Votre plus grosse frousse?

Nous nous sommes tous dit une fois ou l'autre, je suppose, si cette fois ci ça passe, je me jure, je ne remets plus jamais mes pieds sur un bateau!

Je vais donc commencer par la mienne de grosse frousse (j'en suis encore pas fier). Il y a 3 ans, partis millieux de matinée d'un port lémanique ou nous faisions escale, nous avions décidés, un pote et moi de faire une nav de nuit.

C'était par une chaude journée d'été, le port d'ou nous partions affichait la météo très aléatoirement. Nous avons navigués jusqu'au port suivant, fait les pleins des jerricans, consulté la météo qui n'annonçait rien de terrible, manger une morce et départ dans l'après-midi! Vers 21:30 alors que commencions à cuisiner pour le repas du soir, le vent à commencer à tourner pendant environ un 1/2 heure, impossible de trouver mais surtout de tenir un cap, le vent tourbillonait dans tous les sens un truc bizzard! Puis un vent de sud ouest a commencé à se lever! Et à forcir, nous avons réduit, réduit et réduit jusqu'à porter le minimum de toile,et essayer un max de naviguer de travers pour ne pas partir au lof! Le bateau gîtait pas mal, la nuit accentue en plus les effets!

Ici pas de houle, des vagues super rapprochées par gros temps, nous avons parfois des creux de 2 mètres peut être un peux plus? Enfin, pour exemple ces vagues passaient par dessus le bateaux, l'une après l'autre, j'étais impressionné. Donc navigation le plus possible au portant, la fuite n'étant pas possible car:

Une côte devant, une côte dérière et une côte sud est!!!! La fuite aurait été possible par le sud ouest mais...vent dans le pif.

Durant 5 heures nous avons tirés des bords au millieux, le moyen le plus sûre étant à notre avis de rester le plus loin des côtes. Faire une tentative de rentrée au port avec un petit HB dans ces conditions, avec vagues et courant, même pas la peine d'y penser quand on connais pas le coin, à moins d'avoir envie de se retrouver fracassé sur une digue.

Ce jour là, avec grosse fatigue, grosse impression, j'ai eu une des plus grosses trouille de ma vie, je me disait: Pourvu que le matos tienne, le bateau est vieux, pourvu que ca se calme, etc. Je me suis juré, si je m'en sortais ce coup là, de ne plus remettre les pieds sur un bateau et patati et patata. Ben on s'en est bien sortis et une semaine après j'y étais de nouveau!

Et vous???? Vous en avez eu des grosses frayeurs??

L'équipage
27 oct. 2004
27 oct. 2004
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une nuit....
quelque part au large en med, un ronflement au loin, puis de plus en plus près, puis très très près et dans la lueur du projo que j'ai tjrs a portée de main un cargo tous feux éteints, j'ai du lui débiter tout le dico d'injure du capitaine hadock et ai eu pour toute reponse une une bordée d'insulte en ce que j'ai pris pour du russe ou peut etre du bulgare

27 oct. 2004
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j'ai vu les cailloux passer à 5m sur babord !!!
il y 3 ans , un soir d'été , rentrant de Lézardrieux, on décide aprés avoir tiré des bords toute la journée de mouiller devant l'ile de Batz.(entre l'ile et Roscoff)
je lis les instructions nautiques qui indiquent un alignement à prendre sur un rocher avec une maison sur l'ile.
en arrivant sur l'alignement le soleil couchant m'veuglait et créait des ombres qui ne m'aidaient pas identifier la bonne maison. nous avions affalé des voiles et marchions au moteur au ralenti (juste pour rester manoeuvrant, le courant nous poussant dans le chenal.
à l'aide des jumelles j'essayait de suivre ce p..... d'alignement quant tout à coup mon épouse à la barre me crie , on voit les rochers à babord. surpris je regarde médusé les rochers couvert de 50cm d'eau passer à 5m de la coque !
10mns plus tard on était mouillé. ouf !!!
je crois que nous avons eu la peur de notre vie.
réflexions faites, je ne sais pas l'erreur que j'ai commise pour me retrouver en travers de l'alignement.
depuis , je ne prends plus d'alignement si j'ai le moindre doute, mais il faut dire qu'aujourd'hui j'ai la cartographie electronique et c'est une sacrée aide même si je ne lui fait pas entiérement confiance.
Alain

28 oct. 2004
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Au Raz de Sein

En remontant de la Rochelle le temps s'était petit à petit dégrader,nous avions passé la nuit à Audierne.Puis route pour le Raz le matin ,force 4/5 W mais la mer était creuse .Au passage du Raz à l'étale j'ai vu la deferlante arrivée sur avant tribord ,j'ai crié à mon fils de s'accrocher et j'ai recu la deferlante en pleine poire.La vague a submergée le winch fixé sur le mat avec un fracas d'enfer.J'étais trempé jusqu'au slip .Le panneau était tiré celà à éviter d'embarquer de l'eau.J'ai eu peur aprés,nous n'étions pas attaché , heureusement que j'ai vu la vague , l'on s'est cramponné par instinct.J'étais bien content d'avoir un Armagnac solide.Quelle masse d'eau avions nous reçu sur le pont, difficile à dire mais ce que je me souviens c'était la disparition du winch de la GV sous l'eau.Pas de casse.Aprés j'ai eu peur, si j'étais parti avec la vague ,il restait à bord ma femme avec nos 2 enfants de 8 et 2ans au milieu du Raz de sein.
Moralité: attachons-nous
José

28 oct. 2004
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haut-fond
Stage de voile en bretagne, on se calcule le cap a suivre pour arriver sur une cardinale sud ou est,je ne sais plus.
On vois dans le lointain, un petit trait vertical sur l'eau et on se dit c'est elle, et on se dirige dessus. Il y a bien un décallage de quelques degrés par rapport au cap calculé mais on ne s'inquiète pas. Une heure (ou une demi?) plus tard, alors qu'on se base toujours sur le meme amer,on découvre sous le vent a 1/2 mile la cardinale recherchée au départ. Grand coup de barre pour abattre, empannage en catastrophe mais sans catastrophe, et on s'éloigne en priant pour ne pas se planter. Les quelques degrés de décalage nous avait mené directement sur le haut-fond et l'amer n'était pas la cardinale recherchée (qui est restée masquée par les voiles jusqu'au dernier moment).
maintenant on vérifie deux fois avant de se lancer dans une direction.
didier

28 oct. 2004
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à l'aveuglette
ns n'avions pas encore de radar et devions absolument quitter Vlissingen
entre vlissingen et breskens passage des bateaux qui vont sur anvers à l'embouchure de l'escaut
la visi était 0 m. (on ne voyait meme pas l'avant du bateau) et on devait absolument retourner sur zeebruges. Comme y'avait pas de vent j'ai dit bon on y va, au gps on traverse d'une à l'autre bouée et on se renseigne à la tour de controle question trafic sur le rail...
on est partis du port : après 5 min on s'est réalisé qu'on aurait bien fait demi tour ! mais plus moyen on est dans la purée totale
vlissingen port control nous a guidé et annoncé quel cargo passait dans quel sens, ceci parfois très très près de nous, rien de plus agacant que de sentir les vagues, entendre leur moteur et ne pas savoir si ils sont devant, ou derrière
on osait à peine respirer
on a longé la coté et on est rentrés dans zeebruges bénéficiant à nouveau de l'aide de port control

28 oct. 2004
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loupé l'entrée de trebeurden
c'est l'histoire de 3 copains qui partirent en virée le lendemain de la tresco il y a quelqes années depuis le port du dourduff en mousquetaire vers 16h et qui avaient decidé de se rendre en nav de nuit à guernesey.meteo ok,vent force 3,prevu 4 fin de soirée.tout ce passe bien sauf que le temps se degrade.2ris dans la grand voile sous tourmentin et le frère de mon pote accroché a tout ce qu 'il pouvait trouvé,vert de peur.quand on a mis les barres de fleches 2 fois dans l'eau s'est rendu compte que ça n'allait plus demi tour et direction trebeurden.au portant avec des vagues enormes derriere.le probleme est qu'on s'est fait balladé par une deferlante alors qu'on etait plus que sous tourmentin a l'entrée de trebeurden .on a tappé à babord de l'entrée du chenal, j'ai mis un coup de barre et avec la vague suivante on a passe la balise,il était 2heures du matin et on est arrivé sans meme mettre le moteur au ponton.on s'est assis sur le ponton,on etait blanc comme un linge et nous n'avons pas eu un mot pendant 10 minutes.en rentrant dans le cannot il y avait 10 cm d'eau.ce sont les boulons de quille qui etaient remontés!on en reparle encore à l'apero de temps en temps mais avec un silence qui en dit long ...on est passé tres près ce coup là...

28 oct. 2004
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Je comprends
tout à fait ce silence qui en dit long!!!!!!

28 oct. 2004
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vague
bonjour des peurs on en a tous je crois et si on peut les raconter ce ne sont que des risques et non de réels dansgers ...
Pour ma part un souvenir de vague en longeant le banc de sable de la plage de Beauduc en Camargues, je me suis fait prendre par une vague qui était en fin de compte un rouleau de plage. Le sondeur indiquait 2.70m et l'on pouvait lire les immatriculations des voitures sur la plage. On n'était pas loin. La vague est venue frapper le côté, j'ai dit à ma femme de bien se tenir au winch, le bateau s'est un peu couché et je me suis dit que l'on allait talonné car avec le creux de la vague et les 1.70 de TE et non c'est passé. Quelques mètres plus loin le sondeur commencait sa descente nous étions passés.
C'est sur que maintenant je virerais avant.
Autre souvenir lorsque les mouettes ont pied il est temps de virer. Ce proverbe je l'ai vécu vers l'embouchure du Rhône, au moteur droit sur le banc de sable sur lequel il y avait des mouettes et c'est quand je me suis aperçu que je voyais les pattes que j'ai viré.
dernier souvenir une nuit sombre, traversé Corse, et puis le souffle puissant d'un cétacé juste à côté du bateau, et puis l'odeur, et puis nuit noire, on allume, on allume pas, on mets le moteur, on ne le mets pas, on attend le choc et rien la nuit se poursuit .... je ne l'ai jamais vu.
Je crois sincèrement qu'il y a un "bon Dieu" pour les cons car si on devait payer le prix de toutes nos erreurs on ne serait pas tous là.

28 oct. 2004
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j'ai eu la trouille de ma vie, il y a 5 ans
c'était entre port vendre et port camargue de nuit soit 10 heures de route environ

les moteurs tournaient ronds, pas la moindre trace de problème mécanique, pas la moindre trace de panne électrique, enfin bref tout fonctionnait à merveille et là un grand coup d'angoiss: qu'est ce que je vais faire cet hiver?

depuis aloha a bien eu son lot de pb annuels et tout va beaucoup mieux...
comme quoi toutes les situations désespérées finissent toujours par s'arranger ;-) ;-) ;-)

amicalement

je passe sur une hélice perdue dans une écluse du rhône, les cachalots un peu trop amoureux entre minorque et port camargue, la traversée de la camargue de nuit avec un mistral de force 9, la rencontre avec le Clem et son armada en entrée de Toulon, le dérapage de nuit de l'ancre et son engagement amoureux avec une autre dans port lligat,le pasasge de la première écluse du rhône entre deux automoteurs de 900 t, etc etc... du banal, quoi.

28 oct. 2004
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Pire qu'une peur bleue
Départ en vacances de SM pour 3 semaines. Avitaillement en cours dans l'après midi, tous pour être bien, météo sympa pour le lendemain, vent dans la bonne direction, soleil, la traine est à post pour la pêche. Que du bonheur en prévision.
Tout à coup, sur le ponton, la belle mère avec une cocotte minute et un panier avec quelques bouteilles de vin.
Je change de couleur, regarde ma femme d'un air interrogateur...
Et ma belle mère de dire:" Je vous ammène une lotte à l'américaine et quelques bouteilles pour aller avec, je vous souhaite de bonne vacances.
Un grand ouf intérieur et un grand sourire sur mon visage.
Je l'ai échappé belle.

a+
pierr

28 oct. 2004
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Pierr
Tu sais comment on dit en anglais: "Ma belle mère ne vient pas dîner ce soir"?

C'est pas facile......

Il faut serrer le poing très fort, lever le bras, le poing au niveau de sa tête, puis le décendre vite et sèchement en s'écriant:

YYYYYeeeeeeeeeesssssssss!!!!!!!

28 oct. 2004
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loin de moi l'idée de casser l'ambiance, mais
j'adorai ma belle mère qui nous a quittée il y a 15 ans et je donnerai cher pour qu'elle puisse encore venir sur le bateau.....

amicalement un peu triste

28 oct. 2004
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JP
Moi aussi je l'adore ma belle mère et parfois on l'emmène avec nous, elle adore çà.
a+
Pierr

28 oct. 2004
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Eh Ben moi...
J'ai été controlé par les US Coast guards...
M...., j'aurais pas du y penser à nouveau, je viens encore de faire pipi dans mon ciré. :-(

28 oct. 200416 juin 2020
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Vouffffffffffffffffffffffffffffffffff
Rentrée de ballade dans le Sound à une quinzaine de milles du Havre, de nuit, peinard on discute dans le cockpit avec Daniel en regardant le Ferry qui est stoppé à 3 4 milles devant nous sur babord.
Un feulement, plutôt même un déplacement d'air, un truc genre vouffffffffffff très faible stoppe la conversation... on se regarde, un coup d'oeil derrière et là un immense ferry à 300m juste derrière. Pas un mot, daniel abat, je choque le foc .... on serre les fesses et 30 secondes plus tard, le Ferry passe à 50 ou 100m sur notre arrière... tout doucement, sans un bruit, à peine une vague, qui reveille tout de même ma sourie et le skipper.
Les têtes sortent de la descente, une lueur d'effroi dans les yeux, fixant l'usine flottante qui passe.
"Qu'est-ce qui se passe ?"
"Rien, tout va bien" avec le sourire jaune et les mains moites.
On est reparti directement sur les Vaches Noires, loin de tout traffic

28 oct. 2004
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Le danger là où on ne l'attend pas
Des sacrées frousses en bateau, on en a tous un catalogue: j'ai faillit démater, j'ai faillit talonner, j'ai faillit couler, ... et on a le plaisir d'en rigoler après.

La dernière frousse que je me suis payée par contre me laisse un goût amer, peut être parce que je me suis rendu compte que je n'avais pas vraiment conscience de ce danger, et surement parce que j'ai tellement eu peur que j'ai un peu du mal à m'en remettre (j'en tremble encore rien que d'y repenser).

Une de nos occupations favorites au mouillage avec ma femme, c'est de plonger pour aller voir les poissons (en palme masque tuba). On est en Corse, les spots ne manquent pas, et c'est ce que nous avons fait au mois de juin dernier dans la baie d'Ajaccio. Nous plongeons pas loin de deux heures puis décidons de retourner au bateau à la nage. Le bateau était distant d'un bon 600/800 m. On repart des rochers, je passe devant, ma femme suit derrière. En chemin, j'aperçois dans l'eau une grosse pavasse immergée mais parfaite pour un violent talonnage, et je me dis que mince, je ne l'avais pas vue en arrivant, et qu'il serait bon de vérifier l'évitage du bateau afin de ne pas aller se mettre dedans. Pris dans mes pensées et occupé à estimer la distance du rocher, je fonce vers le bateau sans me retourner. Je pose mes palmes dans la jupe, grimpe dans le bateau, puis me retourne ...... personne, ma femme n'est pas là.

Je vous garantis que dans ces cas là, la panique arrive très vite, et beaucoup de chose vous passent par la tête. 10 secondes passent, elle est peut être en plongée pour mater un poisson. 20 secondes passent, elle n'a pas l'habitude de rester si longtemps en plongée. 30 secondes passent, je me dit que le cerveau ne tient pas plus de 3 mn sans oxygénation, et qu'il ne me reste donc plus que 2 mn 1/2 pour la retrouver. Mais où bon sang ! C'est là que la panique m'a pris, là j'ai vu le drame et j'ai commencé à croire que j'avais perdu ma femme et je ne peux y croire en même temps. Que faire, sauter dans l'annexe pour refaire le chemin en sens inverse ? trop long, le moteur n'était pas en place. Non, non, non, c'est pas possible, je ne veux pas perdre celle que j'aime, j'attrape mes palmes et je suis pret à huler comme un fou en direction de la plage pour donner l'alerte aux (rares) promeneurs. Ma tête et mon coeur sont pret à exploser. Juste au moment où j'allais hurler, mais vraiment juste au moment où le son allait sortir de ma bouche ..... ma femme apparait le long du bateau.

Elle était simplement allé vérifier l'ancre à l'avant et moi pris dans mes pensées, je ne l'avais pas vu me passer devant !

Je ne vous ments pas, quand elle est apparue, mes jambes sont devenues toutes molles, il m'a fallut m'assoire un bon moment, et j'ai faillit pleurer. J'en ai encore les mains qui tremblent en écrivant.

J'ai vraiment cru pendant une poignée de secondes que j'avais perdu ma femme, que cette passion de la mer commune qui nous donne tant de joie, s'était transformée en drame par noyade. On imagine pas tout ce qui peut passer par la tête dans ces moments là. J'en ai gardé une sacrée leçon, et nos plongées se font maintenant de façon beaucoup plus rigoureuse.

C'est con, la mer c'est vachement bon, mais on ne peut pas y respirer. Je m'en souviendrai maintenant. Faites gaffe vous aussi, ce serait trop con de perdre quelqu'un comme ça.

28 oct. 2004
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tout pareil.........
avec un copain il y a 35 piges en remontant de plongée profonde en espagne vers Palamos.....au plateau de San Sebastian en pleinne mer...il etait revenu au bateau avant moi en remontant et je faisait un palier de securité.....j'ai cru en crever .........

t'as du avoir la trouille de ta vie.......ta meuf.....ça doit etre raide à digerer..........

gg. ;-)........................

nb : je vous dis pas le savon que je lui ai passé ,à cette andouille,surtout histoire de me detendre les nerfs.........j'ai faillit le refoutre à l'eau.........

28 oct. 2004
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Ouufff
En te lisant ça m'a pris les tripes! En plus, j'imagine complètement le "oh putain, oh putain" c'est vraiment quand on à reçut un choc!

J'allais dire: Elle est sèche celle là! Mais bon pas de mauvais jeux de mots!

Cordialement

Faro.

28 oct. 2004
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alors on peut dire...
qu'elle t'é-Freja................

gg.désolé.............................. ;-)...

28 oct. 2004
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De ma vie,
je ne sais pas vu que j'ai encore l'intention de durer un moment ;-)

Mais une belle, oui.

Le pire, c'est que je ne pouvais pas l'engueuler vu que c'était moi qui l'avait perdu de vue, elle, elle savait très bien où j'étais. C'est donc moi qui avait fait la connerie, et je me souviens très bien comme elle culpabilisait de me voir dans cet état, mais à ce moment là, j'étais incapable de dire quoi que ce soit, à part "oh putain, oh putain, ....". Je crois que j'étais proche de la syncope !

28 oct. 2004
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bele mère ,belle mère...
je lui ai proposé de venir une fois en mer à ma belle mère,j'avais besoin de bouete pour mettre dans mes casiers... hé ben ,elle n'est pas venue!

28 oct. 2004
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frousse..
bonjour à tous
une de mes plus grosses frousses n'a pas eu lieu en mer mais au port...
st-denis d'oléron, chaleur à crever, début de marée montante (donc eau un peu trouble), les vacances qui commencent et on se relache,...
ma fille ( 5 ans a l'époque ) qui jouait avec des copains sur le ponton vient me voir en ralant:
"papa, je suis la seule avec le gilet de sauvetage, les autres se moquent de moi, il fait chaud, je ferais attention, j'te le promets, bla-bla........on reste sur le ponton......bla-bla"
bon je capitule en répétant une 10M° fois les consignes de prudence
.....
1/2 heure passe, je bricole sur le boat en jetant un oeil au cas ou ...
tout d'un coup, une voix d'adulte :
" elle est à qui la gosse qui vient de tomber à l'eau ?"
il avait tout d'abord récupéré ma fille qui s'était cassé la g.... dans l'eau boueuse du port
et aucun de ses petits copains de jeu n'a eu la présence d'esprit de nous prévenir par crainte peut etre d'une réprimande
je pense que carl lewis ne m'aurait pas ratrappé sur le ponton.........
nous avons rincé, séché et envoyé ma fille à la sieste avant de nous retrouver avec mon épouse un verre de rhum à la main, tremblant de tous nos membres ( les jambes molles )les larmes aux yeux en imaginant que cela aurait pu tourner à la catastrophe
je tiens ici à remercier une fois encore le monsieur qui lui a sauvé la vie.
moralité: même au port faire toujours attention et port du gilet obligatoire tant que les enfants ne savent pas encore nager correctement
take care
a+
pierre

28 oct. 2004
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Et bien puisque
nous en sommes aux histoires de plongees, il y a quelques annees, en plongeant a la tourelle du Roeut(les Etellois et Lorientais savent ou ca se trouve) je me retrouve le dos a la roche avec le soliel qui jouait a travers le petit clapot. Joli comme tout et je me dis que c'est pas la peine d'aller sous les tropiques pour avoir des coins superbes et puis au moins ici, y a pas de requin.... Et la je vois arriver sur moi une forme noire. C'en etais un. Oh pas bien gros:1 metre, 1.20metre mais la frousse je vous dit pas
depuis, je ne plonge plus a cet endroit

r.d.

28 oct. 2004
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Arrivé à mon beauf…
Navigation de nuit en solitaire pour rentrer à Lézardrieux, à peine cinq nœuds de vent, de la brume, pas de lune, le bateau se traîne…

Quelques soucis de boulot dans la tête, le moral un peu limite, vraiment pas envie de rire…

Quand soudain… on lui tape sur l’épaule !

Complètement tétanisé et avec tous les poils debout, il se retourne et voit :

Le fanion d’une bouée de casier qui s’éloigne doucement… pfff ! :-D

28 oct. 2004
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Les Scilly au petit matin

Il y a une dizaine d'années :
On était trois copains en virée, sur un first 38S5. On part d'Ouessant, force 6, du clapot au près, mais tout allait bien. Un rail, deux rails. Toujours auprès, le bateau avance bien, même très bien, même s'il fait froid (fin avril), et qu'on prend des paquets de mer.

Pouf, pouf, ça suit son cours et le bateau marche si bien qu'on arrive très très tôt en vue des Scilly, vers 3h30 du matin, un peu fatigués, et pis ça caillait (6°).

Pas éclairée l'entrée, je ne connaissais pas, je décide de faire des ronds dans l'eau en attendant le petit jour. Les équipiers ne sont pas très contents, mais un coup dans un sens, un coup dans l'autre, on croise devant l'archipel pendant trois heures.

6h30, une aube ténue se lève, on commence à y voir, je vois la brèche du chenal, bon, bon, on y va.

On rentre en plein milieu, je regarde de tous les côtés, tout correspond, tout va bien ... et tout d'un coup, à 5 mètres du bateau, je vois une tête de roche, noire, toute ronde dépasser de 10 cm à la surface. Merde, c'est pas possible, y'a rien, là au milieu, j'ai dû me gourer grave dans l'entrée, le doute ... Mais non, je suis bien où je dois être, demi-tour ou pas, on est mal. La fatigue, le froid, je ne comprends plus. Tout ça, dans ma tête en 5 secondes.

Et au bout des 5 secondes, la tête de roche, elle se retourne et elle a des moustaches : c'était un phoque. P....n de sal....rie, de scrongneugneu de phoque ...

J'ai certainement du m'affoler pour rien, mais, la fatigue, le froid, le contentement d'arriver ...
Salut à tous

28 oct. 2004
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c'était en 77, j'avais 17ans
Vieux-port.
Le matin on sort (un autre ami était avec moi)sur la bateau du père d'une amie un daimio un petit mistral force 3/4, on se fait plaisir, mais bon à notre age sur le bateau d'un pépère tranquil...on a été poli donc surtout par amitié pour la fille...
Puis l'après-midi le mistraou s'est quelque peu renforcé genre 6 rafales 7, pas question de ressortir avec le bateau du Papa, mais, par contre un pote à lui cherche des équipiers pour étrenner son nouveau challenger GT26, mon ami et moi on en revenait pas! un GT26!
Faut dire qu'a cette époque dans les meilleurs jour on se trouvait sur un maraudeur ou un edel 5 voir 6 si si (le luxe) alors là, un c-o-r-m-o-r-a-n-t flambant neuf à bouchain et jupe, j'vous dis l'extase.
Vite on se trouve sur le ponton du dit boat, mais personne...Un voisin de ponton nous dit qu'il est au ch..... en bout de panne (si si une cabanne en bois avec porte et planche trouée pour faire votre affaire sous le regard médusée des gobies affamés...), et que à chaque fois qu'il sort en mer il a la ch....., je vous le jure et c'est pas du Pagnol, mais bon mauvais présage? nooooooon pas à notre age.
Bon on hisse les voiles car tout doit se faire à la voile (pas de moteur!), on sort de notre place, vent de face, et bien sur on dérape et on se vautre sur les balcons voisins, moi j'essaye de déhaler mais bon je me prends un balcon dans les cotes (mal pd 3 mois), finalement on arrive à sortir du port sans autres problèmes.
Je crois qu'on prend un ris car ça force pas mal, le bateau a un bon comportement au prés, mon ami finit de lover la drisse de GV au pied du mat, et vient me rejoindre comme tout équipier qui se respecte, assis sur le liston au vent les jambes derrière la filière.
Le proprio content, nous demande a combien on file, on pense 5 noeuds , pour nous c'était que du régal, on était heureux, on venait de passer le chateau d'If lorsque tout à coup un bruit sourd et puis plus rien, planté le bateau était arreté? On se retourne, plus de mat.
Ca fait drôle, c'est là, qu'on a eu la trouille, car 15 jours au paravent un "gros" de la transat ou autre avait perforé sa coque avec son mat suite à un dématage...et de plus 15 minutes avant mon pote était sous le vent entrain de lover la drisse au pied du mat, il aurait pu se faire coincer par le haubannage...
Mais bon il y a urgence: un feu à main + brulure 2éme degré avec ce foutu (mais indispensable) engin, un gros voilier de 12m vient nous secourir, nous lance une aussière, qu'on frappe sur un pneu pour faire amortisseur avec le taquet d'amarrage le tout dans une mer bien formée, sans harnais...
Le voilier nous remorque sous voile jusqu'à l'entrée du port, avec notre gréement toujours sur le flan du bateau dans l'eau.
Ouf enfin rentré, on récupère les voiles les bouts de mats, les cablages etc...Et le proprio qui était pas comptant, car il disait que le haubannage était trop léger comme sur un 470...
C'est resté comme le plus fort souvenir de mes début et n'a jamais entaché mon désir de voiler.

Pierre

28 oct. 2004
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une longue nuit
de juin 2002. Une bande de 4 potes a l'habitude de se faire une petite croisière tous les ans. 2
d'entre eux ont tjrs le mal de mer, mais si urgence, ils bondissent, je le sais. Ce jour-là,
départ de Brest vers les Scilly. Après la protection des iles, le vent de SSW monte à 35
Nds, mer de SW, bref ca pousse (feeling 10.90). Le 3ème (le propriétaire) rejoint les 2 autres,
en bas, à l'horizontale. Je me dis que la nuit va être longue. Le crachin s'y mets et la visi
baisse, heureusement, le 1er rail est passé. Dans le sud des Scilly, il fait nuit, tjrs le
crachin et tout d'un coup, tout près (c'est l'impression que j'ai eu) dans l'E, une
multitude de lumières blanches. Gros cri vers le bas, effectivement, le réveil est efficace.
Impossible de voir ni feu rouge ni feu vert, noyés parmi les autres. En bas, un prend la VHF
et appelle en vain surle 16, les deux autres arrivent avec lampes torches, plein feu sur la GV
et vers le sapin de Noel. Impossible de savoir si il passe devant ou derrière. Ce porte
contener est passé à 200m ~ derrière nous, je ne pense pas qu'il nous ait vu. La semaine s'est
ensuite bien passée. On en reparle encore.
Guy

29 oct. 2004
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Aller....une autre
pour faire remonter le fil

C'etait il y a quelques annees et j'avais du echqanger le Sangria pour un day boat a moteur.
150cv, 35/40 knds, ski nautique et plongee, sympa aussi.

Un jour pour aller de Port Tudy a Locmaria, comme j'etais tres presse je decide de couper par les Chats et de ne pas aller virer la sifflante avec 50 cm de tirant d'eau, et a mi maree, j'me dis "facile". Et me v'la parti a 50 km/h. apres avoir vire les Grand sables je rencontre une toute petite houle, mais alors toute petite, tout va bien . Bon, l'horizon etait bien un peu sinusoidal mais a cette vitesse.... arrive aux Sables rouges, le houle faisait deja ses 2 metres mais longue la houle, longue....C'est 2 minutes apres que j'ai commence a paniquer quand du haut de la vague, j'ai vu les tetes de roches qui pointaient dans les creux......

Je vous laisse immaginer la suite.

Morale : je ne coupe jamais plus par les Chats.

r.d.

29 oct. 2004
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Une fois...
On était jeunes, deux jeunes cons, à vrai dire. 17 ans, l'âge on on est immortel. Trop jeune pour être sérieux, trop vieux pour les enfantillages. Le gars avec qui j'ai vécu ces instants est toujours mon coéquipier préféré, actuel co-propriétaire de notre muscadet. Je le dis pour planter le décor, 20 ans d'amitiés, ça se fête.
On avait un 470. Une chouette coque qui nous faisait planer tous les jours de l'été dans la Baie de Quiberon en attendant d'aller s'encanailler aux Chandelles (pour ceux qui connaissent). Il fait un temps superbe, ciel bleu cobalt, pur, les nuages filent avec un force 5 régulier. On s'éclate, il n'y a pas d'autre mot avec les bords de portant qui nous emmènent à la pointe de Quiberon. "Si tu choques tu portes atteinte à ta virilité". On est con quand on a 17 ans.
On est à fond, tout le temps, pas de place pour négocier avec le vent qui forcit gentiment. Au trapèze, on file, on est libres, jeunes et de toute façon on s'en fout.
Et puis, il faut commencer à se rapprocher de notre point de départ, attaquer un bord de près. Là, on fait moins les malins. La petite coque de plastique tape durement dans le clapot très sec de la baie. Certaines vagues font un bon mètre cinquante. Je les voit depuis le trapèze, debout sur le flanc du bateau qui gite, qui gite...
Evidement, on déssale. C'est pas grave, on à l'habitude, et c'est même souvent un moment de franche rigolade. Mon co-équipier arrive souvent à ressaler en se mouillant juste les pieds, debout sur la dérive. Mais pas là. Un bon 7 s'est levé. On tombe tous les deux à l'eau, et c'est ue drôle de bagarre qui commence. Dés que nous pesons de tous notre poids sur la dérive, le bateau se rétablit... et repart à la renverse.
Une fois, deux fois, trois fois... Huit fois... Ca vient pas. Il fait le grand tour à chaque tentative. L'eau est 18 degrés, nous sommes en shorty, pas de gilet (c'est ridicule quand on arrive sur la plage). Et puis le 470 se stabilise, la coque à l'envers. Tout le gréement courant sorti des bailles à bouts flotte autour de nous. Nous essayons de nous accrocher à la coque, mais rien ne permet de monter dessus. On avait passer une bonne partie de l'hiver à la remettre en état. Un petit bout avalé par le vide-vite du fond dépasse. Nous le saisissons afin de nous maintenir la tête hors de l'eau. Quatre mains sur un petit bout jaune de quarante centimètre. On se repose. Le froid gagne, les tremblements gênent les mouvements.
Nous réessayon encore. Les pieds sur les rebord de la coque renversée, les mains sur la dérive, on pèse de tous notre poids. Il vient, doucement, lorsqu'une vague déferlante décolle brutalement le bateau retourné qui repart à l'endroit. On a pas eu le temps de voir venir, et les yeux ouverts sous l'eau, je vois passer la coque, la dérive, ça bouillone, je remonte. Le voilier est de nouveau retourné. Et mon pote n'est plus là. Le coeur dans la gorge, battement dans les tempes. Je plonge sous le cockpit pour voir. J'aperçois la grand voile en partie désendraillée qui flotte entre deux eaux, tous les bouts qui s'emmêlent... et deux pieds auxquelles il manque une chaussure qui s'agitetnt en surface, de l'autre côté. Lorsque je remonte j'entends un hurlement. Il m'appelle, visiblement inquiet, lui aussi. On a juste le temps de d'échanger un sourire de soulagement. On a de plus en plus de mal à nager dans les vagues qui passent. Je vais chercher les gilets qui sont dans un poche de nylon sous les bailles à bouts. Le calme apparent sous la coque retourné est impressionant, avec la lumière verte qui remonte de l'eau, le clapotis qui résonne... Je ressort avec les gilets que nous enfilons tant bien que mal. Les lèvres ont tourné au violet, nous sommes agités de tremblements nerveux dus au froid qui gagne. On se repose un peu. Il faut y retourner.
Dans un effort crispé, le bateau gagne gentiment l'horizontale. C'est là que mon pote à un réflexe salvateur, Il escalade la dérive d'un saut, la coque finit de se retourner et il saute à l'intérieur ce qui la stabilise. Elle reste à l'endroit. Il m'aide à me hisser à bord, dans le fatras des bouts emmêlés et de la grand voile à moitié affalée. La bôme est sorti du vît de mulet. Une rapide inspection nous apprend que la toile est déchirée. Tant pis pour les économies. Nous ré-étarquons le foc, et, sous allure portant, rejoignons la base nautique sous le vent, à 2-3 milles de là.
A la base, c'est l'affolement, les écoles de voile rentrent en catastrophe, les moniteurs sont débordés, les gendarmes surveillent les opérations. Pleins de dériveurs légers sont hissés sur le bitume en vrac. On arrive épuisés, agités de tremblements nerveux, les jambes en coton.
Au retour à la maison, les parents sont en train de prendre le café, nous leur racontons notre histoire pour qu'ils viennent nous aider à ramener le bateau sur une remorque. Ils nous regardent d'un oeil amusés, ici, sur la terrasse, une légère brise agite tranquillement les branches de pins.
Ca n'est que lorsqu'ils verront l'état du bateau, notre fier étalon des mers qu'ils comprendront. Le mât est désaxé, tous les bouts sont en pagaille, sortis de leurs poulies, la grand voile éventrée, le foc effiloché. On a perdu nos chaussures et une grande partie de note fierté.
C'était une belle leçon, finalement. La mer ne peut supporter l'arrogance, le manque d'humilité se paye. Nous avons mis plus de 10 jours à repartir avec un petit force 2 sur notre 470, après que les voiles aient été réparées. Et encore aujourd'hui, plus de 10 ans après, je n'oublie pas d'avoir un petit pincement au coeur en quittant la terre. En mer, je ne suis qu'un invité.

29 oct. 2004
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VENT ARRIERE FAIT LA MER BELLE.........
Septembre tire à sa fin. Il faut que je remonte mon cata de sport que j'ai construit. Un cousin me met à bord (le boat était sur un corps-mort).
La baie dans laquelle je navigue est orientée NE-SO. Un bon 5 souffle de NE. Bon, que je me dis pour aller dans le fond de la baie, la GV suffira. Larguez les z'amarres, je suis parti.
Plus ça va et moins ça va. L'engin, la GV plaquée sur les haubans pousse, pousse. Les étraves traversent le clapot, enfournement tu n'est pas loin.
Je me dis qu'il faut que je réduise cette putain de GV. Pour cela il faut lofer. Hélas dès que je quitte le vent arrière, GV choquée à fond pourtant le bestiau accélère, accélère et à peine par le travers veut soulever une patte. Rien à faire, et le vent qui forcit et la direction qui n'est pas tout à fait celle que je dois faire pour rejoindre la plage terminus. Je suis aussi mouillé par les embruns que par la sueur...
Enfin, j'empanne, vlan, le mat a tenu, me voila parti sur le bon bord AR direction la plage qui s'amène à toute vitesse
Juste le temps de relevé les safrans et chiiiiiiiiiissssssssss me voila au sec. Ouf.

Une autre fois avec le même engin et un copain même lieu même temps mais à deux ça aide. Le copain qui avait navigué sur la BELLE POULE pendant son service tient le stick. Petite phrase : allez on va aller frimer devant les minettes.....
Tout schuss........ ET brusquement grand silence, la cadène au vent a décidé de partir en vacance. Le mat a eu la même idée et nous voila à 300m du bord à nous demander "comment on rentre". Retour au port en remorque derrière un canot de pêche, nous regardions tout sauf la plage.....

BOn W.E.

02 nov. 2004
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Quand le skipper fait un saut perilleux...
C'était il y a quelques années, à l'époque où on louait encore des bateaux et que surtout moi j'avais pas beaucoup d'expérience.

Sardaigne, Porto Contes, bloqués dans le golfe. Le copain à bord qui devait à tout prix rejoindre la Corse, afin de rentrer sur le continent. Mauvais temps, cela faisait 3 jours que cela soufflait de plus en plus. Prise de météo: ça va sacrément secouer. Prise de décision consensuelle: on y va, on voit, on peut toujours revenir à l'abir si c'est vraiment trop dur.

On y va.
Mama mia, à côté du Capo Caccia des vagues de je sais pas combien de mètres, la mer courte et hâchée.
Serrage des fesses & des dents, on a peur de la force de la nature mais c'est surmontable. C'est pas marrant (=euphemisme) mais c'est vivable.

Au bout d'un moment mon épouxxx le skipper commence à fatiguer à la barre, normal. Donc à moi de la prendre. OK, trouille, pas cool, mais on tient bon.
Les vagues sont ENORMES. Je les passe je ne sais comment. Je peux crier d'angoisse car avec le vent on entend pas de toute façon.

Et que fait le skipper, ma moitié???
IL SAUTE ET COURT AU PIED DU MAT SANS ME PREVENIR ET SURTOUT... S A N S E T R E A T T A C H E !!!!!
Je vois l'énorme vague grise-verte et écumante arriver au-dessus de nous et il était là-bas en glissant et tout ça...
J'ai sincèrement cru que ma vie finissait: sans lui elle ne vaut pas d'être vécue.

Tout s'est bien passé, il est revenu dans le cockpit, a repris la barre car moi j'étais complètement lessivée du coup, c'est à peine que je pouvais arrêter de trembler et de pleurer-crier.

Maintenant il est toujours attaché quand il le faut, et moi aussi...

02 nov. 2004
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ben voila gazelle
chez moi idem : il ne s'attache pas et ne mets pas son gilet de sauvetage, et moi ça me fait aussi réagir, faudrait donc attendre l'énorme vague qui le fasse réagir (soupir)

02 nov. 2004
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UN...
...de perdu,DIX de retrouvés au port!!!

04 nov. 2004
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up !
Bon sujet, n'est-ce pas :-)

04 nov. 2004
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Ma plus belle frousse
Retour du St Laurent vers La Rochelle.
En novembre, sur le banc de Terre Neuve, avec un ketch Collin Archer de 14m en ferro.

Pendant 3 jours, 50 noeuds établis rafales à 80, pas de radar, des bateaux de pèche à la cape un peu partout.
Le bateau plus souvent sous l'eau que dessus, ça caille et ça fait eau de partout.
J'essaye de ne plus regarder les vagues à travers la bulle : ça me fout la trouille !!

On était 3 à bord, j'avais 19 ans, un des équipiers (40 ans) qui nous fait un plan genre dépression (resté prostré 2 jours dans sa couchette) et le skipper qui s'est pris un gnon sur l'épontille et qui n'y voit plus d'un oeil avec la moitié du visage toute bleue.

Plus d'éléctricité non plus (batterie qui s'est détachée et noyée).

J'ai eu l'impression de vivre en état d'hypnose pendant 3 jours, focalisé sur les coups de pompe à donner et la lutte contre le froid.

On a été plutôt contents que ça s'arrête !!!

04 nov. 200416 juin 2020
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Ah, les équipiers!
Je suis certaine que ton équipier avait encore plus peur que toi: il en était paralysé littéralement!

Comme quoi en situation chaude/d'urgence faut très très bien connaître ses équipiers, sinon tu risques d'avoir de topmauvaises surprises!

04 nov. 2004
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Ben, justement...
Je le connaissais pas le gars, pas plus que le skipper ne le connaissais dailleurs...
Par contre, je connaissais bien le skipper mais il était HS à cause du coup qu'il avait reçu sur la figure.

Mais c'est vrai que c'était un truc de ouf : s'embarquer comme ça avec un gars qu'on ne connais pour une nav qui s'annonçait de toutes façons musclée, avec un bateau certes solide et marin, mais dont l'équipement et l'état général laissait vraiment à désirer.

Mais bon, c'était y'a 20 ans, j'le r'frais plus, promis :D

Fabrice

04 nov. 2004
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Plusieures frousses...
1....une mini tornade dans la rade d'Aguay (50 n établis selon les CROSS), tous les bazeaux au mouillage en fuite SAUF deux: 1 s'est échoué sur un rocher, et moi, poussée par un Yacht "Princesse" qui a chassé, arraché mon ancre, pris dans ma chaîne, a été poussé par le vent et est venu inlassablement taper, 100, 1000 fois sur ma coque....je passe sur le reste, ce qui m'a finalement fait échouer dans le sable de la plage.. Il, le Princesse, a réussi à partir par la suite mais sans nous tirer de la...chacun a sauvé sa peau comme il pouvait.
2: Une collision avec une baleine entre Corse et Continent en pleine nuit
3: Un filet dérivant..
4: La foudre tout près en pleine nuit au large...tout vibrait à bord!

ETC!

05 nov. 2004
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Frousse
Il y a eu un feu d'alternateur, sur un moteur, " ça sent, tu crois, oui ça sent" bref le temps de soulever la couchette alternateur avec des flammes de 25/30 CTS ! Putain un saut sur l'extincteur, une giclèe, plus de feu mais plus d'alternateur, l'autre avait l'air bien.
Ouiais, mais il est parti en rideau deux jours aprés, et tout cela au large d'une côte certes droite et sableuse mais rien à 500 miles, quelques vagues fleuves avec barre à l'entrèe, voir le marnage, bref on a riglolé aprés.

05 nov. 2004
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Navigation au portant
Dans le texte du lanceur de fil que je salue au passage je note: "essayer un max de naviguer de travers pour ne pas partir au lof! "
Il me semble que le départ au lof corresponde à une ardeur du bateau due en grande partie à une surpuissance .La propulsion au travers étant forte , il n'est pas certain que le type d'allure influe sur la possibilité d'auloffée mais plutot de la quantité d'energie disponible à un moment donné.La gestion du risque de départ au lof ne fait elle pas plutot appel a la reduction globale de la puissance par la barre d'ecoute, le hale bas etc ... et à la reduction de la gite elle meme generatrice d'ardeur ?

j'espere ne pas avoir lancé un sujet trop polémique (Victor bien sur)

05 nov. 2004
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Aïe youyou
Franchement....

J'en sais rien! C'est un peu compliqué pour mois tes explications, je le reconnais!

J'avais pas mal la trouille et nous avons essayer de garder la meilleure allure sans trop de gîte, et sans virement ou empannage intempestifs qui auraient pût être dangereux, et il me semble, mais je me trompe peut-être, qu'avec une allure de travers le plus gros risque est de se coucher, voire de démâter dans les rafales, mais pas de partir au lof non? Avec la main sur l'écoute de GV, lorsque la gîte dans ces rafales devenait trop importante, nous choquions en grand.

Je me suis peut être mal exprimé, mais nous nous en sommes sortis sans casse, c'est ça le principal à mon avis.

Donc pas de polémique en ce qui me concerne. Et n'est-ce pas en forgeant que l'on devient forgeron?

Salutations également

Farolito

05 nov. 2004
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Bien sur...
cher Farolito,cette remarque n'est nullement une quelquonque critique de ma part et comme toi je forge le plus souvent possible en essayant d'ameliorer l'ordinaire .Cette question est destinée à l'avis des "vieux qu'on de l'age" (et du metier) pour solliciter leur avis.
Bonne route!

05 nov. 2004
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Encore une petite

Bretagne Nord entre Roscoff et L'Abervrac'h navigation à l'estime toute la journée par un temps passablement brumeux.A l'estime toujours je fais route vers le chenal de l'Abervrac'h au pif , miracle je vois un pecheur je lui demande ou l'on est: Reponse avec beaucoup d'humour :En France.La brume tombe vraiment le sondeur indique une dizaine de metres , je mouille.Au bout d'un certain temps ma femme entend des voix , la brume se disperse un peu ,l'on apercoit des gens en train de se promener sur le rivage.Nous avons donc passer toute la nuit au mouillage et une personne eveillée en permanence.le lendemain nous sommes entré à l'Abervrac'h par une brume à coupé au couteau en suivant une ligne de sonde .La premiere bouée que j'ai vu je l'aurais bien embrassé.L'année suivante j'ai acheté un Decca .Le Gps est venu aprés.
Là ce n'etait la frousse mais l'engoisse et l'inquiétude avec 2 enfants à bords.
josé

05 nov. 2004
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Il n'y a pas qu'en mer...
Il y a deux jours, je vais "ouvrir" le bateau d'un client à la marina.

Le bateau était fermé depuis quatre mois, je mets la passerelle en place, branche le 230 volts, ouvre les vannes pour les frigos et la clim... tout va bien... et me retrouve nez à nez avec un barbu inconnu avec une tronche pas tibulaire mais presque, surmontée d'une lampe frontale !

A l'instant où j'allais lui mettre ma clé à molette sur la gu...e, j'ai réalisé que j'étais en face d'un miroir... pfff ! failli péter un miroir... :-D

05 nov. 2007
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Une étoile...
Tellement j'ai rigolé...
Mais une question pas vicieuse aucunement : avant cette visite, c'était du 50 ou du 65 ?

05 nov. 2007
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oui ben moi
j'ai été trés ému par ces histires que j'en avais presque les larmes aux yeux
mais alors arrivé sur celle de tilikum là j'ai pleuré de rire et j'ai eu du mal à m'arréter
même encore j'en rigole en y repensant
d'ailleur je l'ai enregisté dans un dossier ou j'ai tout mes bons mots, histoires droles ou gags
merci encore pour cette bonne rigolade

05 nov. 2007
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Monsieur Cerigo !
A huit heure du matin, c'est juste après le caoua ! "pani décollage" ;-)

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05 nov. 2004
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ah c'est trop balaise ça !!!!!!!!!!!!!!!
on veux des etoiles,plein ! pour mettre à ce titi là .car il m'a explosé de rire,j'ai cru que j'allais en crever....

ah .........merci mec.........merci et .....encore.....encore......ça vaut tout les anti depresseurs du monde ......
si il y avait une medaille pour service redu à mon moral tu aurais le pompon....titikum....t'es un bon ....vachte........j'ADORE ..........

gg. :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D..........

05 nov. 2004
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le sujet de charly
me fait penser à un gros depart au tas sous spi, qui s est finit la tete de mat dans l eau, spi empaler dans le mat, la descente ouverte et la desagreable impression d avoir ses pieds au dessus de l eau, acroché à un winch....... une fois l action ( qui etait filmée ) revue, on s' est bien marré

10 nov. 2004
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j'aime bien vos récits.
parce qu'ils se terminent bien.

mes pires souvenirs , et frousses , n'ont pas forcément une fin heureuse.

1/ croisière hivernale d'une bande de copains.

ils avaient loué un rève d'antille pour une virée aux scilly. je m'y étais pris trop tard , et ma place était logiquement prise.
c'est un coup de téléphone qui m'a appris la nouvelle : deux d'entre eux sont allés à l'avant changer de voile. ils n'en sont jamais revenus.
la ligne de vie sur laquelle ils étaient amarés avait lachée.
les corps n'ont jamais été retrouvés.

je me souviendrai toujours de la cérémonie donnée en leur souvenir . deux mecs de 19 ans .

la mère de l'un d'eux m'a dit : "tu aurais du être à sa place".
c'était le dernier embarqué.

2/ croisière d'été .

tout va bien , je suis l'heureux propriétaire d'un 8.5M jeauge nationale depuis quelques mois.

je suis admiratif : longueur 8.5M , baux 2m , tirant d'eau 1.5M , une perche de 12m au dessus du pont avec deux étages de bastaques et une bome de 4.7 M de long dépassant d'un bon mètre le tableau arrière. pas de moteur , bien sur.

datant de 1929 , il à été transformé pour la croisière sans perdre ses performances.

son plus gros défaut , c'est le franc bord: 50 cm à l'avant et plutot moins à l'arrière .

le coqpit n'est pas autovideur.
qu'importe , avec la fougue de mes 24 ans nous descendons de Brest à Royan sans problèmes .

Faute de volontaire , j'appareille seul pour le retour.
les calmes m'accompagnent de port en port. ça n'avance pas.

D'Yeux j'appareille en direction de Belle-Ile, toujours dans le petit temps.
il me reste 5 jours pour arriver à Brest.

sans pilote, je passe la nuit à la barre et , au matin je me retrouve au sud de belle-Ile que j'entreprend de contourner pour rentrer à Sauzon.

Un remorqueur de la marine me fait signe de dégager. je lui indique que , n'ayant pas de moteur , je dois composer avec le vent . un hélicoptère se mèle de la partie: exercices de tir entre Quiberon et Belle-Ile, zone consignée , navigation interdite.
et ces braves gens m'indiquent la direction dans laquelle ils souhaitent ardament que je dégage , et plus vite que ça encore...
pile l'axe du vent , bien sur .

en ayant marre de leurs conneries je décide de tirer un bord sud-ouest . il est 10 heurs , j'ai le temps d'aller jusqu'à Groix.

à midi pétole et pétole jusqu'au soir.
à la nuit je suis par le travers des birvideaux.

et le vent se lève . gentiment d'abord , puis de plus en plus fort pour s'établir à un bon 6.

que faire. je garde le cap sur groix , la mer se forme , le près est moins en moins serré.
cela fait près de 40 heurs que je n'ai pas dormi.

il n'y a pas moyen de lacher la barre , cette satanée grand voile immense nous fait terriblement lofer , même réduite.

soudain , devant l'étrave la mer déferle .
merde les chats. je suis déja trop loin pour les contourner par le nord . adieu groix , je tire sud ouest à nouveau.

durant la nuit , le vent monte encore , 7 puis 8 établi , plus dans les risées . la mer devient réllement forte.

Au matin , plus de cote en vue et pas d'estime .
j'ai somnolé par moments , toujours rivé à la barre. je pense , compte tenu de ma vitesse , être dans le sud du raz de sein.
bon , on vire pour voir.
sur ce bord la mer me semble pire , les vagues sont impressionnantes et déferlent régulièrement.

la cote devant . gagné , c'est Audierne.
bon , j'y vais . il y à maintenant 64 heures que je barre.
lucidité ou pas ? je me dis que l'entrée d'audierne par ce temps là et au près ça ne sera pas un plaisir .
je connais bien , soit je prend la passe principale et je dois tirer des bords entre les cailloux et la cote , soit je rentre direct vers Saint evette mais il n'y à pas trop de place pour passer . dans les deux cas , il me faudra faire une prise de coffre à la voile en solo par vent très musclé .

je renonce. cap sur le raz de sein , je rentrerai à Douarnenez, c'est plus simple.

merde , le courant me dépale , ça ne le fera pas sur ce bord . à virer .

c'est là que les 3m supérieurs du mat sont tombés, emportant avec eux la barre de flèche babord.

plus moyen de hisser la moindre voile .

me voila seul à quelques miles du rz , sur un voilier désemparé , vent et courants me portant vers la terre.

un chalutier. vite , un feu à main .pas vu
ni le deuxième . je lui ai lancé le troisième sur le pont .

et il est parti .
sur le coup je l'ai maudit. une demi heure plus tard un semi hauturier de Lorient s'immobilisait (si on peut dire) à mon vent(20m) et m'envoyait une touline , suivi d'une amare.
lorque je je suis allé la frapper sur le taquet de la plage avant, j'ai compris que le choc était proche : il dérivait plus vite que moi .

le seul souvenir net que j'ai , c'est sa poupe qui levait à chaque vague et son hélice qui sortai à moitié . je me suis luxé l'épaule en débordant SOUS sa voute.

puis je suis retourné à la barre. il m'a remorqué à 10 Nds , je craignait que le taquet ne s'arrache du bateau .
finalement , c'est le reste du mat qui est tombé vers l'arrière.
je me demande encore comment j'ai pu le remonter à bord.

enfin arrivé devant le Guilvinec , j'ai été pris en charge par le canot local de la SNSM.

arrivé au ponton , je n'avais pas dormi depuis plus de 72 H .

je ne remercierai jamais assez tous ceux qui m'ont aidé : les sauveteurs , les gens qui m'ont hébergé, les pêcheurs qui ont gardé ( et vidé -selon eux il y avait plus d'une tonne d'eau à bord) le bateau , puis m'ont aidé à le regréer.

peur? pas vraiment , sauf lorsque j'ai repoussé la coque du chalutier.

pas le temps d'avoir peur . ça vient après.

inconscient ? peut être.

13 nov. 2004
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merci au charpentier
ce n'est pas la peine d'aller très loin !

7 sur les birvideaux sous trinquette seule ... cela a permis une première fois de remercier le charpentier moby dick est une bonne barrique !

orage à l'embouchure de la vilaine ...cela a permis une deuxième fois de remercier le charpentier moby dick est une bonne barrique !

à chaque fois j'ai choisi de partir en fuite sous trinquette : attention cela rassure parce que le vent relatif est plus faible et la houle par derrière mais la contrepartie est que le bateau n'est plus manoeuvrant et que s'il enfourne la houle rattrappe et risque de remplir le bateau !

c'est à la côte que l'on se fait le plus peur !
- même quand on connait il faut avoir la carte sur la table et qu'un équipier sache faire le point et transmettre l'info en cas de pépin
- même quand on n'a que quelques milles à faire la météo doit être prise (toujours par un équipier qui saura ...)
- même si cela fait peur il est certainement préférable de partir au près !

05 nov. 2007
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entraînement régate
en hiver, baie de Lannion, un désert ...

30 Knts établis forte rafale ..

consigne de "prudence du skipper" a 35 Knts on n'envoie plus le spi ..

fin du bord de prés .. 32 à 37 knts de vent ...

allez c'est bon on abât on décompose bien la manoeuvre et hop le spi ..

Surf ... surf ... surf ...

un cris "grosse bouffe derrière"

des chiffres

21,7 Knts vitesse bateau
48 Knts vent réel

départ à l'abatée ...
tête de mât dans l'eau ...

l'eau est prôche de la descente ...

la mer mauvaise ..

reste une personne qui n'est pas tétanisé le skipper qui largue le bras, puis la drisse ..
le spi est affalé,.. le bateau se redresse ... pas
d'eau à bord, et surtout tous le monde est là ..

vu la mer, le froid, le temps, on a compris après coup que si un copain était passé à l'eau on ne l'aurait jamais revu ...

05 nov. 2007
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l'hélice ...
ça vibrait énormément au moteur

je plonge, il y avait un paquet d'algues dans l'hélice.
Je l'attrape et l'arrache, je sent un truc qui me pique le doigt ...
Je suis coincé, j'ai un hameçon planté dans le doigt, et accroché à l'hélice ...
Pas de couteau avec moi.

J'ai forcé, la peau et les chairs se sont déchirées ..

mais très très mauvais souvenir ..

05 nov. 2007
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un corps qui flotte
ca se passe sur une plage du nord de la France, je prommene le chien de mes grands parents quand je vois flotter un corps de petite taille (-celle d'un enfant de dix ans environ) a une quarantaine de metres du rivage vetu d'une combinaison de ciré jaune, les bottes et tout.
je blemi et remonte dare dare chez mes grands parents pour appeler la marée chaussée.
je tremble de partout.
2 minutes plus tard de retour sur la plage les kepis arrivent. et jaugent rapidement la situation. Un des deux gendarmes me dit de ne pas regarder et deviens lui aussi livide(j ai une petite quinzaine d'année à l'époque) tandis que l'autre rentre dans l'eau rapidement.au bout de trois minute il reviens rapidement avec un ours en peluche géant habillé comme un gosse....
ouf...
le gendarme m'a dit ensuite qu'ils avaient recupere un autre corps le matin meme bien reel celui la.

Je me suis enfilé un whisky cul sec une fois rentré, le premier d'une longue serie....

05 nov. 2007
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Nous ne sommes jamais seuls...
Il y a trois ou quatre ans, je pars en solo de Bandol pour aller dans la rade de Hyères.

La météo annonce un vent d'ouest de 25 nd. Je me dis parfait. La route commence plein Sud, pour virer l'archipel des Embiez, et après, plein Est pour passer entre la presque ile de Giens et Porquerolles. Donc travers au début, puis limite vent arrière.

Il y a environ 25 milles, on est fin septembre, il fait grand beau. Je pense donc en avoir pour trois heures.

Je pars grand voile haute, sans le solent, en me disant que je l'enverrais dès que j'abatterais après les Embiez. Je suis à la barre, pilote prêt.

C'est bon, je passe l'archipel, j'abat en grand et j'envois le foc.

En longeant la falaise du cap Sicié, le vent monte brutalement et dépasse les 35 nd. Je déboule à plus de 15 nd. Je ne suis pas tranquile parce que je suis coincé. Je suis quasi vent arrière, la GV dans les haubans, je suis vissé à la barre, la drisse du foc à 3 mètres devant moi et le pilote sur l'autre bord. Je ne peux pas loffer, sinon c'est droit vers la falaise. Et c'est trop chaud pour tenter un empannage avec tout dessus.

La mer est vide, sauf au pied de Sicié, où se trouve la station d'épuration de Toulon. Je vois les vitres, et j'imagine les mecs derrières.

Je profite d'une fin de surf, je lache la barre, courre sur l'autre bord, branche le pilote, fonce au piano, affale le foc, reviens à la barre en passant déconnecter le pilote.

Sans foc, c'est un chouia plus calme, mais je n'aime pas l'idée d'être grand voile haute vent arrière... Le vent doit souffler à un bon 35 nd, peut être 40.

Au moins, ca dépote et je ne reste pas longtemps dans le coin.

Je vois les Deux Fréres, deux cailloux dans la baie de Fabrégas. Je me dis, bingo, cela fera un peu de calme pour prendre des ris.

Je loffe derrière, effectivement, ces microscopiques ilots cassent les rafales, et il n'y a plus trop de houle dans cette baie.

Jolie prise de ris, les trois d'un coup. Je ferle le foc proprement.

Et j'entends une voix, juste à coté, me dire : "pas mal, mais putaing, tu as eu chaud".

La peur de ma vie. Je me retourne comme un dingue.

Une vedette des douanes est arrétée à coté de moi, genre à 3 mètres, avec un mec dans le balcon avant...

Il m'explique que ça fait un quart d'heure qu'ils me regardaient, prêt à venir me repécher...

Et qu'ils avaient bien compris que, pris dans mon truc, je ne les voyais pas, alors qu'ils étaient à une centaine de mêtre dans mon dos...

Il m'a souhaité une bonne ballade et ils sont partis.

J'ai traversé jusqu'à Giens avec mes trois ris, alors que le vent était retombé à 20 nd, tellement j'avais été secoué...

Jacques

05 nov. 2007
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Très typique...
Du cap Sicié (et d'autres bien sûr).
Ce cap constitue un obstacle au vent dominant d'W ou d'E, et il y a alors à son niveau un renforcement très net sur 4 ou 5 milles qui peut aller jusqu'à un doublement de force.
J'ai battu mon record de vitesse à cet endroit (14 nds) avec un copain (JB). Venant de Porquerolles avec un Est de 25 nds, nous nous sommes retrouvés tout dessus avec un bon F9.
J'avais tout gardé en masquant au max le génois et seule la manille du point d'amure de la GV avait été tordue! ça avait duré un quart d'heure et j'étais descendu dare dare à la tac pour doubler l'échelle de mon PenLann. Après, au même endroit, j'étais devenu plus précautionneux... Lourd, je l'avais trouvé très bien ainsi mon boat!

05 nov. 2007
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Le coté positif de l'histoire,
c'est qu'à un mètre près tu sois en mesure de nous la raconter ! :lavache:

Je ne croirais jamais que les Dieux de la Mer n'existent pas... ;-)

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06 nov. 2007
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d'un autre coté
toi non plus tu ne veillais pas....

11 nov. 2007
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Euh
il n'y a pas besoin de faire 28 jours pour avoir des moments d'absence de veille en solitaire! :-)

05 nov. 2007
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surprise ......
je suis à 300 Mn plein sud des açores après 22 jours de mer en solitaire en provenance du Brésil. 4h du matin. 15 nds de vent mer calme et pleine lune sans un nuage. Au près serré. le réveil sonne je me lève. je suis à l'intérieur dans le carré. d'un coup le bateau se soulève de l'avant puis sur le coté puis revient à plat, doucement comme si un grosse vague était arrivée de 3/4 face et était passée. je sors dans le cockpit. et là je réalise immédiatement ce qui s'est passé parce que je ne vois plus le ciel, je ne vois plus qu'un mur noir qui défile à moins de 5 m du bateau. Un cargo. Je viens de prendre la vague d'étrave d'un immense cargo. la vague à repoussé le bateau sur le coté. le problème c'est que le cargo passe à mon vent. du coup le génois a été pris à contre et le bateau commence à virer doucement en se rapprochant du cargo. je décroche le régulateur, pousse la barre à fond. Rien. le bateau continue à se rapprocher de l'immense coque qui continue à défiler. je pousse tout ce que je peux sur la barre, je vois la poupe arriver. je ne passerai pas, je vais toucher avant qu'il soit passer entièrement. la poupe se rapproche ,le bruit des moteurs s'amplifie, je vais passer, je passe. je passe dans les remous de l'hélice mais le vent à rempris dans le bon sens mon bateau s'éloigne de nouveau. aussitot le régul rebranché j'appelle à la vhf. rien.
personne. personne n'a répondu. j'ai hurlé. personne ne veillait sur ce putain de cargo hors des routes.

05 nov. 2007
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j'y crois aussi
uma estrela fica brilhando la acima so para mim ... comme ils diraient au Brésil.

surtout que c'est pas la première fois ... la meme étoile a déjà veillé sur moi ...

10 nov. 2007
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tu as déjà navigué 28 jours de suite en solitaire ?
certainement pas alors en ne sachant pas ce que c'est évites ce genre de remarque moraliste.

05 nov. 2007
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un copain
qui à qqe secondes pret, a failli servir de pare-batage lors d'une écluse.....

06 nov. 2007
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Ma frousse à moi
C'était cette année au large du Nicaragua, un peu avant de passer le cap et de piquer plein ouest vers le Honduras et les iles de la baie.
Nous venons de passer 48h dans un près serré fort inconfortable et c'est notre 5ème jour de mer.
En pleine nuit, nous filons 6nds au près. Soudain, le comportement du bateau change. je suis de repos dans ma cabine, mais je fonce droit dehors en hurlant "qu'est ce qui se passe?". Pas d'explication...
Le bateau ralentit, ralentit, et part en marche arrière!! (GPS faisant foi, sur le coup c'était pas évident) Nous sortons les torches et cherchons le coupable. Rien de visible. Pas un bruit. Comme nous avons un dériveur, nous décidons de rentrer les dérives. Pas d'effet. Nous tentons de virer de bord, mais sans vitesse...
Enfin, le bateau vire. Il reprend de la vitesse. Ouf ! On ne saura jamais dans quoi nous étions pris. Une chose est sure, c'était pas le courant qui nous dépalait de 2 noeuds en arrière!

Le lendemain matin, beau temps, pas mal de creux. Un peu naze, je somnole dans le cockpit. Toutes les 10minutes je me lève, et fais un tour d'horizon pour voir si nous sommes bien seuls.
Soudain, une odeur de poisson, affreuse. Je me lève d'un bond, et vois à 10m de moi un chalutier à l'ancre. Je ne sais même pas comment j'ai pu ne pas le voir...

Et comme jamais 2 sans 3, notre fille de 6ans s'est payée une grosse grosse fièvre le soir même. Plus de 41!!.

Ah, quel belle nav que celle là ! Je m'en souviendrai !

06 nov. 2007
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hum !!!
ma plus grande frousse , celle qui va venir,

celles passées sont passées et ne me font plus peur

mais celles à venir brrrrrrr !!!!!!!!!!!!

06 nov. 2007
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Grande frousse
Prendre la mer après avoir lu ce fil... :-(

06 nov. 2007
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comme calpyso 2 & pendruig !
ce n est pas vieux .. cela date de cette annee fin avril .. je remontais de st malo a st vaast en vedette .. je m etais arrete a dielette pour engloutir une moules frites ( a cote de la capitainerie pour ceux qui connaisssent ) .. il me restait a passer le raz blanchard et le raz de barfleur plus court mais pas plus facile .. pour avoir le courant dans le bon sens je devais partir a 16h30 .. vent sud sud ouest 3/4 .. tous les criteres pour passer les doigts dans le nez .. meme le temps de faire une petite sieste .. le pied .. je quitte donc dielette a 16h30 .. dans la serenite ... au niveau de jobourg je trouve que les couleurs du passage ont bien change .. elles sont franchement tres pales et meme blanches .. 1/4 d heure plus tard c etait bien une mer croisee et dans tout ce qui est des plus croisee .. je decide de continuer en reduisant la vitesse : 4/5 nds ... 30 minutes plus tard venant du nord ouest je vois une barre d une couleur differente de la couleur de l eau arriver vers moi .. brume ?.. non c est une vague .. je m arrete je regarde aux jumelles .. c est bien une vague quelle hauteur .. impossible a evaluer ... a 100 m je fais cap sur elle elle est plus haute que la hauteur du bateau .. me demandant ce qui allait se passer .. 50 m .. 30 m 20 m .. le temps est tres long dans ces cas la .. puis une courte plongee et le mur que je commence a " grimper en accelerant " .. au 2/3 elle se creuse et se casse en mettant une eternite a tomber ( enfin c est ce que j ai ressenti ) .. je venais de voir le film " en pleine tempete " .. je n avais pas eu le temps de mettre aucun gilet a moi et a ma chienne ( on ne rigole pas ) .. la vague a recouvert le bateau d eau bleue et blanche d ecume .. avec un bruit et un souffle impressionnants .. je me suis retourne le cockpit etait a demi rempli .. et l eau n arrivait pas a s evacuer .. l annexe a l arriere s est decrochee .. tout ce qui etait dans le cockpit avait disparu .. emporte .. apres la vague plus rien .. juste une mer croisee mais elle m a parue tellement salvatrice apres ce coup .. ce qui m a impressionne .. c est le silence juste avant .. de sentir la pression de l eau sur la bateau .. le souffle qui a fait ( aussi ) entrer l eau a l interieur et puis le calme relatif apres ..
j avoue que je ne pense pas avoir eprouve de la peur .. le temps semble bloque et irreel ..
entre le moment ou j ai apercu la vague et le retour a la " normale " tout ressemble a un reve ou plutot a un cauchemar
suite a ces emotions je me suis arrete a l avant pontons a cherbourg et j ai passe le raz de barfleur ( de nuit pour etre dans le sens du courant ) avec une apprehension ( certaine )

06 nov. 2007
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Comme invité
pour une année de croisière, sur un canot gris de 130 m ! Large d'ouessant, F9 ? C'était la première sortie en mer de ma vie ! Le truc il penchait penchait ... heu il se redresse quand ??? Il l'a fait ... pour pencher pencher de l'autre côté ...
Seul point positif trés utile ... le mal de mer, je ne connaît pas.

06 nov. 2007
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seul en mer...
Je venais de quitter Fortaleza le matin même pour une nav de quelques jours, cap sur la Guyane.
Pour me dégager de la cote et des myriades de petits pecheurs qui évoluent sans feux, sauf une petite lampe torche qu'ils vous allument dans le nez au moment ou vous arrivez sur eux,j'avais décider de tirer une diagonale au large.
Dans ce bel apres midi de juin,bateau bien réglé,sous pilote,à 40 milles de la cote,je jetais régulièrement un coup d'oeil circulaire sur l'horizon avant de retourner m'avachir sur la banquette du cocpitt,la tête bien calée par un coussin. Je revassais en contemplant mon sillage dans une mer déja formée, quant tout à coup, je vois trois têtes, les yeux équarquillés,défiler juste au dessus de mon hiloire,me regardant a l'interieur du bateau.
Complètement abasourdi, je saute sur mes pieds,pour voir,s'éloignant dans mon sillage,une barque dépassant à peine la surface de l'eau,une voile enroulée sur une longue perche posée sur la longueur de l'embarquation et trois hommes à l'intérieur, debout,me fixant,sans un cri, sans un geste.
Ont'ils eus aussi peur que moi? ou on'tils simplement manoeuvrés pour s'écarter de moi, probablement à un metre ou deux?

Du coup, j'ai resserré ma veille, et avant la nuit, encore plus loin de la cote, j'ai encore croisé deux de ces embarquations.Après...

Il n'y a pas que les cargos qui sont suceptibles
d'envoyer des chalutiers par le fond.....

08 nov. 200716 juin 2020
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N53.42' E07.07' Nordeney Island
N53.42' E07.07' Nordeney Island dans le DutchBocht
le 25 aout 2006 le vent souffle ouest 8bft il y a des vague de 4 metres apres plus 8 heure de pres a tirrer des bord et sans abrit possible nous avont un contact radio avec le port de Nordeney car la profondeur indiquee sur nos carte ne nous permet normalement pas de rentrer dans le port. il nous confime que l'on passe tout juste mais nous dise de faire tres tres atention au chenal de 3 nm qui nous arrive au port. quand j'arrive a la postion de la premiere boue indiquee sur nos cartes il n'y a rien mais le chenal ne fais que 150 metre de large par contre a 500 metre on distingue une bouee seul probleme sur notre carte elle est devrait etre posee sur un banc de sable profondeur a cette heure 10 cm
la Mer deferle partout autour de nous.
on rentre en contact le port puis la snsm allemande qui nous dit que les bancs de sable a cette endroit bougent tout les 3 mois et que sans le dernier up-date de la carte il ne faut surtout pas y aller. notre carte a ete achetee fin juin mais visiblement ca ne colle pas. il nous proposent alors d'envoyer un bateau d'intervention pour nous guider. seul probleme il est deja en intervention et ne serra pas la avant une heure. le soleil va se coucher et nous n'avons plus qu'a tourner en rond et attendre. mais attention surtout ne vous eloigne, notre carte n'est plus au point, il y a de nombreux bancs de sable. Surtout ne bouge pas, essayez de rester dans une carre de 500 metre sur 500, avec du vent a 40 noeuds, 2 noeuds de courrant et des vague de 4 metres. cette heure fut longue tres longue. Specialement quand on s'aprecoit que les sauveteurs nous appel toute les dix minutes pour savoir si tout va bien et si nous ne somme toujours pas couche sur le sable...
finalement il nous on montrer la voie on est passer ou la carte indiquait 10 cm de profondeur, le banc avait belle et bien bouger.
Tout a fini pour le mieux et cela nous a couter une bouteil de Whisky. mais pendant une heure j'ai serieusement penser revendre le bateau.
2 jours plus tard nous repartions pour 200nm et nous etions heureux de ne pas avoir vendu le tuperware!

08 nov. 2007
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comme Farolito
et naviguant aussi sur ce lac fort difficile à la météo capricieuse (surtout en été) qui peut changer d'une minute à l'autre je comprend largement sa frousse.

Je dois dire moi même, que, bien qu'ayant fait pas mal de mer, j'ai pourtant eu ma plus grosse frousse sur le Léman.

Cela s'est passé début juillet 1998, ou, lors des fameuses régate de la "Semaine du Soir" au large de Versoix, il y'a eu ce coup de Joran à force 11 qui a déboulé d'un coup des hauteurs du Jura pour coucher toute la flotille de participant... dont je faisais alors partie puisque je régatais alors sur un soling avec 2 copains.
Le temps était lourd et menacant certes, mais cependant le comité de course a toute de même laissé partir la régate jugeant après avoir pris les dernières prévisions qu'il n'y avait pas de gros coup de vent annoncé. Bien mal leur en a pris...
C'est lors du premier bord sous spi que le coup de "teufée" est survenu... en quelques secondes le vent est monté jusqu'a 11 beaufort et la flotte a été décimée. Notre Soling est parti au tapis, le cockpit s'est rempli d'un coup (c'était impressionnant) le voilier a encore tenu le coup quelques minutes la pointe de l'étrave encore émergée de peu puis les derniers caissons étanches on sauté alors que nous étions en suspens debout sur le mât à l'horizontal immergé. Le soling à coulé ensuite à pic par 40m de fond, spi compris. C'était dantesque car il y'a eu, avec ce coup de vent une brume épaisse et une chute de gros grêlons qui nous tabassait la tête. Au bout d'une dizaine de minutes, cela s'est calmé et la brume est repartie d'un coup... autour de nous alors que nous pataugions dans l'eau, un spectacle de désolation s'est offert à nos yeux. Bateaux avec mats cassés ou arrachés, d'autres encore en train de sombrer. Finalement un petit croiseur nous a récupéré et ramené a terre.
Bilan : 9 bateaux coulés et 1 mort! :-(

La frousse que j'ai eue ce jour là je ne l'ai jamais eue une autre fois, même en mer ou j'ai pourtant pris quelques "baffes" aussi! :-|

Cordialement

08 nov. 2007
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frousse non, Prise de concience de la force des élements : oui
C'était à l'île d'Oléron lors d'une régate du Château organisé par le CVO.

Le club avait décidé, pour la deuxième manche de ne laisser partir que les expérimentés. Il faut dire que le nuage qui venait du sud et qui occupais 10° de l'horizon lors de la première manche occupais maintenant 20°. Et cela montais irrémédiablement. A priori une 2ème manche par force 2 du nord ouest avec le risque que cela nous tombe dessus.

Il y avait la sécu de l'école de voile, lasse avec un 90Cv, celle du club, les HSB qui étaient venu pour voir le spectacle, et trois ou 4 ostréiculteurs qui attendais de pied ferme l'arrivée de la buffée. Histoire de récupérer les "baignasoutes" (excellente ambiance à l'époque).

Le nuage était monté et occupais maintenant 40% du ciel. Noir d'encre. Mais le reste était bleu.

Il faisait chaud. Allongé dans mon Moth par force 1,5 j'essayais de tirer profit du vent. Au grand largue tribord amures. Et ce n'étais pas facile de grignoter les 420.

C'est alors qu'Epsilon (chouette nom pour mon Moth) s'est mis à vibrer et à avoir une fougueuse envie de décoller. Chouette, le vent! Je saute au rappel. Et sur la fausse panne le bateau se vrille brutalement se plante et... patouille. A la contre- gîte.

Le temps de faire le tour pour retrouver le coté dérive, je vois deux 420 qui me doublent au planning en me demandant si cela va. Les vaches!

J'arrive du bon coté je redresse, je borde un peu, je me laisse tirer, je m'allonge sur l'eau, (technique la moins fatigante) et je rentre à bord. Le temps de faire le ménage entre l'écoute et le stick je jette un coup d'œil devant : il n'y a plus que des coques qui flottent!

Je suis au largue, bâbord amures. Je me recule au maximum. Assis sur l'angle arrière au rappel, je borde davantage. Le bateau bondit en avant fait 20 mètres environ et... patouille. Dur, je n'ai rien vu venir.

Même manœuvre et je repart. Et alors là... je cabane! tiens oui, ce coup là j'étais devant la dérive.

Très peu après, Je me revois, debout, l'écoute de grand voile bloquée à l'envers dans le taquet pour pouvoir me reculer, pied et genou sur le milieu de la dérive, et le bateau qui refuse de se redresser. C'est là que je me suis rendu compte pour la première fois de la force que pouvait atteindre le vent.

Je suis resté environ 3 minutes, a faire l'équilibriste dans l'impossibilité de redresser.

Et ce vent qui aplatissait tout sur le plan d'eau. Pas de crainte, pas d'angoisse, car entre l'île et le continent il n'y a pas de mer et la sécurité était assurée de façon pléthorique. Mais cette force démente interdisait toute voile sur l'eau.

Mis à part 3 bateaux qui avaient viré la bouée sud-ouest d'Agnas, et par là avaient essuyés un virement de bord inattendu, tous les autres bateaux s'étaient débarrassés de leurs équipages.

Au bout de 3 minutes le vent se calme un peu, je décide d'abandonner et de rentrer. Trois dessalages consécutifs cela suffit! De plus, Il fait sombre.

Je redresse, je réussi à virer de bord. Le vent est maintenant plein est. le cap à tenir est un travers tribord. Dès que je borde un tant soit peu, la gîte prend une amplitude inquiétante.

J'avais souqué au maximum sur les garcettes du cunningham et les trois oeillets ne formaient plus qu'un. J'avais largué un peu de hale-bas pour relever la bôme et malgré cela, elle flirtait tellement avec la surface que je m'attendais à tout moment à y retourner : bôme dans l'eau ça borde et plus çà borde, plus ça gîte... Mais on le voit venir et en principe on a le temps de sauter sur la dérive.

Après quelques minutes d'un train d'enfer au bon plein, le travers n'était pas tenable, je me retrouve au vent de la plage de la citadelle. Là juste à un tiers de nautique, plein vent arrière. Inaccessible.

J'ai alors pris la résolution de larguer le palan de l'écoute de grand voile et partir, cap à l'ouest voile en drapeau. Sur le qui vive. J'appréhendais le pire, le chavirement avec l'ergot du pied de mât en regard de sa fente, risque maximum pour le pontage. A chaque vague de 30 ou 40 cm, le moth partait au surf.

A l'arrivée j'ai rejoint les trois dériveurs de tête qui avaient affalés la grand voile pour rentrer. Les autres arrivaient en chapelet, à la remorque des sécurités alors que le vent perdait lentement de son intensité.

Seuls, le nuage qui commençait à passer, les vagues résiduelles et la lumière qui revenait témoignait encore de ce petit mouvement d'humeur de la nature.

09 nov. 2007
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convoyage de nuit
Cet hiver au antilles convoyage de nuit d'un lavezzi 40 de gaudeloupe en Martinique, seul a bord.
Toute la journée 25 nds travers la vie est belle, la nuit tombe lorsque je longe la domnique et comme d'ab pas de vent donc teuf teuf.
Avant d'embouquer le canal de la Dominique je renvoi la toile de nuit a 1 ris car en general ca souffle fort au passage de la pointe, je m'attendais a 30/35 nds et en fait c'est un bon 40/45 qui me tombe dessus avec les vagues qui vont avec. La, le cata commence a lever la patte la coque sous le vent enfoncée sur 1/3 dans l'eau ca fume!
Bon je decide de reduire, enfile le gilet prend la longe... et surprise pas de ligne de vie sur le boat. Je suis allé prendre le deuxieme ris sous la douche permanente avec les gros chocs des coques qui tapent, accroché comme je pouvais la manoeuvre s'est bien passée...mais retrospectivement belle frousse et si j'etais passé par dessus bord!! De nuit tout seul dans des vagues de 3/4m avec le vent qui poussent au large brrr pas glop.

09 nov. 2007
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A quai par un temps de curé
Mon plus gros stress. Ce n’était pas en pleine mer par gros temps. Ce n’était pas dans une brume épaisse au milieu du rail. Ce n’était pas un équipier à la mer. Ce n’était pas une avarie au vent d’une côte rocheuse.

C’était au port par un temps de curé.

Au mois de juillet dernier, nous remettons LULU à l’eau après qu’elle ait passé 3 mois au sec. Nous avions naturellement suiffé les coutures douteuses au préalable. Un peu inquiet quand-même des limites des moyens de pompage du bord (10 m3/h), j’avais demandé au chantier « Z’avez des pompes ? ». « Ouai, ouai, t’inquiète pas. ». Du coup, je n’ai pas osé demander s’ils les avaient essayées.

Remise à l’eau. LULU flotte à moitié sur son ber. Naturellement, ça pisse de partout à l’intérieur. On démarre la petite motopompe qui avait été préparée. Ça n’étale pas vraiment, mais il s’agit seulement d’aller au ponton d’en face où une pompe électrique supplémentaire nous attend. Alors ok, on y va.

Évidemment, la motopompe ratatouille, cale, redémarre puis se tait définitivement au milieu du port. Arrivés au ponton, il y avait déjà 10 cm d’eau au-dessus des planchers, le démarreur était immergé et le moteur tournait dans l’eau jusqu’à mi-hauteur. On grée la pompe électrique 220 V et flash ! Grosse bourre. Défaut d’isolement. On coupe tout. Bon !

De l’eau à mi-mollets maintenant. On arrête le moteur avant qu’il n’aspire de l’eau. On grée les pompes 12 V du bord. Ça ne va durer longtemps si on ne recharge pas les batteries (le chargeur du bord baigne déjà), mais c’est toujours quelques instants de gagnés, le temps de trouver autre chose. Pompe à main, seaux d’eau : on a beau s’agiter, l’eau continue à monter. Le naufrage à quai paraît maintenant probable et le moral en prend un coup. Je demande au chantier d’appeler les pompiers, bien que je sois convaincu qu’ils arriveront trop tard. « Non, non, on va se débrouiller.». Personnellement, je ne vois pas trop ce qui pourrait sauver la situation au point où elle en est. Il y a déjà plusieurs tonnes d’eau dans le bateau et le niveau continue de monter. Dans une heure, le bateau coule.

Alerté par je ne sais qui, le responsable du port arrive alors avec une belle motopompe 18 m3/h toute neuve, encore partiellement emballée. On coupe les tuyaux à la dimension. On met les raccords, serflex, etc …. Tout tombe pile poil. Le plein d’essence et ça démarre au premier coup de ficelle. La pompe s’amorce lentement et - miracle - le niveau commence à descendre doucement à l’intérieur du bateau.

Ouf ! La tension baisse. Les fumeurs allument un clop ! Les buveurs boivent un coup. Les plus stressés vont pisser. … Soudaine angoisse : est-ce qu’il y a de l’huile dans la pompe neuve ?… Re-coup de bol : quelqu’un y avait pensé.

Il m’a bien fallu 48 h pour retrouver un rythme cardiaque à peu près normal.

LULU aussi s’en est remise aussi. Elle ne fait plus une goutte d’eau. Mais ça a été un peu plus long.

10 nov. 2007
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apero au mouillage
:-) bon apero bien gras au mouillage, fin de cuve chez notre hote, je saute dans l'annexe et je fonce dans la nuit noire chercher un peu de pif.Je fonce et je passe à 1 metre d'une belle bouée en acier, moi à bloc.J'ai dessoulé en 2 demi secondes... ;-)

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