Votre avis sur cette fortune de mer

Nouvelle -Zélande:
Sauvetage difficile de deux Français de Nouvelle-Calédonie au large de la Nouvelle-Zélande

WELLINGTON, 3 janvier - Un enseignant français et sa fille n’ont eu la vie sauve lundi que grâce à une intervention du centre national de coordination des secours de Nouvelle-Zélande, qui a mobilisé un hélicoptère pour les hélitreuiller au large de Taranaki (côte Ouest de l’île du Nord).
Daniel Le Meur, 54 ans, enseignant à Nouméa, et sa fille Morgane (19 ans), étudiante, avaient quitté la Nouvelle-Calédonie le 23 décembre et faisaient route sur Nelson (Nord de l’île du Sud), où ils comptaient passer leurs vacances.
Leur bateau, Xiphos, un sloop en aluminium de 13 mètres, était en panne de moteur depuis trois jours, et les vents extrêmement violents avaient par ailleurs déchiré la voile.
Le père et sa fille ont dû abandonner le navire et passer plusieurs heures en pleine mer, à bord de leur canot de sauvetage, par gros temps, à plus de quatre vingt dix kilomètres des côtes, en attendant l’arrivée des secours, dont ils espéraient qu’ils avaient été alertés par l’activation de leur balise de détresse et l’envoi d’un message radio SOS, rapporte le quotidien Taranaki Daily News.
L’opération de secours par hélicoptère a eu lieu dans des conditions extrêmes, avec une très mauvaise visibilité, la mer faisant rage et un orage se trouvant précisément dans cette région.
Une première tentative des services de secours pour envoyer un vaisseau à la rencontre du sloop et le remorquer avait échoué, toujours en raison du gros temps.
Les autorités n’ont toujours pas remorqué le yacht, et déclarent depuis attendre le retour de conditions météo plus clémentes.
L’enseignant et sa fille, récupérés au bord de l’épuisement, pourraient alors récupérer leurs passeports et leurs billets d’avions qui se trouvent toujours à bord du bateau.
« J’ai perdu ma maison, c’est toute ma vie », a déclaré M. Le Meur lundi à son retour à terre tout en remerciant ses sauveteurs.

L'équipage
03 jan. 2006
03 jan. 2006
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question bête
"...pourraient alors récupérer leurs passeports et leurs billets d’avions qui se trouvent toujours à bord du bateau".

pourquoi ils ont quitté le bateau puisque ce dernier flotte encore?

03 jan. 2006
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entendu à la radio ce matin
"ils ont embarqué dans un radeau que l'hélico leur a largué car il était impossible de les hélitreuiller directement à partir du bateau".

03 jan. 2006
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pour la réponse à la question initiale
1. l'année commence bien, il n'y a pas de morts ou de blesses
2. je n'aurais pas aimé être à leur place

03 jan. 2006
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merci spot
pour tes précisions...

je comprends mieux.

:reflechi:

03 jan. 2006
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C'est vrai
Qu'il existe une multitude de fortunes de mer, où les occupants ont décidé de quitter le bateau, et que celui-ci est souvent retrouvé plus tard dérivant tout seul.
Heureusement dans ce cas précis, les deux occupants sont sains et sauf.
Mais même si l'expérience prouve qu'il ne faut quitter un bateau qu'en toute dernière extrémité, quand il coule sous les pieds, il est toujours facile d'énoncer cette vérité à froid et à terre et après coup. Il existe des situations de stress où la raison perd le pas, surtout quand le chef de bord se sent responsable de la vie d'un équipier, d'autant plus lorsqu'il s'agit de son propre enfant...

Didier

03 jan. 200616 juin 2020
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d'accord avec JP
je n'ai fait qu'une traversée en tant que skipper mais inconsciemment j'avais fait une vraie preparation psychologique - au dela de la preparation technique - en m'inspirant des conclusions de livres tels que celui sur le fastnet 79 de John rousmaniere. L'idee etant de se dire que les coups de vent ont une fin, qu'on ne monte dans le bateau que si il coule, que d'autres ont conu pire avec des bateaux plus petits etc

J'avais prevu obessionnellement dans ma tete le dematage ou la perte du safran avec des plans adaptés. la collision aussi était exclue avec 4 barreurs, mon fils de 15 ans et 2 amis
je pense que le skipper a craqué psychologiquement, ne lui jetons pas la pierre. J'espere qu'il va recupere son bateau qui devait etre serieux, 13 metres quand meme.

27 jan. 2006
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réaction
bonjour,
je suis une des filles du skipper en question, je tenais simplement à dire que vos paroles sont bien jolies mais je ne pense pas monsieur que vous seriez vous aussi resté sur le bateau, vous avez peut etre été mal informé sur les circonstances de cet accident. De la même manière je tiens à vous dire, que mon père avait fait déjà plusieurs grandes traversées France, Guyane, Marquises, Calédonie,... et a plusieurs reprises puisqu'il a convoyé ces différents bateaux. C'est donc un marin sérieux qui a de l'expérience, il avait fait de nombreux travaux sur son bateau avant de quitter la Calédonie, et pensait se faire faire une nouvelle grand voile en nouvelle zelande.Donc ce qui est arrivé est un coup de malchance tout simplement.
Il a peut être pu avoir un moment de faiblesse d'après vous, mais il a eut la présence d'esprit de ne pas mettre en danger la vie de son équipière, ma soeur. D'autre part, je trouve abérant, Monsieur, que vous emmeniez sur votre bateau des équipiers, sans balise! Qu'auriez vous fait dans sa situation, et si le bateau avait coulé, et que vous n'aviez pas eut de balise? je ne pense pas que les secours vous auraient retrouvé puisqu'il n'aurait pas été avertis!
Excusez moi si mes propos vous paraissent sanglants, mais je suis ahurie par ce que je viens de lire de vous,

Delphine

03 jan. 2006
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La chance
Didier,

Le skipper est TOUJOURS responsable de la vie de ses équipiers, voir le fil en cours sur les équipiers avec la réponse de Marco.

Voilà quelques raisons pour lesquelles certains passent du temps a quai: pour avoir une trousse de voilerie qui se respecte avec du tissu en rab, des pièces moteurs, une voile de cape, un tourmentin, c'est une voile exprès lorsque il fait peur dehors.

Et puis s'assoir avec son cahier bien AVANT de se lancer sur l'eau et se dire:

Bon le coup de vent arrive:

Qu'est que je fais, est-ce que j'ai le matériel. est-ce que j'ai de la rechange: du bout, des poulies, comment j'occupe les équipiers, est-ce que j'ai des pastilles: mal de mer, antidepresseur (si si j'en ai utilisé en mer), etc..

BOn le moteur tombe en panne: est-ce que j'ai de la rechange, les outils, est-ce que je sais démonter mes filtres, mes injecteurs ...

Bon je démate: est-ce que j'ai de l'eau à courir, est ce que j'ai de quoi gréer quelquechose, est-ce que les pompes marchent, où sont les seaux, est-ce que les bidons de survie sont accessibles, etc....

Sur mon bateau il n'y a pas de balise.(BLU et VHF) Les équipiers le savent et signent le papier dont parle Marco.

J'ai quand même la trouille parfois, mais je n'ai pas lancé de mayday avant d'avoir un mètre d'eau dans le bateau, et encore on ne l'a pas abandonné (Si si il y a un article sur ce même forum).

IL faut le redire encore et encore, pour que même dans la panique il existe un tabou sacré et intangible:

le meilleur radeau est le bateau et on ne l'abandonne pas sauf si la girouette ne dépasse plus de l'eau!!

Ils sont vivants, c'est pas mal.

Bon vent à tous et pas trop fort.

03 jan. 2006
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c'est vrai
qu'il est tjrs facile de dire après coup et surtout de dire à la place de ceux qui ont vécu ces horreurs
n'empeche il faut le dire pour éviter de nouvelles paniques
pour mémoire l'histoire de jeanne longo, avec un bateau qui a été retrouvé flottant, alors que les 3 occupants l'avaient abandonné et que 2 ont péri....alors que...

27 jan. 2006
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merci beaucoup
bonjour,
je tiens à vous féliciter de cette réaction, en effet, beaucoup de journeaux kiwis se sont un peu moqués de la situation en disant que le bateau ne coulait pas... mais il est vrai que la raison principale pour laquelle ils ont quitté le navire et que papa avait peur de mettre la vie de ma soeur en péril, sachant qu'ils étaient au bout de leur force car cela faisait déja plusieurs nuits qu'ils luttaient.
ainsi je vous felicite de faire cette constatation car même si la tradition le veut, la raison parfois l'emporte!!

delphine

04 jan. 2006
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pourquoi quitter le bateau
Dans ce cas précis je ne sais pas.

Assez récemment il y a le cas d'un équipage (solo peut-être) qui a déclenché des secours. Ceux-ci sur place ont exigé que l'équipage embarque (réticence de l'quipage qui pensait maitriser à nouveau la situation)
Ca a sa rigueur : secourir une fois passe encore, revenir ultérieurement, boff !

yves.

27 jan. 2006
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reponse a la question bete
Si ils ont quitté le bateau même si il flottait c'est parce qu'ils étaient épuisés de lutter, pendant plusieurs jour ils se sont relayer comme ils ont pu accumulant la fatigue de la traversée plus la tempête. Ils ont prefere abandonné le navire pour pas y laisser leur peau car ils n'en pouvaient plus, de la meme maniere mon pere y est retourné le lendemain pour essayer de recuperer le bateau, hose qu'il a pu faire grace a la precieuse aide des pecheurs et garde cote neo-zelandais

03 jan. 2006
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p'têt
qu'en plus du reste, ils se sont aperçus que leur accastillage de mât n'était pas isolé au Mastinox?:tesur::jelaferme:

03 jan. 2006
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En effet...
Il manque des infos...
Mauvais temps bateau non maneuvrant d'accord
Quel était le danger immédiat :
état de la mer, déferlantes empêchant de garder la cape ou la fuite (peu probable si ils ont pu embarquer dans le radeau)
proximité de la côte et risque d'échouage ? (apparament pas)
problème de santé (non précisé)
On dit qu'une voile était déchirée, combien en restait-il à bord ?
Bref trop peu d'info pour conclure à un may day de panique ou d'épuisement ou autre
L'age de la fille ?

...

03 jan. 2006
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je ne suis pas spécialiste ...
ni expérimenté en la matière, mais je sens venir comme un vent de commentaires pas drôle dont les effluves me soulèvent par avance le coeur et me filent des boutons ;-)

Qaund on a des doutes sur la pérennité du navire, on a le choix: prévoir ou attendre qu'il soit trop tard. Le choix de ce plaisancier n'était pas de quitter le navire, mais de prévoir, donc de déclencher sa balise.

Sauf erreur, quand on dégoupille sa balise de détresse (étant toujours encore à bord du bateau) lorsque des secours arrivent on n'a pas tellement de choix: soit on se conforme à ce que les secours imposent (en l'occurence quitter le bateau pour être hélitreuillé), soit on refuse leur proposition et ils ne reviendront pas une seconde fois dans quelques heures quand ce sera la 25ème heure.

03 jan. 2006
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C est clair, et bien dit Robert!!!
no more comment!!!one star for you!! bon vent!!!

03 jan. 2006
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trouvé dans la presse néo Zélandaise
Exhausted French yachties plucked to safety

03.01.06 1.00pm

A French father and daughter have lost their home but kept their lives after being plucked from the sea and their yacht 90km off the Taranaki coast yesterday.

Daniel Le Meur, 54, and Morgane Le Meur, 19, were on their way to New Zealand from Noumea, where Mr Le Meur is a teacher, for a holiday before the stormy conditions and damage to their yacht forced them to radio for help, the Taranaki Daily News reported.

The National Rescue Co-ordination Centre organised the TET Rescue Helicopter to fly out for the pair.

When it reached them, they had to leap into the sea and on to a life raft before being winched to safety.

"I'm very, very tired and I lost my home. It's all my life," Mr Le Meur told the Daily News.

"We have nothing," Miss Le Meur said.

Their 43-foot sloop, Xiphos, is still out at sea somewhere after Coastguard Taranaki was forced to abandon a retrieval effort because bad weather would have made it too dangerous for crew.

Coastguard Taranaki media liaison officer Trevor Wood said the return journey would have taken 14 hours and conditions were expected to worsen.

"By the time we would have got there, there would have been winds of least 50 knots, a swell of at least 4m, and very poor visibility."

The yacht's engine broke down four days ago and then the main sail was shredded by wind.

Mr Le Meur and his daughter are staying with one of their rescuers.

The yacht was insured.

j'en retire 3 points :
-ils étaient épuisés
-le bateau n'était pas manoeuvrant
-la météo était horrible : 50 noeuds de vent

Ils ont donc choisi d'appeler les secours et l'hélitreuillage ayant été décidé il a fallu qu'ils se mettent dans le canot pour être hélitreuillés, ce qui est classique sur les voiliers (à cause du grément)

A terre on peut toujours penser qu'un équipage doit se battre jusqu'au bout, tacher de monter un grément de fortune etc... mais en mer dans la tempête , avec une cote à proximité et peut être le risque d'être drossé dessus, le choix de la demande de secours peut s'impossr.

En tout cas ce n'était pas une demande "pour rentrer à l'heure de l'apéro"

MichelR

03 jan. 2006
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50 noeuds houle 4m équipage exténué bateau peu ou non maneuvrant
c'est en effet largement suffisant pour demander assistance avant que le pire ne soit certain c'est à dire... trop tard !
Il faut souhaiter qu'ils puissent sauver leur bateau !
Je ne vois pas beaucoup d'enseignements à tirer de ce genre de rapport.
Eux seuls pourront se poser des questions sur ce qui les a amené dans ces circonstances mais la décision ultime est sans aucun doute un acte responsable.

03 jan. 2006
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Je suis étonné ...
JP d'Argaunaute que tu dises cela ! Des généralités c'est bien, les appliquer à soit, pourquoi pas ...

En faire des armes de jugement des autres, sans instuire une véritable enquête contradictoire ?

Sûrement pas.

04 jan. 2006
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50 noeuds de bistrot, 50 noeuds de patron d'hélicoptère de sauvetage
je subodore que le patron de l'hélicoptère a une certaine expérience du milieu marin et préfère un "there would have been winds of least 50 knots, a swell of at least 4m, and very poor visibility." à un "l'anémo était à 75 noeuds, les vagues montaient à 8 mètres" qui décrit la même chose mais plutôt au bistrot ou au JT de 20h.

Quelqu'un d'expérimenté parlera du vent constant à 10 mètre moyenné sur 10 minutes et de la hauteur moyenne du 1/3 des vagues les plus hautes (dites "vagues 1/3"). C'est ça qui fait de l'éffet, c'est ça qui est en relation avec l'échelle beaufort. Si nécessaire on exprimera explicitement la valeur des rafales.

Avec ces règles, 45 noeuds de vent réel établi c'est déjà une tempête (sans doute 10, je ne me souviens pas et je ne pratique pas). Sans ces règles c'est les paroxismes d'un 7/8B

Je détesterai être dans un "winds of least 50 knots, a swell of at least 4m, and very poor visibility." et si en plus je ne suis plus manoeuvrant ...

Yves.

27 jan. 2006
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enseignement de base?
bonjour en reaction a nouveau a vos commentaires!!
je trouve que vous avez le verbe léger, et il me semble facile monsieur, que lorsque l on a le posterieur pose devant un ordinateur,que l on puisse commenter les actes des autres et s'inventer en apprenti Tabarly. A vous entendre Monsieur, vous sembez avoir doublé le cap Horn plusieurs fois, avoir subi des tempetes et les pires dans les 40 et 50ièmes...
je suis consternée devant votre réflexion.
Le moteur ne marchait plus, il n'y avait plus non plus de grand voile, si vous avez vu les videos vous auriez compris!
de même si vous lisez un peu la presse, et que vous aviez parlé avec les gardes cotes tout comme moi lorsque j etais en veille avec eux, vous auriez compris, que même eux aurez fait la meme chose.

03 jan. 2006
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Comprehensible à la rigueur
Oui, JeanFrançois compréhensible;

mais ni acceptable ni excusable de quémander assistance chaque fois que ça souffle à 50 noeuds et que la houle est de 4m.

Tout ce qui résultera d'une telle démarche est qu'il sera bientôt interdit de sortir en mer.

Lorsque on sort en mer, il faut savoir et accepter que 50 noeuds ça existe et c'est fréquent et que 4m c'est tout tout tout petit.

C'est l'enseignement de base. DE BASE!

05 jan. 2006
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Absolument (à l'eau)
On me taxe souvent de sous-estimer les conditions (vent et mer) et bizzarement, quand je relate les faits, les pros sont en général entièrement d'accord.
Je me souviens d'un 30 noeuds établi (estimation personnelle) entre Tenerife et Gran Canaria devenus - chez d'autres pourtant bien amarinés - 50 noeuds ( avec alarme de l'anémomètre :-)) à Mogan, alors qu'un patron de ferry au bar du village parlait d'un 30 à 35 noeuds et de vomi sur tous les ponts :-D :-D .

Alors l'estimation impartiale d'un pro qui dit que le temps était difficile et allait empirer, ça me suffit.

03 jan. 2006
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Responsabilité
Quand le bateau n'est plus manoeuvrant, que la météo prévoit le pire à venir, on se dit: "Dans 10 minutes, ma fille de 19 ans est à bord de l'hélico, saine et sauve".
C'est une réaction de père, et elle est plus qu'honorable, amha.

03 jan. 2006
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absolument, c'est pourquoi je préfère naviguer
avec les filles des autres..
:jelaferme:

03 jan. 2006
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ça me gratte!
je ferais peut être mieux de la fermer, mais un 43 pieds dans 50 kilos de vent, ça ne me parait pas trés effrayant. C'est un peu facile de se cacher derrière les mots "on ne sait pas tout", "peut être que c'était vraiment épouvantable", etc. Lorsqu'on s'embarque pour la NZ, on arme le bateau et son esprit en conséquence. Peut être ces deux navigatuers n'étaient ils simplement pas du tout à la hauteur des évenements. Des sauveteurs ont risqué leur vie pour des imprévoyants, c'est comme ça que je sens l'histoire, et désolé de n'être pas politiquement correct, mais c'est une possibilité aussi plausible que celles qui ont été présentées sur ce fil.
Humblement
Alex

04 jan. 2006
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Y a des morts ?
J'ai pas tout lu parce que c'est trop long, mais j'ai l'impression que tout le monde gagne non ? c'est un chouette jeu quand y a pas de perdant non ?

Maintenant, le bateau semble toujours impossible à récuperer. Qu'en serait-il des gugus s'ils étaient restés dessus ? Moi y en a pas d'avis là dessus.
On dit toujours de rester sur le bateau tant qu'il flotte, mais ça veut seulement dire de ne pas monter dans la survie trop tôt.
A priori, là, c'est les sauveteurs qui ont utilisé ce moyen pour récupérer (nickel-chrome) les zozos.
Personnellement, je pense que seuls les sauveteurs des cette mission sont aptes à pouvoir dire ce qu'il valait mieux (et éventuellement si les navigateurs étaient ou non à la hauteur, mais je ne pense pas que de vrais sauveteurs se permettraient d'émettre la moindre opinion là-dessus en dehors de leur job).

Le reste ne semble n'être que supputations polémiques basées sur des interprétations journalistiques doublées de traductions trollesques.

04 jan. 2006
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a l'époque du vendée globe
quand autissier, dinelli et autres se retournaient et que les australiens allaient les chercher, il y avait une polémique en australie sur l'argent dépensé (nos impots :-)), les vies exposées...
la saison suivante, 5 voiliers australiens en détresse étaient secourus par une corvette francaise de nouméa
alors la voix des vrais marins avaient pu se faire réentendre, les sauveteurs secourent, les marins naviguent et la vie a ses aléas

04 jan. 2006
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fortune de mer réflexion
Le voilier est en état d'être remorqué car à bord , si lon excepte le moteur et la grand voile déchiré , rien a bougé. Comme dans 90% des cas semblables, que les "naufragés" soient récupérés vivants ou non, les bateaux quand à eux flottent toujours avant de se fracasser sur la côte ou d'être finalement remorqué. Combien d'équipages se sont perdus dans leur survie tandis que leur bateau continuait sa route.
Que l'on se souvienne d'Alain Kalita, dans la même région de la Nouvelle-Zélande, dont le voilier a été retourné, démâté avec de l'eau jusqu'à hauteur des couchettes, plus de radio ni aucun moyen de communication. Il a réussi à mettre en place un gréément de fortune et il a rejoint Wellington.
A 5O noeuds de vent la grand-voile, en principe, est souqué à mort sur la bôme et seul un petit bout de génois ou un tourmentin doit être à poste.
Sans doute a-t-il craint pour sa fille et il a mis en route la balise ce qui est irréversible; Les secours arrivent et pas question de leur dire "merci mais tout va bien". Seul, il aurait peut-être attendu que ça se calme en se calfeutrant dans son carré , une ancre flottante évitant une dérive trop rapide.
Les balises sont une bonne chose certes mais il suffit d'un moment de panique, d'affolement ou d'un équipier tétaniser par la peur pour lancer l'appel. Après c'est trop tard.
Il suffit de regarder les statsistiques des secours en mer en France. Plus de la moitié des appels concernant des voiliers le sont pour cause de moteur en panne ou d'un manque de gas-oil. Sur l'ensemble de ces statistiques combien de SOS parce qu'il y avait danger de vie ou de mort?

04 jan. 200616 juin 2020
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Hep, Mana, t'es ou ?
Inscrit toi ! c'est gratuit, c'est plus convivial, et on peut te contacter même sans adresse e-mail.
Si tu t'inscrits, je te présente ma soeur (photo)

MooTEA

04 jan. 2006
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Plaisir, plaisance ?
Pour ma part, je ne dirai trop rien sur les
circonstances vu que je n'irai probablement pas
trainer ma quille dans ces coins là; Alex tu dois
savoir un peu plus sur le sujet.
Sans aller aussi loin trouves-toi vers le sud du golfe de Gascogne avec un "minable" force 7;
je pense que tu verras les choses d'un autre oeil.
Cela me confirme ce que j'ai appri il y a
longtemps: tu prépares ton canote correctement; tu
envisages les situations que tu peux rencontrer à
partir du moment où tu mets les pieds sur un bâteau;
bref, tu es bien préparé. Malgré tout cela personne,
je dis bien personne ne peut affirmer qu'il aura la
bonne réaction. Nous sommes fait de "tripes"-aussi.
C'est du vécu, des "deux côtés"(plaisancier
et sauvetage). C'est ce que je retire de cet évène-
ment de mer: se mettre en situation...mais sans
dramatiser - heureusement le pire n'est pas certain!
Sinon, pourquoi quitter ses chaussons.
Kenavo
Jef

04 jan. 2006
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juger?
Je connais bien Daniel (j'ai trainé ma quille par là bas et c'est pas pour ça que je me prends pour un caïd) c'est un bon marin avec de l'expérience et son ovni est un bon bateau.
Personne (ou pas grand monde) ne sait comment il réagirait dans certaines conditions. Au milieu du pacifique sud, on fait avec. Avec les secours à portée de VHF et "charge d'ames".....
Voir un article sur cette histoire sur le site des Nouvelles calédoniennes ce matin.

04 jan. 2006
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Et çà çà vaut le coup d'oeil aussi
Quatre naufragés dans le lagon sauvés par un exploit
Sans l’exploit de l’un des leurs, descendu sans palmes et sans masque à 20 mètres de profondeur récupérer des gilets de sauvetage, quatre plaisanciers qui ont chaviré vendredi soir,
au large de l’îlot Signal, auraient très vraisemblablement péri noyés.

Quatre plaisanciers ont vu la mort de près le week-end dernier, à environ deux milles nautiques de l’îlot Signal, après le chavirage de leur bateau. Ils doivent d’avoir la vie sauve à l’exploit de l’un des leurs, un jeune de 20 ans qui a plongé par 20 mètres de fond, sans palmes et sans masque, pour atteindre l’épave de l’embarcation coulée et en remonter les gilets de sauvetage.
C’est le vendredi 30 décembre que ce groupe de quatre personnes, trois adultes et un adolescent de 16 ans, est parti passer la journée dans le lagon à bord d’un bateau de location. Un modèle aluminium de près de 7 mètres, et de fabrication australienne.
Les plaisanciers passent une partie de l’après-midi à pêcher, moteur coupé, en se laissant dériver entre la passe de Dumbéa et l’îlot Signal. En fin d’après-midi, à l’heure où l’alizé commence à se calmer, ils sont surpris par une brusque accélération du vent et l’apparition d’une forte houle. Avant qu’ils aient le temps de remettre le moteur en marche, le bateau se retrouve « cul à la vague » et embarque des paquets de mer par l’arrière. Selon leurs déclarations faites aux autorités, ils tentent alors, en vain, de mettre en marche la pompe de cale.

Jetés à la mer par le chavirage

Pour rééquilibrer le bateau, qui commence à s’enfoncer de l’arrière, des passagers entreprennent d’aller s’installer sur l’avant. Mais voilà, au cours de cette manœuvre, exécutée un empruntant un passavant latéral, ils font gîter le bateau sur le côté. Conséquence, les centaines de litres d’eau, répartis uniformément dans le fond de la cale, vont rouler sur le même bord et provoquer le chavirage du bateau. C’est le phénomène de la « carène liquide » qui peut faire aussi se retourner un ferry-boat.
Les quatre occupants sont jetés à la mer, dans des vagues de 1 m à 1,50 m. Ils tentent de s’accrocher à la coque du bateau. Mais celui-ci coule en quelques minutes. Les réserves de flottabilité des bateaux australiens ne correspondent pas toujours à celles prescrites par les normes européennes.

La plongée qui sauve

Mer démontée, vents poussant vers le large, naufragés à la mer sans gilet en fin d’après-midi... A cet instant, les chances de survie des quatre infortunés relèvent du miracle. Heureusement, un jeune homme de 20 ans, excellent nageur et plongeur, se trouve parmi eux. Il parvient, sans palmes et sans masque, à descendre en apnée jusqu’à environ 20 mètres de profondeur pour sortir de l’épave gilets de sauvetage, palmes, masques et tubas.
Après plusieurs allers-retours, tout le monde est équipé. Trois personnes gagnent la balise verte d’entrée latérale du chenal reliant l’îlot à la passe de Dumbéa, et s’y accrochent. Pendant ce temps, le jeune athlète nage à contre-courant pour rejoindre l’îlot Signal. Au bout de deux heures et demie d’efforts, il touche terre, prévient des plaisanciers qui alertent les secours.
Une heure plus tard, le bateau de la SNSM et un bateau de plaisance chargent à leur bord les rescapés restés accrochés à la balise. Ils sont épuisés, frigorifiés, terrorisés, mais vivants.
Inutile de préciser que l’administration des affaires maritimes, qui a dénoncé publiquement le manque de sécurité de certains bateaux vendus en Calédonie, épluche minutieusement les circonstances de ce naufrage. Tout comme elle s’intéresse à l’entretien des bateaux mis en location par des professionnels.

04 jan. 2006
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Edifiant...
de rapidité voilierclaudi.. je suis battu
et article édifiant dont la lecture me permet de comprendre la sage décision de Daniel.

Je souhaite de tout coeur qu'ils retrouveront leur bateau...

04 jan. 2006
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France Inter, journal de 13h
Annoncé dans les titres :
le gars est en NZ, il met tout en œuvre pour retourner sur son, bateau le récupérer
plus d'infos dans le journal,

04 jan. 2006
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a priori
il est de retour sur le bateau, les NZ vont le remorquer dans une baie protégée pour passer une grosse depression qui arrive.
Sa fille était interviewée, elle semblait vraiment au bout du rouleau.

Sans vouloir tirer de conclusion hâtive, j'ai le sentiment que son papa a réagi en bon père de famille et, c'est bien

04 jan. 2006
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Sports à haut risque ...
Ceux qui ont pratiqué un sport à haut risque vital savent qu'il y a deux moments de sa carrière où le pratiquant est dangeureux:

  • quand il est débutant et qu'il croit qu'il suffit de faire ce que le moniteur dit ou ce qui est écrit dans le "Livre" qu'il prend pour sa bible.

  • quand il est expérimenté et qu'il a connu des situations difficiles sans jamais avoir d'accident, car il a tendence à croire que c'est uniquement parce qu'il est très bon que ça s'est bien passé ;-)

C'est dans ces deux moments-là que le pratiquant est aussi enclin à juger sévèrement ceux qui ont eu un accident.

Un peu plus tard, quand il aura lui-même eu un vrai malheur, ou bien , plus souvent, quand il aura enfin compris que s'il n'a pas eu de vrai malheur c'est presque toujours parce qu'il a eu du bol (et aucun mérite personnel) au moment crucial où tout ce joue.

C'est un des rares sujets qui me fera toujours sortir de ma réserve, car je serai désolé que chaque fois qu'il est rapporté un naufrage le forum se transforme en tribunal sans avocats de la défense ;-)

04 jan. 2006
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On est pas
au tribunal, en effet, et les posts sur ce fil posent plus de questions que de jugements m'at-il semblé.Le mien a pu être mal interprété:dans les conditions décrites il m'a semblé évident que j'aurais agi comme le skipper,et amha il n'y pas débat sur ce point, j'ai donc cru possible de faire de l'humour...:oups: (tout le monde étant vivant).
Je rappelle qu'un solitaire (journaliste chevronné) a disparu corps et biens sur un Ovni 435 lors d'une directe Polynésie/NZ,en 2004 (un avis de recherche est longtemps resté sur l'autre bon site).Ces parages ont une météo notoirement difficile à gérer, et la mer peut y être "velue".Sur une course pareille, avec ou sans faute,il n'y a pas de risque zéro, c'est ce que je retiens.

04 jan. 2006
0

vaut mieux
etre seul que mal accompagné ( nautiquement )peut etre faudrait il mieux avoir du tranxene ou autre , à bord afin de calmer l'équipage en cas d'hyper stress -
sinon , un prof sans ses bouquins ça peut etre dangereux surtout s'il sont muté pour faire du 5X5 à tahiti ou NC -

04 jan. 2006
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a-t-il pris la bonne décision ?
sans juger ou donner des leçons, cet accident est tout de même riche d'enseignement. A-t-il pris la bonne décision en appelant les secours, ceci impliquant l'abandon du navire ? OUI. Car la fin justifie les moyens: ils sont vivants tous les 2.
On dit toujours qu'il ne faut quitter son bateau qu'à la dernière extrémité. Mais dans ces circonstances extrèmes il n'y a plus de règle, c'est l'improvisation intuitive.
Qui peut dire ce qui se serait passé s'ils avaient obéi à ces principes immuables ? Peut-être le pire: accident physique, homme à la mer, petage de plomb dangereux, peut-être naufrage ? Le résultat est là: ils sont vivants. Donc, même si d'autres solutions pouvaient être tentées, la décision de privilégier la sécurité des personne était la bonne, elle a réussi.
Et personne ne peut dire si elle a été prise trop tôt. Amha !

05 jan. 2006
0

Balaize le mec
Finalement, il n'a pas abandonné son bateau. Voir article paru ce jour dans le télégramme:
Sauvetage en Mer.

Le Ploemeurois remonte à bord après l'échec du remorquage de son voilier. Un
Français , secouru lundi par les garde-côtes au large de la Nouvelle-Zélande
, a choisi de rester à bord de son voilier à la dérive après l ' abandon d '
une opération de sauvetage pour tenter de le remorquer. Daniel Le Meur, 54
ans, enseignant à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, frère du maire de Ploemeur,
avait été hélitreuillé avec sa fille de 19 ans après être tombé en panne de
moteur et avoir déchiré la grand voile de son sloop de treize mètres. Il y
est finalement retourné, seul, pour dériver à bord du voilier. Les
garde-côtes néo-zélandais ont indiqué qu'ils n'entendaient pas retourner
chercher le marin, sauf s'il envoyait un signal de détresse.

Le Télégramme

Chapeau!

05 jan. 2006
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comme tu dis gébé
chapeau bas...

05 jan. 2006
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pourquoi dérive t il ?
il doit nous manquer la liste des avaries, c'est un voilier, meme si il a dechire sa gv, il peut utiliser un foc ? Il y a quelque chose qui nous echappe. qule est le probleme moteur, filtre, bout dans l'helice ?

27 jan. 2006
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un immense merci aux gens qui les ont aidés
Bonjour,
je tiens à remercier tout les sauventeurs et personnes qui ont aidé mon père et ma soeur dans cette galère, où finallement il y a eut plus de peur que de mal heureusement. Les situations météo étaient terribles et pourtant les gardes cote n'ont pas hésité à leur porter secours, et le bateau est finallement sauvé. Un grand grand merci donc à tous ces gens, pour leurs aides et leur gentillesse.

Delphine

27 jan. 2006
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Tu peux , étre fier!!!
De ta famille et de ton papa !!! tout juste ,il a eu le mec!! bon ,je suis pas prof!!!mais 10 sur 10!!!! super !!!! :-) ;-)

27 jan. 2006
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Content pour ta famille et pour toi, Delphine...
Les rapports de mer soumis aux forums ne sont pas à l'abri d'un débat technique où certains oublient parfois l'élément affectif d'une situation dangereuse .
Celui-ci semble avoir été relativement digne et j'espère que tu ne seras pas blessée par les rares interrogations techniques qui ne sont pas d'un très grand à-propos.
Je crois que tout le monde est content de l'issue de cette affaire et aimerait avoir le cran de s'en tirer aussi bien au cas où...

27 jan. 2006
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Bonjour Delphine ...
Content que tout se soit bien passé pour votre famille. Ne vous souciez pas de ce que vous pouvez lire ici et là.

Les forum, c'est comme les autres média, il faut avoir le cuir épais pour supporter sans trop de dommages d'être exposé ainsi sans en avoir l'habitude, ni avoir demandé à l'être ;-)

Surtout ne vous justifez pas ... quelles que soient les circonstances, ce n'est sûrement pas aux naufragés d'avoir à se justifier.

27 jan. 2006
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remeciements
Je souhaite remercier toutes les personnes qui sur ce forum n'ont pas cherché à s'imaginer ce qu'ils auraient fait ou qui se posent des questions futiles genre le filtre moteur était-il sale!!lol!! car je pense que tout le monde aurait le reflexe si le moteur tombe en panne de nettoyer ca et regarde ce qui cloche. Alors deux solutions soit on peut reparer tant mieux soit on peut pas et on fait avec les voiles! et quand y a plus de voile et de moteur? on fait comment??lol
merci a tous pour vos petits messages
Delphine

27 jan. 200616 juin 2020
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Sur ce coup,

je vous suis volontiers cher Robert et pourtant le diable m’est témoins que j’ai la fourche bien pendue...

pfffzzzz

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