Abordage évité, rapport de mer ?

Bonjour à tous, il y a quelques jours je suis passé à deux doigts de me faire couper en deux en Espagne par un navire à passager et je me demande qu'est-ce que je pourrait faire aujourd'hui pour signaler le gars qui m'a pris pour cible. Je m'explique: je traversait vers les baleares, au près avec 20/25 nœuds.Vers le milieu de journée à mi-chemin entre les îles et le continent je descend dans le bateau et jette un œil à l'ais en passant devant et je vois une cible apparaître sur l' arrière en limite de "range" (donc4-5 milles) bizarre, je ne l'avais pas remarqué et il vient sur nous.. Je regarde la vitesse 31 nœuds ! Je sort et j'aperçois un de ces ferry "grande vitesse" et à vu d'œil il ne passera pas loin de nous, je regarde sur l'ais, on se croise dans 8 minutes à moins d'un mille sous mon vent, je l'appelle à la radio il ne répond pas, et la distance de croisement oscille entre 0,5 et 1 mille.
Après quelques appels radio sans réponse, je ne peux pas abattre (ca me met sur sa trajectoire) et je ne veux pas virer, ma config m' oblige à rouler le génois puis à virer sous gv seule le tout en solo dans 20 noeud ce qui me prend bien une ou deux minute ou je ne serais pas très manoeuvrant devant le monstre qui déboule vraiment vite, je serre donc au plus près du vent et continue mes appels sur le 16. A deux minutes du croisement le ferry tourne de quelques degrés et nous vise clairement, j'attends quelques secondes en me disant qu'il est en train de changer de trajectoire et qu'il ne faut pas que je me mette à lui zigzaguer sous le nez. Après 30 secondes ou la route amène clairement à la collision ( confirmée par l'ais) j'abat pour m'écarter, et la je n'en crois pas mes yeux lorsque je le vois me suivre en tournant lui aussi, je fini d'abattre pour me retrouver à 90 degrés de sa route et il fini à quelques secondes de l'abordage par arrêter de tourner. On se retrouve alors au largue avec un énorme ferry qui nous arrive dessus par le travers (à une distance qui me semble de l'ordre de la centaine de mètres) à 31 nœuds !nous nous ecartons désespérément lentement de sa trajectoire Je suis debout sur le pont en train de hurler à la radio en me demandant de quel côté du bateau sauter au dernier moment pour ne pas se faire ecraboullier par une des deux coques ( avec mon fils de 3 ans dans les bras) il finit par nous passer quelques dizaines de mètres sur l'arrière.J'ai l'habitude de circuler au milieu de ces géants un peu trop rapides pour nous mais là, on à vraiment eu peur ! J'ai immédiatement appelé le sémaphore qui a pris les renseignements et m'a demandé de faire un rapport une fois à terre, le problème est que je ne sais pas à qui remettre ce rapport en Espagne, quelqu'un saurait qui est l'autorité compétente ici ? Merci
Ps: nous étions hors dst, il arrivait dans mes 20 heures (je pense à la limite du rattrapant ou du croisement) et j'étais à la voile...

L'équipage
09 août 2020
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09 août 2020
1

Un rapport, en Espagne, il faut le remettre à la capitanía marítima la plus proche. Demande au bureau du port, ils t'indiquerons. Si c'est un petit port, il y aura un bureau de police portuaire. Si tu es dans un grand port, il y aura même en plus certainement un cuartel de guardia civil marítima.

09 août 2020
0

moi j'en ferai une copie aux affmar, aux douanes...
j'espère tu as repéré le nom du ferry, je pense tu n'as pas eu le tps de prendre des photos/film, ça aide ds ces cas là
il va falloir une caméra comme sur les voitures maintenant
triste monde
JL.C

09 août 2020
2

Encore un qui a voulu s’amuser aux détriments d’un plaisancier.
Dans certaines régions françaises il y a aussi des pécheurs qui s’amusent à ça.

09 août 2020
2

@simbad, tu peux envoyer toutes les copies que tu veux aux affmar, ils n'ont aucun pouvoir en Espagne, les douanes françaises non plus. Quand aux douanes espagnoles, ce n'est pas leur job.

09 août 202009 août 2020
0

" je le vois me suivre en tournant lui aussi"

en tournant vers son babord ou tribord ?

réponse : "il tournait vers son bâbord, pourquoi ?"
Parce que le RIPAM est clair : un navire doit modifier sa route sur son tribord pour éviter un abordage => obliger un très gros à faire babord pour nous éviter est donc une vraie prise de risques, car cela va à l'encontre des règles. (edit : Et modifier sa propre position vers babord indique clairement que l'on ne respecte pas les règles, cela prête à confusion et n'est pas rassurant)
Cela explique des comportements qui paraissent parfois incompréhensibles.

Pour ma part, si j'estime qu'un navire fonce sur moi au point de me préparer à me jeter à l'eau pour sauver ma peau, je lancerai un MAYDAY pour signaler ma position et ce qui est en train de se passer.
Le sémaphore aurait alors certainement réagi (j'ai entendu ça une fois sur une traversée Corse, appel mayday pour abordage volontaire en cours, le CROSS a utilisé sa très grosse voix (puissance à fond) pour rectifier l'attitude.)

09 août 2020
0

OK, merci juliusse, je vais donc passer au port dès que je peux (on est au mouillage depuis).je regrette de ne pas avoir filmé mais j 'ai pas vraiment eu le temps, j'ai fait des photos des traces ais mais ce n' est pas précis. FABY, il tournait vers son bâbord(j'étais Tribord amure et j'étais en train d'abattre après qu'il nous ai "visé" une première fois.) pourquoi ?

09 août 2020
0

passer à la Guardia Civil dès ton arrivée, avant tu peux signaler l'incident à la VHF ...

09 août 2020
3

si on comprends ;si tu n'avais pas modifié ta route il n'y aurai eu aucun probleme ..

09 août 202009 août 2020
-1

Si je comprends bien, il y avait route de collision et le gros devait réagir.
Logiquement, et réglementairement, il est dans l'obligation de tirer quelques degrés sur tribord pour éviter le voilier. De loin, ça ne modifie sa route qu'à peine, et il a les moyens à bord pour suivre parfaitement la chose au plus près.

Mais il se rend compte que celui-ci abat sur babord, l'obligeant ainsi à soit tirer encore plus sur tribord, soit se mettre en tort en passant sur babord.

La suite est une incompréhension, une leçon, une vengeance, que sais-je ? ou simplement il a tenu à passer par le bon bord, ce qui a donné cette impression d'être visé pour couler ?

Le RIPAM dit que le privilégié ne doit pas changer sa route et que le navire doit modifier vers tribord... Si je décide de modifier ma route dans un tel cas, ce sera toujours vers tribord, jamais sur babord.

09 août 202009 août 2020
2

et puis il faut se mefier des échocs des AIS ils ne se modifient pas instantanement sur l'ecran il y toujours un decalage plus ou moins long entre la position reelle du bateau et la lecture sur l'ecran
Il avait donc sans doute dejà changer sa route avant que tu le lise sur ton ecran

09 août 202009 août 2020
2

Si a trente noeuds il passe à quelques dizaines de m c'est qu'il a visé trop juste, le déplacement du voilier est trop lent pour aggraver la situation à ce point même s'il a éventuellement mal réagi.
Ce genre de navire n'assure pas toujours une veille en rapport avec sa vitesse cf l'accident du condor près de Jersey dans le brouillard à trente six noeuds.

09 août 202009 août 2020
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Bonjour,
un ami officier sur un porte-container m'a conseillé de ne pas changer de route si, à la voile ou sur un navire lent, on était en trajectoire de collision avec un navire de commerce. En effet, ils ont tous les moyens techniques de calculer les trajectoires respectives en temps réel et d'éviter la collision. En revanche, devant un bateau qui change de route aléatoirement, ça devient compliqué du fait de leur vitesse et du manque relatif de manoeuvrabilité dû à leur masse.
Du coup, en sortant du Vieux Port à Marseille ou en coupant le rail du golfe de Fos, ( le lapin sur une autoroute... ) je continue imperturbablement sur mon cap et jusqu'à présent, tout s'est bien croisé.
De surcroît, les collisions entre navires de commerce et bateaux de plaisance sont très rares...

09 août 2020
1

c'est l'evidence et c'est le RIPAM ...a mon avis la guardia civile va avoir deux rapports de mer (je plaisante) . mais c'est vrai vu la vitesse de ces monstres ça fout les jetons

09 août 2020
1

je suis d'accord avec Hubert, de Cherbourg, à 31 nds, c'est lui qui t'évite, la différence de vitesse est trop importante; pour avoir croisé plusieurs fois le condor/goldorak dans les anglos, le temps que tu bouges une oreille et il est déjà passé; mais il est tout à fait inadmissible qu'il te soit passé aussi près ... et je comprends ta panique tout à fait légitime ... le capitaine a fait une grossière erreur et cela doit être signalé; surtout qu'il a dû t'envoyer une belle vague d'étrave ? ou elle est assez limitée comme avec les NGV des anglos ?

09 août 202009 août 2020
2

"le capitaine a fait une grossière erreur"

peut-on savoir laquelle, exactement ? Quelle règle du RIPAM a t il enfreinte ? J'ai un -1 mais pas de réponse...

@Calypso : oui, ce n'est que l'application du RIPAM.

@Tiktak : qui peut prétendre que le navire passagers n'a pas fait ce changement de direction ? 1 ou 2 degrés lui suffisent, et ne sont pas forcément immédiatement perceptibles par le voilier (ni à l'oeil, ni à l'AIS), Calypso a raison : il faut du temps.
Par contre, le RIPAM précise aussi que le navire privilégié ne DOIT PAS modifier sa route (et surtout pas dans la direction que doit obligatoirement prendre le navire à moteur).
Quant à l'absence de réponse à la VHF, c'est en effet anormal. Problème d'émission ? de langue ? de procédure ?
Je ne crois pas à la volonté de couler de la part d'un capitaine de navire passagers.

Ici, on relève surtout la panique, qui se comprend parfaitement quand on ignore ce qui se passe dans l'esprit de celui d'en face... Une fois celle-ci apaisée, il y aurait intérêt à reconstruire tranquillement ce qui s'est passé, à la lumière des règles édictées par le RIPAM. Cela permettra de mieux gérer la prochaine situation identique. Faire le rapport de mer si on y tient, avec croquis et traces suivies, et le faire lire à un officier de marine, par exemple.

@ Barilau : +1. C'est exactement ça. Virer de bord faisait aller vers tribord, le NGV n'y aurait vu aucun inconvénient.

09 août 2020
-1

Un voilier faisant route sous voile est privilégié sur un navire à moteur non privilégié faisant route. Il appartenait donc au navire à passager de modifier sa route de façon anticipée, visible, et permettant un croisement avec suffisamment de sécurité.

Règle 8 abcd
Notons que les changements de route doivent être perceptible visuellement ou au radar...

Ce qui me choque c’est l’absence de communication VHF.

Il m’est arrivé devant Calais ce genre de situation. Nous plein cul sous spi peu manœuvrant et un ferry sortant du Chenal (donc en eaux libres)

C’est le ferry qui nous a appelé pour nous demander « nos intentions pour adapter sa route» Ce qui était amusant vu la disproportion de taille (comme on est sympa on a quand même modifie notre route vers la côte pour pas l’embêter mais c’était bien à lui de manœuvrer et il le savait ;)

Bon en vérité on a eu un moment de stress, mais l’anecdote montre que de gros navires à passager savent appliquer les règles avec professionnalisme et sans s’énerver c’est bien normal...

Pour le reste...

09 août 2020
7

Hum hum....
Un cpa de 0,5 à 1 nm à 8 mn ne me parait pas être une route de collision!
Sinon qu'aurais je fait...d'après les infos du post?
1° RIEN
2° Si vraiment j'étais inquiet et si ma route était à moins de 10° de la sienne j'aurais viré, avec l'aide du moteur si nécessaire: cela n'aurait pas beaucoup changé le cpa en raison des différentes de vitesse, mais aurait indiqué clairement mes intentions!
3° je n'aurais surtout pas été me mettre sous mon vent en plein dans la trajectoire du NGV.

Maintenant ce que j'en dis...

09 août 202009 août 2020
1

Peut être qu’on peut être tenté de surréagir avec l’AIS vu qu’on voit ces bateaux rapides sur l’écran alors qu’il sont à peine un point à l’horizon.
Mais en fait pour eux on est immobile. Je me suis trouvé au milieu d’un triangle de trois trajectoires d’hydroglisseur aux éoliennes. Ils déboulent à 38nds, à part espérer qu’ils nous ont vu il n’y a rien à faire.
peut-être que dans le cas de ce fil, le commandant a été vexé qu’on lui dise ce qu’il a à faire. Sa réaction est inadmissible, mais il faut les laisser travailler, ils connaissent bien leur boulot.
Je crois que la distance minimale pour un bateau de commerce qui croise un bateau de plaisance est 500m et en général même si on a l’impression que ça va passer très près, j’ai toujours constaté qu’elle était respectée.

09 août 2020
3

La seule erreur du navire a été de ne pas répondre à à la VHF.
Ne pas pouvoir virer de bord au près en moins de 2 min, il fallait arborer la signalisation adéquate. Par contre le capitaine en te voyant abattre vers lui à l'opposé du RIPAM, a du avoir une très grosse frayeur en se demandant quelles étaient tes intentions. Il faut quelquefois être capable de se mettre à la place de l'autre pour bien réagir.

09 août 2020
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@faby9, Je ne partage pas les points de vue énoncés ci dessous concernant le ripam.
Les manœuvres d’évitement sur tribord concernent clairement les bateaux à moteurs et uniquement ceux ci.

Lorsqu’un voilier est impliqué avec un bateau à moteur, la règle est la suivante :
Un navire à propulsion mécanique faisant route doit s'écarter de la route :
i) d'un navire qui n'est pas maître de sa manœuvre ;
ii) d'un navire à capacité de manœuvre restreinte
iii) d'un navire en train de pêcher ;
iv) d'un navire à voile.

09 août 2020
3

@benji56.
Après, il y a pas eu de bobos, c'est l'été, dans une zone plutôt dense en termes de bateaux, une année a la con, je veux pas te décourager, mais il est plus que probable que les autorités compétentes locales en aient rien à péter. Ils prendront ton rapport, te diront oui-oui avec un sourire et dès que tu auras le dos tourné, il passera en classement vertical.

09 août 2020
0

Je n'ai pas du être clair ou bien il y en a qui ne suivent pas au fond, avec un cpa à 0,5 nous n'étions pas en route collision et j'essayai juste de le contacter pour être sûr qu'il m'avait vu(en anglais bien sur puis en espagnol)(j' ai l'habitude de causer avec les "gros" que je croise c'est plus clair pour tout le monde et plus sympa ) .
/Il me rattrapai allait passer sous mon vent (mon bâbord) / il a soudain tourné et s'est retrouvé droit sur moi (il est toujours rattrapant) j'ai attendu donc un bon 30 secondes avant de réagir toujours en l' appelant sur le 16( et en me disant "il va tourner, il va tourner..." ./vu la distance et le peu de temps restant ET ÉTANT DONC DÉJÀ SUR SA TRAJECTOIRE j'ai réagi en abatant pour me sortir de sa route .Me dire que je n'aurais pas du bouger alors que j'avais à quelques centaines de mètres un mastodonte qui m'arrive droit dessus À 30 NOEUDS ou encore qui sitent le RIPAM ils sont bien gentils mais bon..... Même si j'avais été au moteur c'était la même histoire, à cette vitesse le gars prend quelques degrés et il te passe à un mille tranquille ce n'est pas un tanker Et Surtout il répond à la radio !

09 août 2020
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Si ce que tu as dis est clair mais visiblement si comme certains tu avais tout vu tout su tu aurais mieux agi.

Quand on est en route de collision avec un gros que l’on peut détailler de près et que l’on est peu manœuvrant ( c’est la raison pour laquelle les voiliers sont privilégiés) on ne philosophe pas comme sur un forum.

Tu trouveras toujours des avis pour te faire la leçons

Moi je ne suis qu’un tout petit plaisancier mais je comprends et y’a crainte et ta colère ensuite d’autant que tu as le rival pour toi qui insiste sur la nécessité de manœuvres franches et visibles.

Que les officiers de passerelles soient plus soucieux de leur gasoil que de la sécurité d’un petit voilier n’y change rien... d’autant qu’un échange à la VHF aurait levé toute ambiguïté.

Enfin la lecture du BÉA mer sur le condor ferry est édifiante sur la veille en passerelle de certains commerce.

09 août 2020
0

Désolé pour mes correction automatique

J’ajoute que hors chenal c’est au rattrapant d’agir et je le répète (règle 8) d’agir de manière visible.

Que fait-on si on n’a pas d’ais ni de radar pour savoir si on a été vu?

La non réponse à la VHF est incompréhensible

10 août 2020
0

Salut,

RIPAM ou pas RIPAM, priorité ou pas, j'en sais rien je laisse les experts se chicaner.

Mais cette phrase me file la chair de poule:
"Je suis debout sur le pont en train de hurler à la radio en me demandant de quel côté du bateau sauter au dernier moment pour ne pas se faire ecraboullier par une des deux coques ( avec mon fils de 3 ans dans les bras)"

Heureux que tout se soit bien terminé pour vous !!

Bonnes navs' !!

10 août 2020
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Si je devais prendre la VHF à chaque fois que j'ai un CPA de 1 milles, il y a longtemps que je n'aurais plus de voix.

10 août 2020
2

Oui, je ne suis pas intervenu sur ce fil jusqu'ici parce que c'est exactement la réflexion que je me fais aussi.

Surtout que si le "gros" change de cap, c'est qu'il y a évidemment quelqu'un qui en donne l'ordre sur la passerelle.

Donc, à moins de tomber sur un équipage de dangereux psychopathes (lesquels auront au préalable zigouillé tous les passagers de leur propre navire au préalable), il n'y a absolument aucun risque d'abordage.

10 août 2020
2

à la voile, sous la pluie, avec des nappes de brouillard, au moment d'une légère éclaircie dans le brouillard, nous avons vu une navette passagers qui nous fonçait droit dessus.
Appel à la VHF pour lui dire que nous étions sur un petit voilier, droit devant lui et peut être légèrement sur son tribord !

jamais de réponse. mais le bateau a infléchi son cap, et le brouillard étant revenu nous ne l'avons que vaguement entendu...
Ouf !

Ce genre de situations est toujours flippant.

Le rapport sur le Condor Vitesse est édifiant quant à la veille à la passerelle et la détection radar !!!

10 août 2020
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@juliusse, ok les affmar ni les douanes ne peuvent rien, néanmoins leur faire part d'un pb qui pouvait se résoudre simplement à la vhf peut être remonté, et pas que pour les espagnols; le ripam est international et les règles de navigation sont discutées ds des comités auxquels toutes les autorités ont leur mot à dire
laisser le droit à des inconscients "dits marins pros" de foutre la trouille aux bricoleurs de la mer que nous sommes ne doit pas rester sans réaction, pas sûr qu'un cargo à 20knts n'ait fait la même chose
un coup d'épée ds l'eau, j'en conviens, mais sait on jamais, ça peut tj remonter où il faut
JL.C

10 août 2020
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Partage d’expérience personnelle :
Je naviguais avec un catamaran Outremer 43 dans le détroit de Gibraltar, sens Est - Ouest à, approximativement, 0,5 mille au nord du rail de même orientation.
Par vent travers, ma vitesse était de 10 kns à la hauteur de Tarifa.
Sur mon bâbord, dans le rail de navigation inverse, O-E, un tanker avance paisiblement.
Tout est clair lorsque surgit devant le tanker un ferry hydroptère.
Campé sur ses foils il avance à vive allure dans le sens Sud Nord.
Néanmoins, nos routes sont divergentes.
Il devait passer loin derrière la poupe de mon cata.
Brutalement, il change de cap.
Il vient sur mon bâbord, à vive allure, comme s’il était déterminé à m’éperonner.
Les distances sont trop courtes, la différence de vitesse entre les deux embarcations est telle que je ne peux pas m’échapper.
Ma seule solution est de conserver mon cap en espérant qu’il change le sien.
Ce qu’il fit pour couper ma route à moins de 100 mètres de ma poupe.
Il s’en suivi une forte houle.
Préoccupé par l’urgence et la brièveté de l’évènement, je n’ai pas eu le temps de prendre ma VHF ni de relever son nom et encore moins son immatriculation.
Alors j’ai pensé immédiatement que j’étais en faute.
Mais si tel était le cas, le ferry aurait actionné sa corne de brume puis m’aurait envoyé un message virulent avec sa VHF.
Il n’en fut rien.
Après vérification de ma route rien n’était anormal.
Ce qui est surprenant c’est que la traversée S-N du détroit de Gibraltar ne fait que 7 milles, au niveau de Tarifa, alors je ne m’attendais pas à rencontrer un hydroptère à cet endroit.
De plus, nous étions à 1 mille au sud de Tarifa.
Comment un bâtiment peut-il évoluer à une telle vitesse et si prêt de la côte espagnole ?
Avec le recul et même si mes indices étaient maigres, j’aurais dû signaler cet incident.
Toutefois, ma préoccupation principale était de rester vigilent pour sortir du détroit afin de poursuivre ma route vers les Iles Canaries.

10 août 2020
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bonjour à tous, qu'un pecheur type bolincheur cherche à vous faire peur si il pense que vous effrayez "ses bancs de sardines" en saison ça arrive! ils n'ont pas tous inventès le fil à couper le beurre, sur un ferry ou un cargo on ne joue pas à ce jeux la! si un jeune lieutenant à la passerelle fait une erreur en general il peut changer de metièr! sanction immediate! apres les colisions ça arrivent! à la passerelle dans les zones tres frequentèes les routes des autres bateaux sont calculèes et l'on sait ou l'on va passer! le probleme avec les plaisanciers c'est que parfois ils envisagent le pire(en general sans raison mais un gros ferry qui arrive vite c'est inquietant=...et partent en tous sens! avec les pecheurs la c'est autre chose quand ils sont pres de leurs apparaux de peche ils ne bougent pas et le ferry n'a plus qu'à changer de route ou battre en arriere! les nuits en trans Manche sont rarement de tout repos! apres pour les films d'horreurs vous avez le sous marin en exerciçe qui fait surfaçe à cotè de vous en mer d'Irlande quand vous vous trouvez seul au monde(du moins vous le pensez) en sirotant votre apero, un moment inoubliable........

11 août 2020
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Bonjour captainwat2
Oui, le plaisancier que je suis est bien caricaturé par votre propos.
Alors, je souhaite m’être trompé sur l’interprétation des manœuvres de cet hydroptère.
Pour ma part, un sous-marin émergé a suivi ma route sur mon tribord, à faible vitesse, en parallèle entre Cherbourg et le cap de la Hague.
Puis il a augmenté sa vitesse, a coupé ma route très loin devant ma proue pour descendre, au sud, le long du raz Blanchard.
A aucun moment, je n’ai été exposé à un quelconque danger par ce sous-marin.
Par le fait, il me serait simple, aussi, de vous caricaturer en vous invitant à boire moins d’apéros.
Néanmoins, la mésaventure du Bugaled Breizh me l’interdit.
Ma mésaventure dans le détroit de Gibraltar confirme que les plaisanciers sont logés à bien mauvaise enseigne, de vaisseau, dans la hiérarchie bien établie par les professionnels, que ce soit en mer ou dans les ports.
Vous pourriez me répondre : « Oui mais, eux, ils bossent ! ».
C’est un fait : mais c’est nous, les consommateurs et contribuables, qui les faisons bosser !
Néanmoins ces incidents restent rares.
Suffisamment rares pour être évoqués afin de ne pas baisser la garde.

11 août 2020
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Hello,
Ayant navigué dans le coin début Juillet, j'avais aussi remarqué un gros silence sur le 16, à tel point que je doutais du bon fonctionnement de la VHF.(plusieurs émissions en test restées sans réponses pour la plupart)
Une fois Gibraltar passé, par contre, beaucoup plus de monde sur le 16...
Ceci mis à part, on avait également croisé régulièrement ces "monstres", sans jamais de soucis...

11 août 2020
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Juste arrivé de transat, je suis passé par Gibraltar et ai remonté la méditerranée jusqu'à Toulon, en croisant un grand nombre de cargos, ferries, et navires divers. J'ai eu de nombreuses routes de collision, et à chaque fois les "gros" se sont déroutés pour m'éviter. Ou bien ils gardaient leur cap mais passaient à au moins un demi-mille. L'observation attentive du cap à l'AIS permet de bien vérifier la route de l'autre, et il ne faut surtout pas changer de route de façon erratique.
Les seules fois où j'ai eu vraiment chaud, c'est quand un équipier de quart émotif se mettait à changer de route, rendant la manœuvre de l'autre impossible à anticiper.

11 août 2020
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À la vache, certains sont fort quand même,c'est dingue à quel point certains oublient tout bêtement la gentillesse ou même la simple politesse. si tu les écoutes les pêcheurs sont des abrutis et les voileux des flipettes qui se mettent à zigzaguer devant le premier marchand qui passe. Et c'est génial de recevoir des conseils de gars qui te disent" moi une fois j'ai vu un cargo bah ça c'est bien passé ". Les gens qui vous racontent leurs mésaventure en on peut être déjà croisés des milliers d'autres sans soucis, ils n'ont pas besoin d'étaler leur CV nautique. Et si vous n'êtes pas capables de concevoir qu'une situation puisse ne pas être simple, permettre moi de douter de vous...à oui et puis REDSKY si tu l'ouvre à chaque fois pour dire une connerie comme ça c'est pareil bientôt t'aura plus de voix. Merci à ceux qui apportent une pierre à l'édifice

11 août 202011 août 2020
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bonjour pkb;ne vous meprenèz pas! en aucune maniere je ne vous caricature! je n'etais pas sur votre bateau et j'ai precisè qu"une colision etait toujours possible, relisez moi!simplement je vous ai defini sur ce qui se passe à la passerelle des bateaux sous rif ou à la royale; pour les pecheurs meme si j'ai des amis dans la profession je ne ferais pas de commentaires, mais il y a quelques annèes j'ai du temoigner dans une fortune de mer ou un bolincheur avait volontairement percutè une petite vedette ,le pecheur s'est defendu que les plaisanciers faisaient fuir les bancs de sardines! il avait dailleurs vantè son "exploit" dans les bistrots du port....... sans vouloir stigmatiser ou creer une polemique sterile il faut reconnaitre que les pecheurs cotiers ont parfois une route erratique.....sur un gros bateaux dans les zones tres frequentèes on surveille les routes des autres et l'on sait ou l'on va passer! le probleme arrive lorsqu'un bateau bien situè change brutalement de route! si sur un ferry on peut manoeuvrer avec une certaine tolerançe avec un lourd porte containers à 20/25 noeuds il faut des milles pour s'arreter !dans les zones à surtrafic = channel, Gibraltar, Singapour etc devoir changer brutalement de route pour un voilier dont on ne peut antiçiper les reactions peut mener à la catastrophe! naviguant toute l'annèe je reconnais que des situations stressantes ça arrive de temps à autre. pour info pkb le long des sous marins à l'apero et dans la vie en general je ne bois jamais une goutte d'alcole! c'est meilleur pour la santè et ça evite de dire des conneries

11 août 202011 août 2020
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Cher captainwat2,
Après relecture de votre premier message, vous écrivez « on sait où on va passer ».
Pourtant, les erreurs humaines existent dans toutes les corporations et à tous les échelons de la hiérarchie.
Impossible de mentionner toutes les catastrophes maritimes provoquées par l’erreur d’un professionnel de la mer.
Inutile, aussi, de comparer les conséquences d’un naufrage d’un plaisancier à celles d’un professionnel.
Le bâchi d’or revenant au capitaine du Costa Concordia.
Mais loin de moi l’intention d’opposer pros et plaisanciers car, fort heureusement, la grande majorité de cette population fait preuve de prudence et de bienveillance.
Cependant, le trafic maritime annuel du détroit de Gibraltar, en excluant les bâtiments militaires, serait estimé à 135.000 navires.
Soit, approximativement, 370 bâtiments au quotidien.
Si j’estime, arbitrairement, à 1/1.000 la probabilité d’une erreur humaine d’un marin professionnel, alors tous les 3 jours nous aurions une erreur d’un professionnel uniquement au passage de ce détroit…
Alors prudence.

11 août 2020
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cher pkb
dans l'ensemble nous sommes sur la meme longueurs d'ondes ! n'entrons pas dans le domaine du naufrage si non Viking va rapidement intervenir!il est sure qu'en mer quelque soit ses competences ou sa prudençe le risque zero n'existe pas! et les"pirates" ily en a en mer comme sur l'autoroute ! ayant une certaine experiençe sur l'eau je peux aussi vous assurer que mon ange gardien a parfois eu encore plus chaud que moi...... on essaie simplement de mettre toutes les chances de son cotè

11 août 202011 août 2020
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Je ne vois pas en quoi signaler cet incident (si on peut l'appeler ainsi) pourrait avoir une quelquonque utilité, le fait qu'il passe près en veut pas dire qu'il n'ai rien vu. Je ne sais pas si c'est mes navigations en Manche qui m'ont rendu comme ça mais un cargo 4-5 miles derrière moi et qui va passer 0.5 mile ou 1 mile à côté ne mérite pas un appel VHF ou alors comme dirait redsky ci-dessus je n'aurais plus de voix en fin de croisière.
Pour exemple ici à toutes fins utiles le wording d'une com vhf dans ce cas:
Fast moving white hulled ferry, fast moving white hulled ferry, fast moving white hulled ferry, this is the white hulled sailing vessel one mile on your bow (alternativement port bow ou starboard bow si décalé) over.
Eviter de crier sur la VHF si possible car ça diminue les chances d'obtenir une réponse, ou pire, ça peut rendre les jeunes officiers de passerelle parfois un peu joueur, pas totalement exclu dans le cas exposé.
Bon maintenant si qd il est 0.5mile derrière il droit dans mes fesses ripam ou pas je dégage au moteur sur le côté. A 7 nds on fait qd même plus que 4 m/s. Ca peut faire une différence si le type la passerelle est vraiment occupé à autre chose que regarder devant.

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La procédure existe en aviation :air miss

J'ai le souvenir de deltaplanes qui on fait l'objet d'un rapport air miss car du côté d'Annecy ils étaient montés trop haut se trouvant dans la voie d'approche de l'aéroport (TMA si je me souviens bien)

Cela fait l'objet d'une enquête de police et cela peut coûter très cher ...