Un beaujolais, ça vous parle?

Bonjour à tous,
lecteur de plus en plus régulier, je saute le pas parce que je ne trouve pas ce que je cherche dans les archives pourtant fournies!
J'envisage la réparation d'un beaujolais ( 10.10m, coque alu, quillard, plan harlé)
Mais je ne trouve pas beaucoup d'informations sur les caractéristiques du bateau...
En gros, je dois doubler la coque sous la flottaison parce que l'électrolyse l'a rongé.
Comme l'intérieur est propre j'aimerai ne pas le démonter ( c'est pourquoi je penche vers le fait de ne pas changer les bordés mais bien les doubler...)
Mais je voudrais être sûr que je puisse le faire sans brûler les aménagements. Pour ça je cherche à savoir comment c'est sous le plancher. Et à quelle qualité de finition je dois m'attendre si je dois démonter...
(Ce que j'ai vu par les trappes me semble correct, mais je ne vois pas tout!)
En outre la quille sonne creux sur le haut, il y a un réservoir? Et dans la quille justement ça donne quoi: Lest en plomb coulé dans la résine entre deux tôles d'alu?
Voilà. Je précise que je ne connaît pas le bateau, pour l'instant j'envisage juste la faisabilité de la réparation avant de m'avancer à l'acheter...
Donc du coup je suis aussi preneur de vos avis sur les qualités et défauts de ce bateau si vous le connaissez!
Merci d'avance. :-D

L'équipage
18 mai 2009
18 mai 2009
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J'ai eu un cousin germain
du Beaujolais. A l'époque ce qui m'a fait choisir un Jurançon était la tole de 3mm sue le pont et le type de lest. En effet s'il existe une pénétration de l'eau dans la quille en alu cela est difficile à voir et l'électrolyse fera son chemin car il me semble bien que du plomb est coulé dedans. Le son creux entendu doit correspondre au remplissage non complet de la quille. Lors de mon choix, l'architecte n'aimait pas les zones de stagnation dans les fonds donc les bacs de récupération.
Doubler la coque car il y a de l'électrolyse reviens à platrer une fracture ouverte de jambe. C'est à dire cacher le mal qui risque de continuer à évoluer. Normalement si le voilier est bien conçu tu dois pouvoir démonter les aménagements et reprendre les bordés victmes d'électrolyse. Doubler les bordés t'expose en plus à un changement de volume de carène, de poids sans compter que souder les toles ne va pas être aisé et qu'il te faudra bien meuler les soudures pour l'aspect et l'hydrodynamique.
A+

18 mai 2009
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Sur le doublage:
L'électrolyse est générale sur toute les oeuvres vives. Je pense plus à une défaillance du système électrique (ponton/bateau) que le couple avec le plomb du lest (qui aurait attaqué d'abord la quille et les liaisons, non?)
Du coup comme les bordés ont perdus entre 1 et 2 mm partout (et des toutes petites cuvettes qui sont à 1mm contre 4mm d'origine! :tesur: )
Je pars du principe que doubler en tôle de 3mm ne devrai pas l'alourdir beaucoup et juste redonner ce qu'il manque en épaisseur sur cette coque.
(Si j'avais du le construire je crois que j'aurais opté pour du 5mm et pas du 4mm sous la flottaison, malgré le surpoids...)
Pour souder ça ne devrait pas poser de problème, c'est encore mon métier actuellement...
Mon seul problème étant de trouver un poste correct à pas trop cher puisque je n'ai plus mon gros 400 A pulsé... :-(
Mais bon toutes ces soudures là seront meulées effectivement alors l'esthétique du cordon... (osef?)
Je ne connais pas du tout la conception des aménagements, aussi avant de même penser démonter quoi que soit je pose ici question de ce à quoi je dois m'attendre si je dois m'engager là dedans...
(pied de biche/ chalumeau/ tu refais tout)
ou
(dévisse trois vis/ déboite/ remboite/ revisse)
Le jurançon c'est comment au point de vue amménagement?

18 mai 2009
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en voyant ton avatar
je me suis douté que tu étais du métier...
je crois que tous les pros du site vont te conseiller de "casser" pour reconstruire . écoute ton bon sens et ton metier..si c'est bien fait , tu dois pouvoir doubler..y a pas de raison que cela ne marche pas..en France(j'en suis) on complique toujours tout...:litjournal:

18 mai 2009
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A carré arrière
avec un cockpit peu profond et surélevé. C'est un dériveur lesté. L'électrolyse qui pourrait exister dans la quille entre plomb et alu s'il y a infiltration d'eau n'a rien avoir avec celle des bordés qui peut être d'origine électrique. J'ai fait réaliser des retouches de soudure (oubli d'un rivet sur la tole). La mousse derrière se retracter mais c'était pour un point de soudure. Pour une soudure longue? Mais je ne prendrai pas le risque car en plus de la chaleur les matériaux vont travailler. Chaque fois que des amis faisaient des reprises de tole en acier, ils démontaient les aménagements. Les miens étaient sur vis pour accéder à la tole. Comment vas tu procéder pour souder les toles? Si elles sont trop grandes il va exister un espace entre elles. Sinon il te faudra faire des trous dans la nouvelle tole pour pouvoir bien la plaquer sur celle electrolysée. Cela risque d'engendrer des déformations et te donner une coque bosselée sans compter que tu ne vois plus l'évolution du processus. Personellement je ne me lancerai pas dans ce travail ni dans l'achat. J'essayerai de trouver un autre voilier certes en alu mais plus petit si tu y tiens.

18 mai 2009
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Oui c'est mon métier!
Mais il n'y a pas deux bateaux pareils et même si j'ai tendance à être sûr de moi, ce serait perdre beaucoup que de ne pas écouter d'autres avis.
J'ai déjà doubler des bordés sur des coques rapides et des voiliers. En général je perce effectivement la nouvelle tôle pour "bouchonner" et la rendre parfaitement collée au bordé ancien. Si on pointe tout avant de faire la moindre soudure, qu'on tape ce qu'il faut pour épouser la forme et plaquer la tôle contre l'autre, il n'y a plus qu'a faire les lignes de soudures et de bouchons en correspondance avec les lisses et les couples déjà en place pour avoir une belle forme sans déformations gênantes.
Il faut mesurer à l'intérieur et tracer à l'extérieur, et ensuite découper ses tôles et les percer suivant le tracé.
(Souder, c'est une semaine de préparation pour une journée de soudure effective! :-D )
Après la déformation sur une coque alu il y en a toujours, si vous voulez une finition peinture brillante il est obligatoire de passer par un masticage plus ou moins important pour cacher les bosses...
Là tout sera recouvert par l'antifouling et je ne recherche pas une coque taillée pour un glissement optimal, donc...
Ce qui me faisait penser que je pouvais peut-être faire l'économie du démontage des aménagements, c'est que j'avais l'impression qu'il y avait un espace suffisant entre le plancher et sa jonction aux couples. (comme si il n'y avait rien en bois à l'intérieur en dessous de la ligne de flottaison?)
D'ailleurs à mon souvenir il n'y même pas de styrodur pour l'isolation.
Mais c'est de mémoire et si quelqu'un a déjà démonter ce type d'intérieur, je suis tout ouïe! :-D
Je ne pense pas que l'électrolyse puisse reprendre entre les deux tôles puisque, ayant l'habitude de souder étanche, il n'y aura plus de contact entre l'ancienne surface et l'extérieur.
Et le couple galvanique pouvant exister entre les deux aluminiums me semble négligeable.( Même à considérer un alliage un peu différent, ça reste pas trop méchant...)
Reste la raison première de l'électrolyse qui si elle perdure, attaquera donc d'abord la nouvelle surface. A surveiller de l'extérieur donc.
Mais en refaisant totalement le câblage électrique interne, en faisant la chasse aux accessoires éventuels en inox ou autres aciers, et avec des anodes correctement posées et entretenues... Je pense quand même pouvoir m'en préserver correctement!
Je crois que le Beaujolais aussi à un carré arrière et un cockpit surélevé et peu profond, mais il me semblait quand même bien marin, même si peu pratique pour pique-niquer à plusieurs! :-)

18 mai 2009
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Il y a
un peu plus de quinze ans, "International" avait sorti un antifouling qu'ils disaient être "au cuivre inactivé", et le prétendaient utilisable sur une sur un carène en alu....

Résultat des courses, ça leur à couté la "peau des fesses" en remise en état de bateau ayant appliqué cette mer**e, avec remplacement de paneaux entiers de bordé....

Le beaujolais que tu vises fait peut-être parti des bateaux touchés par ce problème, sans que le propriétaire à l'époque des faits ne se soit soucié d'obtenir réparation.... :-(

18 mai 2009
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en général, ds un bateau métallique...
on ne met pas souvent de l'isolation en dessous de la ligne de flottaison (régulation thermique par la température de l'eau + convection, en tous cas pour les tropiques ou même les zones tempèrées).
fil intéressant ... je me demande si à l'époque de construction de ce beaulolais les alliages "AG..xyz" ne posaient pas, tout simplement, plus de problèmes? je relis le LN19 chapitre Harlé sans grand espoir.

19 mai 2009
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souvent,
L'isolation est surtout là pour l'acoustique.
Sinon il est fréquent de peindre à l'époxy l'intérieur jusqu'à la flottaison.
Le principe étant d'éviter que toute eau stagnante ou humidité à l'intérieur ne corrompe trop vite le métal...
Sur les alliages d'aluminium il est évident que la qualité était surtout très irrégulière selon les coulées.
Mais c'est toujours vrai de nos jours! ;-)

19 mai 2009
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Je ne savais pas pour l'antifouling.
Mais je pense que cela date quand même de moins de deux ans, alors quinze ans ...
Mais comment ont-ils osés mettre une crasse pareille en vente sans faire d'essais?

19 mai 2009
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Ton Beaujolais est il celui de Morlaix ?
Il y a quelques semaines j'ai passé pas mal de temps à le regarder en détail. Pas 1 cm carré de tole n'est intact: bordé, quille, safran et aileron. Un gros boulot de reconstruction à envisager. a mon avis il faut changer les toles unes par unes, donc démonter les aménagements correspondants. Les doubler me semble du "bricolage" mais ce n'est que mon avis.
Le beaujolais était principalement construit par Chaventré aux Sables d'Olonnes, il y a eu également quelques constructions amateurs intégrales.
En fonction du prix d'achat et de ton temps disponible c'est peut être une bonne opportunité pour un bateau sur et marin.
Bon courage

19 mai 2009
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oui
Tu en as entendu parler? Tu connais un peu son historique? :-)

Effectivement toutes les oeuvres vives sont à reprendre.
L'expert qui est passé après le sablage indique que 90% de celles-ci sont atteintes je crois.

C'est amusant parce que quand on dit à quelqu'un qu'il faut changer les bordés, la réaction est toujours la même: "Et juste doubler, c'est pas suffisant?" (I.E. : moins de matière et moins de main d'oeuvre :C'est moins cher...)
Pourquoi faire ici ce que je déconseille souvent?
Et bien parce que la plupart du temps les bordés sont fissurés où entaillés: la tôle à souffert, elle a une résistance mécanique très affaiblie et présente sans doute pas mal de fissures invisibles.
Dans ce cas il faut impérativement changer le bordé.
Mais là, il n'y a aucune contrainte mécanique a avoir forcé sur le bordé. C'est juste son épaisseur qui est très diminuée; et uniformément qui plus est.
Aussi dans ce cas précis en choisissant bien ma tôle, le surplus de poids sera minime.
J'ai eut le cas d'un maniaque qui avait une idée un peu farfelue de sa coque alu:
A chaque carénage, c'était abrasif gros grain à la disqueuse... Ha, ça! c'était propre! Une coque toujours parfaitement lisse; et puis ça allait de mieux en mieux: il gagnait en vitesse au cours du temps... :pouce:
Et pour cause: en gros -3mm partout!
Et bien là doubler était la solution pertinente. (Et lui expliquer que gratter à la main ou au karcher sans tout décrocher c'était suffisant! :non: )
Non, là la solution bricolage ce serait reprendre l'épaisseur au mastic chargé spécial métal... :reflechi:
...
:mdr:

19 mai 2009
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Non,
Je ne connais pas son histoire. Il a trainé pas mal de temps dans le port de Morlaix avec un panneau à vendre. Je pense , sans certitude, que l'état de sa coque est due à une fuite électrique mais ce n'est qu'une hypothèse. En tout cas un bel exemple d'électrolyse et un bon rappelle à l'ordre pour les possesseurs de coque alu ,comme moi.
Pour le reste tu fait comme tu le sent, juste une petite remarque, qui dans X années te rachèteras un bateau "bricolé" de la sorte à sa vraie valeur ? Tu pensera bien à le revendre un jour et là ...
Excuse moi pour le terme bricolé mais c'est le seul que j'arrive à mettre sur ta solution de doublage de coque et n'y voie aucune ironie c'est juste mon sentiment.
Bonne réflexion et bon vent

19 mai 2009
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Juste un ou deux éléments de reflexion
Il me semble que le fond d'un bateau, a fortiori un quillard avec un bon tirant d'eau, est la partie de la coque la plus sollicitée en contraintes diverses. Par exemple, échouage, mise sur ber, remontée au près serré, voire talonnage et enfin et pas des moindres, la compression du mat qui est surement reprise sur la quille par une épontille.

Si la résistance des toles restantes est proche de zéro, il faudra donc que ton doublage soit en mesure de restaurer aussi la résistance aux contraintes mécaniques citées plus haut.

Si tu es soudeur professionel sur alliages légers (un savoir-faire que je t'envie), je dirais qu'il serait plus judicieux de remplacer les toles rongées par des toles dont la résistance mécanique sera au moins équivalente à celles d'origine. Il ne s'agit ici pas que d'un problème d'étanchéité.

Autre point de vue: si tu ignores l'origine de la dégradation actuelle ou la nature de la contamination de l'alliage, rien ne dit que cette cause originelle n'est plus présente. En doublant la peau existante, tu risques d'enfermer le loup dans la bergerie, si tu vois ce que je veux dire.

Bon courage pour cette entreprise de taille.

19 mai 2009
0

pour les contraintes subies,
je pense que le bateau est resté sagement à s'électrolysé au port...
Et donc les tôles affaiblies n'ont pas travaillé beaucoup. De plus il semble que les couples et lisses sont en nombres et bien repartis: Là il est sur ber et évidemment mon premier regard fut pour savoir si les bordés fléchissaient aux patins du ber.
Or rien ne bouge d'un millimètre! la courbure est bien régulière sur tout le bordé.
Le doublage, s'il est bien fait, épouse la première tôle et donc on peut considérer mécaniquement qu'il n'y a plus qu'une seule tôle d'épaisseur "restant+doublage" a travailler.
Remplacer les bordés signifie tout démonter à l'intérieur, prendre le risque de devoir refaire à neuf l'aménagement (puisque je ne sais pas encore comment il est monté).
De plus il ne suffit pas de couper le bordé sur les bords et pouf on en remet un autre!
Déposer le bordé demande de le séparer chenille par chenille des lisses...
Au point de vue temps et résistance, autant changer les lisses...
Changer les lisses, c'est ne pas pouvoir tricher sur leurs longueurs pour ne pas fragiliser l'ensemble, donc c'est retourner la coque et reprendre la soudure sur les couples...
Reprendre les couples c'est...On continue?...

Bref, au point de vue temps+coût, le prix de revient me serait presque celui de faire le même en neuf. (on parle ici que de la coque 'sèche')

Pour la crainte sur 'enfermer le loup dans la bergerie' j'ai expliqué plus haut que cela me semblerait quand même étonnant: Avec une surface nettoyée (sablée, poncée...) qui ne sera plus en contact avec rien d'autre que une autre tôle, éventuellement des micro bulles d'air entre les deux... mais pas d'eau ou d'agents acides, ni le milieu extérieur (c'est là que l'étanchéité joue son rôle).
L'alu n'est pas le polyester, la peur de l'osmose cachée ne lui est pas transposable.
Merci pour l'encouragement!
Quoique ça me motive vraiment de sauver un bateau comme ça, donc si je me lance là dedans c'est surtout ma femme qu'il faut encourager!
"Chérie, j'ai ramené du boulot à la maison..."

:-D

19 mai 2009
0

merci pour les liens!
52000€, c'est parce que c'est un dériveur?

19 mai 2009
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petite expérience
J'ai eu l'occasion de modifier moi mème mon bateau
métal (en partie inox). J'avais décidé de faire
un démontage minimum. Tout allait bien jusqu'à ce qu'une goute de métal en fusion mette le feu à une mousse d'isolation moteur soit disant ininflammable. Le feu s'est propagé en quelques secondes et toute la zône arrière a été remplie par la poudre d'extincteur suivie de l'eau en abondance, le tout en moins de 30secondes.
En 2 minutes, tout le bateau brulait si je n'avait pas réussi à arrèter cet incendie.
Je vous déconseille donc fortement de faire
l'économie d'un démontage correcte avant soudure.
La corrosion électrolytique de l'alu ne doit pas
ètre prise à la légère sur un bateau de mer et on ne peut pas se permettre de faire le pari de zônes
à l'évolution incontrolable sous la flottaison si on peut faire autrement.
Le Beaujolais avait fait l'objet d'un long article
dans un vieux LN à l'époque au Philippe Harlé partait pour un voyage en atlantique en famille
pour tester son bateau.

19 mai 2009
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désolé pour votre bateau...
Et je confirme en sus que les mousses type styrodur, soi-disant ininflammables font de jolies flammes quand on sait les chauffer...
Je fais effectivement tout pour prévenir ce genre de choses, et jusqu'ici pas de problème!

19 mai 2009
0

Re
Citation - "Avec une surface nettoyée (sablée, poncée...) qui ne sera plus en contact avec rien d'autre que une autre tôle, éventuellement des micro bulles d'air entre les deux... mais pas d'eau ou d'agents acides, ni le milieu extérieur (c'est là que l'étanchéité joue son rôle).
L'alu n'est pas le polyester, la peur de l'osmose cachée ne lui est pas transposable."

Je crains de devoir te contredire sur cet aspect. Au minimum, dérochage, traitement à l'Alodine 1200 et traitement genre "zinchromate", faute de quoi tu n'empêcheras pas la corrosion de continuer son oeuvre.
Il faut aussi préciser que quand on parle de bateau en alu, il serait plus judicieux d'utiliser le terme alliage léger et d'en préciser la nature, comme par exemple 6082, 5086, pour les plus courants en marine. Ces alliages contiennent des metaux additifs qui peuvent modifier ce qu'on pourrait dire de vrai qui ne s'applique qu'à l'aluminium pur, mécaniquement trop peu résistant.

Il faudrait savoir si cette coque est faite d'un alliage contenant du cuivre, du magnésium, du zinc, du manganèse, du silicium et/ou les combinaisons d'iceux.

L'affaire se situe à un niveau chimique et la nature des apports d'alliage fera que la corrosion déjà démarrée pourra évoluer vers une étape intercristalline ou exfoliante, selon le cas. Les chimistes métallurgistes sauraient mettre cela mieux que moi en équations inoxydables. Je pense en l'occurrence à ce qui pourrait se produire si la nouvelle tôle que tu vas accoler à l'ancienne contient des métaux additifs qui à leur tour vont former une pile électrolytique avec l'ancienne.

D'autre part, d'un point de vue mécanique, pour que les tôles unissent leurs résistances mécaniques, il faut qu'elles soient solidarisées afin de partager les charges. Question: par quel moyen vas-tu les solidariser et comment vas-tu t'assurer que les répartitions d'efforts sont égalisées ?

Tu auras bien compris que je fais partie de ceux qui voteraient pour un travail de remplacement. Mais si tu as des exemples dans la durée de réparations faites selon le principe que tu voudrais mettre en oeuvre, c'est que l'expérience est jouable. Mon discours n'a pour but que de t'engager à une méfiance aigüe envers les phénomènes de corrosion des alliages légers.

En tous cas, je salue un entrepreneur et une entreprise que je ne me sentirais personnellement plus très enjoué à entamer. Mais comme tu dis, l'envie de sauver un beau bateau, et le Beaujolais en est un, te fera sûrement déplacer des montagnes.

Amicalement et bon courage.

19 mai 200916 juin 2020
0

beaujolais
j'ai ça !

19 mai 2009
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Merci! Je veux bien un scan plus grand,
si ce n'est pas trop abusé! :-)
je vous passe mon mail en mp.

19 mai 2009
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Alors...
Mon expérience personnelle ne me permet pas de remonter à plus de neuf/dix ans, et le bateau ainsi doublé n'avait donc pas été fait par moi.
C'était une construction amateur et le nouveau propriétaire avait souhaité des bordés plus épais pour aller dans des mers plus froides.
Le doublage avait été fait après trois ans de navigation et il n'était pas fait de manière très propre. Mais pas de problème mécanique ou galvanique du au doublage.
Pour ce qui est des différences d'alliages, je me doute bien que le pseudo AG4 de l'époque est assez différent du 5086/5083 que l'on utilise actuellement. Cependant je pense que si on doit craindre un vrai problème de couple galvanique entre l'ancien et le nouveau, le problème sera aussi là si on change un bordé et pas l'autre au dessus, voir les lisses à l'intérieur...
Et effectivement nettoyer l'ancien demande un passage à l'acide et un rinçage parfait je pense.

21 mai 2009
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AG3 ?
Bonjour
Si c'est une construction amateur, il est possible (probable ?) que par economie les toles soient en AG3 au lieu de AG4 .

Les constructeurs avaient toujours un copains qui faisaient des cuves a lait, pas cher....

Tu vas perdre ton temps et ton argent . Mais c'est le tien !

Precises juste le jour ou tu voudras le revendre , les travaux effectues.............que je ne me fasse pas avoir à mon tour...

21 mai 2009
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Vu de mon inexpérience dans le métal
cela parait complètement saugrenu de doubler une coque métallique.

Le genre cache misère et nid de futurs emmerdes.

Qu'on me donne des arguments qui tiennent la route et je changerais volontiers d'avis.

22 mai 2009
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Doublage
Le bateau acier Stéli4 parti en grande navigation avait été repris par doublage,
avec l'accord de l'architecte (Langevin) parait-il.
Pour l'aluminium je suis plus dubitatif.
A mon port d'attache j'ai vu un acier pourri
repris par doublage pour ètre vendu mais
vu l'ensemble je plains celui qui l'aurais
acheté. Il doit y avoir doublage possible
et doublage escroquerie.

14 juin 2009
0

...
Bon...
Finalement il y a sur Morlaix des naufrageurs -je ne vois pas d'autres termes- qui préfèrent désosser un bateau pièce par pièce plutôt que de le faire naviguer... On magouille, on manipule, on médit, on menace un peu même, s'il faut...
Le but est atteint c'est l'essentiel; n'est-ce pas?
Après tout ça doit pouvoir bien se vendre de l'électronique de dix ans d'âge, quelques voiles, quelques winchs, des panneaux de pont? Alors s'il faut pour gagner quelques centaines d'euros, envoyer par le fond un oiseau du large... pas de regrets, hein?
Les revendeurs d' accastillage d'occasion n'avaient déjà pas en général ma confiance absolue, là c'est fini.
Ce que j'ai entendu est un mélange de manipulation retorse et de 'proposition-que-l'on-peut-pas-refuser' (à prononcer avec l'accent sicilien -morlaisien?- bien sûr!)
Je suis écœuré, pardonnez-moi.
Mais quand je vois que l'âpreté des petites arnaques ont pour résultat de mettre à la ferraille un si beau bateau qui ne demandait qu'à repartir naviguer...

Bref... Pour conclure le fil j'aurai souhaité autre chose.
Je vous remercie pour vos avis, au moins vous m'avez fait comprendre qu'il est important de bien présenter ce que l'on fait sur un bateau et qu'au delà d'être efficace il faut aussi apporter confiance dans le travail effectué.
J'aurais aimé vous montrer la réparation en photos, vous convier à constater de visu le résultat au fil du temps et de l'eau... Dommage.
Aussi si j'ai à refaire ce type de travaux, je joindrai lors de la cession éventuelle du bateau un engagement de ma part à prendre à ma charge tout problème qui serait induit par ladite réparation et ce -pour un cas comme celui-ci- sans limite de temps.
1)Parce que j'ai confiance en moi.
2)Parce que si je me plante c'est la moindre des choses!

Voilà...
Il n'y a eut, je crois, que dans les 80 unités construites de ce bateau.
(Ironie du sort, bel article dans LN ce mois-ci...)
J'espère qu'il a plus passé de temps à naviguer, qu'à dépérir -volontairement?-sous les regards avides.
Paix à son âme.

14 juin 2009
0

merci!
c'est gentil...
C'est surtout pour le bateau que je suis désolé...

07 mar. 2011
0

Merci...
...d'apporter une conclusion à cet ancien fil. J'ai conservé les scans, bien intéressants. J'aimais beaucoup les bateaux de Philippe Harlé que j'ai croisé de temps à autres au fil de sa trop courte vie.

0

desolé pour toi soudosophe
moi j'y croyais a ton truc ;-)

06 mar. 2011
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En conclusion
pour clore ce sujet beaucoup plus positivement: il y a du nouveau et c'est tant mieux!
J'ai été contacté par une personne ayant réussi à reprendre ce bateau plus d'un an après.
Donc au final les ferrailleurs donnaient encore moins d'argent que moi il faut croire!
Je n'ai pas les détails, Mais je trouve ça super que ce bateau puisse re-naviguer au final!
(enfin là il y a beaucoup de boulot avant je pense ...)
Donc pour ceux qui cherchent de la doc sur le bateau voici ce que j'ai:
(Comme je l'ai scanné pour le nouveau propriétaire, je me suis dit que ça intéresserait les fans de Harlé aussi!)

www.zimagez.com[...]ln1.php

www.zimagez.com[...]ln2.php

www.zimagez.com[...]ln3.php

www.zimagez.com[...]ln4.php

www.zimagez.com[...]ln5.php

www.zimagez.com[...]ln6.php

www.zimagez.com[...]is1.php

www.zimagez.com[...]is2.php

www.zimagez.com[...]is3.php

www.zimagez.com[...]is4.php

bonne lecture!

08 fév. 201216 juin 2020
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Pour clore définitivement ce sujet le fameux bateau a éte entierement refait.Toute les tols sous la flottaison ont étaient changés par une entreprise et moi meme qui est participé au démontage. La durée des travaux a etait de 9 mois Apres quoi le bateau a pu naviguer ce delai a pu etre réaliser grace a un travail familial toutefois il reste des petits travaux.Voici le bateau en question au mouillage a chausey.

09 fév. 2012
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bonjour,
je suis heureux pour toi
le cache misere du doublage je n'y croyais pas trop,perso je n'aurais jamais acheté un bato doublé ,avec un coferdam pourqoi pas mais pas dans ces tailles !!!!
pour le plomb dans la quille ,le poser sur du feutre le bloquer et remplir avec de la parrafine ,ça isole très bien et si on veut l'enlever avec une louche et un pistolet a air chaud ça va tout seul
alain

09 fév. 2012
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tu pars dans un plan galère, découpe les tôles pourries, en faiissant attention aux aménagements et basta, sinon, tu vas avoir des infiltrations entre les anciennes et nouvelles tôles, et bjr l'électrolyse...

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Mouillage a cap Lardier dans une eau digne des plus beaux lagons

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