reglage grand voile vent arrière

Bonjour à tous,

Comment réglez vous votre grand voile en vent arrière ? Plutot creuse a l'image du spi (bordure et drise relâché) ou plutôt plate pour maximiser la surface projeté (drise et bordure reprise).

Merci et bon vent.

L'équipage
28 oct. 2017
28 oct. 2017
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le réglage est bordure et drisse relachées pour la puissance du creux, écoute un peu reprise pour éviter de trop l'appuyer contre les haubans et hale bas raidi pour éviter que la bome ne se mate et maximser la surface avec une chute tendue

28 oct. 2017
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Vraiment ? Creuse ? Parce-que vent arrière, ce dernier est quasiment perpendiculaire a la bome. Avoir du creux n est ce pas plutôt applicable quand on est en écoulement laminaire, donc jusqu au grand large?

28 oct. 2017
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Bonsoir. Le sujet m'intéresse. Quand je suis vent arrière, le génois dévente, ce qui peut paraître logique. Je me pose toujours la question: affaler la GV ou enrouler le génois ? Sachant que sur mon vieux bateau (petite GV, génois à grand recouvrement) la voile de propulsion est la voile d'avant. Mais en pratique, le bateau est moins manœuvrable. Qu'en pensez vous?

28 oct. 2017
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Bien sûr plein vent arrière, on peut naviguer sous GV et Génois tangonné en ciseau. C'est une allure classique, mais qui demande quelques manœuvres avec le tangon.

Si on n'a pas de tangon et que le génois dévente continuellement, on peut le rouler et continuer sous GV seule.

Va voir ce fil...dont le titre fait hurler certains navigateurs chevronnés, mais qui malgré tout fonctionne bien

www.hisse-et-oh.com[...]v-seule

28 oct. 2017
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Merci bcp pour le lien. J'y vois plus clair. :pouce:

28 oct. 2017
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Se passer de GV, gréer un grand spi sans tangon à surface = GV + GSE, et si possible des bords GL.
Enfin, c'est comme ça que j'ai toujours fait.
Mais bon, CFCIV !

29 oct. 2017
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Je pense aussi que cela dépend des voiliers, et particulièrement de la conception de leur gréement et de leur carène. J'ai possédé un Catalina 34, très à l'aise sous génois seul au vent arrière ou au grand largue, dès que le vent forcissait à 5 ou au-delà. Le Catalina n'est pas une bête de près mais sa carène est très équilibrée : par mer pas trop formée, il navigue au bon plein sans devoir toucher la barre. Sous génois réduit, j'ai parcouru la manche avec vent arrière F8 ! Le bateau était très à l'aise. Mon stress provenait d'un autre voilier loin devant, qui disparaissait régulièrement derrières les lames et je me disais que je devais offrir le même spectacle impressionnant ! A l'approche de Flessingue et de ses hauts fonds, les lames étaient devenues énormes mais je ne me suis jamais senti en danger. Le voilier était simplement propulsé vers l'avant (avec des pointes de 10 ou 11 noeuds ce qui est incompréhensible pour une coque non planante, cela reste un mystère pour moi).
Le problème du vent arrière est qu'on a tendance à sous-estimer sa puissance et à ne pas sentir quand il se renforce. Sous génois, il suffit de le choquer, de prendre quelques tours, et de border ensuite. Le tout prend quelques secondes pour adapter la surface à la puissance du vent.
Mais il est clair que d'autres voiliers préfèrent naviguer sous GV arisée.
A ce propos, on lit souvent sur ce site passionnant, des demandes de conseils de la part de débutants qui souhaitent acheter un premier bateau. Les réponses les plus sages leur suggèrent de commencer par louer et prendre des cours. Il faut que les débutants sachent que chaque bateau réagit à sa manière, comme s'il avait son propre caractère : c'est en quelque sorte, un être vivant. Et donc, le voilier qui nous convient le mieux, est donc celui dont on aime la manière dont il réagit, dont on peut anticiper les réactions, dont on sait ce qui lui convient. C'est celui en qui on a confiance et du coup, qui donne confiance au skipper, ce qui est indispensable pour rassurer l'équipage. Il est donc difficile de conseiller un type de voilier à un débutant (sauf à l'orienter vers des voiliers qui acceptent les erreurs et ceux qui ne sont pas trop difficiles à manier).

29 oct. 2017
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Polemarque demande;
"Comment réglez vous votre grand voile en vent arrière ? Plutot creuse ou plutôt plate"

Je re cherche la surface projetée maximum donc plate, sans l'étarquer toutefois.

Et aussi pataras mollit au maximum.

29 oct. 2017
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Tu devrais vite dire à tous ces gens qu'ils ne savent pas régler leurs voiles:
media.ffvoile.fr[...]/search
:heu:

29 oct. 2017
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Effectivement les GV sont creuses.

22 jan. 2022
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Pataras mollit au maximum ? Avec des BDF dans l'axe, pourquoi pas, mais avec des BDF poussantes, j'aurai un peu peur de solliciter anormalement les cadènes des haubans. Je pense que les efforts peuvent vite devenir énormes dans certaines conditions de vent, sans parler d'un empannage involontaire... Perso, je garde donc un minimum de tension au pataras.

29 oct. 2017
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Tout dépend où on navigue ici en Grèce par exemple où le vent oscille facilement de 30° il est préférable de naviguer sous génois seul.
Après il y a le problème de la houle si elle ne pousse pas au cul il vaut mieux laisser un ou deux tours bien serrés sur l'enrouleur ça évite de casser le tube quand le génois claque.
Il y a deux ans au début mai au retour de Port Haliguen vers le golfe je suis retourné à Vannes pour en principe sortir le bateau pour le carénage avec un vent soutenu 25 kts avec rafales à 30 et houle de travers 3m les 3 bateaux qui sont partis avant moi ont cassé leur tube d'enrouleur. Ils avaient déroulé complètement leur génois et avec le roulis du aux vagues le génois passait devant l'étai et revenait en claquant.
Si le vent est stable en direction et assez fort je fais comme viking. Si le vent est faiblard je borde un peu la GV pour qu'elle déverse dans le génois ce qui evite qu'il claque quand il lui arrive de se dégonfler.
Pour répondre à la question il faut déborder la GV au maximum choquer la bordure reprendre le hale bas de manière à ramener l'arrondi de la gv le long du guindant et la faire déverser en haut. Il ne faut pas oublier une retenue sur la bôme car avec une mauvaise vague vu que la gv n'assure plus la direction du bateau on a vite fait de faire un empannage merdique et de casser quelque chose. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je navigue le plus souvent possible sous génois seul étant en solo.
En équipage il y a en principe du monde pour gérer les manoeuvres.
Donc en résumé je dirais qu'il y a la théorie et la pratique suivant les conditions de vent, de mer et aussi du bateau.

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J'ai une question sur les systèmes de réglages, il semble qu'il existe un réglage pour la bosse de bordure comme sur cette photo issue d'un épisode de Ran Sailing. Est-ce quelqu'un connait ce système et à quoi sert-il ?

21 jan. 2022
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GV sur enrouleur dans le mât !

22 jan. 202222 jan. 2022
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Ah ok, merci. Je me demandais si c'était pas une trouvaille nordique pour un usage particulier, car dans les premiers épisodes, le couple suédois de Ran Sailing avait une sorte de bôme pour tendre la bordure du génois.
Mais en réfléchissant au montage sur la photo je me demande si ça pourrait pas être un moyen de casser la force vélique sur une GV en allure grand largue, et peut-être de pouvoir prendre un ris.

22 jan. 2022
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Dans l'énoncée de la question il est tout de même aérodynamiquement plus qu'étrange de ne considérer un profil avec vent en attaque perpendiculaire que comme une simple question de surface normale au flux. Les molécules d'air ralenties vont bien ensuite quelque part !!!!

22 jan. 2022
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dès que l'on ne peut plus avoir de l'écoulement laminaire ,il faut opposer la surface maximum pour avoir le maximum de poussée ,mais avec un sloop si on veut garder ses deux voiles tout va dépendre
du gréement ,en tête ou 7/8 ou même 3/4 ,donc il faudra privilégier la voile la plus propulsive et tout ça en fonction de la crène et de la force du vent et de celle de la mer .
par exemple un voilier qui part en surf ,sa voile se dégonfle et se regonfle violemment ,c'est des coups à mettre le mat par terre .
voiles en ciseaux par exemple on peut border légèrement la gv pour envoyer du vent dans le génois en plus le voilier appuyé roulera moins .
un sloop est fait pour naviguer sous spi aux allures arrivées .
si c'était simple ça se saurait et évidemment il y aurait moins de passionnés
alain

23 jan. 2022
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et moi je fais comment ?

23 jan. 2022
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c'est du chatriche 😉

23 jan. 2022
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Tu choques au maximum et tu as le privilège de pouvoir vaviguer facilement à 195 ° du vent.

23 jan. 2022
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le terme grand voile est bien approprié

23 jan. 202223 jan. 2022
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Un peu eloigné des habitudes et pratiques en usage sur les sloop marconi mais bon :

Sur les canots à misaine, les marins avaient mis au point toute une serie de technique pour l'utilisation de ce greement au portant.
Le plus simple consistait à reporter le point d'amure de l'etrave ou du pied de mat jusqu'en abord et a tangonner le point d'ecoute.

Ils pouvaient aussi libérer le point d'amure et frapper le point d'ecoute en abord. La vergue venait alors a l'horizontale et le nouveau point d'ecoute qui montait tres haut etait tangonné. Avec cette disposition la voile au tiers retrouvait pour ainsi dire sa géométrie d'origine de voile carrée et le centre de voilure etait parfaitement recentré.
Cette disposition se nomme Borloket en breton. La chaloupe Telenn Mor la pratique parfois.

23 jan. 2022
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ben tu tâtonnes, tu cherches, tu essayes ya pas de recette miracle universelle ...en dehors des principes de la physique sous-jacente...ce n'est pas comme si il y avait 36 réglages possibles les manettes sont en nombre limitées: chariot, écoutes, bordure,drisse,pataras,ris, balancine (oui oui quand il y a pas trop de vent reprendre de la balancine pour redonner du volume à la voile )
Et puis quand il y a beaucoup de vent pas se faire chier avec cette voile affaler carrément est tout va mieux sauf pour Fritz the cat

23 jan. 2022
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et voila

23 jan. 2022
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Superbe cela donne envie !!!

23 jan. 2022
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et une voile encore en GBR, shame on you !!

23 jan. 2022
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cette voile qui est ancienne est pratiquement neuve ,elle n'a presque jamais servie ,
car si on la regarde bien on s'aperçoit que les lattes sont sur l'hypothénuse et non pas sur le grand coté du triangle rectangle ce qui la rend impossible à affaler .
donc pour pallier à cet inconvéniant j'ai réalisé des lattes télescopiques à ressort qui adaptent leur longueur en fonction de la tension du tissus ,et ça fonctionne très bien après pas mal de tatonnements .

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