solitaire

Quels sont vos astuces en navigation solitaire?

L'équipage
08 juin 2010
08 juin 2010
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vaste sujet
pour moi la rigueur:
le rangement, chaque chose à sa place, je ne dois pas chercher.
la simplicité:
toutes les manoeuvres doivent se faire sans effort et rapidement.
cele nécessite de l'organisation, des points de repère.
connaitre son bateau par coeur.
la sécurité:
pas de prise de risques inutiles:
decoule en grande partie des points au dessus,
je porte une brassière la plupart du temps, mon harnais est capelé quand je vidange par dessus les filières.
Je ne dois pas tomber à l'eau ! les matériels dits de sécurité ne pourrons servir.
anticiper.
voilà grosso-modo pour ne pas entrer dans les détails

08 juin 2010
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100 % d'accord
avec ce que dit GRIBOU25, j'ajouterais, même si celà va de soi : un bon pilote automatique.

Ph

08 juin 2010
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solitaire en grande croisière
d'une façon générale je dirai :
- qu'on ne peut pas se permettre de se blesser les pieds et les mains : pas de manoeuvre sur le pont pieds nus en particulier la nuit, pas de manoeuvre de mouillage sans gants
- qu'on doit être bien alimenté, bien reposé
- qu'on doit préparer les choses longtemps à l'avance de façon à ne jamais se trouver en siuation de devoir faire deux choses à la fois.
- le bateau doit être bien rangé en permanence et sur le pont en particulier. Un noeud dans un cordage au mauvais moment par exemple et ce sont des emmerdes en perspective.
- il faut un radar ou au moins un système de veille.
- il ne faut pas être obligé de barrer : pilote ou pilote + régulateur fiables.

08 juin 2010
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sommeil
Comment vous gérez le sommeil?

08 juin 2010
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ça depend ou
cotiére ou hauturiére

cotiére : radar , ais et j essais de veiller

hauturiére : ais et je dort

08 juin 2010
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Gérer le sommeil
De nombreuses méthodes existent en fonction de ...

Tu peux les comparer et choisir "la" tienne.

Je me permet de donner 2/3 infos.

On a besoin de 6 à 12 h de sommeil par jour (hors extrèmes).

Tout sommeil perdus ne sera pas totalement récupéré sur 24h même si on dort 2 fois plus longtemps ...

Une idée comme ça que tu peux pousser et expérimenter pour trouver une méthode qui te correspond :

L'idée est de dormir ton besoin d'heure de sommeil mais par petit bout ... Donc dormir plusieurs fois par tranche de 24.

Ne dormir par tranche de 30mn me semble quasi impossible à moins d'être un athlète de très très haut niveau.

Par contre ne dormir que par tranche de 1h30/2 me semble accessible à tous et sans trop d'effort ni de problèmes pour se recycler autrement.

Les sommeils de 30mn étant à réserver pour l'atterage ou le départ (donc pas plus de 24/36h).

L'idée donc est la suivante :

Ne pas attendre LA fatigue pour aller se coucher, mais au contraire écouter son corps et dés le petit signe de fatigue même petit s'accorder une petite sieste dans une position "inconfortable" (au début pour apprendre). Par exemple la tête poser entre ses bras sur une table. L'inconfort et le peu de fatigue vont créer le réveil très tôt (à la fin d'un cycle entier de sommeil, ce qui est le plus récupérateur).

Une fois qu'on a appris et appliqué cela quelques temps, il est possible de faire la même chose mais confortablement couché dans une couchette. Il suffit de se conditionner pour se réveiller avant l'endormissement.

Il ne s'agit que d'une méthode parmi d'autres, en espérant qu'elle puisse aider.

08 juin 2010
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c'est encore mon problême
dans la mesure où je n'ai pas encore navigué assez longtemps d'affilé.
J'ai la faculté de pouvoir dormir à la demande de 10 mn à 30 mn voir 40 mn c'est pratique.
Cela restera à vérifier sur plusieurs jours.
Dans ma dernière traversée de la manche 24 h (nous étions 2),
l'aller a été très pénible , alors que le retour c'est très bien passé avec des quarts d'env. une heure maxi(sans réveil et alimentation régulière).
Je pense qu'après plusieurs jours, on doit prendre un rythme.
JJ

08 juin 2010
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le sommeil
Dans un des derniers numéros de PBO (Practical Boat Owner) est évoqué le périple d'un british sur son 26', de Santander à la côte sud de l'Angleterre via un port de Bretagne sud (de mémoire).

L'article portait spécifiquement sur la gestion du sommeil en solitaire.
Pour résumer, en partant du principe qu'il fallait +/- 20 mn à un bateau pour surgir de l'horizon et représenter un danger, l'auteur avait programmé des tranches de sommeil très courtes, avec un bref tour d'horizon à chaque fois et endormissement à nouveau.
Une minuterie de cuisine faiait office de réveil et si le rythme au début n'était pas évident, il a été trouvé assez rapidement.

Là où je suis resté sur ma faim, c'est qu'il n'est pas fait mention de l'approche des côtes bretonnes, après quelques jours en mer, au moment où il devait malgré tout être très fatigué. Je crois me souvenir que l'auteur évoque une veille nécessaire, ce qui n'est pas satisfaisant comme réponse.

En fait, à en lire les témoignages (perso, je n'en sais rien), le sommeil en solitaire semble gérable au large, à l'écart des routes et des pêcheurs.
Le long des côtes cela semble moins évident.

Bon, du coup, je vais relire cet article...

08 juin 2010
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Personne n'en parle ...
Mais je dirais aussi ne pas hésiter à naviguer sous toilé dés le moindre doute ...

Il vaut mieux se tromper dans ce sens que dans l'autre ... et seul personne ne viendra aider ...

08 juin 2010
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veille
Merci à tous.
En résumé:
AIS
15' de sommeil / tour d'horizon
en moyenne les navires avancent à 20nds en Méditerranée, ils auront parcouru 5 milles en 15', en les repérant à 10 milles, ils reste 5 milles de sécurité.
Je n'ai pas de radar.

08 juin 2010
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Comme indiqué plus haut
le cycle 15 à 30mn de sommeil / tour d'horyzon n'est pas si facile que ça à faire et encore moins à tenir dans le temps ...

Avant de "décider" ça vaudrait peut être le coup de faire un test tranquillement à terre non ?
Si réussite tu serais ainsi rassuré ;)

09 juin 2010
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oublis
ces 45 à 90mn sont des "micro sommeil" revenant très fréquemment et bien entendu il ne s'agit pas d'un sommeil en 1 fois ...

D'autre part il est important de noter que dans plus de 90% de ces micro sommeils le conducteur n'en a même pas conscience ... Les seuls marquant sont ceux ou on se "réveil" en danger et qu'on frôle l'accident. Seul ceux là nous "marquent" ...

08 juin 2010
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A moins effectivement d'être un athlète
de haut niveau et d'avoir faire des tests sur son rythme de sommeil, tu ne tiendras pas plus de deux ou trois jours à coup de 15 ou 20 mn de sommeil.
Après tu crois que tu tiens le coup mais c'est faux, tu n'as plus de vigilance, tu vois mal, tu entends mal et tes gestes ne sont plus assurés, tu t'endors debout. Bref tu mets ta vie en danger.
En résumé : soit tu mets le cap au large loin des routes de cargos, soit tu rentres au port soit tu commences par t'acheter un radar ou un mer veille.

Nous sommes nombreux ici a avoir fait des traversées conséquentes en solitaire. Crois en notre expérience.

09 juin 2010
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Complément d'information
Qui devrait parler à tous ...

Des études très sérieuse ont montré que :

Un professionnel de la conduite qui réalise un trajet paris marseille dort 45 à 90 mn ...

Pour un conducteur "occasionnel" le ratio serait nettement pire ...

Pour un projet en solitaire une recherche / documentation sur le sommeil vaut la peine à mon avis ;)

09 juin 2010
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Calme et anticiper
Bonjour,

Je navigue généralement seul, par goût. Je rejoins les divers avis. Un point essentiel est de ne pas paniquer en cas de problème. C'est la panique qui fait faire des conneries. Anticiper, ne pas jouer au coureur pro qui balance toute la toile, ne pas avoir honte de son moteur (!) mais savoir s'en passer, rester calme et réfléchir avant d'agir. Toujours préparer toutes les manoeuvres comme si tu étais deux : le mousse qui prépare et le capitaine qui donne l'ordre (c'est une bonne méthode pour être certain de se donner l'espace de réflexion).

Pour le sommeil, je dors par tranches de 10 à 20mn en fonction du lieu, parfois 5mn. J'ai une minuterie. Je me lève, un tour d'horizon, relance de la minuterie, redodo. Cela n'a rien à voir avec une vraie nuit mais cela évite d'être épuisé. Un rythme se prend, un rythme lent et efficace. Les journées s'écoulent normalement (je ne dors pas sauf petite sieste éventuelle), les nuits sont un peu difficiles car le rythme est brutal au début. Attention au radar qui donne une impression de sécurité et incite à dormir plus ... Avant, j'en avais pas et j'avais peur donc je ne ratais pas mes cycles. Avec mon radar, j'ai tendance à rallonger les cycles, c'est dangereux.
Parfois, la fatigue ... le calme d'une zone sans le moindre bateau ... le temps parfait ... peut pousser à dormir 1/2 heure voire 1 heure ! C'est la roulette mais c'est aussi la grasse mat' !
Pour la durée, ce n'est vraiment pas dur 3/4 jours. Ma durée max est 7 jours. Je n'ai aucune expérience d'une grande traversée : hors des grandes routes, il doit être possible de s'accorder quelques heures de repos ?

Penser à regarder sur une carte la route probable des grands bateaux : il faut tracer des traits entre les ports commerciaux et rester vigilant lorsqu'on approche de ces zones.

Olivier

09 juin 2010
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J'ajoute ...
... qu'un de mes grands plaisirs de solitaire, c'est de passer la première nuit au port ou au mouillage après une traversée ! Quel bonheur ! Tu arrives naze mais fier de toi, tu passes ta dernière journée d'homme fatigué au radar, tu te met au lit en pyjama après un bon repas et tu dors 10/12h d'affilé, comme un gros loir bienheureux ! C'est génial !
Olivier

09 juin 2010
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Mon expérience
Pour du côtier ou de l'arrivée, des périodes de sommeil de 20mn dans la nuit. Mais difficilement plus d'une journée car ce rythme épuise.

Pour une traversée de type atlantique, je me contente de me réveiller toute les heures. Un petit tour d'horizon et retour à la banette illico presto.
L'été dernier, j'ai gouté une alternative que j'aurais préféré éviter :
Le Navik étant tomber en rade, il a fallu que je barre toute la journée pour ensuite mettre le bateau à la cap pour dormir la nuit. Je faisais des nuits complètes.
ce régime spécial a duré deux semaines. Pas toujours facile de dormir dans un voilier 90% du temps à l'arrêt, roulis et tangage étant omni présents, malgré une voile établie.

Il y a des variantes : lors d'un coup de vent sérieux, on n'arrive pas toujours à dormir et l'on se met à veiller même si rien de grave ne se passe.

09 juin 2010
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mais
pourquoi arrêter le bateau?

09 juin 2010
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Bonne remarque mais,
ne s'applique pas à la situation de Lorenzo : il était sur une route Ouest-&gtEST, de plus assez nord et par météo musclée à franchement mauvaise ...
Par un "petit" f 9, je ne me sentirais, moi non plus, pas trop de laisser le bateau au portant sans pilote, ni régulateur d'allure ... ;-)

09 juin 2010
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bien compris,
mais ma réponse pour mettre en évidence qu'il n'y a pas que le problème RADAR ou pas RADAR, veille ou pas veille, il y a les contraintes de la nav liées à l'état de la mer, du vent ... on peut aussi prendre la cape avec un radar et/ou du monde pour veiller :-)

09 juin 2010
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2 écoles comme souvent dans le monde marin ...
"pourquoi arrêter le bateau? "

Déjà il y a radar ou pas radar ...

Ensuite 2 écoles pour sans radar :

1) Si le bateau avance c'est qu'il y a veille. Donc si sommeil arrêt du bateau (cape) afin de limiter les risques d'ofni ou de se jeter dans un voilier qui serait devant à la cape ...

2) Avancer avec tout dessus comme en plein jour et réveiller en partant de 2 principes :
- si les conditions changent le marin va se réveiller
- les alysés ne s'appellent pas autoroute pour rien, les bateau avec équipage vont "débouler" derrière.

Içi comme dans pleins d'autres domaines marin, il ne s'agit pas de science exacte ou tout est blanc ou noir ...
Chaque axe a ses défauts et ses avantages ...
Le 1 va limiter les dégats sur un ofni ou un bateau à l'arret mais va créer un autre danger sur l'arrière des voiliers rattrapant ...
le 2 limite fortement les risque de collision arrière mais va "pulvériser" sur l'avant et surtout dans le monde des cata va prendre de "gros" risque en cas de survente ...

D'autre enfin prennent une solution moyenne qui consiste chaque nuit quelque soit les conditions prévues de vent/mer à préparer le bateau pour le gros temps : tout ranger, prendre 2 à 3 ris dans gv et genois.

Qui a raison qui à tord ?
Le risque statistique de collision au milieu de l'atlantique est tellement faible que pour l'instant aucune étude sérieuse n'a pu privilégier un comportement par rapport à un autre en terme de risques ...

09 juin 2010
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Oui
Je ne répondais pas à Lorenzo, mais à clarivoile.

Je me considère comme grand néophyte et ne me permettrait donc jamais, même beaucoup plus tard lorsque je serais "moins néophyte" de reprendre quelqu'un sur SA pratique en particulier.

Pour certains je vais peut être paraitre pour un indécis, mais la vie m'a appris que chaque chose est rarement toute noir ou toute blanche, et que donc chacun s'adapte comme il le croit bon. Et que chaque situation est particulière.

09 juin 2010
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Le problème du sommeil
se pose seulement si l'on fait plus d'une vingtaine d'heures de nav. En dessous, on n'a pas besoin de dormir, on tient le choc.

Mais il faut de l'action à bord. Une arrivée dans la pétole au petit matin après une nuit réveillée est parfois assez pénible. Il devient difficile de lutter contre le sommeil s'il ne se passe rien. Dans ce cas, ca vaut la peine d'aller se reposer en attendant que le vent revienne ou avant de mettre un coup de moteur. Sinon, l'excitation de l'arrivée suffit à maintenir reveillé.

Le reste du temps ? Réfléchir à ce que l'on va faire, préparer ce que l'on a besoin, effectivement ne jamais avoir deux choses à faire à la fois, et s'attacher pour ne pas se foutre à l'eau.

Jacques

09 juin 2010
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tour d horizon toutes les 20 min est ce suffisant?
bonjour

je me prépare à un tour de Med en solo (en partie) et suis avec attention ce problème de veille en solitaire.

j'ai le souvenir des ferry et paquebots en grèce et sardaigne, et je dois dire que je me sens pas rassuré...

ma réponse semble être: si tout va bien, traversées sur 1 nuit max, donc pas de pb de sommeil avec de petite phases récupératrices.
aide AIS et radar (merveille en plus, ca fait sens?)
tour de veille toutes les 20 min.

et là je pose la question: est-ce que ca sert vraiment à quelquechose?
comme il a été dit, un navire qui arrive à 20 noeuds, en 20min de sommeil il parcourt 7 miles!

est-ce que mon petit tour d'horizon, a la jumelle, de nuit, en manque de sommeil, me permettra de voir la petite loupiotte verte et rouge à 10 miles de distance, qui indiquerait que ledit navire me fonce dessus??

09 juin 2010
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le dit navire
n'aura pas "...la petite loupiote verte et rouge..." mais 2 feux blancs TRES visibles et qui indiquent sans ambiguïté la direction suivi par le dit navire. Si, en plus, c'est un paquebot, il y aura plein, plein de lumières sur les ponts, par les hublots, etc ... faut vraiment être miro pour ne pas les voire à + de 10 miles ;-) ;-) ;-)

09 juin 2010
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En med, les routes de cargo
ne sont pas tellement fréquentes.

Si tu veilles, tu veilles. Donc tu vois arriver le bateau (pas une heure avant, mais suffisamment tot pour dégager, de jour comme de nuit).

Oui, un tour de jumelles de temps en temps est utile, mais les jumelles me servent surtout pour observer un truc déja repérer, notamment pour comprendre ce qu'il fait.

Le plus gros risque, c'est bien le pécheur. Le cas classique est le mec seul à bord en train de relever filet ou casier, tournant le dos à la route, tandis que son bateau avance doucement mais de manière totalement erratique.

Il faut aussi se méfier du train qui peut cacher un autre. Un ami d'ami a perdu son voilier alors que sa fille était à la barre lors d'une collision avec un ferry derrière la Corse. Le ferry était masqué par un cargo qu'elle avait bien vu et qu'elle évitait. Le ferry est sorti derrière et l'a éperonné.

Dans ce cas, seul le radar ou l'AIS aurait permis de le voir.

Jacques

09 juin 2010
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.
attention dans ce cas le radar n'aurai surement rien vu aussi ;)

Il est probable que seul l'ais l'aurai vu.

un radar c'est bien mais ce sont des ondes qui butent sur l'objet qui te permettent de voir l'objet.
si les ondes ne vont pas jusqu'à l'objet car masque par un autre devant tu ne le verras pas.

il faut voir ça un peu comme un projecteur, ce qui est dans l'ombre tu ne le verra pas. seul ce qui est éclairé ressort.

09 juin 2010
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précision
"est-ce que mon petit tour d'horizon, a la jumelle, de nuit, en manque de sommeil, me permettra de voir la petite loupiotte verte et rouge à 10 miles de distance, qui indiquerait que ledit navire me fonce dessus??"

on se focalise souvent sur la nuit et nous sentons moins en sécurité ...

Or de nuit un paquebot règlementairement éclairé va se voir de très très loin ...

Cela semble moins dangereux, pourtant c'est en plein jour que l'on verra moins bien et moins loin, donc la sieste de jour est autrement plus dangereuse que la nuit, à mon humble avis en tout cas ...

Voilà pourquoi pour moi de nuit on peut se permettre des durées de sommeil un peu plus longue, et pourquoi de jour au contraire il faut des durées courte de sommeil à cause de faite que l'on voit moins loin ...

09 juin 2010
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Je te suis 100%
La veille de jour est indispensable. Ne pas voir une lumière la nuit en sorti de sommeil, même une loupiote rouge ou verte, faut être miro ou défoncé. De jour, y'à beaucoup moins de repères.

Pour le coup des 20mn et le risque de collision, je précise des plages de sommeil entre 5 et 20mn. Pour ne prendre aucun risque, il faut des cycles de 10mn. Avec un bon radar, l'AIS, on doit pouvoir pousser à 20mn sans souci ... mais en pleine mer, loin des routes. En côtier, c'est plutôt entre 5 et 15mn.

Et je suis encore d'accord avec vous : méfiance des pécheurs, ils se foutent des priorités, ils s'arrêtent, foncent, repartent en arrière ... C'est un danger réel.

Je fais partie des gens qui adoptent la solution moyenne : ni arrêt ni vitesse normale (sauf temps particulièrement clément). J'ai tendance à mettre le minimum de toile, à viser le 4 noeuds max, cela pour éviter de faire des conneries en étant vasouillard.

Mais la journée, je dors pas ou peu : grosse glande, lecture, microsiestes de qques minutes (avec minuteur !) mais surtout pas dormir.

09 juin 2010
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le principe :
en solo , avec un radar , je dors quand j'en ai envie, souvent apres un repas .
A 2 : quand l'un est fatigué il se fait relayer par l'autre .
En cotiere c'est le bordel mais l'arrivée est proche et les nerfs sont tendus .

09 juin 2010
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La nuit...
J'ai fait beaucoup de régates en solitaire en Med et mon fils a fait 3 minitransat, la gestion du sommeil a donc souvent été un sujet de conversation ,a la maison.
Dans mon cas et vu que je ne disposais pas d'un matos très sophistiqué (pilote, mer-veille et réveil de cuisine) ma technique était de profiter de toutes les occasions possibles pour dormir, surtout le jour. En fait c'est quand le bateau marche bien que l'on peut se le permettre; le pire pour les nerfs, en régate, c'est la pétole; lá on ne dort pas.
Je suis très méfiant la nuit car j'ai beaucoup de mal á apprécier les situations; je me suis surpris pas exemple á couper l'étrave d'un gros truc de croisière avec des lumières partout alors que j'étais persuadé que nous marchions en parallèle; idem en Manche quand le porte container , bien plus proche que je ne l'imaginais m'a filé sous le tableau arrière.
Le jour j'enchainais donc les tours de 20mn, souvent á l'intérieur á cause de la chaleur. Je dormais pas mal, ou je bouquinais quand tout allait bien La nuit, 10mn maxi, et toujours dans le coquepit.
En fin de compte, sur 3/4 jours, et sauf circonstances exceptionnelles, j'arrivais plus reposé qu'au départ. Ça m'a bien servi d'être lucide vers la fin au niveau résultats car on voit faire des trucs insensés par des gars en manque de sommeil.
Le cas de la minitransat est plus extrême; je sais que mon fils a travaillé avec un médecin specialiste pour déterminer ses cycles de sommeil. Je crois qu'il dormait 20mn par tranches de 3h.

09 juin 2010
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Pour répondre à la question
Pourquoi s'arrêter ?
Parce qu'il m'est apparu impossible de rendre le voilier autonome via un système de drosse ou autre. Surtout avec une barre à roue.

Et puis quelques jours après la casse du Navik, est survenu le déboitement du mat avant (et autoporté) de son emplanture.
le Freedom est devenu très difficile à gouverner avec pour seul moteur la GV arrière.
Mais cette une autre histoire, suffisamment atypique pour qu'elle ne puisse guère servir d'exemple quant à la gestion du sommeil.

A l'approche des cotes françaises, le traffic maritime est devenu important mais il fallait bien continuer de dormir la nuit, sans aucuns réveils, exténué que j'étais après une journée de barre intensive.
C'est là que l'on compte sur sa bonne étoile…

09 juin 2010
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et recommandation
importante.....pas d'alcool!!!!!
l'alcool nuit gravement à la nuit et endort le jour; il trouble le jugement comme l'eau trouble le pastaga! HIPS !

09 juin 2010
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je profite de l'occasion
nous naviguons à 2 en quarts de 4 heures.

personnellement, il me faut du temps pour m'endormir et ce n'est généralement qu'à partir de la troisième nuit de mer que ça se fait rapidement.

je ne pense pas que ce soit une question d'inquiétude, ma femme et le bateau se débrouillent parfaitement sans moi dans un peu près n'importe quelles conditions.

j'aimerai en savoir plus sur les techniques d'endormissement (je bouquine et je compte déjà les moutons ;-) )

auriez vous des ouvrages à me conseiller.

merci.

martin

10 juin 2010
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L'âge...
Dans mon cas, je supporte beaucoup mieux le manque de sommeil maintenant que lorsque j'avais entre 20 et 50 ans.

Par exemple, en solo, il m'arrive de naviguer une ou deux fois chaque année pendant 30 ou 36 heures. Je reste dans le cockpit et ne m'étend jamais. Avec peut-être quelques micro-coupures de x secondes (vérifié, et les secousses du bateau vous empêche de vous endormir dans la position assise, même calé).

Lorsque je naviguais 2 à 3 jours de suite, suivant la visibilité, la minuterie de cuisine était réglée sur 10 ou 15 minutes. Ce qui était remarquable, c'est qu'en début de nuit (23-0H), les premiers épisodes ne me donnaient que quelques minutes de sommeil après mon tour d'horizon. Au bout d'une heure ou deux, après la vérif, je m'endormais dans la minute suivante.
L'intérêt de ce système est de ne pas pénétrer dans le sommeil profond et de pouvoir se réveiller ainsi en "lucidité immédiate", donc sans aucun "malaise". En plus, j'utilisais la même procédure pendant le journée.
Je dois avouer que pour des navs plus longues, c'est mon cycle entier qui y passait, soit 2 à
2h30.

Quant à ce tour d'horizon, il m'a valu une fois, alors que je naviguais fermé dedans, après une vérif 5 minutes avant, vers 23 h, donc totalement alerte, mais par des creux de 4 à 5 m, d'être rasé sur mon arrière de quelques mètres par un énorme cargo que je n'avais pas repéré. Je n'avais alors ni radar ni l'AIS qui n'existait pas.

Les variations des besoins de sommeil d'un individu à l'autre sont importantes.
Deux Facultés sont très expertes en ce domaine:
Bordeaux et Montpellier.

09 juin 2010
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endormissement
C'est quelque chose de très personnel.
Je peux m'endormir pendant 10'à 15' dans un sommeil très profond ( je saute des étapes car je rêve à chaque fois) et ce dans n'importe quels conditions: bruit, lumière, soleil, assis ect...
c'est une chance pour moi.
Il n'y a pas de règle, cela dépend de la personnalité de chacun et de son niveau de stress.

10 juin 2010
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Un truc.
Pour éviter de me retrouver à l'eau la braguette ouverte et me dire si les secours arrivent que je vais avoir l'air con, j'utilise pour uriner une écope, c'est discret et pratique. Je ne le faisais que quand j'étais seul maintenant c'est la technique que j'utilise dès que je navigue.

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