wishbone et autoporté

pourquoi on fait des bomes type wishbone:avantages et inconvénients??
Pourquoi sur un laser,un mat autoporte ne pose aucun problème et sur un quillard,ca se fait pour ainsi dire pas?
C est des problemes ou la resistance croit au carre et la contrainte au cube comme sur les os?

L'équipage
04 sept. 2003
04 sept. 2003
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il me semble...
que le wishbone est directement dans le sens de l'effort pour tenir le point d'écoute , une bome induit un effort suplémentaire vers le bas (et de plus "concentre les effort du côté de l'étembrai ), et donc pour un mat autoporté ce sont des efforts suplementaire...
pour le laser tout est telement légé que pas de prob a rajouter cet effort .... quoi que, les mats de laser flambé y en a a la pelle...!
Mais y a peut être d'autres raisons...?

05 sept. 200316 juin 2020
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Mât autoporté
Longtemps réservé à de petites embarcations ( genre chaloupe sardinière, Sinagot ou monotype d'Arcachon - et quelques autres ...). Très en faveur aux USA ( "cat-boat", "cat-rig" ).
plein de qualités. La faiblesse: lourd, et casse au-dessus d'une certaine taille; ne permet pas d'être "souqué" au près serré comme un "Marconi".
Retour en force - aux USA d'abord - depuis l'apparition des mâts creux en carbone-epoxy.
Avantages: absence de haubans, moins de fardage, possibilités de profils de voile très aérodynamiques, à grand rendement. Sur certaines petites unités, on enroule la voile autour du mât au lieu de prendre des ris (comme sur le "Cruz" de "Topper" ).

Voir la question "gréement moderne ou intelligent, sur le forum" qui suit la réalisation en cours de bateaux de ce type.

Il existe un très beau poster assez connu de Jean-Marc Liot représentant un sinagot sous voiles devant l'entrée de Port Navalo ( le "Forban du Bono" ).

L'architecte et constructeur français Gilles Montaubin, reprenant l'allure générale des "cat-Ketch" sans haubans américains et en modernisant les lignes et la voilure, fait des bateaux très réussis, qui ont reçu des éloges britanniques notamment.

j'insère une nouvelle fois en photo un "échantillonnage d'"Américains" sans haubans, du plus traditionnel aux modernes ( notamment avec réduction de voilure pas enroulement)

05 sept. 2003
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des limites
Le mat autoporteur, sur de grosses unités (10m et+)pose de sérieux pb de résistance: il faut de gros diamètres, soit trés lourd en bois , comme le gréement de jonque de "au delà du délire" (qui a dématé!)soit en fibre carbone, mais le prix monte en flèche (deux a trois fois un mat traditionnel haubanné)
Le gréement de jonque est un compromis pas trés performant, alors que la gv sur gousset est excellente, mais le pivot de mat est alors un sérieux pb,(car si le mat ne tourne pas, c'est le gousset de voile qui tourne autour et s'use trés vite), il y donc deux pieces de méca délicates, en appui de quille et au pont , avec le pb d'étanchéité.
De plus rien n'est standard sur catalogue, donc tout sur mesure, donc cher (wishbone, pivot de mat ..)

si on n'en voit plus aucun au départ des courses , il y a de bonnes raisons.

05 sept. 2003
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dématage de audela du délire
selon le récit de France, Jean-Luc et Christopher le dématage de leur jonque est dû à une mal façon du mat : utilisation de bois avec noeuds.
Il est vrai que la voile de jonque ne peut qu'être moins performante qu'une voile type G. MONTAUBIN ou similaire.
Dans le choix d'une voile de grand voyage on ne peut écarter son cout initial, sa possibilité de maintenance sans moyen techniques autres que ceux du bord et son cout de maintenance ( à moins de ne naviguer que dans des eaux occidentalisées)l'autonomie technique qui necessite autre chose que du bois du bout et du tissus plus des vis , de la colle ou des clous etc. peut remetre en cause le programme.
Dans le choix d'un bateau à la pointe de la technologie il y a un choix de type de navigation, de zone de navigation, de maintenance. C'est donc un choix dans le programme qui déterminera tout le bateau.Donc le gréement.

05 sept. 2003
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Mâts autoportés
Voir aussi tous les bateaux US "Freedom" et les gréements Aerorig.Je me souviens d'un article de V&V (Aérorig monté sur un Bénéteau 62')disant que le surcoût était compensé par l'inutilité de voiles de portant,la quasi absence de gréement courant et un accastillage de pont réduit à...un winch.Vu le prix d'un winch , d'un rail, d'une poulie ou d'un bloqueur, c'est plausible.Quant à la nav en équipage réduit, difficile de faire mieux.

06 sept. 2003
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peut-etre
mais je crois a la selection naturelle, comme Darwin: les bonnes solutions s'imposent toujours,à la longue, car les arguments de cout et de simplicité sont aussi ceux qui dirigent les architectes des chantiers, aussi bien que les amateurs voyageurs..

06 sept. 2003
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mât autoporté
Il y a une question de mode aussi
Et les fabricants, pas très imaginatifs, imposent leurs types de bateaux par une publicité intense.
L'abondante créativité qui s'exprime en Grande Bretagne et aux USA provient de la quantité de petits chantiers et de constructeurs amateurs qui s'y trouvent. En France, on est plutôt très conventionnels, routiniers et "suivistes" (une exemple: les multicoques; vers les années 1968 -70, tir de barrage des revues : les grands chantiers ne construisaient pas de multicoques, et donc ne souscrivaient pas de pages publicitaires pour; d'où: les multicoques sont dangereux, parce qu'ils peuvent chavirer. Puis la construction de catamarans est devenue une affaire très rentable, tant pour les constructeurs que pour les loueurs: aussi une abondante publicité a-t-elle fleuri. Bien sûr, les multicoques peuvent toujours chavirer -de même que les monocoques peuvent couler- et certains chavirent effectivement. Mais les constructeurs les vantent et les Français suivent.)

L'apparition de gréements différents a suivi la mode des "vieux gréements",elle-même conséquence des grands rassemblements (est-il besoin de préciser que je ne manque pas un des rendrez-vous de Brest ?) et de l'émergence de petits chantiers pour répondre à cette demande marginale. C'est une bonne chose parce qu'elle libère l'esprit figé et sclérosé à jamais dans le "Marconi-plastoc". Elle présente peu d'intérêt pour les grand chantiers: les grands bateaux sont plus rentables : sinon , les revues et "foule des marinas " ne jureraient plus que par les petits bateaux aux voilures inhabituelles...

Le point de vue de Michel est indiscutable, dans la durée, une sélection naturelle s'opère, sur des critères pas toujours rationnels. Heureusement, il y a aussi des solutions efficaces qui prennent place.
( il ne faut pas oublier que, dans l'évolution des espéces, bien des détails anatomiques et des variantes inutiles, voire préjudiciables aux individus sont apparues...)

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