Une balade de 650 mn entre Marennes et Carentan en Kelt 6.20 de l'achat au port... 1

Hello, voilà la première partie de mon texte sur le thème, j'achète un bateau et je le ramène à la maison....

"Bonsoir, votre voilier m'intéresse. J'aurai voulu savoir s'il y avait par le passé été traité contre l'osmose, si non, quelle est l'état de la coque. L'armement est-il complet ?
Cordialement"
Le 7 mars dernier, j'écrivais ce messages à plusieurs vendeurs de Kelt 6.20 à travers la France afin de trouver "mon" premier voilier.
Un Kelt à Nantes, l'autre à Marennes plus un dernier à... Carentan. Pourquoi un Kelt et de cette taille ? Parce qu'il me fallait naviguer d'abord. Les rêves devant l'ordi devant tel ou tel voilier me semblaient un peu abscons. Homologué en semi hauturier, marin, assez habitable, il me semblait le compromis.

Je suis arrivé à Marennes et j'ai fait affaire avec le vendeur. Affiché à 1650 euros, le prix a baissé à 1000 euros.
La GV d'origine, N°270 était abimée. Le vendeur m'a dit qu'il avait, je cite, pris un coup de vent... Le génois, les deux focs et le tourmentin étaient en état correct. Il était vendu avec un tangon, mais sans SPI avec un moteur Yam 8 cv 2 temps avec alternateur. Rien d'autre n'était vendu avec, si ce n'est l'armement côtier.

Le prix total a lui augmenté à 1930 euros, vu que j'ai commandé une GV Full batten chez Rochard à Hirson.

Aux Pieux et Cherbourg j'avais acheté un big, un panneau solaire 50W, un régulateur de charge, une batterie et une VHF portable. La voile neuve était prête et j'étais en possession de mon CRR passé à Nancy une semaine avant.

Mon expérience nautique se re résumait à un convoyage d'un vieux gréement jusqu'à la Corogne, Un stage 2 voiles de 15 jours aux Glénans et une semaine de location (pas terrible) d'un voilier à Diélette.

Le temps de passer l'antifouling, je suis parti de Marennes le 20 avril avec un pote.

La suite à venir...

L'équipage
11 juin 2015
11 juin 201516 juin 2020
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7 h du mat' l'angoisse au ventre...

Dans le long chenal de Marennes, le moteur n'arrête pas de caler. La poire se désamorce. J'avais mis un mélange à 2% au lieu de 1 % avec de la superbe huile 100 % synthèse vendue par le USHip du coin parce que "c'est un vieux moteur, mieux vaut prendre de la bonne huile..."

La poire a donc été malaxée pendant de nombreuses minutes jusqu'à gagner la Seudre et passer les grands ponts dont celui d'Oléron.

Le vent d'ouest gentillet à F2 - F3 nous permet d'arriver à la Rochelle en milieu d'après midi tout en évitant les nombreux parcs à huitre. Au GPS, on a fait des pointes à presque 5 noeuds, avec le vent fraichissant. Enfin, quand je marque la Rochelle, je devrais dire que l'on était devant la Rochelle.

Car je n'arrive à rebasculer le moteur installé sur une chaise. Le coup de fil passé à l'ancien proprio ne me sert à rien. Visiblement, il ne connait pas son bateau.
Donc, nous faisons fait des ronds dans l'eau sans pouvoir tirer vraiment de bords pour rentrer, le vent était trop à contre.

Un gentil proprio d'un grand voilier du ponton 57 du port des Minimes nous prends en remorque ! (Merci à lui) et nous jette sur le ponton carburant.

Un vendeur de chez West Yacht Broker nous dépanne. Argh, il fallait baisser la chaise avant de rebasculer le moteur... Je suis allé pour les remercier et pourquoi pas acheter un vrai moteur neuf car selon le vendeur : "il y avait des promos de printemps"...

Hélas, je ne devais pas être intéressant puisque personne n'a même osé me dire bonjour. Honte à toi sombre vendeur blondinet à la chemise impeccable estampillée Zodiac qui n'a même pas daigné ouvrir la bouche pour me saluer !

Je suis reparti un peu écoeuré après avoir poireauté.

Bref, il était bien tard, et avec Manu nous nous sommes amarrés sur le ponton en construction. Tout au bout.

Le skipper d'une écume de mer qui arrivait au port a regardé à plusieurs reprises et a fait demi-tour. "Mais, c'est mon ancien bateau..."

C'est comme ça que je me suis retrouvé avec lui, ancien ancien propriétaire de ce Kelt détaillant tout les accessoires qui avaient été enlevés entre les deux ventes : pilote ST 1000, VHF navicom, panneau électrique, batterie. Les fils des feux de mats et de la lumière intérieure avaient été coupés à ras. La petite déchirure a la voile d'origine avait été faite par lui, contrairement à ce que mon vendeur avait dit.

Bref, les six mois d'hivernage annoncés devaient être plutôt 6 mois + 1 an voire deux ans dans le port à sec de l'oubli...

Les photos qu'il m'avait adressé auraient du me mettre la puce à l'oreille. Un simple coup d'oeil sur les données exif et le nom du bateau en petit étaient l'ancien nom. Le gars m'avait envoyé les photos qu'il avait lui même reçu !

En clair, le gars qui me l'avait vendu l'avait acheté lui même 1800 euros et avait du revendre au détail tous les accessoires. Il se séparait du plus coûteux en terme de gardiennage, la coque.

On repartait de La Rochelle tôt le matin vers.... Plus au nord.

12 juin 2015
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Enfin, un récit à taille humaine et bien écrit, vivement le prochain épisode!

12 juin 2015
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Bonjour,

Merci pour le début de ton récit. J'attendais celui-ci avec impatience, étant moi même primo-accédant d'un tel bateau (le n°52).
Par contre je constate avoir payé le mien un peu chère au final (500€ mais mat en mauvais état sans parler du reste bien entendu)... Pourrais tu présenter la machine un peu plus (photos intérieurs et améliorations...) ???

Salutations

12 juin 201516 juin 2020
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Voilà les deux premières images que le vendeur m'avait envoyé... j'aurai du remarqué derrière l'échelle de bain l'ancien nom du bateau ou voir que le carénage de la seconde photo datait de 2013...

les autres photos datent du moment où je l'ai récupéré en avril et les premiers travaux dessus... L'intérieur était nickel comparé à d'autres bateaux vus précédemment. Les vaigrages collés sur du CP et vissés sur des tasseaux sont nickel. Lorsque j'ai pris la mer, le pont avait été nettoyé sommairement, le port à sec ne pouvait pas me donner d'eau...

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D'un aut'côté, c'est un port à sec... :mdr:

12 juin 201516 juin 2020
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6 h 30, c'est frais un port au petit matin... Mais je me délecte du lever de soleil. je prépare les haussières et immortalise ce premier lever dans un vrai port avec mon bateau.

On part dans la foulée, au moteur, tout en malaxant cette poire afin que le moteur ne cale pas. Le vent est sud, sud Est et devrait faiblir dans la journée. Un voilier, un Elan je crois passe plus au nord que nous avant de mettre le cap au nord et le pont de l'île de Ré. Manu et moi sommes un peu dégoûtés, le type nous largue littéralement et nous marchons à 3,8 noeuds au GPS avant de remonter à 4,5 maxi. En fin de matinée, le vent faiblit et au niveau de la pointe du Grouin du cou, on ne marche plus qu'à 2,4 noeuds.

Vue la vitesse d'évolution, Manu a mis à l'eau la ligne de traine spéciale Bar, maquereau, lieux en se disant que ça pourrait être sympa de manger un peu de poisson frais...

On profite de cette pétole pour faire tomber le chapeau dans l'eau et une paire de lunettes de soleil.

Un peu cramé par cette réverbération, je prépare à l'abri un plat de pâtes à la moutarde (génial ces pâtes qui cuisent en 3 minutes). Après manger, le Yam 8 cv redémarre sans problème et nous emmène deux MN avant de caler. Je calcule où l'on pourra atterrir de manière sûre. Jard sur Mer et Bougenay sont une possibilité. Nous décidons de pousser un peu plus au nord vers les Sables d'Ollone. La poire de la nourrice se vide régulièrement et Manu et moi nous la refilons à tour de rôle, chacun prenant la barre en priant que le moteur ne cale pas et on flippe a chaque raté ou toussotement du moteur...

Ouf, Port Olonna est en vue. J'affale la grand voile, qui, en l'absence de lazy jack part un peu en sucette. Des touristes nous saluent sur la digue et j'ai vraiment l'impression de revenir du Vendée Globle.

12 juin 201512 juin 2015
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Manu il déconne, si il croit que les bars vont se jeter direct dans la casserole..
:-p

12 juin 2015
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Merci pour le récit.
Il va falloir te débarrasser de tes aussières de chez Castorama; c'est raide, ça n'accroche pas et ça abîme les mains.

12 juin 2015
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Si tu dois malaxer la poire en permanence, vérifie que l'évent de la nourrice est bien ouvert (pour pas qu'elle se mette en dépression). Si c'est bien ouvert, il y a surement une prise d'air, dans quel cas en attendant de la trouver, tu peux essayer de mettre la nourrice en hauteur pour éviter que ça désamorce.

12 juin 2015
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Enfin une belle histoire de navigation avec des moyens modestes...Ah les vieux hors-bords, je connais un gars qui en est à son 3e moulin d'occaz...qui démarre toujours aussi aléatoirement.

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exelent tout ca ! ca nous change des recits habituels :-)

12 juin 201516 juin 2020
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Le rendez-vous manqué à Pornichet, la découverte de Radio Ponton...

Je suis plutôt optimiste et j'ai tendance à laisser faire mon instinct. Benoitement, je pensais arriver au bout de la semaine à Pornichet. Nous avions calculé avec ma compagne (enfin, surtout moi) que ce serait sympa de nous retrouver quelques jours avec les ponts.

Sauf que la météo avait décidé le contraire ! Avec des rafales à 7, il n'était pas question de nous aventurer en mer.

C'était une bonne occasion pour laver enfin ce pont et réaliser un lazy jack qui éviterai de passer pour un couillon à chaque affalage.

A côté de nous, René et Hélène préparent leur bateau. Un chouette Dufour. Je leur emprunte une brosse et nous sympathisons. Hormis le physique, René aurait pu être mon papa. Même parcours professionnel, même profession, même passions et même séjour en Algérie aux frais de l'armée française. Hélène a des origines arménienne, pays qui est si cher à mon coeur.

J'installe le lazy jack, mais il n'est pas correctement fixé aux haubans, d'après René. il faut que quelqu'un monte au mat pour s'y coller. Hélène s'installe dans une chaise avec un peu de gaffer afin d'écarter le système. Nickel. Comme ils sont sympas, on boit l'apéro et on propose de leur donner un coup de main à caréner leur bateau.

Mine de rien, j'apprends beaucoup de petits trucs avec René, comme cette manière de se caler contre le quai et les pare battages avec le moteur en prise afin de larguer les amarres, ou encore la manière de réaliser un étai textile, de régler les voiles.

Et puis il y a l'apprentissage. De mes erreurs, j'apprends.

"Tu as mis dans grand voile dans le crochet ! Surtout pas. Le crochet ne sert que pour la prise de ris Il te faut mettre une manille ! Eh Hélène, il a crocheté sa grand voile !! Nooon ?"

"Ta poire elle a l'air de bien marcher. C'est étonnant que ton moteur cale... Tu ouvres bien la valve de pression atmosphérique ?"

La quoi ?

Sourire de René. "Comment tu veux que ton essence arrive si tu ne laisses pas passer un peu d'air ?"

Mais quel con je suis ! je viens de découvrir qu'il y a une valve et qu'il faut l'ouvrir ! Pas étonnant que le Yam cale !

En attendant de caréner le Dufour, on se fait une petite sortie avec Manu afin de lui montrer quelques allures et effectuer des virements de bord. (Manu veut apprendre la voile)
La longue houle de 2,5 m est assez impressionnante. C'est la première fois que je navigue avec. La mer a changé de couleur. On se fait quelques ronds dans l'eau et on rentre...

On achète un petit bar chez le poissonnier et l'immortalisons avec la ligne de traîne. Sur un malentendu, on pourrait faire croire que nous l'avons pêché... Le soir, nous passons un agréable moment au Pont des Soupirs chez, je crois Tonton Hub !

Le lendemain, nous carénons le Dufour et Manu doit repartir vers Paris. Quant à moi ? Ma copine va m'attendre à Pornichet, où j'étais censé atterrir ;)

12 juin 2015
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C'est mieux que Liberté-Oléron!!!!
Vivement les vidéos.... :alavotre:

12 juin 2015
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Putain mec ! :bravo:

12 juin 2015
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Lol, ça me rassure... Je me dis du coup : chacun ses forces et ses faiblesses : j'ai beaucoup à apprendre à la voile mais au moins un moteur à beaucoup moins de mystères pour moi... ;)
Bon, il va me falloir mettre ce lazy machin alors ??

12 juin 201516 juin 2020
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Je suis assez sûr de moi, pas toujours des autres...

Je passe une semaine avec ma compagne et mon fils à Pornichet. Hors de question pour elle de naviguer avec moi. C'est de ma faute. Totalement.

Tout ça parce que j'ai écouté connement un marin pro en avril 2013 qui me disait : allez plutôt à Aurigny plutôt qu'à Guernesey vous avez le temps, c'est à 16 miles ! Voilà comment je me suis retrouvé avec un prototype biquille qui avançait comme une patate à aller vers une ile dont je n'avais pas calculé la navigation et les risques, alors que j'avais tout calculé pour me rendre à Guernesey.

Le temps qui se dégrade, la copine malade dans la cabine à vomir, moi à aller trop à l'est et me retrouver à la renverse après Burhou, le courant à contre, un haut fond, ça bouscule.. le bateau qui lui fait peur. Le coup de fil aux parents pour venir la chercher à 2 MN d'Aurigny. Bref.

J'avais remis le moteur en marche et on était revenu dans la nuit à Diélette... Pour elle, il était hors de question de mettre un pied sur un petit bateau.

En clair, je fais de moins en confiance aux conseilleurs de tout bord qui lancent des bonnes idées à la con !

Cela dit ce n'est pas le cas avec René qui me déconseille de continuer avec ce moteur. Début mai, c'est la promo sur les petites motorisation. J'avais ouvert un fil sur lequel vous avez bien voulu répondre www.hisse-et-oh.com[...]ou-6-cv

Finalement, j'ai opté pour un 5 cv Yam. (Tiens, le 8CV Yamp bicylindre avec alternateur est à vendre), je l'ai installé et un peu rôdé pendant une bonne heure.

Je suis resté une semaine de plus à laisser passer des vents forts qui arrivaient. Hélène m'a donné des conseils sur les étapes que pourrais effectuer : Port Joinville ou la Herbaudière.

Après le coup de vent, je pars à 6 heures, seul et un peu tendu. Il faut dire que ma tension est progressive : dans le catway, je prends soin à ne pas taper. Et puis le port, c'est plat, c'est protégé, c'est rassurant. Dans le chenal, je ne croise pas de bateau, mais le clapot est plus prononcé. Je laisse la petite barge et je sens de plus en plus cette grosse houle de 2,5 m à 3 mètres. Elle ne me rassure pas. La côte disparait, revient. Il n'y a pas de vent, je dois attendre encore tout en rodant le moteur... Le pilote élastique dont j'escomptai une bonne efficacité est d'une nullité absolue. Sandow + bout + poulie + taquet coinceur = gaspillage. Et les allures de travers s'y prêtent peu.

Le vent d'Ouest Sud Ouest s'établit gentiment... J'arrête, le moteur et avance à 2 noeuds... au large de l'île d'Yeux je sors la traine et récupère mes premiers maquereaux ! YEAH ! Je suis hyper content et fier.

J'installe le tourmentin sur l'étai textile que m'a installé René (en plus de ce que je pensais être le génois un Solent en fait...) et je grimpe à la vitesse de 3 noeuds...

Cette petite risée passée, le vent faiblit et... pétole. Je termine au moteur. Au phare de l'ile du pilier il n'y a plus un pet de vent. La mer est d'huile, non ridée... Je comprends mieux le mécanisme de cette houle qui n'est finalement pas bien méchante lorsqu'il n'y a pas de fort vent...

Après 13 heures de nave et plus de 64 MN parcourus j'arrive à Pornichet... Crevé, mais heureux !

12 juin 201512 juin 2015
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Bravo, continue comme cela, c'est la façon dont les vieux comme moi avons commencé.
Je me souviens d'une nav' entre St Vaast la Hougue et Le Havre sur un Kelt 6.20 dont le moteur Seagull était en panne comme d'habitude, forcément il y avait pétole, la rentrée sur Le Havre avait été particulièrement longue !! :pouce:

12 juin 201512 juin 2015
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Je vous souhaite de pouvoir re-naviguer ensemble un jour... en attendant j'ai une question qui peut paraître bête mais bon... Pourquoi le tourmentin devant le génois ? ne risque t'il pas de le déventer ??

12 juin 2015
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Bravo Asiatrek. :pouce:

Tu dois rappeler pleins de souvenirs aux vieux, qui ont commencés sur des petits bateaux de 5m50 à 6m50.

12 juin 2015
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Tu viens de me faire rajeunir de 20 ans.
Merci, continue tu est dans le vrai.

12 juin 2015
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Merci pour ce témoignage.
:pouce:
En plus ce Kelt parait bien sympa ! Tu l'as pas payé cher malgré l'ancien propriétaire tres... "spécial".

L'équipage des kelt 6,20 ne doit être composé que de barbus ?
:lavache:
Il fait froid par chez vous ?
:whaou:

Ca nous change des "récits" d'essais de gros voiliers dans V&V :mdr:

12 juin 2015
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Bonjour,

Beau récit et de beaux souvenirs pour moi, j 'ai eu un Kelt 6.2 quillard et un autre dériveur. Un super bateau et vraiment marin.

a bientôt

Joël

12 juin 2015
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Merci pour ce récit plein de fraîcheur. On attend la suite avec impatience :bravo:

12 juin 2015
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Excellent récit ! Authentique et abordable. Merci ! :bravo:

12 juin 2015
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:pouce:
Cela rappelle, effectivement de très vieux souvenirs (Brio, Edel 6) ...

12 juin 201512 juin 2015
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super , au moins un peu de mer et de voile responsable :pouce:
Cette nav c'est dix fois mieux que d'abandonner son Swan 44 parce qu'on a casser la reserve d'oeufs

14 juin 201514 juin 2015
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Bonjour à tous...

Ouais Mayko, mais la décharge du Swan 44 le temps n'était pas vraiment le même et c'est tant mieux quand on démarre.
Sinon moi aussi ça me rappelle mes débuts sur un Charleston 6,20m je crois dont j'ai du me séparer pour cause de mal de mer et je me suis dirigé vers le cata ce qui change la vie, enfin pour moi ! ! ! :doc: :doc: :doc:

C'est vrai que c'est super bien raconté ton bonheur, tu me rappelles un blog que je dévorai à chaque mise à jour, "CaptainGils"... "captaingils.blogspot.fr[...]/ "
Belles et bonnes balades,
.
Pascal sur Shazzan :bravo: :reflechi: :alavotre:

12 juin 2015
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Très bon recit, qui nous permet d apprendre beaucoup ! Merci ;)

12 juin 2015
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Apprendre petit à petit me semble la meilleure des méthodes et la plus enrichissante.

12 juin 2015
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Sur quelle site as-tu prospecté pour trouver ton bateau ? Leboncoin ?

13 juin 2015
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Sur Hisse et Ho et leboncoin...

12 juin 2015
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Vite ! La suite stp! :litjournal:

13 juin 2015
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Joli chapeau !! :-D Et chouette récit ! :pouce:

L'ancien proprio avait dû commencer à vider le bateau de tous ses "accessoires" dans le but de donner la coque.
C'est ce qu'on me conseille de faire pour me débarrasser plus rapidement de mon ancien bateau, un Samouraï.

13 juin 201516 juin 2020
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Radio ponton volume 2
Si je vous dis : connaissez vous le Tortalolo 38, vous allez me répondre probablement : non ! Et c'est assez logique, car je ne suis pas sûr que ce modèle de bateau porte exactement ce nom là. (en fait, c'est Tortarolo)
En tous cas, grâce à René et Hélène, je fais la connaissance de ce couple qui vit avec leur fils sur leur bateau. Je découvre leur parcours, et comprends aussi que l'on puisse rêver d'ailleurs à cause des accidents de la vie qui vous font changer de regard sur la brièveté de l'existence, (comme moi d'ailleurs)
Grâce à leurs talents informatique, je bénéficie d'Open CPN sur mon netbook et de pas mal de petits conseils pour dégoter de l'accastillage d'occasion. Ils me proposent que l'on parte passer le week end à Hoëdic au mouillage. ça tombe bien, mon budget n'étant pas extensible, deux jours en off, sans payer de place de port feront le plus grand bien au porte monnaie. A Port Olona, René avait vérifié la qualité de mon mouillage : nickel, assez de chaîne et de bout Sur le Kelt, il n'y a plus de vache à eau, ni de robinet (enlevés aussi par qui vous savez), je fonctionne donc avec des bidons, des anciens cubis et des grosses bouteilles d'eau. En tout, je peux transporter une cinquantaine de litres. J'ai mon pulvérisateur de 5 litres qui me permets de faire la vaisselle... Le dimanche matin, je leur donne mon restant d'huile 2 temps et un jerrican de mélange qui ne me servent plus et j'embarque leur fils
La mer est agitée avec des rafales à f5, je mets le moteur jusqu'après la baie du Pouliguen. Je me demande comment il fait pour ne pas se noyer, quelques minutes plus tard, une vague plus grosse fait qu'il se désamorce. Je continue à la voile, sans ris et toujours avec ce que je crois être le génois... Je change de bord sur un mile et je me remets le cap au 285. Le voilier marche à presque 5 noeuds, mais ça mouille beaucoup au près serré. On laisse le phare du Four à bâbord, non sans faire une petite pointe à 5,9 noeuds. Les grands cardinaux arrivent et je préfère les laisser à bâbord et prendre une marge de sécurité. Le moteur démarre sans problème. On affale.
23,5 Mn en 5 h 29, soit 4,5 noeuds de moyenne.
Arrivé au grand Mulon, vient le moment d'effectuer mon premier mouillage en solo. Je préfère essayer la manoeuvre seul et demande à Julien de me laisser faire. Ma bitture est prête sur le taquet L'ancre plonge, la chaine, le câblot filent. Le Kelt s'immobilise. Je repère la plage, le rocher et essaye de voir si mon ancre dérape. A priori elle est bien crochetée. Ouf ! Je n'avais mouillé qu'une seule fois avec les Glénans, dans l'anse de Sterouen à Belle île. Vu la marée, je pense que ce mouillage devrait sûr, mais un peu rouleur.
Avant de préparer le bateau, j'avais investi dans une annexe Arrimar roll 185 d'occasion, mais je pense que je vais profiter de l'annexe semi rigides des amis. En plus, ils ont un moteur !
J'ai testé toutes les places offertes sur le Kelt, celle qui me va mieux est la couchette avant. Je mets la tête dans la pointe, juste au dessus de la baie à mouillage et les pieds dépassent, logique avec mon 1m87...

Une nuit chouette, le bateau n'arrêtait pas de rouler, mais c'est magique. Je me suis levé à 5 heures pour voir si le bateau n'était pas en train d'être drossé à la côte. Non, c'est calme. Je me rendors.

13 juin 2015
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:pouce:
Une véritable détente ces récits.
Bravo

13 juin 201516 juin 2020
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Second mouillage, en solo, à Belle île...

Le dimanche à 17 heures, je repars. Il n'est pas prudent pour moi d'aller trop loin, je décide de me rendre à Belle île
Avant de laisser les amis repartir d'Hoëdic à leur tour, je demande à leur fils de rester à mon bord avant que je ne lève l'ancre. Je démarre le moteur, le laisse sur un filet de gaz et je remonte le tout à la main. Facile.
Nord ou sud d'Hoëdic ? J'hésite. Je prends le nord, j'avais repéré au préalables les dangers et les cardinales.
Je suis un peu crevé et je n'ai pas envie de me mettre au port à Sauzon. Je profite d'internet pour repérer des mouillages possibles sur la côte Est de Belle île et je repère ce petit coin de Port Yorc'h. La longue houle d'Ouest ne me généra plus et je pourrais passer une bonne nuit ! J'allume mon feu de mouillage, je fais un brin de toilette et vérifie la météo. Je dors sans manger...

13 juin 2015
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Effectivement, ton récit rappelle à beaucoup de matelots leurs débuts, volontaires mais hésitants, combatifs mais mesurées.
Qui n'a pas commencé à tirer des bords anxieux sur un +/- 20 pieds ?
Cela fait les meilleurs souvenirs !!!
Take care, suit la MTO, et tu arrivera à Carentan, où le matelot Jaoul t’accueillera avec les honneurs.
:pouce:

13 juin 2015
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Mais oui, je serais là ! :pecheur:

13 juin 2015
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C'est cool, bonnes navs !

13 juin 2015
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Super ce récit, merci, ça me rappel mes débuts sur un kelt 6,20 aussi.
Un super petit bateau! que de bons souvenirs...
:bravo:

17 juin 201516 juin 2020
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Qui voit Groix commence à avoir les foies où comment avoir un peu peur et cumuler les erreurs
Reveillé de bonne heure à mon mouillage de Port Yorc'h, je range les affaires et prépare la nave de la journée devant un bon café. Des rafales à 4 et une houle à 1m50 sont prévues dans l'après midi. Tranquille. C'est pratiques ces petites applications météo. Dans mon idée, ces quelque 26 mn de navigation vers Groix seront agréables et j'aurai bien mérité l'un de ces rhum arrangés que j'avais gouté à l'auberge du pêcheur lors de mon stage avec les Glénans. Je ne mets pas ma veste de quart ni ma salopette, mon pantalon de toile et ma softshell est suffiront. Il fait beau !
Le Yam hoquette un peu au premier coup de démarreur. Je baisse le starter, le laisse chauffer et remonte l'ancre, range correctement le mouillage et part en direction de Groix.
La mer est agitée, ça bouge pas mal en fin de matinée et ce vent d'ouest annoncé est plutôt du WNW, je vérifie la météo avec Météoconsult. RAS. J'ai de plus en plus de mal à avancer au près, la mer est mal fichue, ça bouge beaucoup, j'ai un peu de courant contre moi et je me décide à allumer le moteur. Je bascule sur le réservoir intégré bêtement pour tester l'autonomie. Je me retrouve à 5,5 noeuds à contre rythme. Comment expliquer correctement... J'avais tendance à passer de vague en vague dans ce rythme lent de la houle, comme si moi même j'étais une part entière de ce film en ralentis. Avec le moteur, je me retrouve à taper les vagues et me faire tremper. Je ne sens plus vraiment les choses. Je suis devenu un élément extérieur qui veux aller plus vite que la musique. Ma veste déperlante se gorge de plus en plus d'eau et la hauteur de houle est plus importante. Le vent fraichi. J'appelle sur le canal 16 de ma VHF portable pour avoir la météo à deux reprises. Personne ne répond.
Je ne me sens pas rassuré et pourtant je ne suis qu'à 6 miles de Port Tudy. Groix apparait et disparait avec la houle et la peur commence à me gagner. Je suis entièrement trempé, je commence à avoir froid. Mais merde, qu'est ce que je fous là ! Le moteur se coupe sur une vague un peu plus forte. Je n'arrive pas à le démarrer. Pas moyen. Je dévisse l'évent à fond. ARGGH. Je suis en panne ! Le bateau avance doucement et je me sens mieux, je suis revenu dans ce rythme de la houle. Ouf ! Mais qu'est ce que j'ai fait là en allumant ce moteur ! je suis trop con ! Un peu las de me faire botter le cul, je décide d’ouvrir les voiles, et aller sur des allures plus de travers vers Lorient. Je mets l'Ipad et Navionics à recharger pour être tranquille à l'approche de la rade. Je possède les cartes papiers, mais j'aime bien doubler par de l'électronique et vice-versa J'enregistre ma course et redémarre une nouvelle route. Je reprends confiance en moi. A Trois miles de l'entrée de la rade, la voile rouge à cornet d’un classe mini me donne envie de suivre un peu. Entre deux virements de bord, je n’arrive pas à suivre la distance. La vache, ça pulse et me rends un peu jaloux. Je n'avance qu'à 4,1 noeuds. Je passe la Bastresses Sud en affalant le génois. La GV rouge du Mini est bien loin. J'essaye de redémarrer le moteur, argh ! Pas moyen. J'amorce la poire, ouvre l'évent. RAS. Le moteur démarre 3 secondes et cale. Merde. Avec ce vent de travers, je ne vais pas pouvoir remonter la rade. J'aperçois un autre chenal sur tribord. je vérifie et vois qu'il y a Port Gâvres. Ouf, je choque la GV et me trouve vent arrière. Je me dis qu'en plus, ce sera classe d'arriver sans moteur. je croise le passeur qui relie Port Louis, quelques pêcheurs. je ne sens pas d'aborder le ponton de la sorte. Je vais plutôt choper l'un des coffres qui se trouvent au loin. La gaffe est prête à accrocher le premier venu. La haussière est frappée sur le taquet mais je ne pourrais pas passer le gros mousqueton sur cette bouée. Je décide d'accrocher manuellement la haussière. Je loupe la première bouée et agrippe avec la gaffe le dernier coffre avant les bouées jaunes... Voilà comment je me retrouve comme un con, la gaffe d'une main à maintenir le bateau, poussé par la GV ouverte en grand. J'essaye de faire des signes de la main gauche sans succès. Au bout de 5 mn je lâche. La gaffe est toujours attachée à l'anneau. A 6 brasses de là, à toute petite vitesse, le bateau s'arrête sur le banc de sable. Mon chapeau s'envole dans l'eau. j'ai l'air d'un con. J'arbore le drapeau Normand et je me dis qu'en fait, les pêcheurs l'on vu et qu'il doivent bien se marrer les Bretons. Je me repose un peu, reprends mes esprits et je réfléchis à mes conneries. Merde, le réservoir intégré ! Je bascule le robinet sur nourrice et étonnamment... le Yam s'ébroue. Je mets les gaz à fond en marche arrière, car la marée baisse. Ouf, je m'extirpe, me remets vers le vent et affale la voile. Je chope ma gaffe, accroche mes aussières et peut souffler. Je dine, prépare les pare battage et manoeuvre pour m'installer sur les Catway de Port Gâvres. J'analyse le déroulé de ma journée et consulte la météo sur le canal 63 et j'entends mer agitée à forte. Et là, je me souviens de cette phrase de mon moniteur des Glénans : attention Laurent, Météo consult, ce n'est pas Météo France...

J'apprends de mes erreurs...

17 juin 2015
1

Salut Laurent,
Merci pour tes récits pleins de fraicheur et de réalisme ! :pouce:
Ah les petits bateaux :topla:
Nous apprenons avec toi... :mdr:

17 juin 2015
1

Bon, maintenant, j'ai tout compris...Laurent Houssin est un journaliste professionnel qui nous fait le récit de son périple en différé...
Il a remplacé son vélo à voile par un petit voilier.... :pouce:

17 juin 2015
1

C'est bien écrit, c'est vif, que de situations que nous avons vécues ou loupées de peu ...

17 juin 2015
1

Chouette récit et bien écrit ! Vivement les vacances que ce soit notre tour !

bonnes navigations

17 juin 2015
1

super récit ! :-)

on est tous passé par là, et, perso, j'y passe encore ...

La dernière en date : chenal entre Roscoff et Batz, je pars pour passer avec le courant, au moteur, dans le chenal principal (au nord). Tout d'un coup, Mme sort de la cabine : "d'après la carte il faut passer au sud", "ah bon,ok"..... babord toute..... qq secondes.... " arghh mais c'est une cardinale nord pourquoi tu me parles de sud ??!!", tribord toute (demi-tour d'aileurs, vu que le courant nous emmenait) et hop, on était dessus en fait (10 mètres au sud de la cardinale nord...) et hop, 2 ou 3 noeuds de courant et 3 mètres au sondeur sachant que l'on cale 2m....
bon c'est passé, moteur à fond pour ressortir, il est puissant, on a pu virer et revenir, heureusement... on aurait eu l'air fins et la bateau n'aurait pas aimé.....

comme quoi, même après pas mal de miles, ça arrive... on apprend tjrs et on est jamais à l'abri

bon vent pour la suite

21 juin 2015
0

C'est clair ! On en apprend tous les jours et à chaque erreur...

18 juin 2015
0

Hâte de lire la suite... Jusque là c'était facile :-p

21 juin 2015
0

Merci à vous ;)

22 juin 2015
0

toujours à gavres jhabite dans le coin ?

27 juin 2015
0

Encore merci pour ce récit qui donne envie !!

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double arc en ciel au ras de l’eau…magique..!

Après la pluie...

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mars 2021