Banque Populaire va construire un nouvel Ultime / Skipper le Cleach

Article du Figaro

Après son accident de la Route du Rhum, Le Cléac'h repart en Ultime et en Figaro

Par Martin Couturié

Mis à jour le 22/01/2019 à 13h57 – Publié le 22/01/2019 à 13h52

Banque Populaire a annoncé la construction d’un nouveau bateau volant pour Armel Le Cléac'h et une participation au Vendée Globe pour Clarisse Crémer. Les deux marins disputeront la prochaine Solitaire Urgo Le Figaro.

Le regard est franc. Massif. Pas celui d’un marin qui y retournerait contraint et forcé. Après la destruction de son trimaran Banque Populaire lors de la dernière Route du Rhum, Armel Le Cléac’h va repartir en Ultime. Son partenaire, Banque Populaire, a annoncé ce matin la construction d’un nouveau maxi trimaran Ultime de 32 mètres (pour un coût de 10 millions d’euros), dont la mise à l’eau est prévue durant l’hiver 2020-2021. D’ici là le skipper participera aux deux prochaines Solitaire Urgo Le Figaro. « Je suis motivé à 200 %, confie Le Cléac’h. Cet accident, cela été compliqué, mais cela reste un accident. Et je ne pense pas avoir fait d’erreur. Cela m’énerve qu’on puisse pense que c’est la même chose que mon chavirage en avril dernier. Là, le bateau a cassé ». Et le marin d’ajouter : « j’ai envie de retourner naviguer, c’est ma passion. Les Ultimes sont des bateaux volants extraordinaires. Même si l’accident m’a touché, j’ai envie de remonter sur des podiums. ».

«J’y vais pour gagner. Je sais que je peux finir premier comme trentième. Mais j’y retourne avec plaisir»
Armel Le Cléac'h

Ce sera donc d’abord sur la Solitaire au mois de juin. Double vainqueur de la reine des courses estivales, Armel Le Cléac’h s’élancera pour la gagne. « Je suis content d’y retourner. Ce sera un bon retour aux sources, à armes égales, avec le nouveau Figaro Bénéteau 3. Et il y aura un plateau exceptionnel. J’y vais pour gagner. Je sais que je peux finir premier comme trentième. Mais j’y retourne avec plaisir. » Comme son partenaire. « La Banque de la voile », qui fête cette année ses 30 ans de partenariat, a décidé de se réengager jusqu’en 2024, avec ces projets Ultime et Figaro, mais pas que.

Elle a ainsi annoncé également la participation d’un monocoque Imoca sur le prochain Vendée Globe avec la jeune Clarisse Crémer, née en 1989. La navigatrice, qui s’élancera en 2020 sur le tour du monde sur l’ex-bateau SMA de Paul Meilhat, participera également en juin prochain à la 50e édition de la Solitaire sous les couleurs de son actuel partenaire. Et elle disputera la prochaine Transat Jacques Vabre en double à l’automne, avec Armel Le Cléac’h comme professeur et « partageur d’expérience » incomparable en Imoca avec son triomphe sur le Vendée Globe 2016-2017. « Je suis très impressionnée. C’est une chance extraordinaire d’apprendre avec les meilleurs. Je suis à fond. Il y a beaucoup d’envie et un peu de peur quand je réalise l’étendue des choses à apprendre », a affirmé la navigatrice, diplômée d’HEC Paris et choisie par Ronan Lucas, le team manager.

Avec ces trois projets (Figaro, Imoca, Ultime), « Banque Pop» (son surnom sur les pontons) se replace donc au cœur de la course au large. Une bonne nouvelle pour l’ensemble de la voile. « Nous faisons confiance à ces grands professionnels de Team Banque Populaire. On leur doit de ne rien lâcher, a expliqué Christine Fabresse, directeur général Banque de proximité et Assurance. Notre partenariat avec la voile à 30 ans. Il ne peut pas être remis en cause parce qu’il y a un accident. La décision a été unanime en interne. L’avenir est beau et ambitieux ».

Il se jouera donc sur la prochaine Solitaire puis lors du Vendée Globe 2020 et sûrement lors de deux tours du monde en Ultime, l’un en équipage, l’autre en solitaire (et sans doute dans cet ordre). Le programme des bateaux volants jusqu’en 2024 sera annoncé le 15 février prochain

L'équipage
22 jan. 2019
22 jan. 2019

Je suis content d'être dans une autre banque !

22 jan. 2019

A combien estimes-tu les publicités TV incessantes de Hello Bank et consorts?

22 jan. 2019

et les gens qui travaillent à la construction de ces bateaux made in france sont bien contents eux

la reputation de la france dans ce type de construction qui se rapproche des normes de l'aéronautique / spatial a permis à Multiplast de fournir des pieces dans ce domaine

donc servez moi 3 ultimes

22 jan. 2019

en plus le message est intelligible, la BP ne laisse pas tomber les gens à qui elle fait confiance etc etc
il y a aussi deux plus jeunes qui vont faire du Figaro dont une fille pour le vendée globe

je ne regrette qu'une chose , que nous courses que le monde entier nous envie soient trop frenchies

22 jan. 2019

Super bonne nouvelle pour Armel un des plus doués. Et aussi pour la casse, qui essuie les platres au prix d'innovations technologiques audacieuses. Pour le prix de la construction, il me semble que chacun fait encore ce qu'il veut de ses investissements, et que si l'on compare leur salaire et le prix d'un bateau à bien d'autres activités sportives, ça parait bien peu.

Certes ....
Mais quand je vais en GB la bpo me facture 3 euros + 4 % et presque autant sur les achats par CB
Il y a des banques moins chères qui ne font pas de voile.
Depuis quelques temps déjà je me demande si je dois rester à la BPO
Je crois qu'ils vont réussir à me convaincre.
:mdr:

22 jan. 2019

hé bien change de banque, aujourd'hui la plupart des banques sur internet sont totalement gratuites (en tous cas la mienne l'est).

pour revenir au sujet du nouveau tri d'Armel, l'assurance rembourse presque le montant total de la construction, soit 10M€.

22 jan. 2019

C'est la premiere année où mes frais bancaires sont plus importants que les interets des différents comptes.
Du coup, je leur en laisse le moins possible.

22 jan. 2019

Qu'on se fasse tondre voir ( peler au rabot) par les banques) est une chose que je partage. Et on est captif de ce systéme , en plus.
Mais si on commence à chercher qui gagne trop d'argent et sur quels crit?res on a pas fini.. ;-)
Je suis ravi pour Armel. Le reste m'importe peu.

22 jan. 2019

C'est bon, ils vont rapatrier de la tune de chez Monseca and co!
Je plaisante.
D'accord avec jean! en plus on sait très bien que tout ça est bénéfique au nautisme à terme.

22 jan. 2019

J'éspére qu' ils auront pu analyser les souces de la casse de BP avec certaines exactitudes. Les archis et les chantiers ont du gamberger dur.

22 jan. 2019

" Faire , casser et refaire, c'est toujours travailler " :langue2:

Ceci dit, je prefere que l'argent aille la plutot que dans un Porsche Cayenne pour le PDG :alavotre:

22 jan. 201922 jan. 2019

L'un n'empêche pas l'autre, pense quand même pas que le pdg va se priver, ce n'est pas sa tune.

22 jan. 2019

Complot des chantiers ; qui se gavent :mdr:

22 jan. 2019

L'assurance a du faire un petit chéque bien grassouillet.

22 jan. 2019

Totor, t'es sur que le nouveau tri coute pas un chouïa plus cher qu'une Porche piment.
Pourvu qu'il le casse moins vite.

22 jan. 2019

Surtout les modèles 497 Et leurs cylindres rayés, économie quand tu nous tiens.

22 jan. 201916 juin 2020

Connais pas...
Je me suis arrêté a 1964 avec celle de Janis Joplin
:star2:

23 jan. 2019

Totor :pouce:

23 jan. 2019

Totor :pouce:

23 jan. 2019

Armel :pouce: :alavotre: :topla:

23 jan. 2019

C'est bien aussi pour Clarisse Cremer, le Vendée Globe en 2020...
:pouce:

23 jan. 2019

J'avais pas vue ce fil... j'aie pu ma tête... :-p
www.hisse-et-oh.com[...]pas-que

23 jan. 2019

interview d'Armel Le Cléac’h au Figaro: «Ma femme ne m’a pas laissé repartir facilement en Ultime» : Après son naufrage sur la Route du Rhum, Armel Le Cléac’h et Banque Populaire ont décidé de relancer la construction d’un trimaran volant Ultime. Autre challenge : la Solitaire Urgo Le Figaro en juin.

la suite là: sport24.lefigaro.fr[...]-941850

24 jan. 2019

Construction totalement Française pour le XI . CDK et Multiplast . La coque centrale du IX venait de Green marine.
Esperons que pour les flotteurs brisés sur Gitana comme Banque Pop, même si pas du même coté ni du même coté du vent, hélas pour Armel, ils trouveront le bon compromis poids résistance .
De son coté Josse explique qu'il faudra peut être quand même adopter un pilotage un peu plus en retenu, selon les circonstances. Car même au vent le flotteur porte et travaille.

24 jan. 2019

Bonjour
Il semble qu'ils aient l'intention de réutiliser les moules des flotteurs et des bras et se demandent s'ils vont modifier la structure..

24 jan. 2019

Ah bonne info . Je me demandais s'ils repassaient par la planche à dessin numérique pour un modéle ++ encore plus actualisé. Mais question de cout, vu que les moules sont là ils auraient tort de s'en priver . Ne pas oublier que Sodebo va arriver.

24 jan. 2019

on ne saura jamais si le premier chavirage en convoyage avait fragilisé quelque chose qui n'aurait pas pu être diagnostiqué

24 jan. 2019

J'ai retrouvé, je ne sais s'il y a une version en français mais deepl.com et translate.google.fr doivent faire le boulot.

sailinganarchy.com[...]-again/

24 jan. 2019

Seb Josse parle d'analyser les datas lors de leur check up et chantier hivernal. Je ne sais pas si cela peut concerner des temoins intégrés .

24 jan. 2019

SPORT
VOILE
Armel Le Cléac’h : « On sait que l’on va gagner des courses avec des bateaux volants »
La navigateur, dont le bateau avait cassé et chaviré lors de la Route du rhum, a annoncé, mardi, la construction d’un nouveau maxi-trimaran volant, « Banque populaire XI ».
Propos recueillis par Clément Martel Publié hier à 09h53, mis à jour hier à 10h54
Temps de Lecture 5 min.
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Après avoir subi les éléments, il a fait le dos rond. Parmi les favoris de la Route du rhum, Armel Le Cleac’h n’est pas parvenu, fin 2018, à terminer la course transatlantique. Mardi 6 novembre, au large des Açores, son maxi-trimaran de la classe Ultimes a chaviré, après la rupture de son flotteur bâbord. Si Le Cleac’h a été récupéré sain et sauf par un navire de pêche, sa monture était irréparable.
Plus de deux mois après son retour sur la terre ferme, alors que la Route du rhum s’est terminée sans lui, par un duel bord à bord entre Francis Joyon et François Gabart, le navigateur a repris la parole, mardi 22 janvier. Et annoncé la construction d’un nouveau maxi-trimaran volant, Banque populaire XI.
Lire le portrait : L’heure de la revanche pour Armel Le Cléac’h
Comment vous portez-vous depuis votre accident sur la Route du rhum ?
Physiquement, j’ai complètement récupéré. Je me suis blessé lors de l’accident – la casse du bateau et le chavirage qui a suivi – avec une contusion aux côtes qui a mis du temps à se résorber. Mentalement, l’accident a été violent et le sauvetage assez périlleux même si tout s’est bien terminé. Aujourd’hui, cette page est tournée.
Lire aussi Route du rhum 2018 : un chavirage pour Le Cléac’h, et de nombreuses avaries pour la flotte
Racontez-nous cet accident. Comment avez-vous chaviré ?
Ce n’est pas un chavirage. Ça n’a rien à voir avec ce qu’on a vécu au printemps lors d’un entraînement, où le bateau avait complètement chaviré. Là, il y a d’abord eu une casse du bateau : le bras avant qui relie les deux coques à bâbord s’est brisé en deux, sans doute sous l’impact d’un OFNI [objet flottant non identifié] quelques heures avant ou la veille.

Sans cette partie structurelle, c’est comme si on perdait deux roues sur l’autoroute. Tout à coup, la voiture bascule, et c’est ce que j’ai vécu avec le bateau. Il s’est retrouvé à l’envers en quelques minutes. C’était assez violent parce que les conditions étaient bien agitées : 35 nœuds de vent, cinq à six mètres de creux.
J’étais sur mon bateau, assis, à gérer la performance d’une course en solitaire, et en quelques secondes, j’ai dû passer en mode survie, pour essayer de me mettre en sécurité à l’intérieur d’un bateau à l’envers.
J’ai mis quasiment un quart d’heure pour rentrer à l’intérieur du bateau, fermer les hublots et pouvoir déclencher ma balise de détresse. Pendant plusieurs minutes, j’étais en danger, à l’envers sous le bateau, coincé entre deux morceaux…
Après un tel accident, vous êtes-vous posé des questions sur la suite de votre carrière, notamment concernant les Ultimes [maxi-trimarans à foils] ?
Je suis rentré chez moi, car j’avais besoin de récupérer. Mais rapidement, j’ai voulu retourner naviguer dans la catégorie Ultimes, parce qu’on travaille dessus depuis deux ans, c’est passionnant tant sportivement qu’intellectuellement.
Voir cette histoire s’arrêter aussi vite a été une vraie frustration et une incompréhension pour l’équipe et moi, parce qu’on n’a pas fait d’erreur de choix météo ou de conduite de bateau. On n’a pas mis le bateau en danger, et c’est pour ça que j’ai envie d’y retourner.
Comme le projet a été validé par notre sponsor, on va poursuivre l’aventure sur cinq années avec un nouveau bateau. Et dans deux ans, on pourra à nouveau naviguer sur un bateau volant, qui nous permettra d’être au départ des grandes courses.
Pas d’erreurs, mais quelles leçons tirez-vous de cet accident ?
Aujourd’hui, on travaille à ce que le futur bateau [Banque populaire XI] puisse savoir rapidement si un endroit commence à s’abîmer. Ou qu’on ait des alertes nous permettant de ralentir ou décider d’abandonner la course pour pouvoir rentrer et réparer.

On a beaucoup discuté de la fiabilité des bateaux avec les autres skippers de la classe Ultime. C’est comme ça que l’on progresse. On fait un sport mécanique et quand on a ajouté des foils sur les monocoques du Vendée Globe, il y avait eu beaucoup de casse au début. Et puis on a fini par gagner le Vendée Globe avec un bateau à foils.
Aujourd’hui, on en est à un nouveau stade avec les bateaux volants. On a commencé à apprendre à naviguer, mais cette Route du rhum a été assez lourde de conséquences (un bateau perdu, trois avariés).
Cet apprentissage va nous faire progresser, même si c’est dur à accepter. On a confiance, on sait que l’on va gagner des courses avec des bateaux volants. François [Gabart] n’était pas loin avec un bateau très handicapé. Dans quatre ans, il faudra absolument avoir un bateau volant pour l’emporter.
Lire aussi Route du rhum 2018 : l’envol vers l’inconnu des Ultimes
Le « tour du monde en solitaire des Ultimes », la Brest oceans race, dont la première édition devait partir à la fin de l’année, a été repoussé. Quel est le programme de la classe Ultimes ?
On a tous envie de concrétiser ce tour du monde en solitaire, ainsi qu’un tour du monde en équipage, car on est persuadés que cette classe Ultimes a quelque chose de beau à écrire.
Concernant les calendriers, il faut tenir compte du Vendée Globe en 2020 et de la Route du rhum en 2022, pour ne pas entrer en concurrence. Dans les semaines qui viennent, nous devrions annoncer un vrai programme de cette classe Ultimes.
On échange beaucoup avec les autres membres. On a de beaux projets de course, on a de l’ambition et il faut trouver les moyens de conserver la meilleure sécurité possible.

Si la performance concerne chaque équipe, on peut travailler collectivement sur la sécurité et la fiabilité des bateaux. Mais le risque zéro n’existe pas. Il faut l’accepter, mais tenter de le diminuer au maximum.
Que répondez-vous aux critiques parlant de « bateaux coûtant des millions mais pas navigables en solitaire » que l’on a entendues après votre accident ?
Je comprends ces interrogations, car ce sont des bateaux qui coûtent beaucoup d’argent. Déjà, il faut savoir qu’ils sont construits pour la plupart en France, ce qui développe un tissu économique avec beaucoup d’emplois. Tout cet investissement en matière de développement, de recherche et d’innovation permet à beaucoup de gens de vivre. Ce n’est pas juste un jouet avec lequel on s’amuse à traverser l’Atlantique et qu’on casse sur une course.
Par ailleurs, le développement qu’on mène, notamment sur la partie volante, est une technologie qui va servir dans le futur. On imagine déjà en équiper les bateaux à moteur, ou a énergie non fossile pour le transport maritime de marchandises ou de passagers.
Lire aussi Route du rhum 2018 : pour Michel Desjoyeaux, les Ultimes ne sont « pas des bateaux trop fragiles »
En attendant la mise à l’eau de votre nouveau bateau, quel est votre programme ?
La mise à l’eau arrivera fin 2020, ou début 2021. Si Banque populaire sera bien présente au départ du prochain Vendée Globe, j’en ai fait le tour, et il était trop tard pour construire un projet gagnant. Nous avons choisi de monter un projet première chance avec Clarisse Crémer. Je vais lui transmettre mon expérience pour son premier Vendée Globe.
De mon côté, je vais participer à la Solitaire du Figaro. En revenant sur un circuit que je connais bien et où j’ai appris beaucoup, je pourrai rester dans le rythme en vue de repartir en solitaire sur un Ultime. Avec déjà dans un coin de la tête la prochaine Route du rhum.

24 jan. 2019

Source : Le Monde

25 jan. 2019

Casse du bras avant probablement suite à un choc, cela est donc la cause de naufrage. Imparable. Et grosse malchance.

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