restratification pied de mât

Bonjour à toutes et à tous,

Suite à une entrée d'eau par les fils, le bois de la strat de mon pied de mât est pourri.

La structure initiale (de dessous à dessus) : strat - bois 15mm - résine coulée 10mm - strat- gelcoat

Je pensais refaire ainsi : sur la strat du bas - Airex 15mm - epoxy chargé 10mm - strat avec 3 couches de bi-biais 300g

J'ai un doute à propos de l'airex sous le pied de mât, faut-il remettre du bois ?

Merci pour vos réponses !

L'équipage
01 mai 2021
01 mai 2021
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NB la zone va être agrandie de 10 cm vers l'avant et vers l'arrière. Sur la photo c'est juste un trou de sondage


01 mai 2021
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Perso, en supposant que le précédent ai tenu au moins 30/40 ans, je partirai sur un bois massif bien sec pour éviter le retrait, et sous réserve d'avis techniques, je pense le bois plus résistant à la compression que l'airex.


01 mai 2021
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Mousse : non.
CP marine, ou massif style Iroko, ou si tu as les boules que ça re-pourisse: empilement de tissus+résine.


01 mai 2021
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Compressible l'airex? Si oui, c'est non!


01 mai 2021
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Merci pour les réponses.

Sur le site de Sicomin, la résistance de l'airex C70.75 en compression verticale est donnée à 1.3 Mpa mais je ne me rends pas compte de ce que cela représente par rapport à la force sous un pied de mât d'un bateau de 9m. J'avais entendu dire ici que c'était le poids du bateau, soit 4.5 t


bil56:1.3 Mpa = 13kg/cm²·le 01 mai 19:37
01 mai 2021
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L'effort de compression en pied de mât dépend de la tension du gréement et de la raideur à la toile du bateau.
Prenons 10 T soit 100 kN en appliquant un coefficient 2 aux 4.5 t pour faire simple.
La pression sur le pont dépend de la surface de la semelle de pied de mât. Une semelle Z-Spars pour profil Z-230/Z265 (a priori un peu petite pour le bateau) a une surface d'appui de 13200 mm².
La contrainte de compression sera donc de 100000/13200 = 7.6 N/mm².
C'est à peu près 5 fois plus que ce que peut supporter une mousse PVC type Airex C70.75 (80 kg/m3). Ça passerait tout juste avec de la mousse haute densité (200 kg/m3).
La résine chargée aux microfibres ou aux microsphères de verre est aussi utilisable. Regarder les courbes de résistance chez Sicomin.
Comme Totor, CP marine si on est sûr qu'il ne va pas reprendre l'eau, ou monolithique.
Dernier point, je trouve que 3 couches de biaxial 300 g ce n'est vraiment pas assez sous la semelle.


01 mai 202101 mai 2021
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Bonne info de fredericL , en mousse haute densité c est très très cher , mon pieds de mat pour le cata , cp avec beaucoup de plis , collage epoxy et strat epoxy ...


01 mai 2021
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Merci beaucoup !
J'oublie l'airex, j'ai une poutre de doussié massif dans lequel il sera possible de faire une planche, ensuite résine chargée et pour la strat combien de couche de biaxial 300g faut-il envisager ?


01 mai 2021
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Si tu as une poutre, idéalement il faudrait en découper une tranche pour avoir la fibre bois debout, c'est dans ce sens que ça résiste le mieux à la compression.
Je mettrais assez de couches pour avoir 4 à 5 mm de stratifié. Je dirais entre 10 et 12. Faire un biseau en pente douce sur 10 x l'épaisseur pour raccorder à l'existant, et stratifier les pièces les plus larges en premier.


totor:Mauvaise idée que de mettre une tranche en bois de bout. C'est certes théoriquement plus solide, mais en pratique, en 15 mm d'épaisseur, c'est fissures assurées avec les efforts. Le mettre à plat est amplement suffisant ( surtout du doussie, ça tiendrai le grand mât du Belém) . Sans compter que le bois de bout conduira plus facilement les entrées d'eau du dessus, + problèmes à faire tenir des vis dedans...·le 02 mai 09:22
FredericL:Pas de fissure s'il n'y a pas de sollicitations transversales, et il n'y en aura pas vu qu'il est entre deux peaux de sandwich. Quant aux entrées d'eau, mis à part qu'elles doivent être prévenues, l'intérêt est justement que l'eau ne diffuse pas dans toute la pièce. ·le 02 mai 09:30
totor:Tout ça va bouger avec le gréement en tension, et dans le temps, il ne faut pas se leurrer. Et quoi que tu mette comme épaisseur ( raisonnable) de fibres de part et d'autre, ça jouera. Un coup de ridoir de pataras, et la pièce pettera. Toutes les pièces de calage en construction navale sont en bois de fil, il y a bien une raison...Je maintiens, 15mm, c'est trop fin, on n'est pas sur une epontille, là...Quand aux entrées d'eau, ça se diffusera vers l'intérieur en bois de bout, est-ce mieux ??? ·le 02 mai 11:22
totor:Pour finir, un calcul vite fait montre qu'un bout de doussie en bois de fil ( c'est à dire une planche à plat comme je préconise ) et de la surface du pied de mât que tu as donné tiendra 100 tonnes avant rupture. A mon humble avis, ça devrait suffire 😂·le 02 mai 12:05
FredericL:Si c'était une pièce en bois directement sous la semelle de pied de mât, je suis d'accord avec toi qu'il faudrait d'abord une pièce en bois de fil pour répartir la pression. Mais là c'est une âme de sandwich, qui travaille essentiellement en cisaillement quand la pièce en sandwich travaille en flexion, et qui dans le cas présent elle encaisse également des efforts de compression car située entre la semelle de pied de mât et la platine de l'épontille. En cas d'entrée d'eau, l'eau va se diffuser en suivant les fibres sur l'épaisseur de la pièce (15 mm) et sur la surface de l'entrée d'eau, ça me parait nettement plus favorable que si ça se diffuse sur toute la longueur de la pièce. ·le 02 mai 12:41
totor:Tu as tout dit : " c'est une âme de sandwich, qui travaille essentiellement en cisaillement " . Or le bois de bout est très mauvais en resistance au cisaillement.D'où la recommandation d'utiliser un bois de fil, comme dit précédemment, et qui sera de toute façon au moins 20 fois suffisant dans le cas présent.Pour ce qui est des possibles entrées d'eau, perso, j'aime autant que l'eau reste du côté extérieur le plus possible, mais c'est un goût personnel 😎·le 02 mai 13:57
FredericL:Les efforts de cisaillement dans une âme de sandwich sollicité en flexion sont parallèles aux peaux, et dans cette configuration le bois debout est bien plus résistant, c'est comme ça que le balsa est utilisé. ·le 02 mai 19:41
FredericL:La résistance à la compression du doussié (celle qui donne 100 t pour la semelle) est mesurée avec des efforts dans le sens du fil (bois debout donc). Perpendiculaire au fil c'est plutôt 10 fois moins. ·le 02 mai 19:57
totor:Un pont n'a rien a voir avec un pied de mat. Tu mettrais du carton type nid d'abeille a la place du balsa , ca marcherai tout pareil . Le balsa est la utilisé en bois de bout pour deux raisons : dureté Brinell superieure dans ce sens ( x2 ) ( quand un gros sac monte a bord ) et on ne lui demande aucune resistance en flexion ( il est d'ailleurs fourni pre-fendu en petits cubes ).Un pied de mat, c'est different. Pour le doussie, c'est exact, c'est 100 tonnes en bois de bout. Moins bien sur en bois de fil, comme deja dit plus haut, ( surement pas 10 fois moins ! ) mais comme on en fait des traverses de chemins de fer en bois de fil, quelque chose me dit que ca doit etre suffisant... Et qu'il y a une raison si c'est pas fait en bois de bout. Sa durete Brinell perpendiculaire aux fibres qui place ce bois dans les plus resistants de ce cote la me conforte dans cette idee. D'apres un de mes bouquins : en flexion sur du bois de fil , c'est 234 tonnes . En flexion sur du bois de bout, je dirais genereusement 50 kg... Fait l'essai : coupe une tranche de 15 mm d'une poutre en bois de bout, et regarde comment ca resiste ....·le 03 mai 02:21
FredericL:Utilisé comme âme de sandwich entre deux peaux correctement dimensionnées, un morceau de bois bois debout (fibres perpendiculaires aux peaux du sandwich) ne sera jamais sollicité en flexion, donc la moindre résistance à cet effort est sans objet. Par contre il offrira une bien meilleure résistance à la compression, ce qui est le plus important pour un pied de mât. @cezembre qui doit s'y perdre : ne te prends pas la tête, ne mets pas de bois et fait tout en monolithique. ·le 03 mai 16:17
cezembre:J'essaie de suivre et j'apprends plein de trucs. Donc à vous lire, je me dis que peux aussi mettre une planche de contreplaqué marine acajou, je pensais au doussié car j'ai récupéré une chute sur un chantier qui rénove une barque latine. Sinon, serait-il effectivement possible de se passer de ce bois et de couler du monolithique directement sur la strat du dessous et de terminer avec les 12 couches de bi-axial ? Le fournisseur de résine me recommande une résine spéciale coulée que l'on peut charger avec des flocons de coton (une charge qui selon la fiche technique supporte de très forte compression) ??? Tout cela est bien entendu uniquement pour la semelle, dessous il y a une épontille verticale et une sorte de poutre étamberai qui supporte le tout (la poutre étamberai de bonne section en acajou va être changée car elle a été touchée par les fuites d'eau et la pourriture) ·le 03 mai 16:42
totor:A Frederic L : ca serait bien le premier bateau qui n'a aucun effort de flexion en pied de mat . Entre greement au repos et greement sous tension, il y aura de la flexion, c'est evident... En passant du pres au portant egalement, en changeant de bord aussi, en se prenant une bonne vague qui claque, et je ne te parle meme pas du blindage de pataras sur un 7/8 eme ! ... Il faut raisonner en dynamique, pas en statique. Et qui n'a pas son faiencage de gel coat autour du pied de mat ? J'ai deja montré qu'un bout de doussie en bois de fil ferait amplement l'affaire en compression, et est largement mieux en flexion, ainsi qu'en cisaillement . C'est une piece courante , facilement trouvable et travaillable, je ne vois vraiment pas l'interet de s'emmerder la vie a trouver, couper et coller du bois de bout ( a moins d'avoir une poutre de la section de la piece, ce que je doute ...) , tout ca pour avoir une piece qui sera structurellement plus faible sous les efforts ... En parlant de cisaillement , qui , bien evidemment existera perpendiculairement a la piece ( et non horizontalement comme tu l'as dit ), jette un oeil sur la photo plus bas . Ca coule de source qu'une piece a plat est beaucoup plus appropriee dans ce cas ... PS : Le CP que tu preconises plus haut est bien en bois de fil, n'est ce pas ? Ainsi que les couches de monolithiques, non ??? Donc pareil en massif .... ·le 03 mai 17:34
totor:A Cezembre : oui, tu peux mettre du CP , de qualité bien sûr, le tout acajou étant parfait pour ça. Et oui, tu peux tout faire en résine de coulée chargée adéquate , et monolithique également. Par contre, ne fait pas tout en même temps, 4/5 couches max + tissu de delaminage pour reprendre le lendemain : il y a un risque d'exothermie non-controllee si il y a trop de couches en même temps ( la stratification trop épaisse chauffe en durcissant ( cas extrême, ca peut aller jusqu'à foute le feu au bouzin... 😬)·le 03 mai 17:51
cezembre:Merci, oui j'ai un bout de contreplaqué tout acajou. Si je fais en résine de coulée sans bois, je coule la résine sur la strat du bas et j'aurais alors une épaisseur de résine de 25mm. Les données de la résine de coulée indiquent une épaisseur max de 20mm par couche, je ferai alors en 2 ou 3 fois (visiblement moins de chauffe avec cette résine qu'avec celle qui sert à stratifier) ensuite je fais la stratification avec les 12 couches de bi-axial. J'hésite encore entre contreplaqué + coulée +strat et coulée plus épaisse +strat·le 03 mai 20:54
totor:A mon humble avis, comme tu as le bois ( doussie ou CP ), autant l'utiliser. Ça sera ça de moins à acheter, ça libére les étagères ( 😁), et c'est quand même plus facile à installer que de faire X mélanges, et la surface avant stratification finale sera bien plate . Et acajou ou doussie, tu devrais être peinard en cas d'infiltrations. A toi de voir...🤗·le 03 mai 21:42
FredericL:@Totor : Cezembre a dit qu'il avait une poutre en doussié. Il voulait faire une planche dedans, j'en ai déduit qu'il avait aussi une scie à ruban et qu'il pouvait aussi bien faire une tranche. Pour la résistance, tu raisonnes bois stratifié, pas sandwich dont les peaux encaissent les contraintes. Bien sûr que le pont travaille en flexion en pied de mât, mais dans un sandwich (ou une poutre) qui travaille en flexion, l'âme (de la poutre ou du sandwich) travaille en cisaillement, avec des efforts orientés parallèlement aux peaux. L'âme est peu sollicitée en flexion, d'autant moins que le module de Young de l'âme est plus faible que celui des peaux. Le meilleur exemple est le sandwich ave âme en nid d'abeille dans lequel l'âme seule n'a aucune résistance en flexion, alors que le sandwich est rigide. @Cezembre : as-tu les caractéristiques mécaniques de la résine de coulée, et aussi les dimensions de la semelle de pied de mât et de la platine de l'épontille ? Si tu utilises de la résine de coulée, je pense que tu peux tout faire avec, ça n'a pas spécialement d'intérêt de mettre un morceau de bois en plus. ·le 03 mai 21:44
totor:Scie a ruban pour faire une tranche, oui ... J'espere juste que la poutre n'est pas trop longue ! 😁 . Plus les risques de fendage, impossibilité de passer ca au rabot-degau pour avoir une piece a peu pret plate, etc... Plus collage apres ca parce qu'on aura pas la bonne taille de tranche... Et faudra peut-etre en faire plusieurs, parce que les premieres ont des fentes de sechage ...Quand on voit comment c'est simple de faire une planche, de la bonne taille tout de suite, essayer de faire une tranche, j'appelle ca " s'emmerder pour pas grand chose " , mais il y en a qui aime se compliquer la vie ! 😁Pour le reste, encore une fois, ta demonstration s'applique sur un pont ou une coque libre de contrainte forte de compression, mais aucunement dans le cas present d'un dessous de pied de mat, où l'ame en question n'a absolument pas la meme fonction. Enfin, content que tu admettes finalement que " le pont travaille en flexion en pied de mât " . Il ne te reste plus qu'a faire un test de flexion d'une tranche de bois de bout 15mm ( tu le pose sur deux allumettes ecartées et tu appuie au milieu )et tu verra que ton systeme n'est pas viable. ( pas besoin de presse hydraulique 100 tons, hein, un simple serre joint de marqueterie suffira, voire meme ton pouce...)🤗·le 03 mai 22:22
FredericL:Encore une fois, c'est du sandwich, et avec une peau de 4 à 5 mm en verre époxy de chaque côté de la planche comme indiqué dans mon message initial, aucun problème de résistance en flexion. Et pas de problème non plus avec la compression due au de mât, les fibres sont dans le bon sens. ·le 03 mai 22:50
totor:Encore une fois moi aussi, le fait que ça soit un sandwich ( ou un bois stratifié, comme tu veux) ne changera pas intrinsèquement les qualités ou défauts de l'âme. Il est bien sûr plus facile et plus rassurant de " rajouter des couches de fibres" au lieu de reprendre les bases du travail du bois, et utiliser ce matériau intelligemment. Une de ces bases est de " travailler avec le grain", dont je te mets une image parlante en fin de fil . ·le 04 mai 01:14
cezembre:Alors la résine de coulée est donnée pour un résistance à la compression de 110 Mpa. Elle est chargée avec une charge minérale et on peut y rajouter des microfibres de coton . Pour le bois j'ai un bout de conterplaqué tout acajou de 15 mm. Pour le doussié c'est une chute de poutre. Pas sûr que j'arrive à faire une tranche de la bonne taille bois debout dans la section . J'arrive dans le sens du bois. Dans tous les cas, j'ai accès à une scie à ruban pour couper la tranche. A ce stade, je me dis. Je colle mon bout de contreplaqué acajou, je coule 10mm de résine et je termine par mes couches de bi-axial. Il n'y aura plus d'eau dedans, car je vais faire passer les fils à l'extérieur du pied de mât dans une partie du pont en monolithique, car on ne m'y reprendra plus d'avoir un fil qui conduit des gouttes d'eau et qui me pourrit et le pied de mât et l'assemblage épontille étrambrai ·le 04 mai 07:51
totor:Ça te fait 1.1 ton /cm2 pour ta résine de coulée, tu es large . Bonne bricole ! 🤗·le 04 mai 10:51
FredericL:Le fait que ce soit un sandwich ne change pas les caractéristiques de l'âme mais peut changer complètement la façon dont elle est sollicitée, que ce soit au niveau d'orientation comme de l'intensité des efforts. J'ai posté des liens en bas de page. ·le 04 mai 14:00
01 mai 2021
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je l'ai fait avec comme insert une plaque d'alu laminé de 10mm
pour fixer le pied de mat on perce et on taraude .
alain


01 mai 2021
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Le pb c'est que l'adhérence stratifié/alu n'est pas bonne. Ne pas oublier le tefgel ou le duralac sur les vis.


01 mai 2021
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bien rayé et collé à l'époxy en sandwich ça ne bouge pas
alain


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Bonjour , sur le Sun Fast 37 ou nous avions eu un enfoncement du mat de 1,5 cm , j'ai utilisé un morceau d'isolant electrique pour transformateur . Il s'agit d'un materiau à base d'époxy charge minérale + fibre de verre , l'ensemble est cuit sous trés haute pression à 190°C .
Lorsqu'on le travaille , cela ressemble à de la céramique mais avec avantage de la facilité de collage et une résistance à la pression énorme . Depuis cette manip , plus de problème ni de réglages de mat qui change à tout bout de champ .
www.icmindustrie.com[...]osites/


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Merci beaucoup pour vos conseils.

Je vais utiliser du bois (contreplaqué ou massif avec les fibres dans le sens de la hauteur), par dessus de la résine chargée avec une charge qui résiste à la force de compression indiquée par FredericL et terminer par 12 couches de bi-axial.

Pour Fritz, le bateau est un alpa et il y a aussi dans la structure du pied mât deux plaques d'alu ou d'acier dans lesquels sont taraudés les trous pour les boulons du pied de mât. Mon bois pourri est au milieu entre ces deux rails d'alu ou d'acier qui participent aussi à la rigidité.


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Illustration de cisaillement d'un sandwich
photo 1 ) Exemple possible d'un pied de mat + epontille qui descent ( ou un pont qui remonte, c'est pareil )
photo 2 ) Exemple possible d'une epontille + pied de mat qui remonte ( ou un pont qui descent, c'est pareil )

( la photo est illustrative , il s'agit a l'origine d'un test d'impact sur un sandwich balsa )


FredericL:Si le pied de mât monte ou descend, le pont est sollicité en flexion et les forces de cisaillement dans l'âme sont parallèles aux peaux. La comparaison avec un test d'impact n'est pas pertinente. ·le 04 mai 13:56
totor:Impact: un talonnage violent, par exemple . Ça affecte grandement le gréement ( entre autre ... )·le 04 mai 21:32
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"Travailler avec le grain du bois" ou comment utiliser le bois pour faire du travail propre :


FredericL:Je suis tout à fait d'accord, et ça vaut aussi pour le composite quand on travaille avec de l'UD ou du multiaxial. Il n'en demeure pas moins que si tu fais ton pied en sandwich, avec des renforts en fibre sur le dessus et le dessous du pied qui encaissent les efforts de traction et de compression, il sera plus résistant avec le bois orienté comme sur le dessin du haut. ·le 04 mai 14:05
totor:Tu m'inquiètes, la... Tu voudrais dire que, si j'avais à faire par exemple un aviron en sandwich bois-fibres, il vaudrait mieux le faire avec une succession de bois de bout comme âme ? 🧐.PS : ne va pas me dire qu'avec beaucoup de fibres, ça passerait, hein, on s'en doute bien, mais à ce moment là, je fais l'âme en mousse directement... 😁😁😁·le 04 mai 21:28
FredericL:Absolument. Je reconnais que c'est contre-intuitif. Si tu as un doute, regarde comment est utilisé le nid d'abeille. ·le 04 mai 22:33
totor:Oui, donc c'est ce que je me disais, tu va me faire le coup du " beaucoup de fibres " , avec une âme quelconque sans aucune tenue structurelle en soi ... 🙄.Maintenant , plus scientifique : Prend 2 avirons de bois identique, un en bois de fil, l'autre en bois de bout, recouvert modérément de fibres ( c'est à dire juste ce qu'il faut pour que ça soit assez solide pour un usage normal ) , lequel des deux, d'après toi, sera le plus solide ? 🧐·le 04 mai 22:48
4j4j
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Bon, je vais essayer d'etre concis .
Premier lien : " Sandwich cross sections are composite. They usually consist of a low to moderate stiffness core ".
Deja , on n'est pas bon . L'ame telle que tu preconises ( doussie en bois de bout ) est tout l'opposé d'avoir une raideur basse ou moderé . Au contraire, c'est tres rigide, avant effondrement rapide sous stress. Il n'y a aucun chiffres resultant de tests de raideur avec le bois dans ce sens ( pas trouvé avec d'autres bois non plus, d'ailleurs ) , ca ne servirait a rien de toute facon , tout le monde sais que le bois " ne vaut pas tripette " utilisé de la sorte.

" In the engineering theory of sandwich beams,[2] the axial strain is assumed to vary linearly over the cross-section of the beam as in Euler-Bernoulli theory " . Peut-on assumer ca ? A mon avis, non. L'ame va tout de suite montré sa limite en flexion , avant effondrement. Ca reste valable pour des ames qui vont accepter une deformation certaine avant rupture, les " low to moderate stiffness core " , mais pour notre cas precis, on va juste avoir un " w " a zero ou tres proche en tout cas. Bref, pas de quoi calculer grand chose pour la suite...
Le reste de la page est certes interessant,quand on est ingenieur en sandwich . En tout cas, ca en jette !

Second lien : Dommage,il ne prends des exemples que de cas ou l'ame a un " low Shear Modulus of Elasticity ", ce qui est notre cas inverse .
Pour autant : " Skins made of material of high 'Modulus of Elasticity' are best used in conjunction with cores of high 'Shear Modulus'. This balance is important so that neither material fails long before the other is stressed to acceptable level " : c'est le cas d'une ame en bois de fil ( comme il en fait l'apologie plus loin ), mais en aucun cas pour une ame en bois de bout.
Pour sa formule, on en revient au meme que dans le premier lien : l'elongation Δ nulle ou quasi nulle avant rupture, donc " strain " nul, etc... Encore une fois, c'est valable pour un materiau d'ame avec une certaine elongation avant rupture ( cas de toutes les ames utilisees en sandwich ), mais ce qui n'est pas notre cas ici.

Bref, tout ca est bien interessant, mais c'est comme essayer d'appliquer des lois physiques de l'acier sur du verre.
Un exemple : imagine un IPN classique . Deux plats horizontaux en acier , un troisieme plat vertical , normalement en acier, que tu remplaces par du verre. Bon, bien costaud quand meme, le verre, sinon c'est trop facile .
Que va-t-il se passer quand tu va mettre cette poutre en service ? Avec un peu de flexion ? Il va y avoir rupture, bien sur, mais non pas parce que le verre n'est pas assez costaud, mais juste parce qu'il n'est pas fait pour travailler en flexion sur la tranche, comme l'etait son equivalent en acier.
Pareil que ton bois de bout, qui n'est pas fait pour travailler comme tu voudrais le mettre.
En une phrase pour resumer, t'essaye de faire un sandwich flexible avec une plaque de verre et tu penses que ca va marcher ...


Papayou56:@Totor,mais pourquoi donc le sandwich balsa est en bois debout ?mais pourquoi le sandwich Nomex (c'est un peu ce qui se fait de mieux) a les alvéoles dans le sens de l'épaisseur ?Autant je te rejoins sur le fait que couper une tranche en bois debout de 15 mm qui ferait la taille du pied de mat est pour le moins complexe voir infaisable.Autant sur la mécanique du sandwich tu te trompes.Bonne soirée. ·le 04 mai 21:32
totor:A Papayou 56 :pour le balsa , une raison : si on le mettait en bois de fil ( ce qui serait mieux pour tout un tas d'autres raisons) , il ne serait pas assez résistant à la compression ni aux impacts. C'est un moindre mal, mais on le mets donc de bout, et c'est bien comme ça qu'il fait le mieux ce qu'on lui demande de faire, on est bien d'accord. Ce qui n'est pas le cas de notre pied de mât qui lui résisterait très bien en bois de fil Pour le Nomex, ben c'est pareil, vu la disposition des alvéoles. Note bien qu'un bout de sandwich de pont ou de coque est bien différente d'un bout de sandwich sous un pied de mât. Dans le premier cas, la pièce à besoin d'une certaine rigidité par elle-même , puisqu'elle n'est tenue que sur les bords. Dans le cas du pied de mât, c'est différent, elle est coincée entre l' epontille et le mât. Donc la " mécanique du sandwich " est différente également. C'est bien possible que je me trompes, mais il va falloir que tu me le prouves ! 😜Bonne soirée à toi également ! 🤗·le 04 mai 22:05
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Le module d'élasticité du doussié dans le sens du fil est du même ordre de grandeur que celui d'un stratifié verre/époxy.
Le module d'élasticité du bois travers au fil est 12 à 20 fois plus faible que dans le sens du fil, et donc que celui des peaux.
Sur ce plan, rien ne s'oppose à l'utilisation du doussié bois debout en âme de sandwich. Quand les peaux sont sollicitées en traction ou compression, les contraintes sur l'âme au niveau des peaux sont faibles car le module d'élasticité est faible.

Un autre point en faveur de l'utilisation de bois debout dans l'âme des sandwichs : Le sandwich sera à peu près isotrope, alors qu'avec du bois de fil les caractéristiques vont varier selon l'axe des efforts.
- flexion longitudinale : grande résistance l'âme, l'ensemble de comporte presque comme un solide car les modules d'élasticité de l'âme et des peaux sont proches.
- flexion transversale : au niveau du module d'élasticité de l'âme, on est dans le même cas qu'avec une âme en bois debout, ce sont les peaux qui encaissent les charges de flexion. Mais l'âme est beaucoup moins résistante aux contraintes de cisaillement générées par la flexion qu'une âme en bois debout.

Dans un sandwich sollicité en flexion, l'âme ne travaille pas en flexion mais en cisaillement. La mousse PVC ou le nid d'abeille seul on une très faible rigidité en flexion, ce qui n'empêche pas les sandwich les utilisant d'être rigides et résistants.


3j3j
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Ça, c'est la théorie, pour des âmes de sandwich légères, et comme tu dis , a faible rigidité, dont le principal travail est de separer les peaux. En pratique, sur un bois stratifié comme dans notre cas, on cherchera à utiliser les propriétés physiques du bois au mieux, puisque c'est lui qui fera presque tout le travail.
Tous les bois stratifiés rigides en construction navale le sont en bois de fil, que ce soit un strip-planking, un CP, un mât composite, ou comme dans mon exemple, un aviron.
J'ai trouvé les chiffres de résistance en compression à la perpendiculaire du fil du doussie. Rapporté à la taille du pied de mât, ça tiens 15 tonnes.( Elle sera en pratique plus large, donc plus résistante encore ).Certes, 6.8 fois moins que si le bois était en bois de bout, mais largement suffisant pour l'usage. J'aurais été d'accord avec toi de mettre la pièce en bois de bout si la valeur obtenue n'avais pas été suffisante ( comme on le fait pour un sandwich balsa) , mais ça n'est pas le cas.
Donc à plat, c'est suffisant en compression, et largement supérieur en flexion, cisaillement, torsion que si la pièce était en bois de bout.
Donc t'en qu'à faire les choses, autant utiliser le bois dans le sens où il delivrera ses meilleures qualités mécaniques.
On ne voit jamais des pièces en bois de bout rigides ( stratifiés ou non !!! ) en construction navale, par contre, il n'y a que ça en bois de fil. Il y a bien une raison... 😎


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