Sous genois seul?

Bonjour à tous,
Cet été, première année de navigations comme seule maître à bord, je suis sorti un jour par F5. Jusque là, rien d'anormal.
Pas grand chose au yeux de certains, mais qu'importe. J'assume mon côté novice qui veut y aller par étapes.

Etant seul à bord capable de ramener le canot en cas de soucis, avec un copain, et deux enfants/ ados, navigation au largue (maxi grand largue, mais pas sûr), j'ai pris la décision de ne dérouler que le Génois GSE (grand recouvrement), afin de tenter une navigation tranquille pour faire découvrir à mes passagers.
De là, j'aurais pu lâché la grand voile arisée si nécessaire.
Il s'avère que le comportement du canot m'a paru bon, et relativement équilibré (avec mon regard), nous marchions à environ 5 nds, sans gîte, mer pas formée.
Cela me convenant, je n'ai pas changé d'option, et suis resté sous génois seul.
En regardant autour de moi, je n'étais pas le seul à naviguer sous cette configuration, ce qui a conforté mon choix.
Toutefois, en discutant avec mon frère, il a été surpris de mon cette idée.

Alors, vous qui avez plus d'expérience, c'était une bonne idée, ou pas?
Merci pour vos avis.

L'équipage
29 août 2013
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Bonne idée, assurément surtout sur ce genre de gréement en tête.
Avec un génois à fort recouvrement l'effet modéré d'abattée du déport vers l'avant du centre de voilure est naturellement compensé par celui de lof de la carène gitée.

Un bémol cependant, si il devient nécessaire de réduire la voile d'avant parce que le vent monte, il faudra alors équilibrer la voilure en établissant un peu de GV et hisser/arriser lorsque les conditions se dégradent peut devenir rock'n roll.

29 août 2013
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Merci pour ton avis nemo1.
Je précise aussi que je n'ai que deux ris possibles sur ma GV.
Je note toutefois, la nécessité d'équilibrer avec plus de vent.
:pouce:

29 août 2013
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même chose que Nemo1.
Pas de souci sur ce genre de gréement, sauf si le vent monte. Mais ce n'est pas difficile alors d'envoyer la GV arisée.

29 août 2013
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Salut
J' ai moi aussi un GSE à grand recouvrement (150%) sur mon First 29 et entre 15 et 20 noeuds , je navigue aussi de préférence avec le génois entier et pas de grand voile .

Ca marche super bien tant qu'on ne tente pas un près serré et on peut équilibrer le bateau en jouant sur le rail d'écoute.

Par contre la galère c'est que si ça monte encore un peu ( entre 20 et 25 ) et qu' on veut aller plus haut que le largue , il faut rouler le génois ,envoyer la GV avec un ris et gréer le solent .

29 août 2013
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Merci pour vos avis.
Je suis rassuré ;-) :pouce:
Sur qu'au près, ça n'aurait pas été pareil

29 août 2013
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C'est une bonne idée Sylvain et une solution que j'emploie très souvent, qui me donne satisfaction lorsque le vent est un peu fort au départ d'une étape.
Elle permet de naviguer même jusqu'au près, en gardant la possibilité de réduire facilement.

En revanche, lors d'étapes plus longues aux allures arrivées, commencées sous la voilure totale GV+ génois, et qu'il faut réduire la nuit, je trouve beaucoup plus simple de rouler le génois, éventuellement totalement et continuer uniquement sous grand voile, plutôt que de devoir manœuvrer et aller au pied de mât pour l'affaler et la ferler.

29 août 2013
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Aux Antilles, pas mal de personnes qui naviguent "a la voile" d'avant.....soit 1 seule voile d'avant soit même 2 voiles d'avant .....au portant, ca le fait, avec un tit tangon sur le génois ca le fais aussi.....tester les réaction du "bébé" c'est super..... :bravo:

29 août 2013
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Koala, je suis bien de ton avis.
Bamboo, c'est aussi comme ça qu'on apprends.
Si en plus on peut échanger ici, c'est encor mieux :pouce:

29 août 201329 août 2013
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Le problème du génois est que lorsqu'on est au grand largue ou plein vent arrière, il a tendance à déventer par moment et se regonfler en donnant des à-coups qui fatiguent la voile, le gréement et l'équipage.
On peut le tangoner, comme dit par Bamboo, mais la réduction devient plus délicate.
Une solution transitoire est de rajouter une écoute dont le point de tire est reporté complètement sur l'arrière, en choquant l'écoute principale. De cette façon la voile est mieux ouverte, tire mieux et bat moins.
C'est dans des configurations de ce genre que je préfère éventuellement rester sous GV seule.

On le oit un peu dans la vidéo que j'ai mis sur le fil de Kako concernant la traversée vers les Baléares.

29 août 2013
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bonjour;
sur un selection on peut naviguer sous solent seul au prés pas trop serré et virer de bord sans problème avec déjà pas mal de vent 30 noeuds apparents et mer maniable. pour l' anecdote lors d'une half ton cup le vainqueur a battu ses adversaires en terminat sous ORC seul alors que les autres partaient au lof sans arrêt avec leur GV

29 août 2013
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En plein vent arrière, j'ai tendance à mettre les voiles en ciseau :litjournal:

29 août 2013
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C'est ce qu'il faut faire.

29 août 2013
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Ouahhhh! Je vais finir par être grand :topla: :mdr: ;-)
Merci Christian

29 août 2013
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Si j'ai une route assez longue à faire avec les voile en ciseau, j'installe une retenue de bôme et je tangonne le genois.

29 août 2013
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Salut
Mon bateau est très ardent, et je navigue souvent sous génois seul. Il remonte ainsi parfaitement le vent au près serré ! Mais cela fonctionne bien tant qu'il ne faut pas le réduire... car après c'est sa forme qui ne convient plus... Alors, c'est la trinquette. Mais l'étai largable étant très proche de l'étai principal, je me retrouve encore avec une voile très en avant. Après sous voile d'avant seule, par vent fort, le bateau peut avoir du mal à virer lofe pour lofe si il n'a pas assez de vitesse...
Sinon, pour toutes les allures du travers au vent arrière, le génois seul, c'est no problémo !
Par contre par vent fort et mer formée au portant, je déconseille la GV seule... Aïe les départs au lofe !
Et ne surtout pas hésiter à faire rajouter un 3ème ris que, perso, je trouve indispensable.

29 août 201329 août 2013
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Pour le troisième ris, tout dépend de la réduction obtenue avec les deux premiers.

Ce n'est pas tant le nombre de ris qui compte, mais la réduction finale obtenue.

Dans le cas particulier de mon bateau actuel (j'avais aussi fait la même demande sur mon bateau précédent), j'ai demandé à mon f'zeux d'voile de confectionner une voile à deux ris dont le second induit la même réduction que le troisième de la voile initiale. La première réduction est un peu plus grande mais, en pratique, ça n'est pas réellement perceptible.

29 août 2013
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Voiles en ciseau, c'est ce que je fais.
Mais les régatiers te diront, avec raison, que la VMG est meilleure en tirant des bords au grand largue.

29 août 2013
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"Mais les régatiers te diront, avec raison, que la VMG est meilleure en tirant des bords... " Surement pas, avec des voiliers de croisière.
Naviguer vent arrière avec le génois tangonné est la meilleure solution, la plus simple est de tirer des bords à 150 ° du vent mais ce n'est pas la plus rapide.

08 sept. 2013
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Ca dépend de la force du vent, car si le vent est faiblard tu es obliger de lofer pour faire de la vitesse et tu rallonge la route

29 août 2013
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Ça dépend de la mer, du vent et du bateau... C'est vrai surtout avec très peu de vent, le vent apparent étant supérieur au grand largue.

29 août 2013
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Bonjour,
Il faut faire attention à la bosse de l'enrouleur :sur déventes successives les spires sur le tambour ont tendance à se serrer les unes sur les autres ;il devient difficile de l'enrouler ,et même impossible quelques fois;il faut alors défaire les tours à la main .Suivant les conditions, cela peut être dur.
De toute façon,j'ai pris l'habitude de bien laisser tendue la bosse après déroulement du génois.

29 août 2013
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Expérience vécue, pas drôle du tout.

29 août 201329 août 2013
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Bonjour,
celà fait quelques années que nous avons l'habitude de naviguer sous gênois seul aux allures portantes par vent médium+ voire fort, par exemple par Tramontane en allant sur l'Espagne ou l'inverse, par Garbi en rentrant. De surcroît, je remonte ma dérive. En revanche, j'évite le vent arrière pour privilégier le grand largue, allure à laquelle le bateau est plus équilibré et plus stable sur sa route. Et celà fait très longtemps que je n'envoie plus la GV sous spi, en fait depuis un empannage sauvage qui m'a coûté la bôme...

29 août 2013
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Faire du spi sans GV ne pose à priori pas de souci sauf qu'on perd le dévent de la GV fort utils parfois lorsqu'on a quelques soucis, et/ou pour affaler avec vent "fort"

09 sept. 2013
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tu n'utilises pas le génois pour déventer le spi ??

29 août 2013
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Très intéressant, tout ça :pouce:
Merci à tous, dont Hoolof, ancien "capricieux" ;-)

29 août 2013
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le seul inconvénient du Génois seul c'est eventuellemment une augmentation de la dérive, et de ne pas pouvoir remonter, cela marche quand meme bien aux allures portantes . Je le fait aussi, surtout quand j'envoie la trinquette je l'utilise à partir de 20 nd de vent la encore avec GV, mais quand il y a un coup de vent comme en fin juin 2012 F9 j'étais sous Trinquette seule au près Dans tous les cas suivant son bateau il faut tout essayer ce qui permet d'apprendre quelle est la meilleur option en fonction du vent et de la mer

29 août 2013
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Ces avis sont intéressants. J'ai navigué une seule fois par petit temps sous génois seul et sur une nav de seulement une vingtaine de milles. C'est maladif, faut que j'envoi ma GV. Bon, je vais essayer sous génois seul avec plus de zef.

29 août 2013
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il ne faut pas oublier que par grand vent avec les voiliers modernes que la plus part d'entre nous possèdent, quand on a un vent de 3/4 arrière avec de la houle dans le meme sens, quand on a la grand voile meme mis avec 3 ris comme je l'avais lors d'une traversée Lorient golfe de Gascogne annoncé 25/30 de NE, direction cap Finistère, génois enroulé au 2/3 dans la nuit rafales ont montées le bateau est remonté au Loof et à ce moment la une belle vague, la en plus couché, heureusement nous venions de rentrer pour manger. Si je n'avais eu que le génois enroulé au 3/4 je n'aurai pas eu ce problème, c'était un Bavaria 41 que j'ai amené à Port ST Louis que l'on m'avait prété. C'est ce jour la ou je me suis promis que quand j'aurai MON voilier j'aurai une trinquette.
Fin Juin 2012 pour faire le Grande Motte Gruissan avec Tramontane de F8/9 je l'ai fait avec un equipier dans qui j'avais confiance, j'etais sous Trinquette seule.

29 août 201329 août 2013
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à part l'équilibre directionnel sous voile(s), il faut aussi considérer les effets sur le gréement, surtout s'il y a beaucoup de vent.
.
Par exemple, mât en tête, barres de flèche et haubans tous en ligne: un génois plus ou moins reduit devant qui applique sa force en tête de mât, avec une grand voile au troisième ris qui à travers la chute applique une force à 50-60% de hauteur du mât vers l'arrière... rajouter quelques vagues et le mât peut ne pas aimer du tout du tout
.
gréement en tête, fractionné, barres de flèches en ligne ou poussantes, bastaques ou pas, trinquette ou pas... les risques structurels sur le mât crées par un choix de voilure plutôt qu'un autre ne sont pas les mêmes :doc:

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Bonjour,
Je navigue fréquemment sous génois seul, pour le confort de ma petite famille, et par facilité étant, systématiquement seul aux commandes.
J'ai effectivement constaté cet ete sur un bord de près entre la vilaine et piriac, que le bateau remonte mieux lorsque je déploie également la grand voile, mais je n'ai pas compris pourquoi : quelqu'un a t il une explication qui me rendrait un peu plus intelligent ?

Merci

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1°) recul du centre de poussée vélique et donc effet de lof.
2°) régularisation de la lame d'air entre génois et GV et donc meilleure efficacité de la composante de poussée au niveau de l'avant de la GV et donc plus de puissance malgré un angle défavorable du vent apparent.

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Merci, c'est clair. Et cela confirme la nécessité d'installer également des penons sur la grand voile, pour mieux visualiser le phénomène l'âme d'air.

29 août 2013
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Je veux pas faire le rabat-joie mais ça ne peut marcher qu'au portant voir au grand larque maxi. Après les écoulements ne sont plus bons et la voile seule crée des turbulences.

Il est préférable d'avoir une GV même fortement arisér avec un foc plus petit qu'un génois et de régler ses écoulements laminaires selon le vent apparent.

Le ciseau au portant étant plus efficace qu'un génois seul.

L'autre risque à moyen terme est de fatiguer le gréement.

29 août 201329 août 2013
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Non.
Sur un gréement en tête avec génois à fort recouvrement ("petite" GV et grand génois, conditions sine qua non) lorsque le vent "va bien", la navigation sous génois seul est possible jusqu'au bon plein.

Avec un génois réglé correctement (les penons, les penons...) les écoulements sont bien laminaires et tout à fait satisfaisants.

Plus haut vers le vent, près et pire encore près serré, effectivement, les turbulences prennent le dessus et réclament la présence de la GV.

En ce qui concerne le portant, c'est bien évidemment la surface exposée qui compte et plus il en a, plus ça avance.

Pour ce qui est de la fatigue du gréement, aucun souci si on prend la précaution de tenir la tête du mât en bordant balancine et écoute de GV pour soulager le pataras. La fatigue dans cette configuration est très nettement moindre que celle induite par une GV arisée avec son point de drisse à mi-mât sans aucune reprise d'effort.

29 août 2013
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Désolé mais naviguer avec seulement le génois je peux pas, c'est plus fort que moi il me faut de la GV, sans elle j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose et je trouves plus compliqué de la hisser au moment ou j'en aurai peut-être besoin pour être plus manœuvrant que de la hisser au départ et de la régler en nav.

29 août 2013
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N'est ce pas pourtant la seule manière de faire des manoeuvres finissant vent arrière, mouillage, prise de coffre, ou amarrage?

29 août 2013
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pour le mouillage conventionnel, GV également, mais parfois;, vent contre courant par exemple, seul le genois s'impose

29 août 2013
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C'est sur que si ta manoeuvre finissante vent arrière est un quai la grande voile n'est pas une bonne idée, pour le mouillage ou un coffre je préfère la GV mais en général pour ce genre de chose je suis au moteur. Maintenant je ne suis pas sectaire, la personne peux naviguer comme bon lui semble, je ne donnais que mon sentiment qui n'est de loin pas une règle de navigation.

29 août 2013
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Au portant sous génois seul,sur de longue navigation,il est utile de garder un ou deux tours d'enrouleur et d'assurer si possible le point d'amure par une garcette pour éviter tout arrachement du guindant de la gorge de l'enrouleur quand le génois se regonfle suite au roulis.

29 août 2013
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A la limite, pourquoi se poser la question de savoir si c'était une bonne idée ou pas? A mon humble avis, le plus important sur un bateau est d'être rationnel dans ses choix.
Si le bateau avançait correctement à tes yeux avec ce choix de combinaison de voile, si tu te sentais plus en sécurité ou plus confortable sans GV pourquoi pas?
Le pire sur un bateau est de faire un choix en fonction du regard des autres ou en fonction d'une soi-disante bonne pratique que l'on a lu dans un bouquin ou que l'on croit connaitre (et ça m'arrive malheureusement parfois).

29 août 2013
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souvent utilisé, et pas seulement au portant,

on a déjà utilisé plusieurs fois sur plusieurs bateaux différents,

on a pu constater que ce n'est pas si mauvais, un ketch avec l'es voiles à poste arisé dans un vent très fort faisait la même vitesse et même cap que nous, il avait un ais donc facile de vérifier, il était pile sur notre trace,

on faisait du cap au près, lui aussi et pas mieux, probablement plus confortable à la barre car mieux équilibré,

au portant plein arrière c'est beaucoup plus tranquille que de risquer un empannage involontaire et violent,

je sais que ça bouscule les puristes mais ça me le fait bien, surtout mer formée et vent très fort, pas la peine de prendre de risque à mon avis

29 août 2013
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ça c'est ben vrai

Quand je pense au temps qu'il m'a fallu pour "oser" naviguer sans GV ! J'avais lu partout que ça ne se faisait pas ...

29 août 2013
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Tu n'avais pas assez lu les "classiques" : Damien a passer le Horn au près et avec son seul génois ... :litjournal:

29 août 201329 août 2013
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sur gréement ior avec genoa je pratique depuis 15 ans à toutes les allures, excellent rendement au prés, aucune différence de cap, en particulier ou la GV ne sert plus à grand chose sauf a accélérer le virement.

ça permet de tenir le genoa plus longtemps sans avoir à enrouler

la barre est neutre et le pilote n' a quasi rien à faire

si on veut hisser la gv c'est aussi facile qu'au mouillage , avec genoa bien bordé et chariot de gv sous le vent la gv complétement déventée, c'est aussi comme cela que je prends des ris car je navigue aussi en général avec la Gv

pour mémoire le grand Pol ELVSTROM avait gagné une régate et la Half ton cup en choisissant par vent medium plus de réaliser une régate sous genoa seul

par ailleurs en fuite par mauvais temps la gv est affalée depuis bien longtemps, pourquoi est ce que ça ne marcherait pas avec des vents moins forts.

pour les gréements fractionnés plus subtils je ne sais pas

29 août 2013
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j'ai l'article de bateaux de l'époque quelque part, ça lui a permis de ne pas réduire, c'était une manche ventée

29 août 2013
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"pour mémoire le grand Pol ELVSTROM avait gagné une régate et la Half ton cup en choisissant par vent medium plus de réaliser une régate sous genoa seul" J'imagine que c'était sur BES mais c'est surement qu'il avait un souci technique sur la GV...

30 août 2013
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Dans ce cas, c'est surement qu'il avait estimé que, étant surtoilé, il perdrait moins de temps qu'n changeant de génois. A l'époque, il y avait encore des mousquetons. Le BES était l'un des premiers 7/8ème.

29 août 2013
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J'ai un expérience contradictoire : j'ai pu constater que l'utilisation du génois sur enrouleur sans la GV peut devenir trés dangereuse quand le vent force brusquement; on avait à faire un parcours cotier d'une vingtaine de milles au portant par vent de F5 établi avec quelques rafales à 20N. Le vent correspondait au prévisions locales de MF.

J'aurais du installer la trinquette sur l'étai largeable par précaution, mais par paresse j'ai sorti un peu de génois sans mettre la GV; le bateau était bien équilibré pas loin de sa vitesse maximum de carene à 8/9 N en pointe avec une mer encore peu formée, mais au bout d'une heure le vent est brusquement monté à 35 noeuds établi (Mistral) avec des rafales 40/45 en infléchissant sa direction vers la cote et là plusieurs problème sont apparus :
- l'impossibilité de changer de cap autour du grand largue +/- 10° sans risquer l'empannage ou un départ au lof avec en perspective à 7/8 milles devant un cap qu'on ne passait plus en plein sur la nouvelle route suivie
- une grande difficulté à barrer le bateau surtoilé pour éviter les embardées avec des départs incontrôlés au surf,
- on a évidemment réduit le génois immédiatement pour ensuite installer la trinquette avec un ris, mais il a fallu mettre plusieurs tours de la drosse d'enrouleur sur le winch pour enrouler le génois en larguant progressivement de l'écoute au risque de flinguer et de bloquer l'enrouleur, de déformer voir de déchirer le génois.

Les prévisions metéo prévoyait bien la montée en force du Mistral mais beaucoup plus tard.

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Pour faciliter l'enroulage du génois au portant, tu peux le tangonner.
Double avantage :
- le point d'écoute est écarté de l'axe du bateau
- lors de l'enroulage, le tangon suit le point d'écoute et stabilise la voile.
En fin d'enroulage, le tangon laisse un tout petit triangle de génois en avant de l'étai qui facilite la stabilité en fuite.

Pour ce qui est de la bosse d'enrouleur sur le winch, je vois mal comment faire autrement dès que le vent à un peu monté. C'est objectivement sans risque si l'effort transmis est "raisonné".

29 août 2013
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et en fait je tangonne souvent au vent arrière les trois voiles en ciseaux, c'est trés esthétique, quand j'installe pas le spi.
C'est vrai que le tangon facilite l'enroulement du génois mais son maniement n'est pas aisé par fort vent.
Mon enrouleur Selden doit avoir au moins 25 ans et je pense que les roulements mériteraient d'être changé ce qui explique la difficulté à enrouler + le fait d'être à ce moment là trés surtoilé.

J'ai un gréement de ketch avec génois à grand recouvrement 150% 50m2 et GV entièrement lattée et en fait le bateau s'équilibre bien par fort vent avec la GV arisée (3 ris) plus la trinquette sans l'artimon, le centre de poussée vélique étant assez en avant par rapport à un gréement de sloop dans la configuration sans hisser l'artimon.
Le bateau n'est pas ardent dans les surventes et remonte bien au vent et tient son cap au portant sous pilote même dans une mer formée.
Il parait que la configuration artimon arisé + tourmentin permet d'affronter du trés gros temps. J'ai heureusement encore jamais eu l'occasion de tester.

Sur un sloop en fuite par trés fort vent on peut décaler le point d'amure de la trinquette au vent pour mieux équilibrer le bateau et éviter les départs au lof et les coups de gite (cité dans Adlard Coles navigation par gros temps).

Dans un coup de vent aux antilles au près bon plein 3 ris dans la GV et sous tourmentin, le génois sur enrouleur s'est entièrement déroulé (le taquet coinceur de la drosse avait sauté bateau de loc mal entretenu) on s'est couché par deux fois et le génois a fait des papillottes point d'écoute explosé avant qu'on arrive à remonter au vent pour parvenir à enrouler le restant, c'était impossible d'enrouler le génois sans être proche de l'axe du vent. Depuis je mets toujours un bout autour du point d'écoute du génois pour sécuriser quand il est enroulé par fort vent ou à son poste d'amarrage. Donc il faut se méfier de cet engin qui réserve parfois de mauvaises surprises derrière son apparente facilité de manoeuvre.

29 août 2013
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Et sous grand voile seule, aux allures portantes, des expériences ?

29 août 2013
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Je l'ai fait pour suivre un bateau ami qui avançait beaucoup moins vite toutes voiles dehors, hé bin ça l'a fait sans noter un mauvais comportement. Je ne me souviens pas que ça brinquebalait dans tous les sens, pour dire que ce devait être pas si mal que ça.
:litjournal:

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Oui, que des mauvaises.

Gréement en tête (ch'tite GV et grand génois) :
trop peu de surface de voile, obligation de compenser à la barre un bateau devenu ardent.

Gréement fractionné (grande GV et cht'it génois) :
Départ au lof, roulis dissymétrique très désagréable.

Sans aucune comparaison sur le plan du confort et de la sécurité avec une configuration génois tangonné sur le bord au vent + ginaquère sur l'autre sans GV.

En plus, sans GV, au large vers l'ouest, le cockpit est entièrement au soleil à l'heure de l'apéro.
:pouce:

29 août 2013
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Cette année, en mars, sur un Sun Odyssey 40 entre Royan et Penmarc'h, au vent arrière par une nuit noire glaciale et ventée, 25 à 30 nds fraichissant, j'ai choisi d'enrouler le génois et de continuer GV haute, plein vent arrière. La vitesse à peu diminuée mais nous étions plus confortables.
Le seul problème était que nous n'étions que deux barreurs capable de barrer. Le pilote étant inopérant dans ces conditions.
Cela aurait été une erreur de naviguer seulement sous génois.

29 août 2013
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Avec barre à roue je suppose ?
Lorsque je suis dans cette configuration de voilure, mon pilote (Simrad TP10 et barre franche) travaille beaucoup, mais tient parfaitement le cap moyen.
On le voit à l’œuvre dans la vidéo.

29 août 2013
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oui avec mon first 25.7 qui a un tout petit génois et une grand voile qui fait presque tout
* par fort vent arrière (30 noeuds) grand voile seule sous trois ris
éventuellement un tout petit peu de génois bordé dans l'axe par les deux écoutes pour faire rappel lors des départs au LOF
* dans les manoeuvres de prise de mouillage, le génois roulé libère la vue vers l'avant et la plage avant
sinon toujours un peu des deux voiles par principe

29 août 2013
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Oui, départs au lofe ! Mon bateau a un safran profond et dans ces moments là, ça aide !
Je ne mets plus la GV seule par vent fort.

29 août 2013
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Bon, ça ne m'avait même pas effleuré l'esprit qu'on pouvait naviguer au près sous génois seul.
Le prochain coup je le tente...

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Au près non, mais bon plein : oui.

Tu devras sans doute border ton génois plus serré qu'avec ta GV à la même allure.

Il faut que tu arrives à sentir l'équilibre de ton bateau entre le réglage du génois qui te fera abattre d'autant plus qu'il est bordé et la carène qui te fera loffer d'autant plus qu'elle est gitée.

Ca ne fonctionne correctement qu'avec du vent pour que ton bateau ne pâtisse pas du manque de voilure et que l'effet de carène soit suffisant pour te permettre de loffer.

29 août 2013
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Jean: il faut rappeler que sur les vieux IOR, la GV est particulièrement petite (50% de la surface du génois) mais sur des voiliers actuels, en naviguant seulement sous solent, dans la brise, la vitesse est presque identique et le cap légèrement inférieur (5°?) s'il n'y a pas de mer.

29 août 2013
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Bonjour Jean
Je dévie un peu du fil mais,sans grand voile, j' ai du mal à faire un bon cap.
Ca vient surement de moi, avec GV + Génois, je remonte à 30 Degrés en gardant une bonne vitesse.
Que veut dire IOR pour un gréément ?
Je connais gréément en tête, fractionné 7/8 ?
Merci de m' éclairer
Fabrice

29 août 2013
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Merci Jean
Ton explication est limpide.
C' est vrai que j' avais mon grand génois déjà bien enroulé.
Le bateau peut garder de la toile, mais le matelot que je suis réduit tôt.
Sur nos bons vieux First 30, j' aime le fort recouvrement et la petite grand voile.
J' ai maintenant un plus petit génois, j' essaierai le petit génois seul non enroulé, sans la grand voile, quand ça forcit.
Je gardais la grand voile au cas ou j' aurai besoin de remonter au près.
Pas de crainte sous génois seul avec nos grééments surdimensionnés !
A Bientôt.

29 août 2013
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J'essaierai au port bien amarré...c'est plus sûr ! :acheval:

29 août 2013
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pourquoi toujours répéter la meme chose, bien sur qu'on fait du pres serré avec un genoa à 155 % ou meme à 110 ?
la discussion c'est l'ouverture
à nouveau sur un fractionné je n'ai pas l'experience

29 août 2013
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daniel, je n'aurais pas du revenir sur un fil technique mais quand je lis toujorus les memes trucs erronés ça m'énerve.

j'ai bien précisié sur un gréement type ior

29 août 2013
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IOR c'est une jauge défunte, des années 70 et début 80, les genois étaient moins taxés que les GV et étaient en standard à 155 % certains jusqu'a 180 %.

sur Little Wing, GV 18 mètres carrés Genoa léger 33 mètres carrés

le genoa dépasse donc largement le mat a un effet faisant lofer le bateau, c bien pour cela que je ai précisé le type de gréement

donc le bateau fonctionne très bien sous genoa, c'est un grand avantage en cas de paresse quand le vent est suffisant pour atteindre sous genoa seul la même vitesse qu avec les 2 voiles

c'est ch... quand il faut virer souvent en côtière, c'est très agréable au large, on peut se débarrasser de la gv assez souvent et éviter les risques lies a la bôme

j ai eu aussi un santana 22 a la gv dominante, sans GV il était incontrôlable par petit temps. chaque bateau est différent !

30 août 2013
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Je regrette mais, avec mon génois à grand recouvrement, je tiens un véritable près parfaitement honorable, mais je le redis, tant qu'il n'est pas roulé. à force 3 ou 4 c'est idéal.

29 août 2013
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ben c'est ce qui se passe quand on prend un ris non ?

29 août 2013
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Salut moi sur mon 8m je range ma grand voile au portant au dessus de 20nds de vent et mon pilote assure je barre rarement si je mets la grand voile arrisee le pilote aime pas. Mais au portant seulement car au pres la grand voile est indispensable. Je fais beaucoup de navigation en solo et j'ai même appliqué cette méthode sur des voiliers plus gros jusqu'à 47 pieds.
Bonne navigation à toi et bon vent.

29 août 2013
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Comme le sous entend Nemo1 les comportements sont très différents selon que c'est un gréement en tête ou un fractionné.
Comme dit justement les penons permettent de voir l'écoulement et de régler correctement ses voiles.

29 août 2013
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Dernièrement, par F5-6, vent trés grand largue et vent arrière, mer formée mais ni grosse, ni désordonnée, pour avoir essayé les deux, c'était plus confortable sous GV seule entière, que sous génois seul, et bien plus maniable, mais nous avons à un moment changé d'amure de la GV en virant bout au vent. Sloop en tête 35 pieds.

29 août 2013
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Je ne pensais pas ouvrir un fil si intéressant!

29 août 2013
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quand on fait de court déplacements en rade au moteur (par vent faible)
mon père ne voulant pas sortir la GV (trop de boulot pour peu de temps)
nous 2 n'aimant pas pousser le moteur
je me suis mis à dérouler le foc (auto-vireur)
pas de soucis de cap
un petit gain de vitesse (on passe de 5 à 6 nds par vent faible) et c'est plus agréable d'être un peu gîté
et je peut le rouler au dernier moment sans changer ma route pour en profiter jusque dans l'entrée du port
de même après des années à tirer le maximum de la voilure, j'ai découvert le plaisir de naviguer "sous-toilé" dans le "gros temps"
finalement on perd pas tant en vitesse et on fatigue moins
comme quoi on apprend à tout âge

29 août 2013
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Sur un cata (catana 42) par F6 cet été entre Huahine et Raitaea, au vent arrière, houle de 3/4 arrière, j'hésitais entre GV seule et génois seul (c'était pas mon bateau, mais un bateau de loc). J'ai donc essayé les deux sans l'avoir vraiment décidé, car le génois (je naviguais sous génois seul) s'est brutalement déroulé entièrement en raison d'un taquet un peu faiblard, puis une erreur de ma fille a libéré totalement l'écoute (heureusement sans dégâts pour ses doigts...). S'en suis un beau capharnaüm, les écoutes du génois battant dans le vent s'emmelant avec celles du gennaker enroulé serré. Après 20min de b......, m'étant fait giflé et quasiment étranglé par les écoutes furieuses, le bateau était à nouveau clair et je décide de hisser la GV à 2 ris ce qui fut un peu acrobatique dans 3,5 à 4m de creux. Eh bien, c'était vachement mieux sous GV seule à 2 ris, la voile ne claque pas sans arrêt, vitesse de 7 nds de moyenne jusqu'à la passe, 1 seul empannage sauvage mais d'amplitude assez limité, le chariot étant à fond sous le vent, le choqué de GV étant limité par les haubans. Moi qui était convaincu que rien ne valait le génois seul, eh bien, j'ai pris une claque et j'en déduis que ça dépend...!!!! du bateau, de l'état de la mer, de la direction de la houle et ... de l'âge du capitaine sûrement!!! la vraie conclusion est qu'il faut essayer les 2 config et se faire sa propre idée. Voili voilou....

30 août 2013
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Sur un tel bateau, il faut descendre moins dans le vent et faire des empanage, le confort, la vitesse s'améliorent beaucoup, et les risques d'empanages deviennent nuls.

Et les deux voiles en même temps rendent le tout plus jouissif!... :heu:

08 sept. 2013
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J'ai en mémoire qu'on réduit toujours le genois d'abord sur un cata parce qu'il n'y a pas de pataras et que la GV participe à la tenue du mat. Le chariot dans l'axe de la GV pour les mêmes raisons.

Les choses ont changées ?

08 sept. 2013
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En prenant un ris tu ramènes le point de drisse au point de capelage. Donc pas de réduction de genois en premier.

29 août 2013
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Bonjour,
D'accord avec Nemo1 et poissonrouge, au portant c'est tout bon...
mais dans les allures de finesse et plus particulièrement au prés, c'est beaucoup moins bon... pas tant pour la stabilité de route, la poussée vélique ou autres ... mais pour ton mât (en tête ou fractionné).
Là, çà lui tire dessus dans des axes ou il n'est pas prévu pour fonctionner, même si le principal de la force est "reconvertie" en compression sur le pied de mât et l'épontille. Cette compression est toute théorique pour un profil d'une rectitude absolue. En situation, cette rectitude est tout bonnement impossible. Ton gréement est toujours un peu élastique (galhaubans/pataras/étai), l'implantation n'est jamais parfaite etc etc... et si la mer est un tant soit peu formé et qu'il y a de fortes oscillations (voir que ça tape un peu) tu risque de flamber l'ensemble. Seul un bas-étai t'en protège un peu mais je parierais pas trop dessus.

Il n'y a qu'a se positionner au pied de mât en route et "viser" du regard la tête de mat (via la gorge de la ralingue de GV) pour voir comment ton mât bouge... Si cela "contre cintre" un peu (tête qui part un peu sur l'avant / centre qui recule) c'est qu'il est temps de renvoyer de la GV...

au prés, la chute de GV bordée dans l'axe, au bout d'un bras de levier important que représente la bôme, solidement fixé sur le cocptit via le palan de GV (même si le rail d'écoute est descendu sous le vent) est un maintiens redoutable pour le mât, surtout si le vent monte et que l'on arise.

Après si c'est fait sur une mer plate et par 10/12nds de vent tu risque rien...

29 août 2013
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@oliv
objection non retenue, au pire le pompage éventuel du mat est solutionné par des fausses bastaques aux BDF, par ailleurs on peut border la gv très fort même sans gv
pour ma part testés dans toutes les conditions sans la moindre inquiétude

30 août 2013
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Bonsoir jeanLittlewing,

Objection à l'objection...
Des bastaques (vraies ou fausses) sont à l'arrière du mât. Elles évitent le pompage du mât dans de la mer pour éviter qu'il ne flambe vers l'avant (résultat d'une très (trop) forte compression ET des mvt. du bateau dans une mer agitée). Je parle plus haut de contre-cintre, soit un flambage "possible" sur l'arrière (d'où ma réflexion sur le fait que seul un bas étai empêche le contre-cintre).
Après, je suis d'accord avec toi sur le fait que l'on parle de mâts que l'on nommais "spaghettis" en vigueur sur des Cocos, Séléctions ... et autres quart-tonners ...
Aujourd'hui un profil est bien plus épais.

Après gréer une paire de bastaques juste pour naviguer au prés sous génois???tu rajoute compression sur le mât, arrachage sur le tableau AR, poids, mécanique...

Quant à border une GV sans Gv ??? faut avoir une balancine en Kelvar, et puis même, cela ne fait qu'ajouter de la compression en tête sur le réa de celle-ci... qui n'est certainement pas prévu pour une telle tension!

30 août 2013
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...suite

je ne fais que formuler qu'un gréement "classique" n'est pas prévu pour travailler de telle façon dans des conditions données (génois seul au prés, vent fort, mer agitée). Après il y a Gréement et gréement. Si il est en tête, deux, trois étages de BDF, Galhaubans/haubans.bas-haubans,bas étai, et fausse bastaques il tiendra. Si il n'a qu'un étage/haubans / bas-haubans, c'est plus limite. Ya qu'a voir au prés sous le vent comment ca flotte (le gréement) ou la flèche que prends un étai sur toilé d'un génois tout déroulé...

Sur un 7/8ème BDF poussantes c'est encore autre choses...

Après je suis favorable à cette solution au portant. Cela stabilise et calme souvent le jeu par vent fort... seul bémol: on m'a appris qu'il fallait toujours tout anticiper... même (surtout?) une remontée au près en catastrophe (obstacle, homme à la mer ...)

N'est-ce pas pour cela que l'on s'obstine à passer la contre-écoute de Genois par dessus le tangon et en avant de sa balancine??? mais je m'égare...

30 août 2013
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OLiv,

Va voir mon profil et ensuite on en reparle !!! Mon bateau date de 81 le haubanage d'origine est le double de ce qu'on trouve sur les croiseurs d’aujourd’hui. Le mat est tres solide. il y a un bas étai plus les fausses bastaques plus la bôme bordée bien sur tu as un gréement blindé et testé sur l'atlantique nord dans des conditions musclées.

je ne parle que de ce que je connais parfaitement de par mon expérience personnelle sur mon bateau. c'est un témoignage parmi d'autres. je ne parle pas pour d'autres types de gréement.

30 août 2013
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Et les bas haubans, vous en faites quoi alors ?

30 août 201330 août 2013
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ça vous ferait mal de lire mes posts jusqu'au bout ? qui parle de fausses bastaques ? c'est vraiment usant de répéter ad nauseam sans etre lu

30 août 2013
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tout à fait d'accord avec oliv 44 .Sur un gréement avec barres de flèches dans le plan ,le risque par mer formée de naviguer ss gènois seul est bien réel, sauf à avoir des bastaques.Ces gréements ne sont tenus sur l'AR que par le pataras, flambage garanti au niveau des barres de flèches si un seul étage...

30 août 2013
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@ baboujoli, je parle d'un gréement qui a aussi des bas haubans dans le plan.

30 août 2013
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D'autant que plusieurs intervenants m'ont dit de hisser la GV arisee si le vent montait.
Allez. Continuez, j'apprends plein de choses :pouce:

30 août 2013
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C'est l'avantage que nous avons avec nos vieux gréements de voiliers de croisière (Jeanneau et Gib Sea).
Les mâts sont costauds avec un seul étage de barres de flèche et il y a des bas haubans avant et arrière qui les maintiennent bien.

30 août 2013
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C'est un sujet subséquent au fil mais fortement lié à la façon de naviguer. Les vieux gréement sont costauds oui mais à condition d'être entretenus et remplacés quand c'est trop vieux : sur mon Gin Fizz Ketch gréé en tête avec 4 bas haubans et barre de flèche dans l'axe, il y a deux pataras désaxés un peu comme des bastaques donc pas de risques pour le gréement si ça tire fort aux allures portantes sans la GV, par contre la soudure de la cadene sur la plaque d'étrave qui fixe le point d'amure de l'étai a cassé à moitié suite à la vieillesse et à la sollicitation du gréement et pourtant je vérifie chaque année les cadènes et j'ai changé tous le gréement dormant il y a 6 ans.
Même solide nos vieux gréements casse avec l'age (cf une demande d'aide dans un fil récent suite à un dématage de Sun fizz par rupture du pataras.)
Les statistiques des Cies d'assurances qui montrent une augmentation de la fréquence des accidents de dématage avec l'age du gréement et les bateaux anciens qui ont beaucoup navigué.
On met à part les régatiers que les assureurs refusent souvent d'assurer pour ce risque.

31 août 201331 août 2013
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aujourd'hui j'avais en tete ton fil quand le vent est monté dans la rade de brest (sur gibesa 24 de 79); du coup j'ai affalé la gv, et gardé mon génois ( sans enrouleur....); j'ai trouvé cette solution interessante et alternative au changement de voile d'avant (n'ayant pas d'enrouleur), et le seule inconveniant restant à mes yeux une moins bonne gestion de la direction; par contre peu de perte de vitesse et bcp moins de gite

01 sept. 2013
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@sylv1
C'est ton ressenti qui est le plus important dans l'affaire.
Si tu te sens en sécurité sous génois seul pas de problème, naviguer comme cela quand le vent monte a plus de 15 kts sur de longs bords, route au bon plein, jusqu'au largue cela m'arrive parfois (par paresse). Il m'arrive même de mettre le génois ou l'assymétrique sans la GV au vent du Grand largue au vent arrière pour éviter l'empannage intempestif .
J'ai constaté sous cette configuration : Peu de perte de vitesse, moins de gîte et un cap constant contrairement a toute la voilure envoyée avec le bateau qui lofe et veut passer par dessus sa barre dans les risées un peu soutenues, et la barre braquée qui freine le bateau.
Après pour mieux remonter jusqu'au près serré et faire du cap un ris dans la GV+ génois çà aide bien.
@+ Alain

01 sept. 2013
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@adav29, content de t'avoir soumis une idée, et merci pour ton retour.
@Tranchais, merci aussi pour ton avis.
Mon ressenti était effectivement bon, mais en tant que novice, je voulais m'assurer de ne pas faire quelque chose "d'anormal", voire mauvais (sur le plan sécuritaire ou technique).
Vos contributions à tous m'ont bien éclairé, rassuré.
Comme quoi HeO reste un bon vecteur d'échanges et de partage. :pouce:

01 sept. 2013
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de rien; et petite précision: j'etais pas seul dans la rade juste avec le génois

08 sept. 2013
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Ce fil montre bien que selon le bateau et la situation naviguer sous génois est intéressant ou pas. On aurait tord de s'en priver dans certains cas.
Pourtant cette solution peut devenir dangereuse quand le vent monte fort en particulier au portant, allure où l'on peut se faire surprendre d'autant plus facilement que l'équilibre et la vitesse procurés par cette voilure donnent une impression de sécurité. Si pour une raison ou une autre le bateau vient au travers la situation va devenir très inconfortable. Réduire sera une nécessité. Sous enrouleur la manoeuvre peut se révéler délicate, idem avec un génois sur mousquetons qu'il faudra affaler. La voile va battre en donnant des à coups violents entrainant des difficultés à l'enroulement ou à l'affalage. Le matériel, gréement en particulier va souffrir.

08 sept. 2013
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Uee des caractéristiques de cette technique est la grande stabilité de route du bateau tiré par l'avant. Il ne risque donc pas de venir au travers.
Je constate que nos voisins anglais, belges et hollandais l'utilisent beaucoup plus souvent que nous.
Quant à la réduction avec l'enrouleur si le vent monte, ce n'est vraiment pas un problème si on dose correctement la traction sur la bosse d'enrouleur avec l'action de choquer l'écoute progressivement et avec une tension minimale.
Cela devient évidemment plus compliqué avec un génois sur mousquetons car vient un moment où le bateau n'a plus aucune voile. Il me semble que dans ce cas, il faudrait d'abord envoyer la GV et donc tenter de revenir au près. Donc très difficile à gérer dans ce cas.

08 sept. 201308 sept. 2013
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Et avec un gréement 7/8, donc BdF poussantes ?
Sans bastaques bien sûr :-)

08 sept. 2013
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Je pense que si m'étais fait doublé par un voilier sous génois seul, j'aurai rangé ma grand voile... En 30 ans, je n'ai pas le souvenir que ce me soit arrivé.

Que Génois seul soit plus confortable ou plus simple sous certaines allures : sans doute. Mais dire qu'un bateau marche presque aussi bien, voir mieux avec Genois seul, qu'avec génois + gv, je dis non ! si c'est le cas, réglages à revoir ou voiles à changer.

Seule exception : tourmentin seul quand il n'y plus rien d'autre à faire. Mais là, on parle de grosses bêtises sans rapport avec le fil.

Bonnes nav

08 sept. 2013
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Quand on approche de la fausse panne et que la GV masque plus ou moins le génois, le bateau se traîne. Alors il faut choisir entre tirer des bords de largue ou affaler la GV (ou ne pas l'envoyer) pour naviguer sous génois seul. Il est vrai que sur les bateaux anciens, comme le mien, avec un génois à 180% cela commence à valoir la peine. Sur les bateaux récents avec un petit génois, le problème se pose différemment.

08 sept. 2013
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bonsoir ptiplouf,

j'admire les gens qui ont des certitudes pour tous types de voiliers !
je ne suis pas du tout d'accord avec toi, quand je suis à la vitesse de carène + surfs la GV ne ser à rien sauf à mettre en danger le bateau et ses équipiers.

one more time je parle pour un gréement IOR

point de vue étayé depuis 15 ans dont un peu moins de 1000 milles en 5 jours et demi sur un vieux et valeureux 30 pieds

Amitiés nautiques
jean

08 sept. 2013
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OK chaque bateau a un greement different et la base reste d' accorder le réglage à la situation et à l' architecture de son greement , il est conseillé de verifier la tenue du mat par vent medium à fort en zyeutant au pied de mat la gorge du mat pour verifier ses mouvements , vous serez peut etre surpris de voir le haut du profil partir sur l' avant et sous le vent quand le genois tire fort sur la tete de mat .De meme en allant faire une observation au pied du genois vous serez peut etre surpris de voir le cintre excessif de l enrouleur .
Si c est le cas je pense qu il vaut mieux equilibrer les surfaces de voile .EX 20 m2 de genois + 20 m2 de grand voile valent mieux que 40 m2 de génois . Les forces sont mieux réparties , les tubes de l enrouleur souffrent moins , le mat reste droit et en plus vous ne défoncez pas votre
génois . Il faudra du coup faire un effort sur le réglage des voiles pour mieux equilibrer le bateau , réglage du creux et du vrillage des chutes de voile , prises de ris ,enroulement du genois , réglages de barre d ecoute , de hale bas etc.....
vous serez alors capable de remonter au vent et virer facilement meme par mer forte en cas de besoin .Que du plus au niveau de la securité en général .Je repete que ceci est valable pour un vent medium à fort autrement pas de problèmes.

09 sept. 2013
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Je suis très d'accord avec toi pierrevoile. Observer son gréement fait partie de la réponse à la question "naviguer sous génois seul". Et en fonction de l'observation ne pas hésiter à équilibrer le plan de voilure.

09 sept. 2013
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Tu n'a jamais vu que le haubanage sous le vent devient tout mou alors qu'au port tout est tendu quand tu fait route au prés?

09 sept. 2013
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je te suis dans ton avis jeanlitlle

ça seul fois où j'ai vu une tête de mat fléchir, c'était qu un gros catamaran, et avec beaucoup de vent,

sur aucun autre bateau je ne l'ai vu,

09 sept. 2013
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Tu devrais faire un stage d'Optimist, Jean, ça te donnerait une idée du B,A:Ba de la voile !
Bon je sors aussi !

09 sept. 2013
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Bonsoir Jean
Naviguer sur le web, c' est facile , naviguer en mer l' est moins.
Stp, continues à nous donner ton avis .
Tu l' as écrit et ré écrit : Tu parles de ce que tu connais, gréément avec génois à fort recouvrement.
J 'ajoute, en ce qui nous concerne, grééménts surdimensionnés sur nos First 30.

Si certains ne prennent pas le temps de lire le fil depuis le début, ou de consulter les fiches des rédacteurs, tant pis pour eux.
A+ Fabrice

10 sept. 2013
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Bonjour,
De Zeus! j'pose une question, j'vais regarder la TV et quand j'reviens je m'aperçois qu'il y a une résolution de l'ONU contre moi...
Non, je posais juste une question!

@JeanLittleWing:
Je demandais cela car si en charge au prés ton gréement sous le vent est tout mou... c'est bien que la tête (et tout le reste) part sous le vent! surtout avec un gréement en tête (donc les BDF dans l'axe) et encore plus avec un IOR avec un fort recouvrement av! Je rappelle que ce type de gréements sont "sérrés mou" en comparaison des gréements à BDF poussantes en Rod, que l'allongement à 30% de la charge de rupture d'un monotoron de 0.22%, soit 2.7cm pour 12m de mât (utilisation courante). Pour 50% de la charge de rupture, l'allongement passe à 9.6cm d'allongement (utilisation hors normes: surtoilé, rafale surprise, mais aussi tangage...). Ces chiffres sont "théoriques", en pratique, c'est souvent pire et leur vieillissement ne fait qu'empirer les choses. Il suffit de faire du prés vent contre courant, de passer le "raz Blanchard" par coef 90 ou encore le "Swinge" pour voir des mâts danser... même sur un First30. Donc oui, je maintiens que la tête de mât peut partir sous le vent. L'allongement des Galhaubans étant plus importantque celui des haubans, lui même plus important que celui des bas-haubans (surtout que tu en a quatre!), le haut "soulage" plus facilement.

@Koala-5 et Kermahy:
Enseigner le B-A BA de la voile... ce fût très longtemps mon métier. Et je précise uniquement en croisière...
mais c'est vrai, le web est moins dangereux!

09 sept. 2013
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j'observe mon agrément , jamais vu la tête de mat partir sous le vent, c'est juste impossible avec un gréement en tète et mat pieu.
de toute manière sous TMT on est dans cette config, autant tester avant.

09 sept. 2013
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non oliv je suis un débutant et j'ai acheté mon bateau la semaine dernière, on parlait de tete de mat
je sors, on ne m'y reprendra plus

09 sept. 2013
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oui il y a des trolleurs volontaires ou pas, je doute, dans le doute je m'abstiens ...

09 sept. 2013
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On peut relancer le débat avec Génois ET Artimon pour ceux qui ont un Ketch.......
[url=]

09 sept. 2013
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C'est une blague?

10 sept. 2013
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Non un ketch !

09 sept. 2013
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Qu'il est beau, ton bato! :whaou:

09 sept. 2013
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+1 :pouce:

10 sept. 2013
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Bonjour amis Heotiens,

Je ne suis qu'un modeste débutant a la voile (c'est vrai) et quant je lis tous vos messages je m’aperçois que j'ai encore beaucoup a apprendre.

Ceci dit lors de mon premier stage Macif dans la rade de Marseille sur un dufour 45, nous sommes sorti par force 6 la météo annonçant un force 7 forcissant a 8 dans l’après midi.

Le vent forcissant en milieu de journée, le skipper a décidé avec raison de rentrer sur le port de pointe rouge.

Dans un premier temps, envoi de la trinquette, 3 ris dans la GV. Le vent continuant a forcir on affale la GV et continue sous trinquette seule.

J'ai barre durant les dernières heures de notre sortie, la sensation a la barre pour un novice comme moi était fantastique et sous trinquette seule le bateau restais très manœuvrant et m'a permis d'attaquer chaque vagues légèrement de biais pour éviter de rincer l’équipage, sauf une fois ou tous le monde a été copieusement arrosé.

Cerise sur le gâteau le skipper m'a demande de rentrer au port a la voile, Jamais vu une entrée de port ne m'a semblé si petite que ce jour la, autant vous dire que j’étais un peu stressé et très concentre, mais tous c'est bien passé.

Ce jour lá, J'ai pris le pied de ma vie et j'ai eu une attaque virale définitive pour la voile.

Depuis quant il y a trop de vent pour moi, pas pour le bateau, il m'arrive de n'envoyer que la trinquette qui est sur un étai largable.

Mon bateau est un challenger Horizon gréement fractionne 7/8°

Je ne suis pas encore assez pointu pour lire un mat ou un gréement, mais je trouve que sur mon bateau ça fonctionne bien, la barre reste souple il ne me fait pas de départ bizarre a l’aulofée ou a l'abattée.

Encore une fois je précise que quant le vent est fort pour moi mon bateau est mort de rire il pourrai garder beaucoup plus de toiles que ce que je lui laisse.

Ceci n'est qu'une anecdote et je pense que tous le monde a plus ou moins raison et que jean littlewing a bien raison de préciser et de repréciser que son expérience est valable pour son bateau mais pas forcement pour d'autres.

Amities maritimes

10 sept. 2013
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Juste pour l'anecdote, ça date d'il y a quelques années, j'étais assez farouchement opposé à la navigation sous génois seul, contrairement à ma femme.
Jusqu'au jours où est passé Eric tabarly, en vacances sur le bateau de Ph. Poupon sous génois seul ( quelques temps après c'est Philou qui naviguait... au moteur). Ce jour là ma femme a marqué des points et j'ai fini par être moins puriste!

10 sept. 2013
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La question est-elle vraiment d'être pour ou contre ? Tout est affaire de mesure! Ne s'agit-il pas d'analyser ce qu'implique la navigation sous génois. je maintiens que lorsque le vent monte (au dessus de 25/30 noeuds ?) la manoeuvre du génois complètement déroulé peut s'avérer délicate, (tout le monde ne s'appelle pas Tabarly) et les effets sur le gréement sont à surveiller, à coups violents et déséquilibres que soulignent Oliv44.

14 nov. 2013
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Mais qui parle de garder le génois "complètement déroulé" avec 30 nds de vent ? On parle de n'avoir que le génois, mais roulé selon la force du vent.

10 sept. 2013
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Bien, tout ça, mais pas de paul et Mike s'il vous plait :pouce:

Et quelqu'un peut-il me dire quel type de grément j'ai sur mon Jouet caprice?

10 sept. 201310 sept. 2013
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exactement il s'agit pas d'avoir un gagnant et un perdant, dans l'enseignement classique de la voile en Bretagne nord et c'est la que j'ai usé mes cirés entre muscadet cognac serk jersey les minquiers les roches Douvres etc on equilibre le plan de voilure, on a un équipage assez nombreux on fait des étapes courtes etc

25 ans plus tard sur l'atlantique nord après 2 jours à fond on a la gv au 3eme ris j'ai jugé plus "safe" d'affaler et de souquer les basses bastaques. on a pas perdu un chouia de vitesse mais on a évité peut etre l’empannage à 2 heurs du mat dans une mer forte et l'accident, la bôme est un instrument de mort faut pas l'oublier.

pour les 5 jours suivants on a continué comme cela parfois roulé à 13 tours (photo de mon profil, 12 noeuds au surf)

c'est différent d’être en côtière avec besoin éventuel de pres (quoique le 30 remonte parfaitement sous genoa déroulé, pas sous genoa réduit) et de gérer un équipage restreint pour 1800 milles de traversée.
Voila
tout le monde a raison, ce sont les conditions qui changent

10 sept. 2013
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Bonjour Sylv1,

Si l'on en croit le dessin que tu peus voir sur le lien, ce serai un greement en tete (d'oeuf, de turc, de choux au choix) comme le first 30 si je ne m'abuse.

www.jouetcaprice.com[...]ex.html

Mes amities aux heotien de l'Aude.

10 sept. 2013
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Merci Filou30, et désolé que tu ne sois pas avec nous le 28 :pouce:

10 sept. 2013
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Bonjour sylv1,

Comme tu t'en aperçois, les gréements dormants peuvent être extrêmement différents sur le plan architectural et induire de fortes différences. Deux grandes écoles:
gréement en tête: l'étai monte en tête, les Barres de Flèche (BDF) sont dans l'axe du mat, un pataras retiens le mât pour éviter qu'il ne tombe vers l'avant. Ce sont des gréements "tendus mou" (tout est relatif, cela tiens!). Voilà la base, ensuite il y a de multiples variantes (+ ou moins de BDF en fonction de la puissance et de la largeur disponible au pont, bas haubans, bas étai, guignol, bastaques de maintient...)

Tu te situe dans cette catégorie. Tes spécificités: plan de voilure à fort recouvrement (grand génois avec point d'écoute très reculé et en arrière du mât et GV avec petite bordure), 1 étage de BDF, 4 bas haubans, un pataras sur patte d'oie visiblement surpuissant.
Donc tout ce qui se situe entre le pont et ton étage de BDF ne bougeras pas, c'est hyper bloqué. Par contre au dessus, c'est certainement plus mobile. Que ca soit voulu (reprise du Pataras pour retendre l'étai) ou subit (surtoilé à l'avant, coups dans les vagues, départ au lof sous spi avec ce dernier qui claque - c'est souvent très violent pour le gréement). Comme l'a dit PierreVoile plus haut, c'est à partir de là que ca "bougera" en zeutant la gorge de mât. Comme le dit JeanLittleWing, c'est affaire de conditions. L'avantage de ta config est que plus tu réduit, plus tu t'appuie sur un mât qui tient bien.

Peu de d'évolution "moderne" de ce type de gréement en tête sauf à avoir moins de recouvrement avant au profit d'une GV plus grande, donc d'un allongement plus important (mât plus haut) car le pataras gêne la chute de la GV.

L'autre école c'est ce qu'on appelle le gréement fractionné (7/8ème ou 8/9ème). L'étai ne monte pas en tête mais un peu en dessous, les BDF sont "poussantes", angulées sur l'arrière, le pataras est facultatif, il ne sert pas à la tenue mais au réglage. Se sont des gréement "tendus dur", extrêment compressés (un tensiomètre est necessaire pour le mâter) et ils ne souffrent pas d'élasticité de leurs câbles. Ils sont donc dimensionnés plus gros ou en ROD (un seul brin d'inox) pour eviter l'alongement. Mêmes multiples variantes (+ ou moins de BDF en fonction de la puissance et de la largeur disponible au pont, bas haubans, bas étai, guignol...).

A noter ce type de gréement ne "bouge" pas du tout pareil quand on tire sur le pataras ou quand il subit la mer, le surtoilage le spi qui claque...
Quand le gréement en tête (souple) "plie" tel le roseau, le gréement fractionné se "contracte" et "flambe" toujours dans le même plan. Il est dit "bloqué" ce qui en fait un avantage en régate ou il s'est largement répandu.

Bon on s'est finalement éloigné du "naviguer sous génois seul" (enfin personellement) mais c'est ici (dans le gréement) que sont les repércussions possible (hors confort de route et eventuellement efforts sur ton safran/appareil à gouverner). Si tu veux aller plus loin, il existe un hors série de Voiles & Voiliers assez didactique (je n'ai pas d'actions chez eux)

www.4-oceans.com[...]age.asp

Oliv

14 nov. 2013
1

Oulala .. que de mélanges !!
- en tête ou fractionné c'est lié à la position d'étai.
- les BDF peuvent être poussantes ou dans l'axe que le gréement soit en tête ou fractionné.
- le pataras peut être structurel ou non avec des BDF poussantes.

- gréement souple ou bloqué c'est avant tout une question d'échantillonnage de profil.

-
"Quand le gréement en tête (souple) "plie" tel le roseau, le gréement fractionné se "contracte" et "flambe" toujours dans le même plan."
Ouahhou c'est lunaire comme comme citation !!

10 sept. 2013
0

Bonjours

Merci à Sylv1 d'avoir ouvert ce sujet car il m'arrive moi aussi de naviguer sous génois seul et je me suis souvent demandé si cela n'était pas dangereux pour mon mat ( gréement 7/8 ) bien que je n'ai jamais navigué de la sorte par conditions musclées .
Les réponses des uns et des autres m'ont éclairé et je pense que je continuerai avec des conditions de vent et de mer clémentes et tant que j'aurai la sensation que le bateau ne souffre pas .
Sur mon petit 24 pieds par vent arrière et sous génois seul je lâche la barre et garde ou corrige le cap en bordant ou pas la voile .

10 sept. 2013
0

24 pieds 7/8ème? un JOD?

10 sept. 2013
0

Non un B-Jet !

10 sept. 2013
0

Merci oliv44 pour ce "cours" sur les agréments. Très instructif, et encore merci À TOUS pour vos interventions. Si ce sujet peut tourner à la prose de positions plus ou mmoins tranchées, il n'en reste pas moins très intéressant pour moi, et s'il peut servir à TOUS d'une façon ou d'une autre, alors, parfait.

13 nov. 2013
0

Propriétaire d'un Mélody (55 m² de génois) je navigue très souvent sous génois seul surtout quand je suis en solitaire.
Si le temps monte il est très facile de réduire. Je suis donc en parfaite sécurité.
Et le bateau ne perd qu'un demi noeud sans GV. C'est génial.
Et au portant le génois porte mieux.

14 nov. 201316 juin 2020
1

Ne dit-on pas que "un petit dessin est parfois préférable à un long discours" ?
Regarder ces photos qui montrent des remontées au vent par gros temps, avec une voile d'avant seule.
(Richard Bennetts 1998 Sydney Hobart)

14 nov. 2013
0

Genois endraillé seul:
- Mise à la cape d'urgence impossible.
- Si le vent forci : Demonter un genois dans la brafougne, c 'est dangeureux pour l'homme et le materiel.
- On se retrouve sans aucune voile le temps du changement de config donc danger à moins de remettre le moteur.
-Meme sous tourmentin seul, le bateau n'est plus manoeuvrant qu'aux allures portantes :Danger.
i
Perso je prefere équilibrer en permanence AV et GV .

14 nov. 2013
0

non papy, avec un foc de brise seul tu remontes bien au vent dans la brafougne, et de toute façon tu peux ne plus avoir le choix.

14 nov. 201314 nov. 2013
0

D'accord avec Senetosa !
Et démonter un génois "endraillé" reste tout de même plus facile que démonter un génois "enrouleur" !
Un étai largable est indispensable en croisière hauturière !

14 nov. 201314 nov. 2013
1

Senetosa : Là je sais de quoi je parle :Sur mon boat 6m, sous un bon 30nds tourmentin seul, je pousse la barre comme un fou en permanence (limite de peter le safran) pour faire simplement du travers, depards à l'abatté dans les bouffes.
Tourmentin seul pas glop, mais alors pas du tout !
Le choix c'est mettre une GV hyper arisée avec le tourmentin pour équilibrer.

14 nov. 2013
5

fais comme tu veux papy, mais stp arrêtes d'affirmer des choses que tu ne connais pas encore.

14 nov. 2013
1

vraiment, moi aussi avec mon modeste melody, avec le foc seul dans du vent mon bateau deviens mou, impossible de remonter au vent

14 nov. 2013
3

Pour ma part il m'est plus facile de prendre des tours sur un genois que de reduire ou affaler une GV par vent fort et mer agitée. On est mieux dans le cockpit que sur le pont surtout en solitaire

14 nov. 201314 nov. 2013
1

Je suis moi aussi un adepte du génois seul. Mais passé un certain nombre de tours, le génois ne ressemble plus à rien, ou plutôt oui, à un sac de patate vide... pas possible de remonter le vent dans ces conditions. Donc : étai largable avec au moins une trinquette lourde et un tourmentin.
(mais pas les deux en même temps ! :mdr:)

14 nov. 2013
0

Perso et pour mon canot : la voilure ultime dans le gros, c'est GV seule mais hyper arrisée. En gros 25% de la gv. Soit disons seulement une voile de cape.
Plus securisant que le tourmentin seul.

16 nov. 2013
0

Il ne faut pas généraliser tout ça dépende de l'allure.
Au portant il vaut mieux garder la voile d'avant que la GV.
On m'a toujours dit que par gros temps, au près on commençait à réduire l'avant et qu'au portant on commençait à réduire la GV.
Mais c'est vrai il y a 40 ans .........

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