Réparer vite fait son pilote Raymarine ST2000+ de façon durable.

Je viens de finir le remontage de mon pilote qui date de 2005. c’est la 3ème fois que j’interviens dessus.
La première panne, c’était la casse de l’épaulement de la cage du roulement, la panne classique de ce pilote. A l’époque, il était possible de trouver la pièce, et je m’étais contenté de la changer.
La deuxième panne concernait le compas fluxgate. Le pilote s’était mis à fonctionner de façon erratique. C’est à cette occasion que j’ai acheté mon deuxième pilote (identique) pour continuer tranquillement ma navigation. Par la suite, j’ai eu la chance de repérer visuellement la coupure d’un fil ultra fin, au niveau d’un point de soudure sur le circuit imprimé du fluxgate tel qu’on le voit quand on ouvre le pilote. J’ai eu également la chance de pouvoir récupérer juste ce qu’il faut de fil, après avoir fait une encoche dans le circuit imprimé, pour refaire une soudure. Ca fait des années que ça tient. Et maintenant j’ai un pilote de secours...
La panne que je viens de réparer, c’est la même que la première, mais cette fois ci il a fallu bricoler. J’ai relu la totalité des posts www.hisse-et-oh.com[...]st-2000 , une vraie mine et je me suis fait mon idée.
J’ai d’abord collé la collerette c’est à dire ce qui reste de l’épaulement à sa place d’origine (nettoyage acétone, fente sur la collerette au cutter pour diminuer son diamètre d’une fraction de mm afin de pouvoir l’insérer, puis colle à la cyanolite).
Ensuite j’ai utilisé une rondelle métallique (épaisseur 1mm, diam ext 30 mm, int 16 mm) que j’ai bloqué entre les tubes guide, après les avoir entaillés avec une lame de scie à métaux, et j’ai assuré par une vis à métaux.
Enfin, j’ai placé un amortisseur vraiment basique fabriqué avec un morceau de chambre à air de vélo. Tout ça en moins d’ 1/2 journée, test compris (je ne compte pas la lecture des posts).

Dans les posts que j’ai consultés, différents diagnostics sur la cause de la rupture de l’épaulement ont été émis, pour ma part je commence à comprendre où se trouve réellement la faille de conception. Je pense qu’il n’y a rien à redire sur la détection de fin de course telle qu’elle est conçue. Quand on développe un système basé sur un microprocesseur, la détection de fin de course est souvent réalisée par le logiciel, qui surveille toute augmentation anormale de l’intensité au bornes du moteur. C’est plus à mon avis un problème de mécanique, lié à la faiblesse de l’épaulement, très peu épais, et en nylon. De l’autre côté de la cage, il n’y a pas ce risque, on est sur du métal.
L’amortisseur usine placé devant l’épaulement finit par se détruire (on en retrouve des morceaux quand on ouvre le pilote), et c’est peut être la pression très localisée du circlips de l’extrémité intérieure du piston qui en est la cause. Et quand l’amortisseur n’est plus là, il est bien possible que ce soit directement l’épaulement de la cage d’amortisseur qui commence à être sollicité, et qui s’affaiblit peu à peu alors qu’elle est déjà fragile par conception. Il est d’ailleurs remarquable qu’il n’ait pas d’amortisseur du côté de l’autre extrémité du piston.

Jean

L'équipage
26 sept. 2020

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