Un COGNAC coulé par un « ami sincère »…

Saint Cast - 23 octobre 2008

C’était une belle journée d'automne. Parti de St Malo dans la matinée avec mon ami Philippe nous avions mouillé pour déjeuner devant le petit port de St Géran, au fond de la baie de la Fresnaye, à deux pas du Cap Fréhel. Avant de relever le mouillage, j’avais endraillé le foc 1, car, comme prévu, le vent de sud-ouest avait fraichi à l’approche de la dépression annoncée.

Après avoir aperçu le Fort La Latte, dès la sortie de la baie, une belle brise d’une vingtaine de nœuds nous poussait à 100/110° du vent. Rondine, un Cognac, n°21 de la série, construit par Aubin en 1968 possède toujours des voiles d’origine ! Une peinture bleu marine vient de lui redonner belle allure. Quand à moi, il y a plus de 50 ans que je navigue à la voile.

Philippe est à la barre, Rondine, bien gité, tribord amure, marche fort, autour de 6 nœuds. La visibilité est excellente et nous faisons route vers la tourelle de Nerput afin d’embouquer le chenal du décollé. A environ 2 milles dans le nord-est du sémaphore de St Cast, nous sommes en vue de quelques bateaux de pêche, seuls sur l’eau en ce jour de semaine. En se penchant sous le vent, nous apercevons les « moustaches » de l’un d’entre eux, sur notre avant bâbord ( à 11h), à environ un demi-mille, qui fait route vers nous. Il passera derrière.

Je me recale dans l’angle du cockpit tribord. Peu de temps après, Philippe, à la barre, m’indique : « le pêcheur se rapproche ». Il l’aperçoit de temps à autre sous le foc bien débordé. Je me penche sous le vent et identifie, un bateau de 8 à 9m en aluminium, avec une coque semi-planante. Il va vite, et est maintenant en route de collision à environ 300 m. Penché sous le vent, je le surveille en permanence et pense, comme mon barreur, qu’il nous frôlera sur l’arrière. « Encore un C…qui veut s'amuser d’ un plaisancier », pensais-je en mon for intérieur.

Et, comme il y a une trentaine d’années, lorsque je régatais assidument, l’interrogation classique, passera t-il devant ou derrière se pose. Je ne suis plus certain qu’il passera derrière, il semble même nous couper la route. Faut il abattre ou loffer ? Mais il va vite, le bougre, 12, 15 nœuds, je ne sais, et le risque de collision devient évident, « quel c.. ».Je recommande au barreur de garder sa route afin d’éviter que nous abattions tous deux au même moment. C’est trop tard. A pleine vitesse, le caseyeur nous percute à hauteur de la cloison de cockpit bâbord et nous bouscule violemment. Que s’est il passé dans les secondes qui ont suivi ? C’est difficile à dire, bousculé comme nous l’avons été. Rondine à démâté immédiatement, je suis aveuglé par le sang qui coule d’une blessure à la tête, mon bras est douloureux et le bateau se remplit d’eau, très vite. En vain, Philippe a essayé de récupérer ses affaires à l’intérieur. Presque immédiatement après nous avoir percuté, le caseyeur a coupé les gaz puis fait marche arrière pour nous récupérer sur son arrière facile d’accès alors que Rondine s'enfonçait, nous avions de l’eau jusqu’aux épaules quand nous nous avons nagé jusqu'à notre agresseur stoppé à deux mètres qui, cela ne s’invente pas, s’appelle : »l’Ami sincère »

L’un des trois solides pêcheurs m’a empoigné et précipité, la tête en avant, dans les bacs au milieu des araignées. Il était 15h 35 h. Un peu choqués, nous ne parlons pas. Les pêcheurs non plus. Ils s’occupent de leurs araignées… Nous avons droit à une seule phrase du patron: « il y avait de la buée... » Manifestement, ce n’est qu’une péripétie dans leur journée. Ils diront qu’ils ont récupérés des naufragés et réfléchissent surement à trouver une explication honorable…

Une dizaine de minutes après, nous débarquons à la cale de St Cast ou une ambulance avait été appelée pour nous recueillir. En fait d’ambulance, c’est la Gendarmerie qui nous attend et nous fait subir un alcootest ainsi qu’aux trois pêcheurs. Test négatif pour tout le monde. Il y a peu d’humanité dans leur travail, c’est un contrôle parmi d’autres.

Nous nous abritons dans la « bijute » de l' »ami sincère » et attendons l’ambulance. Les pêcheurs débarquent leurs caisses d’araignées. Trempés, frigorifiés, blessés, nous commençons à réaliser le coté surréaliste de notre situation. Mon coude, déboité, est très douloureux, je saigne d’une plaie au front. Il y a une demi-heure nous partagions une belle journée de navigation, et maintenant nous attendons sagement que l’on nous prenne en charge alors que tout le monde s’agite autour de nous. De temps à autre, « on » nous dit que l’ambulance arrive. Ce qu’elle fera, effectivement, après 30 minutes d’attente sur la cale !

Une vingtaine de minute plus tard, nous arrivons à l’hôpital de Dinan, le plus proche. Il y a 1h 20 que nous avons coulés, que nous sommes trempés. Nous sommes frigorifiés. Depuis une heure que nous sommes à terre, personne ne nous a proposé de nous changer ou une boisson chaude…Pas une excuse, une seule phrase...Il est probable qu’avec nos 69 et 73 ans, trempés, nous les effrayions… Nous avons été ensuite été entendu par la Gendarmerie Maritime, avec compétence et humanité.

Vous l'avez compris, notre chauffard s'appelle « l'ami sincère ».Je ne reverrais plus Rondine, sans doute est-ce une belle mort pour un voilier ?

Philippe MOUTON

Qu’aurions nous du faire :

Notre grosse erreur a été de ne pas imaginer que, dans cette zone fréquentée, un bateau rapide soit sous pilote automatique. Mais qui n’a jamais été frôlé à quelques mètres par un bateau de pêche ?

Sans doute, un plaisancier moins expérimenté n’aurait pas osé maintenir sa route alors que les deux bateaux étaient à moins de 100m et aurait abattu en grand au risque de se retrouver coupé en deux par le bateau de pêche qui aurait fait sa manœuvre d’évitement logique.

Par chance, notre route était tellement convergente, que le bateau de pêche a « rebondi », en la défonçant sur la coque bâbord de notre Cognac. Par le travers, s'il nous avait percuté par le travers, il nous écrasait. Dans ce cas, peut être aussi, aurions nous pu l'éviter en virant au dernier moment.

L'équipage
05 nov. 2008
05 nov. 2008
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pour que le fil ne s'enterre pas
la justesse du ton, qui ne laisse remonter aucune colère ni amertume, est tout à l'honneur du rédacteur, Chapeau bas

05 nov. 2008
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je partage le même ressenti
que thunderbird.
Merci pour ce temoignage et bon courage et retablissement pour la suite.

05 nov. 2008
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Amitiés
Vraiment tout ce qui me vient. qu'aurait il fallu faire d'autre?
Surement tout un tas de choses...Un récit qui fait quand meme froid.

05 nov. 2008
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tous mes encouragements
à mes deux collègues retraités et nez en moins plaisanciers!

05 nov. 2008
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Courrage
Mer.e alors! ça c'est un coup dur :-(

Je me garderais bien de tirer des conclusions sur ce qu'il aurait fallut faire ou ne pas faire...

Juste de vous souhaiter bon rétablissement et de revenir sur l'eau le plus rapidement possible.

En tous cas, chapeau pour le récit clair et sans colère.

J'espère que cela n'en restera pas la et que, au minimum, votre assurance joue son rôle pour que vous puissiez repartir d'un bon pied.

Courage,
Harry.

05 nov. 2008
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Quel dénoument
peut-on envisager pour cette affaire?
AMHA la responsabilité du pêcheur est engagée. Sur la route on fait un constat à l'amiable mais sur l'eau que fait-on?

05 nov. 2008
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un
rapport de mer

05 nov. 2008
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le pricipal pour moi
vous etes vivants tous les deux . Pour le reste , c'est une question de temps : les "j'aurais dû" , "j'aurais pu " s'effaceront petit à petit.
Le bateau, meme si on y tient , cà reste du matériel plus ou moins remplaçable .
bon courage
André

05 nov. 2008
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j'admire la sagesse et l'esprit philosophe
qui va avec, mais que la vie peut être "fragile " , et quelle chance vous avez eu, le plus choquant est l'absence de "chaleur humaine" car une erreur est toujours possible, meme si la dureté du métier de pecheur n'autorise pas la compassion. On vit vraiment dans un monde de plus en plus c..!!
De tout coeur avec vous et merci pour cette belle leçon de savoir être.

05 nov. 2008
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je compatis
à la perte de votre bateau et vous remercie pour ce temoignage si bien pesé

05 nov. 2008
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du courage
et félicitation pour se récit lucide ...

ce genre de récits font froid dans le dos, et non ça n'arrive pas qu'aux autres !
:-|

05 nov. 2008
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chapeau bas, Messieurs
beau récit émouvant et sans haine particulière.

tous nos voeux de rétablissement physique et moral, perdre ainsi un bateau en quelques secondes est tragique

je n'ose imaginer la même situation de nuit !!!

tenez-nous au courant des suites ....

05 nov. 2008
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cette histoire
est bien triste mais vs l'avez vu quà un demi milles....? comment ça se fait? brouillard?pluie?

05 nov. 2008
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Al'attention de Cath
"vs l'avez vu qu'à un demi milles....?"

La visibilité était excellente et il y avait plusieurs autres pêcheurs dans la zone mais aucune raison de se méfier.

Ils ont commencer a y porter une certaine attention à 1/2 mille parce que ce bateau venait dans leur direction, presque de face.

05 nov. 2008
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Merci
d'avoir bien voulu raconter votre histoire.
Ca aurait pu être pire, c'est vrai, mais alors personne ne serait venu témoigner et votre pénible et traumatisante expérience n'aurait servi à rien ni à personne.
La sobriété et la dignité de ton récit soulignent avec une grande force l'innaceptable comportement de certaines personnes, qui, obnubilés par l'exploitation de leur outil de travail, en arrivent à oublier qui ils sont sur un bateau, en mer... et qu'ils sont donc des marins.
Je trouve celà bien triste.
Courage à vous deux.

05 nov. 2008
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Bonjour Daniel,
voilà le genre de scénario catastrophe de ceux qu'on souhaite ne jamais vivre. Pour ton ami, voir son voilier disparaitre de la sorte doit être rétrospectivement des plus cruels.
Ma fibre marine frissonne à la pensée de ce qui vous est arrivé.

On entend de plus en plus parlé de collisions dues à des bateaux de pèches sous pilote automatique, en des zones où la veille devrait être de mise.

J'espère pour le moins que l'assurance subviendra à la perte de ce compagnon.

05 nov. 2008
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surtout pas de jugements
un péchou à fond si pres de la cote sans aucune veille, on arrete pas le progres, ensuite savoir si on va empanner ou virer quand il est à 200 metres et qu'on est sur qu'il va changer de route, ca peut vraiment arriver à tous

ce qui est vraiment déplaisant est qu'on les laisse sans compassion, sans vetemenst secs sans café, que sais je, pendant si longtemps, en anglais il y a une expression qui dit cela tres bien "to add insult to injury..."

:-(

05 nov. 2008
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Très triste oui...mais aussi révoltant.
Oui, merci pour ce beau et poignant récit digne et sobre.
Mais il est vraiment à souhaiter qu'il y ait des suites, un rapport de mer circonstancié et des poursuites à l'encontre du comportement révoltant, dangereux et irresponsable du bateau de pêche et de son patron.
Sur un navire, quelque soit les circonstances et quelque soit le navire, la veille doit être assurée, point. Et elle ne l'était manifestement pas sur le bateau de pêche.
Quand à la réponse du patron "Il y avait de la buée..." C'est simplement époustouflant... et pourrait donner envie d'être violent.
Mais restons serein, laissons faire la justice et espérons que ce patron sera justement condamné pour mise en danger de la vie d'autrui et infraction grave au RIPAM.
Tenez nous au courant et soyez assuré de notre chaleureux soutien.

06 nov. 2008
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Révoltant ...
comment un bateau de pêche peut il naviguer sans veille avec 3 personnes a bord ?
surtout qu'il y a semble t'il beaucoup de bateaux qui naviguait ds la zone ?
et que dire de l'absence d'excuses de ces "professionnels" de la mer ???
ce récit est pathétique et révoltant à la fois.
Je me rends compte malheureusement que l'on rencontre autant de comportements stupides en mer que sur la route ...
Je suis de tout coeur avec vous.
bon rétablissement

06 nov. 2008
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Encouragements aussi....
...En attendant le redépart.

[i]comment un bateau de pêche peut il naviguer sans veille avec 3 personnes a bord ? [/i]
Ben, on le sait:Le PA....
Autrefois,le patron était à la barre..Maintenand,il bosse avec ce qu'il reste d'équipiers..
Ne soyons pas hypocrites non plus voulez-vous.S'il s'agit là d'un péchou,dans ce forum un matelot racontait avoir failli être coupé par un plaisancier sous PA...Papy et Mamy prenaient le thé dans le cockpit..

Il est sur que le PA devra générer de nouvelles conduites..

06 nov. 2008
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en effet
collision évitée de justesse avec un Oceanis 50 en face de sicié, à 7 noeuds plus, la seule personne sur le pont était en train de prendre un café en lisant dans le cockpit
il est vraiment passé tout pres

06 nov. 2008
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Félicitation pour ce temoignage qui fait froid dans le dos
J'avoue que la sagesse des nofrages me laisse admiratif et leur tire mon chapeau et leur souhaite plein de courage.J'aurais eu vraisemblablement une réaction moins zen.
L'erreur est bien sûr humaine mais on peut quand même être plus ou moins prudent.
Plaisancier ou pro cela ne change rien à l'affaire. (Si au prix du poisson et du fuel, il n'arrive pas à être rentable sauf à ne pas mettre quelqu'un à la barre, faut faire autre chose !)
Je ne vais pas être politiquement correct mais il faut bien reconnaitre que sur terre comme sur mer, certains (et j'insiste bien pas tous) tirent la légitimité de leur conduite "limite" du fait qu'ils en vivent. Quand il s'agit de vie humaine, il me semble que cet aspect est très secondaire.
En tout cas, comme d'autres avant moi, j'invite nos nofragrés à nous tenir au courant des suites.
Et encore Bon courage et se dire que ce n'est que du matériel (même si l'affectif est évident) et que cela aurait pu être un drame humain.
Encore bon courage

06 nov. 2008
0

Toute notre sympathie
RV

06 nov. 2008
0

cela laisse sans voix

et fait frémir à l'idée de ce qui peut se passer la nuit (Bib parti au fond avec le bateau, fuite...)

ou de penser aux conclusions rapides si vous veniez de prendre un malheureux petit apéro.

06 nov. 2008
0

Un COGNAC coulé par un « ami sincère »…

Merci pour cet excellent témoignage, sans colère … bravo.
Lorsqu’un navire rapide nous fonce dessus, que faire?
Avec nos faibles vitesses, nous sommes bien vulnérables et bien désarmés.
Qui n’a pas vécu dans ce cas des moments de crainte et même plus ?

06 nov. 200816 juin 2020
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Que rajouter de plus
si ce n'est toute ma sympatie.

Un détail cependant...

En début de récit, je lis :

[i]La visibilité est excellente [/i]

Peut être qu'un simple coup de corne de brume aurait pu alerter le " veilleur " du cazeyeur ?!!

Je ne veux aucunement jeter la faute ni sur l'un, ni sur l'autre, mais peut être une idée pour eviter a d'autres que la même situation arrive.

Avoir un de ces trucs a portée de main dans le cockpit.

Du moins, c'est ce que je retiens pour le jour ou je me retrouverais ( je n'espere pas ) dans ce même scénario.

Cordialement

Jorge.

07 nov. 2008
0

en +
de ça je saute sur la vhf si un truc pareil se passe (trop pres)
j'appelle via le canal d'écoute obligatoire

ns avons heureusement ça en + ils te mettent sur leur écran radar et savent exactement ou tu es quand tu as appelé

y'a t il ça dans votre coin aussi ?

06 nov. 2008
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Le même début
l'année dernière en Sardaigne, à l'entrée de la passe entre les iles "Mal di ventre" et la côte. C'est deux heures du mat, il fait assez noir.

Je vois à un demi mille les feux d'un bateau et j'entend son moteur. Il est arrêté. Puis il commence à bouger, à tourner.

Je sors une grosse lampe. Il est devant moi.

J'entend le moteur accélerer, les feux ne bougent pas. Je comprend qu'il fonce sur moi.

J'allume la lampe, éclaire mes voiles, la tourne vers lui. Je suis sous pilote, il n'y a pas trop de vent.

Je ne sais pas quoi faire, et il arrive sur moi.

Je vire en catastrophe, j'ai l'impression qu'il a aussi virer, mais dans le mauvais sens, qu'il vient encore sur moi.

Frousse bleue, je revire au moment où il passe à fond de ballon, 15nd, à 10 mètres.

Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il foutait. Je ne sais pas s'il m'a vu dans tout ce bordel.

La leçon ? Prendre la barre, et réfléchir de quel coté se barrer.

Merci pour votre récit. Courage pour la suite.

Jacques

06 nov. 2008
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Brutes épaisses
même pas un coup à boire, une couverture, un mot gentil...
Laissés comme des chiens. C'est tout simplement révoltant et limite non assistance à personne en danger. On peut en crever de l'hypothermie, surtout passés 60 ans...

07 nov. 2008
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Mon cher Gilou29 ...
Je n'osais pas le dire ! mais merci de l'avoir dit !
On se demande vraiment dans quel monde on vit !!!

07 nov. 2008
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méfiance
Digne témoignage d'un accident hallucinant. On croit rêver....

Méfiance donc, quand les pêcheurs rentrent, il n'y a souvent personne à la veille, tout le monde est au travail.
En rentrant à l'aber Ildut, ou autre) les goemoniers sont sous pilote auto, et le seul homme d'équipage est à l'arrière, sur le tas, pour faire du rangement....méfiance. :-(

07 nov. 2008
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J'ai même rencontré des pêcheurs sympas...
mon jugement concerne juste cette histoire.
Cela dit, il FAUT considérer que nous sommes en mer pour notre plaisir, pas eux. Perso, je ne cherche jamais les priorités avec les pros, je m'écarte si besoin.
J'ai même été obligé une fois de m'écarter d'un voilier babord amures, sous pilote avec personne dans le cockpit...

07 nov. 2008
0

Il y a ds limites.
"Cela dit, il FAUT considérer que nous sommes en mer pour notre plaisir, pas eux. Perso, je ne cherche jamais les priorités avec les pros, je m'écarte si besoin.
"

Et que penseriez vous d'un chauffeur de poids lourd qui grille stop et feux rouges parce qu'il remplit ses bordereaux de livraisons au lieu de faire attention à la signalisation ?

07 nov. 2008
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précisions
ce n'est pas une règle mais une généralité comme toujours

07 nov. 2008
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bin françois
c'est déjà leur attitude au chauffeur,

faut voir le camion arriver dans un rond point ou les livreur doubler sur la bande d'arrêt d'urgence pour gagner une ou deux places,

ce qu'on constate en mer on le constate aussi sur terre, dans les magasins etc etc, :-(

08 nov. 2008
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tu sais Philippe
je roule beaucoup pour mon boulot de 50 a 80000km par ans et ce depuis 20 ans, et sincerement les routiers sont bien souvent beaucoup plus prudent que les automobilistes , ne serais ce parce que quand tu as 40 tonnes derriere toi tu sais que si ça merde tu va souffrir, et qu en plus ils sont vraiment tres controlés par les pandores.

alors il y en a toujours un de temps a autre qui deconne , mais c est vraiment rare !

alors que les problemes avec les pecheurs qui se torchent le cul avec les regles de routes cela devient normal !

il y a quand meme un soucis !

cette attitude egoiste face a des gens qui eux aussi ont travaillé et fait des choix pour pouvoir s offrir le plaisir de naviguer n est plus acceptable !

:non:
:non::non:

07 nov. 2008
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gilou
pas d'accord avec ton raisonnement...les hommes sont tous égaux sauf qu'il y en a de plus égaux que d'autres...devant la loi!
et après tu vas devoir classer les priorités en fonction des professions aussi : lequel est prioritaire, le pêcheur ou le promène couillon?

la sécurité de tous impose une règle claire, nette et opposable à tous sans hésitation!
AMHA

07 nov. 2008
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RIPAM
rien que le RIPAM, il impose bien entendu d'éviter la collision même si tu es "privilégié" et j'approuve tout à fait mais les attitudes hésitantes sont catastrophiques par rapport au respect général des règles.
pour reprendre l'analogie avec la route (que je ne trouve pas excellente d'ailleurs) il n'y a rien de pire que le conducteur qui vient de droite et qui ralentit, s'arrête, repart doucement en s'engageant pour finir par te faire signe de passer une fois que tu seras arrêté toi même...il ne manque plus que de descendre pour lui demander s'il va travailler ou s'il va aux fraises!

07 nov. 2008
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hi
c'est sencé comme attitude mais le pb c'est le différentiel de vitesse qui fait que celui qui tient la clef de la situation est celui qui est le plus rapide et ce n'est pas forcément celui qui devrait se dérouter!

07 nov. 2008
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Au risque de sa vie ?
Ca se discute... En l'occurence, il y a hésitation entre sagesse (virer longtemps avant le croisement) et droit (continuer sur une route privilégiée).

Si le privilège conduit à renforcer le risque, il perd son intérêt, et devient contraire à la sécurité... La preuve !

Moi, je laisse les PL foncer, je ne me met pas devant eux, et quand je peux je vire avant qu'il ne soit trop tard. Me fous de savoir si ce sont des pros qui bossent ou des milliardaires qui sirotent leur whisky, mon intégrité personnelle avant eux !

07 nov. 2008
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Dans le cas tragique de ce Cognac,
et en réfléchissant bien confortablement assis devant mon ordi, j'ai tendance à penser que les voiliers, moins manoeuvrants, plus fragiles, ne devraient jamais se sentir privilégiés dès que la situation comporte la moindre ambigüité. J'entends par ambigüité, par exemple, l'incertitude quand au fait que le pêcheur aie vu le voilier ou non, ou encore le comportement erratique de l'exemple d'Erendil...

En clair : si c'est pas clair, je lui laisse la voie claire, et je vais plus loin manger une fine de claire avec Claire. C'est clair ? ;-)

07 nov. 2008
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bon je repose ma question
voir mon message plus haut : avez vous en france des contacts vhf et écoute obligatoire????
ça m'interesserait de le savoir pour quand on est dans vos eaux bleues..

07 nov. 2008
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obligation mondiale
de veille sur le 16 en VHF ?
et 2182 en BLU ?

Est ce que ca répond à ta question ?
Sinon l' AIS ne s'applique pas aux bateaux de moins de x metres et pas aux péchous cotiers en tout cas

Il aurait aussi fallu que le Cognac soit équipé en conséquence

07 nov. 2008
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Ben
déja, il n'y a pas de VHF obligatoire.

07 nov. 2008
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Ben oui
Il y a le canal 16, que tu es sensé veiller en permanence.

Je ne sais pas à quoi cela sert si de toute façon il n'y a personne au poste de pilotage.

Le temps passe trés vite. Dans le cas raconté ici comme dans mon expérience, il ne se passe que quelques dizaines de secondes entre le moment où tu prends conscience que le bateau semble te foncer dessus et celui où il est sur toi.

Le problème vient beaucoup des pécheurs, qui ont parfois une route incompréhensible. Dans mon cas, je pense que le gars tournait en rond pour chercher un casier, puis s'est arrêté pour le relevé, et enfin est parti à fond de ballon soit pour aller chercher un autre casier soit pour rentrer à la maison.

Je l'imagine bien choisir un WP dans le GPS, brancher le pilote et retourner vider son casier sur la plage arrière sans même se préoccuper de savoir s'il y a quelque chose devant.

C'était impossible qu'il ne me voit pas. J'avais les feux et j'éclairais avec ma lampe.

Ailleurs, j'aurais pensé qu'il voulait m'emmerder. Ici, en Sardaigne W, je ne le crois pas.

Je n'ai jamais eu ce genre de problème avec un cargo ou un ferry qui avance droit et dont on peut prévoir facilement la trajectoire et donc s'en écarter.

Donc VHF, oui éventuellement dans ce cas ou dans celui d'un voilier que l'on va croiser, mais pour le péchou, je n'y crois pas. Lui tirer une fusée dessus serait plus efficace.

07 nov. 2008
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Oui, je pense aussi qu'ils ont tout le temps la VHF allumé
mais je ne sais pas si quelqu'un l'écoute...

Jacques

13 fév. 2015
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alors les signaux optiques? comme un tir tendu de fusée parachute?
les pêchoux faisaient bien ça au Parlement de Bretagne il y des années...

07 nov. 2008
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Corne de brume
[i]Pour Jorginho, croit-il vraiment qu'une corne de brume soit audible à 115m sur un bateau en alu avec un moteur de 150 cv sous le plancher. [/i]

Heuuuu...oui !
Qui plus est par temps clair

Et pourquoi 115 metres ?

A 50m, je pense que ça s'entend, il y a encore le temps de virer de quelques degrés, juste assez pour éviter la colision.

Comme j'ai dit plus haut, je ne suis pas juge, mais je pense que ça aurait pu le faire.

Malheureusement, on ne peux revenir en arrière.

07 nov. 2008
0

pour ma part avant de quitter la bouée ou le ponton
j'ai la VHF portable dans son support dans le cockpit, ce n'est pas clair si dans le cas du cognac ca aurait pu eviter le drame.

me semble qd meme que les pecheurs ont tout le temps la VHF allumé

07 nov. 2008
0

dans un bateau de peche de cette taille
si tu hurles dans la VHF ils peuvent peut etre entendre
:-(

07 nov. 2008
1

Corne de brume et VHF
Tout d'abord, le Cognac n'était pas équipé de VHF. Mais à mon avis, cela n'aurait rien changé car le pêcheur était occupé à aider ses matelots à démailler les araignées à l'arrière.

Pour info, l'"Ami Sincère" est un petit bateau qui ne dispose que d'un abri ouvert vers l'arrière. Ce qui explique le le moteur ait été coupé très vite après la collision et rend impossible que le pare-brise soit couvert de buée...

Pour Jorginho, croit-il vraiment qu'une corne de brume soit audible à 115m sur un bateau en alu avec un moteur de 150 cv sous le plancher.

Or 115m, c'est 15 secondes avant une collision sur un bateau qui marche à 15 noeuds...

Et pour les partisans d'un appel en VHF, appellent ils systématiquement les bateaux qui naviguent à moins de 500 m d'eux? C'est à dire à 30 s à 15 nds.

08 nov. 2008
0

50 m, c'est 7.5 s à 15 nds.
"A 50m, je pense que ça s'entend" or 50 m à 15 nds s'effectuent en 7.5 s. Il faut vraiment être très rapide pour réagir quand l'on est occupé sur le pont arrière.

D'autre part, pour avoir navigué un peu sur ce type de bateau, je peux vous affirmer que le bruit du moteur auquel s'ajoute des vibrations est plutôt infernal. On doit crier pour s'entendre.

07 nov. 2008
0

pour ici
y'a le 16 bien sur
mais surtout le zeebruge trafic center 69 qu'on écoute car c'est la vhf "locale" et quand un grand cargo arrive ou un pecheur on fait contact via cet intermédiaire
un genre de votre cross sans doute ?
si tu as des contacts avec eux reguliers ils te connaissent un peu ça fait rassurant...

mais peut etre que chez vous ils écoutent le canal papotage...je connais pas vos usages locaux

07 nov. 2008
0

VHF
la veille en France, c'est le 16 pour tout le monde mais la VHF n'étant pas obligatoire, ça reste un outil de sécurité un peu aléatoire...

07 nov. 2008
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Veille du 16 ....

...non ! ce n'est pas le 15 , quoique pour certains ... :-D ...mais , blague à part j'ai souvent remarqué que les chalut. et autres pêcheurs pro. veillaient plutôt le 6 ! En tous cas en côtier , j'ai rarement obtenu de réponse en essayant de les contacter sur 16 , par contre sur 6 ça marche en général du 1er coup !! enfin quand ça marche .

Pour l'abordage et ses suites, je suis abasourdi .

08 nov. 2008
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Canal de sécurité et canal de travail..
Le canal de sécurité que l'on doit veiller est le 16, dans tous les cas de figure.
Dans l'absolu, l'utilisation directe du canal de travail est hors procédures réglementaires d'utilisation de la VHF, avec l'inconvénient que le "non local" ne connait pas cet usage et peut s'égosiller dans sa VHF sans effet!
Le canal érotique de Zeebrugge est leur canal de travail, comme le 68 est le canal de travail du CROSS (on bascule 68 après prise de contact par le 16), comme le 17 est le canal de travail de Calais etc...
La double veille permet de garder le contrôle.
Les sémaphores ("signal station") qui contrôlent également le trafic appellent les navires sur le 16 avant de basculer sur leur canal de travail.

09 nov. 2008
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ah bon
pourtant un jour par grosse purée de pois et sans radar ns avons eu une collaboration avec calais
dans le genre on est a la bouée x on va a la bouée y pouvez vs ns dire quand ça peut se faire
et ils ns ont avertis de quand ça pouvait se faire..

08 nov. 2008
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J'ai été quelque peu elliptique...
En fait, dans la pratique, on appelle généralement le port sur son canal de travail : le 9 pour les ports de plaisance, le 12 pour les ports commerciaux, sauf données contraires comme Calais, déjà cité. Le fait d'écouter leur canal de travail me semble de peu d'intérêt car c'est un trafic essentiellement technique.
Lorsque l'on remonte la Seine de Honfleur à Rouen, le canal du contrôle que l'on doit veiller est le 73, qui permet les liaisons avec les navires (toujours avec un pilote de la Seine à bord) et les autorités, notamment en cas d'incident.

09 nov. 2008
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Exact Cath
C'est une solution dans le coin.
J'ai déjà pratiqué pour traverser le chenal également dans la purée de pois.
L'équipe de Calais Port est effectivement très serviable, tout comme pour permettre d'entrer (sur demande polie!) entre deux ferries lorsque les feux ne nous sont pas favorables, c'est à dire presque toujours.
A ce propos, j'ai discuté précisément à Calais avec un skipper flamand qui m'avait invité à bord pour un pot.
Il m'expliquait que, culturellement pour lui, lorsque les feux interdisaient l'entrée, c'était interdit, et qu'il avait du mal à comprendre que, chez nous, on puisse bénéficier d'une sorte de dérogation après avoir demandé ou, comme au Havre, en passant entre le bateau de la capitainerie qui fait la police à l'entrée et le môle de la digue nord, ce qui ne pose aucun problème aux autorités, sauf exception bien sur, si le client est particulièrement gros.

07 nov. 2008
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Triste histoire…
et bon rétablissement à tous deux…

Dans ce coin, entre Nerput et le Décollé, il y a tellement de cailloux qu'il est difficile de penser laisser le pilote faire seul… pas + de quelques minutes, surtout à la vitesse à laquelle ils vont… Et aux vues de la fréquentation du plan d'eau… c'est encore + étonnant !
Et sans vouloir lancer la critique à tous les pêcheurs du coin (car il y en a aussi qui respectent les priorités), j'ai appris qu'un voilier à la voile est bien moins prioritaire que des chalutiers ou caseilleurs rentrant au port ! (mon crâne se souvient d'un coup de bôme consécutif à une manœuvre un peu précipitée entre Banchenou et St Cast… pourtant il y avait de l'eau !… et autres dans les grands jardins…)

:-(

07 nov. 2008
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Pour info
Dans le système GMDSS (Global Maritime Distress and Safety System) qui est maintenant d'application mondiale, ce n'est plus le 16 qu'il faut veiller, mais le 13. Le 16 étant devenu un canal de travail pour d'urgence.

Evidemment c'est récent, le tout le monde est encore sur le 16. Donc un dual watch 13 et 16 n'est pas inutile.

08 nov. 2008
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canal 13
le canal 13 de la VHF est réservé aux Cross et Autorités portuaires. Rien à voir avec GSMDSS, la veille sur 16 est toujours de rigueur; 70 en ASN. A voir le site de l'ANFR pour le manuel CRO annexe III page 52.

AM

07 nov. 2008
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Ponton, je rejoins maître Hi
On est d'accord sur le principe, mais à quoi bon crever dans son bon droit ?...

07 nov. 2008
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c'est une certitude !
mais dans ce cas précis… et dans ce coin précis… on hésite guère à faire + confiance à un chalutier plutôt qu'aux cailloux qui eux ne peuvent changer de route !

Sans le cas d'un bateau sans sondeur, sans gps, et sans vhf (ce qui se conçoit, puisque nav côtière), avec un marnage énorme, les courants, et sans doute mal motorisé… et un coin hérissé de partout avec un peu de mer… on hésite à modifier sa route !

le calcul des hauteurs d'eau étant fait avant le départ, il faut tout calculer avec la carte sous les yeux en fonction des heures, avec un relèvement super précis ! Dans l'urgence… absolument impossible.

Cette côte est dangereuse… pour tout le monde… même pour les pros… même pour les navigateurs expérimentés… tous les ans, de nombreux naufrages et collisions ont lieu, souvent à peine à 1 mille de la côte…

Personnellement après avoir été confronté plusieurs fois à des galères de ce genre, je me suis équipé en conséquence… gps portable avec carte, sondeur… et corne à portée de main !!! (ce qui est toujours obligatoire pour la nav côtière…)

07 nov. 2008
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Si tu passes au large…
j'avais compris entre Nerput et le Décollé… par là c'est bien pavé !
Pour le gps portable, c'est confortable… mouais… avec de la brume de mer… ou sous un bon grain… on entend beaucoup de choses… mais on ne voit rien !
Evidement on peut faire sans, en préparant ses calculs et avec une bonne carte… mais dans ce cas, mieux vaut passer large et prendre le grand chenal… amha ;-)
Suis déjà tombé en panne de moteur avec un amiot devant le Décollé… (on était bout au vent pour rentrer à SM), le temps de remettre les voiles et de faire demi tour… je suis sorti du chenal à cause du courant et du vent… je n'avait que la carte et mon calcul de marée… ben depuis, j'ai un gps portable ;-)

Enfin ceci n'a plus rien à voir avec le sujet, désolé :-)

07 nov. 2008
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N'exagèrons pas...
Entre St Cast et les premiers cailloux de l'entrée de St Malo, il y a plusieurs milles. Et le pêcheur venait de l'ENE, cap sur St Cast. Il n'y a donc pas de cailloux (ou si peu ) dans ces parages.

D'autre part, même si c'est confortable, il n'est pas indispensable de posséder un GPS ou de l'électronique pour naviguer en Bretagne Nord.Une bonne carte ou une bonne connaissance de son secteur de navigation suffisent.

C'est d'ailleurs un excellent exercice à faire pour les "jeunes" navigateurs que de naviguer à l'estime. cela apprend la vigilance et le remise en cause de certitudes.

07 nov. 2008
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pas question
de crever dans son bon droit, un peu facile comme réponse;
tout ce que je veux dire c'est que le renoncement trop systématique de l'exercice d'un "droit" (priorité ou privilège, politesse, parole, culture, langue et que sais-je encore) mène tout droit à l'abandon du droit tout court par perte d'usage. le RIPAM dicte des règles qui nous concernent comme les autres usagers de la mer, soyons grands garçons au lieu d'adopter l'attitude du "courage, fuyons" ou alors attendons patiemment de nous faire parquer dans une bande cotière jalonnée d'un coté par les bouées jaunes des baigneurs et de l'autre par des bouées oranges avec le permis à points dans la main prêt pour le contrôle journaler.

08 nov. 2008
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navire privilégié
la règle 17 du RIPAM est pourtant claire; le navire privilégié n'est jamais dispensé de faire la manoeuvre d'urgence pour éviter la collision. Dans le cas présent la responsabilité du patron du Cognac est engagée au titre de cette règle, en dépit du défaut de veille de l'abordeur lui aussi responsable pour ce motif et non respect de la règle 17.
AM

07 nov. 2008
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Renoncer à un privilège
n'est pas renoncer à un droit. On parlons ici du cas spécifique, mais pas unique, du voilier croisant un pêcheur. Mais il y a des tas d'autres usagers et pleins de situations, pour lesquels l'exercice des privilèges ne pose pas de problèmes.

Et si on se sent sûr de son coup et que les incertitudes les plus dangereuses sont levées, on peut toujours exercer son privilège jusqu'au bout...

07 nov. 2008
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De l'utilité de la VHF...
En premier lieu, je souhaite bon rétablissement aux marins naufragés, que je connais de vue.

J'ai pu constater l'été dernier sur le trajet St- malo mer Rouge, parcouru VHF allumée, que de la vingtaine de navires et pêcheurs contactés pour cause de route de collision évidente, AUCUN n'a répondu à mes appels. possédant un récepteur AIS, je les appelais pourtant par leur nom.

Ces même navires et pêcheurs mettent plusieurs dizaines de minutes à répondre aux autorités pour trafic...

Alors, appeler en VHF un bateau au nom inconnu, 15 secondes avant la collision...

07 nov. 2008
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AIS: a partir de quelle taille
les bateaux de pêche doivent avoir un AIS transpondeur (emetteur) ?

Merci.

07 nov. 2008
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je ne sais pour vous

Mais lorsque j'aperçois un pecheur la premiere chose que je fais j'essaie toujours de voir ou est l'équipage et s'il y a surtout quelqu'un dans la timonerie car le patron comme les matelots travaillent le poisson .Le PAuto est branché et ça fait deux bras de plus.

Toujours regarder la timonerie.

josé

07 nov. 2008
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Baie de la Fresnaye....
Bonsoir,

La même mésaventure est arrivée à mon père au même endroit. Lui pêchait les maquereaux avec ses 2 perches latérales. Le bulotier alu qu'il surveillait du coin de l'oeil lui a fondu dessus en un rien de temps : il a eu juste le temps de donner un coup de barre pour éviter le choc frontal, c'est la perche tribord qui a tout pris. Le canot a viré sur place sous le choc. Personne à la barre, tous en train de trier la pêche.Rentabilité oblige.

08 nov. 2008
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non desolé
ce n' est pas "Rentabilité oblige" mais connerie oblige , parce que c est totalement inexcusable !!

08 nov. 2008
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Presque hors sujet...
... encore que : dans la baie du Marin en Martinique mes observations sont simples !

Respectent les limitations de vitesse dans la zone des 300 mètres et dans la marina :

  • Les pêcheurs
  • Les agents de la marina
  • Les pros de la plongée
  • La SNSM
  • De très rares plaisanciers...

Ne [b]respectent pas[/b] les limitations de vitesse dans la zone des 300 mètres et dans la marina :

  • La gendarmerie maritime.................
  • Et la majorité des plaisanciers en annexe qui sans doute suivent leur exemple ?

_/)

08 nov. 2008
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Remerciement sincères
Mon ami Philippe, totalement néophyte en matière d'internet me charge de vous dire qu'il est trés touché de la solidarité que vous avez manifestés à leur égard.

Sa blessure au front est superficielle (5 points de suture ) mais son bras est toujours platré. Son coéquipier lui, est plus touché moralement. Il a des difficultés à dormir, rétrospectivement conscients qu'ils sont d'être passé à deux doigts d'un drame.

Coté assurance, le voilier était assuré au tiers. Mais une plainte a été déposée auprès du procureur de Dinan et une enquète est en cours.

A noter, que Philippe a eu toutes les peines du monde à retrouver le nom de l'armateur du bateau. Les Affaires Maritimes faisant un blocage comme si cela était classé "secret défense"!
Il lui aura fallu franchir 7 échelons hiérarchiques pour enfin l'obtenir!

Enfin, pour ceux qui seraient curieux de connaitre les aventures précédentes de "Rondine" que j'ai relatées ici en 2007, je vous invite à utilser la fonction "recherche" pour trouver l'article:

"400 milles en MANCHE sur un Cognac par force 8 à 10"

08 nov. 2008
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merci wiking
et bon rétablissement à tes deux amis.
Tiens-nous au courant de la suite donnée au dépôt de plainte; il est probable que l'assurance ne se sentira pas concernée, puisqu'ils étaient assurés au tiers.
Pour ma part, pêcheur en vue : vigilance redoublée! et je garde mes distances.

Avant-hier, je tirais des bords (vent d'ouset) au sud de Berder dans le Golfe du Morbihan en direction de la sortie, quand j'ai vu arriver le GUEDEL, petit cargo de service, qui lui aussi se dirigeait vers la sortie; marée descendante, il allait vite. j'ai mis le moteur pour pouvoir rester sur le bord , face au vent, en attendant qu'il soit passé : pas question pour moi de priorité...

08 nov. 2008
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trés curieuse ...
... phrase "...Sans doute, un plaisancier moins expérimenté n’aurait pas osé maintenir sa route ... " :-(

09 nov. 2008
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étonnant!!
Certaines contributions de ce fil qui donnent a penser que c'est le plaisancier qui est en faute. J en'ai pas le sentiment que nos amis aient voulu profiter de leur priorité mais simplement qu'ils eu la malchance de tomber sur un abruti"je travaille moi monsieur" comme certains poids lourd sur les routes. A noter le manque d'humanité après la collision!! ils n'ont pas de trousse de secours sur les bateaux de pêche? Pas de couverture alu? Il est certain que trier les araignéees était plus urgent. Ils font plus de bruit quand c'est l'un deux qui est abordé par plus gros!!! Triste?

09 nov. 2008
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Je n'ai pas le sentiment
que sur ce fil le comportement du Cognac ait été jugé. Bien au contraire, le débat qui a suivi a permis de constater qu'il y a plusieurs sensibilités et points de vue concernant un point de droit, et les comparer ne peut être que profitable à tout le monde.

Non, je ne crois pas que quelqu'un ai pensé que le plaisancier était en faute. Parfaitement et froidement exposée par Viking 35, bien qu'il soit visiblement affecté à titre d'ami, l'histoire ne peut d'ailleurs pas être jugée émotionellement, mais simplement discutée. C'est ce qui s'est passé.

26 mar. 2009
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LA SUITE juridique
Ce jour, a été jugé au Tribunal de Police de Dinan 22, les indemnités à verser au victimes.

Le patron de l'abordeur, Mr Courselle n'a pas jugé bon d'être présent à l'audience.

En son absence, 2000 euros ont été attribués à l'équipier et 2000 euros de provisions attribuées au skipper blessé, sous réserve d'une e.pertise médicale.

Cela sera statué en octobre 2009.

04 nov. 2009
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Les suites juridiques -un an aprés-
Dans un premier jugement du Tribunal de police de Dinan 22 Le patron du caseyeur, Monsieur Courcelle, de St Cast-22- a été condamné aux entiers dépens à verser une provision aux victimes.

Il ne s'est pas présenté au Tribunal et s'est déclaré insolvable à l'huissier mandaté.

Pourtant, il patronne de nouveau un autre bateau basé à St Malo, le "Flavie Geoffrey"...

Le propriétaire du voilier coulé a été remboursé rapidement par son assurance sur les bases du contrat, ce qui lui a permis de racheter un Ecume de Mer.

Conséquence, la victime, retraité peu argenté, a du avancer les frais d'avocat et d'huissier.

Le 27 octobre 2009, Un jugement définitif du tribunal de police de Dinan condamne le pécheur à 5500 euros de dommages et intérêts et au réglement d'une amende 900 euros.

Il reste "seulement" à savoir comment récupérer ces sommes auprès d'un pauvre patron pécheur insolvable...

Sur le conseils de "spécialistes", mon ami a fait appel du jugement.

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collision
bonjour
j'ai lu attentivement votre texte, il m'est arrivé "presque" la même chose deux fois.
La première fois devant le Guilvinecn en décembre il y a 15 ans environ : le pêcheur s'amusait visiblement à nous faire peur, j'avais un cata qui accélérait ou ralentissait au gré des risées et le bateau de pêche modifiait son cap à la demande pour rester pointé sur nous, arrivé par le travers, il a stoppé net et est sorti en rigolant ...
je ne porte aucun jugement là-dessus
Mais le problème est que l'on a tendance à imaginer que l'orsqu'un pêcheur nous fonce dessus, il le fait exprés.
Or une autre fois en baie d'Audierne, même topo mais j'avais un voilier avec une vitesse plus régulière mais il était clair que le chalutier faisait une grande courbe pour venir sur nous.
Que faire ? il s'amuse, il va passer derrière ...
en effet il est passé dix mètres derrière, mais PERSONNE à la timonerie ! et le gars qui était sur le pont à eu la peur de sa vie quand il nous a vu si près.
Donc : NE JAMAIS IMAGINER QUE LE PECHEUR NOUS FONCE DESSUS VOLONTAIREMENT et agir en se disant qu'il ne nous a pas vu.
En se déroutant largement, s'il continue à nous viser c'est rassurant : il y a quelqu'un à la barre !

Hubert, de Cherbourg

04 nov. 2009
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J'ai été étonné aussi...
Peu familier de la justice, j'en ai été moi aussi surpris. Mais mon ami m'a toujours parlé du Tribunal de Police...

L'appel aura lieu au Tribunal d'Instance de Dinan .

On en saura sans doute plus car le BEA Bureau d'Enquète Accident - a trouvé ce cas intéressant et a entendu les parties.

10 nov. 2008
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Une collision de plus...
Sur le Vendée Globe, cette nuit:
"A 1h30 précises, Bernard Stamm et son équipe, secondés par des préparateurs d’autres concurrents, ont amarré Cheminées Poujoulat au quai de Port-Olona. Après un rapide examen du bout-dehors cassé avec des spécialistes du composite, le navigateur suisse a livré ses premières déclarations :

« On était tout un groupe de bateaux au près en train de régater. Il y avait dans la zone un bateau de pêche, que je voyais depuis longtemps, et qui ne semblait pas poser de problème. Je suis descendu dans la cabine faire la navigation et quelques minutes plus tard… boom !

Je pense qu’il a dû changer de cap. Le temps d’aller à l’intérieur faire la navigation, je lui suis rentré dedans. Je n’ai pas pu le contacter. Je ne sais même pas s’il m’a vu. Ça a tapé devant et un peu de côté. C’était un très gros choc."

26 mar. 2009
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et pour le bateau ? c'est l'assurance qui a payé ou va payer
?

04 nov. 2009
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Tribunal de police?
C'est plus probablement le Tribunal d'Instance ou de Grande Instance,selon le montant du préjudice.

Pour pratiquer les tribunaux depuis un certain temps à mon corps défendant (problèmes de succession avec un cohéritier procédurier compulsif!), je ne pense pas que ton ami ait eu raison d'interjeter appel de ce jugement. Même si ce n'est pas totalement satisfaisant, il court le risque d'engager de nouveaux frais (il n'aurait donc pas de clause de protection juridique dans son contrat d'assurance personnelle?) pour un résultat moins satisfaisant.
Je crains que les "spécialistes" l'aient mal conseillé!

04 nov. 2009
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s'écarter, toujours et toujours
Vraiment d'accord avec perioh....Il n'y a que très rarement quelqu'un à la barre ou même à la veille sur les retour de pêche...
Rendement, rendement...
De jour comme de nuit, je m'écarte dès que je peux. Je ne suis pas à un bord près (ou de près).

Bon courage Viking...pour la suite des démarches administratives.

03 juil. 2013
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Cinq ans après...

Le patron-pêcheur a été condamné à payer environ 8000 euros y compris les frais.
Mon ami a avancé 2000 euros de frais d'avocats, d'huissiers etc...
Le pêcheur a payé 1000 euros et s'est rendu insolvable...
La Compagnie d'assurance de l'armateur n'existe plus.
L'avocate, C.Gl. du barreau de St Brieuc a classé le dossier.

MAIS un avocat retraité scandalisé par le traitement fait à notre ami et par les fautes professionnelles de son avocate a repris l'affaire gracieusement.

Il considère, à juste titre me semble t-il, que l'armateur de Granville, Mr Yonnet est solidaire de son salarié et aurait du être impliqué.

On peut donc espérer qu'il perçoive une indemnité avant qu'il ait 80 ans!

03 juil. 2013
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C'est bien de suivre un dossier du début a la fin. La compagnie d'assurance a disparue, ok, mais dans ce cas, il n'y a pas provision ? Elle n'a pas été rachetée ?

03 juil. 2013
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n' y a t il pas une caisse de garantie ( obligatoire ) pour les assureurs, pour couvrir les défaillances ?

04 juil. 2013
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ASSURANCES:
L'assurance couvrant le voilier coulé a été efficace et rapide. Trois mois après, un Ecume de Mer a remplacé le Cognac.

L'assurance du pécheur, une ancienne et petite compagnie normande a disparu.
Mais l'avocate en charge du dossier n'a pas fait de recherche et a laissé tombé rapidement, se contentant d'encaisser les acomptes versés par mon copain.

Moi-même n'étant pas juriste, m'étonnait qu'elle ne poursuive pas l'armateur de manière solidaire...

03 juil. 201303 juil. 2013
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Pour rester pédagogique à l'égard de néophytes ici, en marge de cette narration, cela indépendamment de la sympathie que nous exprimons sans réserve à nos malheureux amis, il faut souligner que la notion de "priorité" n'existe pas au "Règlement pour prévenir les abordages en mer" (relisez le, ce mot n'est jamais employé).
Ce règlement fera toujours mention de navire "Privilégié" (terme à ne pas confondre avec "Prioritaire"), ou "Handicapé", ou "non maître de sa manœuvre" (ne pas confondre avec en "Stationnement", régulier ou non).
On soulignera également que dans un chenal matérialisé (on parle de "Chenal Etroit" mais également de "ou d'une voie d'accès", NB : celle-ci commence à la bouée d'atterrissage, ou à la première balise latérale ou cardinale qui marque cette voie d'accès), le navire de moins de 20 mètres et les navires à voile perdent leur privilèges, on lit : "il ne doit "pas gêner le passage des navires etc..." règle 9-b.
Notez bien que vous n'êtes pas juge des capacités de manœuvre d'un bateau aperçu dans lequel vous n'êtes pas embarqué et dont vous n'assurez pas la conduite (une bordée d'injures peu soulager, mais ne servira pas à éviter une collision).
On ne relira jamais assez ce règlement, en particulier la règle N°2 a, qui dit :
"Aucune disposition des présentes Règles ne sauraient exonérer soit un navire, soit son propriétaire, son capitaine ou son équipage des conséquences d'une négligence quelconque quand à l'application des présentes Règles ou quand à toute précaution que commandent l'expérience ordinaire du marin ou les circonstances particulières dans lesquels se trouvent le navire".
Il faut comprendre, qu'en cas de collision, une part de responsabilité dans l'abordage du capitaine du navire privilégié, ne saurait jamais être totalement écartée.

Conclusion, voileux et plaisanciers en générale, adoptez profil bas dans les chenaux matérialisés et même ailleurs restez attentifs.
N'hésitez surtout pas, quelques soient les circonstances, "à prendre du tour" si cela vous parait possible.

03 juil. 2013
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Réglementairement tout à fait exact. toutefois je comprends que désormais la problématique est ailleurs. Le jugement sur le fond a été rendu et les responsabilités ne font aucun doute.

03 juil. 2013
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Je retiens de cette triste histoire l'intérêt d'une assurance dommage.

Le bateau auraie été remboursé, l'assurance aurait fait tous les recours qu'elle voulait faire pour se faire elle même rembourser par l'assurance du pécheur et basta. Cela n'aurait plus été ton problème.

Jacques

03 juil. 2013
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C'est affreux cette histoire ressortie des profondeurs du forum pour nous raconter les derniers rebondissements. Merci de l'avoir fait Viking.

On perd parfois de précieuses secondes à scruter les bateaux de pêche à se demander s'ils nous ont vu, s'ils font exprès, s'il y a quelqu'un à la barre, s'ils sont en train de remonter le filet, s'ils nous ont vu mais attendent la dernière minute pour donner le petit coup de barre ou d'accélérateur pour nous passer devant à tout prix, et à se demander quelle est la meilleure disposition à prendre.

03 juil. 2013
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Oui, merci Viking pour ces infos, même si on aurait préféré une issue plus simple :-(

03 juil. 201303 juil. 2013
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J'ai croisé deux pêcheurs et une "navette" d'assez prêt de nuit en route directe au portant en ce qui me concerne entre Aber Wrach' et Tréguier. Leur approche m'avait été signalée par le dispositif Mer-Veille (confirmant l'activation de leur radar) avant que je ne les ai en visuel pour deux d'entre eux. J'ai surveillé l'approche zigzagante des pêchous"dès la première alerte.
Le deuxième bateau de pêche s'est approché de près route quasi convergente, à 300M environ celui-ci m'a "corné", j'ai répondu en flashant ma GV à la torche.
Le bateau à modifié son allure pour me passer derrière ayant sans doute détecté mes 5° au compas (au portant c'est facile) pour prendre du tour dès que j'ai pu le localiser.
Dans les trois cas j'ai eu la certitude d'avoir été vu et que nos routes respectives étaient surveillées et évaluées. On s'est croisé dans les trois cas suffisamment près pour que mon salut soit visible GV allumée, il m'a semblé ressentir une certaine bienveillance de la part des occupants de ces trois bateaux...

Je me souviens du récit de Philippe Mouton relatant ses 400 milles en Manche dans la tempête. Que devient-il ?

07 juil. 2013
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Philippe a comme nous, 5 ans de plus depuis ses aventures, c'est à dire qu'il mène la vie d'un jeune homme de 77 ans qui habite dans le plus joli village de Bretagne...

Pour les "nouveaux" je vais faire remonter son récit de navigation en solitaire, en Manche, sans cartes :400 milles en MANCHE sur un Cognac par force 8 à 10.

07 juil. 2013
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Heureux d'apprendre que Philippe Mouton se porte bien :alavotre:.

Son récit ... :lavache:

04 juil. 2013
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Bikeel souligne une info fondamentale, il n'y a pas de bateau prioritaire, il faut impérativement éviter la collision. Ce qui me parait logique et de bon sens. Quand au pêchou 'rigolo' qui fonce sur le voiliers pour le rasé!!! Mais travailler tout en faisant route n'est pas évident. Voir les collisions pechou cargo ou NGV.

04 juil. 2013
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Pour rester didactique en marge de cette triste affaire (ce qui est triste c'est d'avoir connaissance qu'on n'est jamais certain que l'assurance du tiers, couvrira le préjudice subi dans un sinistre occasionné par son assuré, alors "prenez du tour" quelque soit).

On relira toutefois avec attention la règle n°17, en particulier les points a)ii) et B), je cite :

Règle 17 a)ii) :
Néanmoins, ce dernier peut manœuvrer (nota le navire privilégié), afin d'éviter l'abordage par sa seule manœuvre, aussitôt qu'il lui parait évident que le navire qui est dans l'obligation de s'écarter de sa route n'effectue pas la manœuvre appropriée prescrite par les présentes Règles.
Règle 17 b)
Quand pour une cause quelconque, le navire qui est tenu de maintenir son cap et sa vitesse se trouve tellement près de l'autre que l'abordage ne peut être évité par la seule manœuvre du navire qui doit laisser la route libre, il doit de son côté faire la manœuvre qui est la meilleure pour aider à éviter l'abordage.

On mémorisera aussi avec attention la Règle 17 c) qui explique les règles de barre et de route à appliquer si la Règle n°17 b) échoit.

Pour ma modeste expérience, j'ai toujours constaté, que sur cap concourant, même en étant "privilégié", en effectuant un manœuvre franche de déroutement (au moins 45°) de la route suivie, et retour au cap initial, les professionnels répondaient toujours par un petit coup de barre sur le cap opposé, pour signaler qu'ils vous avaient aperçu et étaient attentifs à vos manœuvres.

Chez les plaisanciers, c'est beaucoup moins vrai, qu'on se le dise. :tesur:

Pour la petite histoire, ces Règles Internationales de barre et de route datent de l'époque où la TSF n'existait pas encore, et où les capitaines ne pouvaient communiquer entre eux que par signaux visuels.

Elles s'appliquent à tous les navigateurs du Monde (Pays signataires), quelques soient les équipements de leurs navires. :bravo:

07 juil. 2013
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la politesse peut être très néfaste, voire carrément nuisible.

S'il y a un code de la mer, comme un code de la route, ce n'est pas pour rien.

Et la différence entre "prioritaire" et "privilégié" me semble fort mince : dans tous les cas, il y a un bateau qui doit garder sa route, et l'autre se dérouter. On ne peut faire plus simple !

Si l'on ne se tient pas à cette règle, imaginez l'anarchie et les risques réels de collision qui en résulteraient !

Si l'on commence à se faire des politesses au lieu de respecter le code de la mer, bonjour les dégâts ! :non:

07 juil. 2013
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Je pratique la "politesse" sans créer de risque, et pas plus tard qu'hier j'ai évité le dernier d'une régate (qui ne m'a pas remerciée d'ailleurs).

Il suffit de manifester assez tôt son intention de changer de route - je ne suis pas la 1ère à le dire si ma mémoire est bonne.

07 juil. 2013
1

Bonjour,
Je remercie Bikeel de son rappel du "Règlement pour prévenir les abordages en mer".
Lorsqu'il y a risque de collision, celui qui s'en aperçoit doit adopter une règle de prudence. Il se peut qu'on n'est pas été vus parce que nous sommes d'une taille négligeable (que représente un bateau de 12 m par rapport à un super tanker ?) ou bien parce que personne n'assure la veille sur l'autre navire ou bien que nous soyons la cible d'un joyeux farceur qui prend plaisir à effrayer un "plaisancier". Dans tous les cas, les conséquences d'un changement de route seront toujours nettement insignifiantes par rapport à celles d'une collision.
Soyons philosophes et rappelons-nous que nous sommes sur l'eau pour le plaisir.

08 juil. 2013
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bonjour il y a quelque annèes en plein ete j'ai ete temoin d'une fortune de mer dans la baie de concarneau! un bolincheur( fileyeur à sardines) a volontairement foncè sur une vedette à moteur (cap camarat environ 6/7 metres) en provenançe des glenans, qui rentrait avec de nombreux autres vedettes ou semis rigides çe dimanche soir! le pecheur(bateau d'une quinzaine de metres)sans doute exedè par ces plaisanciers qui perturbaient les bancs de poissons( la mer etait d'huile)est venu heurter le petit bateau par le travers!! il n'y a pas eu de blessès seulement des degats materiels mais ça aurait pu etre grave car il y avait des enfants en bas age dans la vedette! la aussi les pecheurs(pas le patron) etaient tres mal à l'aise!

ayant ete avec d'autres temoins de cette manoeuvre totalement irresponsable et delibèrèe j'ai du temoigner aupres des affaires maritimes , d'autre part le pecheur à la reputation de dur s'etait vantè dans les bistrots qu'il se ferait un plaisancier!!!!!!! on croit rever!
je n'ai pas eu de nouvelles par la suite, j'ai seulement su que le pecheur avait proposè de payer les degats , mais le plaisancier a refusè et maintenu sa plainte ! apres c'est le brouillard, je ne sais si l'affaire a eu une suite( il y a une dizaine d'annèes le lobby des pecheurs pros etait tres puissant à concarneau) le bateau de peche navigue toujours! mais n'a plus fait parler de lui; peut etre a t il eu un avertissement????????? le plaisançier lui ne navigue plus (je n'ai volontairement pas donnè le nom des bateaux mais l'affaire a ete consignèe) cordialement

08 juil. 2013
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je preçise que je n'ai rien contre les pecheurs pros, bien au contraire,j'ai plusieurs copains qui exerçent
ce metier diffiçile, mais on peut toujours etre à la merçi d'un mauvais coucheur!!!!! maintenant dans la plaisançe (surtout l'ete) on rencontre aussi de sacres"touristes"
completement irresponsable aussi
cordialement

12 fév. 2015
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EPILOGUE : 7 ans plus tard...

Il y a deux ans, je vous relatais:Un avocat retraité scandalisé par le traitement fait à notre ami et par les fautes professionnelles de son avocate a repris l'affaire gracieusement.

Il considère, à juste titre me semble t-il, que l'armateur de Granville, Mr Yonnet est solidaire de son salarié et aurait du être impliqué.

Cet avocat retraité a donc bénévolement aidé mon ami Philippe.

Contrairement à l'avocate précédente, il a attaqué l'armement Yonnet de Granville 50, propriétaire du bateau de pêche.

Comme cela aurait du l'être dès le début.

L'armement a été condamné à versé 10 000 € plus les frais.

La Compagnie d'assurance de l'armateur n'existe plus c'est donc lui qui remboursera

12 fév. 2015
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Merci de ces dernières nouvelles, et de ce dénouement heureux après tant d'années de bagarres judiciaire !

Cela m'a aussi permis de découvrir le récit du Cognac "400 milles en MANCHE sur un Cognac par force 8 à 10"
:pouce:

12 fév. 2015
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viking35, merci de nous donner la finalité, 7 Ans après c'est juste et bien le verdict. André

12 fév. 2015
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Merci viking 35 pour ce conte rendu sur cette triste affaire.
Mais 7 ans c'est quand même trop long.
Heureux pour le plaisancier que cela se termine enfin
et qu'il soit indemnisé .

12 fév. 2015
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Faire remonter ce fil m'aura au moins permis de le lire dans son intégralité mais surtout dans apprécier ENFIN le dénouement :pouce:

13 fév. 2015
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L' épilogue, ce sera quand les 10000 euros seront sur son compte, et c'est pas pour demain..........hélas.

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