8 centres de deconstruction en Bretagne

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anciens bateaux de plaisance. (Photo Claude Prigent)
Du concret du côté de la nouvelle filière de déconstruction des navires de plaisance : huit entreprises bretonnes viennent d’obtenir leur agrément pour devenir des centres de référence régionaux. Les particuliers pourront y déposer gratuitement leurs bateaux en fin de vie. Seul le transport sera à leur charge, pour l’instant.
Quels types de bateaux sont concernés par la déconstruction ?

Tous les navires de plaisance de 2,5 m à 24 m, y compris les jets skis. Ces bateaux soumis à l’obligation d’immatriculation doivent avoir été conçus pour la navigation maritime ou en eaux intérieures. Sont donc exclus les embarcations à propulsion humaines et engins de plage de type kayaks, windsurf, kitesurf, pédalos, etc.
Combien de navires sont susceptibles d’être concernés ?
Yves Lyon-Caen, président de la Fédération du nautisme (FIN) reconnaît qu’il est très difficile de donner un chiffre précis, malgré les diverses tentatives d’évaluation déjà menées dans les ports, chez les professionnels et dans les jardins. L’objectif est de déconstruire 1 800 unités d’ici la fin de l’année et 20 000 à 25 000 en cinq ans (2023).
Qui paie quoi ?
Pour le propriétaire du navire en fin de vie c’est gratuit ! Ce sont les constructeurs de bateaux français au moment de la mise sur le marché hexagonal et les importateurs de bateaux construits à l’étranger qui financent le coût de la déconstruction, dans le cadre de la « responsabilité élargie du producteur » (Rep). Soit un budget de 1,7 million d’euros pour 2019. Le transport jusqu’au centre agréé reste à la charge du propriétaire. Cependant, des négociations sont en cours avec les régions littorales pour accorder des aides dégressives au cours des premières années, « afin de permettre l’amorçage de la filière et de faire en sorte que ça rentre dans les usages », explique la FIN.
Qui organise la filière de déconstruction ?
L’interlocuteur national est l’Association pour la plaisance éco-responsable. L’Aper est une émanation de la Fédération française de l’Industrie nautique (FIN). Elle rassemble 65 constructeurs et importateurs. L’Aper a décroché le statut d’éco-organisme en mars de cette année.
Où sont situés les centres de déconstruction ?
Pour l’instant, seules 18 entreprises ou agences de groupes ont obtenu l’agrément administratif sur tout le territoire français. Elles sont au nombre de neuf entre le Couesnon et la Loire. D’ici la fin de l’année 35 à 40 centres seront agréés en métropole. L’objectif est de rester en deçà de 150 km entre le plaisancier et le centre, explique Jean-Paul Chapeleau, président de l’Aper.
Sur quels critères ont été désignés les centres de déconstruction ?
Une partie des entreprises, comme les Recycleurs bretons, se chargeait d’ores et déjà de la déconstruction des navires quand elle se reposait sur un financement volontaire. Les autres ont déjà une activité permanente ou occasionnelle de recyclage et quelques-unes se lancent dans cette nouvelle activité. On retrouve dans la liste des centres dépendant de grands groupes comme Veolia.
Que deviennent les déchets ?
« S’il s’agit d’un navire qui a eu une avarie, il reste de nombreux éléments de valeur sur les bateaux que l’on peut valoriser », explique Yves Lyon-Caen qui cite l’accastillage, le moteur, etc. Le métal, le bois et les gréements ont déjà leurs filières. Reste le polyester qui est souvent réintégré dans les revêtements de voirie sous forme de granulés quand il n’est pas transformé dans une matière proche de la céramique. Des progrès sont encore à faire pour éviter qu’une bonne partie des déchets ne finissent dans les fours des cimenteries.
L’industrie du nautisme a-t-elle avancé dans l’écoconception ?
Yves Lyon Caen se garde bien d’affirmer que les industriels ont réellement progressé en la matière : « L’approche est complexe et se construit composant par composant, en termes d’impact environnemental et de coût. Ça peut aller jusqu’à revoir entièrement la conception des bateaux… On défriche ».

L'équipage
21 juin 2019
21 juin 2019

ça peut servir !

21 juin 2019

au fait josé, tu devrais faire un tour à Flamanville, ils cherchent des gens qui savaient faire ou faire faire des soudures de qualité et on en trouve plus ..

21 juin 2019

ça leur couterait alors tres tres cher …

quelle misère ...on a crée des bac pro du niveau des ex CAP que l'on passait en 3 ans rien d'étonnant

21 juin 2019

Il faut aller les chercher à Taïshan (Chine) ;-)

21 juin 2019


Qui paie quoi ?
Pour le propriétaire du navire en fin de vie c’est gratuit ! Ce sont les constructeurs de bateaux français au moment de la mise sur le marché hexagonal et les importateurs de bateaux construits à l’étranger qui financent le coût de la déconstruction, dans le cadre de la « responsabilité élargie du producteur »

C'est joliment dit, mais personne n'est dupe … c'est compris dans le prix et c'est donc le propriétaire qui paie … disons paiera car effectivement non compris dans le prix de l'Arpège produit il y a 50 ans mais dans celui du JPK vendu cette année !

21 juin 2019

c'est bien une évidence ; aucun industriel ,ni commerçant ne paient quoi que ce soit : ils presentent simplement la facture a leur client sinon c'est la faillite de la boite

22 juin 2019

Façon de voir, mais en fait tout le monde paye : le propriétaire parce qu'il a déboursé plus d'argent, le constructeur parce qu'il vend plus cher sans que ça lui rapporte plus. Mais au final tout le monde est gagnant...

De toutes façon je ne vois pas trop comment faire autrement, et c'est assez logique que ce soit celui qui crée le marché qui en assume les conséquences. La part de responsabilité que doit assurer le constructeur, c'est de fabriquer des bateaux qu'on puisse recycler le plus largement possible, et dont le "reste à polluer" soit contrôlable.

C'est vrai que ce point de vue la dénomination "Responsabilité élargie du producteur" est légèrement hypocrite...

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