Vos premières tempêtes... et la manière!

Bonjour à toutes et tous,

Depuis 4 ans je navigue, dans la rade de Marseille essentiellement, et régulièrement depuis que j'ai acheté mon premier voilier, de nuit, sur bergs, à Martigues. Au tout début, je ne savais pas qu'il fallait mettre des ris et j'ai presque ôté les crochets au mât quand mon genoa endraillé s'est déchiré dessus. C'est dire le niveau. Deux ans après, j'ai suivi un stage au Glénan, à Concarneau, c'était super. Puis j'ai effectué ma première traversée en Corse, j'ai cassé mon bateau et après j'ai cassé ma tête avec le truc horizontal. J'ai ramené ma petite capsule tout seul, une fois cautérisé. C'était fantastique. Passionné par la voile, la mer, l'architecture navale, je me forme tout seul de ci de là et pas mal grâce à vous tous et vos nombreux témoignages! Merci à vous et à Hisse et Ho!
Je sors de plus en plus souvent par temps fort. Je me teste en solo, rarement accompagné. Temps fort pour moi c'est 7 beaufort hein... Pas 10. Le frêle esquif est un vaillant Dufour 1800 de 35 ans d'âge, que certain ici ont croisé au visu du Frioul. Je lui fais de plus en plus confiance mais il mesure 7,65m, pas très haut sur l'eau et il a clairement ses limites. Je dirai 7, allez 8... Mais voilà, je reste craintif! Je flippe quoi. Par exemple dimanche dernier je suis sorti faire le tour du Planier. A midi ça envoyait un peu. Parti avec un ris, puis deux, puis trois ris gv et 4 tours de genoa (oui j'ai installé un furlex...). C'était cool, un peu d'embruns, vent d'est, 25 noeuds peut-être, ciel gris, noir au large, c'était sublime, la pluie, la lumière wahou! Jusque là tout va bien et j'avoue, j'aime assez ces conditions, pas un bateau, tout seul, les yeux et les oreilles face à la mer. Mais je me disais que si ça enfle, je ne serai vraiment pas tranquille. Et puis qu'à force de naviguer, je vais bien me prendre un sale truc un de ces quatre!

Alors je voudrais que vous me racontiez votre première tempête, ou gros coup de vent.
Comment avez-vous réagis?
Que peux-t-on attendre de son bateau?
Quels sont les choses à ne pas faire?
Celles à faire?
Vos conseils et les détails qui croustillent! (le diable est dans le détail!)

Good day!

L'équipage
17 fév. 2015
17 fév. 201517 fév. 2015
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bonjour, oui à force de sortir dans tout les temps un jour il y auras fatalement une rencontre plus que musclé. Je me détermine comme un navigateur de gros temps, pourquoi ? parce que comme toi je sortais tout temps, et puis me connaissant bien, ainsi que mon rafiot et ce qu'il valait, je suis sortie affronter volontairement le mauvais temps, fait des exercices de sécurité, d'homme à la mer dans du mauvais temps, et je me suis mis à traverser, en direct pour aller jusqu'à Ibiza par des forces 6/7/8 vent arrière ou trois quart voir de travers , en famille ou en équipage, des avaries gérées, de l'angoisse quelques fois surtout au moment de larguer les amarres la plus part de nuit. jusqu'au jour ou dans la baie de Fornel aux Baléares au moment du départ une tempête est annoncée, trois à bord, nous avons attendu trois jours, nous sortions pêcher le petit thon à des distance de 50 M de fornel, et au quatrième jours à plus de 60 M nous avions décider de rentrer sur port Camargues , hélas pour nous la tempête arrive, de zéro le loch passe à 50/ 55 et rafale à 6O. que pouvions nous faire?

ce mettre en fuite, oui mais allé ou? plus moyen de rentrer dans un port
plus moyen de rentrer dans une crique
plus moyen de faire le point tant nous étions ballotés
ne pas lancer de Mayday, nous n'étions pas en danger
Alors que faire, et bien face à la vagues ou un peut de travers nous avons fait face comme nous avons pu et nous sommes arrivé au port. toute la nuit en tempête, je ne sais, certainement en baisse à un certain moment, je n'ai plus quitté la barre ne pouvant la confier à personne,
quoi te dire que tu puisse faire à un moment donner, rien et je dis bien rien, si ce n'est que je n'aurais pas dus partir, car j'ai mis mes Amis en danger ainsi que moi même. Heureusement, le bateau est solide, un moteur et un montage qui ressemble à un tracteur que rien n'arrête ( je l'ai conçu dans ce but) et puis moi avec mon expérience du mauvais temps.
Résultat de ce voyage:
grande voile déchirée
patte moteur affaiblie
boiserie de la cabine avant qui a travaillé
voie d'eau du à l'ancre qui a sauté
et une grosse peur mais une satisfaction d'être rentré sain et sauf.
BON Maintenant, certain vont lire, je connais les réponses de certain. presque traité de menteur pour cette traversé sur un autre fil, il n'y aura pas de polémique de ma part, je répondrais à certaine questions mais pas à la chasse aux sorcières. André

17 fév. 2015
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@capten je relis ton récit avec le même respect. Pour préparer ma traversée de l'atlantique j'y suis allé progressivement dans les coups de vent du lac jusqu'à avoir confiance dans le bateau et dans mes capacités à le gérer. Ensuite jusqu'à du 7 à 8 pendant des jours on a cassé que le support du papier toilette. Dans ton aventure ce que je ne comprends pas c'est cette obsession à risquer et avoir des avaries pour remonter du mauvais temps au lieu de partir en fuite et ou de trouver un port ou un mouillage. Je ne visualise pas l'endroit. Une carte permettrait de visualiser.
y avait il une raison impérieuse pour remonter. tu étais à 60 milles de ton point de départ pourquoi ne pas revenir au portant.

dans le cas de nascia s'il se met en fuite avec du NW il part pour traverser la med, c'est différent

17 fév. 2015
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pourquoi pas faire demi tour, j'ai fait les Baléares pendant 14 Ans avant ce jour, je ne voyais pas ou me mettre à l'abris en tempête dans ces contrées que je connais bien, pour moi le danger est la côte. Une avarie moteur quand il y a de la mer à courir pas grave je connais, mais là cette fois ci j'ai géré comme j'ai pu, certainement pas la bonne option, qui peut le dire, il faut être dans l'élément pour savoir. nous étions à cour de congés , mais même pour cette raison je n'aurais pas du, c'est fait nous somme là c'est le principal. En fait j'aurais du attendre et attendre que le calme revienne. C'est comme construire une maison, il faut en faire plusieurs pour éviter les connerie, c'est pas partir en fuite qui m'a inquiété, c'est l'arrivée par tempête sur la côte. André

17 fév. 2015
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Je me souviens de l'arrivée de Capten et Fredau au Frioul avec 35 noeuds! Je vois mal André raconter des craques franchement, et puis pourquoi faire? Bon bref.

Donc l'idée c'est de partir en fuite? Au portant? Ca se passe comment? On bâche la gv et une petite culotte a l'avant? Et on prend des seau d'eau à la barre, bien capelé? Mais du coup on accompagne la dépression en somme non?
Avec 50/55/60 noeuds, j'ose même pas imaginer...
Est-ce que la cape ce n'est pas mieux? En attendant que ça passe... Au sec dans la cabine...

17 fév. 201517 fév. 2015
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1 tempête en priant tous les dieux Grecs, Romains et Bretons (doivent être plus spécialisé non ?), :oups:

comme un gros mécréant que je suis ! :-D

17 fév. 2015
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quand je dis force 6/7/8 au portant, je suis parti aussi par force 9 avec mon bateau, le pied, 3/4 m2 de génois, idem de grande voile, en ciseaux bôme arrimée pour éviter l'empannage, toutes les manœuvre préparé au port.

17 fév. 2015
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la cape, seulement essayer par petit temps, et puis enfermer dans le rafiot , là je crois caca culote, je préfère subir en intervenant, ceci dis sur ce coup nous sommes des miraculés de la mer

17 fév. 2015
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Première vraie croisière, Port Vendres => Minorque et premier coup de vent musclé. Vieux gréement de 7m, 3 à bord. En soirée le vent est monté brusquement jusqu'à F8, passé la nuit à la cape en effectuant une veille dehors très humide et remise en route au matin, arrivée sur Forneils le soir de nuit et renforcement à 10 annoncé. Impressionnant de foncer vers la falaise en cherchant l'alignement quand on a pas de carte de détail.
On est rentré dans un resto où le chef nous a dit qu'il ne lui restait que de la langouste. Va pour la langouste, en cours de repas, la salle entière se lève et applaudit, pas pour nous, c'était Ruan Carlos qui quittait sa table et qui rejoignait son boat.
Bon souvenirs quand même.
Concernant le récit de Capten, ça sent le vécu et l'accent de vérité.
Cdt
Eric

17 fév. 201517 fév. 2015
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Salut. @CAPTEN... ton loch... ''de zéro le loch passe à 50/ 55 et rafale à 6O...'' Tu dois vouloir dire ton Anemo???? Just kidding.... Cheers Al. Mon reve... Mon Walker qui me dépasse à 55kts!!!!! (loch = distance dans le fluide loch/speedo= vitesse, toujours dans le fluide)

17 fév. 2015
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oui bien sur Anémo, jamais je n'ai vu le vent monter graduellement comme cela

17 fév. 201517 fév. 2015
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Pour moi c'était il y a plus de 30 ans sur un retour d'Angleterre

A sec de toile sur un ketch de 18m on filait à 9Kn
La platteforme de la baleinière était à plus de 2.5m de l'eau. Quand on a affalé je me suis retrouvé avec de l'eau au dessus de la taille
La mer était blanche, filante et toute platte
On n'a jamais su combien de vent il y avait eu, l'anémo était parti tout seul

On devait rentrer à Nieuport on a terminé à Zeebrugge seul port ouvert en tout temps

Vraiment flippant

L'année passée mon épouse et moi on convoyait un Bavaria 34 depuis Corfou. Départ peinard le premier jour, soleil, ciel bleu, 28°, mer platte et 10Kn de vent. Que demander de plus?
Je la joue calme et je ne sors que le génois
Après 1/2 heure m femme me fait remarquer que loin sur la terre (20Nm) le ciel est noir et elle voit des éclairs
Je réponds, le vent porte vers là bas et nous on reste ici le long de la côte
10min plus tard il y avait 35Kn et le génois est parti tout seul et l'annexe l'a accompagné
Foutoir dans la cabine, ma femme qui hurle et je me coince la main dans je ne sais quoi ca pisse le sang partout.
Nombreux appels sur le 16: Personne
On fait marche arrière et on essaye de se planquer derrière une île, le vent tourne
10 min après, calme plat et soleil comme si rien ne s'était passé.
Un Amel qui passait par là nous a ramené l'annexe, je n'ai jamais pu le remercier
Retour au port, on répare et on nettoie (j'ai encore les photos du cockpit plein ede sang)
On a eu 4 coups de vent identique en 3 heures. Les locaux n'avaient jamais vu ça

17 fév. 2015
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@nascia dans mon profil tu verras la différence fuite et cape. quand on fait de la route direccte c'est con de s’arrêter mais apres 6 jours c'est plutôt les 3 équipiers qui ont souhaité se mettre à la cape, c'est super confort dans un déplacement médium.

17 fév. 2015
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on a beau réflechir à tout, ça ne se passe jamais comme on le pense; j'ai un étai largable: j'ai jamais pu m'en servir sur mon petit first 28 ballotté dans 45 noeuds de vent dans le cap corse avec mer démontée et une amie qui se blesse en allant chercher sa veste et tombe par terre!!! alors aprés m'être dit"qu'est ce que je fous là?", passé en revue tout les petits travaux que j'aurais dû faire: le safran qui a un bruit bizarre,les ridoirs que je devais reprendre etc..pourvu que ça tienne; je ne sors jamais du port dans le mauvais temps et si j'y suis j'éssaie de rentrer mon bateau (et moi!!) sans trop de dommages ;

17 fév. 2015
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bonjour le Dufour 1800 est homologué en 3 ème catégorie et les navigations dont vous parlé me semblent réalisées dans des conditions supérieures. attention à la couverture d'assurance et à la responsabilité pénale du skipper. cordialement.

17 fév. 2015
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Je te laisse vérifier si les types qu'on voit sur la vidéo ont été rajoutés avec photoshop.

18 fév. 2015
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Je ne suis jamais monté sur le toit de ma voiture, mais déjà roulé quelques instants à moto sous la pluie, sans visière, et sans lunette. J'ai ressenti la même sensation sur un outil de travail dont la vitesse de croisière est 43 noeuds.
Me souviens d'un mauvais moment passé en mer où, lorsque le voilier arrivait au sommet des vagues, j'étais obligé de me protéger les yeux pour négocier les suivantes.

18 fév. 2015
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tu n'a pas peur qu'il y en à qui essayent
mdr

17 fév. 201517 fév. 2015
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Cette notion de tempête est très simple : plus on navigue près des cotes et proche du 15 août, plus elles sont fortes.
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J'ai un Copain (J-P, si tu me lis, salut) qui lors d'une vacation radio dans l'Indien Sud, me disait très calmement qu'il essuyait 60 noeuds établis, qu'il venait de poser le mat dans l'eau (Le mien, le salop...), que son VMG pour faire du Sud vers Madagascar était d'environ 1 noeud ... vers le nord, en raison de trois noeuds de courant contraire et de vagues de six mètres.
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Pas d'empressement, me disait-il. Il assumait, mais me priait de trouver une solution alternative dans les 24 heures à cette situation inconfortable et me demandait s'il pouvait faire demi tour vers les Seychelles, où j'aurais tout loisir d'aller chercher mon bateau plus tard.
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j'ai refusé, naturellement. C'est quoi ces branleurs, qui abdiquent à la première difficulté !!
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PS : une fois arrivé à Mada (comme quoi, j'avais raison), il m'a remboursé les deux bols cassés dans le chavirage. C'était la moindre des choses.

17 fév. 2015
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j'ai navigué professionnellement pendant quelques années dans la plaisance grise .
avec la rance dans la mer des caraibes nous avons pris une queue du typhon "beula" arrivés à fort de france la place de la savane était ravagée les cocotiers par terre ,les voitures dans les magasins
et j'en passe .
en décembre 2004 entre madère et graciosa nous avons retrouvé la même mer et le même vent de sud est sdous forme de tempête tropicale .7h à la cape puis en fuite retour à funchal ,j'avais un fax météo aucune prévision avant le départ .
4 morts à las palmas et quelques bléssés dans le port de plaisance ,quand nous sommes arrivés à funchal
la moitié de la plage était partie ainsi que la patinoire qu'ils avaient installée pour noel aussi ,et quelques batos de coulés dans le port
par les vagues qui sont passée au dessus de la digue
les plaisanciers qui nous avaient vus partir sont venus nous embrasser ils nous croyaient morts ,nous n'avons pas cassé une manille ..
mais le bato était plein d'eau elle est rentrée par les dorades quand on jouait au sous marin ..
c'etait avec le hood 38 mk2
alain

17 fév. 201517 fév. 2015
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Ma premiere et seule vrai tempete c'est en 1984 et je l'avais bien cherchée. je voulais une tempete...
on avait loué un trinidad (15m) pour trois mois pour un toru , trinité canaries madere acores et retour...retour fin novembre..cool
donc en partant des acores force 4: le vent est monté de 1 force par jour environ: le 5eme jour au soir force 9-10 vent arriere. Cette conne de meteo prevoit force 9 faiblissant , je ne me mefie pas. Ca monte a plus de 80nds dans la nuit ( anemo bloqué en permanence a 80).
vers 60 _70 nds on s'est mis a sec, c'estait la nuit noire, il y avait une barre interieure , le chauffage, tres confortable cet ouragan. Mais un de nous ( nous etions 4) barrait comme un salaud, et comme en plus la barre hydraulique assitée n'a aucun retour et qu'on n'y voyait rien , ce nigaud nous met en travers 4 -5 fois et un coup de trop.
le bateau est soulevé , retourné, et retombe sur le toit, Crack..toutes les verrieres du roof ( "salon de pont" ) cassées...l'eau rentre a mort pendant les 15- 20 sec ou l'on est restés a l'envers..2 heures pour vider au sceau ( pompe plastimo caca, pompes electriques niet)
.
Voila c'est l'essentiel: apres plus rien pour naviguer , tout trempé , plus de jus, plus de lumiere , juste 2 lampes etanches et une carte du golfe collée par l'eau sur la table du carré.
le lendemain " calme plat" ( 40nds estimé 10 - 12m de creux facile) tres joli..
fin du parcours a l'estime , et pour courroner l'affaire , le moteur surement mal installé ne veut plus embrayer => prendre le catway a la voile ca nous rajeunit , mais la le vent est presque nula l'arrivée a la trinité.
Bon je m'arrete la , car de multiples details agrementent cette aventure.
Depuis j'ai eu de nombreux coups de vent tres fort mais jamais plus que F10, et vraiment jusqu'a 55nds c'est maniable , apres c'est la guerre.
.
CONCLUSION :vous me trouvez tous radoteur mais mon bateau actuel est quillard, incassable , tres rigide, flush deck,plein de voiles de gros temps fonctionnelles ( pas le cas de ce bateau de loc),descente etanche,j'ai tout installé moi meme et eprouvé...bientot une moto pompe
Conclusion 2: tout le fatra electronique ne sert a rien qu'a faire joli et a faire le paresseux, mais c'est joli.la meteo pareil=l'ecouter c'est se mettre en danger.
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mais depuis ce jour j'adore le gros temps <60nds!! la prochaine fois que je chavire ( pour la retraite) je ne veux pas une goute d'eau dans le bateau
bises a tous

17 fév. 2015
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en 84, il y a eu "Hortense" fin sept début octobre, je ne sais plus qui a fait de gros dégâts notamment à Arcachon . mais j'etais au port en attente d'une fenêtre pour dégolfer

la même année, un peu plus tard, une autre tempête tropicale est remontée entre Canaries et Açores... 70 nd établis, et là, j'y etais, à sec de toile une bonne quinzaine d'heure... le temps parait long :heu:

17 fév. 2015
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Pas vraiment une tempête mais une jolie émotion !

En partant de Bilbao (pour Santander ?), on avait vu la météo à la capit' (météo-consul ? :mdr: :mdr: :mdr:) et on sort le sun 3200 de location avec toute la toile de la baie, prêts à faire du près toute la journée.

A peine sortis, le vent monte, on décide de prendre un ris. Puis un deuxième dans la foulée puis un troisième et d'enlever toute voile d'avant ! Tout ça encore en tee-shirt !

On discute trois secondes (et demies...). Revenir ? pas question !!! Alors ? Alors, on a des vivres, de l'eau, on sait naviguer l'un comme l'autre (ah oui, mon ex qui est monitrice fédérale ou un truc du style). Et nous voila partis sous pilote dans plus de 50 noeuds de vent ! (52, 56 ? J'avoue que là j'ai zappé...). La mer est plate, les embruns fument de partout, le pilote gère très bien la route plein nord, je suis assis sur les marches du haut, prêt à intervenir maintenant que j'ai le gilet et la veste de quart, salopette....

Puis au bout de deux heures, ça redescend, ça redescend, ça redescend... Pour finir la journée au moteur !!!

Bienvenue sur la côte nord de l'Espagne et ses galernes !!! Plus de 300 morts en 1878, plus de 100 en aout 1912... Ca ne pardonne pas aux pêcheurs en barques ! Un sun 3200, c'était plus rassurant... Une belle frousse, une super surprise car je ne pensais pas que la dame le prendrait aussi bien et sûrement une tournée de tapas à n'en plus finir après, mais là, l'alcool a dû faire son effet sur la mémoire... :alavotre: :whaou:

17 fév. 2015
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faire ne pas faire;
avoir une descende immense pas etanche
avoir de grand hublot de roof
avoir une coque bien solide et un mat bien lourd lourdement haubané
avoir des voiles de gros temps
ne rien laisser installé à un tier pro ou pas
savoir naviguer sans rien ( un compas une vague carte c'est marre)
avoir un vrai moyen d'assechement( pas une pompe gadjet)

17 fév. 2015
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Bon ça va peut être faire rire mais.... J'ai pris 38 noeuds à la Chiappa (Corse) mais en first 18 il y a 2 ans. J'ai téléphoné au sémaphore afin d'être sûr du vent, ils ont confirmé et m'ont surveillé (merci à eux). J'étais grand largue et heureusement ! Le comble, c'est que de l'autre côté il y avait à peine 10 noeuds ...J'ai envoyé le spi dans les bouches :heu:

17 fév. 2015
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ouaih... 68 nds avec un 18 pieds je peux te dire que ca vaut peut etre mes 80nds avec un 47 pieds :pouce:

17 fév. 2015
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Non!! non!! pas 68 mais 38 . A 68 il n'y aurait pas eu de témoignage :tesur:

19 fév. 2015
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C'est pour ça que t'as changé de pseudo tu deviens gaga. :langue2: :mdr:

17 fév. 2015
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erreur de frappe

17 fév. 2015
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bonsoir,
ma première tempête, c'était en 78, en sortie du golfe de Gascogne, sur Lady Tiphaine, un fugue 12M.
Une jolie belle tempête au portant, ce qui nous a permis de nous mettre en fuite dans des vents bien établis puisque l'anémomètre a marqué 62 nœuds avant de perdre sa petite hélice.
Les vagues étaient bien formées (très bien formées...) et la mer était complètement recouverte de grandes stries d'écume.
Le cargo bananier Pointe Sans Soucis était à côté de nous, arrière à la lame et nous avons eu la chance d'avoir des confirmations du temps subit en déjeunant à bord un mois plus tard en Martinique.
67 nœuds au plus intense de ce moment que je garde dans mon souvenir comme quasiment magique tellement c'était beau. Inconscience totale de la jeunesse mais belle expérience de surfs qui n'en finissent pas ou plutôt si, qui finissent...en carafe une fois sur deux.
Pas de casse, mais beaucoup de fatigue parce que ça a duré, duré, de la flotte jusque dans le four de la cuisine quand le surf se terminait en dérapage totalement incontrôlé ou en enfournage jusqu'au roof.

Comment faire dans ce cas? Et bien honnêtement, je n'en sais toujours rien! Nous avons subit, nous avons gardé la barre à tour de rôle en pensant diriger le bateau de notre mieux. En fait, on a eu la chance de ceux qui ne réfléchissent pas trop et ça s'est bien terminé.
Une vague de trop et c'était direct au tapis.

Et puis on vieillit, on change de bateau en pensant qu'il sera plus préparé, plus prêt à encaisser. Et dès que ça repasse les 40 nœuds, on se dit "vivement que ça s'arrête". Et on essaye de ne pas se retrouver dans ces conditions.
Mais il est vrai que au portant dans 45 nds sur une mer abritée de la côte sur un dériveur intégrale dérive relevée est quasi confortable.
On peut le voir ici, il y a plus de 40 nds établis entre Roscoff et les Heaux de Bréhat, nous sommes sous GV seule à 3 ris mais la mer est calme et la balade reste confortable (et rapide!)

La même chose dans le pif, au vent de la côte est une horreur.

En conclusion, je dirais juste que personnellement, le coup de vent n'est pas ce qu'il y a de pire, c'est à quel endroit et sa durée qui importent.

18 fév. 2015
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La mer fume encore un peu derrière le bateau en haut des crêtes, l'anémomètre a enregistré très exactement 44.5 nœuds en pointe et nous sommes sous le vent de la côte.
La vidéo est prise à un moment ou ça commence à se calmer, on avait autre chose à faire que filmer au début.
Nous avons eu la confirmation du vent établi par la SNSM qui nous a contacté, deux bateaux étant en difficulté devant Bréhat.
Maintenant, je savais pertinemment qu'en postant la vidéo, j'aurais ce genre de remarque...
Et merci, j'arrive encore à faire la différence entre le sondeur sur le répétiteur au dessus de la barre et l'anémomètre situé sur la console de descente, toujours réglé d'ailleurs en vent réel et non apparent...

17 fév. 2015
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une vidéo prise par 46 nds en bordure de côte le cul assis à regarder à travers un balcon et 40 nœuds au large et bien différent au niveaux hauteur des vagues.

18 fév. 2015
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Tout à fait d'accord, c'est bien pour cela que je dis "au portant dans 45 nds sur une mer abritée de la côte", et je précise bien "mais la mer est calme".
Le but de mon message était de dire que tout dépend de l'endroit et de la durée. 40 nœuds au large n'ont en effet strictement rien à voir.
Là encore, tout dépend de l'endroit. 30 nœuds dans des alizées musclés n'ont rien à voir avec 30 nœuds en mer d'Islande, les fonds de 4 ou 5000 mètres ne donnent pas la même vague que sur des fonds qui remontent à 200 mètres.

17 fév. 2015
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Le mot "tempête" ne doit être utilisé qu'avec parcimonie. L'évaluer avec la seule force du vent ne me semble pas suffisant. J'ai vécu une nuit á 55nds, je me garderai bien de parler de tempête et d'ailleurs á part le petit foc qui est sorti du laystay il n'y eu rien á signaler et on allait oú on voulait.
Par contre, bien des années avant, sur mon petit jouet 24 j'ai vu des vagues qui semblaient s'empiler les unes sur les autres avant de s'écraser sur le pont et j'avais vraiment la sensation qu'une force énorme voulait écraser mon brave bato; je n'avais pas d'anémomètre. Un truc á signaler cette fois lá: le deuxième jour mon coéquipier a un gros coup dans le moral quand, après avoir pissé dans son ciré et vidé tant bien que mal sa botte, déclare "je suis foutu, je pisse tout vert!" Quelques heures plus tard, sous le vent de la côte, il déclare que "c'était rien, c'est mes chaussettes qui déteignent!"
Nous étions des débutants tous les deux, á un moment je me souviens avoir demandé á ce même coéquipier "tu crois que c'est une tempête?" On a su après que oui.

17 fév. 2015
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the classique qui devrait aider à répondre à qq questions que tu te poses, je pense : www.gallimard.fr[...]s-temps

18 fév. 2015
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Callinago, bonjour une vidéo qui me rappelle vraiment des Nav musclées.

18 fév. 2015
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Yep! Merci Callinago pour les liens, très instructive cette vidéo. Je vais m'offrir ce livre je pense.

Vos histoires et témoignages sont flippants. J'ai raison d'avoir peur lol!

En somme il faut un bateau hyper bien préparé et de conception costaude. Ca tombe sous le sens mais c'est bien de le rappeler. Idéalement avec étanchéité à tous les étages.

C'est presque la mer le problème à gérer, plus que le vent. 25 noeuds et une mer débile c'est pire que 45 et une mer plate? (45 noeuds et mer plate ça existe pas n'est-ce pas?)

18 fév. 2015
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Si. Lac Léman, mers intérieures en Hollande, et tous les endroits plus ou moins protégés... Et puis, la mer met plus de temps à se lever que le vent.

Navigation par gros temps, super bouquin. Sa lecture devrait être obligatoire.

18 fév. 2015
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Entrecote a dit: "Mais il est vrai que au portant dans 45 nds sur une mer abritée de la côte sur un dériveur intégrale dérive relevée est quasi confortable"
Il faut relever la quille lors de ces conditions ? Pq ?
Merci pour vos réponses ... bonne journée

18 fév. 2015
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bonjour, j'ai un quillard et je pense que de relever la dérive évite aux vague d'avoir de l'influence sur le comportement du rafiot par le biais de la quille

18 fév. 2015
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Le fait de relever la dérive au portant sur un dériveur intégral a l'avantage de ne pas provoquer de départ au lof, de ne pas supporter le croche pied que peut provoquer une vague. Et comme la dérive ne pèse que 70kg, cela ne change pas le centre de gravité du bateau.

18 fév. 2015
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ok je me douté du phénomène croche pied mais de peur de raconté une ânerie je n'ai rien dit, effectivement la quille jour un grand rôle au portant

19 fév. 2015
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il faut donc relever la dérive chaque fois qu'on est au portant ? On y gagne beaucoup en vitesse?

18 fév. 2015
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Et bien nascia Bravo. Bravo parce que à partir de force 7/8 tu reconnais avoir peur sur un bateau de 7,5m.
Avec ma femme nous avons beaucoup navigué dans ta région et notamment en rade de Marseille (nous avions un bateau à Sausset les Pins). Tout d'abord je puis t'assurer que peu de personnes se sentent rassurée avec force 8. En rade de Marseille, la mer est souvent croisée et très difficile à naviguer. Jeune marin inexpérimenté , j'étais en admiration devant ces navigateurs qui racontaient leurs exploits par force 9 voir 10 accoudés au bar du port. Aujourd'hui je reste de marbre car les rares fois (attention je parle de la méditerranée) ou nous nous sommes retrouvés en mer (par erreur et contre notre volonté) par force 8 nous étions seuls à l'horizon (quand nous pouvions apercevoir l'horizon !!!!!!) Paradoxalement je trouve la navigation plus facile sur la cote atlantique ou bretonne par force 7/8 La houle y est longue et le vent régulier. En méditerranée force 6 et + mer très courte, vent en rafale, c'est faire le sous marin en mode essorage, avec de gros risque de casse en plantant dans une vague.

18 fév. 2015
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A titre perso avec Force 7 sur un Océanis 361 neuf 40 heures au près sur Fornells Marseille, partis avec une couverture météo 'Pétole' A l'arrivée retour du bateau à l'usine, toutes les cloisons se sont dé-scellées de la coque . (bien sur vous me direz Océanis, mais je répondrais ce n'était que force 7)
Dépuis j'ai essuyé du F8 en Trawler de 14m (bateau style vedette SNSM cocote minute) à plusieurs reprises,sur des traversées de 48h et plus, pas de casse mais à chaque fois je me suis dit jamais plus.

18 fév. 2015
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Décidément, vous êtes maso...

Faire 40 h de prés avec 30 nds de vent réel, je me suis toujours "arrangé pour l"éviter. ;-)

De surcroit sur un voilier de 36 pieds qui n'est pas vraiment une bête de près et que j'imagine équipé d'un enrouleur.

Je n'ai jamais navigué sur un Océanis 36 mais sur un Océanis 44 et mes souvenirs de ses capacités au près dans la brise étaient lamentables.

18 fév. 2015
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En r?ponse à ta remarque, nous sommes partis de Minorque en pensant faire tout au moteur, vent calme prévu ,mais celui qui a traversé plusieurs fois le golf du Lion sait que les surprises météo sont courantes. Sur une traversée de 260 nautiques, décider de faire demi tour au milieu, ou continuer au pré est un choix difficile.

18 fév. 2015
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une belle trinquette et un étai largable, ça change la vie
(j'ai fait ça sur ma "caravane" sun odyssey et le près par plus de 20N n'est vraiment plus comparable (et pourtant, j'ai un génois neuf)

18 fév. 2015
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bonjour, tu confirme ce que je pense si j'avais eu un bateau de série moderne , adios amigos, glou glou dans la grande Bleu. André

18 fév. 2015
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beneto lers bo batos

19 fév. 2015
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tiens dans le dernier voile mag il y a un bon article sur un couple, tour du monde en oceanis 331, rien de cassé, très content, pris 50 noeuds. obession du gréement, deuxieme étai fixe pour trinquette car ils ont vu pluieurs bateaux dématés mais pas de coques défoncées ...
portique avec panneaux solaires, hydro gegene,
je les cite, tous ces copains qui passaient leur temps à lutter contre la rouille, laisser pendouiller des anodes etc nous on se baignait !

18 fév. 2015
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Effectivement, il n'y a pas 50 nds quand cette vidéo est filmée, mais le voilier est gros et il a quand même trois ris.

18 fév. 201518 fév. 2015
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c'est une bande de touristes en charter 150$ /jour; mais a mon avis il y a facile plus de 40nds, alors 45 ou 50 c'est pareil

18 fév. 2015
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Il a 4 ris et une trinquette, dit-il. Je crois que les images vidéo et photos ne rendent pas bien compte des conditions. Belle machine il semble!

J'avais vu un reportage avec Kersauson, à la barre d'un trimaran, en équipage, dans les 50ème, ça ne semblait pas être un ouragan, le bateau filait à plus de 25 noeuds entre les glaces. Impressionnant. Post course, il expliquait qu'il n'avait jamais rencontré de telles conditions et qu'ils avaient tous pensé que c'était leur dernière heure.
Moi même (lol hein) parfois je prends des photos, avec 20 noeuds (re lol) sur mon frêle esquif et lorsque je les regarde à la maison, ouais bof. Pour autant sur le moment....

18 fév. 2015
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Et là, à votre avis, y a combien?

18 fév. 2015
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la vache 8/9 ne me dis pas 11

18 fév. 2015
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Sur la dernière vidéo de Nascia, (Sydney/Hobart) il y a au moins 35 / 40 nds de vent réel.

Mais la mer est forte. Et c'est la mer qui change tout...ainsi que le courant.

18 fév. 2015
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"Pourquoi ce besoin de toujours rajouter 10 à 30 % de vent?"
Je pense que c'est probablement parce qu'on a pas envie de s'avouer qu'on s'est foutu les jetons dans des conditions que la plupart des gens considèrent comme maniables.
Moi, vu que je suis un gros abruti qui n'a peur de rien (enfin faut pas exagérer, je suis transi de peur en face d'une assiette de salade ou d'une bière sans alccol), je vais vous faire ici même mon coming out : Il y a "quelques" années (1996), première petite croisière en amoureux avec ma future madame.
Là, on a fait LA connerie. En escale à la Trin', prévisions météo moches de chez moches (avis de grand frais, pile dans le nez), mais fallait quand même qu'on rentre au Croisic, cause boulot. Et on est sorti... On s'est pris une branlée historique (pour nous en tout cas) et on a mis le cul dedans avant même d'arriver à la hauteur du Méaban. Pas d'anémo à bord, mais je ne pense pas qu'on ait eu plus de 35/40 noeuds dans les claques, en gros 2m de creux. Ben avec un Flirt et mes compétences, c'est pipi culotte direct. :D

18 fév. 2015
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Ismael, sur un Flirt(5,5m), ce n'était pas raisonnable même avec seulement 2 m de creux. ;-) rassure toi, on a tous fait des conneries.

Pour ma part, sur un Kerlouan avec des grains de neige car mon patron ( Lecoulant à Granville) voulait absolument que le le livre à son client...alors qu'il y a eu des grains de neige à 45 nds. Mais voila j'avais déjà refusé d'effectuer le convoyage deux fois pour cause de météo défavorable...

18 fév. 2015
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Je te rejoins Thyjlut :coucou: , les petits bateaux sont souvent sous estimé...A tort !!! Ca marche plutôt pas mal à condition d'être bien préparé avec un bateau "aux petits oignons" . Mon first 18 m'a emmené assez loin et j'ai eu quelques avis de grand frais sans pépins (peut être la chance). Je me souviens d'un retour de rassemblement de first 18 à Ploumanach, il fallait rentrer sur St Malo et il y avait 7B . Le seul bateau que j'ai croisé c'est un A35 qui d'ailleurs s'est dérouté pour voir si tout allait bien . Après un petit salut respectif il a reprit sa route (il faisait un cap d'enfer !!!!) j'étais jaloux. J'ai vraiment galéré du côté des Héaux mais ça l'a fait Par contre, c'est vrai qu'une tempête en first 18 ou Flirt ça commence avant 30 noeuds.

18 fév. 2015
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bonjour Viking, je me permet d'intervenir car j'aime mon petit flirt, mais il fait 6m, et avec l'expérience, je ne l'estime pas déraisonnable.
Tout dépend de la préparation du bateau et du skipper.

18 fév. 2015
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Difficile de rendre compte de conditions météo sur une vidéo/photo. D'autant plus s'il n'y a aucun référentiel terrestre/fixe pour comparer les vitesse de déplacement, d'oscillation...

18 fév. 201518 fév. 2015
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je pense que tous ce qui on essayer de filmer leurs conditions de nave par mer formée, on était déçu, oui les images sont plates, écrasées, il y que si un pot à bord d'un autre bateau vous film que vous pourrez avoir une idée de l'état de la mer. y a un zigoto qui s'escrime à vouloir voir l'anémo dans un coup de tabac par des forces avoisinant le 10 beaufort, doit pas souvent être sortie par mauvaise mer, ou alors avoir des équipiers qui filment, encore faut il avoir l'appareil étanche. André

19 fév. 2015
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la photo de mon profil donne une bonne idée de vrai 7 à 8 en haute mer avec 1000 milles de fetch , ça s'est gaté la nuit

19 fév. 2015
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oups j'ai changé la photo mais ça donne pas quand meme

18 fév. 201518 fév. 2015
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Sur cette vidéo d'Alain Kalita, on voit ce que donne le vent à plus de 50 noeuds, très probablement.
Le vent hurle et les embruns volent à l'horizontale.

18 fév. 201516 juin 2020
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Et oui, CAPTEN, désolé, en effet, je n'ai pas filmé mon anémo parce que j'avais bien d'autre chose à faire.
J'aurais sans doute dû le faire pour M@telot Phi qui devait être sur place comme il semble savoir combien il y avait de vent ce jour là.

Pour info, le baro du jour donnait ceci (voir image).
En effet, on voit une très légère descente qui montre l'arrivée d'une douce brise.
C'est amusant ces gens qui ne sont pas présents mais qui savent que ton anémomètre ne dit que des bêtises....
Maintenant, juste aussi pour info, voici le temps juste au début de la "légère brise" pendant la prise des 3 ris. Le vent est loin d'être encore établi, bien loin.. Moins de dix minutes avant, c'était calme plat, pétole. Et nous sommes sous le vent de l'Ile aux Moines, visiblement abrités puisque tout semble si calme....

18 fév. 2015
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oui effectivement, phil ? ben il est dans ma cale et je le laisse, il m'intéresse pas, donc je lis plus ces remarques à la C.. je commence à vieillir. André

18 fév. 201518 fév. 2015
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Et oui, moi aussi, je vieilli. Mais je continue malgré tout à m'agacer dans certains cas devant ceux qui étaient toujours plus là que toi, à ta place, et qui savaient donc mieux que toi les conditions du moment... :mdr:

18 fév. 2015
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Bien sur, Christian... Mais dans ton premier récit,Lady Typhaine n'était pas vraiment un voilier raide à la toile ni un très bon voilier d'ailleurs.

Quand à tes images, on sait bien l'un et l'autre qu'il est difficile de se rendre compte sur une vidéo mais ce qui ne trompe pas ce sont les crêtes des vagues qui volent à partir 42/45 nds.
Tu sais aussi que le voilier, son tonnage et l'allure sont déterminantes...

D'ailleurs, je garde un excellent souvenir d'une nuit de nav par ces conditions entre Roscoff et St Malo sur le BOB... à deux avec F.Y... et d'une autre nuit entre St Malo et Guernesey avec le même... ;-)
C'était une autre époque...

18 fév. 2015
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Phi écrit:"c'est à partir de force 7 (28 à 33 Nds) que les vagues commencent à déferler. "
En réalité cette affirmation est théorique... car dans la zone de la vidéo, vers les Sept Iles, le courant est fort .
En ce moment même, à l'heure ou j'écrit, la vitesse du courant y est de l'ordre de 4,5 nds! Et si le courant est contraire au vent la mer déferle bien avant force 7 et peut même être dangereuse.
A l'inverse, si le vent est dans le sens du courant, cela peut donner des images trompeuses de mer plutôt calme comme sur sa vidéo.
A cela, s'ajoute les effets des remontées de fonds...
Et oui, ce n'est pas simple de naviguer en Manche. ;-)

18 fév. 201518 fév. 2015
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asolument d accord pourtant les + impressionants pour moi ces dernieres annees on ete paradoxalement des coups de nordet en manche.on doit s habituer a planter du pieux dans le sw...
si tu n as pas un vent contre courant(dans le raz de barfleur) tu l as dans le blanchard...et meme au portant si tu vas vers l ouest le nord est est un "vent de fou" tres regulier quand il est fort(casse bateau) glacial
et quand tu vois les vagues meme toutes plates avec une neige d ecume
attention a l atterissage y a de la caillasse
faut etre humble face aux elements
seb

18 fév. 201516 juin 2020
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En effet, Viking, Lady Typhaine était tout sauf raide à la toile...et un bon bateau :heu:
Et heureusement que le coup de vent, nous l'avions eu au portant sinon ça aurait vraiment été la cata!
Pour ce qui est des vagues, tu as totalement raison.
La photo ci-jointe a été prise entre Seydisfjordur et Borgarfjordur cet été, le vent est à peine entre 5 à 8 nœuds.

18 fév. 2015
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Et pour ce qui est des souvenirs, Viking, c'est amusant parce qu'à notre arrivée à St Malo le lendemain, F.Y. nous y attendait pour qu'on puisse se mettre en embossage entre Maitre Jacques et Ame Hasle.
Et le BOB était devant St Servan, nous avons pu faire de chouettes photos.

18 fév. 2015
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Sans vouloir faire le rabat joie, un coup de vent force dix est rare et celui qui le subit n'est absolument pas certain de pouvoir en témoigner.
Force 10 c'est 45 kts établis. Mais avec rafales à plus de 70kts.
La plupart du temps les victimes de tempêtes confondent les plus fortes rafales ( accentuées pas le roulis) et le vent moyen.
D'autre part, subir un coup de vent venant de la côte et de quelques heures n'a rien à voir avec le même coup de vent en haute mer ou les vagues atteignent 10 mètres pour un ' simple ' force dix qui n'est pas encore une tempête.

18 fév. 2015
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dans le cas d'une tempête tropicale qui remonte vers Açores/Canaries le déplacement de la dépression est suffisamment rapide pour que cela ne lève pas une mer démesurée

et même si ce n'est pas fréquent, cela arrive encore assez souvent

Melissa 2013
Gordon et Nadine 2012 - un copain a pris les deux :lavache:
Grace 2009

pour ne citer que les derniers

mais de mémoire, un en 1999 - un copain dessous
et 1984.... moi dessous :-( (sur un bateau de 7m)

19 fév. 2015
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en 2009 au millieu de Ocean indien pres de St Brandon, sur un LEVRIER DE MER en Alu 14m, a peu pres 45 knt de vent, vague d'une hauteur d'un arbres de cocotier

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Après la pluie...

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mars 2021