Traversee difficile

Bonjour,
Je voudrais avoir votre avis sur la decision du skipper d'entammer la traversee depuis les bouches de Bonifacio jusque Rome.
Nous avions decide ma femme et moi de monter comme equipier sur un first 345 pour nos vacances afin de decouvrir les joie de la navigation. Le programme : 13 jours de mouillages et saut de puces en corse et sardaigne puis une traversee vers Rome.
Ma femme n'etait jamais montee sur un voilier et moi j'avais fait quelques stages en deriveur dans ma jeunesse.
Le bateau est 100 % d'origine de 1985 y compris les voiles.
Quelques jours avant de traverser nous avons embarque un equipier supplementaire avec pas mal d experience sur le lac Leman et quelque traversee en mediteranee.
Ce nouvel equipier devait etre sur le continent le samedi soir grand maximum donc pression sur le skipper...
Nous partons donc de la madalena (Nord Sardaigne) Vendredi vers 7h30 sans vent puis lorsque le vent se leve,une heure plus tard on envoie la grand voile et pas de chance une drisse de ris coince et la grand voile est dechiree. Le skipper decide de faire la traversee au Genois.
Pour une premiere experience ca a ete un bapteme du feu (ou plutot de l' eau ...) on s'est ramase un force 7 avec des creux de 2m et des deferlantes toutes la nuit. Ma femme avec le mal de mer enfermee dans la cabine ariere avec les matelas mouilles car les hublots laissaient passer de l'eau quand le cokpit se remplissait. Bref 3 barreurs a la bare franche avec changement toute les heures. Heureusement j' ai tenu le coup mais je dois avouer que je n' etait pas fier.
Je me suis vraiment senti en danger et je me demande si le skipper a pris une bonne decision en se lancant dans cette traversee.
Ou pourrait dire oui vu que apres 30 heures on est arrive a Enzio (37 miles au Sud) sain et sauf.
Je copie le bulletin meteo de la veille pour que vous ayez les memes elements que notre capitaine en main pour me donner votre avis.

PS desole pour les accents,je suis a rome dans un cybercafe...

4-Vendredi 02 Juin.

TEMPS : nuageux et pluvieux- orageux
VISIBILITE : mediocre
VENT: nord-est 5/6, 7 au large Scandola, tournant nord l'après-midi
5/6, localement 7 large . déventé parage Senetosa
MER: agitée à forte
HOULE: sur cote occidentale ouest nord-ouest 2 m croisée nord 1.5 m
à 2 m

5-Evolution pour Samedi 03 Juin.

Temps ensoleillé, vent de nord 4 à 6, tournant ouest 3 à 4 dans
l'après-midi, 5 aux extrémités nord et sud.

L'équipage
08 juin 2006
08 juin 2006
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La réponse est difficile
Intéressant témoignage, mais difficile de répondre. La météo n'est pas terrible, mais supportable avec un bon équipage. Vous naviguiez au portant, donc le bateau devait avancer. Un hublot qui fuit, j'ai vu ça sur des bateaux quasi neufs. Par contre la voile qui se déchire quand on la hisse, jamais vécu ! Je me suis retrouvé dans cette région avec une météo bien pire (force 8) sur un bateau de location. En plus, le mistral était dans notre nez. J'étais encore totalement imcompétent mais pas le reste de l'équipage. Nous avons été mouillés, secoués, mais nous sommes rentrés sans casse et sans être en danger.

08 juin 2006
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c'est l'éternel problème des dates buttoirs.
Pour faire plaisir à un équipier, on en mécontente 2 autres.
Continue, je suis certain que tu verras ça d'un autre oeil dans 2 ou 3 ans.

08 juin 2006
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délicat
Dur de juger avec une météo qui ne concerne que la zone ouest-corse pour une nav dans la zone centrale-thyrénienne qui est météorologiquement très décoréllée. Dur aussi de prendre une décision de départ si on a que ça comme info météo.

As tu le bulletin plus complet avec la situation générale et évolution et la description de la météo dans la zone de nav envisagée (je crois qu'il faut prendre le bulletin des italiens, les français ne parle plus de la thyrénienne).

140 M route au 85 en 30 heures avec du bon vent et génois seul, ça parrait un peu lent, tu semble suggérer de plus que vous avez du abattre (37M au sud) pour faire un cap. J'imagine que vous étiez plutot assez près du vent (70° du vent réel ?)

Mais comme tu vois il manque pas mal d'info pour se faire une idée (météo, force et direction des vents soutenus rencontrés, intensité des éventuelles rafales). On en peut que faire des spéculation/déduction.

Par contre il est clair que pour ton couple, c'était pas une bonne première expérience même si le danger n'était pas aussi grand que l'inconfort (un 34 pieds ça supporte du 7 pas vraiement établi). Continue, c'est pas toujours comme ça ;-)

Yves.

08 juin 2006
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mais que fait la police?
deux fils identiques avec des réponses différentes , c'est compliqué à suivre en fin de journée! :-)

08 juin 2006
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Je vous trouve
bien tolérants avec le skipper...Perso je pars pas avec du 7 prévu, des voiles de 20 ans,un type à la bourre, et...deux innocents.

08 juin 2006
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-
tout simplement car on a (en tout cas j'ai) l'habitude de ne pas critiquer un skipper sans connaitre exactement les conditions qui l'ont amené à prendre telle ou telle decision.
;-)

08 juin 2006
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d'accord
avec toi Hervé

08 juin 2006
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perso

Météo annonçant f7 et mer forte :2 élements qui me font rester au port sans aucune discution .

mais c'est tout à fait personnel.

josé

08 juin 2006
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à discuter
c'est vrai que dans la plupart des cas, n'étant pas en situation , il vaut mieux, et la tradition maritime le veut aussi, ne pas porter de jugement sur la descision du skipper.

Cela dit , le respect que l'on porte au skipper, en ne donnant pas son avis, s'applique dans des situations qui sont assez difficiles pour celui ci. Comme par exemple, ce qui est arrivé sur ABM AMRO 2.

Or ici, il ne semble pas que la descision était ingérable, et que l'on puisse se dire :" oui d'accord , il a fait ça, mais il faut se mettre à sa place. Le skipper était tout de meme dans une situation difficile...".

AMHA , on a la une des rares situation ou l'on puisse esperer souffler un petit avis personnel.

L'orage , ça peut assez mal se finir; la foudre qui s'abat sur le mat et boum !!! Lock et sondeurs qui sautent ( ca dépend comment est équipé le bateau). Avec 3 personnes à bord dont 2 novices, une mer formée et une sale visi...

Amicalement.

08 juin 2006
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il manque un element essentiel
l'angle par rapport au vent, 2 metres de creux et F7 max avec un First 345 (tres bon bateau)

c'est de la joie si plus que par le travers

des voiels en dacron de 20 ans peuvent etre en bon etat sinon top regate

09 juin 2006
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pendant combien de temps faudra t'il vous le répétez
prendre la météo ne l'a jamais fait évoluer !
:-)

09 juin 2006
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Une etoile pour Yves !
le grangourou MTO ;-)

Si vous voulez continuer à naviguer en Med, vaut mieux s'habituer aux vents medium(5/6 localement 7 comme dit la VHF), les bateaux bien préparés le supportent plutôt bien, pour les équipages, c'est parfois plus difficile, parfois du vrai bonheur selon le sens du vent. Aprés pas mal d'années de voile, ça m'arrive encore d'etre malade(rarement) et d'avoir la trouille (comme tout le monde;-) ).

Naviguer sous foc seul, par fort vent portant est assez courant, le bateau gite moins, mais repond moins bien à la barre, il faut choisir confort ou precision.

Les vrais risques dans ces conditions:
1 Un équipier à la mer, j'espére que votre skipper imposait gilets et harnais.
2 L'approche de certains ports peut etre difficile(même impossible) quand la Med se creuse, c'est à verifier localement.

Ca ira mieux la prochaine fois ;-)

09 juin 2006
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accès aux ports du latium
Le NE (à un moindre degré, le N) est perpendiculaire à la côte, ce qui est plutot un bon point pour un accès aux ports, on imagine qu'il étallera la barre qui se forme dans le bras du Tibre ou dans le bras du Fiumiccino, et surtout il calme la mer au moment de l'arrivé.

Le port d'Ostia est constitué de deux digues parallèles à la cote, l'ouverture est au milieu (orientée SW - NE), là ou chaque digue porte une diguette en demi lune. Ca crée dans l'entrée un bassin ou la houle ou la mer réfracte et réflechisse à mort et doivent disparaitre. Par vent de terre (== de SE à NW par l'E) ça ne pose pas de problème (mais par SW à NW !!!))

L'accès à anzio est délicat car la mer déferle à la pointe avant la baie, pointe qui termine la côte rectiligne NW-SE. Idem pour la baie suivante (j'ai oublié le nom)

L'immense port de commerce de Civitavecchia ne doit pas présenter de difficulté (aucune idée à propos de la marina di trajano à 2km au SE)

Yves.

09 juin 2006
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Traversée suite
Pour rassurer les personnes qui pense que je veux régler des compte, rien de tout cela. Pas de procès en vue (Un procès c'est bien pire qu'une mauvaise traversée :) )
Pour info nous avons quitté le bateau a Anzio alors que nous avions prévu de rester encore une semaine au port à Fiumicino pour visiter Rome et avons continué en train Hôtel. Nous n'avons pas demandé de compte au capitaine et l'argent déjà payé lui aura permis j'espère de remonter le bateau de Enzio à Fiumicino.
J'ai hésité à demander au capitaine de nous débarquer lorsque la grand voile s'est déchiré puis j'ai décidé de faire confiance.

Le moteur était en état de marche (on a dû le faire fonctionner quelques minutes plusieurs fois pour recharger la batterie) mais d'après le capitaine il n'aurait pas été utilisable vu la houle.
Le carénage avais été fait un mois plus tôt.
Je me suis senti en danger durant cette traversée, En fait le vent est passé nord Est et nous avons remonté au prêt une grand partie du voyage. On avait environ 35 Nœuds et ca montait quand on passait a proximité d’orages mais je ne sait pas a combien car l’anémomètre n’était pas éclairé (ampoule grillée) Le bateau avançais a environ 6 nœuds.
Je n'ai pas eu d'impressions du skipper suisse car à l'arrivé il débarqué pour prendre un avion pour Genève, mais durant la traversée il m'a dit ne jamais avoir navigué dans une mer si forte. Il m'a dit aussi avoir eu peur que le génois lâche en cour de traversée.
Le capitaine m'a dit aussi que c'était la première fois qu'il traversait des conditions météo pareille (pas rassurant) mais il avait le choix entre une traversée avec lui et deux débutant (moi et ma femme) en eaux calmes (le samedi ou dimanche) où avec un équiper plus expérimenté (Le suisse) le vendredi avec des conditions difficiles. Tout le monde a été affecté à différents moment par le mal de mer mais touristil et mercalm on bien aidé et on se couchait directement dans le carré entre deux « quart ». Heureusement les poisons n'on pas gouté à nos (maigres) repas.
Je n'étais pas sur du bon fonctionnement de la VHF, on ne captait pas monaco radio depuis Bonifacio ou Maddalena et j’ai fait une mesure a l'Ohmmètre de l'antenne (2,5 Ohm) qui me paraissait douteuse (Il y a peut être une bobine dans le circuit qui justifie cette mesure).
Lors de la traversée le scénario catastrophe que j'imaginais : Plus de Génois (Il a aussi 15 ans) Un moteur inutile a cause de la houle et une VHF qui porte a 1 km et pas d'autre moyen de communication. Avec les orages entre lesquels on passait ce n'est pas rassurant du tout.
Le capitaine nous a fait passer les harnais relié a la ligne de vie quand on barrait mais pas les gilets de sauvetages.

Mis a part le coté angoissant dû au manque de confiance dans l'équipement et au coté physiquement dur, je garde un souvenir fort de la traversée être au milieu des vagues à jouer avec elles pour ne pas se ramasser trop d'eau, à sentir le bateau glisser sur le dessus de la vague et le remettre dans le cap dans le creux le tout avec une nuit étoilée avec des éclairs au loin (parfois pas assez loin ...) c'est assez magique. Je retiens aussi le levé du soleil qui n'a jamais été aussi bienvenu.
En fait je crois que le fait d'avoir passé 12 jours sur le bateau et de se rendre compte de tout les petit problèmes genre il faut taper sur la pompe a eau douce toute les 2 minutes car elle bloque, les problèmes de toilettes, le fait de ne pas avoir de moteur sur l’annexe (on reste sur le bateau a certain mouillage a cause du vent) la batterie qui se décharge assez vite (pas de feu de mouillage en mouillage forain),Le sondeur qui donne des mesure inexactes La chaine d’ancre qui coince après le guindeau, bref rien de vraiment structurel mais pleins de détails qui devrait être arrangé sur le bateau d’un capitaine qui y passe 6 mois par ans. Tout cela me donnait une impression d’insécurité (finalement injustifié puisque vous lisez ceci et non un bulletin de disparition en mer).
Après avoir digéré un peu cela, j’en tire quelques leçons. La première est d’avoir mon propre équipement de sécurité (Gilet autogonflant Veste harnais et lumière).
La deuxième c’est de toujours prendre de vêtements imperméable de mer même si on me dit : navigation tranquille chaleur été… La nuit j’ai eu froid.
La troisième prévenir un membre de famille du moment du départ et de l’endroit d’arrivée. Les rappeler après la traversé pour leur dire que tout est OK.
La quatrième (un peu extrême c’est vrai) Avoir un téléphone satellite (et les numéros des secours en mer) au cas où les moyens de communication du bateau hôte font défaut et que le bateau est en danger. C’est sans doute un peu parano mais ca m’aurais vraiment rassuré.

Merci à tous pour vos contribution, vu qu’il n’y a pas de franche tendance franche sur le choix du skipper je retiendrais pour la suite d’essayer de naviguer avec des personnes plus expérimentée sur des bateaux en parfait état et je pense faire un stage
Glénan pour avoir un point de comparaison la prochaine fois que monte sur un voilier.

Vanaverb
Refroidi mais pas dégouté

PS : Sorry pour les 2 post identiques, j'ai envoyé cela d'un cybercafé a Rome et il a a eu cafouillage

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