bon copain qui a pas mal navigué : 1 année sabbatique autour de la Med, les Antilles et dernièrement en retraite le TDM en 4 ans toujours avec sa femme .

Evidement il en garde de gros souvenirs. Je lui ai demandé se qu'il en concluait ,son ressenti .

Coté decouverte,voyage,navigation ,liberté etc tres bien .Mais il a un gros regret qui pour lui et son épouse est irreparable .Ils n'étaient pas là lorsque leur fille avait besoin d'eux et aussi ils ont "raté" irremèdiablement les petits enfants ... donc les liens famillaux se sont distendu et apparament ça les chagrines pour ne pas en dire plus .

30 nov. 2015

Courage d'aller en mer? A moins d'être suicidaire, vous ne partez pas en mer avec l'idée que vous allez couler. Vous sautez en parachute parceque vous savez à 99,9% qu'il va s'ouvrir, etc....
A titre personnel, tout est une affaire de risque calculé. Par contre le vrai courage c'est d'entreprendre une action à très haut risque par pur altruisme.

Vouloir embarquer volontairement des gens, de la famille, ses enfants, qui n'ont rien à faire de vos étâts d'âme et ont leur vie à mener, dans des coups tordus demande d'abord de penser aux autres avant de penser à soi. C'est une autre forme d'altruisme. Autrefois le pater familias avait le droit de vie et mort sur son entourage, mais les temps ont changé.

02 déc. 2015

l'avion à été inventé par les optimistes et le parachute par les pessimistes .
le bato c'est pareil avec la survie et tout le train train qui va autour .
alain

30 nov. 201530 nov. 2015

il y a un coté tres interessant a ecouté ou lire ceux qui sont partis ,ça fait c'est vrai un peu réver ... bon sujet

seulement je note que l'on n'a que les recits de ceux a qui cela c'est bien passé ou pas trop mal mais l'on a que tres rarement les recits d'échecs ...il doit bien y en avoir comme dans toute chose ..mais là ça semble plus discret

c'est dommage car cela permetterait d'avoir des avis pour et des avis contre

30 nov. 2015

Quand tu commences a dire que c est pas tj rose et cool , on te crois pas

30 nov. 201530 nov. 2015

c'est bizarre, parce que la vie d'une manière générale est pas toujours rose et cool…
soit on compose avec les galères et on garde bien au chaud dans son coeur et dans sa tête les bons moments de la vie, soit on vire dépressif ou pendu…

perso, et côté galères j'en vit pas mal depuis longtemps, avec des pauses parfois pour que j'ai le temps de souffler un peu, j'en ai une belle série en ce moment…comme d'hab', c'est normal, ça allait bien, donc ça pouvait durer… ben je reste positif, je sais que la vie est faite de plein d'embûches, de complications, d'imprévus…
de petites galères comme un vase d'expansion qui te pisse à la gueule quand tu le remets sous pression… tu rages, mais c'est rien, c'est juste un bout de ferraille qui fait suer…
un souci d'argent pour un imprévu, tu galère 6mois pour t'en remettre…voire beaucoup plus… et alors… j'ai jamais vu un coffre-fort dans un cortège funéraire…
une jeune cousine qui meurs dans sa bagnole pour un con de platane qui as traversé la chaussée… tu rage un peu plus… mourir à 24 ans sur une route de campagne en rentrant chez toi, c'est pas cool…(bon les routes étaient pas au top par chez nous ce week-end) mais faut faire avec…

nier les galères, je penses que c'est très improductif… mais nier que c'est ses galères qui font une bonne part de l'essence des bons moments ne me parait pas correct, ça serait lassant de toujours vivre trop bien, sans souci je penses, ou alors on en voudrait toujours plus, vraiment beaucoup plus, et on serait frustrés

[edit] zut, du coup, j'en ai oublié de répondre au sujet du fil: perso, les grandes navigations, je sais pas encore ce que c'est, et ça mettras sûrement longtemps avant que je le sache, mais bordel, quand tu envois la toile, que tu coupe le moteur, et que tu glisse sur l'eau, qu'est ce que c'est bon… t'es un couillon de débutant, t'es pas sorti de ton golfe et tu dors au mouillage dans une zone indus… et alors, osef, c'est beau, tu te réveille ça vie, et t'es resté à la même place que là ou tu avait jeté la pioche avant de dormir… t'es pas si con que ça… du coup ça te rassure…
tu pige pas tout… ben oui, tu apprends, tu te sers de ton cerveau, de tous les conseils des gens sympas que tu rencontres, des avis des amis qui savent plus que toi… bref, j'avais jamais connu de monde ou le partage et l'humilité était aussi vrai que dans le monde maritime… même si c'est un monde qui connait aussi son lot de frimeurs, de matuvu, etc… et je ne suis qu'un modeste débutant, dans quelques années, je penses que j'aurais une longue liste de gens biens et de frimeurs aussi à ajouter à ma liste, en attendant, je suis pressé de pouvoir régler quelques souci pour retrouner voir mon canot au plus vite ;) [/edit]

01 déc. 2015

malgre tous ces discours et comme ca a ete dit sous differentes formes, je simplifie:
decider de partir pour une nav un peu serieuse c'est juste une question de sous...moins de sous moins serieuse , plus de sous y'a plus que le foot a la tele

02 déc. 2015

bjr ,
je suis parti plusieurs fois ,à chaque fois c'est une émotion surtout les premiers jours ,ma première transat je n'avais pas envie d'arriver ,et la dernière j'avais hâte que ça finisse ...
comme quoi on change ,maintenant j'arrive a partir un mois par an sans
être saturé ,mais les sorties à la journée ma conviennent très bien deux ou trois fois par semaine .
et puis l'ambiance de la plaisance à voile n'est plus la même surtout en med est , ouest c'est différent d'ailleurs cette année c'est ce que j'ai fait
alain

02 déc. 2015

oui l'ambiance n'est plus la meme.il y 30 ans on etait presque seuls meme en saison et des sept plus personne..peu de marina pas d'mmerdment de mouillage de coffre....mais ce coup la j'ai appris ma lecon je ne dirai pas " c'etait vieux avant"

02 déc. 201502 déc. 2015

..je ne sais si ca marche

03 déc. 2015

nous l'avons fait (ma femme et moi) pendant quelques années, c'est très agréable quand il fait beau, un peu moins quand il fait moins beau et carrément stressant par grand mauvais vent. -Tout cela est oublié à l'escale avec les nouveaux pays, les nouveaux paysages, les nouveaux voisins, les nouveaux copains.
-Le gros gros problème c'est quand on est de retour en France parce qu'on ne peut pas faire autrement, retrouver le bruit, la pollution, les foules incontrôlables, la grisailles et le froid, retrouver aussi les prix hallucinants, les taxes innombrables en progression constante, les promesses électorales jamais tenues (au contraire) !
-C'est ça qui fait mal ! -Et on ne peut plus repartir... mais on a été tellement heureux! il faut le faire c'est encore possible un peu.

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Une photo prise à Majorque dans les Baléares. Le mouillage se trouve juste sous le cap Formentor au nord de Majorque

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