Survente et largue

Dans la situation d'une navigation au largue et par vent médium , quelle est la bonne manoeuvre à effectuer en cas d'une survente violente mais de courte durée , juste suffisante pour partir en survitesse et amorcer un enfournement.
Abattre momentanement au vent arrière , choquer le hale-bas de bôme , border un peu la GV pour diminuer la surface de GV ?Qu'en pensez vous les copains ?

L'équipage
07 fév. 2004
07 fév. 2004
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il ya certainement plusieurs réponses possibles
en fonction du bateau, de l'équipage et des circonstances

on peut quand meme penser qu'abattre au vent arrière va accentuer l'enfournement de l'avant d'autant plus qu'il y aura des vagues et que tu risaue de surfer sans vraiment controler la situation et que l'empannage est très probable avec un vent violent et des conséquences possibles qui ne vont pas réduire ton stress (ça fait aussi quelque chose de plus à gérer)

il va etre aussi difficile de réduire la surface de gv dans ces conditions et choquer le hale bas de bome va encore accentuer la gite en élevant le centre de gravité de la gv et en freinant l'écoulement laminaire du vent dans la voile
il me semble avoir le souvenir en méditérrannée de surventes féroces et violentes avec mon gin fizz. en fait ça vient très vite mais pas en un quart de seconde et la risée est topujours visible par l'état de la mer qui arrive sur toi

dans ce cas, il faut peut etre profiter du court instant disponible pour passer au près très sérré et rentrer de la toile plus facilement avec un enrouleur et avec la bome dans l'axe du vent, voire se mettre bout au vent avec un artimon si disponible pour attendre et voir venir

bien sur tu va perdre ton bel élan et ta belle vitesse, mais tu sera certainement mieux paré pour affronter la survente

tu aura certainement d'autres réponses, chacun jugeant en fonction de son expérience et de son bateau mais je pense sincerement qu'il faut dans ce cas se mettre dans la situation dans laquelle il y a le moins de gestion de parametres à faire

amicalement

07 fév. 2004
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une autre solution
tu mets un equipier a la gv et dès que la claque rentre dans la voile, tu la choques un peu pour la vider

Si tu as un bateau tres leger et tres maniable ( pas de safrans qui decroche ) comme un cata de sport par exemple, là tu choques un peu et tu abats pour diminuer le vent apparent ( t en profites aussi pour te reculer )

Autre solution, tu met une chambre a air ou un tres gros sandow entre ton palan et ton chariot, et là c est le sandow qui travaille tout seul quand la claque entre dans la voile
Cette solution est egalement valable dans le clapot et dans la petole
A ne pas oublier quand meme d assurer en plus avec un bon boute ( si le sandow pete, c est la galere )

07 fév. 2004
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tu prends un ris...
...irlandais,et tu pleures................

08 fév. 2004
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Ben mon gars ....
En fait, la survente vient rarement du même gisement que ton vent "actuel" :
soit c'est plus fort parce quie c'est le vent qui est en trazin de s'établir ( et le cap qui va avec)
soit c'est plus fort parce que c'est le vent qu'il y avait avant.
Et en fait le vrai truc c'est que c'est la mer qui va avec...
Alors si c'est le vent qu'il y avait avant (15 à 30° de différence avec le vent actuel), la mer décroit et donc....
Si c'est le vent qu'il va y avoir, ta mer est encore peinarde, et donc...
Merd..., je vais quand même pas vous faire un dessin non ?
Usez vos neurones si vous en avez encore ;-) (moi y a longtemps que je sais plus m'en servir :-D :-D

09 fév. 2004
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Nils
On parle bien d'une risée de quelques secondes, pas d'un grain de plusieurs minute?

Si c'est le cas, en régate en surprise sur le lac léman ou les surventes sont légions (a cause des montagnes environnantes) on met toujours un équipier au hale bas, pret a choquer avant que le bateau parte au lof. C'est tres efficace (au moins sur ce genre de gréement) et beaucoup plus rapide que de choquer l'écoute.

Sinon choquer la gv et lofer avant que le vent ne t'y oblige!

09 fév. 2004
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s'cusez-moi
un poil hors sujet le bonhomme, ça m'apprendra à comprendre ce que je lis ;-)

09 fév. 2004
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s'cusez-moi
un poil hors sujet le bonhomme, ça m'apprendra à comprendre ce que je lis ;-)

09 fév. 2004
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si cela ne dure
que quelques secondes, une courte rafale, j'abats toujours, souvent il faut etre assez énergiques avec la barre: le bateau parait décoller et ensuite il faut juste faire attention à aller tout droit (soit dans le star qui est à vingt cm de l'eau que dans le grand bateau qui a &gt1.50m de bord libre)

si on n'est pas rapides à abattre dès qu'on sent la rafale derrière les oreilles, le bateau loffe incontrolablement, souvent c'est la bome dans l'eau (qui entre autre empeche de choquer davantage) et tout le grément qui danse furieusement la lambada, et bon je n'aime pas :-(

09 fév. 2004
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Benoit
Je parle bien d'une risée de quelques secondes qui fait partir en survitesse .L'abattée et le largage du hale-bas sont les manoeuvres qui m'ont été citées le plus souvent par les "anciens".Merci de vos avis !

09 fév. 2004
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L'abattée...
J'ai de la peine avec cette notion d'abatée qui m'est complêtement contrintuitive. Mais peut-etre ne parle-t'on pas de la même chose.:-)

Pour moi le largue, c'est entre le grand et le petit largue, donc autour sinon un peu en dessous du travers. C'est la dernière allure de finesse (avec des ecoulements +ou- laminaires autour des voiles). En dessous, c'est plus laminaire. au dessus, c'est travers.

Pour moi, loffer est plus logique car l'augmentation du vent reel s'accompagne d'un "adonnement" du vent apparent. Il convient donc de l'accompagner en loffant (sans partir au lof :-))

Mais peut-etre abbattre permet-il de decoller rapidement les filets d'air et diminuer la force vélique?

Il est vrai qu'en 470, j'abattais d'instinct jusqu'au grand largue et ca remettait le bateau a plat. Mais le 470, c'est une mobylette; sur un bateau plus grand, j'aurais peur qu'a force de résister a l'auloffée, le safran décroche et le bateau parte au tapis...:-(
J'ai plutot tendance a accompagner l'auloffée doucement a la barre.

Pour le hale bas, c'est plus clair. Quand tu le choque, la bome monte, le haut de la grand voile dégueule et le bateau se redresse...

D'autres idées sur la question?

09 fév. 2004
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les départs au planning en 470 en abattant dans les risées !!!!
avec le spi et l'équipier au trapeze !!
oh la la ! !
que de souvenirs et que de sensations

mais avec plusieurs tonnes de déplacement, quelles sont les bonnes idées ?

09 fév. 2004
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Choquer le Hale-Bas, la GV, ou loffer, ou les 3.
Abattre dans la risée, pour rejoindre ce que disait Benoît, est la meilleure chose à faire si on veut partir au tas; l'aulofée à suivre est souvent irrésistible: en abattant, la gv est d'autant plus puissante. Meme si tu abats suffisament pour "décrocher" la gv et passer en écoulement perturbé, le bateau va certes ralentir (mauvais réglage), mais à défaut de faire avancer le bateau, la rafale va le coucher!

Alors qu'en suivant l'adonnante de la risée en loffant et en choquant le hale-bas pour perdre de la puissance, on contrôle le couple de gîte.

Menfin bon, de toute façon le mieux c'est d'aller chercher une réponse empirique sur la flotte, au pire tu partiras un peu au tas, c'est toujours rigolo.

09 fév. 2004
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il faut voir
ce qu'on a envie de faire

si on a envie de continuer à naviguer il faut abattre dès que le vent renforce: le bateau reste manoeuvrant, la gite disparait, on file comme des trains en reduisant le vent apparent;
en ce cas, choquer l'écoute de gv mais surtout pas le hale bas: en choquant le hale bas le haut de la voile donne une composant à la gite au vent (contregite?), mettez un barreur peu experimenté et c'est immédiatement du roulis autoalimentant --&gtmessieurs accrochez vous vite..

si on loffe l'apparent augmente, le bateau gite encore plus au fur et à mesure qu'il loffe, on choque tout jusqu'à se retrouver le bateau travers au vent et voile et gréement très sollicités, la survente est temporaire (cfr question) donc qu'est qu'on fait ? vaut pas la peine de reduire la toile, mais tout est en train de se secouer de folie... hmmm je n'aime pas :-(

09 fév. 2004
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S 'il y a un cas incertain ...
C'est bien celui au vent à 90° de l'axe. Lofer ou abattre ? Cela dépendra du bateau, de la voilure portée ce moment là, des qualité du barreur et de sa capacité à anticiper.

A mon avis c'est bien un des cas où on NE PEUT PAS donner de réponse globale unique à la question.

En tout cas je me souviens bien du petit moment d'incertitude et du pincement au coeur à chaque fois que je devais prendre cette décision en régate :-) En croisière sur mon tracteur agricole la question ne se pose pas :-)

Robert.

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