Un TDM, oui, mais pour quoi faire ?

Bonjour,

Attention de ne pas mal interpréter mon propos ! Je ne suis pas en train de sous-entendre qu'il est "inutile de chercher loin ce qu'on a déjà dans notre beau pays de France", qu'il "faut connaître son pays avant de sortir de ses frontières", ... ou tout autre argument de ce genre si souvent entendu.

Un TDM, à mon sens, c'est un mélange de formidable aventure, de navigations mémorables, de frissons, de découvertes de nouveaux paysages, de rencontres humaines et culturelles, ..., bref un fabuleux enichissement personnel.

Je me demande seulement si, au bout d'un an ou deux, la perspective de hisser les voiles pour "simplement" changer d'endroit, de se lever le matin pour partir "en expédition" et se confronter aux inconnues du moment ne finit pas par lasser ?

En fait, mais sans doute cela depend-il des personnalités, ne faut-il pas, pour réussir cette aventure personnelle, en filigrane de ce voyage, un projet quelqu'il soit (culturel, scientifique, humanitaire ou que sais-je ?...) qui forme l'ossature de ce périple ? En fait, un but, un objectif moins abstrait ou incertain que la "découverte d'un ailleurs" ?

Vous qui avez fait le pas, avez-vous ressenti cette lassitude ? Aviez vous un projet en marge de votre voyage ?

Amicalement,

Gio

L'équipage
08 nov. 2010
08 nov. 2010
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Poser ce genre de question,
ne serait ce pas déjà y répondre ?

Je crois qu'il y a deux types principaux d'individus et ses variantes, pour ce sujet.
Les sédentaires et les nomades.

  • N'est pas nomades qui veut
  • Partir c'est mourir un peu

Le fantasme prend parfois trop de place dans ce qui motive le futur voyageur et la réalité s'avère parfois douloureuse.

C'est la grosse tendance actuelle, l'objectif.
Transformer le voyage en commerce.
Commerce d'idées, de pensées, de solutions, de bonnes intentions. Aider ces pauvres gens qui ont tant besoin de nous.

Le voyage n'est jamais aussi utile d'un point de vue humain que lorsqu'il s'avère parfaitement inutile d'un point de vue pratique.

« On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait »
« frotter et limer sa conscience à celle d'autrui »
Nicolas Bouvier.

08 nov. 2010
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d'après tout ce que j'ai lu, c'est malheureusement
et le plus souvent voir de l'eau, de l'eau, toujours de l'eau et se poser dans des endroits où il est impossible de laisser le bateau sans surveillance pour aller rencontrer les populations et les cultures dans les terres sous peine de se faire piller, un grand repli sur soi et son bateau en quelque sorte

en clair tout le contraire d'une aventure ouverte sur le monde

il faut dire que la destination principale est le plus souvent constituée de pays pauvres où majoritairement pauvres où on peut vivre avec une caisse de bord un peu légère et jamais Nassau, St Tropez, Porto Cervo ou Abu Dabi, ceci expliquant souvent celà

cordialement

08 nov. 2010
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TDM
Faire le tour du monde,ça ne veut rien dire.
Dans ma ville, tu peux faire le tour du monde où pas loin en marchant 1 km à peine.
Bonjour la diversité.

Partir en ne sachant pas ou peu où tu vas, ça c'est autre chose.
De toute façon, en voyage,à pied, à pédale, motorisé ou en bateau, tu vas où tu arrives.
Et rarement le contraire !

Parce que les ennuis, les envies et le reste feront que tu seras obligé de faire des choix.

Pas toujours très heureux...

08 nov. 2010
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effectivement ...
l'aventure et la découverte semblent souvent se limiter au littoral.
MAIS ...
j'ai rencontré un gars qui avait une astuce au Cap vert et au Sénégal : il confiait son annexe à un ou des gosses qui savaient s'en servir. Tout le monde y retrouvait son compte, les gosses qui s'en servaient pour faire le taxi pour les autres bateaux et le gars en question qui se retrouvait avec des vivres fraiches gratos régulièrement et une parfaite confiance en la sécurité de son bateau quand il n'était pas là ...
C'était une annexe rigide ...

08 nov. 2010
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Ailleurs et autrement
Sans avoir fait tout le tour (pas faute d'en avoir envie...), je n'ai jamais ressenti cette lassitude pour ma part. J'aime les préparatifs, j'aime naviguer loin et longtemps, arriver dans des lieux inconnus.
Pour moi il ne s'agit pas d'aventure ni de recherche de frissons, mais de vivre autrement, plus simplement, dans le présent. Et puis quand il faut remplir la caisse de bord pour aller plus loin, ça oblige à vivre autre chose professionnellement et du coup on se pose moins de questions existentielles...
Il y a moins de routine, il faut s'adapter, tout le
contraire d'une vie sédentaire que personnellement je supporte encore mal.

Parfois on se contente de voyages immobiles, c'est bien aussi...

Actuellement, si je devais choisir un but de voyage sans contrainte financiere, j'irai du coté de l'ïle à Vache (Haïti) : il y a déjà une petite communauté de gens de bateaux efficace qui a besoin de renforts.

Bonne réflexion... et bonne nav !

08 nov. 2010
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pour quoi faire ?
Bonjour,
Ben pardi, pour en faire le tour !

:mdr: :mdr:

08 nov. 2010
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je trouve que tu as raison
j'ai fait une boucle de deux ans et je me suis ennuyé un peu malgré les supers bons moments que cela procure.

si je le refaisais j'essayerai d'avoir un projet
simple comme essayer de rencontrer des pros de mon secteur d'activités
ou collectionner les recettes de cuisine
ou enregistrer les chansons des gamins ou les histoires des vieux
ou faire des petits reportages audios.
ou faire des photos bien travaillées

bref créer un truc avec une sorte d'obligation.

mais c'est vrai que c'est déja génial de se poser sur l'eau et de s'occuper du bateau c'est un vrai boulot.

08 nov. 2010
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Du temps en famille, voilà
Hellooo

Alors pour ma part, nous ne sommes pas encore partis. C'est prévu pour juillet 2012 et pour une durée de 2 ans. Difficile donc de répondre sur la question de la lassitude. En revanche je peux t'en dire plus sur notre motivation. Notre projet à nous (un couple et trois enfants) ne repose sur rien d'autre que passer du temps en famille. Notre fils aîné est décédé voici 4 ans, après avoir passé 4 annnées dans les hôpitaux, vu et vécu des horreurs sans nom. Durant toutes ces années, les liens familiaux ont été sérieusement malmenés: un des parents toujours à l'hôpital, les enfants jamais sans les deux parents, un couple tiraillés par les difficultés, une vie sociale anéantie...
Aujourd'hui, la famille s'est stabilisée, on a appris à "vivre avec" même si ca reste très difficile. Mais il subsiste comme un gros manque de "temps en famille". On s'est donc dit: "prenons du temps pour nous. Après ça, on pourra se poser. Voilà notre objectif, point à la ligne. Il ne s'agit pas de fuite, pas de sorte de psychothérapie, simplement passer du temps entre nous. Et on sait pertinemment bien qu'au retour, il faudra à nouveau bosser et que les enfants retourneront à l'école. Sur ce point là, on reste très lucides...
La route? Peu importe, pourvu qu'on soit bien. Je ne vais pas te dire on va là, là et puis là et là ... On a bien une idée, évidemment, mais ce sera en fonction des envies et des circonstances.
Tu vois, dans notre cas, on est plutôt loin du genre "voyage utile". Maintenant, pour les autres, je ne peux pas répondre.

Tartines

08 nov. 2010
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En effet
vivre la famille est sans doute une des meilleure motivation.

Puis permettre au temps de jouer son rôle

Bon courage

09 nov. 2010
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nous
avons perdu aussi notre fils il y a 3 ans , et nous avions eue la chance de faire des voyages avec lui en bateau , nous y pensons tous les jours et actuellement nous passons sur des endroits ou nous sommes passé avec lui , c est des fois dur , mais quel chance de l avoir fait avec lui
un TDM , c est pas partir , mais allez découvrir d autre façon de vivre et surtout d arrêter comme en france de faire du nombrilisme

08 nov. 2010
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profiter en famiile
bonjour ,si le besoin sans ressent,la vie parfois difficile je dirai très difficile nous fait faire des choses inhabituelles, mais pourquoi pas,après toutes ses épreuves resserré le lien familial,soufflé,peut importe ou,mais soufflé, ailleur,le temps fera que,doucement la vie reprendra
un sens avec les souvenirs plus agréable,courage
excuses les fautes mais le cœur y est: André

08 nov. 2010
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Bonjour,
Un projet de grand voyage ne se construit pas sur des critères rationnels. C'est un appel que tu ressens, une aspiration... Peu importe ce que tu feras, tu sais que ce sera riche, plein, au-delà du médiocre...

C'est pour cela que c'est difficile à deux, car il faut que les deux (l'un souvent plus que l'autre) éprouve ce sentiment.

C'est pour cela qu'il faut se méfier des projets de TDM en deux ans car il y a trop de nav vs le temps consacré aux rencontres. Pour la plupart des voyageurs, les grands moments se sont forgés à terre, pas en traversées.

C'est également pour cela que je regarde d'un oeil dubitatif les rallies car s'il donne un sentiment de sécurité, s'ils permettent de développer un bon social entre participants, il limite grandement la magie des rencontres.

On pourrait écrire un livre sur ce sujet...

A+ Sergio

08 nov. 2010
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mème si c'est pour le boulot
je ne m'en lasse pas depuis 25 ans,
probablement pour cette eau, l'autre eau ou encore cette eau-là qui ne se ressemble nulle part, ces ciels, nuages et vents chaque jour neufs,
et surtout ces rencontres bien sur, ces langues, ces accents, ces regards, ces contumes, ces références et principes souvent contraires aux notres, à nos éducations par principe limitées à l'environement de notre enfance, ...

Comme tu le dis, mon chez moi dans mon pays est magnifique et je n'aurai jamais assez d'une vie pour tt y voir, alors la terre entière ...

mais aller voir ailleurs, c'est ouvrir ses yeux, son coeur, ses pores à tant de diversité naturelle, animale et humaine que cela ne m'a jamais déçu ni lassé,
en ce sens, ta question m'étonne vraiment.

Pays riches, pays pauvres, rester simples dans son regard, son habillement, son matériel (si c'est en voiture ou en bateau p.ex.) est bien sur assez fondamental pour ne pas attiser les convoitises,
mais cela, c'est aussi valable dans nos grandes banlieues,
je ne me promène jamais à terre autrement qu'en jeans, t-shirt et baskets, sans montre ni carnet de chèque en poche, 10 usd suffisent souvent,
et ni de jour ni de nuit je n'ai eu peur de quiconque,

un sourire au lèvres et un grand bonjour sont les meilleurs passeports pour aller vers les passants étonnés de croiser un blanc blond au bout du monde ...

j'imagine donc très bien un re-départ à la voile un jour ou l'autre, en couple et en famille en effet pour enfin leur montrer ce que je vis chaque jour, et qu'il est extrèmement difficile d'écrire ou décrire, mème pour ceux qu'on aime
(c'est ss doute la raison de ta question)

et puis quel TDM ??
du nord Norvège au nord Japon,
du nord américain au sud argentin,
du Pacifique que je connais peu,
du Golphe persique au Bengladesh,
du Chili à l'alaska,

il y a tant de chemins hors alizés et vents portants,

je le ferais donc sans destinnation fixe au départ (mais avec les pilot charts quand mm),
et sans limite de temps,
un peu le contraire du projet dont tu parles en fait ...

mais peu importe, à chacun sa route !

moi, je repars toutes les 6 semaines, le sourire au lèvres, je vous en souhaite de mème

08 nov. 2010
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merci moscatel
pour ce rayon de soleil d'optimisme.

08 nov. 2010
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Pour un peu j'en pleurerais !
Entre ton post, celui de Sergio et tous ces avis et conseils d'expérience, je remets un peu d'ordre dans mes idées...
Finalement, le sourire aux lèvres est sans doute l'essentiel !

08 nov. 2010
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Pourquoi faire?
Pour être heureux.

10 ans de voyage .... déjà! Et c'est tellement bon qu'au plus je voyage au plus j'ai des projets.

Dont retourner où j'ai déjà été pour encore mieux connaître les gens.

Dont faire des traversées parce qu'en mer je peux sauver mon âme.( ;-p )

Dont dont dont tellement de dont que maintenant je sais qu'il me faut faire des choix ... ma vie sera trop courte pour tout faire.

Voilà une des réponses possibles.

A chacun son tour du monde ...

08 nov. 2010
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A chacun son tour du monde ...
Oh que oui !!! :pouce:

08 nov. 2010
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A chacun son tour du monde ...
Oh que oui !!! :pouce:

08 nov. 2010
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"Le seul véritable voyage
n'est pas d'aller vers d'autres paysages, mais d'avoir d'autres yeux".
Marcel Proust

08 nov. 2010
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Merci Jean-François
pour ce :pouce:

08 nov. 2010
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J'ai eu peur
En voyant le post de JP, avec en plus une étoile, j'ai eu peur de tomber sur un truc horrible. qui à mis une étoile à cette affreuse intervention?
Heureusement que la fin du Fil rétablit quelques constantes. Et puis j'ai bien aimé la citation de Bouvier, bravo pour ça.

Tour du monde, voyage, au début il faut un but, puis le voyage devient en lui même la raison du voyage, dommage pour ceux qui s'y sont ennuyés.

J'ai même pas fait le tour du monde disait JR. Moi non plus, et c'est même pas grave, et c'est pas parce qu'on a plein de choses à faire à terre qu'il faut se priver d'aller rien faire du tout très loin.

Alors au diable les projets, les clichés et le déjà vu/entendu. Partons, nous verrons bien pourquoi il faut partir. Il faut juste savoir que cela ne plait pas à tout le monde et qu'il y a autant de voyages que de voyageurs.

Alex

08 nov. 2010
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Moi
j'en a mis une, car c'est tellement vrai et si rassurant.

Mais comme tu sembles ne pas l'avoir noté, cela n'empêche absolument pas de voyager. Il est seulement dit que tout voyage commence en soi.

09 nov. 2010
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peur........ affreux ..
voilà un langage peu "forumien" et très nettement "censure"

mais peut être que la pensée que beaucoup de ceux qui partent le font pour "quitter" un état (non pris dans le sens état nation) devenu peu tolérable ou "soigner une souffrance" et non pour "rejoindre et apporter à un autre" te gène un tout petit peu

09 nov. 2010
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TDM ?
Partir d'un point A pour revenir a un point A...
Mathématiquement ca parait absurde...

Mais c'est parce que l'important n'est pas la destination, mais le chemin que tu empruntes pour arriver a cette destination...

09 nov. 2010
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lorsque l'on parle de voyage

on l'associe souvent au mot "rencontre" or pour moi le bateau c'est avant tout le contraire c'est plutot l'isolement que la "rencontre" .

D'abord il y a le trajet donc les 3/4 ou les 9/10eme du temps on ne voit absolument personne .

Ensuite au port qui "rencontre" t-on ? le voisin du mouillage et le commerçant du coin qui n'a rien à cirer des "rencontres" .Connait-on l'ouvrier, l'instit, le paysan..., ?

Alors on "croise" des gens ça d'accord mais les "rencontre-t-on " pour autant .

rencontré c'est vivre , partagé,etre un peu dans l'intimité des gens, partagé , connaitre leurs joie leur peine leur difficulté leur esperence .On fait bien plus de "rencontre" dans un voyage organisé qu'en bateau il me semble .

perso le vrai voyage est terrestre pas maritime .Combien de marins que je connais qui on traversé les oceans durant toute une carriere et lorsque on leur pose la question qui as tu rencontré dans les ports ,repons e:personne sur le bateau oui.

09 nov. 2010
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Je ne suis pas d'accord avec ce point de vue
On parle de voyage, pas d'une transat de marina à marina.

Le trajet ne peux qu'être 1/3 du temps, voire moins. Ensuite en fonction du hasard des escales, on peut rester 1 mois, 3 mois 6 mois au même endroit, y revenir ...

Et quand tu es amarré, seul voilier de passage, au quai du fond d'un fjord, près d'un petit village, après quelques mois tu connais les gens, tu fais partie de la communauté, tu apprends leur mode de vie, leur langue, leur culture ...

09 nov. 2010
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Et
à coup de 6 mois, il faut commencer jeune pour le tour du monde....

Apparemment tu es bon en langues :-)

10 nov. 2010
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Pas nécessairement
Un minimum d'économie quand je travaille : je vis à bord, pas de loyer, pas de voitures ...

Puis quelques années de voyages où j'ai un peu d'argent et du temps.

Ceci dit au fond d'un fjord, tu ne paies pas d'amarrage, tu peux aller pêcher, avoir un casier... Si tu veux tu peux même travailler dans les fermes marines. On m'en a proposé du travail en Ecosse, Féroé, Islande ...

En quand plus de sous : retour en Europe continentale pour bosser. Mon équilibre : 1 jours de travail pour 3 jours de voyages (une fois le bateau payé et en ordre de nav.)

09 nov. 2010
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oui Mic
rester six mois au fond d'un fjord ça peut être le pied mais encore faut-il en avoir les moyens...une bonne rente peut le permettre!

10 nov. 2010
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Pour Clarivoile
Oui, un jour Willy de Roos m'a donné ce conseil : "organises ta vie pour pouvoir partir jeune, prends des risques. N'attends pas l'âge de la retraite ..."

J'ai pris ce conseil pour argent comptant!

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exelent style de vie micmarin
il vaut mieux profiter jeune !c'est ce que j'ai fait et ne le regrette pas :topla:

09 nov. 2010
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les 3/4 ou les 9/10ième du temps en mer ?
c'est complètement le contraire. en voyage tu passes plutôt 80% de ton temps en escale.
Evidemment certain navigateurs ne sortent pas des marinas ou très peu mais fort heureusement ils sont rares.

09 nov. 2010
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Un but pour le TDM ?
Je n'ai jamais fait de navigation s'approchant d'un TDM, mais il me semble qu'il y a dans la voile une composante de contemplation. Nous contemplons l'environnement : le vent, la mer, la cote, les autres parce qu'ils sont là et parce que la conduite d'un voilier le demande. Ceux qui s'ennuient en voilier sont peut être ceux qui ne sont pas ouverts à cette contemplation.

J'imagine que ceux qui ont besoin d'un but pour faire un TDM sont ceux qui n'ont pas cette inclination à la contemplation en mer et dans les escales.

09 nov. 2010
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pourquoi je pars en 2012
pour une boucle atlantique pour profiter d'une condition physique encore correcte, pour ne pas attendre la retraite pour faire quelquechose, pour ne pas faire comme mon père, décédé avant sa retraite, pour ne pas avoir à regretter un jour d'avoir trop attendu, pour vivre une parenthèse à un autre rythme, par curiosité d'ailleurs, par défi, pour vivre ce que considère encore comme une aventure, pour être confronté aux éléments et mes limites et mieux me connaître, gérer une certaine solitude à deux et rencontrer d'autres gens et aussi accessoirement profiter d'une année de vacances, d'un privilège énorme, vivre un an sans travailler. La liste des raisons et motivations n'étant pas exhaustive, loin s'en faut.

09 nov. 2010
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remede contre la lassitude
pour nous c' est de faire un depart par an, quelques mois à bord en prenant 200% de plaisir, puis rentrer pour une vie terrienne pour bosser, ce qui redonne 10 fois plus d envie de repartir.

5eme année qu' on fait ca, et là rien que le fait d avoir un billet d avion pour rejoindre notre bateau nous fait vibrer !

09 nov. 2010
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Un plus pour les voyageurs
A mon avis, un grand plus pour les grands voyageurs est qu'il n'y a pas de barrières.

Dès qu'on rencontre quelqu'un avec qui on accroche, on partage tout immédiatement. Pas de barrières sociales ni de temps mis à faire connaissance. On s'est vu 1/4 d'heure et, immédiatement, on s'invite à bord et on partage.

Cela mène parfois à des amitiés de longue durée, on s'envoie un petit mail, on se revoie au retour d'un périple.

C'est une question de tempérament, il faut être ouvert sur les autres et être prêt à partager. Parfois quelques déceptions, mais c'est rare.

Par exemple, au moment de Dean, il y a 2 ans, j'ai reçu des mails de Tahiti ou du Maroc de voileux qui venaient prendre de mes nouvelles.

Je viens également de rencontrer quelques galères avec Tomas et la solidarité est là.

Et, en plus quelle ouverture, des canadiens, des américains, des locaux, des français bien sûr, et c'est un bonheur de partager nos façons de vivre, nos habitudes culinaires, etc.. C'est quand même mieux que de vivre en charentaises et d'avoir pour seul objectif de la journée d'acheter son journal et de regarder la télé.

RV

09 nov. 2010
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CE, ça m'embête un peu d'étaler ma vie privée,
mais des BVI au Venez à la voile, et des voyages de terrien, un mois la Thaïlande l'année dernière, le Nil cette année en bateau (à moteur il est vrai).

RV

09 nov. 2010
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Captainehervé ...
... je partage complètement ta vision des choses.
De toutes façon, mon épouse n'aurai pas toléré que je reste avachi sur le canapé devant la télé toute la journée. :-)

09 nov. 2010
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mais
pas besoin de voyager pour avoir cet état d'esprit!!!

L'accueil, l'ouverture d'esprit, la curiosité ne sont pas spécifiques aux voyageurs. D'ailleurs RV, tu ne vis pas en métropole, mais tu ne voyages pas non plus, non?

09 nov. 2010
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M'en suis jamais lassé...
Je trouve que le projet d’un voyage en bateau est en lui même largement suffisant pour qu’il ne soit pas nécessaire d’ajouter un autre projet en marge (bien que ce ne soit pas interdit).

Ayant eu la chance de voyager quelques années, je n’ai pour ma part jamais ressenti une quelconque lassitude, d’autant que dans cette vie, quand on a marre d’un endroit, ben…on va ailleurs.

Cependant, je pense que pour apprécier pleinement cette vie il faut d’abord aimer naviguer et vivre en bateau. A la limite le voyage est un prétexte, on navigue, on fait du bateau, et en plus on découvre de nouveaux endroits, c’est y pas fantastique ça ? Pourquoi chercher plus loin ? :reflechi:

J’ai remarqué aussi que certains ont du mal à gérer la liberté presqu’absolue qu’apporte cette vie, il leur manque des contraintes, des raisons de se lever le matin, de savoir quel costard mettre, etc.… Bizarre, non ?:doc:
En fait il leur manque une aptitude (que perso je possède au plus haut degré), c’est la capacité à ne rien faire. Si, si, ce n’est pas à la portée de tout le monde !...:tesur:

Par contre, ce qui est dur, c’est quand ça s’arrête, alors là…Je ne sais plus ou j’ai lu que c’était comme une amputation sans anesthésie !
:-(

09 nov. 2010
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tu mets
les mots sur ce que je pense du bateau, boatlover.

c'est vrai qu'il peut ne pas être aisé d'apprendre à ne rien faire dans une société de competition permanente, de suractivité et de fausses apparences.

Face à soi même, on peut perdre tout repere, il faut donc apprendre à profiter de la vie différement.

Peut être est ce cela qu'on cherche dans le voyage?

09 nov. 2010
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De Kersauzon
Les Océans sont trop vaste, pour ne pas avoir envi de les parcourir.

0

tour de mon monde
si j'y arrive ça sera pas mal!le voyage n'est pas une destination mais un chemin !

09 nov. 2010
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tour du monde ?
Est-ce le plus important?
Dès ma plus tendre enfance j'ai voyagé (avec mes parents). Adulte j'ai fait le choix de voyager à la voile, sans abandonner d'autres formes de déplacements. Alors nous voyageons ma femme et moi. L'important est de trouver son bonheur avec ou sans buts, avec ou sans projets associés,à pied, à cheval, à la voile etc. Suivant la personnalité et les désirs de chacun.
D'excellentes remarques et analyses dans ce fil. Voici l'avis de quelques personalités bien différentes.
Un rêve de voyage, c'est déjà un voyage : Marek Halter
Le vrai domicile de l'homme n'est pas une maison mais la route, et la vie elle-même est un voyage à faire à pied : Bruce Chatwin
Pour juger le monde, il faut le voir de loin et l'avoir vu beaucoup de près : La Rochefoucauld
La curiosité mène à tout : parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l'Amérique : JM de Eça de Queiros
Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page : Saint Augustin
On ne peut découvrir de nouvelles terres sans consentir à perdre de vue le rivage pendant une longue période : André Gide
Le voyage apprend la tolérance : Benjamin Disraeli
Pourquoi voyagez-vous? Pour trouver ceux qui savent encore vivre en paix : Ella Maillart
De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire : Jean Cocteau
On peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver : Jean Grenier
L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et voyager pour rectifier ce qu'il a appris : Giovanni Casanova
Qu'importe l'issue du chemin quand seul compte le chemin parcouru : David Le Breton
Le voyage, ce n'est pas arriver c'est partir. C'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain : Roland Dorgelès

09 nov. 2010
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Pour quoi faire ?
Ben voyons... rien !

10 nov. 2010
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un "contemplatif" et une "active" à bord, ça donne quoi ?

Sur Skol, l'un est total contemplatif et considère n'avoir aucun besoin de projet dépassant le simple voyage, l'une a soif d'un sens à longue portée et n'envisage pas de partir sans "autre chose" en plus.

Elle retourne en ce moment à la fac, 3 jours par mois pendant deux ans, pour apprendre un métier qu'elle pourra emporter avec elle partout.

Notre projet de TDM sur plusieurs années à partir de 2012 (sans limite fixée au départ) autorisera de longues escales d'enracinement temporaire dans un territoire, une culture, une population. (occasion de remplissage de la caisse de bord)

10 nov. 2010
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partir tout le temsp pour aller ailleurs
n'est ce pas être toujours insatisfait de là où on est?
autrement dit, si tu es bien nulle part, tu vas toujours voir ailleurs, ce qui est bien vain, le vrai pb n'étant pas très loin, juste entre tes 2 oreilles

en outre, aller remplir la caisse de bord en prenant le "pain" de plus pauvre que soi, c'est à réfléchir...

;-) ;-) ;-) ;-) ;-) ;-) ;-) ;-) ;-) ;-) ;-)

10 nov. 2010
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moi ce que j'en retient
si on ecoute les personnes qui ont vraiment fait le grand tour ou meme un plus petit et qui savent de quoi elles parlent ,c'est vraiment quelque chose a faire seul ou en famille car ca apporte enormement (relir les posts au dessus).Et si on en croit les vieux ronchon et aigri qui ne quitte que rarement le ponton mais qui ont un avis sur tout et detiennent LA vérité la seule, mieux vaut ne pas faire le grand saut car ca n'en vaut vraiment pas la peine.qui croire moi j'ai fait mon choix
;-)

10 nov. 2010
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proverbe
il vaut mieux le faire une fois
qu'en parler des milliers de fois
cheers

12 nov. 2010
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si tu considères que ceux qui n'ont pas le même avis que toi sont des
vieux cons ronchons aigris, il est grand temps de mettre les voiles et aller chercher un monde meilleur ailleurs car tu as perdu une part importante de ce qui fait l'humanité: la capacité de communiquer normalement

10 nov. 2010
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un but des voyages
www.lacontrebassevoyageuse.com[...]/

Si vous n'avez jamais parcouru ce site c'est intéressant comme expériences et surtout comme motivation de voyage.
C'est juste un ami rencontré durant la préparation de son mélody à Palavas.

11 nov. 2010
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On ne trouve pas la réponse sur le quai :)
C'est une question que je me suis également posé avant de partir (2 ans, dont 1 et demi à la voile)
Et la réponse est venue d'elle même, pendant le voyage.
Pour ma part, je n'ai pas besoin d'un but particulier, si ce n'est d'être dans un certain état. Et au bout de 2 ans, toujours motivé pour hisser la voile, ou partir en "expédition". Poserle bateau, prendre la tente, les sac de couchages, et partir visiter les petits villages dans les montagnes...
Après des centaines de levé du soleil ou de lune, ces moments sont toujours magiques pour moi, comme la découverte de nouveaux fonds, ou encore les techniques de pêches locales, les recettes locales etc..
Et pourtant, je ne suis pas parti bien loin (méditerranéée).
Mais j'ai tout de même noté quelques éléments intéressants. Parti avec de grand projets, je me suis rendu compte que ce n'était qu'un support pour légitimer mon voyage. (Il y a comme une sorte de culpabilité peut-être) Puis je me suis rendu compte que le voyage se suffisait à lui même. Et cette étape m'en a apprit bien plus sur moi même que le ou les projets en lui même. C'est un peu comme si on e demandait quel but la vie pouvait bien avoir. A contrario, ma compagne est incapable de se sortir du mode Objectif/Production. Elle a besoin de "produire" quelque chose du voyage. Que ce soit par de l'artisanat, de l'écriture etc. Et finalement, rien ne semble suffire. J'ai noté également que je n'hésite pas à rester quelques jours ou semaines à un endroit parce que j'y ai rencontré des gens que je souhaite découvrir un peu plus alors que ma compagne est complètement au dessus de ça. Avec le temps, elle se lasse des lieu, des gens parce que son problème principale est de trouver une raison à sa présence. Il faut la motiver en permanence, et le temps n'apporte pas grand chose, on apprend pas à être quelqu'un d'autre.
Autre détail, la voile. Le mode de voyage semble souvent être bourré de romantisme, la belle vie quoi. Mais je ne l'apprendrai à personne ici, la voile est exigeante. D'un coté elle t'apprend à apprécier l'oisiveté sur une eau turquoise avec un soleil de carte postale ou seuls tes désirs comptent, et de l'autre, à dépenser beaucoup d'énergie, pour le bateau, et là il faut mettre tes désirs de coté. Ce sont deux mode complètement contradictoire mais inséparables. Donc au bout de deux ans, pour être motivé à hisser la voile, ou même faire des ronds dans l'eau sans but précis, il faut fichtrement aimer ça. Que la manutention à bord soit un plaisir. Le réglage des voiles etc.
Même dans le temps moyen, je passe le plus clair de mon temps à tripoter les réglages, affiner ici ou là etc, et je ne m'ennuie guerre. Alors que ma compagne a carrément abandonné la manutention des voiles. Même si elle ne veut pas l'admettre, je crois que ca la fait chier, du coup, elle s'ennuie. Comme quoi, à bord du même bateau, pour le même voyage on peut voir les choses de façon vraiment différentes.
En tous cas, on se rend compte assez vite si oui ou non, on a le nomadisme (et ce que ca comporte) dans le sang, et il me semble que ca ne sert à rien de se battre avec ceux qui ne l'ont pas, ca n'a pas l'air de s'apprendre.
La vrai question, c'est à quoi est ce que tu veux que ton temps te soit utile. A produire quelque chose d'utile pour les autres, ou simplement nourrir son intérieur.
Je crois que si tu as besoin d'un projet parallèle pour partir le coeur léger, le voyage risque d'être très différent de celui qui part, simplement parce qu'il en a besoin. Comme j'essayais de le montrer avec l'exemple de ma compagne.

11 nov. 2010
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En marge
Je crois aussi que le fait de partir avec un bon projet sous le bras ( par exemple scientifique) ca permet surtout de recaler un projet de voyage "en marge" de la société en un projet compatible avec la norme. Et pour ceux qui se sentent mal à l'aise en marge de la société, c'est indispensable ;p

12 nov. 2010
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Je vous souhaite
De vivre un beau voyage :)

11 nov. 2010
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merci William
pour ce témoignage et ta prise de recul

Celui de nous deux qui n'a pas besoin de projet complémentaire a déjà, depuis longtemps, une vie "à la marge", par des choix successifs minimalistes.

Celle de nous deux qui a besoin d'un projet "scientifique" effectivement, est la moins expérimentée en matière de "vie à la marge", et peut-être sujette au genre de "culpabilité" que tu mentionnes ;-)

On est conscients tous les deux qu'il va être important que chacun y trouve son bonheur, mais ça nous semble faisable, et depuis quelques années que nous naviguons ensemble, on se contamine un peu l'un l'autre entre contemplation et action.

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cool !!
william :pouce:

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