Abri ou pas abri ? voilà la question

Bonjour
un petit sujet pour se taper la discussion en taverne :
(taper la discussion, mais pas se taper les uns sur les autres svp).

La notion d'abri a souvent fait l'objet d'interprétations et de polémiques. Je parle bien sur de l'abri côtier qui concerne les marins que nous sommes parfois, pas de l'arbre qui donne ces fruits si bons quand ils bien murs, ni de l'abri du marin, ciré, jaune, d'une marque bien connue.

Dans un fil récent, Némo le grisé rappelait la définition officielle, telle qu'elle apparait dans la D240 :
"Endroit de la côte où tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire.".

Et la question de savoir si entre Quiberon et Lorient la côte avait oui ou non la cote d'un abri commençait dans ce fil dont ce n'était pas le sujet. Je me permet donc d'ouvrir celui-ci, en taverne bien sûr.

Si nous comprenons bien la définition ci-dessus, selon la météo, la hauteur de la marée, les caractéristiques de l'embarcation, etc. un lieu peut être considéré comme un abri, ou pas.

Sachant qu'un bateau armé en catégorie côtière ne doit pas s'éloigner à plus de 6 miles d'un abri... que devient son rayon d'action (sa zone de navigation possible) quand :
a) la marée descend et que le port de départ est fermé pour quelques heures ? ou inversement ?
b) le temps (météo) change et que la crique où il (le cdb) comptait s'arrêter devient un mouillage intenable ou que le clapot qui y entre interdit tout débarquement ?

Le bar est ouvert !

L'équipage
20 oct. 2016
20 oct. 2016

C'est assez clair, non?

20 oct. 2016

il faut reprendre la definition et on a la reponse .
-si le port est fermé ,peut-on debarquer ?
-peut-on debarquer et repartir dans la crique ?

20 oct. 201620 oct. 2016

Pour le port, ok, mais pour la crique, c'est variable. Tu peux très bien connaître une crique bien planquée et savoir qu'elle sera utilisable, mais être incapable de le démontrer au pandore qui ne la connait pas et ne va pas s'emmerder à aller vérifier...l

La définition d'un abri ne prend plus en compte la notion de débarquement.

20 oct. 2016

"se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance."
ben oui, c'est clair... mais ça dépend de la météo.
N'importe quelle plage sans rouleau est donc un abri, tant qu'il fait beau. La loi et son esprit forment un bien joli couple. :alavotre:

20 oct. 2016

A condition d'avoir un bateau qui puisse accoster ou que le mouillage soit de bonne tenue pour un quillard et un débarquement en annexe possible...
S'il fait beau, pas besoin d'un abri ! sauf du soleil...
Une côte au vent peut être un enfer inabordable, alors que d'un autre côté, la côte sous le vent être un havre de paix paradisiaque...
Oui mais si le vent tourne...

Une houle peut déferler en rouleaux alors que la pétole règne... Non ce n'est pas si simple... AMHA

Non.:non:

Un abri tel qu'il est défini dans la Division 240 est un abri pour le navire qui doit pouvoir mouiller en sécurité et repartir sans assistance.

Il n'est pas (plus) question de débarquement.

20 oct. 2016

Là où je navigue (aucune législation), la notion d'abri est de la responsabilité du skipper.
Et il faut faire gaffe, car la cote est dangereuse (cote Est de Madagascar)
.
Après 15 ans de nav dans la région, j'ai constaté que le nombre d'abris dépend de la taille, mais surtout du tirant d'eau du bateau. Il y a des abris extraordinaires, des rivières et des fleuves auxquels j'accède avec mon petit trimaran, et qui ne le sont pas avec un quillard.
.
Bilan : avec un quillard, on peut avoir à faire 300 milles pour trouver un abri, alors qu'avec un petit bateau, on en trouve un tous les 10 à 30 milles !

20 oct. 2016

Et encore tu as de la chance que les malgaches soient des gens charmants, tu t'imagines si l'embouchure de ton petit fleuve peu profond donne sur un village peuplé d’anthropophages cannibales affamés... :aurevoirdame: :lavache:

20 oct. 2016

pour illustrer ,l'hiver dernier le transbordeur Lorient/Groix n'a pas pu accosté dans le port compte tenu de la houle : ce jour là a cet instant pour ce bateau le port n'était pas un ABRI

20 oct. 2016

Est ce qu'il a pu mouiller ? Le critère n'est plus de pouvoir débarquer, comme l'explique le grisé, mais de pouvoir mouiller à l'abri.

Jacques

20 oct. 2016

non il a fait demi tour ,retour à Lorient sans pouvoir debarquer ses passagers

20 oct. 2016

Je ne sais s'il l'ont été un jour, mais l'accueil est toujours bon !
.
Voila le type d'abris accessible avec moins d'un mètre de tirant d'eau.

20 oct. 2016

ça a vraiment l'air sympa... et les crocodiles qu'on devine près de la plage, ils sont gentils aussi ?

20 oct. 201616 juin 2020

Les crocodiles sont absolument charmants... tant qu'on ne les approche pas ! :oups:

20 oct. 201620 oct. 2016

avoir des crocodiles,dans les estuaires, ça evite d'avoir des requins :langue2:

20 oct. 2016

franchement ces histoires de plus ou moins 6 milles ou 60 milles des côtes me semblent un peu dépassées
.
je pense plutôt qu'il faut raisonner en fonction de la mer (été, hiver, beau temps, tout temps), du type de navigation( équipage aguerri, solitaire, équipage peu compétent), du risque que l'on accepte ...
.
par beau temps barboter dans l'eau en attendant un hypothétique secours est possible pendant quelques heures, en hiver même à faible distance de la côte l'abri d'un radeau sera salutaire
.
l'emport d'une VHF est également une sécurité dont il semble curieux de se passer aujourd'hui, qu'elle que soit la distance d'un "abri". Elle est encore plus utile au voisinage de la côte quand on est à portée radio des sémaphores. Elle reste très pratique pour contacter les ports lors de l'atterissage. Elle permet d'être alerté et de porter secours aussi.
.
une chute à la mer entre corse et continent en solitaire (moins de 60 nm) sera aussi fatale qu'en plein atlantique, l'emport d'une balise personnelle y sera plus utile car on reste à portée de secours
.
la vraie sécurité reste pourtant de tout faire pour ne jamais utiliser ces "béquilles", comme la ceinture en voiture, mais nous la bouclons tous et heureusement (c'est le traumato qui parle)

20 oct. 2016

Totalement d'accord avec toi. Le problème n'est pas tant la distance, dès lors qu'on ne peut plus la faire raisonnablement à la nage, que les conditions.

Tu ne crains pas grand chose à 100 milles d'une cote, attaché dans ton cockpit par 10 nds de vent de travers.

Tu ne crains pas grand chose non plus à 100 m d'une plage par vent de terre. Si tu tombes à l'eau, tu auras pieds après quelques brasses.

Tu as beaucoup plus à craindre à 20 m d'une falaise par vent de mer de 40 nds avec 3 m de houle.

J'ai depuis trois ans une VHF portable ASN. C'est de très loin le meilleurs investissement que j'ai fait pour ma sécurité personnelle.

Après évidement celui d'avoir construit un bateau insubmersible.

Enfin, pour revenir à la question du départ, un abri c'est donc un endroit où, dans les conditions du moment (météo, marée...), tu peux mouiller à l'abri et repartir.

Un exemple ? La Badine à Giens.

Abri formidable par Mistral.

Coin épouvantable par vent d'est.

Jacques

20 oct. 2016

Que voilà des réflexions intéressantes. Effectivement en mer le danger c'est la côte.
Mais pour un bateau de conception C, (nouvelle réglementation de 2016) avec l'armement pour une navigation côtière (éloignement maximum de 6 miles d'un abri) peut il faire le tour de Belle-Île ?
A vos compas...

21 oct. 2016

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi quand tu dis que ces règlementations deviennent de plus en plus débiles. Au contraire, la tendance depuis quelques temps vise à la responsabilisation du chef de bord en matière de gestion de sa navigation et de la sécurité qui va avec... Notamment avec les apports de nouvelles technologies. Il y a bien un côté "pousses à la consommation" mais il n'est pas dénué de (bon) sens.
AMHA

21 oct. 201621 oct. 2016

Tout à fait... le fil sur l'obligation d'avoir un tourmentin illustre bien cet aspect. En avoir un à bord était obligatoire, même si on ne pouvait pas l'utiliser avec un GSE. Maintenant si le propriétaire juge qu'il peut être utile dans certaines condition où il peut être amené à se trouver... il fait installer un étai largable. Dont acte pour notre asso.

21 oct. 2016

et il est avant tout de la responsabilité du skipper de definir le materiel de secu en fonction de sa navigation ...

les nouveaux textes responsabilise le skipper ,là il y a grand questionnement

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