Réglages Bateau trop mou

Bonsoir,
j’ai testé plusieurs réglages sur les haubans, bas haubans , patara...

Mais rien à faire, par petit temps et au près mon bateau, un First 21.7 en plus, abat des que je lache la barre.
Il est mou! Impossible de le sentir ardent sauf avec plus d’air et en allure de près voir bon plein.

Pourquoi un voilier est mou?

L'équipage
06 nov. 2020
07 nov. 2020
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Etre trop mou , c'est rare !
Trop ardent est courant .
Je crois que c'est un % entre le centre voilure et celui de la quille.
Je laisse cela aux specialistes.
Peut etre allonger la bome sil y a la place , une gv plus creuse , mât raké vers + l'arrière ???


07 nov. 2020
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Comment sont les voiles ? La quille est complètement descendue ?
Mettre un peu plus de quête, reculer un peu un peu le chariot de génois et bien border la GV. Dans le petit temps faire un peu giter et mettre du poids sur l'avant.


U Falcu:La quille est descendue au maxJe règle mon génois est légèrement creusé chariot 1/3 avant et quand mes prenons sont okJe creuse la GV en choquant le point d’écoute et je me position sous le vent le plus à l’avant possible, bras rendu en tenant le stick du bout des doigts... et là .. si je lache il va abattre doucement jusqu’à l’empannage!·le 07 nov. 09:43
Hubert, de Cherbourg:Le stick est trop lourd ?·le 07 nov. 21:02
07 nov. 2020
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Moins border le génois et plus la GV?
Ouvrir la chute du génois?
Garder de la vitesse pour que le safran dirige le voilier?


U Falcu:Je pense effectivement qu’il faudrait privilégier la vitesse, mais je ne saisie pas pourquoi au près serré il abat ·le 07 nov. 09:45
07 nov. 2020
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Pour le rendre moins mou dans le petit temps, essaie:
- un peu de gite , cela va augmenter le bras de levier de la composante de la portance, et donc le rendre plus ardent. (technique dériveur léger)
- naviguer en finesse: la corde des deux profils de voiles parallèles, donc la GV plate débordée du même angle, creux de guindant repris au cunningham. Le couple de la portance de la GV sera ainsi augmenté pour un meilleur équilibre et tu vas gagner considérablement en vitesse avec moins de dérive.


U Falcu:Aplatir la GV et déborder au même angle que le génois c’est noté ·le 07 nov. 15:22
07 nov. 2020
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l'écart entre le centre de voilure et le centre de dérive indiqué par Lolapo est défini par l'architecte et tu ne pourras pas le modifier significativement. pour un sloop comme le tien c'est environ 6/7% de la longueur de la ligne de flottaison. Ce qui est important dans le petit temps c'est la vitesse. pourquoi? Le but est d'obtenir une portance de la quille afin d'éviter un décrochement des filets d'eau qui va te faire abattre et perdre le contrôle à la barre. Tu as bien réagi en essayant de réduire la surface mouillée en t'avançant dans le cockpit et en faisant giter, le frein est moindre (surtout si la carène est propre). Pour les voiles, la navigation en finesse à l'allure de près mérite de bien comprendre la notion de vent apparent. Si le vent vrai est à 90° de l'axe du bateau et que sa vitesse est égale à celle du bateau sur l'eau, le vent apparent sera à 45° sur l'avant et sa vitesse égale à celle du vent réel multipliée par 1,4 (diagonale du carré). Le flux d'air sera "attaché" à la voilure. Comment régler la voilure. pas de tension dans les tissus. Le foc sera bordé avec un peu de creux mais sans excès (chercher différents réglages). Le creux donne de la puissance mais fait perdre en cap. La grand voile sera mise en harmonie avec le réglage du foc. Creuser la voile en mollissant la bordure au maximum (peut être y aura t-il des plis sur le tissus), border progressivement pour venir avec un angle de la corde du profil à peine plus fermé que celui du foc. Attention ensuite au réglage du hale bas qui va contrôler la chute. il faut que la voile respire. il n'y a aucune raison de reprendre la tension du guindant avec le cunningham. Le vent apparent change très vite par petit temps (évolution relative de la vitesse du bateau et du vent). Pour démarrer il faut lancer le bateau en même temps que les réglages sont fait. Ne pas chercher le cap, seulement la vitesse et dès que la vitesse est obtenue lofer doucement. pas de mouvement brusque à bord. bonne navigation.


U Falcu:Vitesse puis se rapprocher du lit du vent en finesse... merci!Dès la fin du confinement je tente, merci pour cette approche précise et détailléeUne question supplémentaire:Un étais trop détendu malgré un mat légèrement cintré peut-il m’envoyer à l’abatée?·le 07 nov. 11:10
flaneur:le réglage du gréement dans le plan longitudinal se fait avec un étais sous tension moyenne. La tension n'a pas d'effet sur l'abattée. Ce qui peut en avoir c'est la quête du mât. Sur un plan Finot le mât est vertical (perpendiculaire à la ligne de flottaison). Le cintrage du mât au repos est obtenu par une tension des galhaubans ce qui suppose de ne pas brider au niveau des barres de flèche avec les bas haubans. Une demie largeur de profil est un maximum de cintrage. En navigation par vent fort la tension du pataras permettra de modifier le réglage. Le réglage important est celui du foc, donc du point de tire sur le rail d'écoute, c'est ce qu'il faut travailler suivant la force de vent. Le vrillage de la voile se fait en aplatissant progressivement la bordure et en ouvrant la chute. Un foc à très faible recouvrement est sensible au réglage. Pour la grand voile le but est de coller les filets d'air déviés par le foc ce qui produit une adonnante sur le guidant de la grand voile. Il est donc utile de la border très progressivement pour trouver l'angle précis qui va donner le meilleur rendement au près par petit temps (condition dite de KUTTA). Les penons de chute de la GV flottent dans le sens du profil. Pour résoudre ton problème, bien penser aux réglages et chercher la vitesse. La quille devrait être efficace dès 1 noeud quand le sillage apparait. Si le flux d'air décroche au près (il devient turbulent) il faut choquer largement puis border progressivement pour relancer. Courage et persévérance, le près par petit temps révèle les bons skipper.·le 07 nov. 12:24
U Falcu:Hâte de pouvoir persévérer! Je vais travailler sur les réglages pour gagner en vitesse dans un premier temps Merci !·le 07 nov. 15:32
07 nov. 2020
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Ma première idée serait de vérifier la quête du mât: vérifier que le bateau est bien dans ses lignes et accrocher un poids sur la drisse de gv.
Où se trouve le poids? En arrière du mât? Contre le mât? Tendance à aller vers l'avant?


U Falcu:Oui c’est ce qui m’a été conseillé de faire.Mesurer la quête mat au repos. Ensuite, si elle est trop faible, mettre progressivement de la tension dans les haubans sans toucher aux bas haubans·le 07 nov. 15:36
delices2:Une vérification: ton gréement est constitué d'un étai, un pataras avec patte d'oie pour le raidir, 2 haubans avec barres de flèches poussantes et 2 bas haubans qui reviennent sur les cadènes de haubans, c'est bien ça? Si c'est bien ça et si la quête du mât est trop faible, il faut allonger l'étai..Les haubans avec barres de flèches poussantes vont cintrer le mât, ce qui n'est pas le but dans un réglage de quête.·le 07 nov. 18:10
07 nov. 2020
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Je pense qu'un tel bateau doit être légèrement ou carrément ardent, si tes voiles sont bonnes en qualité et en taille, ton mat manque surement de quête, as-tu de la marge sur ton ridoir à lattes ? si non ton étais est peut-être trop court...


U Falcu:Oui j’ai de la place mais il est loin d’être court malheureusement je le trouve très mou l’étais ·le 07 nov. 15:39
missingdata:Ah ben voila, il te faut reprendre du pataras jusqu'à ce que l'étais soit tendu. Penser à mollir la drisse de spi si elle est frappée à l'étrave ou au balcon...·le 07 nov. 16:03
voilic:Et l'etai mou déformé le foc en sac creux, sans bord d'attaque efficace, donc... ·le 03 déc. 09:16
voilic:Mais, dans la calmasse bcp de bateaux sont mous... (manque de vitesse et donc manque de portance : le décrochage bien connu en aviation) ·le 03 déc. 09:27
07 nov. 2020
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Oui , le 1er indice serait que tu mettes un poids sur drisse ou autre pour verifier , comme déjà indiqué, la verticalité du mât.
Peut être que les voiles n'ont pas les surfaces prévues.
Il y avait eu des posts sur la particularité des hanse qui avaient du mal à grimper ds le vent.


U Falcu:Oui je vais dans un premier temps vérifier ma quête.Je vais lire ces post aussi. La GV est ok mais le génois est peut être un surdimensionné·le 07 nov. 15:41
07 nov. 2020
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L'équilibre d'un bateau varie avec la force du vent et sa vitesse. Il n'y a peut-être rien d'anormal si c'est dans le tout petit temps.
Avec quelle vitesse de vent le bateau est-il équilibré ?
Sinon ne pas creuser les voiles dans le petit temps, et veiller à ne pas trop tendre les chutes.


U Falcu:Il ne s’équilibre qu’au bon plein ou à partir de 7/8 noeudsSi j’aplatis les voiles il faut que je tende les chutes non?·le 07 nov. 15:44
FredericL:Probablement pas assez de quête. Pour aplatir la GV en bas, tendre la bordure. Au milieu, cintrer le mât (bas haubans et pataras si c'est un gréement fractionné). ·le 07 nov. 16:09
U Falcu:Ah oui? Les bas haubans vont cintrer le mat?·le 07 nov. 18:01
FredericL:S'ils ont du pied sur l'arrière et que tu les relâches, oui. ·le 07 nov. 18:53
07 nov. 2020
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Même souci sur un Dufour de quête sans doute un problème de quête


07 nov. 202007 nov. 2020
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Bonjour,
règles ta latte d'étai deux trous plus haut et reprends du pataras, prends 20m de recul et regarde si ton mât a de la quête arrière, sinon, continue à lâcher sur l'avant et à reprendre sur l'arrière tant que ton mât ne penche pas vers l'arrière. Après essai en mer, tu ajustes finement.
Normalement, ça devrait le faire.


U Falcu:Oui, comme je disais à Ismaël je le trouve mou cet étai mais c’est peut-être juste une impression!Je vais essayer le dernier trou et reprendre du patara lors de ma prochaine nav·le 07 nov. 17:59
07 nov. 2020
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Lui donner plus de quête arrière: allonger l'étai davantage (un, deux, trois trous de plus sur lattes inox de l'étai), reprendre sur bas-haubans, galhaubans et pataras. vérifier que la quille est descendue au max, sinon, ça fait reculer le centre de carène.


U Falcu:Je trouve l’étai trop mou mais ça ne me coûte rien de faire un essai sur le dernier trou au cours de ma prochaine nav.Je reprendrai le patara et ... lâcherai la barre·le 07 nov. 17:56
Ismaël98735:faut reprendre le mou sur bas-haubans et galhaubans après avoir positionné l'étai au dernier trou des lattes inox. le gréement doit être tendu au port et la partie sous le vent pas trop molle au prés. Mais de toute façon, s'il est mou à la barre faut décaler le centre de voilure par rapport au centre de carène, c'est à dire soit reculer la voilure soit avancer la quille.·le 07 nov. 18:26
U Falcu:C’est vendu!Je positionne l’étai sur le dernier trou puis reprends les mous dans l’ordre sur les bas haubans puis galhaubans Merci!·le 07 nov. 22:30
Polmar:Généralement les galhaubans sont mis en tension avant les bas haubans. Ces derniers sont à régler en mer sous voiles à environ force 4 Beaufort.·le 08 nov. 10:30
U Falcu:Ok d’abord les galhaubans alors!Mais là on risqué d’ouvrir un vaste débat!·le 08 nov. 12:16
07 nov. 2020
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Un étai pas assez rectiligne conduit à creuser latéralement la voile d'avant, à en faire un sac.
Creusée, la poussée sera plus perpendiculaire à l'axe du voilier. Comme cette poussée est devant le centre de dérive et de carène, le bateau va pivoter en abattant.

Un étai DOIT être le plus rectiligne possible. Pour cela le pataras est à raidir.
Après la tension du guindant du génois est à donner par la drisse, ou un palan au point d'amure.

Si tu veux garder l'étai détendu (= cintré), signale le à ton maître voilier qui en tiendra compte dans la courbure du guindant du foc.


U Falcu:Merci pour cette analyse très intéressante:Un étai trop mou va excentrer la poussée sous le vent donc faire pivoter le bateau autour de l’axe mat/quille c’est à dire le faire abattre!·le 07 nov. 17:53
flaneur:non UFalcu ce qui est indiqué ici concerne la flexion de l'étai sous une forte pression du vent (donc pas par petit temps). l'étai sous la pression se courbe vers l'arrière et sur le côté. de ce fait la voile n'est plus dans sa forme de moule, son creux recule et augmente, elle ne propulse plus au près. deux solutions sont envisageable : tendre l'étai mais on y arrive jamais, et modifier la voile en faisant réaliser un guindant concave. c'est très utilisé. mais ce n'est pas l'origine de ton problème. enfin tu feras ce que tu veux.·le 07 nov. 19:22
U Falcu:Merci je n’avais pas compris!Mais tu m’as appris qu’on pouvais faire réaliser un guindant concave et même si ce n’est pas la solution que je vais retenir je la garde en tête ·le 07 nov. 22:27
07 nov. 2020
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Un voilier mou, cela veut dire quoi exactement ? Si cela veut dire manquer d'accélération
pour en avoir plus il faut que, d'un côté, la voilure développe développe plus de force vélique dans sa composante avant, et que côté coque, il y ait moins de trainée: poids global, surface mouillée, moindre action du gouvernail, recherche de l'optimum d'efficacité de l'antidérive pour les allures avant, et le moins de gite.


07 nov. 2020
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mou, c'est l'inverse de ardent, cad a tendance à abattre


Ismaël98735:exact, c'est à dire que quand tu lâches la barre, au lieu de monter petit à petit dans le vent, il abat, c'est à dire qu'il s'oriente vers une allure plus arrivée; en gros, si tu le laisse faire, il va se retrouver au largue.·le 07 nov. 21:00
07 nov. 2020
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Penser que l'étai ne se cintre pas sous son propre poids et celui du foc est osé.
De plus, au près, la simple traction de l'écoute pour border suffira à lui donner du ventre, même par petit temps.

@ U Falcu
Peux-tu nous mettre des photos de ton étai prises depuis le point d'amure visant le point de drisse, avec le génois roulé pour faire bon poids (si tu as un enrouleur)? La première pataras détendu, la seconde pataras souqué.
Je pense qu'on pourrait évaluer si ton cintre est acceptable ou un élément participant à ton problème.

Si tu n'as pas d'enrouleur, génois hissé et bordé, avec un vent léger orienté comme au près, les photos seront aussi parlantes.


U Falcu:Suite à tout ce qui s’est dit je vais après confinement:1/ faire les photos depuis le point d’amure avec patara lache puis souqué2/ mettre la fourchette de l étais sur son dernier trou pour le lâcher au max 3/ sortir faire une nav pour voir la différence4/vous donner les résultats·le 07 nov. 22:23
07 nov. 2020
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Houlala Polmar, que dis-tu là?

Tu veux envoyer U Falcu en mer faire des photos?
C' est "limite un crime" en ce moment!

Je plaisante et sort en courant... à moins d' un km bien-sûr!

Gorlann


Polmar:Mais non, pas en mer.Il est possible de hisser le génois au port; ne serai-ce que pour l'aérer ;-)Nota:Merci pour la plaisanterie. C'est de l'humour, et pas de l'ironie, puisque j'ai compris :--)Je n'ai rien dit, juste écris :-)·le 08 nov. 10:33
07 nov. 2020
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Merci pour toutes vos contributions, des que possible je fais un état zéro en prenant les photos des réglages actuels puis je relâche l’étai en le postant sur le dernier trou. Ensuite je reprends le mou dans les bas haubans puis les galhaubans et enfin et surtout je reviens vous rendre compte du résultat!
Merci encore! J’espère que cet échange vous a appris aussi 2 ou 3 choses

Sébastien


07 nov. 2020
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Il n’y aurait pas un peu trop de poids à l’arrière, genre un gros moteur ?


U Falcu:Je chasse le poids en général, j’ai un Mercury 5 cv de 2015. Je m’étais posé ce genre de question sur l’équilibre car je ne rempli pas ma soute à eau située à l avant (35 kg) et ce toujours par soucis de gain de poids.Je vais d’abord détendre l’étaisMerci Mouette rieuse·le 08 nov. 08:44
08 nov. 2020
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U Falcu:
Quand tu écris que tu détends l'étai, faut-il comprendre que le nouveau réglage n'a pour finalité que de basculer le mât vers l'arrière?
Car l'étai doit être tendu en navigation!

Ne pas oublier qu'un gréement pas assez étarqué peut conduire à une rupture de câble dans la houle avec peu de vent: Le mât bouge, créée des surtensions brutales, suffisantes pour la rupture. Mésaventure qui m'est survenue sur Hobie cat 14 au gréement particulièrement détendu.
Pour illustrer, se rappeler le boucher cassant par une traction brutale la ficelle autour du rôti.


U Falcu:Belle image!Oui c'est pour reculer le mat donc d’étendre l’étai puis reprendre la tension avec les haubans pour gagner en quête·le 08 nov. 12:13
flaneur:il me semble qu'un débutant aura avantage à s'informer auprès de sources fiables. je suggère de lire les recommandations des fabricants de mâts (Selden ou autres) et des ouvrages de vulgarisation (cours des Glénan par exemple). Le gréement est sous tension en permanence et le réglage de celui-ci est obtenu par l'ajustement des tensions. La position d'un mât est celle prévue par l'architecte avec la voilure correspondante. Le réglage du gréement courant est fondé sur les conditions de navigation du moment. Bon apprentissage.·le 08 nov. 17:14
09 nov. 2020
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U Falcu:
Admets-tu qu'un monocoque, au fur et à mesure que la gite augmente, va devenir de plus en plus ardent ?
Si oui, tu admets l'inverse; donc, plus la gite diminue, plus il aura tendance à abattre jusqu'à devenir mou. C’est normal.
Tu peux en rester là, si tu veux, sans autre explication sur la portance et la traînée qui agissent sur le centre de dérive, car d'après ce que tu nous as expliqué au travers de tes réponses, ton voilier, dans sa configuration géométrique actuelle ne présente pas de défaut. Il est neutre dans le médium-fort, ce qui est parfait. C'est le réglage de base.
Dans les petits airs, jusqu'à pétôle, si la résultante des couples est toujours négative, suis les conseils que je t'ai donnés plus haut : légère gite+GV plate débordée à l’angle du tableau arrière.
Le faire plonger du nez, contrairement à ce qui a été dit, va avancer le centre de voilure et reculer le centre de dérive, ça n’agit pas sur la barre. Par contre, cela améliore le plan anti-dérive, donc l’angle de dérive. On gagne en cap.
Ne t'égares pas, un bateau ne pivote pas autour de l'axe mat/quille, mais du centre de dérive CD.
Maintenant, je vois que le First 21.7 est équipé d’une quille relevable, ce qui t’offre un énorme atout pour résoudre la question Ardent/Mou donc un bon équilibre de barre. Il te suffit de reculer la quille pour contrer l’effet « ardent » et inversement. Il faut jouer avec, au rythme des changements de vent.
Dans le cas d’un dériveur, on peut établir le réglage de base « neutre » sur un vent médium. Puisqu’actuellement il est mou, dérive descendue au maximum, je suppose, tu peux:
- Soit bidouiller le système pour avancer davantage ta dérive
- Soit reculer le centre de poussée vélique ; en donnant plus de quête ou en augmentant la surface de voilure
Attention, un gréement doit être fortement tendu pour éviter le flambage, la limite étant la déformation de la coque, à mesurer entre cadènes de haubans (quelques cm).


U Falcu:Merci beaucoup pour ce post riche de conseils et (on le sent) d’expérience!L’option retenue est de reculer le centre de poussée vélique.Des que possible je place l’étais un cran plus long et je reprend le mou avec les haubans·le 09 nov. 16:18
flaneur:je crains qu'il n'y ait une confusion. Ce n'est pas une dérive mais une quille pivotante et la différence est importante. premièrement le mécanisme est prévu avec un débattement précis et je déconseille vivement de bidouiller pour modifier l'inclinaison afin d'avancer la quille. c'est une illusion. deuxièmement reculer la quille, c'est à dire la faire pivoter vers l'arrière va entrainer un recul du centre de gravité et par conséquent un recul du centre de carène (les deux centres sont toujours sur la même verticale) ce déplacement va réduire l'écart entre CV et CD et aura tendance à favoriser l'abattée. le réglage de la grand voile très débordée (le tableau arrière est très large et donc son angle éloigné) répond à l'idée que la partie postérieure de la GV est un élément directeur et si son orientation (uniquement cette partie) revient vers l'intérieur c'est un effet de frein très important. une GV plate ne sera pas propulsive par petit temps, il est préférable de la creuser et de ne pas fermer la chute. pour les différents réglages évoqués il est dommage de ne jamais partir d'une situation de base qui soit une référence: la verticale du mât et l'horizontale de la ligne de flottaison. on ne sait plus ce qui est préconisé comme réglage. je persiste à conseiller d'apprendre les bases. ·le 09 nov. 18:46
09 nov. 2020
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Si le gréement est tellement "blindé" qu'il y a quelques cm de déformation de la coque, cela me semble beaucoup trop pour un 21.7.
Si à la gite provoquée par une jolie brise (au sens de Monsieur l'Amiral Beaufort) le gréement sous le vent reste tout le temps tendu, pour moi c'est qu'il est certainement trop tendu.


09 nov. 2020
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Polmar,
un peu de géométrie: si le gréement se détend du bord sous le vent, c'est qu'il n'est pas assez tendu de l'autre, c'est donc que le mat se cintre.
Sur un Marconi, imagine une pyramide à 4 faces en triangle. Sans rentrer dans les détails, le mât est fortement comprimé par la traction des arêtes de la pyramide, et tenu par les éléments intermédiaires triangulés. TOUT doit être blindé, sinon le mat va se cintrer dans tous les sens, pomper, fouetter...et finir par flamber. La limite de tension, c'est une déformation raisonnée de la coque.
Tu prends plus de risque de casse avec un gréement souple.
Chacun règle suivant son programme, mais si tu es dans du vent violent, l'étai exerce de tels coups de SURTENSION énormes. S'ils ne sont pas équilibrés en latéral...!!!.


flaneur:cette approche est surprenante. La déformation de la coque entrainant automatiquement une réduction de la tension des haubans, il est important que la coque soit assez rigide et que les efforts soient supportés sans déformation. la imite serait plutôt à chercher du coté du couple de redressement maximum, il n'est pas utile de tendre le gréement plus que pour résister au moment de redressement maximum. c'est l'approche simplifiée qui consiste à régler en navigation avec une gite qui correspond à des efforts importants sur le gréement. donc à force quatre Beaufort si on règle avec une tension résiduelle modérée sous le vent il n'y a pas de problème et l'ensemble du gréement et de la coque s'en portera mieux. la tension sur l'étai est la plus forte car elle comprend celle venant du gréement plus celle provenant du foc. il est possible d'atteindre plus de quatre fois la force vélique avec en plus des déformations latérales et avant/arrière qui fatiguent les points d'accrochage. le réglage du gréement est bien décrit par les manuels des fabricants de mât selon le type de gréement, il suffit d'appliquer.·le 09 nov. 19:51
FredericL:La tension sur les haubans est plus forte que sur l'étai car l'ange est plus faible et ils encaissent le moment de redressement du bateau. Dès qu'il y a effort il y a allongement déformation, variable selon la structure et les matériaux. Il n'y a pas de règle absolue, sur un bateau raide on peut naviguer sans que le haubanage sous le vent soit mou, au final le mât est mieux tenu en longitudinal et travaille moins, mais c'est impossible à obtenir sur certains bateaux. ·le 09 nov. 21:12
09 nov. 2020
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Flaneur,
Lis bien ce que j'ai écris: quand le vent monte, on recule la dérive pour DIMINUER la tendance du voilier à devenir ARDENT, jusqu'à trouver l'équilibre (ou ce qu'on préfère). Ce sont les bases!
Une autre base: sur une route donnée, une voile débordée jusqu'à la limite de fassayer a sa composante de portance mieux orientée qu'une voile plus bordée. C'est à rechercher au près dans le PETIT TEMPS, car suivant ce principe, on pénalise le bateau si la GV est dans l'axe. Le vent n'est pas assez fort pour générer l'effet d'adonnante de la GV sur le foc, par ailleurs favorable dès que l'on atteint un vent MEDIUM. Donc par petit temps on gagne énormément en vitesse avec des voiles plates, 7% de creux maxi, (ce qui ne veut pas dire chute fermée), dont les cordes aux points d'écoute sont parallèles pour avoir le même angle d'attaque.
Encore une autre: le meilleur VMG n'est pas au près le plus serré.


09 nov. 2020
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Ce qui est surprenant: on discute de points plutôt très techniques, qui, à mon humble avis, sont très loin des capacités d'intégration de l'initiateur du fil de discussion. j'aimerais être dans l'erreur en écrivant cela.

Je ne pense pas et n'ai pas écrit que le haubanage devrait être si mou au point qu'il serait possible de déplacer le mât à la main et que le haubanage sous le vent batte dans tous les sens.
Il y a une juste mesure à respecter pour la pérennité du voilier.
Pourquoi beaucoup craignent d'acheter un voilier ayant beaucoup couru, car certainement ayant été matraqué?

Pour un mât posé sur le pont, pourquoi cintrerait-il sous le vent avec un gréement bien réglé? Ne devrait-il pas juste basculer sous le vent?

Navigant sur un grand monocoque en contreplaqué, j'ai pu ressentir la déformation de la coque, en particulier lors de la détente des bastaques. Je me gardais bien de les relâcher brutalement (tout ou rien), de peur que la disparition instantanée de la tension puisse avoir une conséquence fâcheuse.


Hubert, de Cherbourg:Précisons que sur un gréement à barres de flèches poussantes il faut une tension plus forte que sur un gréement à bdf dans le plan du mât·le 09 nov. 20:42
09 nov. 2020
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oui la discussion est technique c'est pourquoi par deux fois j'ai conseillé de lire les bases. pour CHADO je souhaite rappeler que la question portait sur le comportement par petit temps. donc relever ce qui n'est pas une dérive par vent médium ne semble pas répondre à la question. la notion de voile plate avec 7% de creux est toute relative (avec une bôme de 3 mètres sa bordure est nettement arrondie) et il serait utile en parlant vitesse de dire qu'il s'agit uniquement du profil du bas de la voile, le but étant de mieux orienter la partie arrière de la voile près du point d'écoute pour éviter qu'il ne referme. pour le profil au milieu de la voile il est préférable de creuser plus et d'ouvrir la chute au dessus sans excès. comme je l'avais indiqué il ne faut pas chercher le cap (donc un angle de remontée au vent) mais la vitesse et ne pas mettre de tension dans les tissus. cordialement.


10 nov. 2020
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On peut aussi s'équiper d'un tensiomètre pour régler la tension des haubans...


U Falcu:Oui c’est prévu!J’ai envoyé un mail à Zspar pour avoir les données constructeur et je me fais prêter un tension début décembre pour me caler... la base!!! ;) ·le 10 nov. 14:58
10 nov. 2020
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Pour régler le mât on peut s'inspirer de la méthode Selden qui n'est pas réservée aux profilés de la marque.
support.seldenmast.com[...]8-F.pdf
support.seldenmast.com[...]0-F.pdf


U Falcu:Merci pour ce doc!·le 10 nov. 14:55
02 déc. 2020
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Bonjour à tous!
Déconfiné, j’ai décalé d un cran la patte de fixation de l’étai.
J’ai repris les bas haubans et les haubans et MAGNIFiQUES SeNSATIONS retrouvées d’un bateau ardent au près des que le vent passe les 4/5 neufs!
Merci à tous!
Photos de la configuration et mesure de la quête de mât avant modifs:


02 déc. 2020
02 déc. 2020
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C’est avec le poids de 10Kg que j’ai mesuré la quete


Arzak:Si j'étais toi je remettrais en place le stick (ou raquette) de barre, c'est quand même bien plus pratique lorsque le vent monte !Et tu as une meilleure visibilité lorsque tu es installé plus haut;-)·le 02 déc. 14:26
U Falcu:Merci j’ai cassé le clips qui le maintien sur la barre par petit temps du coup je l’ai rangé en attendant de trouver un nouveau système pour le bloquer , mais oui on est mieux avec un stick!·le 02 déc. 22:03
02 déc. 2020
1

Tu as l'air au maxi de longueur d'étai avec un peu de quête, difficile donc d'en rajouter; et il est par ailleurs droit et pas cintré.

Pour avancer dans la pétole il y a quelques trucs universels que tu connais sûrement:

-détendre le dormant, pas la peine d'être à donf de tensions. En général les dormants sont toujours trop tendus.
-détendre le courant: drisses, bordure, cunni, pataras et surtout HB de GV pour creuser les voiles et donner de la puissance, limite sac à patate
-plutôt naviguer génois creux et choqué de GV, comme disent les Anglais: when in doubt, let it out
-centrer les poids vers l'avant et sous le vent pour limiter la surface mouillée: le 211 à un gros cul et traîne de l'eau comme la plupart des plans Finot.
C'est valable aussi et surtout pour l'équipage, y compris ta charmante équipère.


Arzak:Doc Feelgood, ta dernière phrase est ambigüe et n'est pas très gentille concernant la charmante équipière !:-)·le 02 déc. 16:13
Dr Feelgood:Je ne commentais que le placement, mais ma femme aussi le prend aussi super mal ;-)Moi je suis gros mais toujours bien placé!·le 02 déc. 17:54
U Falcu::)·le 02 déc. 22:03
Arzak:"C'est valable aussi et surtout pour l'équipage"Il fallait oser quand même !;-)·le 03 déc. 15:51
02 déc. 2020
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Je pense que l'on peut rallonger la ferrure de l'enrouleur avec deux plaques s'il faut rallonger un peu l'étai pour avoir plus de quête.


02 déc. 2020
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C'est sûr qu'un bateau mou est désagréable, mais pour autant on est pas obligé d'avoir un bateau ardent, et perso j'apprécie d'avoir une barre neutre.


Arzak:un voilier légèrement ardent est considéré comme une sécurité.Si tu tombes à l'eau il se met bout au vent pour t'attendre, si tu ne nages pas assez vite, il recule jusqu'a toi.Si tu t'endors (RIPAM=veille obligatoire) il se mets sagement bout au vent en attendant la fin de ta sieste;-)·le 03 déc. 15:56
FredericL:C'est surtout plus performant, il n'abat pas quand tu regardes ailleurs et le safran participe au plan anti-dérive, alors que sur un bateau mou le safran agit contre la dérive. ·le 03 déc. 21:39
03 déc. 2020
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Moi j'ai le problème inverse, voilier beaucoup trop ardent dès qu'une rafale se pointe (bateau construction amateur) je dois raccourcie légèrement l'étai qui a été commandé d'après une longueur calculée théoriquement
;-)
Je vais voir ça cet hiver avec ACMO, quitte à avoir un étai un peu court que je pourrais rallonger/régler avec des pattes inox.


FredericL:Si c'est beaucoup trop, pas sûr que l'ajustement de la quête suffise. Si tu ouvres la GV il s'équilibre ?·le 03 déc. 21:43
04 déc. 2020
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un voilier peut très bien être mou dans le petit temps et ardent dans la brise, pour voir essayez de le faire giter un peu dans le petit temps et essayez de déplacer les poids (vous !) vers l'avant ou ce qui se trouve éventuellement dans les coffres de cockpit trop chargés. Si ça ne va pas changez de bateau ou de barreur.


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