Voyage ou fuite ?

Bonjour à tous

Merci de votre indulgence, je vais confesser devant vous mes tourments les plus intimes !
J'ai souvent lu le conseil suivant : ne pas confondre désir de voyage et désir de fuite

Mais comment distinguer ?

Quand on rêve de voyages en bateau depuis longtemps, que ce rêve commence à ressembler à un projet, il me semble qu'on ressent un désir qui est à la fois attraction pour la mer et répulsion pour une vie "normale" dont il faut réélement une énergie énorme pour se dégager !!

Merci de vos témoignages sur ce sujet, bises à vous

L'équipage
12 fév. 2009
12 fév. 2009
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ne pas confondre "désir de voyage" et...
..."BESOIN" de fuite.

Car la fuite n'est pas une envie, mais un besoin, souvent pour survivre face à un danger qui pourrait mettre son existence en péril.

Mais on peut avoir besoin de voyager pour arriver à survivre, ce qui n'est pas une fuite, comme le font beaucoup de migrateurs.

;-)

12 fév. 2009
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Rêve et réalité
juste un point de vue que je n'oblige personne à partager.

ceux qui rêvent de partir partent moins que ceux qui ont juste décidé de partir.
Introduire la notion de fuite dans le départ, outre la connotation très négative dont tout candidat au voyage devra porter la charge psychologique, entraine d'autres raisonnements;
Fuir pour un rêve, c'est dans le texte manquer de réalisme pour se donner les chances de vivre un voyage sympa.
Il ne faut pas confondre fuir et, éventuellement, tourner une page, débuter une autre vie.

D'autre part, la vie en mer est un amplificateur de sentiments. Partir pour découvrir, c'est probablement plus enrichissant que partir pour fuir, et ça donne plus de chance d'aller plus loin. Ceux qui ne supportent plus leur vie risquent fort d'être très déçus par un voyage en mer où un autre quotidien s'installe très vite.

Encore un fois, le truc de départ c'est d'aimer le voyage, la rencontre de gens et de cultures différentes, par besoin, par désir peut être, d'enrichir la nôtre. Pour nous s'ajoute la dimmension maritime, une sorte de challenge entre nous microbes et la mer immense. Un challenge "entre soi-même" en fait.

Où est la place du rêve là dedans? Dans le fait d'oser larguer des amarres que la plupart n'osent pas larguer. En fait, "ceux qui osent" font rêver les autres, mais eux même ne rêvent pas plus ni plus fort que les gens en général.

Vaste sujet!
Alex

12 fév. 2009
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blague
mi-gratteur / mi pêcheur :-)

12 fév. 2009
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ben
:tesur: c est quoi une vie normale?

la normalité et une chose en soit effrayante , elle me semble engolber la notion de conformisme!:lavache:

:acheval:

12 fév. 2009
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Peut-être faut-il éviter la pression ?
Pression du grand départ et des questions existentielles qui peuplent nos crânes obtus.

Or c'est facile d'éviter cette pression.

Je rêve de grand voyage, j'en caresse le projet ... il suffit de se jeter sur la première étape : d'abord un voilier capable d'emmener loin. Ensuite, il faudra le préparer et s'accorder de longues ballades chaque fois que possible. Si ton rêve de voyage est fort, si l'opportunité se présente ou si tu as le caractère à tout lâcher, la suite viendra toute seule et tu oubliera vite toutes ces questions existentielles. Sinon, tu t'éclateras dans tes rêves à bord de ton beau bateau, tu prépareras tes futures croisières, tu guettera le jour propice pour le grand saut et même s'il ne vient jamais, c'est déjà génial !

Mais avec un pseudo comme MarcoPaulo, t'es déjà en route pour l'aventure ...

Ouvre la porte en grand et bonnes navigations.

13 fév. 2009
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voyage et fuite
je pense que l'un et l'autre est lié ensemble
mais comme il ya plusieurs interprétations
je ne garderais que celle qui est positive
voyager,c'est d'abord partir découvrir,quitter une monotonie,un meme paysage une paperasserie,enfin une routine
pour d'écouvrir,d'autres habitudes d'autre paysages ,d'autre façon de vivre,d'autrefaçons de comportements,d'autre paperasseries
en un mot quand on commence a s'emmerder ouse rendre compte que l'on reviens dans un système sédentaire,on repart ailleur découvrir et ainsi de suite,voila ma façon d'apprécier le voyage
pour moi la fuite est un moyen de ne pas etre l'otage d' un système,donc la solution est le voyage

13 fév. 2009
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une p'tite zétoile pour samedi
tout a fait mon état d'esprit actuel , avec cette crise moins de boulot , mais c'est pas grave . la tension se relache , et la façon de voire les chose est différente . ;-)

13 fév. 2009
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voyage
voyager , c' est decouvrir , c' est savoir regarder , c' est apprendre mais c' est aussi offrir ce que l ' on est ...
On peut le faire sans pour autant oublier ses semblables et renier ses origines .

La fuite c' est autre chose .
c' est un signe de mal-être .
Lorsque c' est un africain qui part en mer pour fuire un pays ravagé , on peut parler de fuite .

Par contre , quand un Europeen prend la mer sur un voilier de 10/12 mètres , c' est autre chose .
On se rend compte que bien souvent cette fuite à des limites !
Car le "fuyard" , lorsqu' il a un problème , aime à retrouver les avantages que lui offre la societe qu' il a fuit ...Style assistance , assurance , contact avec un consulat ...Sans compter l' utilisation de techniques elaborées par les minables qui reste au pays ...Portable ,GPS ,PC ............

La fuite est un mot fort . Sans aller jusque là , entre le voyage decouverte et la fuite , il existe autre chose qui s' appelle un changement de vie .
On peut vivre sur un bateau sans pour autant se desociabiliser !!!!!!!!!!

13 fév. 2009
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certainement pas fuite
Fuite, c'est quand le mauvais temps t'oblige à subir la mer plutôt que de la vivre!

Voyage certes, là tout le monde semble d'accord, donc partir, mais certainement pas fuir.

On fuit une prison, un régime de dictature, un danger, bref on fuit quand on a peur.

Je n'ai pas peur de ma famille, de mes amis, de mon pays, mais j'aime voyager donc je pars.

13 fév. 2009
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Etudier la biographie du bon donneur de conseils
Avant de culpabiliser, étudier la biographie des donneurs de conseils. C'est souvent intéressant.

Mon point de vue: Exploiter notre besoin viscéral de fuir est justement l'occasion rêvée de rompre avec la routine pour aller découvrir ailleurs. On fuit lorsque la réalité nous devient insupportable, c'est un mécanisme réflexe de survie.

Il n'y a aucune honte à fuir. C'est un moyen d'éviter la casse et c'est l'occasion rêvée d'aller voir ailleurs. Ensuite, avec le recul que nous offre le voyage, c'est plus facile d'y voir clair dans nos galères et de les traiter avec sérénité et clairvoyance.

Comparaison: Quand tu es en mer et que tu te prends un coup de vent, tu dois "prendre la fuite" pour éviter la casse. Ton navire fuit dans le lit du vent et de la mer, et le calme revient à bord. Tu te reposes, prends les bonnes décisions. Et comme la route n'était pas celle prévue, tu te retrouves alors dans un endroit inattendu. Un abris dans lequel tu n'avais pas prévu d'aller. C'est çà la vraie aventure !

Sinon, il y a toujours moyen d'aller voir un psy, mais au risque d'anéantir à jamais le moteur qui nous donnait une chance de partir à l'aventure.

C'est ma vision des choses. Exploitons nos folies passagères ! Volonté de fuir + désir de connaitre autre chose c'est le cocktail parfait du grand aventurier !

Amitiés / Raphael

13 fév. 2009
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fuir ? non
Tous ceux qui sont partis, j'imagine, ont déjà entendu un soit-disant bon ami dire : "mais qu'est ce que tu fuis ?"

Dans mon cas ceux dans la bouche desquels j'ai entendu cette phrase étaient très souvent des gens dont je savais qu'ils ne pouvaient même pas comprendre ce qu'était voyager. c'était définitivement trop éloigné de leur univers.

Nul besoin de fuite pour voyager. Pas besoin de détester son environnement pour aller découvrir autre chose. d'autant plus qu'en général un voyage est un aller-retour.

C'est même dangereux. Si on part en fuyant son environnement alors il vaut mieux ne jamais revenir, parce que sinon le retour risque d'être extrèmement difficile. et les retours ne sont jamais facile même en réintégrant une vie quotidienne qui était déjà agréable.

Partir en fuyant expose à un autre danger. Forcément partir avec cet esprit implique une grande attente des découvertes humaines qu'on va faire .... et la attention à la déception si les rencontres ne sont pas a la hauteur de l'attente.

non, définitivement il ne faut pas partir en fuyant son environnement.

(par contre pour fuir une femme ou fuir le fisc pourquoi pas !!!!! :-D :-D :-D)

13 fév. 2009
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je comprend ce que tu dis yacare
ce que je dis simplement c'est que si tu t'en vas voyager en bateau pour fuir tu ne feras pas un bon voyage.

Les vertus thérapeutiques du voyage en bateau ??? j'ai de sérieux doutes ....

PS : j'ai déjà fait plus de 25 jours de nav en solitaire, crois moi : tu as de multi^plse occasions de te retrouver face a toi meme.

13 fév. 2009
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je pense
que tu confonds quitter et fuir.

J'espère pour toi que ton voyage en bateau ne sera pas une fuite. D'ailleurs, je vois sur ton site que trois mois avant ton départ, tu as déjà une place réservée dans le port de destination, je suis rassuré! Cela n'a rien d'une fuite, c'est une traversée bien organisée.

Bonne navigation

Michel

13 fév. 2009
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définition de mots!
Je te comprends, respecte ton opinion, mais ne la partage pas vraiment à cause du mot "fuir", parce que sinon je suis globalement d'accord avec toi.

Probablement d'ailleurs n'est-ce qu'une question de définition de mots.

Ce qui m'ennuie ou me lasse (p.e. le voisin de palier de ton exemple) je l'évite, je le quitte, ou que sais-je ... mais je n'ai pas le sentiment de le fuir. En revanche, je fuirais une guerre, pour sauver ma peau.

Utilisons le mot que l'on veut, et soyons heureux!

Encore une fois, je te souhaite un bon voyage.

Michel

13 fév. 2009
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Il peut être dangereux de ne pas fuir...
C'est au cas par cas. Je ne crois pas qu'il faille généraliser. Dans certaines circonstances, il peut s'avérer être encore plus dangereux de ne pas fuir. Certaines situations dans la vie sont extrêmement difficiles et on a pas toujours les moyens de les maitriser.

C'est pourquoi l'une des premières choses enseignées au Karaté, c'est: Partir en courant, courir le plus vite possible... Idem en voile: Prendre la fuite en mer par gros temps permet de sauver le navire et son équipage face aux éléments qui sont plus forts que nous.

Mais bon, s'il n'y a que force 2, pourquoi prendre la fuite, au risque de perdre la course ?

A+

13 fév. 2009
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ô vieillesse ennemie !
Salut Michel,

Mon voyage est le résultat de cinq années de préparation. C'est murement préparé, tant du côté familial que professionnel, et si j'analyse les motivations de mon imminent départ, il y a plus un désir de découverte et de surpassement qu'un désir de fuir, quoique je reste persuadé qu'à 40 balais, on a tous accumulé un panaché de choses à fuir. Allez. On est tous en fuite d'un ensemble de chose. Avouez les amis !(-; Par exemple, n'avez-vous jamais changé de trottoir pour éviter que votre voisin de palier ne vous tienne les bottes pendant deux heures ?

D'ailleurs, je dois avouer que le jour ou j'ai acheté mon bateau, sans savoir ce qu'était un bout', c'était à un moment difficile de ma vie ou je n'avais qu'une envie: Partir en courant et claquer la porte. La fuite donc. Mais en même temps, j'avais toujours été fasciné par la mer, soit un besoin de découverte.

Si j'avais un peu réfléchi à mon acte impulsif et écouté les conseils qu'on me donnait: Je pense que jamais je n'aurai acheté de bateau et jamais je ne vivrais l'aventure que je vis aujourd'hui.

Donc je peux en conclure que dans mon cas, la fuite, à un moment de mon existence, m'a été extrêmement bénéfique.

Je pense qu'il y a des moment, il faut être capable d'arrêter de réfléchir et foncer dans le tas. Avec le feu au cul, çà aide. Profitez-donc de vos ennemis pour avoir de bonnes raisons de partir en courant lol.

(Crise de la quarantaine
:-D :-D)

Amitiés / Raphael

13 fév. 2009
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Merci

Merci et bon vent à toi aussi Michel.

Raphael

13 fév. 2009
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Comment distinguer ?
D'abord en essayant de comprendre pourquoi tu veux faire le voyage en bateau.

Après tout, on peut voyager à pied, à vélo, en avion, en camping car, en Land Rover, en semi-remorque aménagé en maison, en roulotte à cheval ;-)

Quand tu sauras répondre à cette première question, tu pourras envisager de répondre à la suivante. Et peut être découvriras-tu que ce qui t'intéresse, c'est le bateau et pas le voyage ... c'est le cas de confusion le plus courant :reflechi:

Les voyageurs dans l'âme se restreignent rarement à un seul mode de transport. D'ailleurs le bateau a un gros inconvénient pour le véritable voyageur: il ne permet pas de découvrir l'intérieur des terre, à moins d'avoir un modèle amphibie à roulettes auxiliaires :heu:

13 fév. 2009
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fuite !!!! hahhahaha
ta pas besoin de voyager pour fuir !!!! a mediter

13 fév. 2009
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D'ailleurs Robert
c'est bien pour cela que les récits des voyageurs terriens m'intéressent plus que ceux vécus la mer.

Rejoindre une île à une journée de distance c'est déjà un voyage : dépaysement, évasion, contact intime avec les éléments, plaisir de se retrouver détaché des scories.

Le voyage c'est avant un appétit pour l'autre, pour l'étrange, et parfois l'aventure.

13 fév. 2009
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Correctif
le voyage c'est avant tout un appétit pour l'autre…

13 fév. 2009
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d'accord avec Robert

les marins parlent souvent de rencontre pour justifier leur voyage ou de decouverte alors qu'ils passent 90% de leur temps loin des autres et loin de tout.

pour moi le voyage c'est à terre .on voit certains partir un ou deux ans en velo ceux là voyage vraiement .La vie ,les peuples,l'ouverture d'esprit ce n'est pas sur une frange de terre de quelques km sur le littoral que celà ce passe ,ça me semble un peu etrigué comme "voyage".

Une fille d'un ami repart avec son copain pour deux ans .Ils refont le periple Amerique centrale jusqu'à la terre de feu ,ils bossent et se deplacent apprennent la langue pour moi ceux-là "voyage" vraiment .

Le plaisancier c'est plutot le desir du bateau et de la mer qui l'anime .

josé

13 fév. 2009
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D'accord José
Comme le montre mon logo, la vie, ma vie est un voyage: 3 ans en suisse, 1 an en Guadeloupe, 5 ans en Polynésie, depuis 2 ans au Maroc avec le regret de ne pas être en Bretagne plus souvent . Mais bientôt je ferais du bateau. C'est-à-dire que je souhaite prendre du temps pour moi, pour réfléchir tranquillement, lire, ne rien, faire, ne pas avoir d’obligations sociales et économiques. Une sorte de vie en retrait entrecoupée de nouvelles relations à terre lors des escales. Mais avec beaucoup de temps de solitude pour revenir à l’essentiel, ce monde me convient de moins en moins avec sa gesticulation qui se veut dynamisme. Je m’y retrouve de moins ne moins devant l’absurdité des conflits. Cette vie « en retrait » n’est pas un refus mais un repos après avoir bataillé pour apporter ma part de contribution à la société. C’est la réflexion d’une personne de 65 ans certes qui n’a rien à voir avec une personne de 40 ans. La motivation du voyage en bateau est aussi fonction de l’age.

13 fév. 2009
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c'est le contraire Calypso
En voyage en bateau tu passes 90 % de ton temps en escale, à visiter et rencontrer et 10 % en mer ...

Sauf quelques forcenés qui font le tour complet en un an ... que d'eau que d'eau racontent-ils à leurs amis au retour du voyage !!

13 fév. 2009
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Voyager dans l'âme
Voyager dans l'âme c'est encore ce qu'il y a de plus économique, il suffit d'acheter une bonne paire de patins d'appartement et le tour est joué :-D

13 fév. 2009
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no prob
Il ne sufit pas de fuir,il faut fuir dans le bon sens...
si c'est pour eviter les soucis et les corvées il vaut mieux une cabane et un potager qu'un voilier,par contre l'aventure existe toujours en bateau,ne serais-ce que l'on est jamais sur de se reveiller a la meme place le lendemain.
courage fuyons.Alain

13 fév. 2009
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aventure ,aventure

on est-elle dans tout ça ?

le cordon n'est jamais coupé, on sait ou l'on va,ce que l'on va y trouvé .

Un pepin ,un coup de telephone et tout rentre dans l'ordre.

Oui ceux qui partaient à la decouverte de nouvelle terre pour eux c'étaient v"ritablement "l'aventure" mais plus pour nous.

Aujourd'hui l'aventure on peut la trouver dans le boulot ,chez soi ,à sa porte ce que je souhaite à tout le monde mais c'est une autre histoire.

josé

13 fév. 2009
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Tout dépend
de la manière dont tu navigues.

A l'ére de l'irridium, du gps, des balises "satellitaires" et autres assistances technologiques, il est clair que la part d'aventure fond comme neige au soleil.

13 fév. 2009
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aventure
Tout est possible, du "tout organiser" au "imprvisation totale", même de nos jours.

Il suffit de partir pour des coins repérés sur une carte, sans organisation derrière et hors des sentiers battus et rebattus par la presse. Alors tu alternes des navs et de la rencontre avec des gens. Le vent te pousse ici ou là, tu restes ou tu reparts. Quand tu restes, un mois, six mois, tu rencontres les gens, tu apprends leur langue, tu voyages dans le pays, tu pars, tu reviens, bref tu es libre.

Tu peux aussi voyager par mer et aller sur des île déserte, pour peu que tu n'aies rien lu sur le sujet, à titre personnel, tu découvres, tu vis ton aventure.

C'est vrai que de nos jours il y a moyen de faire des voyages tout organisés, parfait pour ceux qui le veulent, mais rien n'oblige à suivre ce chemin.

On peut de nos jours encore naviguer sans moyen de communication, sans assurance, sans délais ... sans "sécurité", si si j'en connais, ... au moins un!!

Et à titre personnel, alors, l'aventure est encore au rendez-vous, tout simplement parce que tout est surprise, autonomie, solitude puis rencontres, découvertes.

Bien sûr plus jamais nous ne serons des James Cook, mais bon, c'est pas une raison pour cafarder!

Alors, en route!

;-)

13 fév. 2009
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lorenzo
a mon avis tu viens de dire une véritée incontestable

13 fév. 2009
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geo allons voyons
on parle voyage ou fuite
on parle pas poggon,ni si maman veut ou pas

13 fév. 2009
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lire les frais du bateau
scusez , et en frais le reste ossi par lameme occasion, alors des sous, amha ils en faut ;-)

14 fév. 2009
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ben, non samedi, pas tetu
mais tout le monde donnent son avis,gps, machin nini nana mais personne ne parle de sous, c'est si tabou que ça :-( mais bon allez, comme je doit pas me sauver, vais continuer a lire un peut ;-) :-D

13 fév. 2009
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En pensée d'arrière plan,
j'ai cette impression qu'il faut se dépêcher de partir voyager. A l'heure de la mondialisation galopante, les particularités, synonymes d'inconnu, s'émoussent au profit d'un standard, tout à fait reconnaissable.

Et c'est pour moi une des raisons principale d'aller visiter cette planète extraordinaire.

13 fév. 2009
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oui samedi il a raison mais
faut quand meme un peut de moyer financier ossi,je ne pense pas q'un bateau suffise,enfin mon avis hein ;-)

13 fév. 2009
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ben samedi
faut pas un minimum de sous??? pour voyager ou prendre le fuite?? tu vis d'amour et d'eau fraiche toi ;-)rien que dejà les vrais du bateau,comment partir sans un peut de sous?? faudra m'expliquer hein ;-)
je ne conseillerais jamais a un jeune de partir comme ça sans sous ;-)
mais bon suis ptet vieux jeux, ou ........... ;-)

14 fév. 200916 juin 2020
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geo t'est tétu
le thème du fil est(fuite ou voyage)
il n'est pas question dans ce fil de savoir si ta du fric ou pas,ni si ca plait a ta cherie ou pas, ni si le bateau est pret etc etc

14 fév. 2009
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Ne soyons pas rigide…
pour moi, le fric sera une problématique bien plus importante que cette histoire de fuite.
(fuir avec une grosse cagnotte, c'est assez facile)

N'est pas rentier qui veut…

(ne pas confondre hors-sujet et ramification)

13 fév. 2009
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A l'autre bout du monde…
on ne trouve que soit même.

Quand on aime, il faut partir (Blaise Cendrar).

Du nouveau, encore du nouveau, toujours du nouveau ! Quand est-ce donc que ça va changer ? (Jacques Prévert).

Eloge de la fuite (Henri Laborit, dans toutes les bonnes librairies, lecture conseillée).

Bonne journée
Pierre

13 fév. 2009
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c'est pas dans les livres
que tu vas savoir qui tu es ... c'est dans la vie. Avant de savoir ce que tu vas trouver au bout du voyage il faut d'abord le faire soi meme.

13 fév. 2009
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Excuses
lire soi-même. Merci

13 fév. 2009
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@ Atlante
Rien n'empêche les livres, et les voyages.
Bien au contraire.
Le voyage est une façon de vivre, une façon d'être et la distance parcourue n'a pas grande importance si, vers la fin du voyage, c'est toi même que tu as trouvé, à travers les autres.
La fuite est quelque chose de très positif, tant que tu ne te fuis pas toi-même.
Et lorsque la fin du voyage se rapproche…

13 fév. 2009
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Pour ceux qui veulent vraiment comprendre
Pourquoi le confort bourgeois, une position sociale enviable et quelques "danseuses" ne suffisent pas à rendre heureux certains individus friands de grands espaces, accros à l'adrénaline et qui refusent de "faire partie du troupeau" parce qu'on ne vit qu'une fois et qu'il est dommage de perdre sa vie à la gagner en reniant ses aspirations et ses passions, lire (ou relire) Henry de Monfreid. Ou à la rigueur ses biographes, le meilleur étant amha Daniel Grandclément.

13 fév. 200916 juin 2020
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fuite de quoi ?
courir les oceans n'a rien d'une fuite .
au contraire. qui du navigateur "seul" face aux oceans ou du sédentaire bien bien à l'abri et occupé par des soucis de second plan est le fuyard...? quand je dis soucis de second plan, je parle de soucis autres que de sauver sa peau ou de boire une soupe bien chaude.on peut pas tout avoir.
celà dépend beaucoup du point de vue de chacun.
même si le navigateur doit parfois mettre en fuite dans le mauvais temps, quitter une société pour une autre( la mer...) n'a rien de la fameuse fuite, maintes fois discutée sur ce forum ,et qui est bien souvent l'expression de ceux qui n'osent pas ou ne "peuvent pas", mais qui voudraient bien...

une vie normale? tu veux dire regarder le ciel et la mer, prendre ou larguer un ris, découvrir une nouvelle terre, car chaque atterissage est une découverte...
la normalité n'est que ce que l'on en fait.

moi je dis, vas y fonce, le monde est vaste.

13 fév. 2009
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voyage ou fuite
si tu te pose la question !!c'est que, tu crois, que tu n'auras pas "le courage de ton audace".
tu réfléchis trop , c'est le début du désordre (le doute)..je fuis la mort , je cherche la vie , et c'est pour ça que je voyage , et pas le contraire..
et ce rappeler "le têtu gagne le fort" :litjournal:

13 fév. 2009
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De la massification…
les temps passés, du style de celui d'Henri de Monfreid, étaient l'apanache des aventuriers.
En ce 21ème siècle, le confort bourgeois investit aussi le domaine du voyage.

Cette histoire de fuite ne serait elle pas un des nombreux avatars du nombrilisme à la part grandissante en notre monde occidental névrosé ?

14 fév. 2009
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Comme si l'humanisme
était l'apanage tout à fait exclusif des aventuriers…

Je ne voudrais pas lancé un débat sur Monfreid, mais il me parait très important de resituer le contexte de l'époque où le colonialisme était considéré comme un progrès, une avancée.

Alors évidemment, en ce début de 21 siècle, ce comportement est facilement condamnable.

Je fais parti de ceux qui séparent le vécu de l'écrivain, de son œuvre. C'est un autre débat. Hors-sujet ici…

14 fév. 2009
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gaffe
:tesur: une bonne part d humour dans mon billet d humeur !:tesur:

14 fév. 2009
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triheol
un homme qui marche pieds nus et vit au milieu des autres en égal, attitude fortement condamnée par l'esprit colonial de l'époque ...n'était pas humaniste ? tiens donc.
il ne nous appartient pas de juger mais
la stigmatisation est telle qu'elle fait oublier l'histoire ...
on aime à se rappeler que madame monfreid était allemande(scandale médiatique)...et que monfreid a rencontré le duce(en tant qu'ambassadeur,mais encore scandale)...
mais on aime oublier aussi que monfreid était fort apprécié de churchill,hemingway, et j'en oublie.
son rôle ambigũ pendant la guerre relevait surtout de son devoir de silence concernant ses activités d'espionnage pour le compte de notre pays ...ce pour quoi il a été "couvert" et plusieurs fois décoré par la france pour services rendus à la nation....
la drogue ne relevait pas du trafic à l'époque.
l'opium et le hashish transitaient tout à fait légalement dans tous les ports du monde.
assimilé à trafic seulement parcequ'il devait forcer l'embargo pour passer.
le trafic d'esclaves est une tradition encore aujourd'hui en ethiopie comme en somalie mais il ne me semble pas que monfreid s'y soit prêté. ou alors uniquement dans des affaires tribales,donc privées....
trafic d'armes? mais il achetait pourtant légalement ses armes aux nations européennes...

croyez-vous vraiment que si monfreid avait été un nazi ou un voyou, il aurait pu mourir de vieillesse tranquille en france...?

14 fév. 2009
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lorenzo
oui je sais, les livres ne sont que des romans où l'auteur se donne donc le meilleur rôle.
monfreid n'a pas apprécié la série télé "les secrets de la mer rouge" non plus.

le livre que j'ai le plus aimé de lui, ne parlait pas de ses propres aventures mais ,quelle écriture!
"le feu de saint elme"
c'est son ami, joseph kessel, qui a conseillé à monfreid de se mettre à l'écriture.
monfreid était l'esclave du vivant.

14 fév. 2009
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Lorenzo,
je ne crois pas que H. de Monfreid ait été être autre chose qu'un "aventurier" dans le mauvais sens du terme : trafic de drogue, d'esclaves, d'armes; je n'aime pas qu'on évoque son nom comme un grand marin, ce n'était pas un humaniste.

Une étoile pour Guerveur, qui sait si bien nous faire partager son expérience.

14 fév. 2009
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presque d accord avec toi Lorenzo
:tesur: d ailleurs donnont , ce qui est leur juste droit!

l indépendance a nos pseudos territoire d outre mer, mais là je dis bien !:heu:

totale indépendance juste pi étre un léger accompagnement
qu ils deviennent comme madagascar, que nous devrions d ailleurs plus aider en revenant vivre sur cette ile magnifique!

:langue2:

non , ce n est pas du néo colonialisme !amha
juste la réalité , pour cette ile qui n as ,( la pauvre ) aucune importance stratégique!
et pour nous pauvres orphelins de cette vilaine société mondialisée , une terre d acceuil , avant que les chinois ne s en emparent comme pour le continent sud africain

mais que de bonheur,pour tous

:doc:

14 fév. 2009
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Tu oublies une chose Seadog
les livres de Monfried sont des romans où la part de vécu est très largement amplifiée et/ou ne représente qu'une portion du récit mis sur le papier.
D'ailleurs le seul livre de lui que j'ai réellement apprécié, c'est son livre de contes dont j'ai oublié le nom.

13 fév. 2009
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Eh Eh!
"si tu te pose la question !!c'est que, tu crois, que tu n'auras pas "le courage de ton audace"."

L'audac, est-ce partir ou rester?

"Je fuis la mort , je cherche la vie , et c'est pour ça que je voyage "

Pourquoi la vie se trouverait elle plus dans le voyage que dans l'action plus sédentaire?

13 fév. 2009
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Sujet intéressant...

...sur lequel j'ai forcément eu le temps de réfléchir durant mes années de phares en mer.
Point de voyage dans le choix de ce métier, sinon le voyage intérieur mais là n'est pas le sujet de ce fil, mais à la question : fuite ou pas fuite il fallait bien trouver une réponse.
Les anciens disaient: «la première personne que tu rencontres en arrivant au phare c'est toi même»
Et ils rajoutaient: « si tu arrives ici blessé et meurtri, n'espères rien, le sel de la mer ronge les plaies du corps, la solitude océane creuse les plaies de l'âme »
Notre administration s'en préoccupait d'ailleurs, mais pas de la façon que l'on pourrait imaginer, à savoir en imposant une batterie de tests psychologiques destinés à éliminer en amont les sujets dont la motivation ne serait pas très claire, mais en appliquant une règle simple et diablement efficace: Tout candidat au concours devait avoir effectué une année entière au minimum (et c'était compté au jour près) dans un phare en mer avant d'être autorisé à se présenter au concours!
C'était radical et ceux que j'ai vu partir (certains en courant) n'ont jamais eu besoin d'attendre quatre saisons pour savoir s'ils supporteraient ce boulot: deux à trois mois suffisaient largement à se déterminer et le plus fréquemment en une seule quinzaine ils savaient.
Le pire cas que j'ai rencontré était le frère d'un copain à moi qui au bout de deux heures s'est senti mal et au bout de 24 heures à commencé à m'inquiéter sérieusement. Sur la fin de la semaine j'assurais tous les quarts évitant de le laisser seul et je ne dormais que quelques minutes par ci par là car j'étais convaincu qu'il allait se foutre à l'eau...
Cependant, et pour en revenir au sujet, je ne crois pas qu'il soit dangereux de fuir un mode de vie dont on a fait le tour pour aller s'essayer à un autre.
A condition, bien entendu, que l'on ai une idée réaliste de ce qu'est la mer et de ce qu'elle nous imposera.
Car partir en bateau c'est d'abord naviguer, et dans l'affaire le moyen (le bateau) prime sur le désir (le voyage)
L'oublier serait dangereux pour le rêve.
Or c'est lui qu'il faut préserver.

13 fév. 2009
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Bien dit Triheol...
Cumuler est assez casse-gueule, sans ligne de vie

:-p

13 fév. 2009
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je résume :
L'envie du voyage doit s'imposer.

Moi, j'ai mon argument imparable : je me dis qu'il est inconcevable que je quitte cette palnète sans en avoir fait le tour.

Ce n'est en aucun cas (et surtout pas) une fuite, c'est de l'ordre de la gourmandise.

cette idée de fuite, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt…

0

je cite guerveur
"dans l'affaire le moyen (le bateau)prime sur le desir(le voyage)effectivement ceux qui l'ont oublié ne sont pas allé bien loins !

13 fév. 2009
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il faut un peu d'audace
1/ pour acheter ou construire un boat..quant il est là, que tu n'embarque pas , c'est quoi ???
2/ même le sédentaire le plus archaïque , sort de sa caverne pour aller chercher du bois , vivre c'est un voyage , pas besoin d'un navire..
" la fuite en avent" "courage fuyons"
de penser qu'on fuit quant on voyage , est une conception judeo-jésuitesque!! AMHA!!

13 fév. 2009
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à chacun son Everest,
pour certains, c'est monter sa boite, pour d'autres, c'est se consacrer aux autres, ou traverser le désert à pied...

13 fév. 2009
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je trouve celà terrible

de ne pas trouver la vraie vie ,celle desirée celle reflechie ,l'aventure , l'adrealine,la passion, dans son quotidien .Alors que nous avons tout celà à porter de mains il suffit de regarder ,d'agir,de ce remuer,d'eviter de subir,d'etre acteur plutot que spectateur, de prendre.

Il faut peut etre simplement un peut de courage

Qu'il y a-t-il de plus ou de moins ailleurs , ne sommes nous pas l'ailleurs d'autre? .Les paysages ,le sable blanc,la mer bleu ne font pas une vie.

josé

13 fév. 2009
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c'est simple :
Ailleurs, il y a d'autres gens, d'autres moeurs, d'autres cultures ( d'autres paysages aussi
mais c'est vrai que les plages de sable blanc et les cocotiers on s'en lasse vite ).

C'est ça l'intérêt du voyage.

Et je ne parle pas d'aller dans les musées et autres festivités pseudo traditionnelles pour touristes en mal d'exotisme.

C'est ce qui te fait élargir ta façon de penser, qui te fait découvrir réellement que vérité en deça des pyrénées, erreur au delà comme disait l'autre !! Et ça c'est bon, c'est jouissif, c'est enrichissant.

14 fév. 2009
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Réponse à José / Calypso
Ca fait plusieurs fois que je te vois défendre avec acharnement l'importance de savoir profiter de ce et ceux que l'on a. C'est un point de vue qui se défend largement et qui sent la sagesse et l'équilibre à plein nez.
Sauf que.
"L'habitude nous joue des tours" disait l'autre soixante-huitard devenu alcoolique.
Qu'on le veuille ou non, la volonté de garder intacts notre disponibilité et notre enthousiasme ne suffit pas toujours. Notre moteur a besoin d'essence, et l'essence de notre vigilance, c'est le renouvellement du paysage.
Comme en voiture il faut s'arrêter de temps en temps pour prendre l'air, il est bon d'introduire des ruptures et de stimuler nos sens et notre intellect avec du nouveau.
Alors il n'est pas forcément nécessaire d'aller loin pour chercher du nouveau, on l'a parfois à côté de soi, dans sa bibliothèque ou son entourage, mais lorsqu'on n'y trouve plus de nouveauté rien de tel qu'un petit ou grand tour à l'extérieur.
Dans cette optique la mer et le bateau présentent de grands avantages et aussi des inconvénients.
Parmi les avantages: la mer, qui apporte à elle seule le mouvement (mais aussi son lot de monotonie il faut bien le dire), la lenteur, qui oblige l'esprit à se détacher de ce que l'on quitte et qui nous poursuit longtemps, et aussi l'espace immense qu'elle permet de parcourir sans changer de monture. Le bateau et sa manoeuvre apportent leur lot de stimulations suffisamment éloignés de notre quotidien terrien pour apporter le renouvellement des pensées. Il apporte aussi des sensations radicalement différentes, qui nous amènent à être presque surpris du simple contact de nos pieds avec un sol immobile. Découvrir une terre après un voyage en mer, c'est tout simplement sensationnel, au sens propre du terme.
En revanche, le bateau présente son lot d'inconvénients: l'argent, l'image qu'il véhicule, la distance qu'il crée avec les gens qui n'ont pas le privilège d'aller à leur guise avec un tel confort, l'énergie qu'il mobilise à son entretien, alors même qu'il n'est qu'un objet sans intérêt. Il apporte des emmerdements là où on lui demande de n'être que le moyen de notre liberté.
En conclusion je dirais que celui qui cherche à renouveler son univers des possibles trouvera dans la mer et le bateau un terrain de jeu exigeant, mais radical. Le bateau va l'obliger à se renouveler. On peut trouver le même renouvellement par la terre ou chez le voisin d'à côté, dans sabibliothèque, ses enfants ou dans son moi intérieur, mais c'est plus rare - certains diront plus subtil.
Pour autant, le renouvellement est à double tranchant. Tout le monde n'est pas pret à se confronter à des choses si nouvelles qu'on risque de s'y perdre.

14 fév. 2009
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itou
:tesur: culsec

:alavotre:

14 fév. 2009
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pourtant calypso!
:tesur: tu es partit dans une pré retraite trés précoce dans la naval privée
puisque tu en es seulement à liquider tes droits a la retraite normal :heu:
alors que tu t es toujours targuer d étre à la retraite sous tes pommiers, depuis au moinss 5 ans ! :reflechi:

ou alors , je ne sais pas compter!

:alavotre:

14 fév. 2009
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tu fus donc
:tesur: un récipiendaire heureux de la restucturation !
des systémes d aides de l état! pour les filiéres de la péche!:heu:

alors soit plus réalistes sur les cotats de péche et ton soutien a des systémes de surpéches et autres !
ou alors l attention des pouvoirs publiques ne doivent que prendre eb compte que:
les singlarités de certaines espéces de boulot et de personnes !
au hasard
les pécheurs pros avec des barquesd un certain tonnage
les agriculteurs d un certain nombre d hectares
les insulaires de certains dom toou autres départements français

d ou l adage qui semble étre fait votre
charité bien ordonné commence par soi méme ! :langue2:

14 fév. 2009
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Quand j'étais jeune...
... je ne voyais pas l'intérêt de voyager. Pour moi l'aventure était ici et maintenant. Je retournais dans tous les sens cette phrase d'un de mes profs de philo qui avait dit en cours: "si vous n'êtes pas capables d'être heureux, ici, tout de suite, à l'instant même, vous n'aurez pas plus les moyens d'être heureux demain.
Et puis les circonstances m'ont poussé à partir à la découverte du monde. Je n'en ai pas fait le tour, loin s'en faut, je n'y ai pas trouvé le bonheur absolu, mais j'y ai vécu des choses qui m'ont fait grandir et voir la vie sous de perspectives différentes. Aujourd'hui je suis ici mais je n'oublie pas et ne manque jamais de regarder les choses sous des angles différents. Voilà ce que peut apporter un voyege, une aventure, et je trouve ça irremplaçable, tout en reconnaissant que parfois l'aventure est au coin de la rue ou tout simplement dans les "simples" avatars d'une vie "ordinaire", avec les gens qui nous entourent, pour peu qu'on sache les voir.
Néanmoins, au premier créneau météo favorable, j'y retourne, c'est trop bon. :-D :-D :-D

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culsec
:pouce:

14 fév. 2009
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reponse à Culsec

les choses sont plus nuancée ou plus radicale.

Pour etre plus direct et dire les choses simplement en quelques mots .
J'ai toujours fait en sorte d'etre impatient d'allé au boulot le lundi matin.Mon "aventure" mes "voyages" mon "adrealine" mes "risques" mon "plaisir" je n'emploirais pas d'autre grands mots mais j'ai touvé tout celà dans les navires dont j'ai eu l'enorme ,l'inoui chance de concevoir .Et en plus mes loisirs (encore que mon boulot je le conciderais presque comme un loisir) était et ait toujours la mer.

Et je rajouterai qu'il y a pas que le boulot on peut aussi "s'engagé" dans notre société pour etre un modeste acteur et non un spectateur sans cesse critique.

Tout celà donne du sel à la vie .

Mais bon chacun fait comme il peut ,mais ce remuer un peu le cul donne de grande satisfactions.

josé

14 fév. 2009
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mais tout à fait Ile de Fustel

les circonstances m'ont fait reflechir.

pour moi tout au moins mon réve ,nom but ,mon voyage était atteint à tord ou à raison je n'avais plus rien à me prouver.Je considerais avoir fait le tour ,devenir rentier de ma situation je trouvais celà pas tres excitant .

et comme dans la vie il n'y a pas que le boulot on peut faire plein d'autre chose et que le systeme me pesait de plus en plus alors je suis parti à 53 ans et laissez ma place à un plus jeune .

et depuis je ne le regrete pas ,maintenant je suis navigateur eleveur de chevaux .

josé

:-D

14 fév. 2009
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culsec, josé
j'ai rien à ajouter.
il est au top le culsec!
tant qu'il restera des gaillards comme toi,cOOl!

josé a aussi un point de vue qui se défend:
son destrier à lui seul est le rêve "inaccessible" de beaucoup. que vouloir de plus qu'un beau voilier empreint d'histoires de mer et de vies, les voiles pleines de vent ! en navigant dans une région, ma foi,fort jolie, et en plus pas loin de la famille à terre! le beurre et l'argent du beurre,monsieur.
je pense que calypso2 y trouve son compte.

mais de ceux qui "partent", certains le font par exemple 1 an ou 2. ce qui demande un budget en conséquence, pouvoir reprendre son job au retour...
et puis, il y a les combinards, qui partent à plus long terme, parfois avec pas grand chose.

mon avis perso, c'est qu'un voyage avec une date retour prédéfinie perd à mes yeux tout intêret.
la date retour qui flotte en arrière plan oblige au timing, pas glop.

14 fév. 2009
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josé
tu as raison pour ça. le voyage n'élimine pas les problèmes. quelqu'un qui a des problèmes, les emporte souvent avec lui où qu'il aille.
pour parapher notre regretté bernard :"la chose la plus grave pour un homme est de ne pas avoir réalisé son rêve...ou bien de l'avoir réalisé."

13 fév. 2009
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C'est le genre de sujet où
tout le monde a raison ! Toutes les opinions se tiennent, toutes sont argumentées, toutes sont respectables.
Tu es donc seul avec tes opinions, tes décisions. Tout cela est de l'ordre de l'intime.

N'empêche, ce n'est pas la première fois que je constate une aversion de plusieurs marins concernant le mot "fuite". Comme si fuir était définitivement un mal, une faiblesse ? Peut-être le résultat d'expériences traumatisantes, en fuite par très gros temps ?

13 fév. 2009
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Une fuite chez les marins
Bah j'aurais tendance à penser que tout marin est en fuite permanente, par définition. L'être humain est tout de même plutôt conçu pour vivre sur terre non ? Vous croyez pas ? En fait on est tous en fuite sur ce forum ! :-D :-D :-D

13 fév. 2009
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pour les fuites , notre administration , dans sa grande sajesse ,
nous impose la présence des pinoches

13 fév. 2009
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sujet intéressant

je pense qu'il ne faut pas confondre la vraie valeur des choses qu'on vit, avec la valeur donnée par l'imaginaire collectif (morale, histoire, civilisation, bref tout ce que vous voulez) aux mêmes choses

les mots "aventure, voyage, connaissance des autres" etc etc ont presque toujours une acception très positive, c'est bien l'aventure, c'est bien le voyage, etc

les mots "fuite, peur, doute" mais aussi canapé, touriste de base, etc :-D ont presque toujours une acception négative, c'est mal d'avoir peur, c'est mal de fuire, c'est mal n'avoir pas de contactes avec les autres

finalement, si l'imaginaire collectif donne une certaine évaluation à un comportement, il ne faut pas oublier que le... "bonheur" reste une expérience intime, qui dérive de sensations individuelles et surtout de la valeur personnelle qu'on y attribue

le bonheur de quelqu'un qui fuit de la rue pour courir se renfermer à la maison devant sa cheminée tout seul, verre de cognac et un bon livre sans plus sortir pendant des jours, a absolument la même valeur du bonheur du découvreur de nouvelles terres et nouveaux peuples

amha bien sûr :-)

13 fév. 2009
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Et
il vaut mieux fuir avec bonheur que de partir d'une manière totalement positive et se rendre compte par la suite qu'on est pas fait pour cela.

Je serais curieux de connaitre le nombre de "fuyards" qui s'épanouissent dans le voyage.

Et à cause de cet imaginaire dont tu parles Roberto, je crois qu'il doit y avoir de fortes désillusions.
Un des exemples les plus parlants étants ces voiliers qui s'arrêtent aux iles du Cap Vert.

13 fév. 2009
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Il ne s'agit pas non plus
de donner une vision à ce point négative du mode de la fuite.

Et surtout évitez de mettre tous les héossiens dans le même panier.

13 fév. 2009
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Et on se tromperait
de vouloir établir une hiérarchie du bonheur.

Tout comme le désert, les grands espaces enneigés (etc…), vivre sur l'eau est l'occasion de rentrer en contact permanent avec les éléments d'une manière si intense que cela en devient une expérience unique.

13 fév. 2009
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Sauvons le forum
Si tous les marins fuyards allaient chez le psy, il n'y aurait plus grand monde sur ce forum lol. Sauvons le forum. Soyons fous !

13 fév. 2009
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Vagabondage...
Pour moi, il sagit d'un accomplissement car depuis que je suis tout petit je rève de pouvoir me déplacer à ma guise sur l'océan.
C'est une recherche de liberté, mais en aucun cas la fuite du système qui vous ratrape très vite, même en bateau!
Et j'espere n'avoir le moins souvent possible a mettre en fuite...
Profitez-en bien tous, car ce qui est pris, est pris!
Jean-Marie

13 fév. 2009
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c'est pourtant simple
si tu as le sentiment de quitter quelque chose, c'est une fuite, et souvent inutile car tu seras forcément rattrapé un jour

si tu as le sentiment d'aller chercher quelque chose, c'est un départ en voyage......qui est souvent inutile aussi, l'ailleurs n'étant pas toujours meilleurs ni aussi différents que ce qu'on a déjà

autrement dit, si tu pars pauvre(pas seulement sur le plan financier), tu as très très peu de chance de t'enrichir en route

amicalement

13 fév. 2009
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N'oublions pas
toutes les nuances.

Le sujet est plus complexe, et il y aurait autant de d'appréciations du voyage qu'il y aurait de candidats…

13 fév. 2009
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C'est que qu'on appelle
une position radicale.

13 fév. 2009
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dans un projet,
blanc, c'est blanc

noir, c'est noir

quand tu introduis le gris, les discussions commencent et le projet est mort et enterré

cordialement

13 fév. 2009
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je connais un couple

qui durant plus de dix ans on fait le tour du monde ,pas en bateau mais à terre.Ils habitaient s'installaient ,travaillaient quelques temps puis allait plus loin.

Eux ont vraiment voyagé ,cottoyer ,connu les us et les coutumes des gens pour avoir partagé leur quotidien de l'interieur .

josé

0

calypso
il n'y a pas d'echelle de valeur dans le voyage !

13 fév. 2009
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Marin ou voyageur ?
A la limite on peut peut-être voyager pour fuir, même si je ne partage pas ce point de vue, mais pas en bateau.

Parce que voyager en bateau nécessitent des compétences de marin, ce qui implique un effort et des contraintes pour les acquérir, alors que la fuite est la négation de l’effort.

On peut donc être voyageur.
On peut être marin.
On peut aussi être marin et voyageur, mais d’abord marin, si on veut que le voyage en bateau prenne tout son sens.

Voilà, c’est ma façon de voir les choses, et bien sûr je la partage totalement.

13 fév. 2009
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poésie
Notre vie est un voyage
Dans l'hiver et dans la Nuit,
Nous cherchons notre passage
Dans le Ciel où rien ne luit.

Chanson des Gardes Suisses, 1793

14 fév. 2009
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Bouger...
... est pour moi et par définition un nécessaire moyen de se confronter à autre chose et d'éviter l'ankylose. Tout à fait le contraire de la fuite.
La fuite c'est quand on se cache dans sa coquille... Maintenant il y a des gens pour qui le bateau est justement une coquille. Même très confortable, celle-ci finit assez rapidement par les décevoir et on les retrouve un jour ou l'autre dans une maison.
N'écoutez pas les pisse-froids qui tentent de se rassurer en vous faisant croire qu'en allant voir ailleurs vous tentez d'échapper aux réalités de ce monde par couardise. C'est tout à fait le contraire.
Ceci étant posé, le vrai courage, c'est parfois de rester. Partir est finalement plus facile, dans bien des cas. Mais ce n'est pas parce que c'est plus facile que c'est moins courageux.
Méfions-nous: des siècles de culpabilisation judéo chrétienne ont laissé des traces dans l'inconscient des plus libertaires d'entre nous.

14 fév. 2009
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voyage
J'ai quitté mes montagnes et mes amis pour d'autres montagnes, d'autre amis, l'enthousiasme c'est l'abandon aux mouvements,si tu fuis,je pense qu'en quelques semaines une autre réalité se mettra en travers de ton chemin,,,virement de bord a 90,,, et ainsi de suite jusqu' a faire un rond dans l'eau, retour au point de départ.
tu s'auras surement tiré une conséquence de ton experience et donc tu te seras raproché de toi
. Entre un voyage a pied et un voyage sur les oceans,
il y a un point commun, la pensée philosophique,
mais la vigilence doit etre ta premiere compagne surtout sur l'eau.

14 fév. 2009
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Merci Merci
pour toutes vos réflexions parfois fort intéressantes.

On parle souvent de ces gens qui ont abandonné un voyage ambitieux au bout de quelques semaine... y'en a -t-il parmi nous qui pourraient apporter leur expérience ??

14 fév. 2009
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wouarf
:tesur: tu es sérieux ,là? :mdr:
bon , si dan reviens demande lui!:heu:

pour le reste , parfois la maladie rattrape ou plutot touche certains, avant le départ

nombreux sont discret avant de partir ,méme s il le sont déja dans leur téte

car la critique est aisée en cas de( fortune de terre) :doc:

:alavotre:

14 fév. 2009
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pourquoi pas
:tesur:
le départ est un grand réve , parfois longtemps caressé , et puis :
le temps ; la maladie et autres devoirs familliaux , font que !parfois :
alors , je comprends la pudeur de certains devant ce drame de leur vie !

bon , puisque tu as pour nom d avatar marcopolo, je ne me fais pas de souci pour toi !
prendras tu le chemin de la soie ou la route du rhum ?:langue2:

:alavotre:

14 fév. 2009
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oups
:oups : excuses

:alavotre:

15 fév. 2009
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J'ai plusieurs exemples de voyage en bateau raté.
En fait c'est presque un tabou et pourtant c'est extrèmement fréquent. Le dénominateur commun ce n'est pas la fortune de mer ni l'échec personnel de l'un ou l'autre des voyageurs, mais l'échec collectif de l'équipage à s'adapter à la promiscuité que constitue la cellule d'un bateau.
Mettre des gens dans un espace restreint pour une aussi longue durée est une gageure qui a bien plus de chances de tourner au vinaigre que de constituer une expérience inoubliable. Un voyage en bateau c'est du concentré de vie commune, il faut beaucoup de tolérance, d'organisation, de respect de la part de tous pour que la mayonnaise ne tourne pas. On part souvent à la recherche de la liberté et on se retrouve dans une prison dorée (ou humide et nconfortable selon la météo). Il faut beaucoup de maturité de la part de chacun parce qu'isolé des dérivatifs ordinaires de la vie on n'a que ses équipiers pour nous distraire, et c'est alors qu'on les découvre vraiment. Les couples, notamment, ont intérêt à être solides.
La mer est un sacré miroir, gare à ceux qui ne sont pas prets à se regarder dans la glace.
Sinon, je connais aussi plein de gens qui ont arrêté parce qu'on se fait chier, finalement, en bateau, sauf si on aime bricoler, lire, ou ne rien faire. Ceux qui veulent échapper au poids du quotidien se retrouvent avec encore plus de quotidien à gérer, et la déception peut être grande.
J'ai déjà dit dans un autre fil qu'un jour où j'avais enfin atteint l'alizé portugais qui me menait au soleil après des années de rêve, de grisaille, et de navigations pénibles contre vents et courants, j'ai pris conscience qu'en bateau, quand ça cesse d'être pénible, on commence à se faire chier. Prise de conscience douloureuse...
Ce n'est qu'arrivé beaucoup plus loin, après de longues périodes de doute et d'ennui, que l'alchime a fini par prendre, que j'ai appris à me débarasser de cette drogue dure que constitue la suractivité dans laquelle notre civillisation occidentale nous maintient, que j'ai fini par m'adapter à un autre rythme, une autre façon de voir les choses, à ne faire quelque chose que parce que je l'ai décidé et me concentrer sur la plénitude de l'instant présent.
Le bateau, en somme, c'est une cure de désintoxication, et les crises de manque peuvent vous conduire tout droit à l'échec.
Si on résiste à tout ça, on a un peu le même genre de satisfaction que celle du fumeur qui redécouvre les goûts et les odeurs... tout en sachant qu'il suffirait d'un rien pour replonger.
Je pense que ce post va m'attirer pas mal de foudres et de ricanement, j'assume :-D :-D :-D

14 fév. 2009
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qu'est ce que tu veux dire ??
Qu'après un voyage avorté on est trop écoeuré ou trop honteux pour en parler ???

il faut que je trouve le forum des voyageurs avortés anonymes ??

14 fév. 2009
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quand à mon pseudo
je te remercie de noter que c'est paulo et non pas polo, pour bien souligner que je suis pour l'instant un voyageur de comptoir !!
;-)

15 fév. 2009
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je résume
N'est pas voyageur qui veut.

14 fév. 2009
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marcopaulo ...
A chaque récit de fortune de mer ou d'échec divers, le pauvre qui raconte ça sur le forum se fait remonter les bretelles par tous les spécialistes du "y-avait-ka" ou "moi-j'aurais" :mdr:

14 fév. 2009
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bien
:tesur: tu seras déja dans le sens naturel des vents :alavotre:
encore que la soie ( comme pourrais dire JJ) :heu:
c est pas mal pour lacher un vent !:oups:

14 fév. 2009
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Les raisons de l'échec
Les gens qui abandonnent un voyage en bateau prématurément, confondent à mon avis l’envie de voyager et l’envie de naviguer.

D’ailleurs ceux qui aiment VRAIMENT naviguer et bien tu les vois continuer à naviguer le week-end par exemple, lors d’une escale laborieuse prolongée.

Car comme je l’ai dit plus haut, le voyage en bateau c’est d’abord aimer naviguer, aimer les bateaux, avant d’aimer voyager . C’est quand on inverse les choses que l’échec risque de se produire.

Mais quand on associe les deux, soit l’amour de la navigation et des bateaux, avec l’envie de voyager, alors là c’est super. Et crois-moi, pour avoir vécu cela pendant quelques années, tu n’as pas du tout envie d’abandonner, c’est trop bon !

Là où c’est dur, c’est quand çà s’arrête. Là c’est une vrai déprime…
:-(

14 fév. 2009
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c'est dommage..
on apprend parfois plus de ses échecs que de ses succès..

pour répondre au post précédent, je sais pas pourquoi, le rhum me fait plus d'effet que la soie, bizarre non ??

14 fév. 2009
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là, ile de fustel
tu m'épates !

14 fév. 2009
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La tète
On peut fuire les autres mais on ne peut se fuire soit mème. Tout est dans notre tète.
Seul l'Alzeimer ou la mort nous délivre de cette
encombrante mémoire. On ne peut réécrire son histoire on peut seulment la compléter.
Derrière le mirage du voyage maritime il y a
souvent la dure réalité de la force des éléments et du destin. Pour affronter réellement la vie marine il faut un jour commencer à amerire.
On a de toute façon besoin des autres pour pouvoir les fuire.
L'homme est le seul animal malade par son cerveau, et ce depuis l'aube de l'humanité, hélas.

14 fév. 2009
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y'a pas que du négatif dans ce que tu décris
l'art, la littérature, le désir de découverte...
Tout ce qui fait que l'homme est homme commence par des questions difficiles

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sur ce fil ,j'ai remarqué quelques adeptes de
"metro, boulot,caveau"ne bougez surtout pas les gars ,ca sert a rien ! ;-)

14 fév. 2009
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marco-polo
il me semble que c'est Marco polo qui a dit "il n'y a pas de Chine, on voyage toujours avec soi-même"

14 fév. 2009
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Aimer les bateaux
Je rejoins vraiment boatlover sur ce point. En ce qui me concerne, j'ai aimé le bateau avant le voyage. Pas seulement naviguer mais le "bateau" comme objet de passion. Puis ensuite, je me suis aperçu qu'il servait également à voyager, pas de façon très confortable mais assez sécurisante et tellement romanesque !

14 fév. 2009
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ben , tu as tout juste
:tesur: Tago, sur ce coup!

:bravo:

14 fév. 200916 juin 2020
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oui tago rien a dire
un bon point + une image

15 fév. 2009
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Fuite...
Plus que l'amour du bateau ou de la mer, c'est une sensation hallucinante de liberté qui me fait naviguer hiver comme été. Alors oui, je comprends ta question. Le besoin de retrouver l'équilibre et la paix intérieure que l'on vit sur la mer et nulle part ailleurs peut pousser à tout quitter et à prendre le large. Fuite donc, mais le plus important n'est pas ce que l'on fuit: c'est la rencontre avec soi-même qui est au centre. Personnellement, mon bateau amarré le nez vers la mer me renouvelle chaque jour une question de plus en plus pressante: quand est-ce qu'on part?!?

Amitiés,

Jérôme :-)

15 fév. 2009
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bravo pour la question
en effet on peut bientot faire un livre avec toutes les reponces tres interessantes,philosophique avec des citations mais pour moi l'aventure commence quand je quitte la place,meme pas,quand j'arrive au port voir si il est toujours la(surtout apres la tempete klaus)je suis a leucate,sinon le bateau a moteur qui derape dans un grain en pleine nuit c'est pas mal,partir d'un mouillage a l'heure de l'apero et faire 25 M pour se mettre a l'abrit(cote ouest corse) ect ect par contre la fuite je n'y crois pas car on a beaucoup de resonsabilitées sur un voilier et des douanier partout a terre.

15 fév. 2009
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Partir : est-ce aussi savoir revenir ?
Bonjour,

Pour apporter peut-être un élément de réponse supplémentaire à la question initiale, en me basant sur le ressenti d'une vie de voyages (disons 30 ans), il semble parfois que la différence entre un départ et une fuite réside dans la capacité du voyageur à envisager son retour, et ce à l'instant même où il part.

Partir sans pouvoir revenir, c'est assurément une charge émotionnelle qui compte dans la façon dont on va appréhender le voyage en lui-même, et dont on va ressentir l'éloignement. Or la fuite paraît contenir cette idée d'un demi-tour difficile, voire parfois impossible. Les gens que j'ai pu rencontrer qui sont partis dans de telles conditions, quelles qu'étaient les raisons de leur départ, vivaient plutôt leur exil - leur voyage ? - comme une fuite.

Ceux qui ont au contraire la possibilité de revenir à chaque instant éprouveront sans doute moins le besoin de le faire. C'est selon moi une des conditions essentielles à la "réussite" d'un voyage...

En résumé, il ne faut jamais oublier que "ailleurs" c'est "ici" une fois qu'on y est.

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novembre 2021